Page:Michaud - Biographie universelle ancienne et moderne - 1843 - Tome 31.djvu/11

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I IGIl’|iypothùaa da laljahl sur la texture glandelanaà deaorlallea. l’Nalralla nnnün Jaftiw bpiruiaade la taille. pwiqah par Uoagla, aaoe eag•’• aile Traité Je Chaaaldaa, Paris, t7i5, ’i•-ti ; 3’8a•¢l•fïi Scauerii lunaire adidas, apbrùaaaruea uctionibaa aepuai Jletiartonaaazpleutioplyaiaonadico : rai atctiu laediriao, nai gallioo Dedanii, ma Britannia Keilï, mie aude, aùnaal com appendice Je aarioleruu ilritioaa, qualit. Paris, ’t7i5, 2 vol. indi. lies notes conl, tiennent peu d’observations propres à l’éditeur, excepté ca qu’il dit sur le ganalion ophtalmique. l• Relation du aatœêa Je lïnoteilatioa de la petite rérola dans la Gra»d«·Bmagae, traduite de l’an ;|ais de lames Jurin, Paris, U15, in-ti. avec un discours préliminaire et une dissertation du traducteur. ’5’ L’Ez·ùm•¢v de Dieu démontrée par les aie :-eeillu de la satan, traduite du hollandais de Nieuwentyt, Paris, l7i5, 1710, in-E’. La traduction de Noauez a été faite d’après la sersion anglaise (voy. Nrauwasrrr). 6° Traité dea vertu médicale : de l’eau commune, traduit de l’ana lais de Smith, Pari, 1726, in-li ; 7° Géographie physique, ou Eaaal sur l’histoire naturelle da la terre. traduite de l’anglais de Woodward, Paris, 17215, in-4". lt—¤—N.


NOINTEL (Charles-François OLIER, marquis DE), dix-septième ambassadeur de France à Constantinople, d’une famille noble, originaire du pays chartrain, était fils d’Édouard Olier, marquis de Nointel, conseiller au parlement de Paris, et de Catherine Masson. Après avoir fait de bonnes études pour entrer dans la carrière de la magistrature, il fut nommé le 26 août 1661 conseiller au parlement de Paris (1), et eut quelques années après le titre de conseiller d’État. Louis XIV, ayant appelé en 1668 M. de Lahaye-Vantelet, son ambassadeur auprès de la Sublime Porte, ne lui donna pas de successeur jusqu’après la prise de Candie ; à cette époque, la conduite plus modérée de la Porte et le désir que le sultan manifeste d’avoir auprès de lui un ministre de France décidèrent le roi à envoyer le marquis de Nointel à Constantinople. Le but principal de sa mission était de protéger la religion catholique et les saints lieux, de renouveler les anciennes capitulations de commerce entre la France et la Turquie, en y faisant insérer une réduction sur les droits de douane et d'obtenir le rétablissement des échelles du Levant, et un libre commerce par la mer Rouge, etc. Nointel partit le 22 août 1670, avec une escadre de 4 vaisseaux du roi, et, après avoir relâché à Malte, il arriva le 22 octobre à Constantinople, où il fit une entrée solennelle qui donna aux Turcs une haute idée de la nation française. À peine entré dans le canal, il eut à essuyer des désagréments, et montra

(1)Coulanges rapporte, dans ses Mémoires, qu’avant d'entrer au parlement de Paris, il avait été conseiller au parlement de Metz avec un M. de Nointel, et qu’ils voyagèrent ensemble en Allemagne et en Italie dans les années 1667 et 1668.


cette fermeté de caractère qu’il deploya pendant tout le cours de son ambassade. Le kaïmakan n’ayant pas voulu promettre que les batteries du sérail rendraient le salut, Nointel entra sans faire saluer par les vaisseaux de esacdre ; et la mère du Grand Seigneur ayant demandé que les vaisseaux français la saluassent, lorsqu’elle descendrait sur le bord de la mer, ce ne fut qu’après que les batteries du sérail eurent commencé le salut, que les vaisseaux français y répondirent de tout leur feu. Le sultan et le grand vizir se trouvant à cette époque à Andrinople, Nointel se rendit dans cette ville et n’eut que le 31 janvier 1671 sa première audience du grand vizir. Le 3 février, il fut admis à celle du Grand Seigneur, et s’occupa dès lors sérieusement de l’objet de sa mission. Pour mettre un terme aux difficultés sans cesse renaissantes des ministres de la Porte sur le renouvellement des capitulations, la cour de Versailles fit partir pour Constantinople le chevalier d’Arvieux (1) (voy. ce nom), avec des instructions qui prescrivaient à Nointel de se retirer, si le grand vizir refusait d’accorder ce que la France demandait. La menace que fit Nointel de partir sur-le-champ décida le grand vizir à quelques concessions ; mais les nouvelles capitulations ne furent définitivement signées que le 6 juin 1673. Par ces capitu- lations, les droits de douane furent réduits de 5 à 3 pour cent ; on fit des changements favorables à la manière d’acquitter ces droits ; il fut interdit aux juges locaux de porter une décision sur les discussions des Français lorsqu'il s'agirait d’une somme au-dessus de quatre mille aspres ; ils furent exemptés du droit de sang (2) et autres ; ils eurent le libre exercice de la religion, et le roi de France, auquel on donna comme auparavant le titre de padischa (empereur), fut reconnu comme le protecteur des lieux saints, dont il fut convenu que la garde serait confiée aux religieux francs (3). Quant au libre commerce dans la mer Rouge, cet article avait d’abord été accordé ; mais il fut effacé par un scrupule du mufti qui refusa de donner son fetfa, pour ne pas augmenter le nombre des infidèles dans les lieux où reposent les cendres du prophète. Pendant ces négociations, Nointel, d’après les instructions de sa cour, provoquées par les solitaires de Port-Royal, fit en 1672 des démarches auprès des différents membres du haut clergé d’Orient, pour s’assurer si les Grecs, les Arméniens, les cophtes et les autres communions orientales séparées de l’Église

(1) D'Arvieux était chargé d’instructions de la cour pour l'am- bassadeur et d'une lettre écrite par M. de Lyonne au grand vizir. Nointel la remit lui-même et traita seul cette affaire importante. (2) On appelle droit ou prix du sang l'amende à laquelle sont soumis les habitants d'un quartier où quelqu'un a été assassiné. (3) Malgré la promesse positive du Grand Seigneur et la teneur des capitulations, les Grecs schismatiques dépouillèrent les religieux francs, et se maintinrent dans la possession des saints lieux par les présents considérables qu’ils faisaient à la Porte et au pacha de Jérusalem. ·