Dictionnaire de la langue française du seizième siècle/A

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Editions Champion (p. 1-99).


DICTIONNAIRE


DE LA LANGUE FRANÇAISE


DU


SEIZIÈME SIÈCLE


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A


A. Marqué à l’A. De la meilleure qualité. — Quant à ce proverbe, il est des bons, il est marqué à l’A, il sent plus son menu peuple que les autres : il est toutesfois fondé sur quelque raison, ou pour le moins apparence de raison. Car la monnoye faicte à Paris est marquee d’un A . . . et on ha opinion qu’elle soit la meilleure laquelle opinion vient de ce qu’on pense qu’il y ait plus d’esclaireurs. H. Estienne, Preeellence, 147. — J’av ouy dire maintesfois qu’un homme est marqué à l’A, quand on le veut qualifier très-homme de bien, et, si je sçavois bien que cela estoit emprunté des monnoyes mais parce que Henry Estienne en son livre de la Precellence de la langue Françoise en a fait estat, je ne seray marry d’en faire icy mention. En toutes les villes esquelles il est permis de forger monnoyes, on les marque par l’ordre abecedaire selon leurs primautez, afin que si elles se trouvent trop faibles d’alloy, ou de poids, on se puisse addresser contre les Maistres des monnoyes des lieux. Paris, pour estre la Metropolitaine de France, est la premiere, et pour cette cause la monnoye que l’on y forge est marrée à l'A. Et d’autant que les Monnoyeurs de ce lieu-là peuvent estre enduirez de plus prés par les Generaux des Monnoyes, qui y resident, on y a tousjours fait monnoye de meilleur alloy et poids qu'en autres villes. Qui a donné cours à cest adage. E. Pasquier, Recherches, VIII, 23.

A, prépositicm. — A s’emploie souvent d’une façon qui s’écarte de l’usage actuel devant certains mots indiquant le temps. — Apres devisoient des leçons leues au matin. Rabelais, I, 23. — Consideroient l’estat du ciel, si tel estoit comme l'avoient noté au soir preeedent. Id., ib. —— Ung Berger, ramenant au soir ses brebis, le trouva assis parmy les pierres. Marg. de Nay, Heptam., Prol. — Vous . . . nous lirez au matin de la vie que tenoit nostre Seigneur Jésus Christ. Ead., ib. — Le jour s’esteint au soir, et au matin reluit. Du Bellay, Regrete, 53. — M’esveillant au matin, devant que faire rien J’invoque l’Eternel, Ronsard, Resp. à quelque Ministre (V, 411). — J’ay


faict à ce matin, depuis l’aube sonnée. Par le chant de noz coqs, un manche à ma coignée, J. Béreau, Eglogues} 3. — Ou comme l’on voit luire au soir le beau visage De Vesper la Cyprine. Ronsard, Hymne de l'or, (1V, 3 ! t5). — Quand vous serez bien vieille, au soir, à, la chandelle. Id., Sonnets pour Helene, II, 43 316). — Au lendemain… prindrent chemin Gargantua, son precepteur pornocrates et ses gens. Rabelais, I, 16. — Caracalia à l’une foys occist les Alexandrins : à l’autre desfit la compaignie de Artaban. Id., IV, 36.

A s’emploie dans le sens de pour devant un mot indiquant le but : verbe à l’infinitif, nom ou pronom. — A quoy prouver je vous pourrois renvoyer au livre de Laurens Valle contre Bartole. Rabelais T31.0. Nostre unie qui est fori nee à aimer, son affection, estant departie en plusieurs, s’en affoiblit et revient presquesà neant. Amyot, Pluralité d’amis, 2.— Nous sommes nais à Élues-ter la verité. Montaigne, III, 8 (IV, 18). — N’ayant pas de quoy à se faire enterrer. BRAN-T (3, Cap. tsar., Pedro de Toledo (II, 25), — solente main Qui s’estendoit naguere à mandier du pain. Aubigné, Tragiques, I (IV, 36). — mant … IL à paix, non à guerre : animant né à jouissance mirificque de tous fruictz et plantes vegetables, animant né à domination pacifique sus toutes bectes, Rabelais, III, 8. — Ne vois-tu que le jour se passe ? Je ne vy point au lendemain. Ronsard, Odes, II, 10. — Cest animal n’estoit pas na y Un tel service. MONTAIGNE, Ill, 8 (IV, 29). — Vestris môn livre à peu d’hommes et à peu d’années. ID., III, 9 (IV, 94). — Une. troupe d’amoureux qui la reeherchoyent à mariage, Jean de Champ-Repus, Ulysse, Argument. — Pour autant que leur qualité naturelle est ilz font ce à quo ilz sont nez, et non pas ce qu’ilz veulent. Amvot, Hire 21Eatiop.e III (36 r°). — Je ne me pais de l’aure populaire . . . J'escry à ceux, ceux dy-je, qui vous semblent, Car des sçavans on a la vraye estime. Fourcadel, Oeuv. poet., p 142. Qui ne vit aucunement. à autruy, ne vit guere à soy. Montaigne, III, 10 (IV, 126.). — A quoy me tourmentes tu ainsi sans utilité? A. SEVIN, trad. du Philocope d BOCCACE V (98 ro). - Les cm- paignons à chaque morceau le prioient se retirer .qui n'avoient autre response, à quoy in y ameniez vous? Du FAIL, Bc 1rix. d'Entrapel (1, 27). - Mais à quoy pour les corps ces despences estran es, Si ces corps n'estoient plus que cendres et que fanges? AUBMNÉ, Tragiques., VII 286).

A se place devant un attribut avec le sens de pour, comme, en qualité de. - I l lu y donna femme sa sœur Isis. LE.NIAIRE DE BELGES, nibiliStr., I, 7. - Les humains pourront s'a..sseoir à table avecques nous, et rio Déesses prendre à femmes. RABELAIS, Ili.51 - Le Roy Piolornaeus voulut communiquer l'honneur du diademe royal, et la faire Royne, la demandant à femme. AmyoT, Gracchus 1. - Maint jeune gars à femme me desire. FoRc.An Œuv+ poet., p, 272.. - Drvas.., leur demanda Daphnis à Inary pour Chloé, Amie oT, Daphnis et Chloé, Ill 59 ro). - Irai-je .supplier Pour aux Seigneurs Nomades m'allier, Qu'ai dédaignez i maris si souvent? 1.4;s MA- SURES, Eneide, IV, p. 194. - l'a.voit envoyé pour sçavoir si elle le voudroit à mari. FAUC'EET, II, 17. n nostoc ins- tant furent aussi ii,Taineuz Par ]nea.s Crethon, Orsilochus Lesquels avoient Diocleus pere. SA LM!, Iliade, V, 86 vo. - Cet Alpheus eut ja.dis pour enfant Orsilochus, qui fut Roy triumphant, Lequel apres eut à Fils legitime Diocleus h Prince mal:pardi-ne. Ton pere... Mes freres et mon pere„ eu son injuste guerre, Cruel a faict mourir, pour usurper leur terre : Puis sachant que de droit elle veriolt à niov, A sa bru nie vouloit pour t'en faire le roy. P. DE BRACH, Imitations, Olin-tpe, 63 VÔ. - Affin que tost et sans sejour Cori-vinssent tous ensemb.Ie, pour Choisir à ro:r- celluv d'elitre eulx Qui seroit sen 5 faire faulx tour Le plus triurriphani et pompeux. FIAU.DENt, Apo- logues d'Esope, I I, 22. - [Cae.sail penetra jusques à la grand'iner ()ceane, subjuguant toutes les na- tions qui' paravant ne recognoissoyent point les Romains à seigneurs. 4.zioinroT, César, 12. - Du seul Dieu des Chrestiens humble serf je m'avoue, Et tout autre à. Seigneur que luy je desavoue, Pi- n RACt Plais. de la vie rustique. - Les Sumaritains qui se sont aydez des lettres de Moyse, qui auroient suivy à patron les Chaldaïques. LE LOYER, hris des Spectres, V111, 7. - J'ay, dit le bon homme, à nom E'.utychus. AMYOT, Antoine, 65. Ce Picard a.voit en sa maison une chambrier° assez qui avoit à nom Ali2.011. JEA.N DE LA TAILLE, les Corrivaus, Prologue. - La Royne... enfanta. un fils qui eut à nom j chan, Titr.v ET, COS- Mogr., VII, 2. - Si fut le propos de l'évesque de Grenoble tenu a hon. LOYAL Si•: FiviTEuR, 1- di Bayant, 2. - A l'adventure. que le peuple se voyant victorieux se saoulera facilement de la guerre, et que les Romains.„ auront maintenant a cher un prince dais lxet aimant /a justice. AMYOT, Numa, 6. -- Je n'avois à suspecte ceste prosperité. TillARG. DE VAL 11:1 1S , MértiOireS, p.1 g.


A s'emploie comme de, pour marquer tin rapport d'appa.r Lenance, de possession. - L'espouse a Ju- piter et sa fille Pallas Ont charpenté ma nef. R.ON- SARI),Hymne de t.'alays et de Zethés. - La bien ayinée con nripagne à Pluton estendoit les tendues de toutes parts. LA_RtvEy, trad. de STEAPA.ROLE, Vile Préamb. - Desjà le point du jour peu à peu s'avaliçoiti Et la femme à Tithon son chemin, commençait. DESPORTF.S, Elegies, L. II, Euryks. - Tousjours derriere muy je retourne les yeux, Comme la femme à Lot ayant quitté sa terre, 1n., Sonnets spirituels, 10. Quand la


feutrine à Syphax sans avoir peur des armes Tra- verse librement et soldats et gerisda.rmes. MONT- CH B. P. STIL Nt, la Cartaginoise, III, p..136,. - Maistre ehan je suis le seigneur EL le man.' • Antoinette, BELLEAu, la ReCOn n V - Comme quand fi contreint la main de naine. éprise Du pere aux Dieux soudain son tonnerre laisser. BAÏF+ Ain. Meline, I, A Ronsard (I, 51). - Vous cognais- sez Billette, servante du père à. Susanne. VEY, les Escoliers, I, 2. - Mere à Memnon, ton char d'or jaunissant Arreste un peu. BAÏF, dm. de Meline, 11 (1, 85). - Cette flateresse sacreron'nous en don A la mere à Cupidon? .M.A.GNYt GaydeZ, p. 4. - Tousjours la mere Memnon te caresse. BELLEAU, Bergerie, 2e journ, la Cigale, Fils i D eesse, à ton meilleur avis Que te semble-il maintenant estre à faire? DFs MA- SURES, Eneid-e, I, p. 42. - Consequen-tment louons pour son mente La fille unique a Cesar Ires sa.tré. LET•IAIRE DE BELGES, Chan$0.01S de Na- mur. - Dieu Bard la fille au roy Loys, Qui me re- çoit quand on me chasse. MA ROT, Épiseres, 44. Vien, Prince, vieil : la. fille au Roy de France Vela estre tienne. "ID., Chants. divers, 9.- Europe alors la pucelle tendrette Fille à Phenix dormoit en sa chambrette, BAÏF, PoemeN, L. IX (H, 422}, Voici venir Cassandre la pucelle Fille à Priam. DES MASURES, Eneirde, II, p. 82. - Il n'est pas temps d'ainsi pleurer, Juturne, Ce lui dit fors Jun°, fille à Saturne. ID., ib., XII, p.. 622. - La fille à Pharaon, merveille de son temps, Agençoit ses cheveux. Di BARTAS, 2e Semaine, 4e Jour, Le Magnificence. - La fille àSeianus. MONTAIGNE, III, I (III, 255). - C'est nostre cher, le duc de Nemours, nepveu de nostre prince et frère à vostre royne. LOYAL SERVITE.U.R„ Hist. de Dayan, 54. - Je iuy dy que restois le frère à Marie. LA- RIVEY p le Laquais, IV, 1t - Lune est madame Si- cambrie soeur au Roy Priana... et lautre est ma- dame Theano soeur a la Royne Hecuba. LE Cri AIRE mI BELnES, illustr,, I, 41. - La sœur au Dieu Phebus ne Ille dedaigne pas. B141Eittr, Eglogues, 4. - Madami de Fontaines... soeur à feu M. de Tor- cy. BRANTôer[E, Ca,p. estr., le Conte .e..rliguemone 163). - Aussi fauldra peindre sur ce tumbel L'antique histoire au beau Luciabel. MAROT1 Epi- replies, 10. - Secondement fois l'histoire a Clo- taire, Roy des Françoys. J. BOUCHET, Epistres morales du. Traverseur, 11,11. - Sur la. bouche à Madame... J'alloy cueillant un baiser savoureux. BELLEAU, Petites Inventions, Amour rnetlecin - on aine} tu te pers, et. t'enfuis esgaree Sur la bouche vermeille à, ma belle maistresse. ID., Bergerie, 2e Journ., Baisers.

A s'emploie dans le sens d'avec, pour marquer l'accompagnement, le moyen, la manière. « Je tire i vous de l'erbalestre, » c'est a dire 7 « Je tire- ray avec vous de l'erbalestre. » FABni, Art de nhe- tor., I, ta. - Themistocles à peu de gens les des- confit. RAD E LAS, II! 2G,- Que] appetit et visage de chasse s'estoit reservé celny de ses ancestres qui Wallon jamais aux champs à moins de sept mille fauconniers? MoxrAtGrit, I, 42 (I, 362-363). Ce que voyans eeulx qui le servoyen.t, le lieront à gros cables. likrumAis, il, 4, - Voyez là les Geans.... Donnez dessus à -vostre mast gualante- ment. ID9 III 29.- On ses ouvroit parie mylieu et fermait à un ressort. In., II, 33. - Le Darda..nois contre ces pars éparses Va de furie. A son glaive inhumain, D'Auxur en bas mite ia senestre main, Et tout le tour de l'écu avalla. DES MASURES, Eneide, X, p, 528, - Les gourmands font leurs fosses à leurs dents. Proverbe, dans H, EsTIENT'llE Preccitence, 211.. - Qui ha mes-0er du feu, à son doit le quiert. Ib., 220.. — A difficulté seroys je receu en la premiere classe des petitz grimaulx. RABELAIS, II., 8.

Chez certains écrivains gascons, à s’emploie souvent d’une manière explétive, devant des compléments qui, dans l’usage ordinaire, ne sont précédés d’aucune préposition. — Si vous avez envye de me veoir, je l’ay encores plus grande, sans comparaison, de vous veoir à vous que vous à moy. MONLUC, m Lettres, 202. — J’ay prié le sieur de Moreau… d’aller de ma part vers voz Majestés pour vous faire entendre au vray lestai des af- faires de deça… vous suppliant très humblement le vouloir entendre comme à moy-mesmes. ID., ib., 245. — S’il entroiet dens la rue, la compaignie qu’estoiet dens la ville les tliueroiet ou à leurs chevaulx. ID., Commentaires, L. I (I, 117). — Il mlaymoit autant qu’à cappitaine de France. ID., ib., L. Il (I, 253). — Desquels n’y moreust que M. d’Assier, que ra, ymois plus qu’à moy-mesmes. ID ib. (I, 256). Les aultres soldatz appelloinet aux nostres pioniers gastadours. 1 1)„, ib. (I, 210). — Les Huguenotz pensarent en eschapper à bon marché, et que je ne les punirois pas à eulx. ID., ib., L. V (III, 72). — Il me devoit par raison mieulx ayrner que non à ceulx qui le conseilloient de faire au contraire de ce que je luy In., ib., L. VII (III, 340). — Je les vous donne dong ; mais non pas pour les voir Vous tuer comme à moy. P. DE BRACH, Arni5Frir d’Aymee, L. II, S. 16. — Je vous invoquerai, ô saint trou- peau des Muses, Et à toi, Delien. ID., Poernes et Mesl., L. III, Ekg. 1. — faut, il faut qu’aveugle Ion l’appelle, Et non à moy, qui aveugle estimé Du peuple aveugle, aveugle suis nominé. ID., Imitations, Aminte, Prol. — Nous leur donnons [aux animaux] un ires grand avantage sur nous, de faire que Nature par une douceur maternelle les accompaigne et guide, comme par la main, à toutes les actions et cornmoditez de leur vie, et qu’à nous elle nous abandonne au hazard et à la fortune. MONTAIGNE, 11, 12 (II, 171). — Le Latin me pippe par la faveur de sa dignité, au delà de cequi luy appartient comme aux enfants et au vulgaire. ID., Il, 17 (III, 22). — Nous disons d’aucuns ouvrages qu’ils puent à l’huile et à la lampe. ID., 1, 10 (1, 50). — Je hay à mort de sentir au flateur. In., I, 39 (I, 322). — Je le menay [Montaigne] en ma chambre, où j’avais son Livre l ; et là, je luy monstray plusieurs manieres de par- ler familieres non aux François, airs seulement aux Gascons, Un Paie-rostre, un Debte, un Couple, un Rencontre, les bestes nous fiaient, nous requierent, et non nous à elles, ces ouvrages sen.tent à l’huile et à la lampe. E. PASQUIER, _ Lettres, XV1I1, 1.

A se rencontre" devant le second terme d’une comparaison. — Il est greigneur nampas de cor- pulence Mais de sçavoir a Homere et Hortense. MICHEL D’AmB o isE Complaincies de l’Esclave fortuné, 57 y0.

A entre en composition dans des adverbes, des prépositions et des conjonctions :

A bas, V. Bas.

A ce que. Afin que. Et le feray imprizner à ce que chascun y apreigne comme je ay blet. RAB E- LMS, II, 20. — A ceste fin j’ay composé ce present livre. Et premierement Pay mis en latin : à ce qu’il peust servir à toutes gens diestude, de quelque nation qu’ilz feussent. Argum. —Dieu leur a donné quelque petite sa- veur de sa divinité, à ce qu’ilz ne prétendissent ignorance pour excuser leur impieté. ID., ib.,


II, p. 58. — Je rnettray la crainte de mon nom en leurs cœurs, à ce qu’ilz ne se destournent point de moy. ID., ib., p. 75. — Le Seigneur a envoyé à. son peuple de la viande celer te par la main de Moyse, à ce qu’il ne perist point de faim. In., ib, VII, p. 437. — Celuy qui a limité nostre vie… nous a faict prevoir les periiz, à ce qu’ilz ne nous peussent surprendre. ID., ib., VIII, p. 506. — Il est expedient que des bectes si dangereuses soyent marquées, à ce que chacun les congnoisse, de peur d’en recevoir dommage par faute d’ad- vertissement. ID., Contre les Libertins, fi (VII, 161). — J’ay… depesc1i Malicorne : à ce que par luy je soys acertainé d’ton portement. RAB Fi — LAIS, IV, 3. — Les dames… s’esclatterent de rire, et feirent signes aux paiges, à ce qu’ilz houstassent leurs atours. ID., IV, 10. — Pantagruel… corn.. monda… toutes les munitions des naufz estre en terre exposees, à ce que toutes les chorrnes feissent chere lie. ID., IV, 25. — Pantagruel /ours feint une briefve remonstrance, à ce qu’ilz eussent à soy monstrer vertueux au combat. ID.p IV, 37.. — A ce qu’il ne te semble que je parle à credit, je Vallegueray mon a_uilieur. TA I-I UREAU ler Dial. du Democritic, — Les autels et temples ne sont inventez à ce qu’il soit loisible aus meschans d’y tuer les bons. L. LABÉ, Rebat de Folie et d’Amour, Disc. 5. — Comme ceulx d’Athenes eussent con- damné Athenodorus à l’amende… il pria Alexandre de vouloir escrire pour luy, à ce que l’amende luy fast remise. Amyot., Alexandre, 29. — Tu me pries que je te gouverne et que raye coing de toy, à ce que tu ne sois pauvre et souf- freteux de tout point. LA BOÉTIE, Mesnagi de ’Ven., 5. — Voicy le médecin que j’avais mandé à ce qu’il vint voir sa maladie avant qu’elle s’en allant aux champs. JEAN DE LA TAILLE, les Corri- paus, 111, 1. — Jacob servit quatorze ans Laban, fils de Nachor, à ce qu’il peut avoir à femme Ra- die’. CHOLIÈRES, 5° Matinée (p. 199). — En ceste conséquence fut le serpent d’aerain eslevé par v sur un long-boys à ce que ceux qui es- toient mords du serpent, en le voyant seulement, fussent gueris. Du FAIL, Contes d’Eutrapel, 34. — Je diraipareillement quelque chose de la Chasse, et des autres exercices du Gentilhomme, à ceque nostre vertueux Pere-de-famille, en faisant ses affaires, se recree honestement. O. DE SERRES., Theatre d’Agric., Préf. — Licurgus ordonna que les filles vierges fussent mariées sans douaire d’ar- gent, à ce que les hommes les espousassent par leurs vertuz, non pour l’avarice. BRANTÔME, des Dames, II (IX, 698). — Ceux du chasteau… sur la n-uict traittoyent avec le capitaine Caesar, qui estoit en garde de ce costé, à ce qu’il les laissast sortir pour une somme d’argent. AuBiGra, Hist. Unie., III, 1L

A certes, Acertes, Adcertes, V. Certes. A coup, Acoup, Y. Coup.

A dens, A dent, Y. Dent.

A Verte, v. Alerte.

A mont, V. Amont.

A par, v. Par.

A stheure, Asteure, Amure, v. Heure.

A tant,’liant, Y. Tant.

A tard, Atard, v. Tard.

A tout, Atout. Avec (Tout ne sert qu’a renforcer la préposition à qui signifie avec). — Préposition. A tout sert à marquer l’accompagnement, la ca- ractéristique, le moyen.

A tout, préposition marquant l’accompagne- ment. — Elle arriva finablement saine et sauve en la ceste de Bisquaye, à tout trois ou quatre na- vires seulement. LEMAIRE DE BELGES, Couronne Margaritique (IV, A tout ceste grande, noble et puissante armee,’empereur Osiris cir- cuyt toute In.. terre universelle. ID., niustr., I, 7, partit d’Egypte à. tout une grosse armee. ID., ib., I, 8. — Je seray après vous à tout le reste de la COMpaigflie.. LOYA.L SE RlilTE1r11.5 HiSL. Hayart, 53. — Pour remuer encor en France avec le prince d’Or : luge, qui venoit d’Allernaigne à tout une gro.sse armée. BRANTôMEI Cap. franç., Maresehal ele Cossé {IV, 88). — Des FFeaux de vos ou.ailles à tout leurs toisons espesses et drues, VOUS ne vous pouvez bonnernolt passer, LE bl AIR g DE BELGES, illusir., I, 22. — De. Iespaule dextre luy pendoit escharpe son carquois fait de cuir bivre à tout le poil. ID., ib., I, 42. — A ce jour la y a plusieurs jeunes homines… qui courent tou› nuds parray la ville, frappons par jeu et en riant avec. des courroyes de cuir atout le poil, ceulx qu’ilz rencontrent en leur chemin. Arvt OT, CéSar, 61. De-ssus le flanc la belle panetiere A tout le Foi !, la trompe forestiere Au ventre creux. BEL- LEAUI. la Bergerie, ire Journ., la Chasteté. — Puis à tout son ba.slon de croix guaingria la broche qtea.voient faict les ennemys. RA13ELAIS5 15 27. — Estant si fort esperdu de tra.yeur, que de se jetter à tout son ensciigne hors de la ville, par une canon- niere. il fut mis en pieces par les assa.illa.ns. MoN- T A NE, I, 17 (I, 76), — Les plus jeunes T’iront à la chasse des bestes, à tout des arcs.. ID.., 1, 30 261). mt-lilleur sera de les planter à-tout leurs racines, sans rien leur roigner, 0, DF. SERRES, f Theatre d’Agric., 4..

A tout, préposition marquant la ca.ractéristique. Lig. noble. vieillard à tout sa ba.rbe chenue se jetta aux genoux du jeune Duc Achilles. LEMAlriE DE BELGES, Illustr.., 19. — Sur ceste entre- prise Vint arriver (à tout sa. barbe grise) Un bon vieillard. MARoT, Epistres„ 2. — Frerot à tout SOD accoustrernent de velours incarnat… et Fabritia avecques couronne de laurier. RABELAis, Scio- m.achie. — Là veis.n-ies des Prœultous et Chiqua- nous gens à tout le poil. ID., IV, 12. — Voila une description qui retire bien fort à l’equippage d’un homme d’armes François, à tout ses bardes, Mo N- TAWN II, 9 {II. 106), — Le roy de Navarre, qui venoit que de fraiz dresser sa garde, pria Mon- sieur qu’elle fist la. première poincte, qui la fit très-bien ; et la fit beau voir atout leurs beaux rnandils neufs de veilours jaune., avec du passe-ment d’argent et noir. Bi#ANTÔME5 Cap. franç., M. Louis de Nevers (IV, 382-883).

A tout, préposition marquant le moyen. —Pa- ris Alexandre voyant le Soleil abaissé… recueillit à tout sa lkoulette ses troupeaux de brebis, chievres et moutons.F.J.sparse LEmAIRE. DE BELGES, fileeir., 1 35. — Les autres rfemine.s des Cimbres] se pendirent aux arbres prochains, aux timons de leurs chariotz, —voire à tout leurs cheveux mesmes par faulte de cordes. ID.., ib., III, — Eu grande peine se °nanan pour prendre tout. ]a. langue quelque lippee. RABELAis, t.t. — Je luy baillis si vert dronos sur les doigts à tout rnon javelot qu’il n’y retourna pas deux fois. ID., II, 14. — Jamais Ma.ugis hermite ne se porta si vaillam- ment à tout son bourdon contre 1es Sarrazins… comme foist le moine à l’encontre des ennemys avec le baston de la. croix. ID., I, 27. — A tout une si faible puissance, qu’il se trouva entre mains à l’entree de ceste guerre… iI conquit de grands pais, et prit plusieurs bonnes villes. AMY in, Sertorius, — Les soldatz… Pomme- nerent elle et se_s best.us, en la. clia.5sant devant eux à tout de razier, comme on feroit une chevre ou mie brebis. ID., Daphni$ et Chioé, L. ri (ai


— Nul ne fui veu., qui n’essaiast en son dernier souspir de. se venger encores : et à. tout les armes du desespoir consoler sa. mort en 1 ; 1 mort de quelque ennemy. MeNTAiGNE, 1, 1 (I, 8). — faut retenir à tout nos dents et rios grilles l’usa.ge des plaisirs de la vie, que. nos ans nous arrachent des poings. ID., I, 38 (I, 313). — Ce fut luy [Porn- peiusi… que Sertorius battit en Espaigne à tou.t ces belles armes, qui ont aussi servy— Enmenes contre Antigonus. II, 12 (I/, 200). — Nails voyions depuis… Androdus conduisant ce lyon tout une petite. laisse. ID., ib. (tI, 204). — Les Caunieusw prennent armes ers dos… et vont cou. ra.nt toute leur ba.nliene, frappant l’air par-cy pa.r-là, à tout leurs glaives, IL, ib. (II, 282). L’esteuf, il le prend à la main ga.uche, et In pousse à tout sa raquette. ID., ib. (Hi se2. — Ils onrt une grande abondance de chous cabus, qu’ils hachent menus à tout un instruirient expres. ID., Journal de voyage, p.. 105. — ne font pas tant malitieusement, que lourdement et grosslere- ment, les ingenieu-x, à tout leur mesdisance. ID., 1, 36. 0, 292).

A tout, adverbe., marquant une idée d’accom- pagnement. — Et de fait luy osta le demorent de son dra.p et s’en va à tout. NicoLA3 DE TROYES, Grand Parangon, — Ce levrier avait ceste as- tuce que de la patte il renversoit Ie pot qui bouil- loit au feu et en prenoit la. chair, et s’en alWit à tOUt. DES PErliEltS5 Recr.„ 18. — il gaigua un bon butin, et s’en retourna atout en nsle de Samos. AbiYo ; trad. de DIODORE, XIII, VI. Les Beotiens… ayant pris aucunes petites \ril- lettes, et gaigué grande quantité de butin, s’en retournerent à tout au pa rs de la Beoce. ID., ib, , XVI, 13. — Theseus et Pirith.ous s’en allerent ensemble en la ville de Lucedaèrnone, là ou ilz ra.virent Helene… et s’en fouirent à tout. In., Thésée, ai. — LeS Vestales… prirent sur elles ce qui estoit le principal et le plus digne, et s’en fouirent à tout le long de la riviere, Caenale, 21. — y en eut soixante el ; dix huit qui ailerent en une rostisserie, ou az saisirent des broches, des coupperets et cousteaux cuisine, et se jetterent hors de la ville atoul„. ID., Crassus, 8. [Alexandre) ayant occis de son espee deux des Barbares qui esloyent couchez a.0 long du ieu, y ravit un tizon, et s’en recourut atout vers ses gens. ID., Alexandre, 24. — Je voyois Chloé à mon aise, et maintenant Lapes qui l’a ravye s’en va à tou.t. ID., Daph.n et Cht0d1 IV (77 r°). — Si ne me sentoy-je troublé Tant qu’a.voy te ventre à la table, Mais je n’ay eu ferme ny stable le pas ny J’esprit atou.t Depuis que ray esté debout. BAÏF, t’Eunuque, IV, 5. A /out, adverbe, se rencontre aussi pour expri-mer ridée de moyen. — 11 a esté si fin, QUe de nouer bout contre bout Deux grandes na_ppos, pour à Lou L En la cave me devaler. BAÏF., te Brave, Ill, 2.

A val, v. Aval.

Ange. Age. BaS aage. On désigne par Ce nom la jeunesse, et non fi’as seulement la premiére enfance, — Il [Alexandre] commença à ordon- ner le.s affaires de son estat beaucoup mieux que tout le monde n’esperoit, pource qu’il estoit fort jeune cl peu estimé de quelques uns, à ca.use de son bas eage, _Amy0T, trad. de I)io- DoRE, XVII, 1. — Pres de La.ngres furent vain- cuz les Alernans par Constantin le Grand, es- tant encor de fort bas a.age, TELEVET, Cosmogr., XIV, 19. — Les uns sa, bea.uté meut, les a.utres son ba.s age (de Polyx.éne]… Ma.is tous prisent son cœur si magnanime et fort. R. GARNIER, la Troade, 2104.. — Ledit Medeci•1 miad.miroit d’estre si, dextre aux opérations de chirurgir veu lo bas aage que rali01.5. AMUI. PARÉ, Voyage de Turin. — Ceste rené fut verve en fort bas aage, ayant perdu le roy Louys, son rnary, qui, fort jeune, mourut en une bataille. BRIN E des Daines, II (IX, 610).

Hault aage. L’âge qui vient après la première jeunesse. — La fille es toit en bault aage, nubile, cognoissant l’iniquite du père, qui laissoit moisir son pueellage de 1.JiLur de démoisir ses esc.uz. MARC. DE _NAV" Heptants t4.

Moyen aage. — II estoit grand personnage, beau et plaisant à regarder, jeune, de moyen aage, et de bien bonne grace. LE MAçoN, trad. de Boc CàCEI Decarn., II, 2. — LOFS elles doi-vent cher cher et accepter telz, ausquelz soyent decen tes femmes verve, s, hommes de moyen aage, sobres, revereridz, experlmentez, et de bonne reputation. P. DE CHAN (. ; y, instiwtion de hl femme chreflienne, 111, 7. — Jamais Prince ne recelai tant. d’heurs dés son enfance, ny tant de heurts de fortune sur, son moyen nage jusques à la mort, que ces tuy [Federic II, né en 1194, favorisé par la fortune jusqu en 1221e mort en 12.50j. E. PASQuIEB} Re cherches, VIII, 5 — Sur mon moyen aage, en l’an 1564, ceste grande et fameuse Université de Paris rue nomma… pour plaider sa cause contre vous. In., Lelerrs, III, 3.

Bon aage. — Ces darnes qui sont ensemble., et se monstrent assez de bon aage, sont tes deux tantes, LIMAIE D E BELGF.s, atails.rr, „ I, fil, — Za.mbelle avoit atteint une bonne aage. Trad. de FoLFNGo, Merlin Crincecrie, LE IV (I, 92).

Aage de discours. Age de. raison. — Estant par venu en l’orage rassis et de discours. Trad_ de E.tr,.1„ Disc. fantasti de Justin Tonnelier, III tP, 87).

Fleur d’aage. — La fleur d’aage se meurt et passe quand la vieillesse survient et la jeunesse se ter mine 131•1 fleur d’aage d’homme faict l’enfance en la jeunesse : et le premier aage meurt en l’enfance. MONTAIGNE, II, 12 IIt 3811.

Bas d’aage. — Par ce qu’est trop bas d’eage (car il n’a encores cinq ans accomplys), RA_BELAISJ I, 50.

Aage. Vie, — Elle passa grande partie de son aage sans estre mariée. MAR G. D E NAY." Hepia ; rit.„ 110. — Bien loin outre la mer Je veux aller bien loin mon BAÏF., Eglogue 2. — Ce n’est rien nosi.N âge fulardt3i C’est un point, si on la regarde l’égard de l’éternitii, In., Passe V (IV, 423). — J’ay passé une. bonne. par tie de mon ange en une parfaite et enticre sari. 4 MONTAIGNE, il, 6 56) — Nulle vieillesse peut estre si caduque et si rance, à un personnage qui a passé en honneur son aage, qu’elle ne soit 1..Tene raide. ID., I I, 8 (II, 8(), — Ce sont elles [les lettres] qui… nous guident à passer nostre aage. sans desplaisir et sans offence. 12 (II„ 220). — Leur age defaudra plu stost que la ma Liere. EGrifiER, Sat. 9.

Ëpoque… — Tels estoien.t les bons }lois de l’âge phis fleurie, Numa le Sacerdote„ instruit par Ege rie. Ro Ns.m. RD, Bocage Royal (III, 196). — Aris tote, Pline, et autres, [disent] que Zoroastre vi voit six mille ans avant Paage de Platon. MON TAIGNE., II, 12 (II, 339. — L’ace doré. L’âge d’or.. — La Vertu, la Pitié, Durant nge dorée l’autans ces manoirs bas Ne nous dedaignoy-ent pas. BA1F, Feues, L. VIII (II, 402). — Platon en sa peinture de l’aage doré sous Saturne, compte


entre les principaux advantages de Phornme de lors, la communication qu’il avoit avec les testes, lielorerATEres, II, 12 (II, 167).

Temps, durée. — Jusques à quand as eeably, Seigneur, de me mettre en oubly ? Est ce à jamais ? Par combien d’aage Des tourneras tu ton visage De moy, las ! d’angoisse rem.ply ? MAnoT, Ps, de David, 13, — Diogenes Apolloniates [dit] que. [Dieu’, c’est [’Rage. MONTAIGNE ! II, 12 (II, 257).

Génération, ensemble des hommes qui vivent à telle ou telle époque. Apres la mort dicelle, Jauge aveuglee et erronec du temps dadonques, qui estoit prodigue de forger nouveaux Dieux et Deesses par idolatrie, meit et rengea ladit Hekin° au n.ombro et catalogue des Deesses immortelles. LEmAiRE n E BELGES !. Il, 24. Tes vertus estincelantes Tout par tout je publiray, Et les Liges renaissantes Parier de toy je fera. y. J. 13ÉREAtre Ode a. — Que tout. cela d’ennuis que les âges passees Ont peu venir encombrer d’angoisses arnassees Les plus thetifs humains tout cela de malheurs, Qui les tirans Gregeois combla de tant de pleurs, Se rue contre toy. BAÏF, Pognes, L. III (II, 120).

On trouve encore des traces de l’ancienne prononciation a-age. — Ceste nature ilz tiennent de la race Du grand Ilydra, qui au profond de Thrace… Les engendra des Paage et le temps Du faiilx Cayn. MARoT, rEirifer. Marot ou Gement Disoit bien comment. Et en beau langage, Qu’après son a_a_ge Ce don preoleux Nous aurions des cieux. And. Pois. f•ardçi, VII, 36 (texte de 156.2).

Aage est souvent féminin. — Virilité tient la voye moienne Entre jeunesse et nostre orage ancienne, BoucuF.T, Episires Morales du Traper, Çeur, 1, 14. — Nombre grand de peuple Outré, de tous sexes., toutes aages, et. tous es torts. I A rl ELMS ? V,. 16. — 11 avoil fait amasser ceste trouppe de jeunes hommes Persiens trous d’une mesine eage. AnYoT, trad. de Dionoitt, XVI !, 24. — Et ces abits sea.ns à ton âge fleurie. BAÏF, Ain.our de Francine, L. I (I, i — Il establit les Ephores avec autres personnaiges cl’eage meure et rasize pour a.3.-der le R.oy au gouvernement de son royaume. SALIAT, trad. d’HÉ.RoDoTE, r, 65_ Un desir plus ambitieux que ne porton l’aa.ge en laquelle il se trouvoit alors AmyoT, Marcellus, 28. — Estant en l’aa.ge, en _laquelle quand les les hommes faillent, encore leur pardonne lori. ID., A gis, 20, — Ahi j’ay grau }peur qu— quand l’âge parfaite Au jeu d’amour plus propre —t’aura. faite, Tu changes ce bon cœur. BAÏF, DiVerSeS Amours, L. 1 (I, 317). — Toutes ages sont bonnes à celuy qui sçait reigler sa vie selon la portee et le naturel de chacune. Trad. de CIELLI, Disc. fantas,. de Justin Tonnelier, IX 288). — La vieillesse ne merite point d’entre a.ppelee la pire et la plus fa.scheuse aage de toutes les autres. h), ib., X (p.. 318). — Mais iIz seroient heureux, si dés premiere D’un sommeil eterneI ilz fermement leur paupiere. AulliGN É, Primtems, H, 17. Pourquoy Page craintive ha elle esté sans eraincte ? Poils. die., il. — En temps d’ilyver, faut en tontes orages donner plus d’alimens qu’en Esté. AMBR. PARE, Vill, 14. — Or passe-je ceste mienne vieille et plus joyeuse Rage, bers vaut du pur Nectar. F……PRETIN,.rail. de Laer EN, ICS’Saturnales, 7, — Et Paage coustumiere Aux folles gayetez n’enst sa vigueur premiere Qu% consoler les bons, et s’esjouir en Dif, 11. AUBIGNÉ, Trag+} 1V (IV, 171). — V.. d’autres exemples dans les alinéas précédents,

Abac (d') et d'aboc. De tous côtés. — Sy me riroys, tu louras du croc, Par tout ou tu poura_s entendre: Tu prendras d'abat et d'aboc Par tout ou tu le pouras prendre.. Moral à cinq personn, dans Du VAL, Theitre mystique, p. 210.

D'abac o d'aboc. De côté ou d'autre. — Je res- ponds, Si Bon Temps peut passer les pons, Qu'il viendra d'aba.c ou d'alloc, De dee ou delà des monts, Ane. Pois. franç., IV, 138.

Abai, Aboi. Aboiement. — lAscolier... ainsi que Clairet faisoit encores : flap/ Impie luy va res- pondre en un abba.y de ces clabaux de village Hop! hop/ hop? DES PE R1 ERS, 54, — I1 n'y a non plus de raison en son dire qu'à rabbay d'un chien. CALVIN, Response à. un Holantin OX, 598). — le fus emportant (un chevreau] Maugré l'allai de Volmont eihaia.nt, Vidi.uQuEmr; courans çà et là comme chiens affamez et parleur importunité, comme par abay, ils arrachent par force des uns et des autres quelques morceaux pour fourrer en leur ventre. CALVIN, Instit., r, v, 9. — Estant descouvert par l'abba.y d'un chien, il fut pris. 11, ESTIENNE Appt. pour iler., 21 (II, Cerbere a retenu Ses escla- tans abais, tout muet devenu, P. DE. BRACHe Hie- rusaient, IV . Fig. : Le sainct Esprit nous com- mande de nous reposer sur les promesses l'au- thorité duquel doit bien rabattre tous les abbays de ce chien mastin. CALvrN, Instit., I I, Ix, 3. A &boys du parchenin. Chants d'église. — Ma- tines ayant neuf leçons, plus matin se levoient par raison. Plus aussi multiplioient en appetit et alteration aux abboys du parchemin : que ma- tines es tari tes ourlées d'une, ou trois leçons seulement. RABELAIS, Ill, 15+ A boys de l'esiomach. — Son disner estoit sobre et frugal, car tant seulement mangeoit pour refre- ner les abus de restomach. RAB ELAIS, I, 23. Tenirn en aboy. Lui résister, lui tenir tète. — qqn Ainsi fut levé le siége de devant Mai Mères, où le bon chevalier sans paour et sans reprouche ac- quist couronne de laurier car bien qu'on ne livra.st nul a_ssault, il tint les ennemys trois sep- mailles durant en aboy. LOYAL SERVITEUR Hi st. de Ba art, 63. — Et ne faut douter que ceste façon de parler, Tenir queleun en abbey (ou en. abbay), ne soit aussi venue de la venerie : mais il y-a appa- rence que ce soit des bectes noires plustost que des autres, comme quand un sanglier se laisse abbayer par les chiens, perdans leur peine. H. ESTIENNE, Peeeellenee, 125. Rendre les abois, Ëtre sans une situation déses- pérée, renoncer à la lutte, mourir_ — S'en' ne fait rendre Ies abbois A Monsieur, je veuxqu'on me tonde : n'y a femme en tout le monde Qui se fasche plus aigre ment. BELLEAU, la Reconnue, I, 4. — Aussi Last que ces ad votas Nous ont empie- tez une fois, Ils nous font rendre les abbois. ib., V, 3 — Li'ay porté dans le flanc Le coup d'un trait doré de l'amoureuse trousse, Pay rendu les abois, comme la teste rousse Qui ta.ch.e les buis- sons des marques de son sang. AuBiGtid, PO &. clip. sonnet 9. — Comme les Turcs eussent u- siegé la ville de Metelin, et desja les Lesbiens et Genevois fussent prests à rendre les abbois, voyansque la bresche estoit grande, et qu'ils estoient las du travail des combats preceidens. THEVETt Cosmogr., VIII, 2. — Si n'oublieray-je pas entre ce peu d'exemples que je veux amener, ces façons de parler, Rendre les abbois, et Faire rendre les abbois. Car c'est un des gentils em iDrunts que nostre langage ait tacet de messieurs les veneurs disant d'un homme qui n'en peut plus, et pourtant est contraint de se rendre, qu'il rend les abbois nu (comme les autres escrivent) les abbais. Et proprement se dit du povre cerf, quand ne pouvant plus courir, il s'accule en quelque lieu le plus avantageux qu'il peut trou- ver, et là attendant les chiens endure d'estre abbayé par eux. 11. ESTIENNE, Precellence, Les Saxons furent plusieurs fois vaincus, et alitant de fois se rebelIerent. N'a.yans autre plus signalé entremetteur de leurs rebellions que ce grand guerrier [Witikind]. Lequel ne voulut ja- mais rendre les abois, quelque victoire que Char- lemagne oust obtenue contr'eux. E. PAsQuiErt, Recherches, VI, — Je ne suis François, que par cette grande cité [Paris)... Tant qu'elle durera, je n'auray faute de retrakte, où rendre mes abboys. MoNTArGrilE, 9 (IV, 80. — Ce que n oust faire dom ,f ouais d'Autriche peu devant qu'il ren- dist les derniers abois fut faict après sa mort. BRANTôME1 Cap, esti..., M. de Bure (I, 318), — Vous eussiez veux icy une infinité d'espées rompre et casser des boucliers, des bras, des jambes, et froisser des espar les. Icy oyoit-on les voix mise- rahies de ceux, qui en grand nombre rendoient les a.bbois. Trad. de FoLF.riGo, Merlin Coccaie, L. XI (I, 304). Les derniers abois, les abois de la mon. — re- tiens l'heure qu'il faille à mon pere mourant, Et aux derniers bbais de la mort jà. tirant, Faire pour l'entuber un convoi lamentable. P. DE BB.AG“, Poe es et Mesl., L. 1, sonnet 5_ — S'acharnerent sur leurs compaignons les plus foibles et ala_ngouris, voire qui tendoient aux der- niers abbays de 1a mort. CHOLiÈit SS, ire Matinée, p. 22. — Sa vie s'alentist, toujours son mal s'empire, Aux abais de la mort on voit jà qu'elle tire. P. DE BraC111 Regrets funèbres, Eleg. 1. — Ce qui fit lever et y courir le cardinal de Guise et Parchevesque de Lyon. Le dernier, plus dili- gent, arriva aux derniers abois et assez tout pour ouïr prelintInCer 4 Traistre roi. » AUBIGNi, link., XII, 14. Abalourdir. Elles„, ont rebouché et aba- !ourdi les poirotes des intelligences Royales. PH, DE MA nriux, Differ. Za 1. Abandon (expression adverbiale ; cf, Randon). Libéralement, librement. — Vous ne craignez ouvrir bource abandon, Appauvrissant vostre pouvoir, par don. FE RRY IJU LY OT, Eleg. de ta belle fille, I, 6. — Lecteur amy lis ce livre habandon, Que Julyot te lache sans jactance. AN T. LumEtN au lecteur, dans FERRY JULTOT, ib. (Substantif.) Pouvoir. — A la llegnarde elle requiert pardon Pour ses oyseaulx, qui sont en l'abandon Du feu ardent. CORROZETp Fables d'Esope, 55. Possession. — Dieu facteur de tout ouvrage Accepte bien le verdoiant fueillage De ceux qui n'ont de grues biens l'abandon, Dont ilz luy font en ses eglises don. J.. BOUCHET, Epistres !tura tizi. Traverse ../..r, Abondance. — Portons à leur povre mesnage De nez biens à grand abandon. I1/41.A.ac.. DE NAN., les Marguerites, Comedie de Na tiv. de J. C. (Il, 22). — En mon païs croist en grand abandon Trescher encens, dont sort suave odeur, EAD., ib., Comedie rileior. des trois Boys (II, 102). — Vous delectez-vous du fruitage? Et où en est l'abandon, sinon aux Hales, où est le grand jardin de Paris? E. PASQUIER, Lettres, II, 4.

