Page:Doyle - Le Ciel empoisonné.djvu/68

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S’asseyant alors sur son bureau et balançant devant lui ses courtes jambes noueuses :

« Nous sommes, dit Challenger, en présence d’une terrible, d’une effroyable éventualité. Voici, à mon avis, la fin du monde. »

La fin du monde ! Nos yeux se tournèrent vers le grand bow-window, et nous regardâmes au dehors la beauté de l’été sur la campagne, les longues pentes de bruyères, les villas imposantes, les fermes cossues, les joueurs de golf sur les « links ». La fin du monde ! Tous, nous avions souvent entendu ces mots ; mais qu’ils dussent jamais avoir une signification actuelle et positive, qu’ils représentassent non pas une date vague, mais l’heure présente, le jour d’aujourd’hui, c’était une idée à faire frémir. Saisis, graves, nous attendîmes que Challenger continuât. Sa carrure, sa formidable silhouette prêtaient tant de force à la solennité de ses propos que, pour un moment,

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