Page:Archives israelites 13.djvu/149

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xsaamrxs. N3 lakliôth Ghedôloth, se placent les Scheeltdth de IIHJUD ttmt 31, rédigéesà peu près sur le même plan, mais sous forme de coti- sultations casuistiques, comme l’indique leur titre. Les éditions actuelles n’en contiennent, à ce qu’on croit, que la substance. Le dernier tiers du 1x· siècle et le suivant, jusqu’au commen- cement du xv, qui marque la chute du gaonat, sont remplis par dœ travaux de toute nature, casuistiques, liturgiques, lexicographiques; par des commentaires et des monographies, tous par- tant du Talmud babylonien comme point d’appui et régulateur (i). A cette période appartiennent encore les écrits polémiques soulevés par l’apparition du karaîsme, et qui tendaient à maintenir l’autorité de l’exégèse talmudique et de ses résultats. Parmi cette foule de productions, dont la plupart sont perdues pour nous, je citerai, dans leur ordre chronologique, les ouvrages de Tsémaclu, de Saadya, de Scherira et de son tils Haï (2), qu’on peut appeler le dernier gaon, sinon comme autorité locale, au moins comme influence synagogale et prépondérante.

Jusqu’à cette époque, en eiïet, et à partir déjà du rv• siècle de 4 l’ère chrétienne, la Babylonie était le centre et comme la métropole spirituelle du Judaïsme. Les contrées du midi de l’Europe et du nord de l`Afrique où habitaient descommuuautés juives, possédaient des docteurs, mais point d’écoles; et toutes les fois qu’il seprésentait un cas litigieux de quelque importance, non préiru ou nou décidé par le Talmud, ou en référait aux académies • de Babylone, dont les traditions authentiques et ’la discussion contradictoire otlraient plus de garanties à la saine balakha. Isis * vers la tîn du x= siècle (3), dilérents événements, et notamment un fait mémorable dont nous aurons à parler, ravirenfà la Baby- louie le monopole de la science religieuse. Ce fait est la capture des quatre célèbres rabbins voyageurs, qui, partis de Bari (4)

(l) Voy. Steinaclmeider, Enqclop. deErscIa et Grubes, att. Jidùebe Li- tauhw, p. 387.

(2} lia: Régis.

(3) Voir fest, Àllgeus. Gael. les Israeli!. Yollu, t. II, p. 245; Zuna, Gelleeliaadl. Yertr. der Judas, p. 364, et les anciens chroniqueurs cités par ce dernier.

(4) Ville et provineedu royaume deNapl¤. C’est aimi dlïill •|’on explique E NRJ de nos elnuuiquu.