Raison et sensibilité/XXXVI

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Raison et sensibilité
 
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CHAPITRE XXXVI.


Le désir qu’Elinor avait eu de voir la mère d’Edward était plus que satisfait ; il était anéanti. Et, de tout son cœur, elle désirait actuellement ne pas se retrouver avec elle. Elle avait assez de son orgueil, de son dédain, de son esprit étroit et vain, et de sa prévention décidée contre les sœurs de son gendre ; elle voyait clairement à présent toutes les difficultés et les retards qu’il y aurait eu à son mariage avec Edward, lors même qu’il eût été libre. Il était le seul de cette famille qui lui fût agréable. La fatuité et les prétentions de l’élégant Robert lui étaient insupportables ; et madame John Dashwood n’ayant jamais cherché à gagner l’amitié de ses belles sœurs, ne leur en avait jamais témoigné. Elle se trouva donc presque heureuse qu’un obstacle insurmontable la préserva du malheur d’être sous la dépendance de madame Ferrars, d’être obligée de se soumettre à ses caprices et de supporter sa mauvaise humeur ; et si elle n’avait pas encore la force de se réjouir qu’Edward fût engagé avec Lucy, elle l’attribuait uniquement à la certitude qu’il ne serait pas heureux avec elle. Si sa rivale avait été plus aimable, elle aurait pris tout-à-fait son parti de renoncer pour sa part à un bonheur aussi chèrement acheté que d’être la fille de madame Ferrars et la sœur de M. Robert. Elle ne comprenait pas que Lucy eût attaché autant de prix aux honnêtetés d’une femme qui ne lui en avait fait que parce qu’elle n’était pas Elinor, et que la vérité ne lui était pas connue. Il fallait que Lucy fût complètement aveuglée par la vanité pour n’avoir pas senti que cette préférence arrachée à demi par ses flatteries, n’était pas du tout pour l’amante d’Edward, pas même pour Lucy Stéeles, mais pour la jeune fille qui paraissait à côté de celle, qu’on voulait mortifier. Lucy le voyait si peu sous ce jour, que dès le lendemain matin elle arriva à Berkeley-Street avec l’espoir de trouver Elinor seule, et de lui dire tout son bonheur ; elle eut celui devenir au moment où madame Jennings allait sortir.

— Chère amie, dit Lucy à Elinor, que je suis contente de pouvoir vous parler en liberté, vous dire combien je suis heureuse ! Pouvez-vous imaginer quelque chose de plus flatteur que la manière dont madame Ferrars me traita hier ? Comme elle était bonne, affable ! Vous savez combien je la redoutais ; certes, j’avais bien tort. Dès le premier moment où je lui fus présentée, je vis sur sa physionomie quelque chose qui me disait que je lui plaisais extrêmement ; et toute sa conduite avec moi l’a confirmé. N’est-ce pas que c’était ainsi ? vous l’aurez vu tout comme moi. N’en ayez-vous pas été frappée ?

— Elle était certainement très-polie avec vous.

— Polie ! est-ce que vous n’avez vu que de la politesse ? Pour moi j’ai vu beaucoup plus. Avec quelle bonté elle m’a distinguée de tout le monde ! ni orgueil ni hauteur quoique je sois une pauvre jeune personne qu’elle voyait ! aussi pour la première fois. Elle n’a presque adressé la parole qu’à moi seule, et votre belle-sœur de même. Quelle femme adorable ! toute douceur, toute affabilité, si bonne, si prévenante ! Quel bonheur pour vous que votre frère ait épousé une femme aussi aimable.

Elinor pour éviter de répondre, voulut changer d’entretien ; mais Lucy la pressa tellement de convenir de son bonheur, qu’elle ne pût s’en défendre. – Indubitablement, lui dit-elle, rien ne pourrait être plus heureux et plus flatteur pour vous que la conduite de madame Ferrars, si elle connaissait vos engagemens avec son fils, mais ce n’est pas le cas, et….. – J’étais sûre d’avance que vous me répondriez cela, interrompit Lucy ; mais vous conviendrez au moins qu’il ne peut y avoir aucune raison au monde qui obligeât madame Ferrars à feindre de m’aimer, si je ne lui plaisais pas ; et elle a marqué une prévention si flatteuse pour moi, et pour moi seule, que vous ne pouvez m’ôter la satisfaction d’y croire. Je suis sûre à présent que tout finira bien, et que je ne trouverai point les difficultés que je craignais. Madame Ferrars et sa fille sont deux femmes charmantes, adorables, qui me paraissent sans défauts ; et peut-être me font-elles l’honneur de penser la même chose de moi ; car j’ai vu et senti qu’il y avait entre nous un attrait mutuel. Je suis étonnée que vous ne m’ayez jamais dit combien votre belle-sœur est agréable !

