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interrompue dans sa. continuité et remplacée par la corne plus flexible des glomes de la jourchette et des plaques arciformes du période. Elle est mise en jeu, au moment de l’appui, par la somme des pressions que les phalanges transmettent à l’intérieur du sabot. La dilatation qui résulte de ces pressions accumulées se manifeste autour du bord supérieur de la muraille ; d’une manière plus sensible, au niveau des bulles des cartilages et du coussinet plantaire, qui renversent en arrière les glomes de la fourchette et les replis arqués du périople, et enfin, vers la circonférence inférieure de la paroi, à la région postérieure des quartiers et au niveau des talons, où l’écartement est le résultat des actions combinées de la sole, des barres et de la fourchette, qui tendent à produire un mouvement excentrique, en s’affaissant sous le poids qui les comprime. Ce mouvement de dilatation est d’autant plus marqué que l’effort des pressions s’exerce davantage sur les parties postérieures de l’ongle.

— Moll. V. TURBO.

Sabot ronge (lis), étude de mœurs, par Murger (1SG0). Le litre du roman est en même temps l’enseigne d’une auberge où se passent plusieurs scènes de ce drame rustique. La composition de l’ouvrage est très-imparfaite ; on dirait que l’auteur a choisi son titre avec intention, comme pour donner une idée du livre lui-même, ou les scènes se succèdent comme dans une auberge, avec beaucoup de variété, mais peu de liaison. Aussi l’étude des caractères est-elle ce qui a surtout préoccupé Murger. Le plus remarquable est celui de Derizelles, le type du paysan madré et avare, qui ne recule devant rien lorsqu’il s’agit de satisfaire sa passion pour l’argent. Tuteur de son fils, il le laissera croupir dans l’ignorance pour l’empêcher de voir clair dans ses affaires ; puis, pour que nulle autre influence ne puisse balancer la sienne, il s’arrange secrètement pour lui faire épouser leur servante, la Lizon. Il a vendu son consentement à cette malheureuse à la condition qu’elle déciderait son fils à lui céder la moitié de son bien, et, pour arriver à ses fins, a si bien favorisé son commerce illicite avec son fils, qu’elle est devenue enceinte. C’était donner des armes pour se faire battre, car Je code dit : « Toute donation est révocable de plein droit par lasurveuance d’un enfant légitime ou légitimé du donateur. » Quand Derizelles apprit quelle suite avait son imprudence, il changea ses batteries. Le code civil ne lui avait pas réussi ; il tenta d’être plus heureux en côtoyant le code pénal. Il s’agissait de se débarrasser de Lizon sans qu’on pût le soupçonner. Il introduisit dans la chambre de la malheureuse des mouches charbonneuses et, deux jours après, Lizun était morte. La Providence ne lui laissa pas le temps de jouir du fruit de ses crimes ; quelques jours après, il tomba avec son lits dans un trou rempli de neige et tous deux périrent, dévorés par des loups. Il n’y a là rien d’extraordinaire ; mais ce qui est traité de main de maître, ce sont les phases diverses par lesquelles la cupidité fait passer le rusé paysan avant de le pousser au crime, c’est le sang-froid avec lequel il joue l’avenir et le bonheur de son fils, c’est la profondeur de ses combinaisons machiavéliques, que l’horreur du châtiment égale seule.

On peut admirer dans le Sabol rouge l’exactitude des détails, la gradation des passions, le talent avec lequel sont dessinés les caractères ; mais, nous le répétons, on pourrait désirer plus de liaison dans la suite des scènes qui se succèdent un peu trop à l’aventure. En somme, le roman est intéressant et bien écrit ; c’est déjà beaucoup.

Sni)oi» (les), comédie en un acte, mêlée d’ariettes, paroles de Sedaine, musique de Duni ; représentée aux Italiens le 26 octobre 1768. C’est une assez jolie bagatelle et bien truitée par l’élève de Durante. Cet ouvrage a été repris à l’Opéra-Comique le 6 juillet 1SS6.