Abandonné,. Abandonnée, Nr.74 bandonnerl

Abandonnement. Abandon. Pourquoy en matiere de cession de biens l’on fait alandonne- ment de sa ceinture devant la face du juge. E PAsQutER, Recherches, IV, 10. — 11 ne faut point trouver estrange que l’on estimast raban- donnem.ent de la ceinture, representer aussi l’obandonnement de nos biens. — C’est un mot d’abandonnement perpetueI que Dieu fait de teIz malheureux. St FRANÇOIS DE SALES ? In- trad. à la Pie Mac, — Gest estai du delais- sement de soy-m.esme comprend aussi raban- donnernent au bon plaisir de Dieu en toutes ten- tations, aridités, secheresses, aversions et repu- gnances qui arrivent en la vie spirituelle, ID., En- tretiens spirituels, 2. — Il faut que vous vous jet- tiés, avec un total abandonnernent de vous mesme, entre les bras de sa providence. ID., Lettres, 949.

Abandonner. (Futur sans e) : Je n’aban.donray ja ma prise. BAD. le Br e, H, 4. Abandonné. Libéral, prodigue. — J n prince doit aimer la jouxte, Estre large et ha.bandonné, Certm Goa c, Sainct Loys, I (I I, 6). — J’estoys joyeux, prest à menger et boire, fla.handonné, -voulant à tous complaire. Anc. Pois› franç., XII !, 5, — Qui veult bien a.ymer il ne faut point estre chiche de son bien, mais doit on estre’large et abandonné. N ! AS T.ROyEs, Grand Paran- gon, 51.— Et n’espargne aucun tresor ne richesse, dont il isist hahandonnE Plus qu’autre prince.. A. SP.vm, trad. de BoccitcE, le Philocepe, L. VI Femme abandonnée. Femme de mauvaise vie. — Tu ne duibs aller aux convives ne autres lieux ris delices ; car c’est affaire a femme abandonnee. P. DE CHA N GY, Instit. de la femme chrestienne, 3. — 0 maudite ennemie de toute sapience, ô

Femme abandonnee, ô à tort nornmee Deesse. L. Debat de Folie et d’Amour, Dise.. 2. — Adieu vile et habandon.née dame. Comptes du Monde adoenturem, 45. — Les autres ont eserit que ceste Phea estoit une hrigande, ineurtriere, t ahandounee de son corps. ANYOT, Thésée, 9. — Peu te donneras de peine de ce que j’en escriray, ayant j a fait si grand’bresehe à ton honneur, que la plus abandonnée femme du monde est plus soigneuse de son fait et renommée, que toi. E. PASQUIER, Lettres amoureuses, 21.

Abarharir. Rendre barbare. — Qui méprise L’honeur› le forfait autorise… Loix et droiture bouleverse Abarbarist l’humanité. RAD, les Pas- seterns, au Grand Prieur (IV, 2021.

Abas, V. Bas.

Abasac, V. Baffle,.

Abat. Action d’abattre. — Papin tout inconti- riant vint planter son camp devant Pavie n’ou- bliant les François… aucune espece de cruauté soit d’abats de maisons, soit de feu… pour avec indignitez tirer l’enne.my au combat. FAM- CHETI Aniiquitezi VI, 4.

Abatardir. Déclarer bâtard. — Ce qui ne doit en rien diminuer l’excellence de nostre langue, veu que ceste arrogance gre que, admiratrice seu- lement de. ses inventions, n’avoit loy ny privilege de legitimer ainsi sa nation et ahatardir les autres. Du BELLAY, Deffence et illastration, I, 2.

Abatardissement. Au grand deshonneur et abatardIssement de nostre langue. Du BELLAY, Préf.. du Recueil de Poesie de 1549.

Abateur. Abateur de bois, abateur de quille$. Faiseur de grandes prouesses. (Mémo sens libre que joueur de quilles dans Marot.) — Et ne devez


point plaindre le temps passé, car jay veu quil nen y avoit que pour vous, rien ne se ternit de- vant vous, vous estiez Je chien au grand collier de tout le païs, et le plus grand abbatteur de bois, qui fast dicy au gué de Vede. Du FAJI„ Propos rustiques, 5. — Si vous y prenez garde, vous ver- rez ces grands abbatteurs de bois n’avoir que des filles, et peu d’enfans m.asles… Que si ces grands abbateurs de bois font force enfans, ils seront de petite complexion, et si la pluspart ne feront que filles là où,.eux qui ne vont pas souvent à leurs femmes, feront des enfans forts et robustes, comme sont comnum’ément les bastards, et plus- tue rn.a.sles que femelles. Guai. Bo u Cil ET 23e Se- ree , 10 Ce Jaques dont est question, estoit un grand abateur de bois remuant, et culbuteur de comeres, et n’espargnoit rien de ce qui se pre- sentoit. BEROALDE DE Moyen de par- venir, Cayonnerie (1, 318). Ardez, voire, c’est- mon, je m e cognois en gens, Vous estes, je voy bien, grand ahhateur de. quilles, Mais au reste honneste homme, et payez bien les Hes. RE- nNiEn, Sat. 11.

Abateur de poulx. — Abateur de poulx, abbé de maulgouver, affecté, aliborum. DES AUTELS, Mitisioire Barragouyne, 5.

Abatis. Action d’abattre, de couper. — Avec ri.buet on ordonne l’abatis des cil-II-Jeux, comm.e p•ine extraordinaire. E. PASQUIE ir, liFecherches, VIII, 9.

Abay, v. Aboi.

Abayer, Aboyer i (He Estienne préfère aboyer à « bayer Conformité, p, 20, 1, Mots /rançois pris du.. grec ; mais aimer est très fréquent.) — On estime aussi voz gardes, voz descouvreurs, et. avantcoureurq rie sont voz chiens Joyaux et bien aboyons. L F., Aine DI BELGES, IllUer.e 1, 22. —Ili [les i niqu.ns] oseront abhayer comme chiens. CALVIN, ifs L, VIII, p. 480. — Tous sont chiens muetz sçachans abba.yer. ID., ib., XV, p..735. — n chien abaye, sil voyt quon assaille son maistre. I n., LeÉtres, 634. — Au tour de luy abayent les chiens. RABE LAIS, III, 13. — ’J'un est un fin et cauld Renard ; ra_ultre mesdi- sant, me.seserivant et aba.yant. contre les antiques Philosophes et Orateurs comme un chien. ID„ IV, Prel. — Les chiens abbayoyent desja bien fort. Ameo-r, Aratus, — Par tourbillons la vague qui se suit, Contre les bords abaye d’un grand bruit. RONSARD, liPanciades 1 (III, 36). — Un autre chiui estant à. la garde d’un temple Athenes, ayant aperceu un larron sacrilege qui emportoit les plus beaux joyaux, se mit à a.hboyer contre luy tant qu’il peut. MONTAI NE, IIa 12 (II, 20n — Abbayez comme chiens, Duriez en voz. tourments. AuBiGNÉ., Tragiques, VI1 (IV, — V. d’autres exemples dans les alinéas suivants.

(Intransitif.) Fig. Avoir un besoin urgent de nourriture, en réclamer d’une façon pressante.— La faim estoit on corps : pour à laquelle remedjer, aba.ye l’estomach. RABgLAIS, III, 12. — Mon sto- ma.ch ahhoye de male faim comme un chien. In., III, 15— — Ce leur est. tout un quand ils auront bien disné, que leur famille abbaye, et qulene meure de faim. GA.Lviri(,. Serenb sur ieDeuter., 146 (XXVIII, 265). — Tu me voudras tantost per- suader que quand j’a y restomach vuide et. ab- boyard, qu’il seroit plein. Trad. de ETA !, Disc, faniasi. de Justin Tonnelier, Dise, 2 (64-65). — Par telle tyrannie le povre peuple abbaye à la faim, et meurt sans miséricord.e. H. ESTUNNE, .spot. pour Her., ch. 6 (I, 88-89).. — Mon ventre affamé abaye Comme l’oisillon qui bée. E. PAS- Qutsft, Jeux Poet., III (II, 878). — Glouton. Pa- ressemii_., ventru, engouleur ou engloutisseer.._ allauvy, voluptueux, albayant. M. DE LA PoP.TE, Epithetes, au mot Glouton.

(Transitif.) A boyer qqn. Aboyer contre qqn (au propre et au figuré). — Chassons ceste petulence de chien, laquelle peut bien abbayer de loing la justice de Dieu, mais, ne la peut attoucher. CAL- VIN1 Instit, • VIII, p. 508. —.le no poursuy point ce propos davantage, pource que la calum- nie est. trop evidente, et aussi que ce nous est une grand gloire d’estre ahbayez par ces chiens. ID., Epistre contre un Cordelier (Vil, 362. — Ou est l’orage tournoyant ? Ou est le froissis ab- boyant Le sein de Thetys courroucee ? GREVIN, Cesar, I p. — Combattu des vents et des flots, Voyant. tous les jours ma mort preste, Et aboyé d’une tempeste D’ennemis., d’aguetz, de corn- plotz. AuBIGNÉ, Primiems, I7 4. — Rendre les proprement se dit du povre cerf, quand no pouvant plus courir, il saccule en quelque lieu le plus a.vontageux qu’il peul trouver, et ! à atten dant les chiens endure d’estre abbayé par eux. I-L.ESTIEN N Precellence, p_ 1.2r :. — I l a abbayé notre Religion et blasphemé contre Jesus-Christ. LE. LOYER, ! list. des Spectres, V, 3. — Comme moy. de mon m8.l mes troupeaux s’amaigrissent, Et mon chien m’aboyant semble me reprocher, Que Faye ore à mespris ce qui mo fut si cher. REGN1Elq. Cloris et P y is. — Ce sont chiens qui nie peuvent abayer, non mordre. E. PASQUIRR* Lettres, XIX, 6. —.Voila un camp maudit, à son ma/heur planté, Aux bords de l’Occean, abbayant la cité, La saincte Bethulie aux agnelets defence. AuBrcii, W, Tragiques, 230). Manclelot et le comte de Tournon., commandez de le suivre, ]’ah- bayeront cinq jours entiers sans le mordre, et ne mesierent dans ia retraitte des siens qu’une fois. In., Hist. Unio., XI, 20. — Cette ca-vallerie espa- gnole+.. fut tousjours ahayée d’une escoupeterie. ID., ib., XIV, 18. — Le. Theologal Xainctes, voyant Cous nos dogues abbayer cet ours sans mordre, ne l’osant prendre à l’oreille, a fait pour te moins une gambade par dessus. ID., Sancy, II, 6.

Abbayer le parchemin. Chanter a l’é’glise, à la synagogue. — Les autres, comme les chanoines et caffars, en abbayant le parchemin jour et nuit, et. barbotant leur breviaire, vendent leurs coquilles au peuple. CALVIN, III, xx, 29. Ce. pauvre Juif fut contraint de demeurer en ce plaisant lieu (sans boire rie manger) par long temps, délaissé des.siens, qui alloient abbayer le parchemin en leur sinagogue. Comptes du. Monde ativentureux, 17. — Cf. Abbois. parchernirh

Abbayer qqch. Le crier très haut. — Je te con- seille d’apprendre diligemment la langue Grecque et Latine… puis quand tu les sçauras parfaite- ment… composer en ta langue maternelle… Car c’est un crime de leze Majesté (l’abandonner le langage de son pays, vivant et florissant, pour vouloir deterrer je ne sçay quelle cendre des an- ciens, et abboyer les verves des trespa.ssez, et encore opiniastrement se braver là dessus, et dire, j’atteste les Muses que je ne suis point ignorant., et ne crie point en langage vulgaire. RONSARD1 Franciade, Préf. de 15U.

(Substantif.) traistre, ton aboyer Traistre m’a rendu le loyer De t’aimer plus cher qu’une mere N’aime sa fille la plus chere. Ro ri- s_kete, Gayetez, 6 (édit. de 1623). — Car pour ton aheyer je ne perds la couronne De Laurier, dont Phebus tout le chef m’environne. ID., Resp. à


quelque Ministre (V, 425). En certain aboyer du chien le cognoist qu’il 7 a de la colere. MoNTAIGNE, I It 12 (I I, 168. — C est à l’avanture quelque sens particulier.,.. qui advertit les poulets de la qualité hostile, qui est au chat contr’eux, et à ne se deffier du chien s’armer contre le rniau.- lernent, voix aucunement flatteuse, non contre l’a.bayer, voix aspre et quercleuso. ID-, ib., (II, ma).

Abayer, Aboyer 2 (Intransitif.) Abayer à qqch, après qqch. Aspirer à qqch, le désirer aidem- ment. — [Les Venitiens] rte tas choient fors à nourrir la guerre., et l’inimitié entre, les dicts Princes, pour s’agrandir sur eulx, apres qu’ils se- roient travaillez et affoiblis, et mesme.s en son Duché et Estat de Milan, auquel ils ont tousjours abbayé, sur toutes choses. SEYSSEL5 Hist. de Lonys ria. sur ies Venitiens {p. 21)2. — Ceux cy aiment pour le gain, et ceux la pour Io vertu et l’un des amans abbaye à l’utile, et l’autre est tout fondé en l’honnesteté. PONT rs DE TYARD1 trad. de I’Aineur de LEON IIEBRIEu Dial. 2 (p. 282). — Ha, c’est peu d’estre grand, j’en sers icy d’exemple… C’est peu d’abboyer tant à ces honneurs si courts. JEAN DE LA TAULE, Epitaphe de Henry H. — Mais quand ces presens ils neenvoyent, C’est qu’apres mes biens ils aboyent. B AÏr, le Brave, III, 1. — • [Caton d’Utiqu.e] dia à ses amysqu’il voyolt abbayer après ses îbrésents… que de leur donner ou per- mettre prendre soubs sa faveur du bien d’oui truy, ce ne sertit ny son honneur ny la justice. L’HosPrTAL, Reforrn. de la. Justice, 2e part, OV, 101). Entachez d’ung gain g sordide et illiberal, après lequel ilz abayent incessamment. ib., 4 e part. (IV, 327). Feraule.z… se delibera de eontenter un jeune homme pauvre son fidele amy, ab- boyant apres les richesses ; et luy feit present de tolites les siennes. Morii-rAreiiiE, I, 40 (I, 34S). — Pythée, Foy des Bithyniens, abba.yoit tellement aprés l’or qu’il occupait tous ses sujets à fouir et deterrer tes rninieres d’or. C1ÉOLLÊRES5 ire Matinée (I, ! là). — Ma basse fortune, Qui n’a.baye [l’aspire ainsi que la commune Apres l’or du Perou. REGNIER, Set. 3. — Ou toutes ces grondeurs tpres qui Pan abbaye. In., (Rem). posth., Satyre (p. 200). — Tesmoin le pauvre Cahier, qui a ab- bayé aprés l’Abbaye promise, et n’en void que limage. AunicriFÉ., Sancy, I, G. Abboyer aux raies. Aspirer à ge que l’on rie peut atteindre. — Je l’ay tousjours ayrnée, encor que mon frère m’en ait voulu einpeseher ; le cueille me disoit bien que je n’abboyeis pas aux nues. 11 me raison vieil et cassé ; mais je voy bien ce qui en est, puis que je luy agrée. LAMVEY1 ta Vefre, III, 2. .(Transitif., Désirer ardemment, chercher à ob- tenir. — Estant le Royaume abbayé par plusieurs grands Princes… chaque Duc,.. commença de se faire grand par la mute du Roy. E. PAsQurEa, Reeh.erches, 13. — Pour servir à l’ambition insatiable de Lily, qui abayois la papauté, et ton Frère affectant la couronne d+L Naples et de Sicile. HEIQNIER DE LA PLANCliu, Hist. de t’Este de _Pranee, I, 319.

Abayeur. Celui qui cherche à obtenir. — Cét heritier.,. divertit ]es desseins de ces aboyeurs de successions. Du VArn, Arrests prononcez en robe rouge} 1.

Abbadesque. Relatif à un abbé. Les Fanfares et Coryeee abbadesques des Roule Boniemps (titre).

Abbaisser (s'). Baisser, s’affaiblir. — Sur les onze heures… arriva un laquais, luy rapportant nouvelles que Cyrus s’abbaissoil, fort, et qu’il es- toit besoin, s’il le desiroil voir encore en qu’il s’en retournant promptement. Du VAIR, Clodius contre MiL9n.

Abbander (s’). Se réunir en bandes.— Il con- duit aux forests les Dauphins hors des ondes.„, Et les Cerfs il veut faire en hardes abbander, Pour aller hors la terre en la mer viander. VA UQUEL1N DE LA FRESNAYE, APt poétique, 1.

Abbateur, v. batettr.

Abbatie. — S'il se trouve quelque a bbatie, nous. l’adjugeons en forme d’espavo celuy qui en sera le premier occupant, sans qu’il soit tenu de la re- voler ou communiquer art _x_ gru.yer et capitaine de nos forests. E. PAsQuiER, Ordonnances d’ , Acteu•, dans les Var. hist. et lin., II, 183.

Abbattre. (Conditionnel avec —e-.) — [La paix] leur fut accordee soubz condition qu’ilz roient les longues murailles, qui prenoient depuis la ville jusques à la mer. ArrnioT, trad. (le DORE, XIII, 4.

Abbay, v. Aboi.

Abbaye. (La mesure du vers et la rime nous montrent. que souvent dans ce mot ay n’est com.p- té que pour une A e syllabe.) — Li_bbaye en est plus décorée, El reveramment honorée. Gu.u.I.GoRE, Sainct Loys, L. I U1, 306). — Preunierement l’este que je tennis C’esioil saint Marc abbaye en SOiSSOM10iS. COLIN BUCREa, Poésies, 297. —-- L’autre atLetidoit vingt ans sans estre contenté, L’attire dix, Vautre cinq : puis au lieu d’une Ab- baye Ou d’une autre faveur, luy donnoil une baye. Ilo.risAnD., Elegies, 21. — Pour avertir c’ Prelat que —vacante L’Abbaye estait des mile es- eus de rente. VAUQUELIN leE LA FRESPiTAYE, franç., L. Il, à Malherbe. — Que du deffunct uri Frere estait venu, A qui le Prince voit donné l’Abbaye : Le Gentilhomme alors voyant non vraye L’excuse feinte… ID., i — Or cetteAb- baye alors n’estoit mangee, Et point n’estoit eue’ore venin angee. "ID., ib. — Que j’a.ye encor une Abbaye ernboisee, Pour rendre aussi ma. maison plus aisee. ID.„ III, à M. de 2a. Serre. Plrgot.) b baye ruffanie. — Quand il foison Froid, nous peausions dans l’abba.ye rufl’ante, c’est dans le four chauld, où l’on a. tiré le pain naguéres. Var. hist, cl litt., VIII, 151. Cf. 152 et 189.

Abbayer, v. Aboyer.

Abbayeur. Aboyeur. —11s… se retirent serrez, tournans tousjours la teste, comme a acousturné de faire un furieux sanglier que les a.b.bayeur pou.rsuprent. LA. No u Is, Disc. pet. et mil., XXVI 2 (p. 724).

Abbé. A hbei de Maulgobwer, de illartgouverree. Homme désordonné. — Aba.teur de pou Ix, abbé de maulgouver, affecté, aliborum. DES AUTELS, gai. ire Barragouyne, 5. — Les plus avancez se mettent à’toute bride. et tout le reste les suit. sans ordre, tellement. que plusieurs, allans le che- min de Paris, voyoyent chapeaux et manteaux par terre qu}on tre daignoit amasser, les prenoyent ou pour fois venans de. Saint lieIa.thurin, ou pour gens qui jouoyent à l’abbé de Mau gouverne.. Au- rriIV I}Univ., III, 3.

Abbé de Putigny. — Au monde n’a, se semble, ame sans blasme, Nemo sine tube, s’il n’est l’Abbé De Putiguy, qui sois basme s’embasrne. à Honorat de la Jaille (p. 218).

Face d’abbé. — A propos de proverbes, ces deux là me font souvenir encore d’un autre, qui est


Face d'abbé, lequel proverbe estant ancien. me faict croire que desjà anciennement les Abbez eussent les faces enluminees. H. ESTIE N NE Apole pôur lier., 22 (II, 37).

Jurer comme un abbé. — Au lieu qu’aucuns di- soyent il y a quelques ans par maniere. de pro- verbe, II jure comme un gentilhomme… et tes a-utres disoyent et disent encores aujourdhuy, Il jure comme un charretier souloit dire a.ussi, Il jrec comme un Abbé, ou n jure comme un prélat. ESTIEN "_%q : I, , Apol. pour fier., 25 Vi). A pa_s d’Abbé. — Je y recongnu le grand dic- m’in de Bourges, et Je vy marcher à pas d’AbbE’_ :. RABEtAls, V, 25.

Abbegaux. Les masles il nommoit,… Evesgaux, Cardingaux. R.Abmitis, V, 2. — Le ra.mage de tous ces Papegaux, Cardingaui, Evesganx… Abbegau.x, Moineau x et autres oi- seaux de la fore, st PapimanIque. Pu. DE MARNix, Differ, de la Rclig., I, i, 3.

Abbegesse. — Les femelles il nommoit… Abbegesses, Evesgesses, Cardingesses. RADELAIS, V, 2, — Si ay-je n’a.gueres icy veu une Abbegesse blanc, plumage. 1D., V, — luy estait une jolie Abbegesse, laquelle joyeusc.rn, ent chantoit. V$ 8.

Abbesse. Prêtresse. — Le temple de Juno qui estait a Argos brula par la faune de Glu : Ir-sis qui estait lors abbe :.. ;,..se, SEY S.SEL7 trad., de Tu ncyri ID E, IV, 18 (152). Grande pré’tresse. — Il aposta un des princi- paux de Deiphy… pour gaigner l’abbesse des reli- gieuses d’Apollo nommée Periale, laquelle feroi respondre par l’oracle ce que voudrait Cleomenes, SALIAT$ trait d’IURODOTE„ VI, 66.

Abblandissement. Caresse. — [A des ganis.] Allez d’ive tout d’un pis„ Recueillir ses clous ap- pas, Et ses a.bblandissemE.ns Sa bouche vous bai- sera, Son nez vous odorera. Pli. bu r ; T Ero- tasrnes de Phi-Élie et Gelasine, 41.

Abboi, y. A bai.

Abboucher, v. Aboucher.

Abboy, Abboyer, v. Abai, Abayer.

Abbreuver, Abbrevoir, V. Abreuver, Abreuvoir.

Abbreviateur. Abbreviature, Abbrevir, v. A bre.’" iaec ur, 1 bre iaiure, A b•evier.

Abbrier, v. Abrier.

Abdiquer. Abdiquer de soy. Rejeter, détacher de soi. — Tout ainsi, que le vassal ne se fleut. dis- penser de la Foy envers son Seigneur ferodat, aussi nepeut le Seigneur feodal a.biliquer de soy— son vassal sans le consentement de luy. Eh PASQUiEn, Piaidoyé pour le duc de Lorraine (I, 1080).

S’abdiquer. Se démettre.. — Fortune… ne l’abandonna pas, apre— : ci. qu’il se fut abdiqué de son magistrat tyrannifiiii’. IkD É, Instit, du. Prince (édit. J. Foucher), p. 1 CO.

Abdit. Caché. — ll ma semblé qu’estois en pa- radis Des arra 11.11r.s, oxr lon va par abditz Et secretz lieux des muses Sicilid.es. J. BOUCHET, Epistres /ami !. du T•aperseler, 21.

Abécédaire. Appartenant à l’alphabet. — La premiere Abecedaire qui est A. G. TORY, Champ fleur y, L. I, 6 vo. — Omega, qui est. la der- nie.re. lettre Abe.cedairo en Grec, 1D., ib., L. III, 51 vo.

Ordre abecedaire. Ordre alphabétique. — Tiers et dernier Livre, sont deseignees et propor- tionnees tolites lesdittos Lettres Attiques selon leur Ordre Ahecedaire. G. TORY, Charneee.dry, vo du titre. — La lettre E… est la seconde vocale en ]ordre Abecedaire. 1D., ib., L. III, 39 ro. — toutes les villes esquelles il est permis de forer monnoyes, on les marque par l’ordre abecedaire selon leurs primau.tez. FI. ESTUINNE, Precellence7 147.

Qui en est à l’alphabet, aux éléments. — On peut continuer à tout temps l’estude, non pas l’eseholage. La sotte chose, qu’un vieillard a.bece- daim ! MON1AIGI1E5 II, 28 (III, 118).

Abecher, Abecquer, nourrir. — Sur ce débat quant an a le loysir, Et que oysea.ux ont tain assez bon devoir, On les abesches en leur faisant plaisir, Sur le gybier. CRETirif, Passe/ente des chiens et oyseaux (p. 83). — Celle là qui abecha De froid venin son enfance, Et longtemps d’autre substance Ne cogneut et ne macha. AuDIGNi„ Prirretems, I, 91. — Sus, amis, qu’en deux motz Je voie desarmer les Alpes de son dos, L’Averne d’arsenic et la roche oir l’Envie Ahecha de serpens ses rages et sa vie ! I n., Poes. di’_. 8 Sorceere), r_A la France.] Que si tu vis encor, c’est la mourante vie Que le malade vit en extreme ago- nie, Lors que ies sens sont morts, quand il est au rumeau, Etque d’un bout de plume on l’abeche avec l’eau, ID., Tragiq+11-e’S 1 (IV, fi 7) — Le mensonge qui fut vos tre.l ai au berceau Vous nourrit en jeunesse, et abeche au tombeau. ID., ib_, Hf (IV, 147),

S’abesehere e repattre. — Th estes en repas, Tel s’abesche d’humain qui rie le pense pas. AuTragiquee, Hi (IV, 123.

Abedissimon, Reptile. — Aspicz… Abedissi- mons. Aihartafz. RABELAI, 1, 64.

Abefoing, — Les Aultres [cueillent] des En- cholyes, des Soucyes, ou des Abefoings. G. TORY, Champ fleury, Lettres hebr., 6 ro. Cf. A ubefoin.

Abeilher. — L’umbrage ou le inidy, vos ai- gneaus se someilhent, Les ruches de la cire ou vos m.ouchos abeilhent. L. PAporl, Pasiorelle, V, I. Abeillanne. — Une autre sorte de raisin, à laquelle les Abeilles s’attachent comme au gus- quat à ceste occasion par d’aucuns appellee.

Abeillanne, estant, de couleur blanche. O. DE SERRES, Theatre d’Agric., 111, 2.

Abeiliaud. — Touchant les Bou’rdons ou Fre- lons, qu’en plusieurs endroits de Languedoc l’on appelle, A beillatuM, c’est une espece d’Abeilles naissan t avec les bonnes. O. DE Snli.RE, s, Theatre d’Agric., V, 14. — Le plus asseuré est de croire que les Rusches sont. pleines, quand les Abeilles chassent opinia.strément de leurs Rusches les Fre- loads ou _Abeillauds. Fo., ib.

Abeillette {diminutif). — Ou volez-vous, abeilletes, Baisant ces fleurs Vermeilletes ? Baïf, Amour de Francine, L. IV (I, 260). L'abeillette aime le lin. Id. Eglogue 14 (III, 78).

Abeillien — Mouches à mipi. Prirn.tanieres, aboilliennes, bruyantes, amers. 1. DE LA Ports, Epithetes.

Abeillin. Vabeilline liqueur. Le miel. — Et sans souffrir la piquure saigneuse, Qui veut serrer rabeilline liqueur ? BAÏF, Amour de Francine, L. 1 (I,.12).

Aberger, v. Ilerberger.

Aberrer. S’écarter [du bon chemin]. — Que valait a nous aPegu.er oncle ou tante, Si du chemin et equité aberrons. MICHEL D’AMBOISE, Ballades, 1 ii9 vo.

Abescher, v. Abecher.


Abesté. — Il fut conté d’un buste.., qui a nom Mica l’Abesté, ainsi nommé parce qu’il ne vouloit loger que ceux qui estoient a_bectez, c’est à dire, que ceux qui avaient des bestes, et non les gens de pied. GRILL. BOUCIIET, 11° Seree (II, 240). — Ce Miel)… luy demande s’il estoit ahesté : te pas- sant luy respond que non, mais qu’il le payeroit aussi bien que s’il e.stoit de cheval. ID.., ib.. — Et fusmes contraincts, parce que n’es- tions pas abestez, de retourner coucher en no sire bateau. In., ib. (IL 242).

Abestin, v. Asbestin.

Abestir. S’abestir de. S’engouer stupidement de. — Le plus souvent les Princes s’abestissent De deux ou trois que mignons ils choisissent, Vrais ignorans qui tont les suffisans, Qui ne se. royent entre les artizans Dignes d’honneur, grosses lames ferrées Du peuple simple à grand tort honorées. RONSM1Di Fraikeidde, L, IV (III, 168).

Abeston, v. Asbeston.

Abetissement. Action d’abêtir. Abetisse- nient d’en tans, par tyranrsie des magisters. B. ANEAu, beuzgintainn poetivie, 43.

Abborrable. Qui excite l’horreur, qui doit être abhorré. — Pour celuy nard] de Fu.rsternberg, il estoit trop ha y et ahhorrable aux François. BRANTômE, Cap. estr., UilI.de Furstemberg (1, 352). — Ce qui est ahhorrable et leur revient. à une honte fort Mame, ID., Cap. franç., Charles (V, 245), — Les lansquenets jurent estran eurent aussy. Bref, tous sert aydent, et principalement les Italiens ; car ils prennent Dieu, la Vierge Ma- rie, et tous les saincts et saincts par le haut, par le bas, par le mitan, que c’est chose fort abhor- rable. lD., Sermens et iuremens espaignols (VII, 200). — Tels ingrats faillons airs y sont abhor- rahles partout ID" M. de Noue (VIL 236).

Abhorrant, Abhorrent. Éloigné. — La chose est… tant a.bhorrente de sens commun, que à peine peut elle entre par humain entendement conceue. RABÉLAIS, I5 31. — C’estoit le pour- trajet de justice Grippe-ntinaudiere., bien a.bhor- rente de l’institution des antiques Thebains, ID., V, IL — Heraclitus tant abhorrant du propre humain, qui est, rire. ID.., V, 24. — Cela n’est-il oculairernent abhorrent de toute marque de ve- rité ? E. PASQ1[11Eft„ Monophile, L. I (Il, 747). — Posé qu’aucuns leur tournassent à impropere les sacrifices dont ils u.soient, comme peut-entre trop cruels et abhorrons d’une commune humanité. I, Recherches, I, — Contre… la s ubstan de la religion. Chrestienne, l’on objecte l’estrangeté ex trerne et du tout incroyable, abhorrente de tout sens commun. Cu.1/2_RnoN, les Trois Verilez, II, 12. — C’est une opinion… excogitee par esprit privé, differeute et abhorrante de la min une et uni- verselle. in., ib., III, 8. — Une hirondelle ne fait le Printemps, et le naturel d’un seul individu abhorrant des autres, n’est le juge certain de la nature generalee LE LOYEB., Hist. des Spectres., 1, — Institution impie, abhominable, et ahhorrente de. nostre Religion Chrestienne, E. PASQuiER5 Recherches, VIII, 20. — Plusieurs choses que le peuple dit ordinairement, sans sçavoir ny quoy ny comment, lesquelles toutesfois ne prindrent lamais leur origine, que de personnes abhorrens du tout de nostre Christiamsrne. ib., VIII, M.

(Sans déterminant.) Déraisonnable, absurde, inconvenant, — Lisans ces motz, vous mocquez du vieil beuveur, et reputez l’exposition des cou- leurs par trop indague et ahhorrente. RABELAIS, I, 9. — Il estima la promesse tant abhorrent° et impossible, qu’oncques l’aurcille praester ne luy voulut, ne donner audience. ID., III, 16. — Je vous menerois à logicalement inferer une proposi- tion bien abhorrente et paradoxe. ID., III, 19. — Combien que pour lors nous semblassent ces pro- pheties aulcunement abhorrentes et estranges. IED., III, — Affin de remettre leurs sens… effa- rouchez par affections a.bhorrentes, en bonne et philosophicque discipline. ID., III, 45. — Au Roy sembloit indecentque en sa cuisine le Poete fai- soit telle fricasses. Le Poete luy remonstroit, que chose trop plus abhorrente estoit rencontrer le Roy en cuisine. ID., IV, 11. — Chose griefve, abhorrente, et desnaturee est perir en mer. ID., IV, 22.

Abhorrer. Abhorrer de. Ne pas s’accorder avec. — L’usage, qui est religieusement gardé par toute la chrestienté, à nommer les jours de la semaine par le nom des planetes, monstre tres evidernment que l’influence celeste n’abhorre de la pieté chrestienne. CHOLlÈRES, 813 Ap. clisnée (p. 316). Abhorrer une opinion. La repousser. — Afin que desormais n’abhorrez l’opinion de Platon, Anaxagoras, et Democritus (Furent-ils petis phi- losophes ?). RABELAIS, 9. Abhorrir. Abhorrer, avoir en horreur. — Plu- sieurs… ont abhorry le nom de servitude, quilz reputent deshonneste, et ont mieulx aymé endu- rer le nom destro veincuz. SEYSSEL, tra.d.TRU- CYDIDE, V, 12 (181). — Le jeune Antiochus… congnoissant et abhorrissant la ternerité de ses folles amours, ne sen osait descouvrir à personne. ID., trad. d’APPIEN, Gr terre Syriaque, eh. 7. — Les anciens Romrnains… abhorrissoient les usures, ainsi que faisoient les Grecz. ID., trait d’APPIEN, Guerres civiles, I, 7. — Iceulx fuyez, abhorrissez, et haïssez autant que je foys. RABE- LAIS, II, 34. — [Les moines] de tous sont huez et abhorrys. ID., I, 40. — Prendre ce que les autres saiges abhourrissent. MAURICE SCÈVE, la Deplourable Fin de Flamete, 8. — Amour… les plus meschans recoit, et les desirez abhorrist et dechasse. ib., 16. — Quant tu seras a ta bonne congnoissance retournes, tu loueras ce que a ceste heure tu abhorris et desprises. In., ib., 19. — Meilleur, ô Cœur, m’est d’avoir chaste esté En si pudique, et hault contentement, t Et abhorrir pour vil contemnernent Le bien, qu’Amour (Amour la.ssif) conseille. ID., Relie, 28. — Elle ha en soy’influence de Jupiter, du Soleil et des Pla- nettes, desquelles les diables abhorrissent lin- fluence. ANT. nu MouuN, trad. de la Vertu de la Quinte Essence, 127-128. — ilz abhorrissent de frequenter la compagnie des hommes ayment les lieux secretz et ombrageux. ID., trad. des Complexions des hommes, 28.1, — Exaltant la vir- ginité jusques au ciel… abhorrissant et refuyant au contraire tout amour, toute feste, et tout plai- sir nuptial. AMYOT, Hist. iEthiop., L. II, 30.v0. — Toute chose qui délecte noz sentirnens rnaterielz, tombee à l’accomplissement de celuy qui la desi- roit, est naturellement plustost, abhorrie qu’aymee. PONTUS DE TYARD, trad. de l’Amour de LEON HEBRIEU, Dial. 1 (p. 4). — Les autres vivent chichement et durement, abhorrissants los sumptueuses et lascives voluptez. LE CARON, Dia- logues, I, 2 (72 vo). — Ceulx qui souffroyent de faict tout ce que font les Roys à leurs subjets, de- testoyent et abhorrissoyent encore neantmoins ce nom de Roy. AMYOT, Antoine, 12. — Il y en a qu’ils refuient, et abhorrissent, et quelques uns rnesmes qu’ils ne daignent pas saluer. ID., Comm. Concept. contre les Sto4lues, 10. — De celle qu’au paravant on a.borrissoit, on en cherche si curieu- sement la figure si que l’on la trouve par tout. st FRANçws DF. SALES, Defense de la Croix, Il, 7. - C’est cela rnesme qu’ilz rejettent et abtior- rissent le plus. ID., ib.., IV, 15. Abhorrissement. Horreur, action d’abhorrer. - Dont je croy qu’il te viendra une si grande re- pentence et abhorrissement, que je crains fort que de tes propres mains tu ne te tue, MAuRicE ScÊvE, la Deplourable Fin de Flamete, 20. — Ne vueillez vous delecter longuement en ung vice, speciallement a cestuy cy, dont la grand conti- nuation faict abhorrissement. ID., ib., 26. — On ne se peut contenir quelquefois en des accidens si dignes d’abhorrissement. St FRANÇOIS DE SALES, Lettres, 496. Abhourrir, V. Abhorrir. Abigoti. Devenu bigot, — Ce moine [Jacques Clément] ayant donc esté recru du roi, comme estoyent les moines de cet esprit abigoti. AU M— IGNÉ ; Hist. Unir., XII, 22. Abiller, v. Habiller. Abite, V.Abise. Abisi. Abîme, — Les yeulx pouvans enclumes amollir, Et les abys de lumieres remplir. VASQUIN PHILIEUL„ trad. de PÉTRARQUE, L. 1, S. 128. — Metz moy au ciel, aux abys, ou en terre, En haut coustaut, en vallée ou ma_retz. ID., i&., L. I, S. 142. -— Et s’il est vray que si grand ton credit Soit es abis et aux cieux comme on dit… Reprens à Mort ce que Mort nous a pris. ID., ib., L. II, chant 4. Abismal. De la nature de l’abîme. — L’Ouest. bruyant aux Gouffres abismaulx, Faisant aux Nefz inestimables maulx, Vint carnpeger devers la Picardie. Apologue dri ilebat d’Ede et Neptune. - Car c’est yin creuz abismal de grand mise, Le Fons duquel au certain on n’advise. J. BoucnET, Episires morales du Traverseur, 11, vr, 6.

ABISME I, 9. — Il estima la promesse tant abhorrent° et impossible, qu’oncques l’aurcille praester ne luy voulut, ne donner audience. ID., III, 16. — Je vous menerois à logicalement inferer une proposi- tion bien abhorrente et paradoxe. ID., III, 19. — Combien que pour lors nous semblassent ces pro- pheties aulcunement abhorrentes et estranges. IED., III, — Affin de remettre leurs sens… effa- rouchez par affections a.bhorrentes, en bonne et philosophicque discipline. ID., III, 45. — Au Roy sembloit indecentque en sa cuisine le Poete fai- soit telle fricasses. Le Poete luy remonstroit, que chose trop plus abhorrente estoit rencontrer le Roy en cuisine. ID., IV, 11. — Chose griefve, abhorrente, et desnaturee est perir en mer. ID., IV, 22. Abhorrer. Abhorrer de. Ne pas s’accorder avec. — L’usage, qui est religieusement gardé par toute la chrestienté, à nommer les jours de la semaine par le nom des planetes, monstre tres evidernment que l’influence celeste n’abhorre de la pieté chrestienne. CHOLlÈRES, 813 Ap. clisnée (p. 316). Abhorrer une opinion. La repousser. — Afin que desormais n’abhorrez l’opinion de Platon, Anaxagoras, et Democritus (Furent-ils petis phi- losophes ?). RABELAIS, 9. Abhorrir. Abhorrer, avoir en horreur. — Plu- sieurs… ont abhorry le nom de servitude, quilz reputent deshonneste, et ont mieulx aymé endu- rer le nom destro veincuz. SEYSSEL, tra.d.TRU- CYDIDE, V, 12 (181). — Le jeune Antiochus… congnoissant et abhorrissant la ternerité de ses folles amours, ne sen osait descouvrir à personne. ID., trad. d’APPIEN, Gr terre Syriaque, eh. 7. — Les anciens Romrnains… abhorrissoient les usures, ainsi que faisoient les Grecz. ID., trait d’APPIEN, Guerres civiles, I, 7. — Iceulx fuyez, abhorrissez, et haïssez autant que je foys. RABE- LAIS, II, 34. — [Les moines] de tous sont huez et abhorrys. ID., I, 40. — Prendre ce que les autres saiges abhourrissent. MAURICE SCÈVE, la Deplourable Fin de Flamete, 8. — Amour… les plus meschans recoit, et les desirez abhorrist et dechasse. ib., 16. — Quant tu seras a ta bonne congnoissance retournes, tu loueras ce que a ceste heure tu abhorris et desprises. In., ib., 19. — Meilleur, ô Cœur, m’est d’avoir chaste esté En si pudique, et hault contentement, t Et abhorrir pour vil contemnernent Le bien, qu’Amour (Amour la.ssif) conseille. ID., Relie, 28. — Elle ha en soy’influence de Jupiter, du Soleil et des Pla- nettes, desquelles les diables abhorrissent lin- fluence. ANT. nu MouuN, trad. de la Vertu de la Quinte Essence, 127-128. — ilz abhorrissent de frequenter la compagnie des hommes ayment les lieux secretz et ombrageux. ID., trad. des Complexions des hommes, 28.1, — Exaltant la vir- ginité jusques au ciel… abhorrissant et refuyant au contraire tout amour, toute feste, et tout plai- sir nuptial. AMYOT, Hist. iEthiop., L. II, 30.v0. — Toute chose qui délecte noz sentirnens rnaterielz, tombee à l’accomplissement de celuy qui la desi- roit, est naturellement plustost, abhorrie qu’aymee. PONTUS DE TYARD, trad. de l’Amour de LEON HEBRIEU, Dial. 1 (p. 4). — Les autres vivent chichement et durement, abhorrissants los sumptueuses et lascives voluptez. LE CARON, Dia- logues, I, 2 (72 vo). — Ceulx qui souffroyent de faict tout ce que font les Roys à leurs subjets, de- testoyent et abhorrissoyent encore neantmoins ce nom de Roy. AMYOT, Antoine, 12. — Il y en a qu’ils refuient, et abhorrissent, et quelques uns rnesmes qu’ils ne daignent pas saluer. ID., Comm. Concept. contre les Sto4lues, 10. — De celle qu’au paravant on a.borrissoit, on en cherche si curieu- sement la figure si que l’on la trouve par tout. st FRANçws DF. SALES, Defense de la Croix, Il, 7. - C’est cela rnesme qu’ilz rejettent et abtior- rissent le plus. ID., ib.., IV, 15. Abhorrissement. Horreur, action d’abhorrer. - Dont je croy qu’il te viendra une si grande re- pentence et abhorrissement, que je crains fort que de tes propres mains tu ne te tue, MAuRicE ScÊvE, la Deplourable Fin de Flamete, 20. — Ne vueillez vous delecter longuement en ung vice, speciallement a cestuy cy, dont la grand conti- nuation faict abhorrissement. ID., ib., 26. — On ne se peut contenir quelquefois en des accidens si dignes d’abhorrissement. St FRANÇOIS DE SALES, Lettres, 496. Abhourrir, V. Abhorrir. Abigoti. Devenu bigot, — Ce moine [Jacques Clément] ayant donc esté recru du roi, comme estoyent les moines de cet esprit abigoti. AU M— IGNÉ ; Hist. Unir., XII, 22. Abiller, v. Habiller. Abite, V.Abise. Abisi. Abîme, — Les yeulx pouvans enclumes amollir, Et les abys de lumieres remplir. VASQUIN PHILIEUL„ trad. de PÉTRARQUE, L. 1, S. 128. — Metz moy au ciel, aux abys, ou en terre, En haut coustaut, en vallée ou ma_retz. ID., i&., L. I, S. 142. -— Et s’il est vray que si grand ton credit Soit es abis et aux cieux comme on dit… Reprens à Mort ce que Mort nous a pris. ID., ib., L. II, chant 4.

