Le Mariage de Figaro

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Littérature francophone

Cours :
Beaumarchais

 
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Résumé de la pièce[modifier | modifier le wikicode]

Le Mariage de Figaro est une comédie qui pousse les thèmes du Barbier de Séville jusqu'au ridicule. L'intrigue se fonde sur une histoire d'amour contrariée autour de laquelle viennent se greffer tout plein d'autres intrigues. Figaro veut se marier avec Suzanne, mais il est jaloux du Comte qui réclame "le droit de cuissage".

Marceline aidée de Bartholo est une vieille sensuelle qui veut aussi empêcher le mariage car elle s'intéresse à Figaro à qui elle fait du chantage à cause d'une dette. Chérubin jeune adolescent qui s'éveille à l'amour poursuit à la fois la très jeune Fanchette, fille d'Antonio qui surveille sa fille, et la Comtesse dont il est amoureux. Le Comte jaloux s'aperçoit de l’intérêt que Chérubin porte à sa femme. La Comtesse jalouse empêche que son mari séduise Suzanne. Figaro veut protéger sa fiancée, et Suzanne aider sa maîtresse. Tout ce mouvement se traduit en dialogue rapide et souvent très comique et en revirements compliqués.

Les personnages[modifier | modifier le wikicode]

Les personnages du "Barbier de Séville" réapparaissent dans "Le mariage de Figaro". La différence est que dans la 1ère pièce, c’est le comte qui se marie, et dans la 2e c’est Figaro.

Le comte:

C'est le grand seigneur féodal tout puissant, tyrannique, orgueilleux, égoïste et sensuel. Il abuse de son pouvoir pour assouvir ses désirs sexuels. Le symbole de sa tyrannie c’est le "droit de cuissage". Contrairement à Valmont il n'a aucun contrôle de soi et n'exerce pas la domination de soi-même. Ce en quoi il manque au code de l'honneur aristocratique. Ce n’est pas un "honnête homme" et Beaumarchais en fait le symbole de l'arbitraire des grands seigneurs.

Figaro:

C'est l'homme du peuple intelligent et rusé qu'on apprécie pour sa bonne humeur et sa gaieté. Il est dans la tradition des valets de comédie (i.e. comique et drôle) et des héros de roman picaresques (i.e.un personnage populaire sympathique et peu scrupuleux pour qui la vie n’est pas facile et que la destinée semble sans cesse contrarier.

Bazile:

C'est l'autre valet du comte mais l'opposé de Figaro. Stupide et corrompu, c’est un "méchant homme" comme son maitre. "De toutes les choses sérieuses, le mariage est la plus bouffonne" (I,9).

Antonnio:

Jardinier, père de Fanchette et oncle de Suzanne, montre que les hommes du peuple dominent aussi les femmes qui dépendent d'eux. Seule sa bêtise, son ivrognerie l'empêchent de tyranniser efficacement sa fille et sa nièce dont il prétend défendre la bonne réputation et la respectabilité sociale.

Chérubin:

La Romance de Chérubin, 1827

Noble, c’est un Don Juan-en-herbe mais sans perversité. Il découvre avec émerveillement la sensualité. Il y a une certaine ambiguïté sexuelle (II, 6). Il est amoureux de la comtesse et désire Suzanne et Fanchette. C'est un "coureur de jupons".

Bartholo:

Dans le "Barbier de Séville" il a le rôle du vieux monsieur qui veut épouser sa pupille, Rosine (id. Arnolphe dans l'École des femmes de Molière). Grâce à la ruse de Figaro, Rosine épousera le comte Almaviva, et se retrouvera cocue dans le Mariage de Figaro. Il cherche à assouvir sa vengeance personnelle et sert d'avocat à Marcelline lors du procès. Il est parjure et cynique avec Marcelline, qu’il avait abandonnée après lui avoir fait un enfant.

"Si pareils souvenirs engageaient, on serait tenu d'épouser tout le monde!" (III, 16). À la fin de la pièce il se compare au comte et montre qu’il est capable de se dominer soi-même: "Je suis de sang froid, moi" (V, 16) "Souviens-toi qu'un homme sage ne se fait point d'affaire avec les grands." (V, 2)

La comtesse:

Noble, mariée et malheureuse. Elle est vertueuse, mélancolique et digne. La lutte qu'elle mène contre le goût naissant qu'elle ressent pour Chérubin et qu'elle blâme, font d'elle un personnage de Marivaux.

Suzanne

Femme de chambre et confidente de la comtesse, il y a entre les 2 femmes une complicité qui transcende l'inégalité sociale. Fille du peuple, elle a du bon sens, de la gaieté, de la fidélité et de la vivacité. Elle se moque des autres.

Marcelline

Au début de la pièce elle apparait comme le personnage comique et ridicule de la vieille amoureuse. Elle est éduquée et courageuse. Elle dénonce la tyrannie des hommes sur les femmes (III, 16). Elle incarne la mauvaise conscience de cette société féodale dominée par les hommes.

Fanchette

Jeune adolescente naïve et spontanée, comme Chérubin, elle suit ses instincts naturels (cf: Rousseau) et elle est plus amorale qu'immorale.