Sabots de la marqni«e (LES), opéra-comique en un acte, paroles de MM. J. Barbier et M. Carré, musique de M. E. Boulanger ; représenté à l’Opèi a-Comique le 29 septembre 1854. La donnée de la pièce est bizarre et incongrue ; les détai.s en sont amusants. Un baron, voisin de la marquise, fait cadeau à celle-ci d’une paire de sabots, afin de la préserver des rhumes pendant ses promenades aux environs de son château. Un autre voisin lui envoie des bouquets et des vers. Le baron s’invite à déjeuner chez la marquise et se met à débiter tant d’extravagances et de grossièretés que la marquise le traite de rustre, tandis qu’éuumérant les défauts de sa belle, il prouve qu’elle n’est qu’une mijaurée. Peu après, les rôles changent : le baron devient précieux et tendre, la marquise prend les airs hardis d’une soubrette. Tous deux se conviennent et s’épousent, et les deux domestiques de rigueur en font autant. La musique est agréable. La romance chantée par la marquise, sur Sylvandre, rappelle assez heureusement le style ancien. L air : Vive le veuvage est vulgaire ; mais les couplets de lu Soubrette : Aimons gui nous aime, ont charmants. Nous rappellerons encore l’air de chasse chanté par le baron ; il est bien travaillé et ingénieusement imitatif, ainsi que le Juo seeuique du déjeuner. Quant aux cou KÏV.

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plets de Nicolas, ils ont été applaudis en raison de leur excentricité bouffonne. Les rôles ont été créés par Bussine, Sainte-Foy, Mlles Boulart et Lemercier.

SABOTABLB adj, (sa-bo-ta-ble — rad. sabot). Dont on peut faire des sabots : Sois sa-

BOTABLE.

SABOTAGE s. m. (sa-bo-ta-je — rad. sabol). Fabrication des sabots : L’aune est particulièrement utile pour le sabotage. (De Morogués.)

— Métier de sabotier : Apprendre le sabotage.

— Chem. de fer. Opération consistant à entailler les traverses pour y fixer les coussinets : Le sabotage se fait au moyen d’un gabarit spécial.

— En’cycl. Chem. de fer. Dans l’établissement de la voie d’un chemin de fer, le sabotage des traverses consiste à y fixer les coussinets lorsque la voie est formée avec des rails à double champignon et à fixer les rails eux-mêmes lorsque ces derniers sont du profil dit rail américain ou Vignolîes. Pour saboter une traverse devant recevoir des coussinets, on commence par fixer ces derniers, au moyen de coins, sur deux bouts de rail assemblés par des vis aux deux extrémités d’une barre de fer. Cet appareil, appelé gabarit, est disposé de manière que les bouts de rail occupent, l’un par rapport à l’autre, exactement la même position que les rails de la voie. On fait reposer le gabarit portant les deux coussinets sur la traverse et l’on trace les entailles qui doivent les recevoir. Ces entailles étant exécutées, on les retouche jusqu’à ce que les semelles des cous-inets reposent bien exactement sur la traverse. On perce alors les trous des chevillettes, on enfonce celles- ci à coups de masse et on enlève le gabarit. Le sabotage se fait généralement en chantier, afin de pouvoir surveiller les ouvriers ; cependant, quelquefois on transporte les traverses brutes sur la voie et on les sabote sur place. Il y a quelques années, c’était par les entailles que l’on donnait aux mils l’inclinaison d’un vingtième qu’ils doivent avoir vers l’intérieur de la voie ; aujourd’hui, cette inclinaison s’obtient par l’assemblage du rail dans le coussinet. Lorsqu’il s’agit de fixer des rails à patin dit Vignolîes, le sabotage s’opère à l’aide d’un gabarit spécial, soit à l’aide d’une herminette manœuvrée à la main, soit à l’aide d’une machine particulière année de couteaux inclinés à un vingtième et ayant entre eux l’écartement de la voie. Cette machine, qui porte plusieurs bras tranchants, est animée d un mouvement de rotation rapide qui permet de saboter 500 à 600 traverses par jour.

SABOTER v. n. ou intr. (sa-bo-té — rad. sabot), Faire du bruit avec ses sabots : On t’entend tout le jour saboter sur l’escalier. (Compl. de l’Acàd.)

— Jouer au sabot : Un enfant gui sabote au lieu d’aller à l’école.

— v. a. ou tr. Faire vite et mal : Saboter de l’ouvrage.

— Constr. Munir d’un sabot, d’une garniture destiné à préserver le pied d’un pieu : Saboter un pieu.

— Techn. Saboter du drap, Le fouler avec des sabots.

— Chem. de fer. Saboter des traverses, Y pratiquer le sabotage.

