Page:Balmont - Quelques poèmes, 1916.djvu/120

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L’adolescent fait peur, lorsqu’il est chenu !
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Qu’est-ce, qu’est-ce qui fait ce frôlement, là-bas,
Qui est comme le bruissement des calmes eaux ?...
Qu’est-ce qui songe, à moitié endormi,
Croît et chante ?

Silence... Sérénité...
Le monde est sous minuit. Tout se tait.
L*âme de qui, de qui ? est entendue...
Qu’est-ce, qui résonne, plein de vie ?

C’est une voix, jeune éternellement, une voix.
Elle est presque, presque sans paroles,
Mais belle, mais sainte.
Comme le principe de tous les principes.

Une vague qui roule, —
Mais pas la Mer... Profondément
Respire la vie d’un autre songe.
Sous la Lune elle est si vastement aise !