Page:Doyle - Le Ciel empoisonné.djvu/111

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haut, la bonne d’enfant était couchée, la tête et les épaules appuyées contre le gazon du talus ; le bébé, retiré de la voiture, n’était plus qu’un paquet inerte dans ses mains ; tout près, derrière elle, un autre paquet, sur le bord de la route, représentait le corps du petit garçon. Encore plus haut, le cheval de fiacre, arrêté par la mort, reposait sur les genoux, entre les brancards ; le vieux cocher, déjeté sur le garde-crotte, laissait, comme un épouvantail grotesque, pendre absurdement ses bras devant lui ; la portière de la voiture était ouverte, et nous distinguions obscurément à l’intérieur un jeune homme, les doigts posés sur la poignée, comme s’il avait voulu sauter à la dernière minute. Le long des terrains du golf s’égaillaient, comme le matin, les formes sombres des joueurs, immobiles parmi l’herbe ou dans les bordures de bruyères. Un groupe de huit corps marquait le terme d’une partie à quatre menée

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