Abismal. De la nature de l’abîme. — L’Ouest. bruyant aux Gouffres abismaulx, Faisant aux Nefz inestimables maulx, Vint carnpeger devers la Picardie. Apologue dri ilebat d’Ede et Neptune. - Car c’est yin creuz abismal de grand mise, Le Fons duquel au certain on n’advise. J. BoucnET, Episires morales du Traverseur, 11, vr, 6.

Abisme. Entre l’abiene des yeux. ntre l’objet de la contemplation. — Tu es à son gré la personne De la Cour qui danse le mieux, Tu es l’abîme de ses yeux, Tant tu vas propre et hien en poinct. MELIN DE SAINCT-GELAYS, ChanSOnS, 9 (II, 230). Abisme est souvent féminin. Cestoit une abyme de doleance, un gouffre de pitié. LEMAIRE DE BEL(ES, Couronne Margaritique IV, 40). — Il entendoit combien estoit grande Pabystne de noz pechez. CALVIN, Ineit., V, p. 321. — En attendant qu’il te plaise choisir Mon cœur au fonds de ceste abysme noire, Et luy donner de ton eau vive à boire. MKRG. D E.NAV., les Marguerites, Oraison de l’aine fidele (I, 106). — Les haults ro- chers des monstrueuses undes Se sont cachez es ahismes profondes. Apologue du Rebat d’Ente et Neptune. — On l’eust jugé a Pouyr et le venir Une profunde abisme de scavoir. J. BOUCHET, Epistres familieres du Traperseur, 68. — La de ! a terre, et là de Ponde Sont les racines jusqu’au fond De Pabysme la plus profonde test Orque le plus profond. RONSARD, Odes, 1, 10 (II, 126). - Il sernbloit que les ondes Tasehassent de ravir aux abysmes profondes Ceux qui s’estoyent sau- vez de la Troyenne cendre. JODELLE, Didon, [il (I, 201). — Amour darde ses trains jusqu’au plus m’eus des ondes, 11 balance son vol dessus le vol des nues Et se fait mesure craindre aux abysmes profondes. Iu., les Amours, Chapitre d’Amour (Il, 31). Donques jouis des rayons du Soleil,

Abisme. Entre l’abiene des yeux. ntre l’objet de la contemplation. — Tu es à son gré la personne De la Cour qui danse le mieux, Tu es l’abîme de ses yeux, Tant tu vas propre et hien en poinct. MELIN DE SAINCT-GELAYS, ChanSOnS, 9 (II, 230). Abisme est souvent féminin. Cestoit une abyme de doleance, un gouffre de pitié. LEMAIRE DE BEL(ES, Couronne Margaritique IV, 40). — Il entendoit combien estoit grande Pabystne de noz pechez. CALVIN, Ineit., V, p. 321. — En attendant qu’il te plaise choisir Mon cœur au fonds de ceste abysme noire, Et luy donner de ton eau vive à boire. MKRG. D E.NAV., les Marguerites, Oraison de l’aine fidele (I, 106). — Les haults ro- chers des monstrueuses undes Se sont cachez es ahismes profondes. Apologue du Rebat d’Ente et Neptune. — On l’eust jugé a Pouyr et le venir Une profunde abisme de scavoir. J. BOUCHET, Epistres familieres du Traperseur, 68. — La de ! a terre, et là de Ponde Sont les racines jusqu’au fond De Pabysme la plus profonde test Orque le plus profond. RONSARD, Odes, 1, 10 (II, 126). - I i sernbloit que les ondes Tasehassent de ravir aux abysmes profondes Ceux qui s’estoyent sau- vez de la Troyenne cendre. JODELLE, Didon, [il (I, 201). — Amour darde ses trains jusqu’au plus m’eus des ondes, 11 balance son vol dessus le vol des nues Et se fait mesure craindre aux abysmes profondes. Iu., les Amours, Chapitre d’Amour (Il, 31). Donques jouis des rayons du Soleil, Et sans descendre e.ri l’abystrie profonde Demeure vive haste se de ce monde. RoNsA.Rn, Franciade, [I (Ili, 112). — II y a de grandes abysmes erg ce Bosphore. TrrEvET, Cosmogr., VIII, 8 —- les corps engloutis dans l’abysme profonde Fil rim t faits la victime et Le tribut de l’onde..-NJ YSEM E e poet., 7a. Abistrternent. Action d’abîmer. — Et vou- droyent… avoir perseveré en ce meslange, ou plustost abismement d’eux mesure en Dieu. St FRANçoirs Dr. SA.Lzs, AfelOUr de Dieu, Li VI, lro rédaet. (V, 412)1. Ablsmer. Paire disparaître, anéantir, effacer. — Je congnoy bien la tienne affection, Qui est d’Amour la Foy en ton desir, Pour abismer nuyeulx desplaisir Qui te detient pour un g tien amy mort. P. Du’4, -A L, Dial. Contemnement de ta Mon Crhéeitre’ p..133). — Je ne pou- ro ys sans race alilcan bien faire En tant que Grace abisrno les forfaict.z Des vrays croyons, en vray amour refaictz. ID., Morallité à six person- nages (lb., p. 1_37). — En toute autre sumptuosité cic faire jouer jeux, et donner festins publiques, il abysma, par maniere de dire, la magnificence de tous ceulx qui s’estoyent efforcez d’en faire au paravant. 2-17.11y0T„ César, 5. qntransitif.) S’abimer, s’engloutir. — Si que les nefz sans crainte d’abismer Nageoient en mer à vailles avollées. AROT., Ballades,’7. — Mais si d’un u : il foudroyant elle tire Dessus mon chef quelque traict de son ire, J’abisme au fond du l’eternelle nuit. Du BELLAY., l’Olive, 81. — Et quelqu’au tre bien loin g, en danger d’abysrner. 1D., Regrets, 34. — Voyant mon cher Seigneur au danger d’ab limer, me p]aist de courir une inesme fortune. Io., ib., 49. Abismeux. De la nature do Pabime. — Lieux abisrneux, en cavernes retretz. An c. Prés. franç, XI, 210. — A verne. Profond, obscur._ abysmeux, ou abysma.nt. M. DE LA PO RTE, Epithees. — Leur nef or par les flots jusqaes aus cieux tou- choit, Et or jusqu’oins enfers abismeus se caclioit. P. DE BnAcn, Imitations, atimpe, — De l’abismeux enfer la part pins reculée. lu., H ie- rusalem, XVI, 15 vo. Abject. Qui est de basse condition, qui est dans un état d’abaissement. — toy… non de trop haulte condition, ou appi..IM au reine pu- bliq’, non aussi abject et Du Bir LL AY1 De/- Jen-Ce II, 5. — Mon Roy ne doit. nourrir ny ilicques ni discordes, Rancueur rt &Mance entre ses vrais subjects, De peur de l’estranger, ny les tenir abjects.. JEAN D E LA TA JJ.1, E.e le Prince Né- ce…q.eaire, H. — Les Apostros, simples et gibjects, confondirent la sapience de ceux qui estoie.nt re- puiez prudezis. LA RIV EY „ trad. des Fane- tieuses STRAPAROLE} IX, 5, — Il ne me semble point, que les plus abjects serviteurs facent volontiers pour leurs maistres, ce que les Princes s’honorent de faire pour ces pestes [les oiseaux, les chevaux et les chiens]. firioNTAruN II, 1.2 (II, 180). IIumble, modeste, — Il se rendait si treshurnbIe et abject. Qu’il ne seiribluit estre Abbé, tuais sub- ject. J. BOUCH Epi : ares land’. du Travereeur„ — Avez 1e tueur tant be.ning et humain Qu’estes tous jours premiere au service, Ab- jecte et humble autant qu’une Novice. ID., 115. — Elle [rEcriture Sainte] regs ir.rt un cucu humble et abject, A vanitez et abus non subject. FR. II A B F-RT 5 DeP 10. de Prat, Epistre. —- Certainement si Dieu n’est point, rnocqueur, Il prend e.n gré l’abject et humble tueur. ID., Exposit. morale. (Prononciation.) — Comme personne a_bjecte, En t’adorant me jette En terre soubs ton pié. MARG. DE NAV., LU, Lillarguieriteg, Coin, de radara des trois Boys (II, 123). — Qui de rateaux rom.pt les mutes abgettes, Et va trayant les clayes de vergettes. PELETIE}C. D CI trad, du licir livre des Georgiques. Abjeeter (s’). S’abaisser. — Or en Jesus nul au —vray ne se fie, Sinon celuy qui sous son bras puissant En tous endroits s’abjette et humilie. MAROT, le Riche en Poortié. — Que dictes vous, Madame ? est-ce une chose honneste vous objecter aux façons d’une becte ? R. GAR.NIER, Hippolyte, 52.6. bjection. Action d’abaisser, de mépriser. — Sainte Elizabeth, toute grande princesse qu’elle estait, aymoit sur tout l’abjection dE soy rnesme. SI FRA NÇOIS U E Introd. à 1e-1. Vie depote, 111, 1. — La vraye vefve est en l’Egiise une petite violette de mars, qui respa, nd une suavité nompareille par l’odeur de sa devotion, et se tient presque tous-jours cachet sous les larges feuilles de son abjection.. In., ib_, Hi, 40. Abjurer qqn. Rejeter par serment son auto- rité — Les Flamands. déclareren.t le roi d’Es- pa.gne &schen de sa seigneurie et principauté des Pays-Bas… A cela fut a.djoustée une forme de serment pour abjurer Io roi d’Espagne. AUBIGN Hist. Unive, X, 22. Ablatif, — Or, de ses sirophs la.xatifz, Ne dyarondon ablatifz, Ne d’herbes, ne d’elec- tuaires, De telz fatras n’ayez que faire. Au.. Poés. franç., II,. 115. Ablativo. Abiativo Iota à un tas. Péle-méle. — Ce maistre Tasteur ne laisse pas de les mettri• ablativo tout à tin tas : encependant telle en pa- tira quy n’en pourra mais. Var. hie. et ’IO. Able. — L’Olme, le Chesne, l’Able en ce lieu escarté Pourront seuls tesmoigner ta rnisere infinie. Mme DES ROC. II E Ss Poesies, à Charite. Ablottir (e). Se blottir. — Là tout caché, de brossailles couvert, Ou ablotti derriere un gazon vert, Coy j’attendra y l’heure de sa venue. P. DE BRACH, irmitalions, A milite, I I, 1. — La fun lasse et debile à bas siablotissant, Ces propo.s elle dict d’un parler gemissant ln., ib., arimpe, p. 83. Abluer. Laver. — O Roy des Cieus…’Pay ferme foy Qu’il est en toy Diabluer nos vices par don, PH. BUiGNVON t Chain panegyrique. Abnegatlon. Action de rejeter, de nier, de reniera — mettons nous neutre on Medi- cine, et moyen en philosophie par participation de l’une ot l’aultre extreinité par abrogation de rune et Pauline extrema& RAIIELAis, HI. 5. —. Pierre._ aiant par trois fois renoncé Jesus Christ… aurait esté… descheu de la prerogative, à laquelle le Seigneur avait appellé ses A postres-.. li quo, pour le restablir en sa puuniore di- gnité, il effa.ceast la tare de ceste triple abnegalion, Pu. D E Differ. de 1a Relig., I, n, Aboi, v.Abai.

Aboissonner. Abreuver. — Cruels ils m’ont offert du fiel pour nourriture : De vinaigre en ma soif (si douce est leur nature) Ils m’ont abois- sonné. DESPORTES, Ps. de David, 68. S’aboiseonner. tre arrosé, imbibé. — Jadis de Joricho la terre salpetreuse, Pour ne s’aboisson- aboissonner que d'une humeur nitreuse, Avortoit de ses fruicts, et ses mal saines eaux Vuidoient d'hommes la ville, et les champs de troupeaux- Du BARTAS, 2e Semaine, 4e Jour., k Schisme- Abolir, Détruire„ anéantir, effacer. — Ce sont les propres pierres, m.oyenan.s les q_u.elles Deuca.- lion et Pyrrha restitueront le genre humain aboly par le deluge Poetique. RABELAIS, rii, S. Ceste unique faute doiht estre abolie, extaincte, et absarbee en la nier immense de tant d'equi- table_bs sentences qu'il a donné par le passé. ID., III, 42. Abolissetnemit. Destruction, anéantissement, abolition. — Nul ne peut nyer qu'un tel abolys- sement de 1a chair, ne soit mort. CA_Lvrri, 1 nstit.., 26•. — Si pour rabolissement du ciel et de la terre les fideles ne laissent point d'estre establiz devant Dieu il s'ensuyt que leur salut est Donjoinct avec son eternité. ID., ib., Tot, p. 446. — Job... ne prend la mort que comme u.n abolissement de toute sa vie, ne regardant point à ce qui s'ensuit apres. hiStriiei. contre ICS Anabaptistes (V11, 139). — Ils sentiront leurs concupiscences se diminuer aucunement de jour en jour, jusqu'à ce qu'ils seront parvenuz où ils tendent : c'est assavoir au dernier abolissement de leur chair, qui sera parfait en la fin de ceste vie mortelle. ID., litait., IV, — Aussi leur advient aux cuisses un refroidissement et abolis- se.ment de sentir et mouvoir. AMBH. PARÉ, 15. • Jusques à l'entier abolissement des noms, et ancienne cognoissance des Ueux, s'est estendue la desolatiou de cette conqueste. MoNTA.Pc:NE, 18 .111, 67). — Calvin... ne vise qu'à l'abolisse- ruent de l'observation des conseilz evangeliques, st Femeçois DE SALES, Controverses, I, HI, 11. — Mercure Trisrnegiste n'est il pas lamentable, do lamenter et plaindre si laschement l'abolisse- rftent de l'ido-latrie...? ID., Amour d-e Dieu, I, 17. Abominer (subst), — Ces prestres abominoient le poisson, de sorte que quand ils vouloient es- crire le hayr, et l'abominer, ils peignoyent un poisson. (WILL. BoLICHET, 318 Seree (TV, 297). Abondant. &Ire abondant de. Abonder en. — Touchant conseil et science, il est assez divulgué par les histoires de Troye communes, que Hele- nus en estoil abondant plus que nul autre des en-fans de Priam. LEMAIRE DE BELGES, III, 1. Diabcnda.n.t.. En outre, par surcroît. — Quand doriques le bon Patriarche Noë eut ainsi envoyé ses gens peupler le monde, et que d'abondant il Leur eut promis de leur mener par luy inesines des gens de renfort.... il divisa ce qui luy restait de peuple en deux parties. LEMAIRE DE. BELGES, Illustr., I, 4, — Il {Chiron] institua le noble en- fant Achilles, en icelle art de medecine. Et d'abon- dant luy aprint à toucher de la harpe. ID., ib., I, 26. — une mesme heure avons retrouvé rostre Inilz (si longuement perdu) et avec luy dabonclant une belle fille. ID., ib., I„ 44. — Son seul disciple me a contenté et m'en a plus dici que n'en de- mandas, d'abundant m'a ouvert et ensemble solu eraultres doubtes inestimables. RABELAis, If, 20. —Il luy donnait sept cens mille et troys Philip- pus... et d'abondant luy donnait la inestayrie de la Pomardiere. In. l, 32. — Là se sont trouvez vingt cen et deux s mille chameaulx, et seize cens El'- phares... et d'abcfndant eustes toute la 0-a_rava_ne de la Meeha. ID., 1, 32, — Je... vous rends francs et liheres comme par avant. D'abanda_nt serez à l'yssue des portes payez chascun pour troys moys. ID., I, 50. _ Ce ne fut pas encorE.1. assez au juge- ment de la mère, si, après l'arbre inanimé et la chienne morte, elle Woliençoit d'abondant son nia.ry en quelques personnes des plus cheries de luy, DES PERIERS, _MÉRU). Rett..1 127. — Par ta bonté eternelle ilz sont tiens, Et d'abondant par achapt ils sont miens. MArtc. Ù E Nklar." ks Mar- guerites, Triomphe de rAgneau (III, 59). — Pa- nurge respundi que son anly Xenomanes leurs su croit. et d' abondant deliberoit.... prendre quelque docte et utile Lanterne. 1-ZABELAis, 47. — Hz ne se contentent de santé d'abondant ilz soubbaytent guaing. 1V, Prol. — Pyrrhon estant en pareil dangier que nous sommes, et \rayant un pourceau pros l rivaige qui mangeoit de l'orge espandu, le declaira. bien heureux en deux qualitez, savoir est qu'il a.voit orge à foi- son, et d'abondant estait en terre, ID., 1V, 18. — Je vouldrois estre la dorure, Que sir vostre chef vous portez... Je vouldrois estre d'abondant, La perle que je voy pendant Au bout de vostre belle oreille, MAGNY, Odes, de ses Deeirs (Hl 162). — Bref. tout cela qu'enseigne l'Aretin, Je le sçavoy : et sçavoy mettre en oeuvre Tous les secrets que son livre descœuvre Et d'abondant mille tours inc-agneus. Du BELLAY, Jeux Rustiques, la Vieille Courtisarene. — Les principaux du Senat luy en- vieront ceste gloire, estais marris qu'il ne se con- ten toit pas deta.nt d'honneurs qu'il avoit niaisque d'abondant il voulust encore avoir l'honneur de ceste dedicatiori. Amvor, Publicola, 14, — Nos Jesuites... font les trois voeux ordi naires, et un quatriesme d'abondant qui est superlatif. E. PASQ U1ERy Recherches, .111, 44. — Je protesteray ne vouloir m'aider de oo mien traitté, sinon ainsi que d'une piece que je pro- duirais (comme d'abondant) apres toutes les autres. ESTIENNEe 1}FeCe1kneep 34- 5e Abonder (transitif). Rendre abondant en — Les brebis alaictanies seront mieux Irai- tees que les autres.., polir les abonder en laid. 0, DE SERRES, Theatre treAgrie" Difb Aboulai (81, Devenir bon. —Vin s'abonist en fraisehe cave, BAÏF, A I bnes, L. 1I (V, 70). — Vous faie tes, en ce faisant, profiter les troupeaux, a.c- croistre les fumiers des laboureurs, qui s'a.bo- nissent par la fiante de ces animauls. Var. hist. et lat., III, 315. Abord. Lieu où l'on aborde. aucrate es- toit anciennement le seul abord d*Egypte, ou se faisait et menoit le trafic. SALTA; trad. dIFIÉRO- DOTE., .179. — Plusieurs ports et abords de mer, ou se fait grand trafic, lD.7 ib., 111, 5 — Athenes, qui estait un port de mer et abord do marchands forains qui y venoient de toutes parts. LE LOYERe Hist. d-es Speares„ V11.I. 3. — Le Roy... le comble [Phermitage onneurj de toutes les singularitez dont il se peut aviser, l'ayant fait un abord do toutes sortes de gens d'honneur. BEROALDE DE VERVILLE, Voyage des Princes fortune.z, s22. Abordade. Action d'aborder. D'abordade, prerniere abordade, de prime abordade. Au premier abord, du premier coup, dès le commencement. — Il donne donc si vaillamment dedans les enne- mis, que d'abordade il tue de ses mains ro alles don Hernando Castriota. BRANTômE, Cap, franç., le grand roy François (111,1,41.). — D'abordade, et siavança.nt des plus avantz, il receut une grandi harq-uebuzade au corps. 1D., Rodomontades espai- gnalles (VII , 90-91 # — Et d'abordade allèrent assiéger NI a rseille. I „ Betra icteg de guerre (V117 269). — Les Gascons et Provençaux eurent pour département les fauxbourgs de Sainct-Jean et de Bourgneuf, qu’ils emportèrent d’abordade, quoi que bien retranchez. Aunicrd, Hi, t. Unie., IV, 14. — Toutefois les Troyens d’abordade premier° Les Gregeois aux yeux noirs chasseront en arriere. AMADJS JAmy ry, trad. de lit acte, XVII. — Ces braves et déterminez soldats donriareut la teste baisses dans les retrenchements, en criant : San- tiago ! Santiago ! Hespaiial ll’espafiai et de prime abordade clonnarent a celtty que tnnoient quelques six cens François. BRANTÔME Cap. estr., don Sanche Avilla (II, 185). Abordee. Abord. — Le port de ceste Isle s’ap- pelle Asedegan, où. la ville est bonne et mar— chande, et de facile abordee. CIVET, COSinagr., XI ! 20. —— Ce Gap de Four est de difficile abordee. ID., ib., XV, 12. — Vers le Sudoue.st voyez deux roches haultes et larges, lesquelles sont d’abordee tresdangereuse. 11).1 ib., XX1, 2. D’abordee, de preiniere abordee, de prime abùr- (ire. D’abord, au premier abord, dès le commen- cement., du premier coup. — Les Barbares se ruerent sur eulx, et d’abordee en tueront un bon nombro. A m-yorr, Sertorius,. JCe promu r` Ange s’obstina. d’abordee en sa videuse volonté_ MONTAIGNE ! trad. de RAYMOND EBON, cha.p. 243. maistres… se jettent d’abordee dans la fran- chise de la coustume Fa ils s’enflent, et triomphent à bon compte. ID Ess., I, 22 0, 135). — C. Popilius arriva à luy de la part du Sena, t et. d’abordee, refusa de luy toucher à la main, qu’il n’eust premierement. leu les lettres qu’il luy ap- portoit. lu., II, 24 (In, 94). • Un de ces jours… se vint, de fortune, adresser à moy par la rue un grand vieil homme fort maigre et pasle… qui me demanda d’abordée si i’esioit pas moy qui avoit imprimé le Catholicon.. Sat. Mén., 2e advis de — Je partis à l’heure rnesme et arrivay le lendemain à Paris, mais je rnladvisay de n’estaller d’abordée ma m.archandise et me con tenta de recongnoistre le cours du marché. Lettre de VILI.EROY àDu Vair, dans Tricote !, éAil, de la Sali énf, 1I, 157. — Juppin doncq co- pnoissant qu’il avoit deruandee Une telle faveur, s’en mocqua d’abordee, L’Ixion hes pa gnol, dans Tricote’, II, 245. — Je marchera y pre.mierement contrieux, et m’addiressera3.’d’abordée aux Atheistes. LE LOYER, Hist. des Spectres, 1, 2. — il avoit des le commencement laissé perdre la vigueur de son armee, à faulte d’avoir vivement ale premiere abordee couru sus aux ennemis. AmyoT, 21. — S’il se met quasi de pre- miere abordee luy manifester son amour. FRAN ÇOIS D’AMBOISEe Dia. !. des Damoiselles, I, 88 vo. — Si de pren-tkore abordee il veut monstrer… la qua- lité et grandeur de son affection. IDd7 ib., I, 127 vo,. — L’une partie ira, ruer sur ce Grandgousier… Par icene sera de prime abordee facilement des- confi. RABELAIS Ir 33.. Abordement. Action d’aborder. — Jusques au merveilleux na, uffrage et abordement en Engleterre du feu ro y Philippes. LE MAIRE DE BELGES, Chronique annale. — Nous estaus sus le moule, et de ]oing 1.-oyans les mariniers et voya- giers dedans leurs naufz en haulte mer… bien prions pour leur prospere abourdement. RARE- i. ms, III, 2L Si dés l’abourdernentqu’en ces rives Troïques Se jetterent dehors ces troupes Ar- goliques. Jori ELLE r les Discours de Jules Cesar, 257. Attaque. — La guerre est une mer commune Pour s’enrichir en un moment : Il ne faut qu’un abordement, Un sac, un dé, une ruine. BELLEAU ia Reconnue, V, I. Aborder. Arriver, venir. — Fu ceste vostre maison journellement abourdent gens de toutes pars. RABF.r…us, W, 12, — Wautant que la daine estoit fort maladive et su.bgette aux médecins et apoticaires, il en y abordoit ordinairement Ians. BRANTÔME, des Dames, II (IX, 566). S’aborder. Aborder. — Mais quand ma nef de s’aborder est preste, Tousjours plus loin quelque horrible tempeste La single en mer, tant je suis Ar malheureux. ReNsAnn, A. de Cassa.redre (I, 59), S’aborder Él qqn. Aborder qqn. — Le Roy scella appuyer sur une fenestre… et in Mayne avec’nye Chacun aussi des Princes print sa chacune : et chacun des gentilzhommes saborda à quelque dame ou damoiselle. LEMAIRE DE BEL G E St I, 44. — II faudra que la damoiselle à qui se seront abordez tels mignons, serve de conte à un chacun. FRANÇOIS D’AMBOISEe Dial. des Dan2oiselles, I, 126 ro. Aborder (subst,), — Paris à ! aborder… meit à mort et navra tant de ces grosses gens rustiques et barbares. LE TAIRE DE BELGES 1-11148ihi I ! 23. Les camps s’entreheurterent A l’aborder de divers lieux. IloNsAHD, Odes, I, 10 (II, 129)1, — A l’instant mesme du peril arriva en la ville Gon- gylus qui venoit de Corinthe avec une gaiere, l’aborder duquel estant incontinent tout le peu- ple… accouru à l’entour de luy, il Leur declara que Gylippus arriveroit bien tort. AMYCIT1 ieia, s, 19, — Ayant dés l’aborder ! la pieç.a mis au poing leurs tren.chantes espees. Jonams, Discours de Jules Cesar (II, 264). TfuEnTREA(.5 cite aborder comme un mot à la mode. ler » i d. du Der rite, p+ 34. Abornement. Convention pour le paiement d’une redevance. Aprts que le-s parties eurent escrit d’une pari et d’autre, et les deffendeurs ve- ri fié leur aborne ment contre la pretention des six et deux deniers par an, areguée par le Pro-cureur du Roy, les defendeurs gagnerent leur cause, et furent condamnez pour une fois payer le, s dix sels, quoy leurs predecesseurs avoient esté abornez. E. PAsQuiER, Recherches, IV, 7. Aborner. Fixer. — Nous sommes mariez, part pour avoir lignée, Part pour entre en nous deux nostre foy abornée. E. PASQL/lER Jeux Pst., 30 part., Eleg. à sa femme. Enns aborné à faire qqch. En avoir une habitude invincible. — Accoustumance telz gens a subor- nez, Voulans dire qu’ilz sont tous abornez A re. nier et blasphémer la loy.el- , RING0.RE ! les Folles Entreprise$ (I, 130). Aborner, s’abonner. Faire une convention au sujet du paiement d’une redevance. — Borne ou Bonne… De ce mot nous avons le verbe Aborner MI Abonner, L composer avec le fermier. M. DE LA PORTEe pi S. Ciestoit un. draie que plusieurs Evespies et Abbez devoient à nos Roys, quand ils passoient sur leurs Eveschet ouAb- bayes, qu’ils appelloient… droiets de Ciste.,. Et quelquesfois les Eglises s’abornoient à une fois payer ce droict, soit que les vinssent visiter ou non. E. PASQUIER, Recherches, III, 35. — Les Abonnez (que je pense devoir entre dictz Abornez} sont ceux qui par une longue prescription et laps de temps, ou par des contra.cts se sont abornez avecques les Seigneurs à certaines tailles an- nuelles. ID., ib. 1V1 5.— Nous disons s’abonner avec un Seigneur de Fief, pour les droits et de- voirs Seigneuriaux, ou avec un fermier du huic- tiesme pour le vin qu’un Bourgeois vend eu de- tai], pour s’aborner, c’est à dire se borner par con- vention, soit avec le Seigneur ou fermier, de ce que l’on leur doit payer. ID., ib., VIII, 62. — V. Abrenement. Abornement. Action d’abhorrer. — Et qui, honte du Ciel, des Dieux, et d’Amour mesme, Devroit d’aborrernent et contre-cœur extreme NOUS faire oster le feu qui de l’Amour nous vient. JoDELLs, la Riere-Venus (II, 95). Aborreur. Action d’abhorrer. — De nos faits la refile certéne, C’est aler droit où pousse et méne, Ou l’aborreur ou le desir— BAÏF, efierneS, L. VIII (II, — Je maintien que la vie hu- maine Tout-par-tout de travail est pleine, Qui s’entremesie de plaisir : u i n’est pas un seul, mais se change Selon que chacun se meslange lie Paborreur et du desir. ID., Passetems, L. IV 378). Aborrir, v, bhorrir. Aborrition. Action d’abhorrer. — Le vray contraire de desirer, c’est avoir en horreur, et il est tout. evident que icelle _.iborrition est une mesme chose que la haine. PONTUS DE TYA_RD, trad. de l’Amour de LEorq HE.B.RiEu, Rial, (p. 74) Abortif. Qui meurt en naissant. — Ses vers naistront inutis, Ainsi qu’enfuis abortis Qui ont forcé leur naissance. HoNsAno, Odes, 1, 10 (II, 136). — Le rossignol ne contraint son ramage ; Mes vers aussi rie sont point abortifz. rrAHUREAU, Poesies, sonnet 75. — Je ne veux toutesfois qu’un bon esprit se fiche A faire un Anagramme, à faire une Acerostiche D’un travail obstiné ce sont fruioth abortifs Dont la semence vient des povres apprentifs. VAUQUELIN DE LA FHESNAYE, Art Otique, I, v. 381. Abortivement. — Si par fortune en ses tra- verses lourdes Ne Fast ma joye abortivement née. MAunicE ScÈsE, Delie, 13’2. Abosme. Abomination, horreur. — A Dieu en vint si gant abosme Que pour ce G-omorre et So- dome I t fist toutes ardoir en cendre, J. BoUCUET, les Regnars travers. (G.), Aboth. Officier de Quinte-Essence. — Ses Abs- tracteurs… Sotrins, Alma… et autres siens offi- ciers. RAIBELAIS, V ? 19. Abouchement. Conversation, entrevue, ren- contre. — Les autheurs susdictz ont au meclitin l aile advertissement, particulier des parolles, propolis, abouchemens, et confabulations, qu’il doibt tenir a.vecques les malades. RABELAIS ? IV, à Odet de Chastillon. — C’est… une cerimonie ordinaire aux abouchemens de tels Princes, que le plus grand soit avant les autres au lieu assigné. MOHTAICNE, I ? 13 {I, 63). — IL introduisit Pa- nurge, parler sept ou huit langages divers au pre- n-lier abouchement de lui avec Pantagruel. E. PASQUIER ? ReeiterChe$, VII’, 59, Aboucher. S’aboucher. Se pencher en avant, abaisser le visage, approcher la bouche. — Des- sus le lict je me baisse et nea.bouche : Puis de nies pleurs estant pleine la couche, Lui vais criant. CIL FONTAINE ? trad. des Epieres d’OvinEr 10. — Des cerfs.., longuement pourchassés et malme- nés… s’abouchais a une claire et fraische fon- taine tirent a eux la fraise-heur de ses belles eaux. SI FRANÇOIS DE SALES ? Amotr de Dieu, V, 1. Abouché. Penché en avant, abaissant ! e visage, approchant la bouche. — Lon voyoit clu.n costé Antoine tout sanglant et à demy mort entre tiré tontremont par une corde, tendait les mains contre la Reyne… Et de l’autre costé icelle Hoyne abouchee sur la fenestre qui sefforçoit de tirer la corde. SEYSSELe Extraiet de PLUTA RQ [JE, ti — Cesar… monta en un Tribunal qui estoit là et voyant tous les Citoyens a.bbouchez en terre, leur commanda quilz se levassent. ID. ? — Sur son ventre abouché à la fraisehe fontaine Sa soif seiche il tain t,. MAURICE SCÈVE ? Microcosme, L. I. p.19. Aboucher (in trans.). Arriver. — Car je jouys du sainct a.dvenement De ce grand Pape abouchant à Marseille. MAURICE SCÊvE, elie, 28. (Tra.ns.) Aboucher qqn. Adresser la parole à qqn, avoir des pourparlers avec qqn. — Un bon Religieux, nommé Colombain… le vint. aboucher, et lu y reirnonstra rudement quel tort il se raison tant envers Dieu que le monde, par la continue de ses paillardises. E. PAse.E£R, Recherches, V, 8. — Si je vous avois abouché, je ferois voir que fa modestie de vostre Roy remittit dornui Auslriacrie novissimos casus. AURIU rd ? Letires et Mém. d’Es- tat, 5. —•— Vous aurez seu… la volonté du Roy d’y aller… pour aboucher le Duc de Bouillon ; et cela pour la paix. ID., 1’6..5 — Les assiegez ne se firent pas prier deux fois de faire sortir Maninville accompagné de La Vallée : Ces deux abouchèrent troc si et Pui-Gaillard au bord du canal d’Yers. IDee 1Jist.LIPLiP., VIII, 18. Abourdeler, cité comme vieux mol par EST1ENNEr Preceiience, 187. Abourdement, Abourder, y. borde nt, Aborder. Abouter (trans.). Conlio.er à. — Cestui Nep- tune estoit alla grand’erre Jusqu’aux_ lointains Ethiopes. épars Et abouttans les hommes tics deux pars. PELETIER DU MANS, tract. du L. I de l’Odyssée (p. 12). — La posterité… blasmeroit nostre ingrate mescognoissance, de n’avoir par nos plumes testillé le grace que Dieu nous fait de vivre sous la douce subjection « .un tel Monarque, que les nations qui aboutent les frontieres de Scy thie, ont ambitieusement recherché pour mestre. R. GARNIER, Tragédies, au Roy de France et. de Polongne. Aboutant. — Voye OU Voie. Frayee, spa.- tieuse… aboutante ou aboutissante.. M. DE LA PORTE, Epithetes. Aboutir (trans.). Confiner à, — Aux mon- taignes voisines, et qui aboutissent ce Lac. E- VET, Coemogr., VI, g, — Les.A, Ifemagnes bornent. et aboutissent les terres du grand seigneur vers l’Orient. AuDiGNÉ, Hi st. Unw. AboFair qqch. ER former le bout. — Sçauroient ils avoir… Rubis si precieux que ceux qui abou- tissent Tes totons qui poupins en leurs rab., s’es jouyssent… ? GUY DE TOURS ? Souspirs amoureux, L. I (I} et). Abouti de, abouti en. Terminé par. — il [l’Amour] cache son carquois sous l’enfleure ju- meile De ce marbre abouty d’une fraize nouvelle.. BELLEAU ? Bergerie, Ire (I, 256). — On le ceint par k corps d’un tissu de maille, qui est abouti dune chaîne. BEROALDE 13E VEE.VeLLI.E1, Voyage des Princes Fortunez, p. 762. — On voit… deux Tritons eslevez par dessus les autres, qui embouchent leurs conqu.es, tortillees et. abouties en pointes. BELLEAU, Bergerie, lre Alun. (1, 278)- — Ceste terre… est terminee de delicieuses monta- nettes abouties d’innumerables petites collines. BEROALDE nEVERVILLE, Voyage des Princes For- tunez, p. S’aboutir de. Se terminer par. — Ses mains sont aussi délicates Que du satin et ses dix doigts, Dignes du seriprrd. de nos rois, S’aboutissent de dix agathes, Gu. » F. Tin uRs, Souspirs aintkureul, 55). Aboutter, Y. Abouter. AbDy, Aboyer, V. A bai, Aboyer. .bradent {de abradere, râcle0. — Melandeolie iibradente, — Tout qe. la melancholie ne se peut tirer du corps qu’ilbien grande. difficulté : aussi les pa.ssions de rame qui sont causees par la melancholie abradente ne sont pas faciles’appai- ser. J. BODIN, RepUbliqiCet V, 1. • Ge qui leur advient à cause de la nie me melancholie spu- meuse, et abradente. ID., i.b. — Les Meridionaux sont paillards, à cause de la inela.ncholie spu- meuse, abradente, et salace, comme il se.-voicl aux lievres, et cruels, parce que cette melancholie abradente presse violemment les passions et la vengeance. CHARRON, StEgC33d5 I, 4`2.. Abraham (prononcé Abram.). — Je passe Id.fesse, Amide, et Nisible, et Carne, Le Men-heureux sejour de vostre ayeul Abram. Du 13AltTA.S, Judith, V. — Noé, Moyse, Abram, qui pas- seren t és champs, Laboureurs, ou Bergers, la plus part de leurs ans. ID., ite Semaine, 3e Jour, — Sur toy monta.ignette sainte, Le bon Abram list sa plainte. H. GA_IINI.E11.5 leg Juifves, S 2. —— Qu’au sein d’Abram par vous elle soit transportée.. MoNTGlin.EsTIEN, la. Reine d’Escosse, IV (p. 101), • (Prononciation de —anz.. — Me sembla voir le

second Abraam, Qui vray David eestoit monstré

l’autre an.Midair… uc ÎAV..les Marguerites, Epistre au Roy PU, 203). — Quo y que Pua fast hideux, enluminé pour cstre Seiche’de feu, de soif, de peines et d’ahan, Et l’autre rajeuni dans le sein d’Abraham. AUBIGNg„ Tragiques, VII {IV, 306). Cf. alinéa. précédent. Abramien. La race Abrandenne. La race d’Abraham. — Afin qu’à l’avenir la terre Egip- tienne Nourrice. eecueillist la race Abramienne. Du BAirrAs, lre Semaine, le Jour. Abre, y. Arbre. reger. Accourcir. — Le bran de Dieu est il donc abrogé Par qui estait le martir soulagé ? MARG. DE NAv., Dern. Pros.., les Prisons de la Reine de Nae.b, , p, 255. eabreger. Se-hAter. Printes vous pointjour de conseil ? Resistés vous si de ]épier ? Vous semble il, en cas pareil, Que ont se doive. tant. habregier ? ne. Poés. X, 157. — En bas, Seigneur du Pont, Alletz, Abrege toy tost, et te haste. GRINGORE* Prince des Sotz, Sotie (I, 208). — Sire, c’e.st raison que je face Vostre plaisir. — Abregez-vous faictes tant que devers nous Noz bons Prelatz soient ramenez. ID.., Sainte Loysi Li, III (I I, 93). .10 lu y voys tresîbereer le tueur Sans espera.nce de confort. — Ahrege toy. Le vella mort. ID., L. V (II, 169). —’Bourreau, il te lima delivrer, Abrège toy, fais la justice. ID., ib., L. VI fII, 213. Abrenuntiation. Renonciation, — Il a fanii qu’eux mesmes agent fait confession de leur foy, abrenuntiation de leur ordre, protestation, et agent esté Traietés, comme purs lais. CHA.R.RoN MN Trois T’eritez1 ILI, 13, Adv. Abreuver qqn. Le pénétrer profondément [grume croyance, d’une opinion, (Fun goût, dlun sentiment, d’un usage]. — Quand il s’encline de- Vante pour luy faire honneur, desja il est abbreuvé de quelque superstition. CAuvrei, Instit., III, p. 132. — Ce ont esté les Theologiens Sorboniques qui ont abreuvé le inonde de ceste faulse opinion, qu’on tient communement. ID., ib, , V, p. 356. Pense donques, je te prie, Lecteur, quel prix doiikTent, avoir, en l’endroit de celle tant docte et ingenieuse nation italienne, les ecriz d’ung petit ina.gister, d’un conard, d’un badauit, et. autres inignons de telle farine, dont les oreilles de nostre peuple sont si ahbreuvées, qu’elles ne veillera au- jourd’Iluy recevoir aultre chose. Du f3ELLAY 2.0 Préf. de — En_ tout cc] pais on est abreuvé de ceste endiablec ceremonie, que d’im- moler les hommes à Sellai’. THEvET, Cosinogr›, XXII, 15. — Plusieurs sont abrevez d’une opi- nion fausse, disant que les coquilles réduites en pierres ont esta apportées au temps du deluge… jusques au sommet des montagnes. PALissy, Cop- pie des— escriis (p. 361). — Tel qui rapporte de sa maison la douleur de la goutte, la jalousie, ou le larrecin de son valet, ayant toute rame teinte et abbreuvee de colore} il ne faut pas doubter que son jugement ne s’en ancre. MoNTAIGNE, II, 12 (H, 326). Abreuver qqn de qqch. L’en informer, hd en parler. — Vous ne trouverez quo tous ces bons vieux Peres qui ont traité de nostre Histoire Françoise !, en agent jamais parlé.„ Gaguin, pres- que nostre contemporain, est le premierui nous en a abreuvé. E. PAS-Q.151ER, ReeherdieS, III, 7. — Ce qui, n’estant pas approuvé par Havart, fut nuisible au comte ; car l’amiral en abreuva le con- seil d’Angleterre. AuBtirm g., Hist. Unip., X IV, 27. demandoit à Monglar quelqui-s ad- verlissemens : Vert sçay un (dit Mongrar)qui vaut cent millions d’or, c’est une confiscation de la- quelle l’arrest a esté donné trois ou quattre fois ; l’Italien ayant abrevé de cela. le Ma.resclial d’An- cre, On pressa lielonglar de s’expliquer. ID..e Traiité eur les guerres cieites, 4. Abreuver qqn que. Faire savoir à qqn que. —Je cognois un gentilhomme., lequel, voulant abre- ver le monde qu’il estoit veau amoureux dune belle et honueste darne que je sçay, fit un jour tenir son petit mulet avec deux de ses laquais et pages au devant sa porte. BRANTÔDIEe des Dames, II (IX, 122-124L &Ire abreuvé de qqch. En avoir connaissance. Les gentilz hommes… montèrent tous ou pres- que tous à cheval pour luy aller au devant, tant grand désir avoient de le veoir, car chascun estoit desjà abreuvé de ses vertus. LOYAL SERVITEUR, Hist. de Bayari, 9. — Jà estuit. l’armée des Fran- çois.à. dix ou douze milles de Milan., qui e-stoît toute abreuvé, e de ceque le bon chevalier estait pris. ib., 15. — Voila qui viendrait bien à point et aussi que le monde n’en fut point abreu- vé, ii vaudroit mieux que cela se fit elle= vous, à tout le moins personne n’en sana jR rien. Nico- LAS DE TROYES, Grand Parangon, 35. — Quand je nie trouve seulet et que je voy que personne ne me peut ou2Frr, je me prens à dire à. part moy tout. ce que j’ay sur le crieur, et vu de ainsi mon flux de ventre, je vous dy de langue, sans que le monde en soit abreuvé. DF : s PuRIERS, Cymbalum, Dia !, fi. — Elle leur conta de bout en bout tout ce beau conte. Ces femmes le dirent à leurs maris, et à d’autres femmes, et ceux-là à plusieurs autres : et ainsi en moins de deux jours Venise en fut toute abreuvée. LE MA_ÇON trad. de Bo ccAcy.., Décaméron, IV, 2. — Je ne vous escri, Siret que le bruit commun, mais dont trop de gens sont ab- brevez. CALVIN, Lettres, — S. Luc adjoins Le que chacun a esté abbruvé d’un tel bruit. ID., Serin. sur I’llarinun. Evangei., 2.5 (XLVI, 307). Si qu.elque preude femme leur a fait cet honneur que de les recevoir en sa compagnie, il n’y aura celuy qui n’en soit abreuvé, les petis enfaiis en iront incontinent à la moutarde. TAnuRsAu, ier Rial. du. Democritie (p. — Le bruit de ce qui a esté fait perse toute la Grece, et n’en est aucun qui n’en soit abreuvé. J. Dy. LA LANDE, trad. de DICTIS D E CRETE, L. I, 9 vo. JNostre France est trop abbruvée De vostre feinte con trouvée. GREFIN les ESbahiS, V5 4. — Pour cestP en treprinse le Roy avoiet dressé une des plus belles armées que raye jamais veu… Mais l’Espaignri es toit toute abreuvée de son entreprinse. I o riî L U c, Commentaires, L. I (I, 138), — Je demanderais volontiers à_ ces gens là s’ilz pensent que ces cliozes tramées par le commandement de l’Empereur et Roy des Romains, puis dix ans en çà, avec le Grand Seigneur, soinct si secrettes que la plus grande partie de la Chresllenté n’en sojot a_bhreu vée. lu., ib., L. I (I, 144). — Il ne me sera hors de propos… de m’enquerir qui est ceste nation Turquesque… et d’où elle est venue car de par ier de sa force, grandeur et richesse, ce sema dire ce dont tout le monde est alibreuvé. TlIEFET1 Cosmogr., XI, 1.. — Je suis bien deliherée de ma rier ma fille… avant que le monde soit a.bruvé de reste histoire. TouRNEBu, les Con.iens, V, 2. — Quand vous devriez attacher au pied des mouches quelques billets où vous escririez les confessions les unes des autres, le pays seroit abbreuvé de vos vies et deportemens. Criouhus, 5e Ap. Dis née (p. 210).

