Page:La Villemarqué - Dictionnaire français-breton de Le Gonidec, volume 2.djvu/158

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i32 TWC. n’aime pas les bavcurs ou les bavards. Voyez Gl.AOlllKK. llAnoi zÉcr/ , s. f. Baveuse. De phis , bavarde. l’I. (■(/. Eur raboiizéges eo chnaz ar plac’hik-honl , celte petite fille est encore une baveuse. Kal : buhouzcgézed z6 er géar-mañ , il y a luMucoup de bavardes dans celle ville. Vü)CZ Gl.AOLBÉUBZ. L.iDoizÉiiHz, s. m. Action de baver, de bavarder. Havanlagc ou bavardcrio. Badu, s. m. Guigne , espèce de cerise douce. Babucn , f. , une seule guigne. PI. bahucnnou ou sinipleinenl babu. Eleiz a vabu a zù bel warUité , il y a eu beaucoup de guignes l’année dernière. Baul’ek , adj. Abondant en guignes. Cou-Tcrl de guignes ou de guignier». Baulem , s. f. Cluignier , arbre qui porte des guignes, des cerises douces. l’I. balui :nnuu ou babuenned. E via ar blcüñ er babucnned , les guigniers sont en (leur. On dit aussi et même plus ordinairement gwczcn-vubu , arbre de guignes. Bak. Voyez Bac. Bakol , s. m. Un des os du derrière de la tète du cheval , opposé à l’encolure. l’I. 10«. En Vannes, bajol ou bachol (par ch français j. Bad , s. m. Étourdisscment, action d’étourdir. Situation, étal de celui qui est clourdi. Niaiserie. Havardcrie. Eblouissement. Etunnement. On dit aussi badires , dans le même sens. Bada ou B.iDAoci fde trois syll. , ba-da-oui], V. n. Etre étourdi , ébloui, étonné. S’étonner. De plus, badaudcr, faire k badaud. Ce verbe se prend aussi au sens moral , pour dire parler en étourdi , indiscrètement. Part, badet ou badaottel. Baded ounn oc h hô Mcvout , je suis étonné de vous entendre. Jiada ou badaoui a ril, vous parlez en étourdi. Ne réoñl némcd bada héd ann dciz , ils ne font que badaudcr tout le jour. Badala , v. n. Cailler, re.spirer en ouvrant la bouche involonlairemorii. Part. el.îc ra némél badala, il ne fait que bàiUcr. En Vannes , Badatein. Voyez Dic’hénaoli ft Dislé vi-gén. Eadalen. s. f. Dague , poignard. Vl.Baüalennou (Lng.) II. V. Badalébez, s. m. rüüllement, action de bâiller. Dalc’hed hù padaljre : , ma,- gellet, retenez votre bâillement , si vous pouvez. Ce mol est du dialecte de Corn. Vovez Dislé-VÉREZ. Babaouer. Voyez Bades. BADAODÉnBZ. Voyez Biadérez. Badaoui. Voyez Bad. BiDER ou Badaousr (de trois svll. , ha-damer ], s. m. Etourdi. Badaud. Niais. Qui s amuse à tout et admire tout. PI. ien. E Paris è wcteur Icalz a vadérien , à Paris , on voitbeaufoup de badauds. Badérez ou Badaocérez (de quatre syll.. ba-da oué-rez) , s. f. Etourdie. Badaude. Celle qui s’amuse h tout et admire tout. PI. éd. BARfinr.z. Voyez Bai». ’ Bahkz, s. r. Baptême , celui des sept sacrements de l’Eglise par lequel on est fait chrétien. Ce mot est [)eu ou point usité seul : on le retrouve cependant dans le» composés divadez et yourvadez.- — En Galles , fccrfez et badd. En gaël-écos. , 6a. Quoique ce mot et ses dérivés soient empruntés dans un sens au grec , ils ne le sont pas d’une manière absolue , puisqu’ils ont pour racine le c(lli(|ut badd, bain , immersion. H. V. Voyez Badi-SIA T. ’ Badèzi ou Badêz* , V. a. et n. Baptiser, donner , conférer le bapti’fne. Faire des baptêmes. Part. et. lli’i preùr eo en deùz vabadézet, c’est votre frère qui m’a baptisé. Uni eo a vadézù héd nr zizun, c’est lui qui baptisera, (lui fera les baptêmes toute la semaine. En Vannes, badnin.V.n Tréguicr, badéiñ.

  • Baoisiañt (de trois syll. , ba-di-siañt) ,

s. f. Baptême. Ce mol, le même que badez , est plus usité, quoique sa terminaison soit moins dans le génie de la langtic lirelonne. PI. ou. Ar vadisianl en deiiz bel, il a eu le baptême. Kalz badisiañlou az6 bêd hiriô , il y a eu aujourd’hui beaucoup de baptêmes. — Hors de Léon , badiañt. H. V. Bag ou Bak, s. f. Bateati. Barque. Canot. Chaloupe. PI. bagou ou bagcier[(ic trois syll., ba-gé-ier). E bàg é teùiiil , ils viendront en bateau. — En gaël.-ccos. , bak. H.V. IjÀg-éar , s. f. Aérostat , cspèee de balk)n au moyen duquel on peut s’élever dans Tair. PI. Bagou-éar. II. V. BÀG-T.iN , s. f. iîateau à vapeur. PI. Bagou-Idn. ( A la lettre B.vteau de peu. )Ce mot , on le conçoit , est récent en breton , mais régulièrement formé d’éléments celtiques. H. V. Bag-treiz, s. f. Bac, grand bateau plat servant à passer les voitures d’un bord de ri-Tière à l’autre. 11 se dit de tout bateau de passage. PI. bagou-treiz. Enn lu ail é ma ar vag-Ireiz , le bac est de l’autre côté. Baga, V. a. Embarquer, mettre dans une barque, dans un navire. Part. et. Bagid ar gicin , embarquez le vin. En cm vaga , s’embarquer. Voyez Léstra. Bagad , s. f. Batelée. La plénitude d’un bateau. La charge d’un bateau. On l’emploieaussi pour troupe. Troupeau. Assemblée confuse et sans ordre. Attroupement. PI. ou.Diou vagad pcsked hon eüz ■pakel , Tions avons pris deux batelées de poisson. Ann houidi a ia atô a vagadou , les canards vont toujours par troupes. Eur i-agad snovd , un troupeau de bêles à cornes. — Bagad-marclwgmen , brigade , corps de troupes. H.V. Bagéa , et, par abus, Bagèai , v. n. Conduire un bateau. Se promener en bateau. Naviguer par divertissement. Part, bage’el. Deüd da ragea gan-m , venez vous promener en bateau avec moi. Bagéer, s. ra. Batelier, celui qui conduit