Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 15, part. 1, T-Tour.djvu/254

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


250

TLEM

même religion. Passionnés pour la liberté, les Tlascalans décernaient les plus grands honneurs aux citoyens qui se distinguaient à la guerre ; ils dédaignaient les ruses et les embûches, et portaient toujours dans leur carquois deux flèches sur lesquelles étaient gravées les images de leurs anciens héros. Au commencemsnt d’un combat, ils lançaient ces flèches, et’celui qui n’allait pas les prendre au plus fort de la mêlée était déshonoré. Les premiers historiens espagnols de la conquête exaltent la bonne foi de ce peuple dans ses traités et sa généreuse hospitalité ; mais ils ajoutent qu’autant les Tlascalans étaient amis dévoués, autant ils se montraient ennemis implacables. Avant qu’ils se fussent alliés à Cortez, celui-ci avait dû les forcer par deux sanglantes batailles à livrer passage sur leur territoire. L’un des compagnons de Cortez affirme que rien n’était plus Drave que ces Indiens ; il en a vu qui seuls se défendaient contre plusieurs cavaliers. La supériorité des armes, la poudre à canon, " une discipline admirable, une incomparable vigilance et surtout le génie de Cortez décidèrent le succès. Les chevaux, sorte de monstres ailés, dont la vue troublait les guerriers tlascalans les plus déterminés, plus encore que les éléphants de Pyrrhus ne troublèrent les Romains, y furent pour une bonne part.

TLASIE s, f. (tla-zî — du gr. tlasis, audace). Entom. Genre d’insectes hémiptères, de la tribu des cercopides, dont l’espèce type vit au Cap de Bonne-Espérance.

TLATLAUHQUI-OCELOTL S. m. (tîa-ttôkoui-o-sé-lotl). Mamin. V. tlacoozlotl.

TLEHUA ou TLEUA s. m. (tlé-oua). Erpét. Espèet de serpent, appelé aussi boa kbroderies, qui est orignaire du Brésil : Les Portugais établis au Brésil donnent au tlkhua le nom de vipère ignée. (V. de Bomare.) il On dit aussi TLEVA.

TLEMCEN ou. TREMECEN, ville d’Algérie, ch.-l. d’arrond. et de subdivision militaire, prov. et k 130 kilom. d’Oran ; 17,500 âmes, 3,000 Européens et U,500 indigènes ; par 30° 70’ de longit. occident, et 34» 95’ de latit. septent., au pied du rocher de Lella-Setti. Sous-préfecture, mairie, hôtel de la subdivision ; église et chapelle catholiques, temple protestant, mosquées, synagogues ; tribunal de 1" instance, justice de paix ; écoles communales pour garçons et filles, école arabe, " école Israélite, bureau de bienfaisance ; cercle civil et riche bibliothèque ; casernes d’infanterie, de cavalerie et de gendarmerie ; magasin de subsistances et autres ; cercle pour les officiers, télégraphe et bureau de poste. Culture maraîchère ; tabac et céréales. Outre les marchés spéciaux, il se tient à Tlemcen un marché particulier où abondent le bétail, la laine, les céréales, les huiles et les fourrages. L’industrie arabe consiste en ouvrages de laine, tanneries, moulins à farine, huileries, fabrication de babouches, de sellerie et de bois de fusil. L’industrie européenne se réduit à la minoterie et à la fabrication de l’huile. Lorsque Tlemcen était la capitale du Mar’zeb central, c’était un des comptoirs les plus considérables et les plus accessibles au commerce étranger. La route qui relie depuis peu de temps Tlemcen avec Bacbgoun, son port naturel, développera rapidement la prospérité commerciale de cette ville. « Lorqu on arrive du village de Négrier, l’œil distingue, dit l’abbé Barges, sur un plateau ménagé aux dernières pentes d’une montagne escarpée, l’antique reine du Mar’zeb. On la reconnaît facilement à ses blancs minarets, à la couronne de tours et de créneaux qui l’entoure, a ses vieux remparts qui tombent en ruine devant les nouveaux ; d’immenses vergers d’oliviers, une forêt de figuiers, de n03-ers, de térébinlhes et d’autres arbres l’environnent de toutes parts et forment autour d’elle une vaste ceinture de verdure. A chaque pas que l’on fait, le panorama se rétrécit, les édifices disparaissent et se cachent dans l’ombre ; on n’aperçoit plus que les créneaux du minaret de la grande mosquée qui lève encore sa tête au-dessus de cetia vaste enceinte et qu’on serait tenté de prendre pour un vaste nid d’oiseaux perebé sur la cime d’un arbre. Au levant de Tlemcen, à la distance d’une demi-lieue, s’élève, au milieu des arbres et des jardins, le pittoresque village de Sidi-Bou-Medin, avec sa grande mosquée, son minaret élégant et ses blanches maisons ; c’est là que les souverains de Tlemcen, oubliant un instant les alfaires sérieuses, venaient jadis converser familièrement avec les anachorètes qui peuplaient cette montagne.