Abreuver. Persuader faussement. — Je veux que nous simulions une dispute vous et moy, et quit nous sortions les portes pour nous battre affin que tout le monde, et entre autres Gin the en soit abreuvée. N. DE MONTREUX, fer Livre des Bergeries. de Juliette, fourn. 1, 44 va. — Il [César] respondit qu’il oe vouloit pas que seulement son lict fust taché de ce crime, mais exempt de toute suspicion. Cela estoit bon pour en abbreuver ainsi le monde ; mais dans son aine il sçavoit bien que vou]oit dire Cela. BRANTÔME, dee Dames, II (IX, 27). — II falut faire une confession de foi des églises françoises, pour ce qu’on avoit abreuvé. les Aliemans d’une autre confession contrefaicte. AuniwiÉ. Hist. Unie., III, 10. — Toute l’arrnép fut abruvée qu’à la mort de ce pape estoit arrivé presque chose pareille que l’on conte d’Alexandre sixième et autres, qui avoyent rait marché avec le diable pour la durée de leur règne. ID., ib., XIII, 8. — Perez… déclaré innocent pa.r ce sénat, est attacquo d’une autre sorte, accusé d’hérésie et demandé par l’Inquisition ; estant le peuple abru vé qu’il estoit magicien. ID., ib., XIII, 29.

Estre abreuvé de qqn. Se laisser tromper par qqn. — Il n’est pas possible que sa Majesté ne pippee et.abreuvée de quelques gens qu’elle a.voit auprès delle. Mornuc, Com.rnen taires, VI (III, 93).

Se laisser abreuver de. Se laisser amener à. On a murmuré ces jours de quelque appoincte ment. Il fauldroit de merveilleux massons pour le bastir. Mais je crains que les, rostres… ne se laissent a.bbreuver dentrer en propos. GALii, liN, Lettres, 861. Abreuvoir. A breuooir à mouches. Plaie, où les mouches peuvent s’abreuver, — Vous le reco gnoistrez à. ses grandes moustaches noires, re troussées en dents de sanglier, et à un grand abreuvoir à mouches qu’il a sur la joue gauche. ToultNED LF les Contens, III, 1. — Certain baste leur., jouant Ajax le furieux devint au milieu de la Tragedie si esgaré de ses sens, qu’il ne feignoit plus le furieux, aires l’estait sans feinte. A ses compagnons bas ieleurs il rompait la robe… à


Urysses il alloit faire un abbreuvoir à mousches sur la teste, si le chapeau dont il estoit affublé n’eust porté le coup. LE LOY ER, Hist. des Spectres ! II, 5. Abreviateur. Celui qui abrège. — Pleust Dieu… fust premier President de Paris. Vertu goy, mon arny, quel expéditeur de causes, quel abreviateur de proces, quel vuydeur de de bats… quel minuteur d’escritures ce seroit. RABELAIS, VI 27. Celui qui écrit les brefs apostoliques. — Gens soubzmis… à Jupiter} comme Cagotz. Caffars, Bo tineurs, Porteurs de rogatons, Abbreviateurs, Scripteurs, Copistes, Bulistes, Dataires, Chiqua rieurs, Caputon.s„ Moines, Dermites. RA.BELAIS1 Paniagriieline Prognost., 5. — Bollistes, copistes, scripteurs, abbreviateurs, referend aires et da taires, In., II, 9. Ahreviature. Abréviation. — Q, est bien mis aucunesfais tout. seul en abreviature, quant il signifie Quintus, Toav, Champ fleury, Il, 12 vg. — A l’imitation des Grecs et des Latins nous usons aussi Dabreviatures par seulles lettres en Noms propres, et ce en no signa manuelz. ID., ib., III, 50 v°. P. en abreviature Latine, signifie autant que Publius. ID.i ib, , III, 53 r°. — Les Modernes esc.rivains… escrivent encores en lettre courant c, et t, en une lettre quon dit Abrevia jure. 1.1)., i, , III, 59 ro. Abrevier. Accourcir, abréger {dans la dimen sion ou dans la durée). — De bled en herbe vous fait te belle sauf ce verde.,. Laquelle… dilate les vases sperrnaticques, abbrevie les cremasteres. 2, — Les goutes froydes, les goules chauldes qui abrevient et retirent les nerfz sensitifs et narcolitz, fine, Pois. franç., IV, 274. Il ahriève que en 9. TABOUROT DES ACCORDS1 Bigarrures, 1, — Tous les filtres du droict s’abréiiient de ceste façon ; connue Si ter. pet-, si cerium. pampa.. ID., ib., I, 21. —Puis que Digestis est un nain pluriel, il fauldroit, à la maniere an tique d’abbrevier, deux DD. trenchez ou non. DES AUTELS, Mitistoire Harragouyne, 15, Dictes ce que vouldrez et abreviez, sans rien t011 testoys laisser de ce que servira au propo.s. RABE LAIS, H, 11. — Afin d’abbrevier, ce que nous en avons dia cy dessus peut suffire pour solution de leur —][r.gu.ment. CALVIN, Instruct. contre les Ana baptis-tes (VII, 132). —Que si ces longs parleurs se faschoient autant de parler, que les auditeurs s’eunuyent d’escouter, ils ne foraient leurs orai sons si longues, et abbrevieroient. leur QuangE.É.a.rin., OLTILL. BOUCEIET 12e Seree (il, 267). — Plustost pour leur abbrevier la vie que pour l’augmenter. lifkunicE SCÈVE, Deplourable Fin de Flamete, 21. Les jeunes femmes ahrevient plu tiostla vie aux jeunes et vieux, que les vieilles. Girn., L. Boa cHET, 5e Seree (I, 229). — Il n’y en a pHs ung d’entre eu lx [les procureurs] qui reàyrne nrieulx avoir beaucoup de procez que peu, qui ne desire plustasi de prolonger que d’abrevier, et encore moins de terminer ung ; affaire. L’HOSPITAL, fie format. de la. Ju-st., IVe part, (IV, 257). — En inten-. tien… de couper la racine des procez et pour abrevLer, pensait on, la justice. In., ib. (IV, 258). — Au lieu d’abbrevier les procez… il les a fa ict multiplier par milliers. ID., ib., Ve part. (V, 20). ikbrezer. eahrezer. S’embraser. — Le feu qui s’abreze en son centre Par orage, ni ventz, ne [a eut mettre en cendre. L. PAPONi Pastorelle, A brez…é. Excité. — De la plage Maltoyse ou ses chiens abrezés, Ayans honteusement levé siege inutile, Bruyoint de revenir pour invahir cet ysle. Id., ib., V, 1.

Abric, Abril, Abrit. Abri. — Je m'en allayt eulx rendre à. l'abri t. RABELAIS5 1Ii 32. — Ce pe.sseau ou eschallat doibt estre tellement mis qu'il serve d'abril et appuy contre le froid et. la bise. COTETIF.A11, trad. de CottuaY,LLE, IV, 16- — De son fruict se repaissent les ouailles du Sei- gneur, et a rabril de ses feuilles., elles sant gar- dees et du chaud et du froid. St FRAI...10LS DE SALES, Sermons autographes, 3 (VII, 631. —lia reyne qui u l'honneur de porter vostre nom soit tousjours à l'abrit de vos saintes faveurs. ID., ib., 61 (VII, 462). — Geneve s'en va un bon ahrie. AUBIGNÉ, Lettres irait. personu., 8. A_bricotier (adjectif). D'abricot. — Dur, pruneux, olivier, abricotier, peschifir, ger- meux, serisier, a.rnandeu.x ou amandier, dactier. M. DE LA PO rlT E, Epithetes. Abrier 1. Abriter, couvrir. —FI les pendoit [des tableaux d'ardoise] ans arbres de son Bôquet, si bien les abriants, que les tempêtes et grélies ne les eussent peu effacer. VAtiQt1 DE LA. FRESNAYE, FOreSterieS„ II, 9. — A ceste heure qu'enimeine La poulie mere au bic accoustumé De ses possins le trou.ppeau bien aimé, Les abriant de son aisle trenihiarde. J. BÉREA_U„ Rayisseneent d'H (p, .140). — Et n'oubliasi de rejetter ma robLe sur son net, en maniere qu'elle les abria_st tous deux, MONTAIGNE, Il 20 (I, 110). — Les acconstremens 110US esf..,haufierd non de leur cha- leur, niais de la ncstro, laquelle ils son l, propres à couver et nourrir : qui en abrieroit un corps froid, il en tireroit mesme service pour la froi- deur ainsi se conserve la neige et la glace. ID., I, (T, 349). — A ceux qui chantent tes louanges Ton visage est leur ciel, leur chevet ton giron, Abriez de tes mains, les rideaux d'environ Sont le camp de tes Anges. AlLfB1GNÉ„ Poesies reli- gieuses (iii, 'OO). Gaesar volant, semant sa poictrine blessee.... Par honneur, abbria de sa robbe percee Et son coeur céffencé et sa grue offensee. ID., Tragiques,. IV (IV, 157), — Que -voy-je? L'Ocean à la face inconnue, Qui en con- trefaisant la nourrir iere nue, D'où le desert blan- chit par les celestes dons Veut blanchir le rivage abrié de sourdons, In., ib." V (IV, 230). — Sept casemates... abriées de ruine ou aveuglées. 1»., ist. Unie.? ., VI, 10., — Les assiégez... atérière.n I.. le rouage de fascines gouldronnées, et, entretenans une escoupeterie, y mirent le feu. In., ib., XII, 2t. — Ce pont devoit, sur la fin, estre abrié de terre. ID., ib., 1:3. S'abrier. S'abriter, se couvrir, — Je leur donne loy [aux medecins] de me commandt.I.T de m'ahrier chauldement. -11rIONTAICTifE, Il, 37 (III, 230). — Un maneuvre des miens, avec ses mains, o! ses pieds, attira sur soy la terre en mourant. I.:.-Atoit ce pas s'ab•ier pour s'endormir plus à son aise? 1»., 111,12 (IV, 185). E. Pasquier reproche à Montaigne l'emploi du mot alirier Tout de ceste niesme façon s'est-il dispensé plusieurs fois d'user de mots inaceoustu- mez, ausquels, si je ne m'abuse, malaisément bail- lera-Vil -vogue ; gendarmer, pour braver ; ..Abrier Pour mettre â liabry ; Silence rarlier ; reduit en En- fantilla.ge, PMU' Ce que nous disons au rang d'en- fance ; Asture, pour J cette heure, et autres de mesrne trempe : pour le moins rie voy-je point., que jusques a In y, ils soient tombez en commun usage. Leures, XVIII, L Abrier 2,, V. Arbrier.


Abrieux, Exposé au soleil. — Faune qui cours fuiantes Les Nymphes, amoureu.x, Marche cloulx par mes sentes, A mes champs ahrieirx. LUC DE LA PORTE, trad. d'IIonAcr,, Odes, 111,18 (champs abrieux traduit aprica ru.ra.). Abril, v+ if bric. Abrissean, Arbrisseau. — Une pierre en ma- niere de caverne faicte d'herbes, de mousse, de eueilies et de petits abrisseaux. LouvEml, trad. II, 1, Abrit, y. Abrie. Abrogation. Ion-vt.r:-,:vIllen ti — Pisander+.. faisoit -voluntiers tout 1... qu'il entendoit servir à lextinction et abrogation de lestat populaire. SEYSSEL„ tra..d. de THUCYDIDE, VIII, 10 (p. 267). Abroguer. Abroger, abolir. — Combien que le Sabbath soit abrogué+ Cm.v1N, instit., ch. III, p. VO. •- Elles 1[1e2. ceremonies] devolent avoir lin, et estre 11"... ib., eh. VII, p. 4Z8. — Ce n'est pas sans cause que nostre Sei,gneu_r winiit ordonné telle forme pour un temps, a fin qu'elle min!. fin et. feust abroguée quelque fois. ID" Sainete Cone (V, 455). — 12Apostre parlant du serment... ne dit pas que l'usage en soit a.bro- gué mais le nomme fin et. decision des contro- versies humaines. lu., Instruct. contre les ibia- lioplisles 0:1 I, PA). — 11 [César]. kit publique- nient d ecern tir la guerre contre Cleopatra, et. ubro- guer la puissance et L'empire.. d'Antonius. AanyoT, •.ntoine, 60. Abrouti. [Taillis] dont les polisses ont été broutées. — Soit menagoant en nos Forest Nor- mandes, Soit en fieffant de nos bois abroutk, De niers d'entree à prendre entants subtils. Vx Qui LM DE LA FRESNA.YE, Sot. franç., à M. de 'ilron. Ici tu ne verras que des plaines desertes, Que des bois ahroutis sans fleurs ni feuilles vertes. ID., Divers sonnets, ruver, V. Abreuver. Absenter, y.Absenter. Retranchement.— Fon faisant inci- sions, et, abscisions de membres. BUDÉ, Insiit. du Prince {édit. J. Foucher), ch. 44. Chose retranchée,por — Zonon,.. dit que la semence humaine pleine d'humeur et d'esprits faitpa.rtie de l'Aine, et est un meslange confus, et cornme une abscision de la semence de nos pores, voire aveux et majeurs. LE LOYER, Hie. des Spectres, V, 2.

Absconcer, v. beconser.

Abscondre. Cacher. — A &scons. Caché, secret, mystérieux. — 11 est bien mestier de ramener' Iilmiere toute ces le belle antiquité, laquelle ha osté absconse et celee jusques present à la plus-part des hommes.. LEMAIRE DE BELGEs, É, 1, — La nudité de ses beaux bras... faisoit foy du resté- de sa 1,eenuste corpulence. Laquelle neS- toit absconce du regard de Paris, sinon par Enter- pos dune houpelande tenue e L dellee, telle que les Nymphes et Fees ont accoustumé de porter. ID., I, 24. — As tu le tueur plus endurcy quo pierre De me laisser en cestuy boys absconse? Epistres, 1+ — Le chant du coq la !miel point ne prononce, Ains le retour de la lumiere absconse. ID., .Epig..r., 35. — Ily avoit six ans en- -Gemment Que sceu navoys rien de son porteinent Et sa santé pour lors hies toit absconce. M'eu EL D'AMBOISE:5 iteS Cent Epigrahrumes„ 9 Yo. — En icelle bien aultre goust trouverez, et doctrine pins absconce, laquelle vous revelera do treshaultz sacremens et mysteres horrificques, RABELAIS, I, Prologue. L’homme ancien doit estes liheral Sans rien monstrer de son naturel mai, 17.’it vice abscond, qui est comme on devise Crainte de perdre, et sotte convoitise, J. BCFCCHET, Epi5.tres morilles du Travers., 1, 14-— Pour sçavoir sur ce quel est son plaisir, ne fault entrer en descspoir, comme de chose absconse, et pour laquelle en- tendre, fauldroit consulter son conseil priivé. RA- BELAIS, Hl, 30. — Les nations que Nature sem- bloit tenir absconses, impermeables, et incon- gneues. In., III, 1, — Est ce… quelque vertu latente et proprieté specificque abseorice dedans les. marmites et contrehastiers… ? Is), IV, 11. Aussi (hry respondirent ses compa.ignons, tu as une jambe de Dieu. Comme si quelque divinité feust absconse en une jambe toute spbacelee et pourryi.. ID, IV, 50. • Les gens saiges et stu- dieLIX 110 se doibvent adonner à la Musique tri- viale et vulgaire, mais à la celer te, divine, ange- ligue, plus absconse et de plus loin g apportee. In., IV 62. — Dieu souverain, lequel jadis les Egip- tiens nommoient en leur langue l’abscond, le rnussé, le caché. ID., V, 47. — Les archers, tous dressent leur Ilesehes en un blanc, non tant à cause de ce blanc, qui de soy est bien peu de chose, que pour autTe. plus grand respect, qui est (’honneur lequel ils tiennent abscons dans leurs P. PASQuIER, le Monophile, L. I (II, 729). Allez, mes vers, allez, n’y faillez pas, Droict agi rocher, qui mon thresor aiiscond. VAsouIN WEILL, trad. de PÈTRAKQuE, L. Il, S. 65. — [Nep- tune] Qui au festin cependant Entre dans la sale asconse, Dessous Ponde s’épandant Sur une vous te de ponce. 8 ï r. Poemes, L. (11, 138). Dans l’enclos de Bethieem on voit plusieurs grot- Lesques… Or y en a il une entre Welles, en la- quelle… se tint absconse et eaehee la vierge Marie avec son enfant. TnEvET, Cosmogr, „ VI, 10. Des rochers qui sont abscons dans les vagues es- cumeuses de la mer. ID., ib., X, 4. S’Erbstiondre, Se cacher. — Lors Melibee a la doute facunde Vernon plus quautr’e en son parc bourbonnoys Affin que riens d son œil ne s’abs ’bonde. LEPLAIRE DE BELGES, le Temple d’Honneur et de Vertus. Voix absconse. Voix profonde, caverneuse.. La propriété et nature de linterjection est. (rostre pronuncee dune voix absconse et stomaqueuse. G. Ton+, Champ fleur. L. III, 32 r°.

Absconser. Cacher. — I1 ha fallu_ pour ceste crainte que je me soye obligee par promesse et serment inhumain, de te deffaire et absconser en tenebres mortelles. LEMAIRE DE BELGES, Illustr., Il 20., — Icelle sublime Trinité, en laquelle sont abseonsez tous tresors de beatitude. P. DE CHAN- Gy, De l’Office da Mary, ch. 14. — Car les ]taux faictz du temps, et des gtans princes Sont abs cousez aux gens simples et minces. Jr. BoucnET, Epistree familieres du. Traverseu•, 42. — Et aultres cas ilz font pour absconser Vices latens. ID., Epistres moraies du Traverseur, II, x, 10. — Ainsi que ces choses se disoient, et se faisoient, le Su- la absconsé entierement en son giste fyrdinaire, fist celuy entremoyen du jour et de la nuict, que nous appelions entre Chien et Loup. AcrivoT, ist. "Ethinp, , L. V, 60 ro. —— Elle est absconsee des yeux de tous les vivans, et aussi est celee aux oiseaux du ciel. CALVIN, Serin. sur le livre de Job, 102 (XXXIV, 507). — Lors que les yens qui du Pon.ent enfonsent Parmi Piver les étoiles absconsent, Dis MASURES1 Eneide,. V, pi 214. Le vulgaire,.. distingue le jour et la nuict par le sentiment de la voue et des yeulx, prenans pour le commancement du jour, quand le Soleil com-


mance à se lever, et pour le comrnancement de la nuict, quand il est de tout poinct absconsé. AMYOT, Demandes dee choses romaines, 84. — Tout ror et l’argent, que les avares a, voient. absconse sou.z terre. THEVET, COSin-Ogr., fi, Absconse si tu veux, grand Dieu porte-lumiere, L’infatigable Eton dans l’onde. mariniere. Du MAs, ŒuQres aras es, 2.25. Enfoncer entièrement. — A travers le corps Lao rude glaive Ence lui enforise Et tout entier au dedans il l’absconse. DES MASIJP.E.S Eneide, X, p— 545, — Les Gentilshommes… ont dagues presque toutes absconcees dans leurs fourreaux. THESET, Cosmogr., XIX, 12. — (Cf. le premier et lo dernier exemple de l’alinéa précédent). S’absconser. Se cacher. — J’attens nia paix du repos de la nuict, Muid, refrigere a toute aspre tristesse:i lais s’absconsant le Soleil, qui me riuyj, Nec avec soy ce peu de ma liesse. MAU- RICE SCEVE, D 1 e, 106, — Le chariot du Pole Arctique s’absconsoit, tant Hz estoient Ares de FONTA IN P., IVO.r..Welles et Art- ligue Merveilles. — Le soleil disparant de, son lieu s’absconsa. SALTA.T, trad. d’ElÉe.opoTE„ VIL 37. Avant. qu’obscur en l’Ocea.n se bagne, Et sur la nuict s’absconse le soleil. DES ! l’USURES, Dapid triomphant, 1548. — Quand Orion rude et cruel enfonse, Et. parmi l’onde hybernale s’a_bsconse. DES MASURES, Eneicle, VII, p. 376. — Tout le haut ciel s’absconsa en tenebres. In., ib., XI, p. 564. — Les Mathernaticiens tous d’un accord disent, que ce que tous les mois elle {la Lune] &absconse est par ce qu’elle se vient joindre au Soleil, de la ]iuniere duquel elle est toute olTus- quee. ArsiyoT, Opinions des Philosophes›.II, 29. Il fault qu’ils passent par le pais mesure} où ces subtils rechercheurs des secrets de Nature veulent que le Nil se perde et s’absconse, THEFEr, Cos- onogr., II, 7. S’enfoncer entièrement.. — Amour si fort son arc roide enfonsa Pour esprouver dessus moy sa puissance, Que quand le traict delasché s’abs- corisa. Au fond du cœur d’eutiere congnoissance, a poincte entra au dur de rosistance. MAURICE SCEVE, Delle, 145. .Absccnser (substant.). — De l’Orion l’abscon… sein et la sourse Des sept Trions que ne baigne Tethys. DES MA.SURI1S, CEuv. poet.„ p.. 11. Absconsion. Le fait d’être caché. — Ils nom- ment son abSCOnSien e t cacherneat [de la Lune] les Calendes. AMYOT, Demandes des chose » ro-; II utines, 24. Abseynee, y. Absinthe. Absent. E’iloigné, séparé. — Absent de qqn, de qqch. — Par le moyen de la nos tre arnytié Qui veldt aussi que la moytié je sente Du deuil quia, u+ rez crestre de moy absente, MAROT, Elepies, 3, Ce que je sen’, la langue ne refuse Vous decouvrir, quand suis de vous absent. Du BELLAx, 28. — Quand je suis absent de toy, Mon Dieu, r11011. Dieu., quel esmoyi TA II 1J Pi F.. A LI Po es, , Ode 7. Quand du long de tes bords l’herbe verte elle presse, Seulete rechantant les vers de son amant, Qui comme moy se plaint absent de sa tresse. B.OF, Amour de Francine, L. I I (I, 187, Je veux chanter en ces vers ma tristesse Car sans pleurer chanter je ne pourrois, Veu que je suis absent de ma maistresse. RONSARD,. Amours de Marie, Chanson (I, 137), — Mais moy absent d’une Bene maistresse je ne vis, las, qu’en pleurs et qu’en. destresse. JEAN DE LA TAILLE, Elegies, 6.. — Or’que je suis absent du bel œil qui me tue, Cet heureux souvenir le presente à ma veue, Desportes, Elegies, I, 3. — Phylis, comment veux tu qu’absent de toy je vive… ? Regnier, Cloris et Phylis.

Absentement. Abse.nce, éloignement. — A tout le moins vostre consentement Soit de sentir nia peine aussi presente Comme fasch.eux m’est vostre obsentern.ent. N’ULM’DE SAINCT-ŒLAYS ? Œuy, poet., II, 125, var. — Le propos que j’ay autrefois ouy toucha.ut ceste fuyte et cest absentement est tort merveilleux et estrange. Ara YOT, lies Oracles qui on.1 cessé, 15. Absenter. Éiioigner, séparer. — L’on envoye ees nouveaulx mariez veau leur oncle po-u.r les absenter de leurs femmes, RABELAIS ? III, 6, — Je cogneu lors combien m’estoit nuysante La Volupté., qui de son doulx venin, Avec un bien tost passé’, DCWS absente D’un eternel, inflny et MICHEL D’AMBOISE, trad. du Pleur d’He- racIite, ch. 12. — Puis que mon fier destin d’avec- que vous m’absante. BAÏF, AMOUr de Frannine, Li, II (1, 190). — Ah chetifsi ne sentés-vous pa.s La. pale mort triste-riante Qtli vous talonne pas à pa.s, Et de tous vos biens vous absente ? ID., Poemes, L. III (II, 162). — Quand le Soleil ardent. veut un chemin choisir Qui l’absente de nous. Am. JAm y N Focs., L. IV, 107 ro. — M’absentant loin de toi, affin que ton absence Absentast ta beauté loin de ma souvenance. P. DE BRACH ? Amours d’A yrnée, Li. 1 Eleg. 3. — Afin d’aller veoir mon. espoux, que tu as desja absenté de mes yeux. N. bE \Iii\-TnEux, ler Livre des Bergeries de Ju- liette, ourn, J, 50 ro. —— La mort ta ravy au plus beau de ton aage, et ta cruellement absenté de mes yeux. 1D. ? ib., fourn. H, 100 re. —Sentant la ilere rnort pour jamais m’absenter De toy. BER-TAUT ? Sur la Mort de Caleryine (p. 185). — Quel sujet t’a de nous si long temps absenté ? De quel lieu reviens-tu tant de moi.s „souhaité ? ID., tra, d. du Liv. II de I’Eneide. A bsenté. Éloigriés séparé. — Tout me desplaist, -mais rien ne. m’est si grief Qu’estre absenté des beaux yeux de rna Dame, RONSARD, Amours de Cassandre (I, — Plaintes d’amy absenté de sa darne. VASQUEN PHILIE tra.d. de Pi’JTRAR- QUE, L. I, chant 14, Argument. — Et si de. vous après je me trouve absenté, Uri de.sir importun dans moy Ia peine augmente. BAÏF ?..-lni.our de Francine, L. I I (I, 152).. — Comme qui est dor- mant du songe espov ; _titté Se reveille en sursaut joyeux d’estre absenté Du peril entinent, où perdu cuidoit estre. MAURICE SCÈVE, MitrOCCieriie ? L. I, p. 18. Absenter qqn ou qqch. S’en éloigner. —Ou rnen- voyez voz membres alligeres Pour absenter ces puantes Tnegeres. MICHEL 10AreinülSE ? Babilon, 23 — Mais sil te plaist tant de grace me faitz Que briefvement ceste prison Pimente. ID.., ib., 85 v°. — Si tu m’absentes, 11113 laisseras en di- verses et variables pensées et solicitude_s. A. SE-trad, de BoccAckl, le Philocope, 5 vn, — Superbe cloitirt j’absenteray, aussi Ses grands bom- bons, et son ambition. Miai[M, DiAPili3OYSE5 tralt du Pleur de lieraclite, ch. — Depuis le temps que nous a.s absentez, Ne. sommes poirit des Eques demontez. Epistre du Lenosin, dans RA_BELAIS, jii, 277. — N’ayant tant de regret de me voir desseicher Mourant, que d’absenter cest œil qui m’est si cher. BELLEAU ? la Éergerie, 2e Journée (Ji, 50). — Trois fois, pour absenter ceste ingrate lu- rniere, Je me voulu plonger dans Ponde mari- niere. R. GARNIER, Cornelie, 411. — or lueurs donc, Cleopatre, et plus long temps n’absentes Antoine, qui t’attend aux rives palis8antes. Marc Antoine, 1904. — Son père et luy avoyent de Iong-temps absenté le pays.. RE ritietER DE LA, PLANCItE Hist. PEstat de France, I, 342. — Le mal que je souffre en moura.nt FA’si le reg„ret que ray, que mon œil vous absente. N. DE. MONTREUX, ler Liv. d-es Bergeries de Juliette, Journ. I V, 197 vp. — Mais je sçay plus que la grand’fermeté Qui dedans vous tient la meilleure place, Vous fait aimer, servir, suivre à la trace, sans absenter d’un pa.s vostre bonté. BRANTÔME, Poes. .(X, 434). — Consitifirez. mon cœur, vous le verrez dissoudre, S’escoulant de regret d’absenter vos beautez. BERom., DE DE VERVILLE ? Voyage des Princes falunez, 379. .S’absenter. S’éloigner, se tenir éloigné. — Il esioit au conseil venu, qui tant d’années au para vant s’estuit absenté de toutes compagnies. RA- BELAIS, IV, Anc. Prol. — Et pourtant se donne bien garde. cest amant, qui par un long trait de temps se sera absenté de sa Dante, de la raccoster puis aprés que bien peu. E. PASQLF1ER, le. Mono- L, II (.1 1, 4781). — Ainsi quand par fortune, ou quand par maladie Je m’absente de vous, ma. Muse est refroidie. noriis.iiitu, Elegies, 1. — t’absente, hastif, des faveurs de. ton P..oy. BEL-L E U Discours de M Vanité, S. S’absenter. S’écouler. — Sept ans peurent s’ab- senter Ains qu’elle Fust accouciree Du Élls, dont je vais chanter La. louange non touchee. RoNsAnn, Odes, 111, 3. Absenter (intrans.). S’absenter. — Je seray bien a.yRi-L vostre curé absente, car il est de ceux la desquelz la residence est plus nuysible aux brebis que l’absence. S1 FHANçots SAL4s, Lettres, 986. Absinthe. On trouve aussi d’autres formes Absince ou Absynlhe, DE LA Po R T Ep thetes. L’absint de ces mesla.nges. L. PAPONe Ilyenne Marguerite. Cf, alinéa, s suivants. Absinthe s’empli : pie comme symbole d’amer- tume, — Faisant deluger mes deux yeuix, Je masche Abstynce en mon piteux affaire. MAU-RICE SCÈVE, Delie, 50. — Si tu dis Miel, ton pen-ser est Absynse. FORCADEL, CEItv. pŒg. ? 1.69. — Il suerolt son absynthe, et sous un doux visage Ilecelloit la rigueur de sort mauvais courage. DES- POR.TÊS„ Elegies, 1, 8. — La Joneou.r d’une a.b- sen.ce est. bien pleine dia.bsinthe. BERTAUT e Com- plainte sur une absence (p. ai9). — Ma.riage sacré, source du genre humain, Qui rends doux les tra- vaux du cœur et de la main, Qui detrempes l’ab- sinthe au miel de tes delices. MoreTcHBF…sTTF, N, David, 1I (p. 213). Absinthe (masculin). — Boire je veulx le calipce et la. couppe Que m’a. donné le pere, et dans l’ab- sine° Très fort amer je trarnperay ma souppe. MARG. D E NAV., Dern. Pois., le NaPire, p. 406. — Voilà l’autel tout prest de gazons façonné ; D’al- pie et (l’absinthe blanc il est environné. D’Es-poRT Elegies, L. II, lct Pyrontance. Absoet. Ce mot semble correspondre au latin absit, soit absent. — Moes absoet tel vein 11.).’s, car nul obscur efùce Ce qe si cléremant se manifeste aus Cieus. TAILLEMONT ? la Tricarne, p. 62. Absolu. Achevé, accompli, parfait. — ray le deir content, et trion temps absolu, Dist le vie] Symeon de poil chanu velu. B. ANEALle Chant — Comme si je n’eusse au/tre thesor en ce monde, que de te veoir… absolu ut parfaict, tant en vertu, honesteté et preudhommie, comme en tout sçavoir libera.I et honeste. RABELASS, 11, 8. — Pourtant reste à ces vaticinations soinniales interprete, qui soit dextre, saige, industrieux, expert, rational, et absolu Onirocriles et Oniro- pole. ID., III, 13.

