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LES CONTRASTES ENTRE L’HOMME ET L’ANIMAL

au foyer domestique. Dans toute société où la paix règne, l’autorité paternelle, soit isolée, soit agglomérée, donne ainsi à ses subordonnés l’exemple du respect dû à une autorité plus haute que la sienne (C. e., préface, XI.) D’un autre côté, les jeunes générations ne sont point portées à l’obéissance envers les parents, comme ceux-ci à l’amour de leurs enfants. On s’explique donc que la soumission de la famille aux quatre premiers commandements soit pour elle une dos conditions nécessaires du bien-être fondé sur la paix.

L’obéissance aux six derniers commandements du Décalogue n’est pas moins indispensable au bonheur d’une association de familles. Dans chacune d’elles, les jeunes générations dont les tendances innées vers le mal n’ont point été domptées par l’éducation ne sont nullement portées à la paix. Loin de là, elles déchaînent la discorde et la guerre par des attentats qui mettent en péril la vie, la dignité, la subsistance et la sécurité des familles voisines. Toutes les sociétés s’accordent à nommer « loi morale » les prescriptions qui résultent des dix commandements du Décalogue.

Le commandement V interdit toutes les formes de le violence, et spécialement celle qui est poussée jusqu’à l’effusion du sang humain. Les commandements VI et IX condamnent le développement exagéré des appétits sensuels ; ils con-