Nous empruntons la description suivante au Guide en Algérie de M. L. Piesse : « Plus près de Tlemcen et au levant encore, le minaret isolé que l’on aperçoit est celui d’Agadir, la primitive Tlemcen, l’ancienne Pomaria des Romains. Du côte de l’O., un autre minaret, dont la base semble perdue au milieu de forêts d’oliviers, est celui de la mosquée détruite de Mansoura, la ville des Mérinides, qui a fuit place à un modeste village. Telle est Tlemcen extérieurement. Que Ion pénètre maintenant dans le cœur de la ville, dans la grande mosquée, on aura, du haut de son minaret, l’idée la plus exacte de la configuration de Tlemcen. Au S., c’est d’abord la place Saint-Michel, donnant nais TLEM

sance aux rues Saint-Michel, Saint-Cyprien et Clauzel, aboutissant toutes trois au Mechouarjàl’O. de cette citadelle, ancien palais des émirs, le quartier des juifs, rasé en partie par les alignements, s’étend de la rue Haédo aux différentes constructions militaires ; à l’E. c’est le quartier des maisons k moitié effondrées, où des Maures se logent comme dans autant de tanières. Si maintenant on se retourne au N.-O., on verra s’élever toute une nouvelle ville avec sa place et sa rue Napoléon bordées des édifices civils qui remplaceront la Ratopolis, dont les habitants trop nombreux menaçaient d’infester un beau jour tout Tlemcen. Au N.-E. est situé le quartier des marchands avec ses fondouks et ses longues rues à petites boutiques. Enfin, du N.-E. au S.-E., parallèlement aux remparts, s’étendent encore des rues aux maisons croulantes et laissant étudier, mieux qu’on ne le ferait avec la meilleure description, les mille détails d’une architecture dont les Arabes dégénérés semblent avoir perdu les principes. Voilà donc la Tlemcen actuelle dont Yahia-Ibn-Khaldoun disait : C’est une ville solidement construite, jouissant d’une température agréable, pourvue d’eaux douces et possédant un territoire fertile et riche en productions. Placée sur le flanc d’une montagne, elle s’étend dans sa longueur d’orient en occident ; on dirait d’une jeune épouse assise mollement sur son lit nuptial. Les branches des arbres, qui s’élèvent au-dessus de ses édifices, sont comme les fleurons d’une couronne qui brille sur un front majestueux. Du flanc de cette montagne, elle développe sa largeur sur une vaste plaine appropriée à la culture, dont les ondulations, pareilles à des bosses de dromadaire, sont déchirées par le soc de la charrue, dont la houe ouvre les entrailles, après que les nues ont versé sur la terre leur rosée bienfaisante. Des hauteurs voisines de Tlemcen se précipitent des ruisseaux qui fournissent aux habitants l’eau qui leur est nécessaire. »