On trouve souvent. absolut, absolute, absolit. — Ceste absolute maniere. FABRI, Art de lehetor., 1, 84. — Ung mot signifiant puissance absolu te. PB. DE MARN1X, Ecrits polit. et histor., p. 196. — Elle a plaine et alsoIute authorité, Io., Diger. de la &lig., 1, Iv, Préface. — Pour en faire la reigle absolute de nostre Foy. 1D, , Lb., I, iv, 20. Jeudi abeolet. Jeudi saint.— Un Cordelier.,. un jour de jeudi absolut preschant de l’agneau pas chat. H. ESTIENNE Appl. pour er., ch. 36 {II, 265). — Et oignent l’enfa_nt de saint Chresme, consacré le jour du Jeudy absolu t. TilEvÉT, Cos- ’mgr., XIX, 19. — Le jour qu’on soiernnisoit la benediction du Chresme, qui estoit 1 Jeudy absolu. LE LOYER1 (JIU Spectres, VI I I, 3,.Le Jeudi absolu on fait le creseté, BEROILDE nr VERNILLEI Moyen de parvenir, Ordonnance (H, 251), — Nous faisons la communion le jour de Pasque, et, non du Jeudy absolu. E. PASQUIERe Lou a, IX, 9. — Estant allée le jeudi, qu’on ap- pelle absolu, pour accomplir les cérémonies de ceste journée.. AUBIC ri, Hist. Uniei., XV, 3, _ Aleolutement. D’une manière absolue. — Lequel se conferme en deux manieres absolute- ment et assumptiveme.nt. FAEUU, Art de Rhea., I, 83. — Nous respondismes, absolutement et reso- lutemen L. PH. u E MARN E X. ECrieS piqiC et hIstar., p.2171 — Si l’Elglise peut absolutement defaillir et apostater de son chef Jesus Christ. ID., if fer. de la Relig., I, iii, 3. — Si la doctrine et foy de sahicte refera Egiise Catholique Romaine se peut absolut(menl, trouver es livres des anciens Peres et. Docteurs de l’Eglise. ID, , ib., I., vt 1 aitre). — Le souverain Pontife est a.bsoluternent par dessus les Conciles, ID., ib., 1, y 2. Absolutoire. Qui porte absolution. Ice- lus_ eut bien ]audace de prononcer la sentence absolutoire en faveur des dessusdictz. SEYSSELI [rad, d’APPlEypi, Guerres civiles, IV, fi. — Des ta- blettes diversifiees de couleurs, et de lettres abso- lutoires, ou condamnatoires. J. BORIN, Terint- Nique, IV, 6. Absoudre. Détacher, libérer, Car ce, qui deust le rond lyer, le soult Ce, qui devroit bien fort contraindre, absoult, Rymes de PERNETTE Dur GUILLETe r)4. Dégager, délier [deuil serment, d’une promesse]. Et tous ceulx, qui sont joinctz a luy Par foy serraient a.ujourduy, Vabsouz de tour foy et que plus Ilz nobeissent an surplus A ieel]ui comme Empereur, OrmuoRP., Sainct Loys, L. III {II, 103). • il leur remonstra que ce avoit esté de gratis, et de sa liberalité, par laquelle ilz D’es- toient mie absoubz de leurs promesses. RABE- LAIS, I, 20. — Lycurgus… resolut de mourir, à Jin que ses citoyens ne peussent jamais estre absoulz du serment, qu’ils a.voyent fait entre ses mains. Am-yoT, Lycurpe, 29.. — Le presbtre Augure estant lié et obligé de tresgrands sermens, quil rie re..vellera jamaisles secrets des sacrifices, ils ne le veulfm tpas absoudre et dispenser de ces sermens la, en le de radant de presbtriso et le rendant homme privé. ID.., Dern.a.ndes des choses romaines, 99. — S’il advenait… que je faussasse mon serment, je vous absous tous de la foy que me devez. J. ion Iv, Republique, I, 8, L’air promené des vents, la marine orageuse, Le ciel tristement sombre et la terre espineuse, Comme absous du serment de leur fidélité, Ven- gent sur luy l’honneur de la Divinité. Du BAR- TAS1 2e Semaine, fer Jour, les Furies.. Pape… acquitta et. absent les Arra.gonois du ser- ment de tridenté. E. P.AsQuiER, Recherches, 111, 15. — Si tant est que nostredit decret ne les a peu ab- soudre du serment de fidelité et obeissance na_tu- relie quo les subjects doivent à leur Prince. Sat. Men, liar. et. Recteur Rose (p.1, 14). Libérer [d’une force, d’une puissance, d’une au- torité]. — Sainct Paul, apres..+ avoir d’et que nous sornines quittes et absoulz de la subjection de la Io y, nous ramene neantmoins puis apres à la doctrine d’icelle. CALVIN, Contre les Libertins, 19 .(V11, 207). — Par la prochaine session duquel estoit de l’obeissance qu’il a naturellement à l’Aimant absout et dispensé. RABELMS, y, 36. — Entrons en cette dignité [de Patrice), par le teneur de leur privilege, ils estoient absous et affranchis de la puissance de leurs peres., E. P.A.SQUIE R, Recherches,. II ! 9. — Ce fut luy [Bo- leslas] le premier, qui entre Ies Princes PoIacques porta le nom et Couronne Royale, à. luy octroyé par Othon troisieme, Empereur… tellement que Boleslas fut absout de l’hommage qu’il faisoit à l’Empire. T HF..VET„ Cosinogr., _XX, 3. Dispenser. — Les gensdarmes… se mutinerent, demandais estre absoulz de ! a gendarmerie. SEys- sEL, trad. d’APPIEN, Guerres civiles, V, 13. — Je vous absoulz de pain et de so-uppe, et vous dis- pense de ne valoir jamais rien. RABELAIS,.1..0 O. Jesus Christ ne leur est qu’un idole, pour les transporter, à lin qu’Ai se facent à. croire qu’ilz sont quittes envers Dieu et. le monde, et absoulz de faire aucun bien. CALVIN, Contre les Libertins, 17 (VII, 19S). — En Lacedemone, il Y avoit une loy, laquelle declaroit. les enfa, ns absouls d’aider à leurs peres en vieillesse, quand ils avoyent este nonchala.ns de les faire instruire en jeunesse. LA Nou EI Dise. pot. et mit., Vpf 138). Libérer [d’une dette], dispenser de la payer, Cculx qui luy demander nt des are absoulz de leurs debtes, quilz avoient faictes pour cause de la guerre et des séditions. SEYSSELI trad. d’AP- NEN, Guerres civiles, II, — A quoy s’accorde l’exhortation contenue au Pseaume 82, de faire droict au povre et. indigent, d’absoudre les povres et diseteux, et retirer les débiles et les povres de la main de l’oppresseur. C.ALviri, Instit., IV, xx, 9. Les articles principaux estoyent, Que ceulx qui devoyent fussent entierement absouls de leurs debtes. AMYCIIT, Agis, Dispenser de subir une condamnation. — A la requeste de tous il fut mis en liberté, et absous de cette condamnation. MONTAIGNEe II, 12 (II, 204). (Prononciation.) — El trouvera moyens Vous desiver de tous lyens, Et vous a.ssouldra par par- dons. ixiNooRE, le Prince des Sotz, Sottie (1, 234). Il fait., deffait, excommunie, assoult. ID., l’Es- poir de Paix (I, 176). — Ne croyez ja ce qui l’a contrainte de venir, que ce soit pour se faire souda de quelques homicides. JEAN DELA TAILLE, Ncgromant} Prologue. (Formes.) Indicatif présent. — Je vous abso- luz, et. delivre, et vous rends francs et liberes comme par avant. RABELAts, I, 50 (Il faut pro- bablement lire abenaz, comme dans ildition (le 1535 et l’édition sans lieu de 1537. L’édition anté- rieure à. 1535 donne absoubz). — La conscience testille avec les hommes, quand leurs pensées les accusent ou almoudent au jugement de Dieu. CALVIN, Instith, III, mx, 15, — La conscience atteste aussi avec les hommes quand leurs pen- sées les condamnent ou absoudent devant Dieu. ID., ib., IV, x, 3, Imparfait. — L’un les adrnonestoil de leur salut, les conressoit, et absouloit. RABELAIS, Scio- machie (111, 408). — Les voix des juges qui le condarnnoyent, estoyent une de plus que celles qui l’absouloyen t. Am Y OT, Caton d’thique, 16. — On trouvaqu’il avoit plus grand nombre de ceulx qui le absouloyent [Clodius] que d’autres. Cbcérnn, 29. — Caesar… declara publique- ment qu’il absouloi L. le peuple, et leur pardon noi l’offense et ]a felonnie qu’il z avoyent commise f : kil ceste guerre. ID., Antoirer, BO. Passé défini, — Balbinus rneu de pitié absolvit la femme ris Ia plrigerie_ SESSSEL, trad. d’Ar- FiEri, Guerres civiles, IV. 6. — Si firent tous deux grosse en queste de celluy traieté… Mais estant in- formez quil ny avoit eu aulcune chose mauvaise, ains que cela avoit esté controuvé.’pour le bien de la cité, absolurent tous celui \…PI sen retournerent. ID., trad. de TruuCYD1DE7 (256 vo).— Non seulement il absolut les A thenins de tout ains leur conseilla et les admonesta davantage qu’ilz eussent l’œil aux alTaires. M’on o.r, Alexan- dre, 13. — Le peuple non seulement l’absolut de toutes les charges el imputations que lonproposa contre lu y, ains conhinua davantage à l’honorer tousjours comme devant.. Ti, ,. Dérnmsthène, 21. [Les juges] n’abandonnerent point Demosthenes à ses ennemis… ains l’absoIurent. ID., ib., 24. Le peuple Thebain… ayant mis en Justice d’ac- cusation capitale ses Capi bines, pour avoir conti- nua leur charge outre le. temps qui leur avoit esté prescript et. preordonné, absolut à toute peine Pe- lopidas.MoriTAIGNE, I, 1 (I, Subjonctif présent. — Feu.,. monseigneur le conte de Ligny vostre dict cousin (que Dieu par sa grace absoille). LEMAIRE DE BELGES, le Temple ’Honneur et de Vertus (IV, 185), — A fin de ra, - mentevoir la memorable integrité du tresnoble Roy Charle.s. buitieme, que Dieu par sa grace ab- soulle. I n Legende des Venifiens, 2. — Il occit uostre ayeul de bonne memoire le Roy Laorne- don, que les Dieux absoullent, ID., If, 5 Les Epitaphes des feuz. boys Loys, unziesme de ce nom et de Charles son filz, VII I de ce nom, que Dieu absoille. Arc. Poés. franç., VIII, 91. Ne pensons point que Dieu nous alsoue, quand nous aurons encores un tel regret en nous, et que nous garderons l’offense qui nous aura esté faite. CA LVI N Serm, „sur le Douter., 122 (XXVII, 669). Imparfait du subfoncid. — Elle requist agi Sainct Père qu’il la Guye en confession et, l’abso— t de ses péchez. BRANTÔME, Des Dames, part, I", Jehanne Reynie de Naples (V1II, 166). — N’est ce pas plus d’avoir laissé la puyssance d’absouvre en l’Église, que de n’en avoir point laissé ? St FRANÇOIS DE SALES, Conleoverses., 11, vnt, 4. Absourde, v. Absurde. Absoute_ Absolution. — Puisses-tu forcené courant de terre en terre Durant ta vie errer pour ton absoute qu.erre. Poemes, L. III (II, 122). Abstenence, y. Abstinence. Abstenir (tram.). Tenir éloigné_ Mais plain- dre ce beau poil qu’au lieu de le retordre, Elle laisse empestrer sans ornement, sans ordre, sans presque en abstenir les sacrileges mains. JiaDELLEI Didon, IV (I, 206, Retenir, empêcher. — [Mon pere] A peine sceut abstenir son courage Que de ses mains ne fisc sur lm outrage. 0.. DE St GELA S et CII. FO NTA1 trad. des Heroides d’OVIDE, it (Intrans.) S’abstenir. — Vous perdrez temps, et la chandelle, Mieux vous vaudroit d’en abste- 9.2 114% DES AMIELS,.Pues. (1550) Autre dialogue MO- rai, p. ta6. (Prononciationi) — Ains Venjoincts pour ta pe- ’liter « que par trois vendredis consecutifs, si tu n’as de la chair, tu Vastienne d’en manger_ LA il I- E Y, trad. des Facetieuses Phi iCtS de S Ti ft A P B. 0 E XIII, 1.. (Formes.) Passé défini. — Les dames s’abstin- &en t de rire le mieux qu’il leur fut possible. ID., ib., XII, 2. Participe passé. — La recordation de la charité et bienveillance de ceulx à qui tu as hien faict Va_porte plus de plaisir, que la volupté que tu eusse prince en ton corps de laquelle tu te es abstins. J. Le BLONDI trait de Tu. Montrs„ l’Isle d’Utopie, L. II, 60 ro. Absterser. Nettoyer. — La sainte huile do- rée, laquelle comme un excellent. savon et pre- deux baume, est de si grande vertu et efficace, qu’il n’y a peché ny meschanceté si grande qui n’en soit obstersée et honnestement buandee. PH. DE l’IrlAnNIX] Dijjer. de la I I, iv, 22. Abstinence. Abstention, a.ction de s’interdire un acte. — La reste et solennité d’Apollo Tym- bree approcha. Et furent donnees treves et absti- nence de guerre dun costé et clautre, pour vaquer à icelle. LEMAIRE DE BELGES, J fa r., IL 20. Homme de grand intégrité et non hay des Fla- rnengz à cause de sa preud’hommie et abstenence de pillaige. ID-1 Chronique annale (IV, 49’0. Estans adoric rapportees ces choses à Antoine… commanda à ses gens quilz feissent abstinence de guerre. SEyssEL, tra.d. d’APPIE Ni Guerre Par- thique, ch. i. — Les armees dun costé et.autre es- toient en silence et. abstinence de guerre, atten- dons la respon.se. ib., Gu-erres civiles, Ti 11 Après toutes ces choses passées, y eut quelque abstinence de guerre entre France et Espaigne. LOYAL SERVITEU Re Hist. de Bayart, 26.— Ils sont esehappez outre ceste borne, quand ils ont ordon- né l’abstinence de mariage à leurs prestres. CAL- VIN, inStit. au Roy de France. — L’abstinence de faire est souvent aussi genereuse que le faire. MONTAIGNE III, 10 (IV, 15 ! } Désintéressement. — Le plus grand los que km donne aux Gracques, d’abstinence, de ne point prendre argent, est qu’en tous leurs magistrats et en toutes leurs entremises des affaires publiques, iiz eurent tousjours les mains nettes. AMYOT, Compar. de Tibérius et Cajus Gracchus avec Agis et Cléomène, i. Abst ! ner (s"), S’abstenir. Semblablement s’abstiner de manger Frians morceaulx. J. Bou-CH ET’Epiare5 morales du Traverseur, I, 6. — Ce- luy qui s’enyvre Par ehaseun jour et lu y mr.àsme se livre A s’enyvrer, sans vouloir s’abstiner, Ne de ce cas tant vilain decliner. Plus on se destine A mai qu’a bien, nul est qui s’en abstine. ID., ib., I, 14. — Un des grands biens qui en un Prince soit… C’est quand des biens de ses subjectz s’abstine Prendre sans cause. hi., ib., II, 11. — S’il fault deux jours de quaresme jeuner, Ou de manger de la chair s’abstiner. lui., ib., II, vin, — Ne controuvez vestemens dissolutz… Abstinez vous, et sur ce faictes pause. ID-, ib-, Abstract. Tiré hors, séparé. — Que toute am e ne survit, ains l’intellect, et que les intellectz abs- tra.ctz sont coëternelz avec Dieu. Lotus LE Roy, tra.d. des Politiques d’AntsloTE, I, 3. Commen- taire. — Dieu… ne peut en aucune façon estes co- gneu ny apprehendé sinon dune une abstracte, et retirée de. la contemplation de toutes choses terriennes. Pu. DE MAftNIX, Differ. dela Religbili, 1, 2. Abstracteur. Abetractear de quinte essence. Celui qui e-xtrail la_ partie la plus subtile d’une substance. — Pa_ntagruel, Roy des Dipsodos, res- titué à. son naturel, avec ses faictz et prouuses es- poven ta_bles composez par feu M. ideofribas abs- tracteur de quinte essence. RA PI ELA IS, L. Il, titre. — La vie treshorrificque du grand Gargantua… jadis cornposee par M. fiLlcofribas a.bstracteur de quirite essence. 1D, , L. I, titre. — Se, s Abstrae- teurs, Spodizateurs, Massiteres, Pre.gustes… et autres siens officiers [de Quinte Essence]. In., V, 19. — Je vous retic : ns presentement en estat office de mes abstracteurs. ID., V, 21. (Pa.r analogie.) Ceux qui enlèvent. de la subs- tance les accidents. — Oyez doncques que c’est de certains, purs, vrais, s ;…iinctz et justes elemens que je veux dire, lesquels les ahstracteurs, faid ficat.eurs, brouillons et hypocrites ont gasté… En-faUt— il VOUS a.dvertir touchant. les abstra.c- teurs, d’auta_nt qu’il y en a une sorte : on m’a dit que les plus subtils sont à. la Rochelle, pource que c’est une ville ti me, et que là sont les abs trac- teurs cerimonies qui se parent bravement de leur subject, comme entendus Philosophes, qui levent les aceidens de leur sustanee. BEROALDE VERVEL de par’Jen.ir, Notice (I, 160). Abstractil. — Je ne quiers pas par €…spesse d’envie… Surpa.sser tous en science abs- tractive. LErmAARE. DF, BEI.cE.s„ Oraiion (IV ! 326). — Par laquelle il differe des substances intellec- tuelles et abstractives, qui sont formées sans raa- tiere. Burd, instit. du Prince, 20. Abstraction. Enlèvement. — Achilles tenant à grand injure lahstraction de sa concubine Bri sets„. en conceut en son courage une terrible indi- gnation contre les Grecz. LE.MAIRE E BELi ; ES 11, 15. Abstractiveiment. Abstraitement. — La, Prin- cesse Marguerite nest pas seulement moderee con- cretivemen t., à fin que je use de term.es de. logique, mais est mesmes icelle propre moderation abs-tractivement. LEMAIRE DE BELGES, Couronne Margaritique (IV, 67). A.bstraindre. Abstrainet. Resserré, réduit. a.0 dénuement. — Le rov mon oncle me presse tous les jours de. donner 1.aL’bataille, et eroy qu’il m’en presseroit eneores plus s’il sçayoit comment no-us sommes a.bstrainetz de —vivres. Loy AL SE RFTTE FI Hist. de Beyart, 54. S’aMtraindre. Se retenir. — Je— me, suis abs- trainct le plus que ray peu de rien luy respondre à toutes ses menteries. FABRE, Art Rhet., L, I, p. 262. Abstraire.. Enliwer. — La noble pucelle Cas- sandra se veit abstraire par force et violence, hors du temple de Minerve, où elle estoit courue à re- fu.ge. LEM A IP E DE BELGES, Ill ! IStr., I I 23. — Es- prit abstraict, ravy, et ecstatic, Qui frequentant les eieulx, ton origine, As delaissé ton haste et. do- Triestic, Ton corps conconds. RA RELAIS, L. III, à l’esprig de la renync de Na9arre. — En tel person- ’laie studieux vous voirez su.spendues toutes les facu.ILez naturelles… vous le jugerez.., estre hors soy abstraiet par ecstase. In, , III, 3.1. Extraire. — Un sommaire, qui est comme un elixir et quinte-essence, tirée et abstraiete, non seulement des harangues, mais aussi des inten- tions et pretentions des prineipa_ux personnages qui jouerent sur cest eschaffa.ut. Satyre Menippee, la Vertu du Caiholieon, Absumer. Absorber, consumer.— En roborant ilz [les cauteres actuels] absument et desseichent les superfluitez imbibées en la substance de l’os. MUR. PARÉ, XVI 33, var. — Fa.ult eviter la te- meraire application des medicamentz cha.uidz et acres, apres que nature aura exfolié et jecté l’os carieux, de paour qu’ilz nlabsument la chair re- generee pour la munition de l’os et instauration de la perdue. ID., XVI, 34, var. Absumption. Absorption. — Par tel moyen evacuation et absurap Lion d’icelle [sa- nie] se fera beaucoup mieux. Am DRe PARÉ, IX, 6, Absurde. On trouve aussi absurd et a/moud-61e. Dnndelot avait tenu quelques propos ab-surclz di— la messe. BRANTÔME Couronnas fran- çois CO, 26).. — Et pour epistre inelegante et lourde OU nulles sont. museynes mesures, Nulles doulceurs mais toute chose absourde. GER COLIN Bunit ft à. J. Bouchet, dans les Epi.56(res the. Traverseur, 66.. (Subst.) Chose absurde. — Il n’est aucun ab. surde, selon nous, plus extreme, que de maintenir que le feu n’eschaulte point, que la. lumie-re n’es, claire point,. MONTAIGNE, II, 12 360), Absynse, Absynthe v, A bsinlhe. Absynthien. De l’absinthe. — Aneeptume. Sa, lee, acre, mal-plaisante… absynthienne. M, DE LA. E Ep ithetes. Abundance. D’abundance, En outre.— Notez uncores d.abundance que la lettre 0 est lettre La- tine. 0-, Tony, Chu.inp fleury, III, 54 vo.. Abundant, v. Abondant. Abundantement. Abondamn-tent. — Comme jay— dict et tosrnoigné tresabundanternent en plu- sieurs lieux de tout nostre Œuvre. O. Tom, Champ fleurg, 79 vo. Abus. Erreur ilans une croyance, dans une opi- nion, — umbroth, filz de Cam, regna_ Be- lus son qui fu.t surnommé Jupiter et deïfié par son filz, dant tout l’a.bus des ldolatres print ori- gine. LEMAILIE DEB EL G ES I I I „ — Ne me parragonnez poinci icy la Salamandre, c’est abus, Je confesse bien que petit feu de paille la vegele et resjouist. Mais je vous asceure que en grande fournaise elle ost comme tout auitre suffocquée, et consumée. RADUAIS, 111, 52. — Quand l’imaginant je m’oublie Cet abus con- forte ma —vue : Et ! ors l’aperçoy si belle en tan t. do lieux, Que si l’erreur duroit, je ne voudroy pa.s mieux, BAïlz, Amour de Francine, L. IV (I, 2.1")2). — C’est abus de pen.ser qu’une immortelle peur Allie tousjours frappant d’un riche homme le cœur. RoNsAEo, Hymne de l’Or {IV 1350). — Si nous cuidons estre eschappez quand nous aurons surmonté un mal, c’est un abus : car Dieu en aura incontinent une centaine. CALVIN5 Seren. S’Ut le Denier., 156 (XXVIII, 38kil. — Si par nostre or- gueil et n.os despitemens nous cuidons fouller Je- sus Christ au pied, et le tenir sous terre, c’est un abus. ID., Sertie. sur ia prophét. du Christ, 2 (XX IV, 614). — C’est merveille comment un abus si lourd a peu tomber en la teste des anciens Doc- teurs, veu que.ç’ont esté gens de. bon jugement, et qu’il y avoil beaucoup de raisons au contraire à ce qu’ilz ne s’abusassent point ainsi. CALVIN, inS- tit, , Per, XII, 20.— Or est ce bien un grand abus, s’on cuide Que d’inventer la fontaine soit vuide. LA Bo ETIE, Vers franç., à Marguerite de Carle. — Voyla.mon naturel, et si trompé. je suis, La faute vient d’Amour, non de rnoy qui ne puis M’eslon- gner de l’arcieur de te revoir presente : Si je suis abusé, mon abus me contente. RoNsARD, Elegies, Disc. 2 42). — C’est un ex treme abus, une ex- treme folie De croire que la Mort soit cause de la vie. ID., Elegies, II, texte de 1623 (VI, 311). — Ce seroit abus de penser que Charlemagne eust voulu avoir pour Pairs ou semblables à soy, ceux qui totalement despencloient de son a_uthorité et puissance. E. PAsQuiEn, Recherches, IL 9. — La folle au bruit qui de joye s’espasme Guide premier que ce soit son Pyrame : Mais son abus elle co gneut apres Que ! e Lyon elle apperceut de pues. BAÏF, Poses, L. IV (il, 174). — L’un pense avoir la raison, et.. s’abuse : Ment. et ne sait que l’inno- cent accuse : Le mesme abus qui jetta dans la mer Son frere a rn cestui-cy fait armer. ID. ! lb., L, V (II, 255). — C’est ung abus de penser qu’ung monarque se puisse. garantir et saulver son estai par la force. L’HOSPITAL, Reform.. de la..1 us- tirP., 2e part, (IV, 83). — L’ireur du paganisme-. laissa tomber cette grand. ame [Platon]..e en cet autre voisin abus, que les en fans e i. les virillars se trouvent plus susceptibles (le religion, comme si lao naissoit et tiroit son crédit de nostre imbecil- lité. l’iloYrAiGNE, II., 12 (IL 150). — Quels abus, quels mescontes nous trouverions en rostre pau- vre science I ID., ib. iil, 286), — C’est un abus de penser que ia force seule face les grands effects, LA NOUE, Disc. pûl. et mil., IX (p_ 226). — Il le fut [religieux], et fort bon catholique, encore qu’aucuns ont eu opinion contraire, mais c’es- toient abus. BRA NTÔNI El, Cap. frane., le prince de /a Roche sur Von (V 26), — Aucuns crurent que c’estoit un diable ainsi transformé, c’est un abus_ In., Disc. s’if les Duels (VI, 459). Erreur en ce que l’on dit.. — 0 beau Paris, je ne croy pas qu’llelaine… Fust de beauté autant. que ma_ maistresse ; Si on le dicl, certes ce sont abus. MAPOT, Epistres, 1. — C’est chose superstitieuse : et n’est que abus ce qu’en script Serapion Ascalo- nites. RABELAISt III, 13. — C’est abus dire que ayons languaigre naturel, In., III, 19+ — C’est abusque Pluton ait ainité. Proserpine, Si doux coing n’entre point en si dure poitrine : Amour regrée en la terre et non point en enfer. RorisAHD, Amours de Marie (I, 173), — Des vains destins de Francus je n’a,.y cure : Tels sots abus ne me vien- nent piper, ID., Franciade, 11 (III, — Il fut filz naturel du grand empereur Charles, et d’une grand dame… et non point d’une boullengère de Bruxelles ou lavandière (comme la pluspart du commun l’a. dict ce sont abus. BRANTÔME, Ga- estrang., Dom Juan d’Autriche (II, 139). — Aucuns en ay-je voit en Piedmont qui ont. creu et affermé que le diable le vint presser de ! a mort et remporta, Mais ce sont abuse ID., Capit, franç., M. de Sagvoyson (nr, 97). Erreur en ce qu’on fait, — Si les vers ont esté Palme de ma jeunesse, Les vers seront aussi l’op- puy de ma vieillesse. Du BELLAY, Regrets, 13, — ’as tu rien fait entendre à Fleurdelis de ma part ? — Nenny certes, Filadelfe car je sçay bien que, si je lui vouloir parler de vostre amitié, ce serait abus, elle ne s’y arresteroit jamais. JEAN DE LÀ TAILLE, les Corrieaus. I, 3. — Ha Sarmates ra- sez… Que] abus vous poussa pour venir de si’oing Priser ce mesprisé— ? g, Tragiques, II (IV, 92). Tromperie. — Fille, soyez en. habit cointe, Et vous parez de grands vertus Sans (aulx semblant, ne ris, n’abus Faire à eeuix dont estes acointe. A nt. Poés. franç., II, 19. — Cy n’entrez pas, Hy- pocrites, bigotz… Tirez ailleurs pour vendre VOL.Z. abus. RABELMS, I, 54. — Je ne l’eussepas creu : et me I’eust dit Phcebus, J’eusse dit son trepied et lui n’estre qu’abus. RONSARD, POditieS„ L. Il, Disc+ au car d. de Chastilion, Abusat. Abusé. — Il y en aura bien d’ahusats. PH. DE MARNIX, Differ. de la Relie., Additions. Abusement. Ce qui trompe. — Mon enfant, n’abuse jamais Ton cueur en ces orduremens Mon- dains, qui sont abusemens. Anc. Poe. franç., II, 240. — Leurs gestz ne sont qu’a, busemens Dont troublent voz entendemens. lb., V, 183. — Com bien d’a.busemens Font aujourduy plusieurs sup. postz d’eglise. J. BoicnET„ Epistees nun-aks.da l’raperseiir, III V„ 22. Abuseux. Trompeur. V. A busil. Abusif. Trompeur. — Les Lacedernoniens… porterent avec eu x grande quantité de menottes de fer, se confians en l’oracle abusif, qu’ilz prendroient les Tegeates prisonniers. SALIATI trad. d’HÉRODOTE, I, 66. — Enchanteur. Abusif ou abuseuxi M. DE LA_ PORTE, Ep iikete9. — Ce sont fables abusives, Mme ? DES ROCHES, Secondes Œuvres,. Rial, de Placide el Sei.5ere. Abusif de. Qui abuse de, ou qui trompe au moyen de. — Antigonus congnoissant le person- nage, ou la maniere de ces philosophes simulés, et abusif de l’habit et profession. Buné, ! neje, du Prince, édit. J. _Foucher, ch. 36, Abusion. Abus, usage impropre [d’un mot]. — Quelquefois on donne le nom de beau aux testes, aux fleurs, aux pierres, aux metaux et autres sem- blables : mais trop improprement et. par abusion. LE CARON, Diaiogues, 1, 5 (152 va). — Lorsque nous leur attribuons ta.ux éléphants] religion, nous ne la prenons pas en. sa propre signification, mais par une maniere de dire, et par abusion de lan- gage, et. par comparaison. AMER. PARÉ, Livre des Anifraanx, 45 (III, 768). Erreur, illusion, folie. — En reprenant rostre conclusion, Ou avez dit que œil faict plus qu’ouye, Touchant cela c’est tout abusion. Guitt. CRET1N, Debat sur te passetemps des chiens et oyseaux. — La première voyo, Qui tent venir par sotte abu- sion A heresie, est la presurnption Du propre sens de l’homme, qui pense entre Trop sain et cler de soy inesme et congnoistre Plus qu’il ne doit. 3RiNG0RE, Blazon des hrerefiques 1, 297). — Ne faire pas comme plusieurs, lesquelz ayant quelque bon moyen eleulx sauver qua.nt ilz se voient hors desperance apparente, se retournent a auitres in- certaines abusions, comme sont veut, divinemens, oracle. SEVSSEL, trad. de THUCYDIDE, V, 12 I8O ro). Parquoy concludz que c’est abusion D’estre amoureux. MArler, Rondeau. ; 10. — Jusques à quand emprises vaines Sans fruict, et d’abusion pleines Aymerez vous et chercherez ? ID., Ps. de David., 5. — Et de ces troys seigneurs ont faict yfiole, Estimant sens leur sotte abusion. MARC. DE NA17„ Dern. Poés., les Prisons de la Reine de Nav. iCp. 171). — Le vice est plus loué que la vertu, Tarit des humains le faux jugement em, ,. Jusques à quand, bon Dieu, souffriras tu Demeurer telle abusion sus terre ? Dis AUTELS, Repos de plus grand frayait, 5— 6-— Vierge com- bien de larmes Ay je faict pour aliarmes Pleine d’abusion I AsQurN PH[LEETL1L, trad, de PÉ- TRA11.QUE„ L. IL chant 9. — Ils entretiendront le povre inonde en telles abusions. CAT….viN Serm.. sur le Deiftpr., 8I (XXVII, 161). — Plusieurs Maho- metans, qui eussent bien desiré entre en la liberté que j’estois pour se chrest.ieriner, et qui dotes, taxent du tout l’abusion de la reigle Alcoraniste- TnE-vvr, Cosmogre, III, 9. — Les Prestres, qui Ies tenoient en ceste abusion, estoient toue enchanteurs. ID., ib., XIX, 10. Tromperie, mensonge. — se dit aller raire le partage dune grand succession en Crete, Je croy que toutes ces choses sont paraboles et abusions. LEMAIRE DE BELGES, III, 7. — Il les tien- dra [les faux monnoyeurs] en telle subjection Qu’ilz n’a_uront ca_use de faire abusion. /Inc. Pciési franç., IV, 72. — Qui vouldra donc des nouvelles sçavoir, Qui ne sçaura des follies cent mille, Qui ne sçaura mainte abusion vile, Sans trop picquer l’en ferons souvenir. MAROT, BaltadeCI 2. — Apres que Mehemet eut ga.sté le monde avec ses a.bu- skons. THEVETI, COSffiCegr. VI, 2. — Un homme… qui n’estoit pas peu rusé à. telles abusions. F. BRE-TIN, trad. de LUCIEN, les Fugitifs, 1. Abusoire. Tromperie. — Suivant comme les autres les belles abusoires de ju.risdiction, et pos- session. ReCitliSe. BEROALDE DE VEE.VILLE5, Moyen de parvenir, Notice (1, 161). Abuter. Diriger vers un but. — 11 n’en fanon esperer que rentier rabaissement de la France, laquelle., estant de naturel martial et rernua.nt, aya.nt perdu ceste belle escolle martialle ou pepi- niere de guerre, ne se contiendroil jamais en paix si elle n’avoit quelque visee ou a.butter sa valeur et sa vertu. Du VILLARS, YfeYneireSi X (C1.)i Siabuter. Se diriger vers un but. — Il semble que rame esbranlee et esmeue se perde en soy- rnesme, si on ne luy donne prinse : fa.ut tous- jours lu y fournir d’object où elle s’abutte et agisse, MONTA IGN E7 I e 4 (I, 25). — Qui fest polir les ma.ux des mizeres humaines, Ne se doit abuter aux prosperes effetz. PAPONe 1a Constance. Abuter. Prendre pour but. — Avisez quelle cel- lule vous desirez abuter, car on n’en ouvre qu’une à la fois. BEPoALDF. oE VERVILLIii Voyage de$ Princes fortunez, 505. Fixer d’ava.nce tune date]. — Un Luncly matin qui estoit le jour abutté, nos estions tous à regar-der. BEROALDE DE VERVELLE,.4loyen de parereniej Enseignernent (I, 100). Assembler, réunir. — Quand iceux os sont tel- lement a.buttés et alliés, qu’entre iceux se voit quelque chose de diverse nature. AmBrL PAttÉ, L, IV, Table des arlieulations. — Ces lettres lettes et clese..hirees par Aubain, les pieces furent recueil- lies par un Gentil-homme amy de Garnier, qui les abute avec de la cire, et y ayant, trouvé la mort conjurée contre Iuy, tout aussi-tost Ies luy ap-porte. E. P.AsQurEn, Recherches, V, 8, Ad.clitionner. — Recueillez, par parcelles, tou- tes les sommes mentionnées pa.r cest article, o I les abutezi avertmes les dix ans vous trouverez les quatre mille ma.res. E. PASQUIER, Recherches, IX, S6. (1ntra_ns.) — Le Roy de ce pays-là. a tellement accommodé les passages, qu’il faut que tous voya-geurs viennent abuter à 1111 palaiSi qu’il a fait bas-. tir aupres des chemins.. BERICIA.LBE DE VERVILLF.1 Voyage dee Princes fortunez, 317. Abyame, v. Al.èie, A bisme, Acabrer (si). Se cabrer. — Un meschant che- val malheureux, un jour en s’acabrant villaine-ment, se renversa. sur moy. BRA A NIMPiEl Cap. franç., le mareschai Bellegkarde (V, 211), Acacia, Aeaele. — Suc de acacie.. m isn. R VIII, 25. Acacia (féminin). — L’Aca.cia blanche se pou.r-ri t. en l’eau. Du PIN F.-T trad. de PIAN E.p XIII, 9. (G.) Acadcralé. — Tournant ainsi à toutes legeretez et conseilz, on demeureroit assez perptex, confus, et academié pour ne rien entreprendre. DU FAIL„ Contes diEutrapel., 27. — Cou.rbet traduit p4 : u. assoié. M. Philipot —voit dans acadeinié : un em- prunt à l’argot du jeu : confus, déconfit comme quelqu’un qui vient de se faire décaver dans une aca.demie de joueurs. » Di ; e pourrait-on pas. plutôt voir dans ce passage un souvenir de la 2e Acadé- mie, celle d’Arcésflas, et de la. 36 Académir, celle de Carnéa.de, puisque l’un et l’autro professaient le scepticisme et niaient la possibilité d9 la eer- titu.de ? Aeadernien, Disciple de Platon. — C’est Ia. vra.ye Psycogonie de Platon, tant. celebre  ! par les Aeademiens. RABELAIS’V, 35. Academique (subs0. Philosophe. — Mais si cela seulement pique Quelque petit Academique, Laissés aller les corramtans. PASSERAT, PeeSieS% 166. — (Dans cet exemple comme dans les deux suivants, académique, académiquement me sem- blent employés da.ns un sens. élargi.) A l’académique. A la manière des discussions philosophiques. — Il nous faut en eecy proceder l’Academique, je veux dire monstrer par bio.nnes lAables raisons ce qui n’est pas, et timidement asseurer qui peut estre. P4sQuiER, Re- cherch-es, Acaderniquement. la ma_nière des discus- sions philosophiques. — Ce qui n’est que proposé, secoué, et disputé problematiquement et acade-miquement. CEA ri HoNe Sage : 5Se7 Préface. Académiste. Chien acaclémi.gte. Chien. savant. 31.1.nge-loup, chien a.cadémiste, Chien assez sa-vant alchimiste. Var. hist. et IV, 265, Acagnarder. Accoutumer à la paresse, à rina.ction, — Il n’y a rien au niroiric… qui acan- gnarde plus les gens que les jeux, voire jusques à tenir leurs sens captifz, comme une espece de sor-cellerie. CA.L’ItiN 5 Lettres, 3i51/— Jusques à quand, fils d’Hector, sans rien faire Nous tiendras-tu sur ce bord solita.ire, Acagnardez en paresseux sejour, A boire, à rire, demener l’amour’? HoNsA, RD, Francia*, 11.5. S’acagnarder, S’accoutumer à la paresse, à — Voila un homme que s’il se voidoit advancer, est assez sage, mais il est trop non.- cha.la.nt, il ne demande qu’a, s’a.ccaig, narder là sans se mettre a.0 hazard. CALVIN, Serm. sur le de Job, 20 (XXXIII, 253), — En ce-pendant par soins et pa.r labeurs par travaux aiguise nos cœurs Diversement, de peur que nostre vie Ne s’accagnarde en paresse engourdie. RoNsARD, Poemes, L. I, à Jea.n de la Peruse (V, — Tels que. sont quasi les corps des femmes,. qui s’accai-gna.rdent et moisissent sous rombre. F. BBETIN trad. de LAuc.J ENI A nacarsi.5., 25. — Il n’a garde de s, 5acaigno.rder en oysivetté, ny aux plaisirs do sa court. B RA NT13111 E, CaP. este., Charles-Quine (I, 29). Aeagnardir (s’)i S’accoutumer à la paresse, à l’inaction. — Avez vous eu Ta_ moindre raison de VOUS estre plustost acagnardis ouir le bailetrient de, vos troupeaux, qu’il_ vous jetter en guerre avec nous.,. ? Tu. DE BkZ.E7 Canti9ue de Debora, Para- phrase. — Ces Gaulois siestoicnt tant acanihardis après les femmes et les richesses qu’ilz avoient gaignées, qu’ilz entrarent en peur n’ausofen sortir de la ville. I’Vfoinuc, Comment., L. VI (III, Aeaignarder, Acagnarder, Acancer (7), — Mance ma. Carite a son pied de Pegaze L’escarpe blanc-tiré, qui en-ayie sa baze. L. PAPoN, Disc, à’line Painphiie 31)). — (Peut-être faut-il lire ajance.)

Acangnarder, A.cagnarder.

Acanihardir (s'), v. Acagnardir (s').