SABOTEUR, EUSE s. (sa-bo-teur, eu-zerad. saboter). Personne qui sabote, qui fuit du bruit avec ses sabots : Un saboteur, une petite saboteuse.ii On dit aussi sabotier,

1ÈRE.

— Personne qui sabote l’ouvrage, qui l’exécute vite et mal.

SABOTIER, 1ÈRE s. (sa-bo-tié, iè-rerad. sabot). Personne qui fait ou vend des sabots : Un pauvre sabotier. Adressez-cous

à la SABOTIÈRE.

— Personne qui fait du bruit avec ses sabots. Il On dit aussi Saboteur, euse.

— s. f. Atelier d’un sabotier.

— Chorégr. Sorte de danse qui s’exécute avec des sabots.

— Techn. Corruption du mot Sarbotiere.

SABOU, rivière d’Afrique. V. Sébou.

SABOULADE s. f. (sa-bou-la-de — rad. sabouler). Action de sabouler : Il a reçu une fameuse saboulade. il On dit aussi saboulage

et SABOULEMENT S. m.

SABOULER v. a. ou tr. (sa-bou-lé. — Seheler croit qu’il faut rattacher le verbe sabouler au même radical que sabot, toupie, et sabotière, ustensile servant à remuer, à. tourner un liquide. Le portugais sabotar signifie également secouer, ébranler, agiter. Quelquesuns rapportent le mot sabouler à un jeu d’enfant fort usité en Espagne et en Italie, et qui consiste à faire des espèces d’anguilles avec un mouchoir roulé que l’on remplit de cendre ou de sable, et dont on frappe ceux qui ont fait quelque faute au jeu ; mais Scheler rejette cette explication, en s’appuyant sur ce que ni l’espagnol ni l’italien ne présentent un verbe sabularé). Pousser, secouer, tirailler de côté et d’autre : Comme vous me saboulbz ! Otezmoi mes coiffes. Doucement donc, maladroite/ Comme vous me saboulez la tête avec vos mains pesantes/ (Mol.)

SADR

— Réprimander, malmener en paroles : Sa mère l’A saboulé ce malin. Voilà troisparlements du royaume que j’ài un peu Saboulés ; cependant aucun n’a donné encore de décret de prise de corps contre moi. (Volt.)

SABOULEUX s. m. (sa-bou-leu). Argot. Nom donné autrefois à des mendiants qui contrefaisaient les épileptiques au moyen d’un morceau de savon qu’ils se mettaient dans la bouche, ce qui leur permettait d’écumer comme des individus atteints de cette maladie.

SABOUREUX DE LA BONNETERIE (Charles-François), littérateur français, né vers 1725, mort à Paris en 1781. Il était avocat au parlement de Paris. On a de lui : la traduction des Constitutions des jésuites (Paris, 1762, 3 vol. in-8°) et la Traduction d’anciens ouvrages latins relatifs à l’agriculture et à la médecine vétérinaire, avec des notes (Paris, 1771-1775, G vol. in-S»), contenant les traités de Varron, de Columelle, de Végèce, de Palladius, etc.

SABOURIN, . homme de couleur qui a joué un certain rôle dans la révolution de Saint-Domingue, né dans cette île en 1776, mort en 1821. Fils d’un riche colon qui avait épousé une femme de couleur, il fut élevé en Fiance au collège de Sorèze. Il prit d’abord du service dans un des régiments de nègres que lus Anglais avaient levés à Saint-Domingue. Quand Toussaint-Louverture fut devenu le chef suprême de la colonie, Sabourin se rallia au parti des blancs ; mais il revint à celui des hommes de couleur lorsque le général Leclerc, à la tête d’une expédition française, eut renversé Toussaint du pouvoir. En 1S01, lorsque Dessalines se lit proclamer gouverneur d’Haïti, Sabourin lui offrit ses services et se fit l’exécuteur servile de ses ordres les plus sanguinaires. Après la chute de Dessalines, quand Pétion fut devenu président de la république d’Haïti, Sabourin se lit naturaliser Haïtien et fut, peu après, nommé grand juge de la république. Ilétait devenu fort riche en-se faisant adjuger à. vil prix les biens des proscrits.

SABRACES, en latin Sabracx, ancien peuple de l’Inde en deçà du Gange, au S. des Malliens, à l’O. des Oxydraques, entre l’Indus et l’Acésines ; ce territoire formait la limite orientale de l’empire d’Alexandre.