Les édifices de Tlemcen méritent une description particulière. Plusieurs mosquées ont disparu, mais celles qui sont encore debout suffisent pour attester l’ancienne splendeur de la ville. Djama-Kebir, la grande mosquée, présente extérieurement un vaste bâtiment carré, percé de huit portes et flanqué au N.-O. d’un minaret rectangulaire orné de colonnettes en marbre et revêtu de mosaïques aux éclatantes couleurs et formées par de petites pièces de terre cuite vernissée et découpée de façon à combiner les dessins d’ornements les plus variés. L’intérieur est occupé par une cour, au centre de laquelle s’élève une fontaine en marbre transparent. Cette cour est circonscrite, au levant et au couchant, par des travées d’arcades qui vien nent se relier, au midi, au vaisseau principal. Soixante-douze colonnes supportent les arceaux en ogive de treize travées de longueur et de six de largeur. La seule partie de l’édifice qui se distingue par sou ornementation est le mihrab. Le pourtour supérieur de la coupole qui le couronne est Orné d’arabesques. Près de la grande mosquéése voit un petit oratoire, dans lequel est enterré Ahmedben-Hassen-el-R’omari, saint personnage qui vivait vers l’an 1466 de J.-C. La petite mosquée Djama-Aboul-Hassen est surmontée d’un élégant minaret dont les quatre faces sont ornées de colonnettes et de mosaïques, À l’intérieur, l’édifice est divisé en trois travées par de larges et belles arcades. On admire surtout les riches sculptures qui décorent les parois de la mosquée. L’attention est attirée aussi par un beau plafond en bois de ehêue sculpté qui laisse encore voir des traces de peinture polychrome. Cette mosquée a été convertie en salle d’école. Djama-Oulad-el-Iindn o’ffre un beau minaret rectangulaire, haut de 50 pieds, dont les encadrements, recouverts de faïences vernissées, sont assez bien conservés. L’ornementation intérieure ne se compose guère que de quelques versets du Coran. Djama-Sidi-el-Haloui surgit près du tombeau de Sidi-el-Haloui, blanche et étincelante de mosaïques, dit M. L. Piesse. Sur le bandeau qui surmonte l’arcade ogivale du portail, la date de 754 de l’hégire (1353 de J.-C.) remet sur la voie des noms, écatllés par le temps, du fondateur Farèsben-Abou’1-Hassen-Ali, le Merinide. Moins grande que Djama-Kebir, la mosquée d’El-Haloui offre intérieurement la même disposition à peu près : cour avec fontaine, entourée de cloîtres et d’un principal corps de bâtiment, où se trouve te mihrab ; les arcades de la travée principale retombent sur huit magnifiques colonnes de marbre translucide (onyx), dont les chapiteaux offrent tout ce que l’on peut imaginer de plus exquis comme spécimen de l’ornementation arabe. Le portique du mihrab repose sur deux de ces colonnes engagées ; on lit sur le chapiteau de droite de l’une d’elles : à Mosquée consacrée à la mémoire du cheik El-Haloui, ■ et sur le chapiteau de gauche : ■... L’ordre d’édifier cette mosquée est émané de Farès, prince des croyants. • Les arabesques des murs, recouverts, ainsi que les colonnes, d’un grossier badigeon à la chaux, ont revu le jour. Le plafond est en bois de cèdre sculpté. Le minaret est décoré, sur ses quatre faces, de compartiments dans lesquels sont inscrites d’élégantes arcades faïencées ; l’escalier de ce minaret a quatre-vingt-neuf marches.

TLEM

Djama-el-Mechouar, devenue, depuis l’occupation française, un magasin annexe- de l’hôpital militaire, est surmontée d’un minaret de 30 mètres d’élévation, carré, en brique, et couvert par des -panneaux décorés d’arcades entrelacées.

« Parmi les édifices dignes d’une mention, nous citerons : la sous-préfecture, la mairie, le palais de justice et le Mechouar, où les rois de Tlemcen réunissaient leurs ministres pour délibérer sur les affaires de l’État. Le Mechouar, jadis splendide bâtiment, suivant les historiens arabes, renfermait des richesses merveilleuses. ■ C’est au Mechouar, dit un écrivain, qu’Abou-Tachfin possédait un arbre d’argent sur lequel on voyait toutes sortes d’oiseaux de l’espèce de ceux qui chantent. Un faucon était perché sur la cime. Lorsque les soufflets qui étaient fixés au pied de l’arbre étaient mis en mouvement et que le vent arrivait dans l’intérieur de ces biseaux, ceux-ci se mettaient à gazouiller et faisaient entendre chacun son ramage, qui était facile à reconnaître. Lorsque le vent arrivait au faucon, on entendait l’oiseau de proie pousser un’eri, et à ce cri les autres oiseaux interrompaient tout à coup leur gazouillement ■ C’est encore au Mechouar