Acantonner (s'). S'établir. — Si le roy leur hailloi L [aux huguenots I à choisir pour s'acanton- ner au. royaume clo France, ilz n'en pussent sceu choisir Ling plus à leur commodité et adva.nlaige qu'estilyià [le port. La Hi.-}chelle]. I'vloNLuc, Comment., L. VI 011, 166). — Que si ledit I sei- gneur de Guyse n'eu.st. faict ce qu.'il list [en défen- dant Metz], l'empereur se feust aquantond dans lo coeur de la Fra.nce. ID ., ib., L. VII (III, 467). Acappaye. (Commandement nautique.) — Han amure, amure bas. 1-1 au Uretacque, Cap e.n houlle. Desmanche le heai,iline. Accapaye. flA.1312,- LAIS, IV, ap. Accapaye, hall , s'escria Jamel maistre pilot, accapaye. 1D., ib. — dans son Co66aire Nautique, décla.re n'avoir ja.- mais vu ce mot que chez Rabelais : « H est difficilP de préciser le sons que. l'auteur de Panteign.rel vou- lut donner à ce terme ; tenir la cape, ou poui'.;ser le cap en. ko lie. -à-dire piquer au vent et affronter la lame? Probablement. c'est 'apayer qu'a. voulu dire le curé de Meudon. II Acaration, Confron La Lion. — Confrontations, nenni:ions, 1 ih Ill s, aluns iules, letres royauls, com pulsoires, declinatuires, RABF.LAI, 111, 39. Acarer. Confronter. Acariastre, aucuns le (let-luisent de ze4-1, c'est à ffire. test( eomme aussi ce qui se dit en quelques lieux, tarer des te,s.-moins, semble venir de la. I-I.. EsTIE NENE, Con.- tormité 'Vols jranfois pris du grec. — envoya prier ln rune de ne raire mourir ce malheureux qu'il ne Pu st premieremen L acaré à luy et affronté, pour le faire desdire des menteries qu'il di. oit de luy. BRANTÔME" Cap. franç.., Al. de Guyse (IV, 25a). Acearer à qqn une arquebuse. Lui tirer un coup d'arquebuse en face. — Buzarto le tua c•uelle- ment, luy a.ccarant une grosse arquehus de qua• libre dans sa cuirasse. BRANTffirt F..5 Cap. frane... Al. de la Pallice (II, 3'79). Acariastre. Fout privé de raison. — Gens soullzmis... à la Lune, comme... Foiz L'cervelez, Acariastres, Esve.ntcz. R4ÉkBELA15" Pantagr. Pro- gnost., 5. — De telle maniere de gens sont venuz cn avant je ne sexy quelz accariastres, lesqueIz pro tendent orguilleusement la doctrine de l'Es- prit, inesprisan quant à eulz toute lecture. CA I.- VINi InStit. p. 24. — JE rie ver lx point.. pour- suyvre tous les Lesmoignages que 1-os accaria.stres Sorboniques prennent inconsideri.ment ç et là 11e l'EscriilIFICI POUF batailler contre nous. ID. VI, p. IA304 — Mais ces accariastres [vertigi- nosi] imaginent bien une tkuLre chose, que n'a pas (lire sa.inct. Luc. li),, Contre tes Libertins, 21 1217). — Quand on a dict que S. Acaire gua- rissoit les a.ca.riastres, je ne doute point qu'on n'ait regardé à l'origine de son nom. IL ESTI E N N Apoi. pour Her., 28 (Il, 312). — n'a trouvé ne veu vine ny village en ces païs !à, oit il n'y ait belle troupe. de ceste parenté, marquez pour estre cogliPuz tds qu'ils sont, à sçavoir fois et LI.Ce- riastres, d'un Turban verd. TitKvET, Cosmogr., \T I, 5. — Noll pas que je suis si accariastre de soickriir cc! qu allegue Gesnerus, savoir qu'en ces luik •-L des Indes lesdits moutons, brebis et chevrys, xcedenl, on grandeur le.-s asnes d' Egyp te, ib„ XI, 20.— En nostre apprenons un se- cret, C'est quo celuy qui se croie. plus discret Que la commune, est. un acariastre.11.„ PfiksQuIEB, Jeux poetiquAe, II, 10. — Quo veut dire que Bacchus a fait ses guerres et conquestes aussi bien avec des femmes qu'avec des hommes? et que ses restes Orgiennes estoient celebrees de trois ans en trois ans, par des femmes folles et a.cariastres, avec des hommes? OUILL. BoucnET„ lre Seree 1'7), — Les choses es tans telles que dessus, je trouve- rois trés-estrange, que k commun peuple n}eust esti provenu de ceste malheureuse opinion mais encore le trouverois-je plus estrange, après m'avoir tout au long ouy, y per-sistoit, et esti- me.rois celuy qui serait frappé à ce coing, non seu- lement opi niastre, ains acariastre, E. PAser Lettres, XI C, I . — Ils nous aideront hien et einpes- cheront bien que ces meschants Huguenots aca- riastres n'entrent aux Estes- Men., Har. M. le Lieutenani (p. 881; — Lesquels miracles no peuvent estre mis on doute, sans faire. l'aca- riastre, et dementir les livres, les histoires, 1a foy et creance de tout le monde. CliARRON, le.5' Trois Veritez, I, S. — Il s'a.git d'un nostre ['rue qui ne soit ni paye.n ni publicain, mais sous la, discipline et correction de I'Eglise, et neantmoins n'est pas inconvenient quil soit reprouvé, acariastre ef obstiné. SI. Fru Nçors DE SALES. Controverses, 1, 11, 2, ileasaner (e). S'établir, s'habituer à rester chez soi, dans l'inaction_ — Les Normands, qui encor portent le nom de leur païs, s'estans accasa- nez en France, se sont aussi arrestc . en un lieu. froid, el. bon pour les pasturages. TITEVET Cos- mogri, IX, 2, — Faut-il quo PI thaquois, après tarit de vacarmes, D'escarmouches, d'assauts, de combats et d'alarmes, Soit désormais domt par un sommeil flateux? Faut-il que la vertu d un prince belliqueux S'acasane si tost...? J. B E ilijiANP-RE'P(15, Ulysse, I (p.1.6. ne permet que leurs. esprits s'abastarclissent ou accasanent en veduptez et exercices de nonprix. E. PASQUIER1 Pour-parler du Prince (I, 1031). oasaaé. Habitué à ne pas sortir de chez soi, à rester dans l'inaction. .' A present et l'un et l'a.utre peuple sont accasa_ne.z, et ne se soucient que bien peu de la marine. THEVET, Cosenogr., I, 12, — Quelques ignorans, accasa nez en France, qui ne voyageront jamais. ib.., IX, 8. — Quel honneur peut avoir cil qui accasané N'a jamais rait essa.y du sort ou il est na y.„? NuysE- Œuvr. poet., 13 -vo. Acaser (BI). S.Y„itablir, s'installer_ — 0 pie ces 1.Fauvres Anglois, qui s'estoinct a.c.casés (lespuis trois cens ans dans la ville de Calais, dolveril, maudire la lascheté et poltronnerie de celuy qui si laschenient laissa perdre une si bonne place ! MoN- Luc, Comment., L. III {H, 113). — [Le Loth] S'acase aptes en Gaule r et chassé de Oascorigno, S'arreste en Portugal, Castille et. Catalongne.Du I3,é1/4,wrASI 2e' Semaine, 2,e Jour, les Colonies. —Tout ainsi !es ma,çons de la superbe Tour S'en vont es- parpillez, acazer à l'entour de Mesopotamie. ID., ih. — La prodigue moisson et l'onde qui ruisselle Par cent mille canaux au long d'un si beau lieu Qu'il seinhle estre moulé sur le jardin de Dieu, Troublent ton jugement, et Le font miserable, Acaser au milieu d'un peuple abborninable. 3e1Jour, la Vocation.— On n'oust jamais pensé qu'il (Birague] deust abandonner Thurin, d'où il estoit premier président, où de longue main il S'eSt accasé et habitué. B aA N Tô isl Ei Iran t71- le ,ie.a.resehal de Bourdillon (V, 178. — Le roy René de Scicifie, duc de Lorraine et d'Anjou, airnoit fort les Gascons... et s'en servit fort, si bien qu'il y en eut quel quel u.ns qui s'y accazèrent. In., Dise. sur les Duels (Vl, 235. — Jehan de Bourdeiile_ s'en alla après aux guerres de Naples d'alors sous Charles, duc d’Anjou, et s’y acaza. In., Or. Pin. rie R4 Bourdeille (X, 66). Acaeé. — Vous ne treuvez pas que les nymphes fussent. accasées entre l’onceine I des mu- railles d’une ville.. leur séjour n’estoit qu’aux fo- rk-sts, aux fontaines, aux monta.gries. CnoLIÈRss, Re Matinée, p. 276. Estant à’Purin, je passay par devant. la boutique d’un courdonnier… lequel s’e9pelloit maistre Blaize, de la Réole, mais acasé a Turin. BRANTÔNIE, Couronnele fronçons (VI, 156). S’aca-ser. so fixer [près de qqn]. — Un Gentil homme de nos parents… lequel depuis quelque temps s’est aceazé et servilement attaché à une Damoiselle de beaucoup moindre, condition qui) luy. AuFnuiÉ, Lettres de poiriers de seiridre, ri37), Acaste. Agate, — sarde, crisolicte Louable, .Amatiste, jaspe ou acaste, Et ligure t’est convenable.., inc. Foies. franç., X I I, 281. Acatalepsie. — Qui a esté. cause… aux Pyrro- niens de mettre ces opposez entre les arguments de leur* acatalepsie, c’est à dire inco.mprehensibi- lité. LA RAMÉS, DiCtiediépe, 1, 44. Accablement. Éc.rasement, — Ayant veu à Six_ l’espouventable et irreparable accablement survenu il y a quelques années par la (-Meute d’une piece de montagne. St FRANÇOIS DE, SALES ; Lettres, 714… Accabler. Écrmer. — Il ne dura en son regne non plus haut de huiet mois, estant subitement anc..ablé en la ville de Viterbe de la ni— d’une chambre qu’il y faisoit..bastir. Pn. DE MARNIX, if fer, de la Religi, I I, 17, 3. Précipiter. — 0 champs plaisans et doux ! ô vie heureuse et sainte ! Où, francs de tout soucy, nous n’avons point de crainte D’estre accablez en bas, quand phis ambitieux Et d’honneurs et de biens, nous voisinons les cieux !.D E SI’0 RIES, Bergeries. D iscours (Intrans.) Succomber. — J’accable saufs ceci fk grand faveur que vous me faites… je suis si débile, que je ne puis soustenir le grand faix de Pesperance que me donnez. LARIVEY, les Tromperies, V, 3. Accagnarder, Accaignarder, v. Acagnarder. Accaler+ Sorte de bateau. — 2-’iLvecques ria5- selles, barques, gondoles… accalers, piragues, ca.- rabes, canoues, Li LOYER, Hist. des Spectres, IV, 1’7, Accapi. — Quand donc un homme se sentira en tel trouble, qu’il ne pourra point arracher un seul mot en priant Dieu, qu’il sera là accapi„ et. qu’il ne sçaura par quel bout comnencer, 5. ; 1 faut-il enc.orP1.--. prier quoy en soit. CALVIN, Serin. sur k Can.- tique d’Ezeeleias, 2 (XXXV, 545). Accarer, v.. Acarer. Ac ruer(sl. S’acharner. Ni °ru :. aux Loupz ceste coustume Ne fut, ni aux Lions, Que sur leur dispareille plume De s’accarner Pelons. Luc DE LA PORTE, tract d’HortA_cE, Epodes, 7. Accasaner, Accaser, v. Acasaner, A raser. Accatz. Afeure aceatz. Rendre confus. — Ce qu’il y a n’est qu’un trop petit cas, Pour en parler entre les rhetoriques, Entre sçavans, procureur± :… advocatz, Et. gens lettrez : test seroys mis acca.tz De, rio vanter devant les theoricques Et gens parfaietz, en carmes heroïques. Bounn G N Pierre Faiteu, Enpow en maniere de ballade. Acceint. Enceinte. — C’est chose estrange, que Dieu ait esté courroucé jusques-là, que d’avoir… ACCEPTATEUR abandonné aux mains impures et pollues des peuples infideles son sainct Temple… avoir logé ceste impure nation dans ce brave, rnag, ni fiqu c., et religieux acceint, r(Imme dans les tentes d’un camp. Du VAin,..11.-dit. sur les lanient. Éle Jere- mie, 2. _Accenser 1. — L’aulx° par trop les oreilles m’offc…noe Quand pour allu me a voulu dire nreense. Cir. FONT.AINV” dais MA ROT ! Upstres, 52. Aceenser 2, Assenser. enser, donner à ferme. — Tov qui ton hien a : -.7.ense et. terre, A quelcun qu’est rnaulvais payi ! _1r, A luy te fauldra, avoir guerre. Ane. Pois. franç., Il, 74. — M. de Sainct Paul nie dit que M. l’Abbé. avoit laissé d’ae censer l’abbaye, selon qu’il rn’avoil. donné pa- roule, pour quelques pa.rolles laschees de voire Bart, qui estonnerent les fermiers qui sioffroyent. FraNçois DE SALES, Lettres, 202. Acceptable. — Qui rne sera un plai- sir acr..eptable rra voir 11.amo-nr d’ung tel soigne : lu notable. Ft COLLERYE Epistres, 20. — Cies- toit un Refuge amyable, C’estoiL un Refuge parfaict, C’estoit ung Refuge acceptable.. CfmtpiaineteS, 1. — En ce faisant, il z obe.yssen I a son commandement et volurité : et font chose ag- greable devant luy : d’autant qu’il denonGe qu’il n’a. chose plus acceptable que obeYSSanee. CAL- VIN’InSat. 5 X, p.. 528. — Nous sommes… con- damnez et convaineuz dovani Dieu, auquel rien n’est acceptable sinon jusLice, innoe.cnce et pu- reté.. ID., ib., XI, p. 588. — Ils allumerent sur les autelz de Marmorine devotz et. a.cceptabIes sa- crifices au souverain Juppiter. A. SzviN, trad. de BoccAcE, h Philocope, L. IV, 92, — 11 n’y a riens plus precieux ny plus acceptable à Dieu que distribuer aux po-vres de la labeur de. ses mains.. P. DE CHANGY1 Instit. de la femme chrestienne, I, 8. Aulcun chien blandissoit A son seigneur, et lu v applaudissoi t., Quand le voyait notamment en Pi table, Dont en effeet estoit fort acceptable son seigneur, ainsi comme a eeluy A qui don- noit passe temps non ennuy. EldkluDENT, Apo- topées d’Esope, I, 121E. — ensemble appeliez Mon peu….1iinchise, en priere acceptable. D e i..\- -u-REs, trad. de l’Eneidie, VII, p. 336. — L’amour 1..st souhaitable et acceptable de soy sans lis autres ehoses, et nulle autre chose n’est n3.— plai- sante ny aggreablt.i ! sans l’amour. MoNTA[Griz, -trad. de RAYMOND SudioN, ch. 111). — Les arbres ne nous donnent pas seulement les fruicts, niais.. ils nous ]es donnent meurs, plaisons et accep- tables. 1D., ib, , ch. 11/d. — Et ne m’est jamais tombé en fantasie… que ]es services d’un homme qui a dix mille livres de rente, ou qui a pris Casai, ou derendu Sicne, luy soyent commodes et plus acceptables, que d’un bon valet et bien expe- rimen té. In., Ess., I, 42 {I, 364). — 0 que mon allie est satisfaitte de l’exercice de penitence que nous avons fait ces jours passés, jours heureux, et ac- ceptzd)les, et enemorables1 St ii’RANçois DE SALES, Let ires, 288. — Ceste excellence qui les rendoit acceptables, multiplioit en elle le desir de leur donner rentree plus. familiere qu’aux autres. BE- RoALDE DE VERVILLE.5 1.70ya5e CIÉS PrifteeS nez, p. 232. .acceptateur„Acreptateur cfc persemizes. Celui qui lient compte clesconsidérations depersonnes, qui fait acception de personne. — Dieu n’est point acc.eptateiir des personnes : niais en toute nation ceIlly qui fait justice luy est plaisant. CAL- VIN, Instit., I, p, — Dieu n’est point ac- ceptateur de personnes, pource qu’il ne discerne point entre le Grec et le Juif, pour en avoir l’un aggreabie et rejetter l’autre, seulement à cause de la nation.. ID., ib., VIII, p. 484. Acc eptation. ccep lion, action de tenir compte des considérations de personnes. — Sans accepta- tion de personnes quiconque est Advocat ou Procu- reur au Parlement, il jouit de c.e bene lice. E. PAs- Qu’ER, Recherches, II, 3. — Il condamna par con- tumace tous les coupables, sans port, fabveur ni acceptation d’aucuns. L’II osrrrAL Reforne.. de la Justice, 2e partie (IV, 149). — Rendre la justice au peuple, autant aux petits qu’aux grands, sans acceptation de personne. ID., ib., rie partie (IV, 369). — Fais et garde justice, sur toutes choses, aux pauvres comme aux riches, aux estrangers comme ait x privez, sans avoir acceptation d per- sonne. AUBIGNÉ, Hist. Unie., V III, 1. Accepter. Faire acception de, tenir compte des considérations de personnes. — I] (M’oit à un chascun faire drain, sans varier ny accepter personne. RABELAIS, II, 13. — Compte rendront. devant Dieu de leur faict, Et. ce, stuy la lequel aura m.ieulx faict, Noble ou Justin sans accepter per. sonne Sera sautvé. J. Boucius, Epistres’morales du. Traverseur, II, in, 6. — Il est dit, Qu’il n’ac- cepte point la personne des rans mais que sans considerer les riches ne tes povres il met la main sur tous. CALVIN, Ser. sur je liv. de Job, 131 {X XXV, •63-1611). — Nous demandons Veu que Dieu n’accepte point les personnes, pourquoy pardonne-il plustost à. l’un qu’à l’autre ? ID., ib.., 134 (X X XV, 105). — Sire, le Seigneur vit, qui n’accepte personn.e. Et n’estime les traits dont ! e corps se façonne. DES MASURES, David combat- if-mg, 1340. — Dieu, qui n’accepte l’apparence des personnes, a ses esleus par toutes les nations du inonde. E _ ? IViA n NI X Corresp, etMelange$„ p. 405. — Dieu est juste, et n’accepte point l’ap- parente des personnes, ni des tiltres, mitres, digni- tés, eathedres ou siegcs+ 1n., Dinar. de la Relig„ I, nt,’7. (Proncincia.tion,) — CELTOPH. Or a, puis qu’on Affettio.re pour A ffeerion, aussi dit on Accater, pour AecEpter el. pareillement Acceualion. pour Acceptation ? — PunAus. Vous 11’011 devez point douter : car nous suivons la prononciation Ita- lienne aussi bien en l’un qu’en l’autre. ff. Es- TLENSE, 2.0 Dial. du, long. franç. ilatian. (II, 250, -Vauquelin de la Fresnaye fait rimer accepte avec houlete, dans les Foresteries, 1, 6., et avec einplaite, dans les Sa. franç., L. III, à J.-A. de. Baïf. Accepter (subst.). — Comme le donner est qua- lité ambitieuse, et de prerogative, aussi est. l’ac- cepter qualité de soumission. MoyrAiGNEI HI, (IV, 75). — Le determiner et le distribuer appar- tient à la maistrise„ et à la rege.nce r comme it la subjection et apprentissage, l’accepter. In., III, 11 (IV, 155). Accepteur. Accepteur de personnes. Celui qui tient compto des considérations de personnes, qui tait a_cception de personne. — Paris… n’est point accepteur de personnes, rie sousteneur de querelles iniques. LE MAIRE DÉ BELGT.1 1, 30. —e Les graves do Dieu ne se donnent poinc.t.. aux ilomin.es pour leurs noblesses et richesses, mals selon qu’il plaint à sa bonté, qui n’est poinct accepteur de personne, lequel eslit ce qu’il veult. MARG. DE NAV" HepiCtin., — Dieu en vou.i- droict, saulver Et l’autre aux tourmens re server, Sans quelque esgard aux œuvres bonnes Ou bien mauvaises qu’il prevoyt En nous, pe- cheurs ? Dire il fauldroyct Qu’il hi st accepteur d c. personnes, —11brai à cinq personnages, dans P. Du VAL, Théâtre mystiqu£, p.11, 7, — Dieu, qui de tout. ordonno Selon sa saincte volonté, En justice, graco et bonté, N’est poinet accepteur de per- sonne. Ib., p. 182. — S’il eslit ceux que bon lui semble, il est, a.ccepteur de personnes. Pourquoi pIustost l’un que l’autre ? CALV[N, Serm, sur le liv. de Job, 49 (XXXII !, 616). — Si on dit, Et il sernbleroit donc qu’il fust accepteur des per- sonnes. Non est, car il n’cslit point les riches pour laisser les povres,.. On ne dira donc pas qu’il y ait acception de personnes en Dieu. Jr,. Serm. sur l’Ep. aux Ephesiens, 2 (LI, 266). — Dieu n’est pas accepteur de l’apparence des persones, mais en toute gent celuy qui le craint et fait justice, il luy est aggreable. ID., Bible franç., Actes des Apostres, 10 (LVII, 322). Acception. Action de recevoir, acceptation. Dorme faveur et ]e support à filtre D’acception à ceste mienne Epistre. CuETIN, Poes., au Nom de le _Royne Marie. — Les tresors mobiles, portatitz et transitoires des Empereurs Phelippes, et ! ac- ception diceux par le Pape Fabian, causerent le premier SCII/SMC. LEMAIRE DE BELGES, SehiSirteS Conciles, ro part. 111.1, 252). — le receoit et embrasse comme nouvelle creature, avec les dons de son Esprit. Ceste est l’acception de la- quelle parle Sainet Pierre. CALvIbt, p. 4O7. — Nostre justice devant Dieu est une ac- ception, par laquelle nous recevant en sa grace, il nous tient pour justes. ID., ib., III, xi, 2. — Les fil:tees sont justes devant Dieu, non point par leurs œuvres, mais par acception gratuite. ID., xi, 22. — Les saisons n’y font quières rien ; ny leur acception ny election n’y a pas grand lieu. BRANTÔt1rEE, Dee Dames, part I (IX, 227). De grand’aeception, De. grand prix, — Je ne te scat’(monsii-mr) ny gré nt’grave D’avoir obtins a la presente place. C’est ascavoir ta benediction Vau quel’ne m’est de grand’acception Pourtant que sI elle oust vallu de sot’Un seul dernier’, ne l’eusse eue de. toy. HAUDENT, Apologues d’Esopc, Il, 103. Pretendre acception. Faire accepter. — Puis, c..ela fait, luy pria par amour Se transporter, sil avilit_ le ioysir, Chez un brodeur avec. luy, pour choisir Aucun chasuble, en donnant à. entendre A ce monsieur, auquel voulut prétendre Acception, que les parroissiens Et thresoriers jeunes et an- ciens D’un certain lieu luy avoien t donné charge D’acheter un chasuble beau et large Pour leur curé. Aile. Pus. franç., VI I, 184. Avoir acception.. Faire acception, tenir compte. — Maisqu’ils soient gens de bien, je n’a y accep- tion De leurs estats, cela List en leur option. E. PASQUiEft, Jer.12. peet, , III, Elegie. Accès. Assistance. Si sa menterie Faiet perdre a l’un des plaidons son proces, Sera dam- né, sans y trouver acces. 3. BOUCHET, Epistres mordes— du Traverseur, II, v, Ft. — Compte en rendront devant Dieu, sans acces. In., ib, II, IT, 16. Accessenr, v. Assesseur. Accession. Augmentation, addition. —La sa- gesse divine, et l’humaine sagesse n’ont autre dis- tinction, sinon que celle-la est éternelle. Or la du- rée n’est aucune accession à la sagesse. Parquoy nous vola compagnons, I’dorarrAiGNÉ.1 I I, 12 1(II, 218). — Laquelle louange, puis que nous ne la pouvons incorporer en luy [Dieu], d’autant qu’il n’y peut avoir accession de bien, nous l’attribuons à son nom. ID., II, 16 (III, 1). — Nulle sagesse ne va si avant, de concevoir la cause d’une tristesse, si vive et entiere, par jugement, qu’elle ne souffre accession par la presence, quand les yeux et les oreilles y mit leur part. III, 4 (III, 309-310). Addition, chose ajoutée. — Si penda.nt que l’œuvre s’imprime, it m’en survient quelqu’un des oubliez, ou que l’on m’advertis.se d’a.ucun nouvel ouvrage, nous ferons imprimer à la fin du livre une accession, ou il sera mis. Du VERDIEfil Bi- Prét. (G.), Attaque d’un mal, accès. — De la il alla tout- jours do pis eu pis, niant toutz les jours quatre accessions aveques paroxisrnes subintrants, qui commençoit par rigueur et finissoit par sueur. Texte de 1562 dans G. — Quand le fehricitant a esté purgé par le conseil du Medecin, tous les fris- sonnemens, alteraticFns, degoustemens, lassitudes de membres, et autres telles accessions s}en vont au moyen d’icelle medecine„ Du FMI), Contes trEutrapel, I. Accessoire. Situation difficile, fâcheuse ; em- barras, malheur ! danger, — Lin chascun d’eulx (comme la coustume est en tel accessoire) estait diligent pour soymesrnes, sans prester l’aureille aux ailmonitions dés capitaines. Trad. des cinq premiers livres des Annales de TACITE, I, p. 9. — [Les Syracusains] sa_ultoient à la foule dedans lps- vaisseaux des ennemys, et environnans les Bar• bares, estonnez et esperduz de se venir en telle accessoire, les mettaient salis mercy à l’espée. AislyoT, trad. de DunDom, XIV, 18. — Apperce- vant que ceux qui estoient d’autre faction que mn y en la Republique, me dressoient des em buselies… je trouvay ceste seule eschappatoire et seureté e n tels accessoires. F.. BRET1N, trad. de Luci.EN, Phalaris, I,. 2. — Combien qu’au Roy et au Parlement demeurant la victoire, comme il eS- toit raisonnable, toutesfois ne desirant plus reve- nir en cet accessoire… jamais on ne parla depuis delta reforrnation des entreprises que l’on faisoit à Rome sur les Ordinaires. E. PAsQuini., Re- cherches-, 111, 28. — C’est un mal commun à tous boys, de ne recognoistre jamais leurs fautes, que quand ils sont visitez de Dieu, et tou- tesfois en tels accessoires., quand ils commencent d’avoir recours à luy, par une contrition de cœur, ils sont ses mieux aimez. In., Lettres, X1.1, 7. — Et doit le sage en tels accessoires esquiver le plus qu’il peut, tout ainsi que le Nautonnier cale le voile à la tempeste. ID., Recherches, VI, t 1, – Nous Nrisincs.„., la Picardie pillée et ravagée par l’Anglois, le Languedoc et la Provence par les Im- periaux, secondez par les Adventuriers François. Car en tels accessoires, le soldat qui delîend ne fait pas moins de clegast que l’assaillant. ID.,. ib., VI, 12. — Le D u.ché de Milan serviroit deplanche et passage, et en tel accessoire y avoit danger qu’en passant, le Roy de France ne s’en voulust faire croire. ID., ib., VI, 28. Emre, , Fe irŒiWr, tomber cri accessoire. — Ji.- pense bien que ledict M. de Bressuire fut en gra.nd accessoire, après ceste lettre receue, pour attrappr ledict M. de Sainct-Lou ; car s’il y manqua, ne fautpoint doubter qu’il [Louis XI] n’entrast en mediance de luy. BRANTÔNic, Cap. franç., le roy Louys Xi (II, 342). — L’homme se trouvant en telles accessoires de visions, si pour se resoudre i] n’a du conseil, il est en douer de souffrir naufrage et perte de son âme. Lit Loir E D.5 Hist. des Spectres, VIII, 12. — Quand Us rencontrent quelque païs estrange, ils sont à deviner, et tombent bien sou- vent. en tel accessoire, que de douze ou quinze Navires, • qu’ils tireront de leurs ha.vres, s’ils voyagent longuement, il n’en reviendra pas six bon port. TFIEvRT, Cos, nogr, , XI 5’14 : — Com- ment. estois-tu si sot, puis que comme homme de cerveau tu ponvois discerner aisément que Pori- gine de ton mal-heur provenoit de tes richesses, que tu ne les abandonnois, premier que de tomber en tel accessoire ? E. PASQUIER, Pour-parle• de la Loy (I, 1051). — Les Italiens craignans de tomber au mes me accessoire qu a u p aravan t, si on élisoi t un François, jettoient toutes leurs opinions sur cri qui Fust de leur Nation. ID., Recherches, III, 26. — -N’attendons doncques point cille nous tombions en tels accessoires. ID., Lb., HI, — ceste mesme facilité le fit tomber en un accessoire de plus dangereuse consequence. In., LettreS, VII, i0. Uii M. Bûver, Advocat, mien voisin, es- tant._ tombé en pareil accessoire de maladie, où les Medecins sernbloient avoir perdu leur latin, luy convié de son instinct, avoit par la malvoisie, retrouvé sa santé, ID.„ ib., XI Xe 16. Meilre, réduire en accessoire. — Adva.nturiers, que la picque on manye Pour les choquer et mettre en accessoire. MAROT, Ballades, 9. — Cette sienne proposition, pour avoir esté un peu trop largement et iniquement intorpretee, le mit au- trefois et tint long temps en grand accessoire à l’inquisition à Rome. MON TAIGN E, I, 25 (I, 183), — Ce pli nous acquierera force lions amis Catho- liques,.. qui l’ern.pescheront bien de leur ccFsté [l’hérétique] et le mettront en grand accessoire. i : SnÉLÉ. Men., I ! ar de Al. le Lieutenant (p. 86). Encore ne seeust.es-vous les empescher [les Reis- tres] de passer, et, s’il n’y eust eu que vous et les vostres qui vous en fussiez rueslez… ils fussent venez boire nostre via jusques à nos portes et vous eussent mis en merveilleux accessoire, Ib., Har. de Al. d’Aubray (p. 206). — Si fut la ad verty que Craterus estait bleeé à_ mort, et s’en alla en diligence la part où il gisolt… et en plorant chauldes larmes, luy prit la nain droitte, detes- tant et mauldissant Neoptolemus, par lequel il avoit esté reduit à_ si piteux accessoire. AmYoT, Er.unène, 7. — Croyez que me reduisez en un es- trange accessoire ; car de vous desobeïr, ce m’est conscience, et en vous abeïssant, je crains tout. E. PAsguiER, Lettres, XII, 10. A.ccessoire. Faute. — Ceux qui ont icy escrit, ne tomberont jamais en l’accessoire du Cordonnier, lequel aprés avoir controllé ses souliers represen- tez dans un tableau d’Apelle, voulant outrepasser ce qui estoit de son art, fut arresté5 tout court, par ce grand Peintre. E. PASQUIER, Lettres, VIII, IO. — Charles… respondit… que c’estoit contre tout l’ordre ancien de Rome, et de la France, que le Roy ordonné de Dieu pour reformer toutes les fautes de ses sujets, permist que eeluy eust re- cours à Rome, qui avoit esté condamné par un Synode Provincial en presence de son Metropoli- tain, et que jamais ses predecesseurs Roys de France, n’estaient tombez en cet accessoire. ID., Recherches, III, 12. — Les Chirurgiens furent citez pardeva.nt la Faculté de Medecine, à certain jour, sur ce qu’ils ordonnoient des clysteres, apo- sumes et Mederines, tout ainsi que les Medeeins… et sur les remous trames à eux foictes, promirent._ qu’à l’avenir ils ne tomberoient plus en cet accessoire. ID., ib, , IX, âl. Accherement. Mine. — Visage, et acchere- ment asseuré, plein de mansuetude, et auctorité. BUDÉ, ÉM. Prince, édit. J. Foucher, ch. 8. Accident, Aventure, événem.ent. Ilarius… ordonna par escript en langue Grecque les acci- dens du jeune roy Fleury et de la rogne Blanche- fleur. A. SEviri, trad. de BoccAcE, le Milocope, L. VIE, 174 ro. — Le jugement qu’elle fit des pre- miers Essays… et la vehemence farneuse dont elle m’ayma… sur la seule estime qu’elle en print de moy… c’est un accident de tres-digne conside- ration. MoriirrA.PGINTE, 1I, 17 (III, — J’advoue- ray n’avoir jamais esté. proche dr. : quelques signa- . lez accidens, ou sinistres ou houreuN, que je Ifell a.ye. e.0 quelque advertissement, ou en songe ou autrement. MARC. DE VALOIS, ildinOireS, p. 43. Malheur. Il {Sénèque condamne. à mort] se (lestourne sa femme, et l’embra.ssant estroitte- men t„ comme par la pesanteur de la douleur elle diUtilloit de cœur et de forces, la pria de porter un pli plus patiemment cet acciderit. MON TAIGIbi E5 Il, (II1, 183).— On le condamna à estre pendu et estranglé publiquement… Accident horrible et inouy. In., III, 6 (111, 412). Accidentaire. Qui n’est pas essentiel.. — La e.xprirne la sustance de la chose défi- nie, et le naturel fond d’elle. Et la. description peint. et colore seulement la chose descrite par ses propriétés et qualité ?. occidentaires. SEBILLFTI, Art poétique, 10. — Pour oster de J’impression des gens, que (i.k.stk.. appeience charnelle n’estoit la cause dont nous a.ymons, avi. : 4 voulu mairitenir •, estre unecallse accidentairu, PASQUIEFII Mond- , p hi L. 1 732). — Les autre.s differenees sont casuelles, et accidentaires. J. publi que, I, 6. — cathedre Ifentre pas en la definition de l’Eglise., n’estant qu’une simple circonsionr.e RI-Titien-taire. Pu. DE MARNIX ! Dif fer. de la 1, 1, 8. — On peut bien suppléer ce qui est acciden- : taire en lino chose. Du lierm.F1— A rrests pron. en. robe rouge, 6. — Le moi equivoque se prrind tousjours en sa_ principale significa.tion quand il est mis seul et sans limitation, et. non jamais pour les ca.tions accidentaires et moins principales. St FRANçois DE SALES1 Def. de ta Croix, 1V - . Dieu a princireale.raent establi le Mariage pour la production et honne.ste nourriture des ennuis, et c’est sa premiere fin. La seciionde est accidentaire. ID., Vie devote, II I, 38. Qui arrive fortuitement, qui n’a qu’une exis- . tence temporaire. — Car si le ciel csmeut pa_r son cours circulaire La Flamme, l’Air et Mau, c’est chose accidentaire. J. nu CHESNE, Grand Miroir du Monde, L. V, p. 160. — Car la Fia.mme n’est rien qu’accidentaire feu Qui su.bsiste en Uri corps. ID., ib.., L. V, p. 168. — Endurans avecques pa- tience et longo.nimité le mal venant à cause de leurs peehez qui ne peut estre pour tousjours, n’estant qu’ateidentaire et. diabolique. LE LOYEll* des Spectres, VIII, (En médecine.) — Lo. resolution d’une partie CRUSO CüilVtliSiOrt neeidentaire à l’autre. Amurt, PA ne., VIII, 11. — Reste à parler hriefvemeni de fuivre accidentaire. ID., XX, 1, 25, var. — Icelles evacuations ne sont pas tousjours cri- tiques, mais symptomatiques ou acciclentaires. In., XXIV, 40. Aecidental. Qui n’est pas essentiel. — 11 est uxpeclient (le monstrer icy, non seullement quelles sont Ies indulgences, comma ils en usent : mais du tout que c’est à les prendre en leu.r propre et meil- leure. nature, sans quelque qualité du vice occi- dental. C’ALvui, V, p. 33-1. — Si 1a mort ayant son origine. de la clieute Photrime est oc- cidentale, la restauration acquise par Jesus Christ appartient. aux rnesmes corps, qui sont devenus mortels par le pc.., chÈ.i. ID., ib., 111, xxv, 7.— Le donner a.ctuel est. plus grand que le pu t-ntiei, J’in- terieur que l’exterieur, le substantid que l’acci- dental. MONTAIGNF..„ trac], de R..’,..ym.0, : “." SEB0N1 — Cette cy [la spirituelle beauté] estoit icy principale : la corporelle, accidentaie et se-conde. ID., Ess., 1, 27 (1, 233). — L’esprit a_ ses maladies, ses defauts… les uns sont accidentaux, et qui luy arrivent d’ailleurs.. CnARRoN, Sagesse, Qui n’est pas habituel, qui se. produit fortuite- ment, par accident.— En ces tenebres parfondes, et en maintes autres bru’i'nes occidentales, le Ires- resplendissant Escarboucle de SOn experieni., L.„ ha surmonté lespesseur des noires ombres de toutes ses adversitez. LEDITAIRE DE. BELGEs, Cou.- roilne Margaritique (IV, 151). — La disposition occidentale qui luy estoit o.dvenue par trop hu-. mer de puree Sep tenibraie. RAI% F A.LS II 7, — Si l’empeschernent de la langue ne vient. point d’un vice naturel ou occidental, mais d’une obstina- tion de ne vouloir respondre, je m’efforceroy par tous les moyens (le ce monde qu’il parle. Lo uv EAU. trad. des Facetieuses Nuits de ST RA.ÉFA ROLE, IV, 1. — Une mort non occidentale ou fortuite, mais premeditee, pourpensee et deliberee. MoriTAEGNE, trait de RAY mem) SI : BON, ch. 259. — ri se faut servir de ces commodite.z accidentales et hors de ni e n e : n tant qu’elles nous sont plaisantes, • mais saiLs en foire nostre principal fondement. ID., Essais, I, 38 (I, aos). — [Le.s Stoïciens] res- pondent, que ce mouvement de Pame est extra.or- dinaire et de.sregié, venant en nous d’une impul- sion estrangere, occidentale et fortuite. ID" II, 14 (Il, 393). — Pour éviter les autres incommoditez accidentales, que le mespris des hommes luy pour- roit a.pporter. ID., II, 16 (III, 3). — Je corrigerois bien une erreur occidentale, de quoy je suis plein, ainsi que je cours inadverternment mais les im- perfections qui sont. moy ordinaires. et cons- tantes, ce seroill, trahison de les osier. In., III, 5 (111, — Soit sur les ordinaires necessités, soit sur les aocidentales. O. DE SERRES, Theatre d…4- Vl 14. Accidentalemelit, Pa.r l’effet des événements extérieurs, et non par l’effet de la nature. — Bien que Ie.s hommes soient uns et pareils., quant à leur nature, si reçoivent-ils occidentalement. de rine- qualité en —valeur et en. pris. Mo NTA [Ut’E, trad. de ftiii.Thickxn SE, e0N, ch. 61. — Ce n’est donc pas proprement, mais accidentalement, qu’elle nous cause ce vertueux desir de profiter en vertu. FRA ri-çois D’AmBoisE, Dial. et Devis des Damoiselles, 11, 262 ro,. Relativement à te qui n’est pas essentiel. — Considerez accidentalement ils se peuvent appel- ler drogues Rui guerissent les estourdissemens de l’ame. LA NOUE,. Diec. peA. et mil., XVIII, {P. 397. _Fortuitement.— Depuis, Henry prospera telle- ment, Qu’o.ut Acquitaine accidentallement. BoucnET, Epietres familierce Traverseur, 1. — Et si perdray tout net l’usag„e des vrayes utili- tez, qui accidentalement la suyvent par fol& ? lef r rir — T II, 16 (HI, 13). pluspart desquilles maladies [des vignes] viennent acLidentaluinent, ou du temps, ou d’imprudence. O. DE SE" ELRZSI Theatre d’Agric., 5. Aceidieux. Insouciant. — [La Mort] Adverse, ague, ardante, agonieuse, Accidieuse, avare, am- bicieuse. Anc. poe. franç, , XIII, a92. Accipe. Maistre Accipe (nom donné par plai- santerie à celui qui veut prescrire comme un mé- decin). — Dictes-vous vray, maistre Accipe ? — Pour mieulx &mener bonne vie Vous serez gail- lard assouvye prenant ce bon recipe. DE CoLLEmY rd, Dia1. de deue eniaris (p. 104). Accipier. Recevoir (mot forgé pour-railler les latiniseurs). — Les unes, pour tes divices, pre- tendent raccipier pour cenjuge. Epistre du Ly-mosin, dans RABELAIS, III, 275.

Accognoistre, Faire accognoistre. Faire con- naître, faire savoir. — En quel lieu peult e.I encore estre? — Je vous le Leray acongnoistre Devant que de moy separer. Sotties, II, U3. — Et de sa part, ll me fart accognoistre a ii..-oluntÉ, son pays, et son estre. F. HABEB.T, Voyage de oinine riche. — l Iês puis d'un puis dia.utre fera Jupitêr, ohé vrenourri, Peurs' oz uméins mortéls ne se têt ako- noêtre sa pa.nse. BA.ir, fié Bezognes d'Eziode (V, 342)+ Accointahl ee Accueillant, aimable, gracieux.— J e me sça.urois bien rendre à. chascun accointable, Et fa.çonner mes n-kœurs aux mœurs du temps qui court. Du BELLAY, Regrets, — commencea à devenir presumptueux, et à tenir plus de gravité qu'il ne souloit auparavant, sortant. des termes de Prince' courtois et accola la_bie à tout le monde, AblyoT, Romulus, 6. — [Aristides] se monstroit le phis familier et le plus gracieux qu'il pouvoit envers e-ulx, rendant semblablement son com- pagnon accointable à tout le monde, ID„ A ris- tide, 23. — Si estoye-nt les Capitaines d'Othon plus accointables et plus gracieux à, traitter et parler aux villes et aux hommes privez et particu- liers, que n estoyen I. pas ceulx de Vitellius. ID., OthOne 6. — Il n'y aura point un despit pour nous estranger de nos prochains : mais... nous serons faciles et accointables, (.ALVIN., Sem. sue rEpisÉre aux Galafes, 317 (LI, 48). Cretee, ami aux Muses accointables, Tousjours aimant les carmes de]ec- tabics+ Dis MASUnE5-1, Eneide, p. 487. — Or n'oust il de rien qu'il eust ainsi esté gra- cieux, accointable et humain, s'il eust eu aupres de luy un chien qui eust effroyé et chassé ceuIx qui eussent voulu recourir en franchise à luy., Agi ici, Demandes des choses romaines, – Estre sobre en habits, estre Prince accointa.ble, Et n'ouïr ny fia-Leurs ny menteurs à la table. RorisAnn, Bocage royal (III, 202). — Un coeur femiriin, Qui doit estre tout benin, Humain, cour- tois, accointable. P. DE BRACII, Foui es s_Med., L. I, Ode. — Accointables nymphettes Et en toutes beautez uniquement parfaites. Guy OE TOURS, Paradis d'Amour (II, 20). (En paillant des manières, de la mine.) — L'unie luy mimes'. une bea_ulté notable, Ung clair esprit, une grace acointable. AILe. Poe.. franç,, I, 231. — Te voyant ]'autre jour chez mon pore à la table, Sans barbe et chevelu,. de visage accointabIe„ Jeune, doux et courtois, tu me guignas le coeur. RoNsmili, Hymne de l'Esté (IV, 306). — Ou bien soit vostre, maintien Difficile, ou accointable, Tonsjours, Dame, je vous tien Beaucoup craintes et. plus amiable. PONTUS DE T À Rli, Nota). ŒL(1), Chançun_ (p, 173), — Tant me plaisoit, son acueil accointable, Tant la douceur de sa grace traitable. BAÏF, Poeme$, L. IX (II, 423). — Elle a sa race amiable. Sa façon est accointable, P. DE BRACH, POelneS, 1J+ He Ode de la Paix. Mal aecointable. Dépourvu de bonne grâce; — Sa cholere qui estoit impatient», et sou obstination inflexible de ne vouloir jamais ceder à personne, le rendoyent mal accointable, et mal propre pour vivre et converser entre les hommes. Am Y OT, COTiOtall.1 t.— Quant à Nicias ses richesses le rendoyent envié, et trouvoit on sa maniere de vivre trop estraq,re, d'estre ainsi mal accointable, et si peu populaire comme{il estoit. ID-1 Nking, t t. — Combien qu'il fus!. fort doulx mai et fort hun de sa nature, st est-ce qu'à le voir au visage, il monstroit estre austere et mal accoin- table. ID., Phocion., 5. — II n'y a rien si contraire à l'amitié!, rie si mal accointable, que liestre fas- choux, chagrin, tousjours reprenant, et Lousjours se plaignant, ID.} Comment discerner le flatteur d'avec l'amy, , 2. — I IS prennent... un visage refron- né qui ne rit jamais, austere, mal-gracieux et mal-accointable. In+, De l'Avarice et conorg'ie ise d'avoir, 7 . Accointance. Connaissance, Kquentation, -- Ceste Thargelia e,stant belle de visage, et ayant borine grace, ONee Un esprit vie, et. doux langage, eut, l'accointance de plusieurs grands per- sonnages de la Grece. Amy eT Péri sr24. - Mon pore..+ rechercha. avec grand soin et despence Fac- .cointance des hommes doctes. MONTA1GN E I 1,12 (11, 14'2). — Nous voyons les cheva_ux prendre. certaine accointance des uns aux autres, jusques nous mettre en peine pour les faire vivre ou voyager separernent. ID.. ib. 01, 104). — Le grand sultan Soliman... J'envoya recherchez. d'ami- tié et a.c.cointance. linANTôm.F..., Cap. franç., l'ad- mirai de Chastillon (1-V, 207). Accointe. Amie, amante. —lF Ille, soyez on habit courte, Et vous parez de grands vertus Sans faulx semblant, ne ris, n'abus Faire à ceulx dont estes aceinte. Ane. Poés. franç., 11, 19. — Dame Venus ton accointe lita rait faire. ceste, nuict un beau chef d' oeuvre. LEMAIRE DE BELGES, ililter.7 8+ — Elle [Venus] est trop amoureuse et ac- cointe de Mars, le grand Dieu des batailles. ID., Concorde des deux Langages, Prolôgue. (Adj.) — Union. Concorde, simple..+ frater- nelle, conjointe ou accointe. M, DE LA Po Epi- Accointé (subst.). Ami. — Ce petit amas de rymes... lequel, en le lisant sera suffisant,., de la faire regretter non seulement a ses accointées, relais aussi à toute personne de. vertu+ l'ou•oiNE n u Mo u rr1N# au.A! Dames Lyonewises, Préface des mes de Pernett.e du. Guillet. Amant. — Apollo envieux de lhonneur de Ve- nus, et pour causer despit et stomachation à elle et à Mars son accointé... refit signe de la main pour obtenir silence. LIEllpfAIRE DE BELGES, Iiiusfr., I, 34. Aceointement. Liaison. — Le venir} l'ouyr, Je parler, le touche.r Finoient le but de mon conten- tement, Tant que le bien qu'Amantz ont sur tout cher N'eust moques liou en nostre accointement. -1‘1_ AuRICE SIC:EFE7 Deir, Accointer (trans.).. Aborder, fréquenter. — Dante Prudence print la ires sale duchesse parta main, et dame Espe.rance acointa sa tres cluiere Mlle} e L toutes les aultres vertus les suivirent deux a deux. LEMAIRE DE BELGES, le Temple d Honneur et de Vertus (IV, 235). — Ses meurs aiii,Yoyent de nature une certaine haultaineté et austerité ma- laisetr à abborder e t malgracieuse à accointer. AMYOT} Dion, 8. — Je peregrin.e... non pour cher- cher des Gra.scons... je cherche des Grecs piustost, et des Persans : j'accointe ceux la, je les considere. MoNTA.icru.., III, 9 (IV, 99). — n les fuyoit comme personnes excommuniees.„ personne ne les saluoil ni accointoit. ID., HI, 12 (IV, 193). — je ha y ceux qui su.ivent. le vice, Et leur deffe.ns de m'accointer. DE.srioaTEs, P.F. de David, 100. Se lier avec. — Ledict Seigneur de Bonnivet accointa peu à peu ce Gentil homme par telle doulceur et finesse qu'il ne s'apperceut de liocca.- s'on, mais l'aima si pa.rfaictement qu'après sa Dame c'estoit la créature du monde qu'il aimoit le plus. M4RG. DE NAV" Heptane" 14. — En sa jeunesse accointa le Capitaine Chabrias, et le suyvit., apprenant de iuy beaucoup de choses appartenantes au faiet de la guerre, et reciproquement aussi le corrigeant de quelques imperfections qu’il avoit de nature. Am vo.r, Phocion, 6.

— Amy, qu’en la prime jeunesse Vacointay chez le bon l’usait. Poemes, Li. IV (II., 202). Se familiariser avec. — Il appartient : à un seul ocrates, d’accointer la mort d’un visage ordi- naire, s’en apprivoiser et s’en jouer. MoNTA1GNE, III, 4 (III, 303). — Peu y a qui considerent les .maux en eux mesmes, qui les gour Lent et accointent, comme fit Socrates la mort. CHARBON, Sa- gesse., III, 29. (Dans ta phrase de Montaigne, accointe, — peut aussi bien signifier aborder, mais Charron, qui imite Montaigne, donne au mot le sens de se familiariser avec.) Avoir des relations d’amour avec qqn. — En tel païs portent pour marque d’honneur autant de belles hou pes frange.s au bord de leurs robes, qu’elles ont accointé de masles. MorvrArcm., 1, 22 (I, 131).. Disposer. — Si faut il, troupe eshaudie, Que je die Noir m3.-steres esba.udiz, Les celebrant sur ]a • harpe Weil écharpe Phebus m.’acointa jadis. O. Dr. MAe : NY, Gayete2., les Martinales. S’accointer de. S’approcher de, s’unir à.— Et la Veau se joint à un Amant Comme le fer s’ac- cointe de l’Aimant.. J. PAssERAT, Œtw. poet., I, 3-1. Aborder, entrer en relations avec, fréquenter. Cestuy marchant print dévocion de faire dire une messe toutes les !.iepmaines, et s’accointa d’ung prestre, appellé Jehan, qui luy di- soit sa messe tous 1*. ; samedis. Nrcoi..A.s TROYÉS, Grand Parangon, 30. — Et tu eusses suie y peut entre Non une fois, mais raille fois, Les Cours des Papes et des Rois, Sans t’accointer d’un si bon maistre. RoNsA.Rni Odes, V,. 24, — En disant. que Job s’a.cointe de Dieu, il entend qu’au paravant il s’es estoit retiré. CA.Lvms, Serin. sur le liv. de Job, 86 XXX IV, 315). — Depuis qu’il eut esté esteu capitaine, jamais il ne se trouva au conseil avec ses autres compagnons, ny jamais rte s’approcha ny ne s’accointa d’eulx. MelYoT, trad. de Di000ftE., XIII, 29. — Caton… s’accointa de Antipater Tyrien„ philosophe Stoïque… embra- sant l’exercice de toute vertu, avec une si grande, affection, qu’il sembloit proprement qu’il y Fust poulsé par quelque divine inspiration. ID., Caton d’Utique, Ii. — D’ernbas la troupe saincte autre- fois an-to-ureuse, Nous honorant sur tous, Viendra nous saluer, s’estimant bien-heureuse De s’ac- cointer de, nous. Ro Ns rup _Amozirs diverses, Chan- . son’à (I, 3fi5), — Hante les bons, des meschans ne Vacointe. PIBIIAC Quatrains, 35. — Une femme… s’estant à son lever accointée de ses voisines comme de coustume, leur laissa couler quelque mot de recommendation de ses affaires, TA rGNE, II, 29 (III, 122). — Et des trompeurs qui masquent leur courage, Je n’a voulu tant soit Peu m’accointer. DEsPort.TEs, Ps. de David, 25. — Fig.. : [Euripidesi conseille et commande aux gou- verneurs de fouir l’ambition comme une trespes- tilente et mortelle furie à cent’qui s’accointent d’elle. A m YOT, Sylla, 4, l’1"14-1CCUinter de. Avoir des reia.tions d’amour avec. — La 1)te.sse Venus daigna bien sacoirder de Iuy, tant quil engendra en elle le tort Eneas. LEMAIRE DE BELGE, 5, Ji/ 11, st r I, 22. — Celui pre- "nier qui de moy s’acointa., Avec.’sa mort mes amours emporta. Du BELLAY, Eneide, IV 342). — Ii s’accointa de ceste Laurentia, et l’aima tel- . lement, que depuis venant à mourir, il la laissa son heritiere de plusieurs grands biéns. AmyoT, Roneuly_s, 5, — Ln premiere Dame de qui Alexan- dre s’accointa en _Asie, fut Barsine, fille d’Artaba- zus, de laquelle il eut un fliz qui fut nommé Her- cules. ID., Eumène, 1. S’accointer à. Se familiariser avec. J’a y au moins ce profit de la cholique, que ce que je n’avoy encore peu sur moy, pour me concilier du tout, et m’accointer à la mort, elle le parfera. MoNrAiGNE, II, 37 (Hi, 201). Accoisement Apaisement, calme. — Fo cœurs, par les promesses sacrees que la divine Bonté nous a faites, demeurent tout à fait a.ccoi- sés. Et cet accoiseinent est la racine de ta tres- saincte vertu que nous appelions esperance. st FRANÇOIS DE SALES, Amtir de Dieu, II, 16. — Par un certain accoisement et repos que leur es- prit prend en elle [la présence de la personne ai- niée]. In., ib., VI, 8. — Toutes Ies puissances de nos aines entrent en un aggreabl.e repos, avec un accoysernent si parfait, qu’il n’y a plus aucun sen* tinrent que celu y de la volonté. ID., ib., VI, 9. — c sacrifice a esté appellé le sacrifice d’accoise- ment et de pacification. ID., Sermons recueillis, 30 {IX 28n Ac viser. Apaiser, calmer [au sens matériel’. — A ces chansons les chesnes °Teillez Abaisseront leurs chefs esinerveillez.„ Et par les prez les es ton- nez ruisseaux Pour t’imiter avcoiseront leurs. eaux. R.oNsAan, Pocme8, L. II (V, 262). — Le Beril que je chante, est une pierre fine, Imitant le verni— gay des eaux de la marine, Quand les fiers Aquilons mollement accoisez Ont fait place aux Zephyrs sur les flots reposez. BELLE AU AMOUrS des Pierres pretieuses, le Ber i1. — Calmez la mer, accoisez la tempeste„ Et ma navire avoyez d’un bras fort. _BAÏF, Poeines, L. II (II, 85). — Et toy, Perec Eternel, qui d’un mot seulement Accoises la fureur de liondeux Eiement. Du BARTAS, ire Se- "naine, 5e Jou’, — Visitez ceste mer par mes chants acoisee. ID., ib. — I uL pren pour m’asservir cet arc tant. redouté, Qui de Jupiter mesme accoise la tempeste. DESPORTES, Amours dllippoiyie, la. — (Au sens moral.) Tou Sour et tous ours j’aper- çoy Une grande tourbe apres toy Tachant d’apai- ser ses querelles. 0.. DE, MAGNY, OdfM I, 87. — Encores vous faut.-il d’un courage adcloucy Com- ploter quelque fin à ce discord icy Vous devez accoiser ce turbulent orage, Et sauver par pitié le reste du naufrage. H.. GARMER, Forcie, 875. — Accoisant et flattant les Mens felonnes Des Tigres affamez, et des ileres Lyonnes. BELLE AU, itenours des Pierres precieuses, les A MOILFS de — Le priant [Dieu)… D’accoiser en nos cœurs les passions diverses Qui naissent du limon de nos humeurs perverses. DU HANTAS, 1 Se- maine, 4e Jour. — La France en partis divisée Sent enfin sa rage accoisée. DESPORTES., Diane, L. Complainte. — Il nous faut la triste chan- son Dont accoise son marriçon La gente Philo- mele. R. GA a ritEn, Marc Antoine, 328. Mais tout cela ne peut accoiser les regrets Que j’a y de veoir un Juif grimper sur les degrets De ce Palais Royal. P. MArrumu, Aman, 111 (p. 72). — S’il est expe- (lien t. do vous plaindre à quelqu’un, ou pour rente- dier à l’offense, ou polir accoiser vostre esprit, ïl faut que ce soit à des anges tranquilles et qui ayment bien Dieu, St FRANÇots DE SALES, Vie devole, III, à. S’occulter. S’apaiser, se calmer. — Le doux Ze- phyre un doux souspir de.s.serre, Et tous muets s’a.cco.isent les ruisseaux. RONSARD, Arneurs 67— cassandre. _ Pa y donc, fay donc, Amour, qu mes douleurs s’apaisent, Que mon feu eamortise et mes 5011SpirS S58.CeoiSerit. BELLE A Ui BergeriA 2C fourni, Eclogue sur la guarison d’Amour. Le murmure des eaux leurs cours arnmoncelans Par les champs ravagez, ne bruit de telle noise Que ce chaos bouillant q-ui dans rnoy ne si’accoise. Am. JAMYN, Poesies, L. V, 165 vo. — Mon coa.ur s’esgaye et ma bouche n’est close, Voire rua ch.a.ir s’accoise en seureté. DESPORTES, PS— de David, 15. — L’ante recueillie en son Dieu, pou rquoy, vous s’inquieteroit-elle ? n’a. elle pas sujet do s’ac- coiser et demeurer en repos ? St FRANçois DE Sm, Es, Am-our de Diee..e, VI, 9. — La. guerre d’Ita- lie, par les grandes despense.s intérests des princes, s’accoise. AuBLoNÉ, Hist, Univi, I, 13.. Accoit. Acquiescement. — Combien que cha- cun des autres pays y— eust donné liberallernent son accoit, neantmoins les deputez de Flandres… de- mand.erent jour de retrette sur le fait de la re- cel : ilion de raadicte dame. LEMAIRE DE BELGES, Chronique annale (IV, 491). .A.cicoI. Accolade. — Mon col, qui eut Paccol de chevalier, Est aceollé de trop mortel collier. N[A- ROT, Etegies, 22 (C’est Jacques de Semblançay qui parle). Accolement, Accoler, v. Aecollemeul, Ac- Accolerye. Embrassement. — Relever fault son amy quant il elle, De cu.eur entier 4-bn doulce a_ccolerye Raison me rneult. R. LIE C01.1 n Ej Ron-deaux, Accollée. Accolade, embrassement. — Frere Ja.n de pari le diable, l’acollee, mon arny. A mu y la brassee… que je te esrene d+, — force de Vacoiler. Ii.AnELAis, I., 39.— Mille bons jours viendront de tous coste7….. Lors que de chere et grandes &cep- lees. MA Poo-r, Epistres, 43. — celle fin que… Ca- nope je puisse estre accollant, Qui en ta lettre est. pa.r toy recollée, Et que par toy j’aye son accollée. Jr Bo irCHET, Epistres lame. du Traverseter, 65. —- Par trois fois ressayay d’arrester vollee, Luy donnant de mes bra.s une estroite accollee. BER-T A UT tra_d. du 2e livre de 1’Eneide (p. 280). (Spécialement.) L’accolade die la chevalerie. — Ce Prince Sarrazin desira d’avoir Paccollee, par la main de ce vaillant chev.dier Chrestien. FAU-CH F.Ti Origines des chevaiiers, 1, 1. Acconement. Embrassement. — Venez, venez plustost donner contentement Par un plus dou- cereux et long accoliernent. GREvIN, l’Olimpe, p. 12. — Tousjours je desire Appaiser ce plaisant martrire, Qu’elle pourroit aucun.ement Contenter par accollernent, L. II de l’Olimpe, p. 263. — Approcha.nt de Monfort, les citoyens venoient, Qui d’un accolement Saluste bien-venoient. P. DE BRACIT Paernes et Mes-1., L. 111, VDyage en Go, 1/47- cogne. — Alors que tu entortilles Mon. col où tu. te pandilles D’un folastre accollement. GUY DE TOLIRS Mignardises amoureuses (11, 37). — Me proposant aller a.ux desirez accollemens, aux chers ernbrassernens de ma très douce amie. LA Fu-VEY le Fidelle, IV, Li. Aecolier Embrasser en mettant les bras au- tour du. cou ou du corps. — Les meres larincly.rins de joye non esperee, coururent aux colz leurs treschers enfans, pour les baiser et bienveignier et les pucelles accollerent doucement leurs ires- desirez amis. LEMAIRE DR BELGES., I, 23. — Comment te va ? — Pa.r le corps bleu (beau sire) Je ne te le daignerois dire Sans t’accoller. Çà ceste eschine De l’autre bra.s que je Ves.chine De fine force d’accola_des. MA ROT„ Die de deux amou- reux, — Theagenes bouillon d’ardeur, et enra- geoit de combatre, de sorte que Chariclea, et [’Roy, eusrnes bien à faire à le retenir, en l’acconnt. yoT, H ist. 2Ethiop., L. V, 59 1.70. — 11alicorne feta de tous festoyé, salué, et. accollé à double rebras. RABELAIS„ IV, 4. — Ainsi tout mignard l’enfant nice Entre les bras de sa. nourrice La baise et l’a_colle cent fois.. BA : iie, Aïnou, de Francin, e, L. IV (I, 268). — Tousjours il m’accoloit d’une chaude ambrassée. Rom A RD Hyrnne de l’Esté (IV 205). — Si fut un spectacle fort. plaisant aux yeulx de ceulx qui ; y turent prescris de voir… les entre- veues et caresses des a.mis qui s’entrembrassoyent et accoloyent arnia.ble.ment. /es uns les autres. Amïo’r, Antoine, 35. — 0 la_ pitié de voir les meres desolees, De leurs piteux enfans tendre- ment acoIee.s, S’en aler d’huis en huis leur vie que- [’m'Ader. BAÏF, Poemeg, L. V {II, 226). — Ceste Andromache, à. qui l’estomac fend D’aise et de crainte, accolloit son enfant A plis serrez comme fait le lierre Qui bras sur bras les murailles en- serre. RoNsAlt.n, Franciade, L. I (III, 33). — A quoy cet euil qui luit S’il ne eaproche ? à quoy ces bras s ilz ne m’accolon I ? A I_FBi(.. ; rd, Prirntems, 40 (III, — ào me dresse la teste, et mes deux bras je rue Pour cuider rembra.sser, niais l’ombre disparue Me frauda. tromperesse, et l’accolant souvent Je me trouvay tousjours n’accoler que du vent. H. GARNIER Cornelie, 706, — Je vouloyluy respondre alors qu’il s’envola, Et mon embrasse- ment rien que vent n’accola. 1)E…s’ion-Es, Elegie.s., L. II, Cleophon, — Thcoxena… aceolIa_nt cl-ea.u- de.ment son mary Suyvons ces garçons, mon ainy, et jouyssons momie sepulture avec eux. Et se tenants, ainsin embra.ssez, se precipiterent. MoNTAIGNE., II, 27 (III, 113’. — La comtes.se… remercia le roy, et puis vint. devant. tout le mande baiser et accoler de bon cœ.ur sort filleul. BRAN- riiÔfin Fi, Dise. sur les Duels (VI, 248). — Quiconque, viendra à ma porte m’annoncer la guérison du roy mon frère, tel courrier, fût-il Ias, arassé, fangeux et malpropre, je Pyray baiser et accoller, comrae le plus propre prince et gentilhomme de France. I)es Dames, part. I, Marg, , reine de Nay. (V111, 119). — Lors se tournant vers mov, Wang : plie à tour de bras, et tout petillant. Doux comme une espousee, à la joue il me baise. REGNIE.B., Sat. 8. — Les _bras qui son col plus n’ai.— coIent„ Tragiques., 1 rIV 45). (Au figur6..) — Aussi affin qu’encor un coup raccolie La court du Roy, ma maistresse d’es- colle. MAROT ! Epistres, 43. — Je ne te prie pa.s de me faire enroller Au rang de ces messieurs que la faveur accolle. BELLAY, Regreis, 96. — Si tu n’accroies la mort, au moins tu luy touches en pa.urne une fois le mois. MONTAIGNE, 13 (IV, 2FÉ7). — Jà la vigne amoure.use ;..lccole en mainte sorte D’un bras entortillé son mary qui la porte. Du BAHTA$., ire Semaine, 3e Jour. — [Le herre I corrompt et ruyne la paroy qu’il accole. MON- TAIGNE, I ri 10 (IV, 1-26). Accoler qqn de qqch. Lui en entourer le cou. — C’est le sainct nom du pape, qui accolle Les chiens d’Enfer (s’il luy plaist) d’une estolle. MARCFT, l’Enfer. Porter sur le cou. — S’il me faloit acoller un joug si rude, quo d’estre tousjours occupé apres toy en ces spiritualit.ez, je ne le porterois gueres loin sans le. secouer, et gagner les champs. Trad. de GSLLL„ Disc. fantast. de /cadi ?. Tonnelier, Disc. 10 (p. 335). Acconetter. Prendre par Ie conet.— Ung des miens accolletta celuy qui portoict l’enseigne, mais il se deffict bravement de lu : ±, r, et sauta dans le ChOlnin. MONLUC, CoMenenli, Li II (I, 425).