SABRAN (Guillaume, seigneur de), d’une des plus anciennes maisons du Languedoc. Il fut un des chevaliers qui se signalèrent par leurs exploits durant la première croisade, où il s’était rendu avec Raymond de Saint-Gilles, son suzerain. Les chroniqueurs des croisades, Guillaume de Tyr, Albert d’Aix, Haymond d’Agiles, ont consacré le souvenir de sa valeur. Il prit surtout une part brillante à l’assaut d’Antioche et à la prise de Jérusalem (1099). On ignore la.date et le lieu de sa mort.

SABUAN (Garsinde de), comtesse de Provence, née dans la seconde moitié du xiia siècle, morte vers le milieu du xme siècle. Vers 1193, Garsinde de Sabran devint comtesse de Provence par son mariage avec Alphonse II ; en 1209, elle fut veuve ; en 1213, elle devint régente par la mort du tuteur de son fils, Pierre II, roi d’Aragon, et gouverna le comté jusqu’en 1217, époque à laquelle elle fit déclarer majeur l’enfant d’Alphonse II, Raymond Bérenger IV.

L’époque où vivait Garsinde de Subran est celle de la pins grande vogue des troubadours ; elle-même cultiva la gaie science et elle appartient, à ce titre, à l’histoire littéraire. La plupart do ses poésies sont perdues ; ce qui reste est dans un ton amoureux qui permettrait de la juger très-légèrement si 1 on ne, savait que ce commerce de vers et d’amour n’était alors que jeu d’esprit et passetemps. Ses vers ont de la grâce, de la chaleur et de la pureté. En 1242, on ne sait quelle cause porta Garsinde de Sabran à renoncer au monde ; elle prit le voile dans le couvent de Celle.

SABRAN (comtesse de), née vers 1695. Belle, spirituelle et débauchée, la comtesse de Sabran n’est connue que pour avoir été une des maîtresses du Régent.» Elle avoit épousé, dit Saint-Simon, un homme d’un grand nom, mais sans bien et sans mérite, qui la mit en liberté. Il n’y avoit rien de si beau qu’elle, de plus régulier, de plus agréable, de plus touchant, de plus grand air et de plus noble, sans aucune affectation. L’air et les manières simples et naturelles, laissant penser qu’elle ignoroil sa beauté et sa taille, qui étoit grande et la plus belle du monde, et, quand il lui plaisoit, modeste à tromper. Avec beaucoup U’esprit, elle étoit insinuante, plaisante, robine, débauchée, point méchante, charmante surtout à table. En un mot, elle avoit tout ce qu’il falloit à M. le duc d’Orléans, dont elle devint bientôt la maîtresse, sans préjudice des autres. Comme elle ni son mari n’avoient rien, tout leur fut bon, et si ne firent-ils pas grande fortune. Muntigny, frère de Turmenies, un des gardes du trésor royal, étoit un des chambellans de M. le duc d’Orléans, à 6,000 livres d’appointements ; il le fit son premier maître d’hôtel à la mort de Matharel. Mmo Je Sabran trouva que 6,000 livres étoient toujours bonnes a. prendre pour un mari, dont elle faisoit si peu de cas, qu’en parlant de lui elle ne l’appeloit que son mâtin. M. le duc d’Orléans lui donna la charge qu’il paya à Montigny.

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C’est elle qui, soupant avec M. le duc d’Orléans et ses roués, lui dit fort plaisamment que les princes et les laquais avoient été faits de la même pâte, que Dieu avoit, dans la création, séparée de celle dont il avoit tiré tous les autres hommes. ■

SABRAN (le comte Elzéar-Louis-Marie de), écrivain français, né en 1774, mort en 1846. Il était fils d’un marin distingué. La fuiblesso de sa constitution lui interdisant la carrièro des armes, il s’adonna à la poésie et composa, à quinze ans, une tragédie d’Awiibal qui eut beaucoup de succès dans les salons de la haute société de l’époque, mais qui n’a jamais été ni jouée ni imprimée. Il adopta d’abord, en 1789, les principes de la Révolution, mais il ne tarda pas à émigrer avec le chevalier de Boufflers, qui épousa, à Berlin, sa mère devenue veuve. Lorsque le gouvernement consulaire eut toléré la rentrée des émigrés, Elzéar de Sabran revint à Paris avec toute sa famille et se lia étroitement . avec Mme de Staël, à la défaveur de laquollo il ne craignit pas de s’associer et qu’il suivit dans son-exil. Il ne revint à Paris qu’après la chuto de Napoléon, mais se tint constamment en dehors des affaires publiques. On a de lui : Dithyrambe sur la mort de M. le duc de Derry et sur les dangers de l’Europe (Paris, 1820) ; Notes critiques, remarques et réflexions sur le Génie (lu christianisme (Paris, 1803, in-8°) ; le Repentir, poème en sept chants (Paris, 1817), etc.