Elinor n’essaya pas même de répondre ; qu’aurait-elle pu dire ?

— Êtes-vous malade, miss Dashwood ? dit Lucy, vous semblez si triste, si abattue ! Vous ne parlez pas ; sûrement vous n’êtes pas bien, lui dit la méchante fille avec son regard abominable.

— Je ne me suis jamais mieux portée ; répondit Elinor.

— J’en suis vraiment charmée ; mais vous n’en avez pas l’air du tout. Je serais consternée si vous tombiez malade, vous qui partagez si bien tout ce qui m’arrive. Le ciel sait ce que j’aurais fait sans votre amitié.

Elinor essaya de répondre quelque chose d’honnête ; mais elle le fit si froidement qu’il eût mieux valu se taire. Cependant Lucy en parut satisfaite.

— En vérité, lui dit-elle ? je n’ai pas le moindre doute sur l’intérêt que vous prenez à mes confidences et à mon bonheur ; et après l’amour d’Edward, votre amitié est ce que je prise le plus. Pauvre Edward ! si seulement il avait été là ; s’il avait vu sa mère et sa sœur me traiter comme si j’étais déjà de la famille ! mais à présent il en sera souvent témoin, et tout s’arrange à merveille. Lady Middleton et madame John Dashwood s’aiment déjà à la folie ; elles vont se lier intimement, et nous serons sans cesse les uns chez les autres. Edward passe sa vie, dit-on, chez sa sœur. Lady Middleton fera de fréquentes visites à madame Dashwood ; et votre belle-sœur a eu la bonté de me dire qu’elle serait toujours charmée de me voir. Ah ! quelle délicieuse femme ! Si vous lui dites une fois ce que je pense d’elle, vous ne pourrez pas exagérer mes éloges. Elinor garda encore le silence ; et Lucy continua : Je suis sûre, que je me serais aperçue au premier moment si madame Ferrars avait mauvaise opinion de moi. Elle m’aurait fait seulement comme à d’autres une révérence cérémoniale, sans dire un mot, ne faisant plus nulle attention à moi, ne me regardant qu’avec dédain…. Vous comprenez sûrement ce que je veux dire. Si j’avais été traitée ainsi, il ne me resterait pas l’ombre d’espérance, je n’aurais même pas pu rester en sa présence. Je sais que, lorsqu’on lui déplait, elle est très-violente, et n’en revient jamais.

Elinor n’eut pas le temps de répliquer quelque chose à son malin triomphe. La porte s’ouvrit ; le laquais annonça M. Ferrars qui entra immédiatement.

Ce fut un moment très-pénible pour les uns et pour les autres ; tous les trois eurent l’air très-embarrassé. Edward paraissait avoir plus envie de reculer que d’avancer. Ce qu’ils désiraient tous d’éviter, une rencontre en tiers, arrivait de la manière la plus désagréable. Non seulement ils étaient tous les trois ensemble, mais ils y étaient sans le moindre intermédiaire, sans personne qui pût soutenir l’entretien, et venir à leur secours.[1] Les dames se remirent les premières. Ce n’était pas à Lucy à se mettre en avant ; vis-à-vis de lui l’apparence du secret devait encore être gardée. Elle ne fit donc que le regarder tendrement, le saluer légèrement, et garder le silence. Elinor qui le voyait pour la première fois depuis leur arrivée et qui ne devait pas avoir l’air de rien savoir, avait un rôle bien plus difficile. Mais autant pour lui que pour elle, elle désirait si vivement d’avoir un maintien naturel, que passé [2] le premier moment elle put le saluer d’une manière aisée et presque comme à l’ordinaire. Un second effort sur elle-même la rendit si bien maîtresse de ses impressions, que ni son regard, ni ses paroles, ni le son de sa voix ne purent trahir ce qui se passait dans son intérieur. Elle ne voulut pas que la présence de Lucy l’empêchât de témoigner à un ancien ami, son plaisir de le revoir, et son regret de ne s’être pas trouvée à la maison quand il y était venu. Ni les regards pénétrans de sa rivale, ni l’embarras de sa position, ni son dépit secret ne la détournèrent de remplir ce qu’elle regardait comme un devoir envers le frère de sa belle sœur, et l’homme qu’elle estimait. Cette manière donna quelque assurance à Edward, et le courage de s’avancer et de s’asseoir. Mais son embarras dura beaucoup plus long-temps ; ce qui au reste lui était naturel, quoique très-rare chez la plupart des hommes, qui ne se laissent pas influencer par des rivalités de femmes, dont leur amour-propre jouit. Mais Edward n’était pas susceptible de ce genre de vanité ; et pour être tout-à-fait à son aise dans cette circonstance, il fallait ou l’insensibilité de Lucy ou la conscience sans reproche d’Elinor ; et le pauvre Edward n’avait ni l’un ni l’autre de ces moyens de tranquillité.