Accolt, v. Accort.

Accombler. Combler. — Ottroye moy, je te prie, ô Boy Jupiter, que cestuycy qui rra ha accom- blé de tant de maux, soitpuny selon ses d01.1-w- rites. LEta A IRE D F.. BE ToriES, IlietStr., I I, Porter au comble. — Je vous supp.ly, accornblez vos effors A ce coup ey. COLIN BucatEn, Poesies, .107. Acconibié. Rempli+ — Si Mort est Here, et ses faits desreiglez, Si est Amour dangereux et fa- rouche, Et tous ckux sont d'inconstance. accomblez. LE mAIRE. _lit BEt.GEs, let Conte de Cit,pitk et d' Atropos (III, 42). EsÉre accomblé de ses souhaits. Les voir accom- plis. — Or estoit oile [Hélène] alors... toute envi- ronnee de pompe et de delices royales, accomblee de tous les souhaits que femme de prince sauroit demander en ce monde. LEMÂ1PLE DIE BI.ILGSSI ilittStr., II, 4. Accommencer. Commencer.— Je seray forcé e recepvoir la mort ja acommencee, MAuRicE SCÈVE:, let Deplourable Fin de Fia effet eh. 43. — Si les oeuvres sont. esthnées en elfes-rnesmes, elles ne m.enaceront pas moins l'homme de rire de Dieu par leur imperfection, qu'elles luy tesmoignwiont sa benevolence par leur pureté tellement quelle- ment accommencée. CALvIN, VI, p. 290. Les fideles, cependant qu'ilz sont environnez de leur chair mortelle, sont encares pecheurs, et leurs œuvres seulement acommencéese ID-1 ib., \fi, p. 408. — 11 semble aussi qu'il vous ait reservé les aultres moic.ns d'amener à perfection ce qui] luy a pieu d'accommencer. I D lf.ttres, 3950. — J'acommence mon oeuvre par l'exalta- tion d'aucuns grands capitaynes. BRAN7ÔNEI Cap. estr., Charles (pin, Cl, 9, var.). — Il delria et fit signe de la main avec. le gantellet, et de la voix, au capitaine La Mole., d'acconilnencer le combat avant les autres. ID., Cap. estr+, Alislterand Man- druzzo (1, 347-348. — Ainsi ledict prince accorn- mença la guerre. Ire., Cap_ /rami., le mareschal de Vieilleville (V, 52).. — Elle accommençoit ses pro- pos toujours par l'amour de Dieu. ID., des Dames, part. II (IX, 582). iAvers un infinitif complément). — Fiamette... acommença a regarder, MAuRICE SCÈVE r la Deplourable Fin de 'lao te, ch. 17. — Quant. ilz acommencent a aymer. ,, ib., ch. 19_ — Eux se mirent à. luy jettera force 1..au béniste... et accom- mençarent après à faire hiurs exorcismes et orai- sons. BRANTÔ/i1E, Cap. este., le moresekal d'Es- trozze (1I, 256). — Souvent en vers j'aceommençay d'eserire. VAsQuir.; PHILIELTI trad. de PETHARQUE, L. 1, S. 5. (Sans complément.) —I l faut maintenant ve- nir à nos braves François.... Et pour mieux accom- mencer, je viens a nostre brave et gentil Foy Charles VIIIe du nom. 13n.ANTibIE, Cap. cari, le mareschal d'Eserozze (li, 282). eaccornmeneer. Commencer. — Là_ où s'aceorn- mança. un grand combat et si furieux, qu'on oust digit que ce fût esté à bon escient. BBA rirrô M ri, Cap. franç., te grand roy Henry11 (III, 255 Accommodeible. _.4e-columodable à. — Que l'exercice soit un, accommodable à plusieurs et à tous, qui. est le propre office de la gymna.stique. L. LE Roy, trad. des Poliliques d'ArusTorE, IV, L — Le proffiet et Putilité luy est accommodable [à la créature], non pas l'honneur. MONTAIGNE, trad. de RAYMOND SE.noN, ch. 181, — Plutarque a les opinions Platoniques, douces et accornmo- clables à la société civile. ID., Ess›, I I, 10 (11,115). —Chacun i qui mieux mieux, va plastrant et con- fortant cette creance re.ceue, de tout ce que peut sa raison, qui est un mil sou.pple contournable et accommodable . toute figure. In., II.. 12 (II, 290), — [La raison] C'est un instrument de plomb et de cire, a.longeable, pioyabie, et accommodable à. tout biais et à toute mesure. IDi, il?. 01,ue), Accommodateur. — Quant. à ceste accommo- dation d'oreilles, dont vous avez parlé naguore, comment se fait-elle? y a-il maintenant en la cour des accommodateurs d'oreilles?... Ou bien ceste accommodation d'oreilles se fait-elle point par le moyen de quelques pendants qu'on y attache? H. ESTIENNE:, 2e Die du Lang. rai ç. (11, 26•). Accommodation, v. Accommoder. Ac commodément. Dune. façon appropriée, convenable, commode. — Proprement et accom- modérnent parler des choses basses et petites. BuD E, Instii. du Prince, ch. 15. -- Il ne fault pas requerir d'elle Pa science harmoniqu el, qu'elle donne la cognoi7-sa.nce, et qu'elle puisse discerner, si. le poëte a biF.ri pris proprement et accommo- deement pour ex_emple en musique, la mode Hy- podoriene en. son entree. AMYOT, .De la Mzdisipe„ 33. — Nostre vertueux pere-de-fa.mille se main- tiendra gaiment en son mesnage, y vivra accommodérnent. O. DE SERRES5 Théâtre d'Agric., 'III, 17. _-grippa d'Aubigné blâme l'emploi de ce mot Encores voudrois-je, disoit maistre Gervais, que cette Grammaire Fust chastree d'une grande quanti Le d'adverbes, comme... spirituellement, ineffablement, accommodement... cet. accommo- dement est ternie de haute voilerie ou de gibe- ciere, ou style de bourreau pour raccommode- ment de la corde au patient. Faeneste, 11E, 22. Accommoder. Disposer en vue de la commo- dité ou de la beauté, rendre commode, — Pour accommoder ma maison, jé di liberlé dedans huic- laine dernolir iceluy figuier, RATIELÀ15 IV, An- cien prologue. — Je. luy dy... qu'il luy sieroit mieux.„ de laisser à son fils sa maison principale, car il n'avoit que celle-là de bien logée et accom- modée. MoNTLEG.Ne., I1, 8. (II, 84.). — J'accom- rnodois nia grave, agençois mon visage... Je von- lois sembler belle. Ft.r.GNIER, Phylis. Accommoder qqn de qqch. Lui fournir qqch, mettre( midi à sa disposition. — Themistocles... s'enfouyt une 'valet du royaume des Molosses, avec leport et aide du Roy qui le feit accommo- der de toutes choses. Amyot, trad. de DlorioRE, XI, 22. — J'en ay escrit à ceulx de Lectoure... et aultkes villes de mon gouvernement, qui sont sur son chemin, le recevoir et traiter humainement et l'a.ccomm.oder de ce qu'il auroit besoin. MoNwic., Leures, 140. — Ceulx de Tarbes ont grand ne-. cessité de pouldre.„ Je vous prie, Monsieur, les en ii•oulioyr taire accomoder de quelque quantité, laquelle Hz veuillent bien payer. iD„ ib., 239. — L'Empereur Claude... List Faire le canal Fncia, pour accommoder la ville de bonnes eaux. J. Bo- n [Ne RepUbliqUej VI, 2. — Voulons nous entre ay- rnez de DOS enfans?... accommodons leur vie rai- sonnablement, de ce qui est en nostre puissance. MONTAMNE, II, 8 (II, SI). — Il... pria ce jetu garçon de l'accommoder de papier, plume, ancre, cire et, cachet, pour faire une couple missives à quelques-uns de ses amis. Var. hiet. e tin., II.7g• Quant au Basteleur, i1 fut prouvou d'un estai plus honorable et fut accommodé de biens. BE- ROALDE rr EVtnvitts, Voyage des Princes tortu- nez, 52.

Accommoder qqn de qqch. Le lui prêter. — Ceux qui accommodent autruy de leurs biens, en de- n'eurent tousjours seigneurs, et possesseurs. {{sc| J. Bodin, Republique, I, 9. — Va-t’en chez mon cousin René, et luy dis que je, le prie bien fort qu’il m’accommode pour une heure ou deux de son pourpoint et chaus, - ; iLs de. satin incarnat. et de son manteau de tafias, il qu’il te les baille tout à ceste heure. Tou R.Nu.si.ti, les Contens II, 6. — J’ay envoyé pa.r toute la. Sicile chercher argent d’em- prunt aucuns desquels nous en ont liberaleniient accommodé. F.. BRET1N, trad. de Lucurq, Epistres de Phalaris, 62. — Il s’advisa. d’escrire à M. Lain- pas, son cousin… et le pricit bien fort de l’accom- moder de son coche pour deux ou trois jours, T A — DOUROT DES ACCORDS] Apophthegmes die sieur Gaulardi I 1111, 143). — Je vous prie 111 acco 111 — modcr de dix escus, attendant mes coffres qui , sont encore sur le Rhin. Du FAIL, Contes d’Eie-irapel, 18. Accommodé.. Muni, pourvu. — [la No- blesse] en seroit plus aceonirnodee d’argent, et moins endettee. NCI.L1E] Disc. pol. ei IV, p.. 113. — A eur retour ils trouvent leurs maisons -vagues, desertes, ruynè.’, es., où il n’y a phis qup. les murailles, au lieu qu’ils les avoient laissées riche- ment meublées, et accommodées de toutes choses. Sali Men. 2e Ati’..ii.g ; de l’Imprimeur. — L’on s’en sert [de Phydromei.1 en plusieurs endroits iriesme vers les Ardennes et par tout generalernent, où (lentillons les Vigiles, l’on est a_ccommodé. de miel. O. DE Sliline.S, TieMere d’Agric., III, 15. Accommodé (sans déterminant). riche. — Je te mis entre mains tous tes biens, et Vay en fin rendu si accommodé e.t si aysé, que les victorieux sont envieux de la condition du vaincu. MoN- TkiGNE, I, 23 U, 148). S’aceotreinoder.. Se rendre semblable., se confor-mer. — Il n’y auret ordre de. tenir suspectes toutes celles qui. se fardent veu que plusieurs. ne le font que pour s’accommoder aux. a.0 tres. — ne se pourroye.nt elles passer de ceste accommo-dation ? ESTIE N N Dial., du Lang. franç.. ital›, I, 240. —-— C’est tou.chant u.ne chouse qu’il faut sça.voir, si vous voulez VOUS accommoder à la civi- lité qui est maintenant en vogue. — 11 y a trov.-..- jours de l’Accommoder en vos propos. ID., 11, 106. (Par eupliérnisme. S’aceomertoder de inch. Se l’approprier, le voler.. — J’attens qu’on face la lessive, Où, avec une main hastive, Je. grappe ce dont j’ay besoin… Je n’y songe point en malice, Car ce n’est que m’accommoder. Anc. Pués. franç., I, 97. — Chacun siaccomrnode de ces nouvelles gentillesses de langage comme bon Wy semble. — CELTopii. Commen.t entendez vous ce mot de S’accommoder ? — J’ay voulu dire que chacun s’en sert à sa poste. Or sçachez que ce mot s’accommoder, est aujourd’huy accom modé à toutes choses., On dit s aceninmoder de la bourse de queleurd., quand on y met les quatre doits et le pouce pour y pescher à bon escient. On dit, eactommader des habiis de quelcun. : s’accom-moder du cheoal de quelcun. Mesraes on dit s’ae-cominoder de la femme de relcu.n. Il. EsTgENNE, ler du. Lang. jranç. zial., I, 136. — On ne parla que des gens de guerre, veu que du temps de nos seditions civiles… il n’y avoit heure au jour qu’on n’entendist parler de leurs depori…riiens, et si n’y gueres personne. qui n’ait e, J. : Iit_lrimenté leur pillerie, qu.’ils appellent s’accommc•der.Grilm. BoucHET, 2.5e Seree (IV, 97). A ecommoder et. accommodation on t été des m.o ts à la mode. (cf. les deux alinéas précédents), CEL- 70PH. A ce que je voy, il y a beaucoup de nouvelles sortes d’accommoda_tions. — PalLAUS. Encores , y en a il une outre ceste-cl : quand on dit, l’a bien accommodé, e.n parlant crun que quelcun a_ura bien batu. Mesmernent se dira quelquesfois quand il l’aura_ tué. — Voila. une ocrornmodation horrible.. H. ESTIENNE, Die du Lang, franç. I, 137. — Ne vous ay je. pas dict par ci-deviant que ce mot Accoeremoder servet maintenant à tout ? ID., ib., 115 88. — CE LTOPH.’espererois bien me’J'OU- voir façonn.er. Il falet dire, Me pou- voir accommoder. Ne vous souvient il desja plus de ce mot, qui a esté tant de fois repeté ? 11›., 10’..). Accoramuniquer (e) de. Se mettre en rela- tions avec.— „Ainsi que les Litopiens s’accommu- ’liguent de gens de.. bien desquelz usent, aussi s’allient ilz de ma.uvais guarnement de quoy ilz abusent. J. LE BLOND tra.d. 1111 MORUS] l’Isle tri’Utopie, L. Il, 83 vo. Accompagnable. Sociable. — Jay perdu toutes les recreations et plaisirs du monde, en delaissant tous açcompaignables desirs. 11i1A URICE SC É.. F., la Depirmrable Fin de Flamete, ch.. 25. Lieu accompagnable. Lieu fréquenté., où l’on s’assemble. — Le bal, les festins, et les tables, Et sa. propre. maison, Les ris, et les jeux_ delectables, EL les lieux plus accompagna_bles 11 hait comme poison. ButrEr, ler Livre de8 Vers, Ode 22. Mal accompagnable. insociable. — QUE’. Si je per.siste à. entretenir ma sineerité., je suis dict mal plaisant ci, mal accompagnable. F. BRETIN, trad. de Lu ci N I)e ceux qui vif.rent à gages, ao. Accom.pagner. Associer, u.nir. — Il a accom- paigné la Divinité avec rhu.manité à fin de .soubzmettre l’imbecillité de l’une, pour endurer la peine de mort : en la. vertu de l’a.utre batail- ler à l’encontre, jusques à ûbtenir victoyre. CAL- v IN Instit., IV, p. 2e.14. — Toul ainsi que la femme est venue de l’homme… aussi les hommes sont maintenus par les femmes, Dieu les a tellement accompagnez, qu’il faut qu’ils se.nour- rissent en concorde aminble. lo., Serin. sur la pre- miere à Timothee, 18 ? L’II, 217). — Les Pa.yens qui estoyent du tout rejettez et profanes, sont accompagnez avec. les anges de Paradis. ID., ib., 28 (LE( F, 330). — Je pensois estre accompagnée avec une beste, mais vous m’avez donné pour mary le plus beau, le plus sage… et le plus ver- tueux jeune fils qui soit en ce monde, Loi %. trad. des.Facétieuses Nails STRAPARÇ LE, 11, 1. Ëgaler, — Ils arnenoient de Troye a.vecques eux des feMmes que ies Grecijues n’accompa.gnoient ny en. grate ity en beaute. JEAN DE LA LAND131 tra.d, de DICTliS DE Cfri.-rt, L. VII, 133 ro. Accompagner de. Unir à.. — Je faisois a.ymer les jeunes pucelles, les jeune.s hommes j’accornpa- gnois les plus jolies des plus beaus et plus adroits, LouisE LAI% É 5 Debat de. Folie et d’Amour, Dise. 1. S’accompagner à. Se joindre à. —Celuy fuyant le triste oubly Au lac de Lethe ne se bagne, Mais aux immortels s’accornpa.gne I mrnortellement e.nnobly. BAÏF, Poemes, L. IV (I !, 219-220). S’égaler à. — _A_yant subjugué la plus part il est a croire qu’ilz [les Athéniens] prendroient encores plu..6. ; mal en gré que nous voulsissions reputer egaulx à eulx aux affaires comtnuns, et que nous seulz voulsissions nous accompaigner a eulx la ou tous les aultres leur obeissent. SEYssEL, trad, de TnucyniDE, III, 2, 81 ro. S’accompagner de qqn. Prendre qqn pour com- pagnon, pour compagne. — N’as tu daigné Vac- compaigner de moly, Qui suis ta sieur ? Du. BEL- LAY, trad. du tie Liv. de. l’E.n..eide {I, 372). — Ainsi le Preux s’acompagnant d’Orphee… pressé le rocher Thracien. BAÏF, Poemes, L. (il, F12). — C’est aussi une espece de lascheté, qui a introduit en nos combats singuliers, cet usage, de nous accompaigner de seconds, et tiers, et quartl. ;., Iu N- TAIGN E. II, 27 (III, 105). — Le roi de Navarre… s’estant accompagné… de quelques vingt-cinq gentilshommes, part avant jour du logis. Au in- IGNÉ„, Hist. Unie., XII, 22. S’accompagner dc. S’unir t — Si peut entre il esc-et que portant bien, bon amour à une. fille de basse estofe… je m’accompa.gne delle en mariage., ne dira soudai rli-rmint ce peuple, en ce par moy avoir esté commis un exemple de vraye folie ? PAsQui£R, le M..nophile. L. I (II, 711). S’accompagner avec. qqn, Se joindre à qqn comme compagnon. — Il rencontra quelques gens à cheval… avec. lesquelz, sans y penser, il s’accompaigna en devisant. LE Màço : rii, trad. de BoccAcE, Decameron, II, 2. — Le p, : entilhomnie faisant le guet., aussi test que Messire Rogier sortit de la ville, il s’accompagna. fort dextrement avec lu y. Io., ib., X, 1. — Selon sa grave infinie, il [J. C.] s’accompagne avec nous qui sommes bas et contemptibles, CALviN, II, mn, 2. — Regardez à la vertu invincible de tant de martyrs qui nous ont. esté donnez en exemple, et prenez courage a vous accompagner avec. si belle bande. Leilres, gI. — J’aperceu… deux compa- gnons avec iesquelz je m’a.compagn.ay faisant le troisiestne. LouvE.Au, trad. d’Apui… I. 1, — 11 vint à passer un fort beau jeune fils, monté sur un gentil cheval riehenv..nt equippé —, et ayant raid une grande reverence à Guerrin, te salua gracieu- sement en luy disant : « Certes, gentil chevalier, si c’estoit vost.re plaisir, je n.-Caccompagnerois volon- tiers avec. vous. 1 »., trad., des Facetieu_ses Nuits de STS.AipArtott., V, 1. S’accompagner. S’unir par mariage. — Cin- thien espousa en secret Liaikrinie, et en secret s’acca.mpagnerent. JEAN DE LÀ TAILLE,. le Negro- rnant, I, 2. — cognoistras urr jour que c’est se marier sans entre aymé… cherche t’accompagner avec qui L’ailne.-LATUVEY, la Vefre, I, 5. — Je serois hier aise que… allassiez pensant de vous accompagner avec une belle et bonne femme, pour vivre avee icelle et les enfans qu’il plaira à Dieu par sa grave vous donner. luk., la (’onsiance, III, 6. Accompagner intrans.). S’unir. —’Foy mosme, Jupiter…ayant accompagné. avec. los lilles et. femmes di ! inurtelle È,…ondition. F. BRETINe trad. de. Lucurq, Assem-biée des Dieux, 7. Accomparable. Comparable, —— 1l n’est Dieu à toy semblable Ny R loy accomparab.k. MAROT, Ps. de David, 35, — [Pandare et Hicias] en grau- Jour àdrnirables, Aux paternels sapins a.ecompa- raNes. Dis MAsuriEs, Eneide, IX 4.). 480). —-- L’homme qui est en honneur favorable, S’ii ne l’entend, il est accornparable A la jument qui meurt pour tout jamais. ILL, Ps. de David, 49. — Sa semence à tousjours liendray seure et durable : Et du ciel aux longs jours Son throno accompa- ih., 89.. — C’est mon Neoptoleme ae- comparable au x Dieux. A. JANly Iliade, XIX, Vi7 — Puis en ses riions vains Le soir est au matin en force accomparable. BUTTETI Tombeau de Marguerite. — Beautez à i na beauté en rien accomparabies, Fuyez, vaines douceurs, d’auprez rlrk ma. douceur. Auste ; NÉ, Printems, L. II, Qua- drains, — [La racine de buis] est bouillie dans l’ea.0 claire en grand chauderon.,. preparation accomparable au rouir ou naiser des 12.hanvres et fins., O., DE SERPLES„ Thé ore d’Agric., Vil. 10. Accomparager. Comparer, égaler. — Nul ne peut (, siire aceomparaigé au Roy Louys. rognant. SEYSSELe Louys XII, p. — Le Roy Pepin scat, t Cha.ries son fils._ sont dignes d’estre mis au rang, et aceouipa.raigez au Roy Lonys à prescrit rognant. In., ib, , p. 31. — Jupiter Ro boit point de nectar meilleur. — Ce vin est bon ; mais il ne fault pas aeomparager le vin de ce inonde au nectar de Jupiter. DES PERIERS, CymbaluM, Dial. t. — On Taie trop d’honneur à noz forces, les aceoraparageant à un roseau. CALli1N H. p. — Sainct. Augustin aeomparage en quelque lieu la vol un de l’hoinme à un cheval.., accomparage dlauitre part 1)ie.0 et. le Diable. à des chevaucheurs. ID., ib., II, p. 85. — C’est deshonorer la majesté. de Dieu… si on accompa- rage son essence infinie à une petite pieee de boys, de pierre, or ou d’or nt. Tin., ib., III, p. 129. — La parabole est vraye : où il l’aeomparage [l’Église] el un retz, lequel attire toute maniere de poissons. In., ib., IV, p. 274. — Sainct Augus- tin parle tres pro liribinent, quand il accornparage la vie de tenes gens ù une coursF3 esgaree. Io., i(i1 VI, p, 376. — I l n’est pas digne d’estre accom- paragé à un poulx, à un ver, ou quelque autre vermine… ID., ii.1 : ervn. $rir.r le liv. (le Daniel, I 395). — Mais plustost est. de leur rage Très-douce l’occasion Si quelqu’un racornparage A ma triste passion. RivAuDEAu, (Er19r. L. I, Corn- plaincte 4.. — Telles gens… sont bienhureux, car il z sont ancomparagés à Jésus Christi Mo 1, 11 Ce COMM.-Cni, e Préamb. — Quant. aux metaux, il n’y a nunc raison de les accomparager aux Fruits d’autant que leur corps et leur eft’i..et est insen- sible. PAussY, Di.wour$ admirableb.., Melau.z. et Alchimie, p. 902, — Quelqu’un accompara.gca les babillards et grands parleurs… aux flustes : que si vous en estez la langue, tout le reste sera inutile. GU1LL. BOUCHET ? 12e Seree (I I 258). — On ac- comparage le soleil avec le cœur humain. CHO’AÈRES, ire Illatin..ée (p. 51), S’accomparager. Se comparer, s’égaler, être comparé. — Qui est aujourd’huy ]e Prince., qui soy presurne acconaparaiger i lu y, soit de puis- sance, de gloire, ou de prosperité ? SEYSSEL, Louys XII, p. 148. — Nul des bien heureux, ny fortunez d’amours, ne se pela acompa.rager à vous. MA US10E SCÈVE, la Deplourable Fin de _Ma- inate, ch. 15. — Menecrate… s’accomparag, eoit au Roy Philippes, et disoit… que Philippes estoit ltoy de Macedoine, mais ln y qu’il estoit Iloy de la Medueine. GuiLL. Bouclier, 10e Seree (II, 206). — ’J’oiseau se peut aceomparager au cheval en bea.u- coup de sortes. SALUT, trad.. d’HÉRopoTR, 1V, 132. Acecunparee. Comparer, égaler. — Aucun ne doit en riens Accomparer ses faietz (l’armes aux miens. MAitot, ii.egemeni de Minos. — Trop gran- dement erre Qui Vaccompare aux femmes de la terre, Yeu que tu es, à bien te visiter, Toute sem- blable aux filles Juppiter. ln., Leander et _Hers, —- Quand seroit question de accomparer telles compagnies aux synagogues des Juiz, je Grain- drois fc…re injure à costes ey en ne les pre- ferant aux autres : ou pour le moins. en les postposant. CALviNi Leiires, 90 (I,’1, 1, 39). —Ides bonnes œuvres sont accomparirjes’à richesses : ü8- quels il est digit que nous jouyrons en la betati- tuile future. In., Instit., V1, p. 425. — A grand peine en trouveroit on un en l’Eglise Chrestienne, qui soit digne d’estre accomparé à Abraham en fermeté de Foy. In., ib, , VI, p. 459, — Qui est-ce qui souffriroit que telles manieres de gens feussei r t nommez Apostres’et feussent accomparez aux _A postres de Christ ? In., ib., XII I, p. 702. — En l’un de ses sermons il accompara les femmes aux Diables, disant que ee sont les deux plus grands ennemis de Phomm.e. MAm.G.. DE NAV., Heptam.., 46. — Veufve maison des beaux yeux de ma. Dame… Je Vaccompare à quelque pré sans fleur, A. quelque corps orfelin de. son ame. RONSARD Â UrS de Cassandre (I, 89). — [Le poêle Theo- pornpus] accomparoit les Lacedaemoniens aux taverniers, clisa.nt qu’ilz a.voyent donné à taster akIX Grecs du doulx breuva.ge de la liberté, et puis y avoyent meslé du vinaigre. Amyor, Lysandre, — Moneses… eut recours à Antonius, qui le recueillit et accompara sa fortune à. celle de The- mistocles, et l’opulence et magnificence sierie à celle des Roys de Perse. Io., _Aneoine, 37. — Les anciens ont aimé la beauté, haulteur et droic.ture de cest arbre, mesrnement Homere, qui accom- pare la beauté de Na_usicaa a.0 tronc et tige d’un beau palmier. ID. ? Propos de Table, VIII, Li. — „Paccompare daine au iqerpent, furieux, Que le divin Thebain surmonta par la Étame. DEs onTEs, Diane, I, 67, — Pauvre et chelive Jerusalem… à quoy accomparera.y-je la gra.ndeur de ton afflic- tion ? Du VAIR,.41e.rdii. sur les lainent. de „I ereinie 2. —On se met à compter des folies et bouffonneries des rustiques et ruraux, qu’on estime lourdaux accompa.rez à. ceux des villes.. GUILL. BO Cli ET, 34e Seree (V, 66-67). — Innocent III,.. dit que, cotrime Dieu a foie d.eux grands luminaires a.0 ciel.,. a.insy en a-t-il faict deux en l’Eglise, l’un pour les aines, qui est le Pape, qu’il accompare soleil, et l’autre pour le corps, qui est le Roy. Sa& Men, Har. de M. d’Aubray (271-272. — Voylà quelle fut la court de ce grand rov, et son regne, qu’on. pouvoit ae.omparer l’em.’pire de Caesar A NTÔM E Cap. franç., te grand Roy Henry 11 (III, 280). Accomparé de. Comparé à. — Nui ne se.L. pense malheureux Qu’accomparé d’un bien-heure-ux.. R.. GA FI N I E Rt la Troade, 2002. Slai : comparere, Se comparer, s’égaler ; être com- paré, être égalé. —— Voila flanc Job qui se pouvoit bien accomparer’à un blanc. a.uquel on tire. CA T.- VIN, Sem. sur le liv, de Job, 63 (XXXIV, 16). —• • Le mortel ne se doit accomparer aux Dieux. Ro N- sAnns Rummel…on ei Ca1iiree (is 233). — De là est venu le chastiment de tant de planeurs., qui vou- laient raire les galants et s’accomparer aux prin- ces, Sat. Men., 1-far. (le 51. ie Lieutenant (p. 73).. — rne sembloit rhose bien sotte qu’on deust croire que celle liberalité se. peust accomparer à ceste ! cy, LE MAçori, trad. de BoccAc.E.., Decame- ron, X, 5. — [tien icy bas ne s’accompare A l’equi té dont se repare Un Roy de prudence vestu. ll., oNsiinD, Odes, I, I. — Aussi n.ul chant ne s’ac- compare Au chant courageux de Pindare.. ib„ V} 2. — temperance et netteté de mains pour ne se laisser point corrompre pour argent, il se peut accomparer aux plus vertueux, plus nets et plus entiers des Grecs, A NI Y 0 T Alcibiade et Corio- lan, Comparaison, 5. Aceompliment, Action de mettre à exécu- tion, d’accomplir. — Proceder à Paccornpliment de ma promesse.. MAunicE SCÈVE Deptourable Fin de Flainetc, ch.. 33. — Puisque de ta promesse L’entier accomplyment Ociroye à ma. vieillesse Parfait contentement. DES PER1E11.51 Cantique dc Simenn. — Or à present sera L’acompliement Quu Grestienté recouvre son office.. Ane. Poés. franç, , I, 201. — Lu. promesse demande l’accompliment, et l’accompliment presuppose la promesse. MO N- TA LIGNE, trad. de Ilis_ymoND SEporir, ch. 270. Action de rendre complet, parfait. — Il faut que ceste retribution finale, qui doit estre l’ac- compliment. de toutes choses, se ra_pporte conve- nablement et à Dieu, qui la doit faire., et à nomme pour qui elle sera faicte. MoNTAicrie, trad. de R.AY MOND sSEBON ch. 322. État de ce qui est complet, parfait. — [La créa- f ore] N’ayant pas attaint à sa perfection, bonté interieure et propre accompliment, pourneant met elle en que.ste d’un bien exterieur. ID.., ib., ch. 189. Ce qui sert à rendre. complet., parfait. — Toute chose qui se donne ou acquiert, est… le bien inté- rieur de celuy à qui elle est attribuee, et… elle est paiconsequent son secours, son « compliment et sa perfection. ID., ib., ch. 189, — L’am.our et la charité c’est l’accompliment de la bonté. 1D., ib., ch. 288. — Le sacerdotat ou Ia prestrise c’est le dernier but et fin des ordres, mais on leur sur- adjouste par maniere d’embelissement et crac- compliment l’opiscopat, l’archiepiscopat, le pa- triarchat, le cardinalat et le papat. ID., ib., ch. 312. — Tous les jours viennent a 11 dernier comme à leur fin, perfection et aceomplirnent. 1D., ib., ch. 328.. Accomplir. Pourvoir, munir complètement. — Furent les galeres a.ccomplies du nombre d.e gens propices à la rame. Si ne restait que les capitaines et gens de guerre !, lesquelz arriverent à chef de piece, LE M A IRE D E B EL G ES, MUSir..„ 11„ — 11… rit un soir.„ un beau festin, a_ccomply de plusieurs choses plaisant-es. LE M A ÇO N, trad. de BoccAcE, Derameron, I I, 7. — 11 n’y a ny statues… ny cou- lorunes… qui puissent combattre la duree d’une Histoire eloquente, accomplie des qualitez qu’elle doit a_voir. _Amy orr, Hommes illustres a_ux Lec- teurs. Compléter. — Ne cognoissez-vous doncque quelle perturbation introduisez par vostre raison, accomplissa_nt vos larcins d’un homi- cide… ? E’. P.A_SQ U JE Monophile, L. — En quoy m’efforceray de faire mon devoir… priant toutesfois le.s Ie.cteurs de m’excuser si quant aux noms des saincts et sainctes je n’accompli le role de la Kyrielle. II. ES TIENNE, 41 ; b0i. p0 tir Her., ch. 38 (II, 306-307). — Quand sera… cette heu- reuse journee„, que le ciel accomplira tant de graces desquelles il vous a comblé, par celle sans laquelle toutes les autres sont ruineuses, à sçavoir par vostre reconciliation à l’Eglise catholique,.. ? Aumiud, Leure rie piété ou de théol., 7. Accomplissement. Qualité de ce qui est ac- compli, parfait. — La. duchesse… l’admira fort, tant pour sa beauté que pour sa belle fa_çon, qui monstroit à plain Ia vaillance qui estoit en luy, qu’elle €….stimoit bien autant crue les a.utres vertus e.t accomplissernens et perfections.BRA_N T lE Des Dames, part. II (IX, 38q.. Accompiissear. Celui qui accomplit.. — 0 Par- menon que j’aime tant, De tout mon aise et mon bon heur Entrepreneur et moyenneur, Accom- plisseur de mes desirs. BAÏF, l’Eunuque, V, 9. — Monsieur le Pape… estant le souverain et univer- sel pa_steur, prince, pontife, chef, espoux et pere, illuminateur, et parfaict accomplisseur, PH. D E MA RN IX, Dif fer. de la Relig., I, 8. — 11 est juste envers Dieu, et legers impletor, c’est à. dire, accorn- plisseur de la. loy. ID., ib., II, iv, 11, Accomposter une terre. La travailler.— QUiDy me seront ces novanes ostees Qu’en leurs saisons j’ay tant accompostées ? VA U QU EL IN DE LA FRE S-N A T E idinies et Pastorales, I, 80. Accompter. Compter, faire entrer en ligne de compte— — Pour ne perdre telle graisse (accom.p- tee pour notable article de profit en ceste nourriture. O. de Serres, Théâtre d’Agric., IV, 13. — Le grand estai que les Antiques taisoient de la bouqueterie, des chapeaux— de fleurs… montre accomptoienl pour article notable, ces ex- cellentes rnatieres. ib.., VI, 10. — [La saffra- nière] est fauchée à la fin de mai, et aceompté le foin qu’on en tire, en augmentation de revenu. ID., ib., VI, 28. Attribuer. —Il reçoit. la Predestination, sans rien Recompter à la foy, ou TE EV ET Cosenogr., VI, 5 Aecoirepter à. Considérer comme. — Ils n’en esperent que la mort, laquelle ils acompte-nt a grand honneur et gloire., l’ayanS recolle pour cestAL querelle. THEVET„ Comogr., XII, 15. — A tres- bon marché les nourrit-on [los a_beilles]… estant si peu de chose ce que parfois on leur donne, que cela est plus à accompter à rnedecine ou à plaisir, qu’à necr…ssité de nourriture. O. DE. SE mars, héâtre. d’A grie., V, 1 fi. Accomple• entre. Compter parmi. — Par son facile accroist, cent. Arbre-ci {le Prunier] est ac- e.ompté entre les plus communs. 0. DE’SERRESs Théâtre d’Agric., VI, 26. IS’accompier à, pour. Être considéré comme. — Pour tres-grand ornement desquels s’a.ccompte le bon voisin, à cause des infinies commodités qu’on reçoit de sa douce et vcrtuouse conversation. 0+ DE SERRES, Thatre ri Agric, , 1, 2. — Aussi s’accorni à commodité, de ce que les bleds et pailles ne !.— :.ont en danger d’entre m.ouillez en cam- pagne par les pluges, dont le mesnager est des- chargé de grand pansement. ID., ib., I I, 6. Acconeevoir. Atteindre [ce qu’on poursuit]. — Cestuy, quant l’eut ne..oneeu, lei getta a terre et. le tua. FADnr, A ri de Rhet., L. 1, p. 92. —— A icelle [perche] se pendoit par les mains, et d’icelle alloit et venoil sans des pieds à. rien toucher, que à grande course on no l’eus peu aconcepvoir. RA- riELAis, I, 23. — Les autres bergiers… les suy- virent a grands coups de pierres… Finablement les aconceurent, ID., I, 25. — Joseph dit à celuy qui estoit cons bitué sur sa maison, Leve-toy, lesces personnages… Et le maistre d’hostel ies a, cconeeut. G L V I Bibfe franç.., Genese, 4. (L I, 70). — En tesmoig.nage, sont les champs en l’Isle de Samos dits Panerna, c’est à dire tout san- glant, auquel Bacchus les Amazones a_cconceut, fuyantes de la contree dr~s Ephesiens. RABELAIS, V, 38, — n est poursuivi par quelques gens de cheval, qui l’accoaceurent aux campagnes de Je- ric.ho. R, GArtNiErt.„ ire Juilees, Argument. Acconehe. Élégant, bien vèLu. — Pour te mot I calierAeconcio, les uns disent IL esi en bon conche, ou en bon.ne « aiche : les autres, Il esi bien de conche les autres, Il est bien en *mec d. aucuns aussi, H est bien inconche : et quelques uns, le fai sans phis court que tous les autres, Il est bien conelee, — Et vous comment. ? Je croy que vous dites, E est bien acconche. Ou y. EST1FNNE, Dia. du Lang+ franç. ital., 1, 69. — Plus Iuy plaist l’or pour sa seule valeur. Et si Vill-an liriiteux en est teint, Il est acnnclie, il vole droit ut coint. FORCA D EL e C`sic. pool., p, 135, Mal aconche. Mal vè Lu, de mauvaise apparence. L’ho.stesse le voyant [Philopérneni si laid et mal aconche, presurna que ce fut queleiin des gens du capitaine, qui oust esté là, envoyé devant. CHOLIÈ R ES, 5e Matinée (p..189). Tahureau cite accouche parmi les mots à hi. mode : rx A celle fin d’estre estimé mieux parlant, il ne c.h.erhera autre chose qu’à trouver le moyen de faire venir n, propos aucun de ces mots, comme folâtre, fai, acoster, il n’y manque rien, escorte, en. durer une bravade, aconche, galante. I. Dial. du Dernocritic, p. 34. Accouché. Paré, bien vêtu. — Je veux plus- tost arner une, belle naturellement, non adjen- cee, qu’une curieusement acconciee, non belle. Pobnrus Nr TY A RD, tra.cl. der~ P.inetriue de LEAN HERMErit Dial. III, 412-413. — Ce scret une dis. cortesie de passer par la con tracte où est Ia case des dames que savez, sans y faire une petite stance, et. toutesfois, je ne suis pas maintenant bien acconché +pour comparoir devant elles. EsTirpirNE, Dzat _die Lang. franç. 1, 51. Qui a l’esprit vif. — Octavius entendant.qu’il lui ressembloit en tout et par tout, le fit appeller, lir, v demandant si autrefois sa more estoit venue à Rome Pespondit que non fort accoriement, il estoit gaillard et aconché, trop bien son pore y entre diverses fois venu. Du FA ni, C’ondes d’Eutrapel, 33. Dans le mrme conte, Du Fe signale acconch comme un mot d’emprunt : « Vous avez parléi de je rte say quels a.cortement et a.conché, mots quo -veritablement je n’entens point… et n’a y encore aprins si cela est bien fait, changer et invertir les noms de nostre pa.ys, pour en aller emprunter Jù Acconduire. Conduire, amener. — Vous pour.- rez tout. en ceilly qui vilus fortifie. Quant il vous auroit aconduyt jusquos icy, vous verrez l’ad- dresse quit vous donn•ra. CALVIN ! Lettres, 1084. — C e n’est pas pour exclure la rnisericorde de Dieu, mais plustost c’est pour nous amener et Re- conduire. In., Sem. sur la prophetie de Christ, 6 X XV, 667). — Stil y en a gtiChqlles autres [reli- gions] meilleures, et que Dieu approuve plus, il prie que sa bonté face, quil en ayt la cognoissance, et. quit est. prest et appareillé de stiivir… de(1110- que costé que ce soit ou il se praist aconduire et diriger. J. LE Moro, trad. de TH. Morus, d’Utopie, L. I I (100 vo). — Lequel propos se ti- rant file à file plus loin g, les acconduisit finale- ment en la question de Platon, quand il dist que les Republiques seroient, bien heureuses, esquelies Roysphilosopheroient, ou bien les Philosophes trouveraient lieu de régner. E. PASQU1EFie Pourparler du Prince (I, 11)18). — ou s preniieres [les Lettres], le monde estant. encore brusq’, pontes nos esprits, premieres nous acconduites a vertu, induites à conversation mutuelle les hommes es- pars çà et.. là. In., ib. (I, 1020). — Et ne sera ton opinion moins d’efficace pour acconduire le vi- cieux à son vice, comme le vertueux à la vertu. ID., ib. (1, 103M, — Puis apres fut sa Majesté lever par PArchevesque de Griesne, Primat de Polongne, et ledict Evesque Prie Cracoviej, qui Pacconduirent pres de l’Autel. TIIESET, Cosmogr., X X, — Il se reprit et retourna. à la Fée, qui l’avoit acconduit jusques à dix pas de là. BE rioALDE DE VER : VILLE, Voyage des Princes tortu- nez, 734. S’acconduire à, en. S’engager en. — Guischardi sous ombre de porter faveur à nostre Chrestien té, s’aceonduit à cette entreprise, avec un vent si propice, que au grand plaisir de tout le monde, il recourutide la rnaia des Sarrazins toute la Pouille e t Sicile. E. PA s ut s R ReCherChes I, 12. — Com- bien que… je me deusse plustost coniniender un silence, que par presomption trop hardie eac- conduire d-ri longue estendue de propos. 1D., Pourparler du Prince (1, 1019). iteconsuiere. Poursuivre. — Encoe que le chasseur et la becte courent, si le chasseur atrape la beste c’est autant quo si l’un et l’autre nleust bougé : pource que la vitesse du cheval aconsui- vant la beste, fait sembler les choses arrestées. J, DE ViNTEmirtLE, trad. de la Cyropedie, IV, 8. Atteindre, — Ilz se sauverent ergGa.scongne, ne les peust Charles Martel aconsuivre.. LE MAIRE E BELGES, IlittStr., III, 3. — le poursuyvit le chemin de sept journees, et Pacconsuyt en la mon- tagne de Galaad. CA LV il’lb Bible franç., Genese, 31 (L I, PIS). — C’est le cheval guerrier qui sous un Roy vaillant. Acconsuivit ta teste en ses mem- bres tremblante, BAÏF, Pocres, L. I I (11, 96). — Il fut bien aisément apres acconsuivy par ceux qui le poursuivoyent. MoNTAIGNE, I, i8 (1, 403).. — Les derniers levriers ardents à son dommage L’acconsuivent enfin et d’un brave courage L’arrestent tout à coup. GAucHEY, Plaisir dee champs, Chasse du Loup, p. 323. Cours ardemment et visternent, car, dequoy vous servira de le suivre, si vous n’estes si heureux que de l’aconsuivre ? t FB.ANÇOIS DE SALES, AMUI’de Dieu, III, 1. Égaler. — Divin Ronsard, de France le bon- heur… Je ne pretens d’a.consuivre tes graces, Mns pas à pas sans plus suivre tes traces. E. PASQ1i [ER ! Jeux poéliques, II, 6 — Quoyque te Traitté… suive de bien loin tous ces exceliens livres, saris espoir de les.pouvoir aconsuivre. St FRA. : NçO15 DE SA LES, moeir de niee, Préface- 1.7Jxprimer, représenter clignement. — Ainsi que le Timanthe, aussi tout. le plus beau De toy nous le tenons caché sous le rideau, Ne le pouvant au vif de la plume. aconsuivre„ E. P. sQur lit Epi- taphes d I, 931). — Amy, je ne sçauroy aconsuivre en parlant. La merveille et beauté de test, ouvrage grand. RivAuDE.Au, Aman, III Cp. 1.08). Obtenir par ses efforts. — Il demeure court en la course, et D’ors qu’il est sur le pojnt d’acon- suivre et gainer le prix de la gloire par le mar- tyre, il sabbat malheureusement, St FR A NÇOU u } : SALES* A mour de Dieu., X, S. Arriver à comprendre. — Le peuple ne sçau- reit distinguer ou entendre la n’oindre sillabe dF, ce qu’ils disent., tant— s’en faut qu’ils puissent ac- consuivre le sens des paroles qui y sont recitées. D E MARNIX ! Der. de la Relie., II, 3. Atteindre en frappant. — avoit… lespieu trenchant sur lespaule, et les dards affilez en la dextre, pour aconsuivre, retenir et enferrer toutes les bectes rousses et noires, LE MAIRE DE BELGES" _MUS& r I, 23. Le mot pourrait signifier aussi pour- suivre, ou atteindre à la course.) Suivre [dans le temps]. — Le. malheur accort- suit souvent nos bonnes fortunes. E. PASQUIERs Lettr, esy I I, 10. (Autre forme de l’infinitif.) — Ganirnedes ceci nous fait apprendre Qui, par trop fort se meiraire ou mesprendre, Voulut Phebus par force aconsuyvir. Anc. Pués. franç., II, 260. Aecoquiner. Habituer à rne.ndier. — On ne fera point mesmes le profit de ceux à qui on don- nera : car on les accoquine, ils s’accagna.rdent… et en la fin ils se plaisent en leur mendicité. CA.I.V1N, Serre. sur le Deuter., 95 (X XVI I, 341). S’aecoquiner. S’habituer` à mendier. — Beau- coup s’accoquinent,.. et les plus grands criars em- porteront ce dont les povres devroyent astre nourris et substantez. tavi x, Sem. sur te Deuier, , 95 (XXVII, 340). Accord. Habile, sage., , Accort. Accordable., Disposé à accorder. — Deux hommes imbuez de vice… A Juppiter ont faict priere… Le ciel ont rendu accordable. HAuDENT, Apologues d &ope, 1, 195. Accordance. Accord [entre les personnes], — Les deputet des pays, disans nen avoir charge sy non donyr et de rapporter, ne firent lors nulle accordance, ains prindrent terme à respondre. LEMA[RE DE BELGES, Chronique annale (IV, 517), — J’en Ry lessé une autre à qui j’a-voe accor- dance pour vous prendre. NicoLAs E TrtoYes, Grand Parangon, 52, — Et parce donc. serchez ceste accordance, Paix, et amour, sans bruyt ne discordance, BQUerrET, Ep astres morales du Traveriwur, I, 9. — Quand une telle accordance règne erutre le chef et les membres, ilz sont invincibles. BRANTôTilE, Cap,. franç., l’admirai de Cha.s/ilion, IV, 325. Accord [entre les choses]. — Jen dirois aucunes differences et accordances. G. ToRY, Champ fieury, I, 5 re.— II faudroit que ce mot d’abomina- tions fust au singulier, autrement il seroit con- jOillet avec le mot de desolation, et il n’y pour- roi’avoir accordance, comme sçavent ceux qui entendent la langue. CALvirle, Serin. sur le de Daniel, 28 (XLI, 626). Accord [en parlant de musique, de poésie., de danse]. — Et inesmement apprendras Paccor- dance Et la façon de me suyvre à la danse. MA.- ROT, le Bdiadin„. — Et puis cha.ntez en commune accordance : Gloire à Dieu seul, paix en terre aux humains. » I i `hants divers, G. Relus, c’estroient des coptes, mais sans danses ; C’estoit un lict, mais lict sans accordances D’hymnes chantez. In., Leander et Hem— — Au temps de ver qung chascun prend plaisance A escouk7Lr la mu- sicque accordance Des o•sillons. l’iefrcum. D’Am- Bois E, Complainde$ de PESC142Ve fortuné, I ro, — Que ce troupeau, trop ententif au bal, Laisse soubdain ceste gaillarde danse, Et de leurs voix en dolente acordance, Plaignent de nous le malheur inegal. O. DE MAGNY" les Amours, S. 83. De pareille accordance Diane moine et duit L’as- semblee et la danse. DES MAsunts, (Eue. pst., p. 38. — Qui ensemble à la danse Le gai Pearl chantent par accordance. ID., Eneide, VI, p 309. — La docte Polymnie acorda la cadance, Polym- nie à tous chaos a j eusta l’acorda.nce. BAÏF, Pas- setems, L. IV (1 V, 395). — Je veu donner aux François un vers de plus libre accordance. ID" Poemes, L. 11 (II, 62). Dune accordante. D’un même accord. — Voir- ray je point la danse Et les sonneurs tous deux d’une accordanse ? MAROT, leBc1iadrrr. — Un branle doux Dont tu refiles la cadance Avec nous d’une a.ccordance, BAÎF, Diverses Amours, L, III (I, 385-386). — Sus, toutes d’une accordance Re- doublons de danse un tour. DES MASCRESI David triomphant, 1602. — Les filles ont. chanté toutes d’une accordance, Que Salai a tué sansplus mille ennemis, Et que David a mort dix milliers en a mis. 1DIh., 1 5Qn • Dans la phrase suiva.nte, accordanee est pris à la fois au sens général et au sens restreint:n les vernit danser tous deux en la grand’salle du bal d’une belle accordance, et de vollonté et de dance. BRANT Des Dames, part. I, Marguerite reine de France et de Navarre (V111, 73). Accordant. Qui est en bon accord, qui s’ac- corde. •— Quelle prodigieuse ronscience se peut donner repos, nourrissant erg mcsrao giste, d’une société si accordante et si paisible, le crime et le juge ? ; MONTAIGNE ! I, 56 (I, 437). — Il faut ordon- ner à’lame, non… de rites priser et abandonner le corps…, nais de s’allier à luy, de l’embrasser… à ce que leurs effectsn e paroissent pas divers et con-

