Page:Doyle - Le Ciel empoisonné.djvu/93

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de travail. Je regardai au dehors sans apercevoir nulle part le moindre signe de perturbation. Une route, sous mes yeux, contournait le flanc de la colline. Un fiacre arrivant de la gare, un de ces survivants des temps préhistoriques qu’on ne trouve plus que dans nos villages, peinait à gravir la côte. Plus bas, une bonne d’enfant promenait un bébé dans une petite voiture et en conduisait un autre par la main. Les fumées bleues exhalées des cottages donnaient à toute cette campagne un aspect d’ordre établi et de bien-être domestique. Ni dans le ciel d’azur, ni sur la terre illuminée de soleil, n’apparaissait une ombre de catastrophe. Les moissonneurs vaquaient à leurs travaux ; les joueurs de golf, par deux, par quatre, coulaient autour des « links ». J’avais un tel brouhaha dans la tête, de tels picotements dans mes nerfs trop tendus, que l’indifférence de ces gens me déconcerta.

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