Lucy avec une mine froide, réservée, semblait déterminée à observer, à écouter et à ne point se mêler d’un entretien où naturellement elle devait être étrangère. Edward ne disait que des monosyllabes, en sorte que la conversation reposait en entier sur Elinor, et qu’elle en était seule chargée. Elle fut obligée de parler la première de la santé de sa mère, d’Emma, de leur arrivée à Londres, de leur séjour, de tout ce dont Edward aurait dû s’informer, s’il avait pu parler.

Après quelques minutes, ayant elle-même besoin de respirer, et voulant laisser quelques momens de liberté aux deux amans, sous le prétexte de chercher Maria, elle sortit héroïquement, et resta même quelque temps dans le vestibule avant d’entrer chez sa sœur. Maria n’eut pas la même discrétion ; dès qu’elle eut entendu le nom d’Edward, elle courut immédiatement au salon. Le plaisir qu’elle eut en le voyant lui fit oublier un instant toutes ses peines ; il fut, comme tous ses sentimens, très-vif et exprimé avec chaleur. Cher Edward, lui dit-elle en lui tendant la main avec toute l’affection d’une sœur et d’une amie, enfin vous voilà ! Combien je m’impatientais de vous revoir ! et ce moment me dédommage de tout.

Edward était dans une extrême émotion ; il aurait voulu exprimer ce qu’il sentait, mais devant un tel témoin, qui prêtait toute son attention pour ne perdre ni un regard ni une parole, qu’aurait-il pu dire ? Il pressa doucement la main de Maria sans répondre. Puis on se rassit ; et pour un moment chacun garda le silence les yeux baissés, à l’exception de Maria qui regardant avec sensibilité tantôt Edward, tantôt Elinor, aurait voulu réunir leurs mains dans les siennes, que leur bonheur lui tînt lieu du sien propre, et qui regrettait seulement que le plaisir de se retrouver fût troublé par la présence importune d’un tiers aussi étranger, aussi indifférent que Lucy.

Edward parla le premier ; ce fut pour exprimer son inquiétude sur le changement de Maria. Vous n’avez pas, lui dit-il, l’air de santé que vous aviez à Barton. Je crains que la vie de Londres ne vous convienne pas.

— Oh ! ne pensez pas à moi, lui dit elle avec le ton de la gaîté, quoique ses yeux se remplissent de larmes au souvenir des jours heureux qu’elle avait passés à Barton ; ne songez pas à moi. Elinor est très-bien, vous le voyez ; c’est assez pour vous et pour moi.

Ce mot touchant n’était pas fait pour mettre plus à l’aise Elinor et Edward, ni pour se concilier l’amitié de Lucy qui lança à Maria un regard indigné dont celle-ci ne s’aperçut pas.

— Est-ce que vous aimez le séjour de Londres ? reprit Edward pour dire quelque chose et pour détourner la conversation sur un autre sujet.

— Non, pas du tout, répondit Maria ; j’en attendais beaucoup de plaisir, je n’y en ai trouvé aucun. Celui de vous voir, cher Edward ? est le premier que j’aie goûté. Je remercie le ciel de ce que nous vous retrouvons toujours le même ; et un profond soupir suivit ces mots.

Elle s’arrêta ; et personne ne continua. Je pense une chose, ma chère Elinor, reprit-elle, puisque nous avons retrouvé Edward, nous nous mettrons sous sa protection pour retourner à Barton. Dans une semaine ou deux tout au plus nous serons prêtes à partir. Je suppose, et je suis bien sûre, Edward, que vous accepterez d’être notre protecteur dans ce petit voyage, et que vous voudrez bien nous accompagner.

Le pauvre Edward murmura quelques mots que personne ne comprit, peut-être pas lui-même. Lucy rougit, puis pâlit, et toussa vivement. Un regard d’Edward moitié sévère, moitié suppliant, la calma. Il était vraiment au supplice. Maria qui vit son agitation, la mit absolument sur le compte de l’impatience et du dépit que lui faisait éprouver la présence d’une étrangère dans ce moment de réunion, et parfaitement satisfaite de lui, elle voulut à son tour le calmer, en insinuant à Lucy d’abréger sa visite.

— Nous avons passé hier la journée entière à Harley-Street chez votre sœur et la nôtre, lui dit-elle. Ah ! quelle longue journée ! j’ai cru qu’elle ne finirait jamais….. mais j’ai beaucoup de choses à vous dire à ce sujet qu’on ne peut dire actuellement… enfin cette journée fut plus pénible qu’agréable. Mais pourquoi n’y étiez-vous pas, Edward ? ç’aurait été plus agréable pour nous. Pourquoi n’y-êtes-vous pas venu ?

— J’avais le malheur d’être engagé ailleurs.