SABRAO, île de l’Ocèanie, dans la Malaisie, archipel de Sunibava-Timor, à l’E. de l’Ile Flores, dont elle est séparée par un détroit, par 8» 20f de latit. S. et 121 de longit. E. ; longueur, de l’E. À l’O., 44 kilom. ; largeur, 22 kilom. Elle est gouvernée par un rajah indépendant qui habite dans l’île d’Adinara. presque tous les habitants de Sabrao, d’origine malaise, ont été convertis au christianisme par les missionnaires portugais.

SABRATA, ancien nom de la ville de Sa-

BART.

SABRE s. m. (sa-bre — allemand sdbel ; du hongrois szablya, serbe sablja, valaque sabje, même sens). Sorte de grand coutelas recourbé qui ne tranche que d’un côté ; Sabre de caoalerie. Sabre U’infanterie. Donner, recevoir un coup de sabres.

— Fig. Emploi de la force militaire : Il n’y a que tes peuples ignorants qui aient une aveugle admiration pour te Sabre. (Mme de Staél.) Les questions politiques se tranchent à coups de saurs, mais le sabre est impuissant contre les questions sociales. (E. de Gir.)

Coups de sabre, Coups appliqués avec lo tranchant d’un sabre. || Coups de plat de sabre, Coups appliqués avec le plat de la lame d’un sabre.

Traineur de sabre, Militaire qui affecte des airs vantards et tapageurs, qui cherche à imposer, à inspirer la crainte.

— Pêche. Espèce de truble.

— Techn. Nom donné à divers instruments de cuivre qui servent à écrémer le verre, et qui sont ainsi appelés à cause de leur forme.

— Ichihyol. Nom vulgaire des chirocentres.

— Bot. Variété de pois à longue gousse. Il Haricot sabre, Variété de haricot a gousse longue et recourbée.

— Hortic. Instrument tranchant qui sert, duns le jardinage, à tondre les haies et les palissades.

— Ititerjectiv. Sabre de bois ! Sorte d’exclamation dont on fait usage avec tes eufan ts.

SABRE-BAÏONNETTE s. m. Sorte de sabro court, qui peut être placé au bout du fusil, en guisii de baïonnette.

SABRE - BRIQUET s. in. Sabre court, à l’usage de l’infanterie et de l’artillerie à pied.

SABRENAS, ASSE s. (sa-bre-na, a-serad. sabrer). Personne qui sabre son ouvrage, qui travaille vite et grossièrement : Ce n’est qu’un sabrenas. Il Vieux mot. On dit aussi

SABRKNAUI , AUDE et SABRENAUDIER, 1ÈRE.

— s. m. Savetier :

Le sabrenasy consent ; il remporta La botte droite, et court à la maison, Laissant la gauche au pied du compagnon. Ducerceau. Il Vieux mot.

SABRENASSER v. a. ou tr. (sa-bre-nu-sô — rad. sabrenas). Exécuter vite et grossièrement : Sabrenassur son ouvrage, il Vieux mot. On a dit aussi sabrenaiider.

SABRENAUD, AUDE s. (sa-bre-nô, ô-de). V. SABRENAS, asse,

SABRENAUDER v. a. ou tr. (sa-bre-nô-dé),

V. SABRENASSER.

SABRE-POIGNARD s. m. Sorte de sabre court et droit, qui était en usage dans l’infanterie.

SABRER v. a. ou tr. (sa-bré — rad. sabre). Frapper à coups de sabre : Sabrer une patrouille ennemie.

— Absol. : Le révélateur veut qu’on croie en lui ; il ne discute pas : il ordonne, il prêche, il sabre. (A. Marrast.)

— Fam. Faire vite et mal : Sabrer un traval, une besogne, il Biffer largement, résolument : Corriger, sabrer son manuscrit. La censure a sabré ce drame.