Page:Figuier - Les Merveilles de la science, 1867 - 1891, Tome 5.djvu/142

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Fig. 126. — Machine à triple détente du Portugal (Vue en plan).


à peu de chose près celui de la Normandie.

Après cet exposé théorique, nous décrirons avec quelques détails les machines marines appartenant aux types que nous venons d’énumérer.

La machine du Portugal, paquebot des Messageries maritimes françaises, l’Eastwood et le Sobralense des marines anglaises nous donneront des exemples des types B et C.

Nous décrirons enfin et représenterons une machine d’un paquebot récemment construit en Angleterre par MM. Shanks and sons.

Les figures 126 et 127 représentent le plan et la coupe longitudinale de la machine du Portugal, construite en 1887 par la Compagnie des Messageries maritimes, et qui appartient, ainsi qu’il vient d’être dit, à ce que nous avons appelé le type B, c’est-à-dire celui dans lequel les trois cylindres, de diamètres différents, sont placés les uns à la suite des autres.

Les cylindres de cette machine sont portés d’un côté par les bâtis ordinaires des machines-pilons, et de l’autre côté, par des colonnes qui rendent le mécanisme plus aisément abordable.

Les trois manivelles sont calées à 90, 90, et 135 degrés, sur un arbre en trois pièces. Les tiroirs sont placés dans le plan de l’arbre moteur, et commandés par des excentriques calés sur cet arbre même.

La vapeur de la chaudière arrive, par le tuyau K (fig. 127), dans le cylindre d’admission A. Ce cylindre a une détente à course variable ; son tiroir est indépendant de la mise en train générale, et selon une pratique très souvent suivie aux Messageries maritimes, on fait fonctionner la machine comme machine à deux cylindres pour la manœuvre et la marche en arrière.

Le cylindre du milieu, B, a une détente et un tiroir. Sa boîte à tiroir peut recevoir directement la vapeur de la chaudière par la conduite E (fig. 126) ; mais, en marche