que le sultan Abou-Hammou-Moussa II J lébrait la fête du Mouloud (naissance du prophète), avec beaucoup plus de pompe et de solennité que toutes les autres. « Pour cela, il faisait préparer un banquet auquel étaient invités indistinctement les nobles et les roturiers. On voyait, dans la salle où tout le monde était réuni, des milliers de coussins rangés sur plusieurs lignes, des tapis étendus partout et des flambeaux dressés de distance en distance, grands comme des colonnes. Les seigneurs de la cour étaient placés chacun selon son rang, et des pages revêtus de tuniques de soie de diverses couleurs circulaient autour d’eux, tenant des cassolettes où brûlaient des parfums et des aspersoirs avec lesquels ils jetaient sur les convives des gouttes d’eau de senteur, en sorte que, dans cette distribution, chacun avait sa part de jouissance et de plaisir. Ce qui excitait surtout l’admiration des spectateurs, c’était la merveilleuse horloge qui décorait le palais du roi de Tlemcen. Cette pièce de mécanique était ornée de plusieurs figures d’argent, d’un travail très-ingénieux et d’une structure solide. Au-dessus de la caisse s’élevait un buisson, et sur ce buisson était perché un oiseau qui couvrait ses deux petits de ses ailes. Un serpent qui sortait de son repaire, situé au pied même de l’arbuste, grimpait doucement vers les deux petits, qu’il voulait surprendre et dévorer. Sur la partie antérieure, de l’horloge étaient dix portes, autant que l’on compte d’heures dans la nuit, et à chaque heure une de ces portes tremblait en frémissant ; deux portes plus hautes et plus larges que les- autres occupaient les extrémités latérales de la pièce. Au-dessus -de toutes ces portes et près de la corniche, on voyait le globe de la lune qui tournait dans le sens de la ligne équatoriale et représentait exactement la marche que cet astre paraît suivre dans la sphère céleste. Au commencement de chaque heure, -au moment où la porte qui la inarquait faisait entendre son frémissement, deux aigles sortaient tout à coup du fond des deux grandes portes et venaient s’abattre sur un bassin de cuivre, dans lequel ils laissaient tomber un poids également de cuivre qu’ils tenaient dans leurbec ; ce poids ? entrant par une cavité qui était pratiquée au milieu du bassin, roulait dans l’intérieur de l’horloge. Alors la serpent, qui était parvenu au haut du buisson, poussait un sifflement aigu et mordait l’un des petits oiseaux, malgré les cris redoublés du père, qui cherchait à le défendre. Dans ce moment, la porte qui marquait l’heure présente s’ouvrant toute seule, il paraissait une jeune esclave, douée d’une beauté sans pareille, portant une ceinture en soie rayée. Dans sa main droite, elle présentait un cahier ouvert, où le nom de l’heure se lisait sur une petite pièce écrite en vers ; elle tenait la main gauche appliquée sur sa bouche, comme quand on salue un calife. » Il ne reste du Mechouar que la mosquée et la muraille crénelée, flanquée de deux tours. Il’ renferme aujourd’hui un hôpital, des casernes pour l’infanterie et l’artillerie, la manutention, la prison, etc.

Le musée possède des fragments d’architecture,4es pierres tumulaires, une borne militaire, des boulets en marbre, plusieurs épitaphes, etc.

Tlemcen fut fondée par les Vénètes ; elle devint plus lar.l la capitale d’un royaume qui se composait des villes de Nedroina, Aran, Arzen, Mazagran et Mostagauem ; la ville maritime de Djidjellien était une annexe. Ce royaume subit des vicissitudes diverses : Tlemcen, attaquée, prise et reprise tantôt par les Turcs, tantôt par les Marocains et les Espagnols, n’était plus au siècle dernier qu’un foyer d’insurrection. L’empereur du Maroc s’en empara en 1830, mais il dut bientôt renoncer à ses prétentions. Les Koulouglis, commandés par Isinaïl, et qui défendaient le Mechouar, passèrent au service de la France. Le maréchal Clauzel en prit possession (12 janvier 1836) et y laissa une garnison sous les ordres du capitaine Cavaignac. Le général Bugeaud ravitailla la place quelque temps après ; l’année suivante (1837), aux

TMOL

ternies du traité de la Tafna, Tlemcen fu. cédée à Abd-el-Kuder, qui en fit sa capitale et s’y maintint jusqu’en 1842, date de notre occupation définitive.

TLÉPOLÈME, fils d’Hercule et d’Astyoché. Il tua par mégnrde, à Argos, son oncle Licymnius, prit alors la fuite et se rendit dans l’Ile de Rhodes, où il fonda des villes et des colonies. Pendant le siège de Troie, il partit avec un corps de Rhodiens sur neuf vaisseaux, pour aller au secours des Grecs, et fut tué devant cette ville parSarpédon. Sa femme Philozoé institua à Rhodes des jeux funèbres en son honneur.

TLOS, ancienne ville de la Lycie, sur la route de Cibyra.

