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elle sembloit déjà craindre les plaisirs mêmes auxquels tant de succès auroient pu l’attacher. Hélas ! de quelle manière ce vague pressentiment s’est réalise ! Tout à coup les flambeaux sans nombre qui remplaçoient l’éclat du jour vont devenir des flammes dévorantes, et les

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Si l’on étoit parvénu à tarir la source de la religion sur la terre, que diroit-on à ceux qui voient tomber la plus pure des victimes ? que diroit-on à ceux qui l’ont aimée ? et de quel désespoir, de quel effroi du sort et de ses perfides secrels l’âme ne seroit-elle pas remplie

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pas vécu dans un cachot obscur où chaque minute étoit une douleur, où l’on n’avoit d’air que ce qu’il en falloit pour recommencer à souffrir ? La mort, selon les incrédules, doit délivrer de tout ; mais savent-ils ce qu’élle est ? savent-ils si cette mort est le néant

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c’est pour elle que la religion est un soulagement du remords. Une idée toujours la même, et revêtant cependant mille formes diverses, fatigue tout à la fois par son agitation et par sa monotonie. Les beaux-arts, qui redoublent la puissance de l’imagination, accroissent avec elle l

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Il n’est pas vrai que la religion rétrécisse l’esprit ; il l’est encore moins que la sévérité des principes religieux soit à craindre. Je ne connois qu’une sévérité redoutable pour les âmes sensibles, c’est celle des gens du monde ; ce sont eux qui ne conçoivent rien

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proverbes, et qui sont en effet le code de la sagesse vulgaire. Mais quel rapport y a-t-il entre ces axiomes et les angoisses du cœur ? Tout cela sert très-bien dans les affaires communes de la vie ; mais comment appliquer de tels conseils aux peines morales ? Elles varient toutes selon

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et que les services même qu’on lui rendoÍt étoient des pièges : qu’auroit alors répondu à toutes ces plaintes l’homme d’esprit formé par la société ? « Vous vous exagérez singulièrement, auroit-il dit, l’effet que vous croyez produire ; vous êtes sans doute un homme

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Après avoir écouté ce dilemme, J. J. Rousseau auroit bien pu prendre un troisième parti, celui de se jeter dans la rivière ; mais que lui auroit dit le solitaire religieux ? « Mon fils, je ne connois pas le monde et j’ignore s’il est vrai qu’on vous y veuille du mal ; mais

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Vous avez reçu du ciel des dons admirables ; s’ils vous ont servi à faire aimer ce qui est bon, n’avez-vous pas déjà joui d’avoir été un soldat dela vérité sur la terre ? Si vous avez attendri les cœurs par une éloquence entraînante, vous obtiendrez pour vous quelques-unes

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Néanmoins, mon fils, je le crains, l’orgueil se mêle à vos peines, et voilà ce qui leur donne de l’amertume ; car toutes les douleurs qui sont restées humbles font couler doucement nos pleurs ; mais il y a du poison dans l’orgueil, et l’homme devient insensé quand il s’y livre

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