— Bon ! engagé ! on se dégage de tout quand on peut être avec des amies comme Elinor et Maria.

Le moment parut propice à la méchante Lucy, pour se venger de Maria. – Vous pensez peut-être, mademoiselle, lui dit-elle, que les hommes ne sont point tenus de garder leurs engagemens, quand il leur vient dans la tête de les rompre.

Elinor rougit de colère ; mais Maria parut entièrement indifférente à cette attaque, et répliqua avec calme : non en vérité, je ne crois point du tout ce que vous dites. Je suis très-sûre que c’est la fidélité à un engagement plus ancien qui a empêche Edward de venir hier voir sa sœur ; je crois réellement qu’il a la conscience la plus délicate et la plus scrupuleuse qu’on puisse avoir, et qu’il ne manquera jamais de sa vie à une promesse donnée, lors même que ce serait contre son intérêt ou son plaisir. Je n’ai jamais connu quelqu’un qui craignît davantage de causer à qui que ce soit la moindre peine, de ne pas répondre à ce qu’on attend de lui, de ne pas remplir tous ses devoirs importans ou non sans subterfuge, et quoiqu’il puisse lui en coûter : voilà comme est Edward ; et je dois lui rendre cette justice. Comme vous avez l’air confus et peiné, Edward ! Quoi ! n’avez-vous jamais entendu faire votre éloge ? si vous le craignez, vous ne devez pas être mon ami ; car il faut que ceux qui acceptent mon estime et mon amitié se soumettent à entendre, devant eux-mêmes, tout ce que je pense d’eux, soit en bien soit en mal.

Tout ce qu’elle dit convenait si bien au cas actuel ; et il fut si difficile à Edward de le supporter, que ne pouvant plus soutenir sa position, il se leva et voulut sortir.

— Nous quitter aussitôt ! dit Maria, non, mon cher Edward, cela ne se peut. Rasseyez-vous, et restez, je vous en conjure ; et, le tirant un peu à l’écart, elle lui dit à l’oreille en jetant un coup-d’œil sur Lucy : attendez qu’elle soit partie, je vous en supplie ! elle s’en ira bientôt ; il y a des siècles qu’elle est là. Mais cette invitation manqua son effet. Il n’en sortit pas moins ; et Lucy qui était décidée à ne pas partir la première, fût-il resté deux heures, s’en alla bientôt après lui. Maria était de si mauvaise humeur qu’elle la salua à peine.

— Qu’est-ce donc qui peut l’attirer si souvent ici, dit-elle à sa sœur, dès que Lucy eut tourné le dos ? ne pouvait-elle pas voir facilement comme nous désirions tous son départ ? Combien Edward était tourmenté !

— Pourquoi donc, dit Elinor, Lucy serait-elle une étrangère pour lui ? il a demeuré chez son oncle près de Plymouth ; il la connaît depuis plus long-temps que nous : il est très-naturel qu’il ait aussi du plaisir à la voir. Du plaisir ! Edward du plaisir à voir Lucy Stéeles qu’il a vue peut-être deux ou trois fois comme une petite fille ! Si même il l’a remarquée et reconnue, ce que je ne crois pas à l’air qu’il avait avec elle, il aurait bien voulu la voir loin d’ici. Je ne sais pas, Elinor, quelle est votre idée en me parlant d’Edward avec cette indifférence, ou en le supposant indifférent lui-même au plaisir d’être avec vous ? il n’y avait qu’à le voir pour sentir comme il était tourmenté. Aussi ai-je été aujourd’hui très-contente de sa manière, et très-mécontente de la vôtre, Elinoir. Pas un mot d’amitié, pas un effort pour le retenir ou pour faire en aller Lucy. Si c’est là ce qu’on appelle être sage et prudente, que le ciel me préserve de l’être ! moi je dis que c’est ingratitude ou fausseté. Ce pauvre Edward, comme il avait l’air malheureux ! Je ne sais comment vous avez eu le courage de le laisser sortir ainsi. Elle se relira elle-même en disant cela. Elinor en fut bien aise ; elle n’aurait su que lui répondre, liée comme elle l’était par sa promesse à Lucy de garder son secret ; et quelque pénibles que fussent pour elle l’erreur de Maria et les propos qui en étaient la suite, elle était forcée de s’y soumettre. Son seul espoir était qu’Edward ne s’exposerait pas souvent à renouveler un entretien aussi cruel, et qu’il ferait tous ses efforts pour l’éviter. Mais elle-même ! pourrait-elle alors se dérober aux conjectures, aux plaintes, et même aux reproches de Maria sur la rareté des visites d’Edward. Sous tous les rapports Elinor était vraiment très-malheureuse, et elle avait besoin de tout son courage pour supporter une situation aussi désagréable, et qui suivant les apparences durerait encore long-temps.



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