TMÈSE s. f. (tmè-ze — gr. tmêsis, division). Gramm. Division d’un mot composé, dont on sépare les éléments par un ou plusieurs mots, par exemple quand on divise le mot lorsque de cette façon : Lors même que cela serait vrai..., La tmèsk coup* en deux parties un mot composé ; cette figure n’est guère usitée que dans les langues anciennes. (A. Didier.)

— Encycl. Les tmèses se rencontrent fréquemment chez les Grecs et les’Latins, surtout en poésie. En voici quelques exemples :

Jamque adeo super unus ernm...

Virgile.

Quo me cumque Tapit tempestas, deferor hospes.

Horace. Et multo ncbulêc circum dea fudit amictu.

VlKOILE.

Talis hyperboreo septem subjecta trtoni.

Virgile. Les poètes latins des premiers temps abusaient de la tmèse. Ainsi Eunius «.partagé en deux les mots Afassililanas et cerebrum, comme il suit :

Uassili portant juvenes ad lillora tanas.., ■. ... Et saxo oere comminuit bruni. Sempronius Gracchus, suivant Merula, avait divisé comme il suit le mot medicinam, bien qu’il ne soit pas composé :

Slultum est medi «verrière cinam.

Un poète chrétien, saint Eugène, a parodié

cet abus qui, passant des mots composés aux

mots simples, tombait dans le ridicule. Voici

les vers dans lesquels il le raillait, mettant

surtout en cause L’ucilius, qui effectivement

avait fait de la tmèse un emploi excessif :

O Jo versieulos nexos quia disjiicis nanties,

Excipe, di solers si nostijungei’e visos.

Cerne capascentes dmiioso in iittore melos.

Et put trilicea verrentes gramina oellos ;

Ar sitibunda petunt lympharum pocula inenta,

Atque bu glandifero recubant sub tegmine buloi ;

Nunc pas lanigeras ducunt ad pascua tores,

Et Ce consumunt fraudantes munera turœ.

Ut iibi pro nostro veniant ex carminé fectus,

Instar Luciti, cogor disrumpere versus.

Les mots ainsi divisés forment en quelque

sorte une suite de logogriphes.

À l’époque où écrivait saint Eugène, l’abus de la tmèse était passé depuis longtemps. Déjà au siècle d’Auguste, des imèses employées par Lucrèce étaient tombées en désuétude. On n’aurait plus, par exemple, coupé les mots immerentes et dissipatis, comme il l’avait fait :

Exanimatque indignos inque merentes... Languidior porro disjectis disque sipatis...

Encore moins aurait-on suivi son exemple

dans la division du mot reapse.*

Ecce dsum matrem, dum re non sit tamen apse.

La tmèse se rencontre fréquemment dans lu langue allemande. |

TMÉSISTERNE s. m. (traé-zi-stèr-ne — du gr. tmêsis, section : slernon, poitrine). Entom. Genre d’insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des cérambycins, comprenant une vingtaine d’espèces, dont la plupart habitent l’Océanie.

TMÉSORHINE s. m. (tiné-zo-ri-ne — du gr. tmêsis, section ; rhin, nez). Entom. Genre d’insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées mélilophiles, comprenant trois espèces, qui habitent les côtes de la Guinée.

TMÉTOTHRIPS s. m. (tmé-to-tripss — du gr. tmètos, coupé, et de ihrips). Entom. Genre d’insectes thysanoptères, de la famille des thripsiens, formé aux dépens des thrips.

TMOLE s. m. (tmo-te). Entom. Genre d’insectes lépidoptères diurnes, formé aux dépens des papillons.

TMOLE (Tmolus), aujourd’hui Bouzdag ou Tomolitsi, montagne de l’Asie Mineure, dans la Lydie, célèbre par ses vins, son safran et la salubrité de son climat. Au pied de la montagne s’élevait la ville de Traole, aujourd’hui Berkï.

TMOLE, roi de Lydie, fils de Mars et de Théogone. Il fut pris par Midas pour arbitre dans la lutte musicale qui eut lieu entre Pan et Apollon, et il se prononça en faveur de ce dernier. Ayant aperçu un jour à la chassa une des compagnes de Diane, la belle nymphe Arrhiphé, il en devint éperdument amoureux, la poursuivit jusque dans le temple de Diane et lui fit violence. La sœur d’Apollon, indignée de cette odieuse brutalité, envoya contre lui un taureau furieux qui le perça de ses cornes. Le roi de Lydie fut alors inhumé sur une montagne qui prit son nota.