traires, ains accordons et uniformes. In., II, 17 (III, 30). Accordant à. Qui est d’accord avec, — Leur façon n’a pas esté a.ccorclante à la reigle du Sei- gneur. CALVIN, I ksi IV, tr, 8. — Mes conditions corporelles sont en somme tresbien accordantes à de l’aine. MONTAIGNE, II, 17 (III, 34). Accordement. Accord. — Yver, nous ne de- estriver longuement.. Mais ensemble soyons, faisant accordement. Anc. Poés. franç., VI, 195. Accorder (intrans.). S’accorder, être d’accord. — Sainct Jean et les Apostres ont. consenty accordé en une mesrne doci rine. CA L111 •Xl„ p. 585. — Platon et Aristote difterent eu ce que Platon mesle l’oligarchie avec. la democra- tie, Aristote. les separe… mais accordent— aucu- nement. en la meslanqe de ces tonnes. L. LE Roy, trad. des Politiques d’ARIsToTE, 11„ 41 COmmen- taire, Accorder à, avec. Être d’accord avec. — QuP nous n emouvions point contention contre celuy- qui n’accordera point nostre sentene.e, CALVIN, niait., III, p, 123. — Je n’ay pa_s tousjou, rs Re- cordé à ceulx qui a_sseolent jugernens temeraires. 1D LeurPs, 147, — Pourquoy combatons-nous .contre ! es Papistes, sinon (l’autant qu.e nous n’ac- cordons point à leurs tromperies ? In., Serin. sur ta 2e à Timothée, 2 i(LIV, 24). — Outre ce profit, qtee je tire d’escrire de moy, j’en ay esperé cet autre, que s’il advenoit que mes humours pleus- sent et accordassent à quelque honneste homme, avant mon trespas, recherdleroit de nous joindre, MONTAIGNE, II [, 9 (1V, 92). — Je n’ac- corde point avec ceulx, qui en ce là prennent •Hypostase pour Essence. CALverii, Instit., IV, pi 232. — Et. ne doubte pas, que ceux qui exami- neront la chosc. de pres n’accordent moy. ID., ib., IV, p. — Il ne talait aucuneffiiint doub- ler que n’aciintions tresbien avec Mese, si en tout et par tout. nou.s nous rendons obeissans à_ Dieu, In., ib„ XIV, p. 731. — La plus grande partie des hommes n’af….c.ordera pa.s en cela avec- ques toy. TAIIIIREAti, 2e Mal. dte Demoeritie, p. 167, Concorder avec,. — Le grand dOrinelir M’a donné sens d’eslire En ces livretz tout ceIa qui accorde AUX sainctz escriptz de grace et de con- corde. MARoT, Epistres, 42. — Ceste description convient tresbien et accorde avec celle qu.e nous avons dit apparoistre en la figure universelle du monde. CALviN, Instit., I, p. 28. — Je m’en- quiers seulement à toy, pour voir si ce qu’on dit de luy Accorde à cela qu’aujourd’huy On m’a par missives mandé. J’ouf…1, LE, Eugène, II, 2.. Accorder. Conclure un accord. — Il n’a peu ac- corder avecques le Pape par ce qu’il luy deman doit excessive somme d’argent pour l’investiture de ses terres, RABF.LAIS, Lettres (III, 363). — [Les Grecs] comrnencerent à entrer dedans le pays de le Medie, de laquelle estoit gouverneur Tiribazus, qui Recorda avec eulx, et Ies laissa. passer comme bons arnys. ArgYoT, trad. de DcoDop.E., XIV, 2, Accorder à. Consentir — Or voila le carquois que je mettray pour gage, Si tu restes vainqueur’ ce sera ton partage, Regarde si tu veux accorder à ce poinet, BELLEAU, Bergerie, ire fourn. (1, 296). Accorder à on avec (au sens musical). — De ce lieu trais tant excellent et cher N’insolent pasteu.rs ne bouviers approcher, Mais mainte Muse et Nymphe seulement, Qui (te leurs voix accordoient doulcement Au son de l’eau, MAROT, trad, dos Visions de PÉTRARQUE. — Sur l’arbre sec s’en complainct Philomene ; L’aronde en faict cris pi- teux et trenchans ; La tOurterelte en gemit et en meine Semblable dueil, et j’a_cooride à leurs chants.. In., Complaintes, 4, — Moy j.’accorclray au son De ton flageol ; toy à ma chalemie, BAÏF, Egtogue (111, 59). — Les feuilles lors, d’un doux mur- mure, Au vent matineux accordoient, 1.r.N DF. LA FRESNAYE, Itialie8, II, 55, — LaInlyre à l’impulsion des vents mouvens les chordes accor- doit harmonieusement avezques le chant. RAB E-Lmsi IV, 55, Accorder q ?…te. Convenir par un accord que, — tie Senat mesme cstoit courroucé contre lu.y pour l’accord. qu’il reit avec Hannibal touchant les pri- sonniers de guerre car il accorda que ion eschan- geroit les prisonniers en rendant homme pour homme, ArinroT, Fabius, 7, — Maclian….. et Bou- dic, deux Comtes de Bre.taigne, a, voient entrieux accordé que coluy qui survivrait son pair et com- pagnon, serviroit de pe.re aux enfans du mort. FAUCHE’re Anliquifez, 111, 18. Conclure [Un traité]. — Le Roy François pre- mier… fut conseillé.., de se confederer avec Sultan Soliman… et fut le traitté accordé environ l’an mil cinq cens trentecing„ LA NOUE1 Disc. pol. et rniL, XXI, p, 447, Terminer par un accord. — Archidaenus Roy des Lacedaemoniens feit tout ce qu’il peut pour accorder la plus part de ces differente. Ahn-o-r, Périclès, 29. .Vaccorder à. Donner son assentiMent, son ap- probation. — A tout ce qu’on disoit rioucet m’accordois. REGNIER., Sag. 2. S’accorder de. Cons.entir — Une Maistresse est bien dure et cruelle, Qui ne s’accorde à lu. fin de promottre Le {leu loyer d’un serviteur fidelle, BAÏF,.Diverse..5. Amours, L. 11 (I, 332). Convenir de. — Estans en quelque contraVerZe de science, ils s’accorderent d’entrer tous deux dans le feu, en presence fie tout le peuple, pour la. verification chacun de son party. MONTAIGNE, II, 29 (11i, 126). — Pour Toulouze, fut notamment dit que nul des reformés ne seroit contraint d’y plaidoyer, mais que les parties s’accorderoyent d’un autre parlement. Aunicrid, Hist. Univ., 23. Accorder tes ileutes, les quintes, 1es v. Meute, Quinte, Vielle. Accorné (terme de bla_son). accorné. Animal représenté avec. ses cornes.(La.curnO. — Un Comte cle Foix… print pour blason de ses Ar- moiries, deux va, ches de gueulles en un champ d’or, eampanees,.aceornees, et à ongles d’azur. ET, COMI.ogr., XV, 6. Accort. Avisé, habile, ru.4, qui a respri I. vif. Il estoit si accort et si inventif qu’incontinent qu’il fut à. deux jectz d’arc de la ville, trouva façon d’a_voir une jument d’un povre homme qui s’en retournoit dessus en son village. DES PÉ- RIERS, Nor.ev, Récr., 23. — Le roy Louis onzies- me… aymoit ceux qui estoient accortz et qui res- pondoyent promptement. Iu., ib., 51. — Co- gnoissa.nt qu’il auroit affaire à. homme accort. et de bon entendement, il joua ceste firieSSf. SALUT’, tra.d, d’HF : utorloTE, III, 123. — Encores nous oyons les furies d’Ajax, Et les cris depiteux de l’accort Promethee. BAtie, Passetems, L. V (IV, 444), Itz ne so.nt pas si accortz que je n’aye hien descou.vert leurs menées. Morimic, Lettres, 41. — Si le chef des ennemys est accord et pratic en tels affaires, comme il cognoistra vostre vantaige, il prendra son avantaige. ID., ccrn- ment., L. {HI, 4_72), — [Les insulaires de Chi- tate] sont pour le jourdhuy des plus a.ccorts en matiere de cognoistre les Simples, que ies plus subtils drogueurs seroient bien empe-schez à leur en apprendre quelque chose. THEVET, Cosmogr., , 11. — Que me sert avoir esté prudent et accort tout Te temps de ma vie, si ores que j’avois plus besoin de sagesse j’ay esté moins advisé ? LARI- VEY, le Laquais, V, 1. — Louyse est trop a.ccorte pour faire un contract si peu à l’advantage de sa fille. TouRNEnu, les Conten-s, I, 7. — Le Libertin Courtisan… est si accort, qu’il n’oublie aucun. ar- tifice, pour c..ouvrir ce qu’il sçait. bien que plu-sieurs rePr011Vent. LA NOUE, Disc. pol. et mile, XXIV, p. 609. — Luy, qui estoit accord et fin, Affin de rompre tel dessein, Dessus le champ vous fit entendre Que vous pouviez avoir pour gendre Un lequel avoit bien du bien. JEAN GODARD, les Desgutsez, V, 3. — Aux os et à la mémoire de dom Petro de Navarre, Biscin, rusé’, accort et re-nommé à prendre. villes et places. BRANTÔME, Cap. estr., Done Pedro de Navarre {I, 161). — Comme [Louis XI] estoit Prince accort qui sçavoit aussi dextrement choisir ses advantages pour les mes- nager StIr du parchemin, quo ses predecesseurs par les armes, il estima ne devoir laisser envoler l’occasion qui se presentoit. E. PASQUIERI Re- cherches, V I, 11. — Mais vous devriez, nia fille, en l’âge où je vous voy, Estre riche, contente, avoir fort bie-n dequoy, Et pompeuse en habits, fine, accorte et rusée, Reluire de joyaux ainsi qu’une espousee. REGNIER, Sat. 13. (En parlant des choses.) — Je te conjure, Amour,. par les traits que tu portes, Par le flam- beau doré que tu tiens en ta main, Par le voile sacré qui couvre ton beau sein, Ton visage, tes yeux, et tes ruses accortes. BELLEAU, Bergerie, 2e Journ., Baisers. — Je veux parler d’une sub- tile et accorte invention des dames… je parle de l’invention des ma.sques. H. ESTIENNE, Diai. dli Lang. frareç. ital., I, 219. — Il sera reconnu du vieux Prince Nestor… Et rapporté du double et cauteleux Ulysse Dont on craint moins le bras que l’accorte malice. MONTCHRESTIEN, HeCtOr, (P6 34). ACCOM à. — Mais pour soy nostre Prince a re- tenu la Terre, Terre pleine de biens, de villes et de Forts, Et d’hommes à la guerre et aux Mitses ac- corts. RoNSARD, Hymne de Henry II , 194). — N’estant donc igndrant soy mespne, ains accort AUX affaires d’Estat. JEAN DE LA TAILLE, le Prinee Nécessaire, II. — C’est bien le plus grand mal qu’un homme puisse avoir Que servir une femme accorte à. decevoir. ROPITSIRD, Amours de Marie, Elegie à son livre. — Vous diriez à le voir [le chien couchant} et qu’il est, raisonnable, Et qu’il a jugement tant il est admirable En son mes- lier appris, et accort à. fleurer Les perdris, et les faire en crainte den-teurer. ID.,.Poernes, L. I, ta Chasse (V, 41). — Il faut, que les Pilotes bien ex- perimentez soient accorts à recognoistre ces Pro- montoires, riviercs, et lieux dangereux. TilEvET, Cosenogr., XXIII, 1. Accort de.’labile à. — Ilz sont tous accorts de faire leur profit de tout. DEs PÉRIERS, Nouy. Récris, 79. Md accort, Malavisé, inhabile. — Tout ainsi moy, qu’Amour blessa d’un beau visage —(Dont rosay, mal acort, dans mon cœur recevoir Le por- trait mon meurdrier), je ne puis me mouvoir, Que n’avise par tout ce qui fait que j’enrage. BAÏP, Amour de Francine, L. 1 (I, 114). — Luy estant expert aux choses mechaniques, n’estoit point, ignorant des dlimensions Geometriques : et n’a point esté mal accort aux harmonies musicales. F. BRETIN, trad. de LUCIEN,. Hippia$, 3. Accort est plusieurs fois cité comme un mot à la mode, emprunté à l’italien. — A celle fin d’estre estimé mieus parlant, il ne cherchera autre chose qu’à trouver le moyen de faire venir à propos aucun de ces mots, comme folâtre, fat… l’escarpe, acort. TAHUREAU, ler Dial. du Deinoeri- tic, p. 34. — J’ay usé de propos deliberé en c…e lieu de ce mot Accort, qui est emprunté de l’Italien aussi bien que Reussir, mais le temps nous les a naturalisez. E. PAsQuiEn., Lettres, II, 12. — Nous avons depuis trente ou quarante ans emprunté plusieurs mots d’Italie, con-ime Contraste pour Contention, Concert pour Conference, Accort pour Advisé. ID., Recherches, VIII, 3. (Déformation du mot.) — Parcidevant je vous ay parlé de ceux qui pour Accort disent Excort, Escort : mais je ne vous ay point. Faict mention de ceux qui disant Accolt, tout ainsi qu’aucuns Galbe pour Garbe. H. ESTIENNE, Mal, du Lang. franç. ital., I, 165. Accortement. D’une. manière avisée, habile,. avec esprit, avec ruse. — Car j’ay accortement acquise la richesse Par nion subtil esprit. Anc. Poés. franç., II I, 324. — Il [Mahomet] se porta si accortement (car c’estoit un des plus rusez hom- mes de l’I_Tnivers) que son maistre estant clececié, il espousa la verve. THEVET, COSMOgr., VI, 3. — Entre tous les seigneurs qui descouvrirent plus ac- cortement ces menées et. entreprinses, l’admirai fut des premiers. REGNIER DE LA PLANCHE, HiSt. de l’Estai de France, , 1 a6. L’escu ver repour- prant un peu sa face blesrne, R’asseeure accor- teillent et sa beste et soy-mesme : La meine ores au pas, du pas au trot, du trot Au galop furieux. D u_r BARTAS,. 2e Semaine, 2e Jour, les Artiftees. — II[Salomoni sçait accortement tirer rame des loix, En affaire douteux, prudent, il subtilize, Et des plaideurs rusez les cœurs anatomize. ID., ib., ’rie.10UP, ta Magnificence. — Octavius entendant qu’il lui ressembloit en tout et par tout, le fit ap- peller, luy demandant si autrefois sa mere estoit ve- nue Rome : Respondit que non fort accortement, trop bien son pere y estre diverses fois venu.. Du Ktn„ Contes d Eutrapel, 33. — Les La.e, edemo niens perniettoient de desrober, à charge que ce fut a.ccortement et finement. CIIOLIRES, 6e Ap. Disreee (p. 256). Aceortement est signalé’comme mot d’em- prunt par Noël du Fail, Contes d’Eutrapel, 33. Accortesse et Aecortise. Qualité de celui qui est a.ccort. — Si est-ce que vivre ainsi, Ce leur semble, c’est d’ici tà la cour] La vertu seule, l’hon- neur, L’accortesse, et le bonheur. JODELLE, les Amours, Chanson (II, 78). — Je sça_y aussi Fort mauvais gré à ceux qui ne se contentent d’user de quelques mots italiens, qui en la lin ont été ren- dus familiers au langage _François : mais de ceux- la font venir d’autres, qui luy sont a.ussi estran- ges, comme ceux-la luy sont familiers. Pour exemple, ceux qui ne se contentent pas de dire Ac- cort, et Accortemene, mais disent aussi Accoroise, et Accortesse. Et un certain personnage a passé en- core plus outre. Car ne se contentant pas de ces termes, y a adjousté Accortiser, pour dire faire devenir accort. H. ESTIENNE, Die. du La..rig. -franç. ital., 1, 129, Accortisere v. Accoete.5se. Accostable. Accueillant, bienveillant, affable. — Approchons, 011 Bellini les dieux sont a.ccos- tables. BELLEAU, Bergerie, ire Joiern. ? 56). — Il veit la majesté de son port venerabie, Ses graces, son parler, sa façon accostable. 1D„ ib., 2e Journ. (Il, 20). — Allons tous, dru et espais, POUP luy demander la paix : Nous irons jusqu’à sa table, Tant il est Prince accostable. Sat. Men., Har. de M. d’Aubray (p. 284). — Elle estoit fort aceostable, et qui gagnait bien le cœur des per- sonnes pour les belles partyes qu’elle avoit en elle. BRANTômE, de.5.Daile-es, part. I, Marguerite reine de Navarre (Vin, 122). Mai accostabir_ — Et fut si bien chas- tià ce peuple feian et mal accostahle, que sur le champ de bataille y demeurcrent plus de cent cinquante mille des ennemis. Cosmogr, 11, 1, Accoster, Être à coté de, — Il ny aura aucun qui teme.raire.ment attaque ce riche en debat q’uand il apperce\rra cestuy cy qui l’accoste.. BR I i 2 r,.rad. de LuelE ri, du Cercheur de repue franche, 59. Être accosté dr. Avoir près de soi. — Aptes es- toient ordonnez Trezeniens, acostez de deux cens Lepreates, que quatre cens Myceneens et Tirynthiens adossaient. SALUT, trad. di HÉ Ro- DoTE, IX, 28.

Accoster qqn de.. Lui donner pour compagnon. — Pour me guider en ces lieux inconnus II m’accosta d’un homme de Lycie Qui me servoit de seure compagnie. Am. JAMY N Poesies, L. V, 57 Te.

isi’accoeter de.. S’approcher de, aborder. — Ayant rencontré par le chemin un. gentilhomme Fia- mend allant en Angleterre, et s’en estant accosté, en se disant. entre der mesme pays, picqua avec luy jusques au lieu où il fallait passer la Liner. FI. Es. TrENNE5 Apol. pour lier., ch. 15 (I, 235). — En nous en retournant ce gentilhomme s’accosta do moy, et nie dict : « Jésus ! cappitaine Monluc, en quel pull a esté ceste bataille d’estre perdue ! 1) Momiue, Comment., L. Il (I, 282). —Junia, verve de Scribonianus, s’est.ant accostée d’elle famille- renient, pour la societé de leurs fortunes, elle la repoussa rudement avec. ces parolles. 1VioNTAlc. "MT H, 35 (III, 180). — D’une ville qui peut jetter trois mille soldats en une sortie, Ion ne s’en peut accoster pres qu’avec peril. LA N E r Disc. Foi. et mil., XXVI 1 (p. 692). Nostre nouveau venu s’accoste d’un vieillard, Et pour en prendre langue il. le tire à I’escarl. AuBTGNÉ, Tragiques, (IV, 105). — [Bradamante I tira son es- pée pour se tuer ; mais un meilleur esprIt s’ac- costa soudain d’elle, et. la fist recoudre de s’en aller au camp. Bp„fracrômE, Cap. franç., le roy Charles (V, 264).

Entrer en relations avec., se lier avec. — Si tu veulx vivre en Court (Dilliers) souvienne toy De t’accoster tousjours des mignons de ton maistre. Lira BELLAY1 Regrets, 13.9 — Depuis estant venu à Paris s’a.ccosta d’un prestre nommé messire Hector" ESTIENNE, AFol. pour Her., II, 61. — Je m’accosto.y des principaux du peuple et leur monstray co qu’il failloict fere. Moriurc, Com-- L. IV (il, 170). — M’ayant deiaissee, il s’acosta de Tais, l’amie de Larnprias. F. BRETirq, trad. de Lova EN, Devis amoureux, 3. Commencer à con.naitre. — A peine encor, du vulgaire écarté, Je m’acostoy de Virgile et d’Ho- race, Quand la beaulté d’une quatriesme Grade Emprisonna ma franche liberte. N Y,’ous- Fies, S. 126.

S"aceoster à Accoster, aborder — J’avois grand desir ce matin de m’accoster vous, pour entre participant de vos devis. L CARON, Dtalopee..5, 2 (44 ra).

S’accoster avec. Entrer en relations avec. — Ayant eu l’interpretation des Grecs insulaires, avec lesquels je m’accostais tousjours, pour avoir l’intelligence des mots. THEFET, Cosme XV III, Accoster est un mut à la mode. — A celle fin d’estre estimé mieux parlant, il ne cherchera autre chose qu’à trouver le moyen de faire venir à. propos aucun de ces mots, comme foleitre, accoster, aborder. TAHUREAU, ler Dial. du Demcritic, p. 34.

Accostoyer. Placer à côté. — Cestuy qui pendent sa faveur avoit pris la hardiesse d’accostoyer sa statue de celle d’un Roy de France, au Palais Royal de Paris. E. Pasquier, Recherches, VI, 43.

Accoter. Soutenir. — Ce fut le propre jour que le Retail nerveux Accota de son bras tout un mur ruinoux, Comme on voit accoter à Paccotte puis. sa_nte D’une vieille maison la muraille pendante.. Ane. Poés. franç., VI, 31 4.

S’accoter. S’appuyer. — Car heurtant une porte en pensant m’accoter, Ainsi qu’elle obeit je viens à culbuter. REG-NIER, Sag. 10.

Accotte, v. Accoter.

Accouarder. Rendre couard. — Et. du front m’a.s ost6 L’honneur, la honte et Pa.u.dace pre miere, Acou.hardant mon ame prisonniere, Serve à ta volonté. RONSARD} Amours de Marie (1, 191). S’accouarder. Devenir couard. — me fe- roi L. beau voir ores rn’accoua_rder, Et contre Go- liat ne m’oser bazarder. P. DE BRACirl, Poe mes et Meslanges, L. 1, Mononuichie de David et de Go- nfla. — C’est la gayeté et ale vesse qu’eut Saül, allant combatre contre Iiennemy, d’avoir moins de courage qu’une femme… de donner place en son cœur au desespoir pour faire clesesperer et acon. harder les siens. LE LovEn, Hist. des Spectres, VII, 13.

Accouardir. Rendre couard. — Vrayment la Françoise noblesse Fait tort à la belle jeunesse Dialorrer des Muses le fruit:Croyant à sa honte et dornage, Qu’elles abatent le courage, Acouhar- dissant qui les Suit. BAÏF, Fasseterres, L. V (IV, 44 2). S’accouardir. Devenir couard. — A fin— que par tel moyen ils s’acouardissent et desesperassent de leur victoire. TIIEVET, Cosmogr., XIX, 8. Accouardi. Devenu couard. — Les Troyens ac- couardiz pour l’inutilité de ceux qui les condui- saient, rompirent leurs ordres… et tournerent le dos. LEMAIRE DE BELGES, LitliStP., 11, 19. — Pe- Mort, Enfer, jadis Feurent hardis De nous assaillir et. prendre; Or sont ilz aceuardis. MARG. DE NAlLt les Ilikieguerites, Chansons spiritueiies (III, 146).. — Car ce n’est moins entre les pots D’enhardir par vineux propos Un homme pares- seux à boire, Que pour gaigner une victoire, Rendre à la bataille hardi Un’Capitaine acou- hardi ItorisA RD, Odes, V, 15. — Vost.re vertu à nulle autre seconde, Jadis l’effroi et de Home, et du monde, Vous lairra elle ainsi accouardis ? BuT- TE’T's l’Amaltkide, 154.— 0 peuple dIsrael ! ô gent accouardiel Est-il nu] entre vus d’emprise si hardie, Qui m’ose regarder ? DES MALSURE2r David combattant, 285, — Alors des Lyciens mesme les plus hardis Ne tindrent plus, ainçois fuyoient acouardis. Am. JANY :’q", Iliade XVI (92). Rendre acouardi. — Ou bien si le desir genereux et hardy, En tieschaufrant le sang, ne rend acouar- dy Ton cœur à mespriser les perils de ! a terre, Pren les armes au poing, et va suivre ! a guerre. RON- SARD, Poerne L. Il (V, 176). — FIeureuse aussi la voix qui rend accouardis Les propos plus hautains bis parleurs plus hardis. VAUQUELIN DE LA ARES* NATE 5 Divers Sonnets, 49.

Accoubler, v. Accoupler. Accouchée. Mettre.aux nouvelles des accou- chées. — Je ne voudrois estre compris au kalen- drier des bestes humanisees, pour voir cependant quelque autre en possession de mon cerveau, avec le sien, lequel me teint tous ours sur les rangs, et me mit aux nouvelles des accouchees, Trad. de G E irL f, Di sr. lantast. de Justin Tonnelier, Disc, IV, p.101. (Cette expression est peut-être une allu- sion aux nouvelles qui se disalent dans les visites aux accouchées.) Accoucher (in bans.). Se coucher, s’abattre. — Ou Paguilion de dure et fiere touche, Les tueurs navrez si tresfort picque et touche. Que le plus sain par tristesse en acouche. CRETIN. Complainte sur la mort de Guill. de Bissipat. S’accoucher. S’abattre. — La mer par fois souffle si fort. et boult Qu’il n’y a sens qui tont ne s’en farousche Ne si bon cueur qui de peur ne s’acouche. GERMAINCOLIN à Jean Bouchet, dans les Epistres Familieres du. Traverseber, Accoucher. —— [Des pays] oie les femmes s’accouchent sans pleincte et sans effroy. N TA I G NE, I, 22 (I, — s’accolée/ter — Elle s’accoucha en la prison d’un beau. fils. Amyivr, Dion., 57. — Hercules… emmena quand et luy (lalicia dedans ses vaisseaux, laquelle s’accoucha d’un beau —fils. In., Demendes des choses grecques, id. Accoucher (subst,). — Et laissez la vieille pins- cher Ailleurs, plustost qu’à l’accoucher De cette pauvre jeune femme. Du PÉMERS, trad. de rl’Ë- RE ricE, 1’And•ir, I. ri, Accoudière. Parapet. — 11 Rassoit à cheval sus les ponts de Sey près d’Angiers… II dorme de l’esperon à son cheval et le fait sauner par dessus les aceoudiires dedans Loyre. DES PÉRlEB.S, NO W). Réer., 55. Accoudoner. Parapet.. — Puis me conta qu’ayant achepté une carpe toute vive, et que voulant remettre le retour de son argent en sa bourse, ii avoit mis sa carpe sur les accoudouers du’pont, et qu’elle avait pas si tost esté, que faisant le sala de la carpe, elle n’eust saint é en la riviere. GuiLL. Bouctuur, 6e Seree OH, 24), —Ily a cent tours fort hautes, toutes de porphyre, Les fondements sont de bronze… et tout le haut qui est en accouldoir, de pur or, au dessus duquel on voit continuellement voleter des enseignes, es- quelles sont brodées des Aigles griffonnées. Trad. Foi.p.Noo, Merlin Cocca.E.t-…, L. XV (II, 3.1). Appui (au figuré.) — L’acodouoir de vieillesse. RABELAus, II, 7. Accoudoyor (e). S’accouder. —I le s’age- nouille, s’aceoudoyant sur un billot, estimant de- voir estre executée avecques une espée à lai Fran- çoise, mais le Bourreau._ lu, y fit mettre la teste sur ce billot, et la luy couppa a.-vecques une doloire. E. PASQUIER, Êecherdzes VI, 15. Accouer [des chevaux]. Lier la queue de celui qui précède au cou de celui qui suit. (H. D. T.). — Fi g.) Arcoités. Liés étroitement" — Nous n’avons pas faict marché, en nous mariant, de nous tenir continuellement accouez l’un à l’autre. MONTAIC rE, HI, 9 {IV, 85). Accouler. Affluer. — Et si d’aventure i/ y ac- coule force humeur, vous laveres le lieu commode- ment de —Yin blanc fort cler. rrA.:AuLT, dans G. Et espuisois avec certains grands esquifs et l’or et l’argent, qui perpetuellement recroissoit, et amplement accoulloit. F. BRETTri, trad. de LUCIEN, k Songe ou le Coq, 12. Accoulper. Accuser. — Si nous voyons qu’ils ayent cheminé en bonne conscience, et qu’on tes a.ccoulpe, et qu’on les tourmente, voire pour avoir servi à Dieu, que tout cela soit pour effacer les opprobres du monde. CALVIN, Serin. sur la 2 a Timothée, 4 (LIV, 43.). — Si tes couraux leurs em- bamés Zephyrs Par tes baisers dans nia poitrine versent, Ne faccoulpant des maux qui me ran- versent, Je me dedi de tous mes repentirs. Bulr- TE, L’Amok/Wei 8. — Pourtant a ajousté trois feuilles tant. pour les raisons susdictes quia.ussi pour respondre à quelques objections légères, ce qu’il a esperé vous devoir estre fort arable, d’autant que ne voudriez aucunement qu’il fust a.ccoulpé des fautes que pourrez voir audit exern- plaire qu’il vous présente. H. EsTiENNE, Apol. pour er., Supplication (I, p. XX HO. — Je ne dis pas tee y pour les accoulper, car je sçay tresbicri que les expions de guerre ne se jecteut pas en moule. PK. DE MA a ri [ x errrituolitique$ ei hit ; Ear„ p. 280. • Vous m’acoulpez de m’apprivoiser avec ma mmer. Cmor..U.REs, 5 Ap. Dienee 21M. Accouplable. Qui peut s’accoupler, s’unir. — Ces deux fruits; dont la provision est aggreable pour leur utile nouveauté, contentement accou- plable avec la plaisante odeur des belles plantes du Jardin. 0, DE SERRES, Théàire d’Agric., V1, 1 D. Accoupiage. Accouplement. — Les courages s’; _u_molissent et divertissent par Faccouplage des femmes. A1ONTAIGNEt II, 8 (II, 82}. —Hrt croi- rons nous cestuy-la Quehr.urtz igitur causa quis diaerit effecturn esse enundurn ? Eortan scilicei ani mantium, que ratinew ittuntur. Hi scat dii et hoiries, quili us pro cet& n l’ha est meurs. Nous n’au- rons jamais assez bafoué l’impudence de cet ac- couplage. ID., II, 12(I I, 164). — Tout le mouve- ment du monde se resoult et rend à cet accou- plage. ID., III5 5 (III, 337). — Je hay ce sot ac- couplage, d’une Deesse si saine et si alegre, avec ce petit Dieu indigest et roteur. ID., III, 13 UV, 261i). — Tout le mouvement du mande se resoult et se rend à cet accouplage de ruade et de fe- melle.. CHA.RRON, Sagesse, 1, 22. — Nos hommes vont à l’estourdie it cet accouplage, poussez par la seule volupté. ID., ib. Accouple. Accouplement. — Ayant inedeciné nos corps, vous ordonnez Vos saincts status no- tiers. les reigles vous donnez Quand, comment, avec qui, Pac.couple conjugale Se fait, et ne se fait. Bonnet du Seigneur de 1410NTEssuY, dans Cholires, Maginées (p. 11). — Par l’accouple du niasle la femelle reçoit un naturel accomplisse- ment.. CHOL1ÈRES, 2e A ite.. Disnée (p, 79). — Non point qu’ils eussent à mespris une si saincte et le- i lime accouple qu’est la maritale. I o ib (p. 109). — Les bestes brutes, dés qu’elles sont empreintes, sont exemptes de ces accouples. ID., 5C Ap. dis-née (p. 223). Accoupler. Atteler d’un couple. — Pline es-. crit que Neron accoupla., son coche de juments qui estaient Hermaphrodites. Gym,. BOUCHET, 20e Seree (fil, 261). S’accoupler de. S’unir à. — L’homme s’accou- plera de femme, qui ne soit de vile, vilaine et lasche condition. CHARRoN, Sagesse, (Prononciation.) Accoubler. — Puys les acoubla [les mains] de mode que le pouf e. dextre 1.01J- choyt le ga.usche. liABELms, I I, 19. • Excepté le pculte et it doigt indice, des. il acoubla mol- lement les deux ongles ensemble. ID., I 1.11 20.. — Avec.ques lin style feist hastivement certain nom- bre de poinctz divers, les accoubla. par Geoman- ID-I Ill, 25.— Le maistre des cerirnonies… les accoubla tous deux, M. de Montluc et do Vassé, pour aller et marcher ensemble aux cérimonies. BetAr TliME, Cap. franç., M. de lassé (IV, 94). Accoura.ger, Encourager, exciter, — Par ces romonstrances et exhortations furent les soul- dars… enhardiz et accouraigez. SETssEL, Succes- seurs d’Alexandre, IV, 10. — Tout ce qui pout servir à nous accota rager quand il est question de prier Mou, nous est enseigné en ce ; ivre. CAL- VIN, ComineFee, sur le livre des Pseaumes, Préface (XXXI., 18). — Encore espoir un bien. peu m’ac- courage. VASQUiN Birrr..iEULI trad. de PËer.R.A.RQu Ei L. I, S. 193 — Il monstre quelques e.xemples com- bien il est. liberaI à pardonner, afin que les ficleIes soyent tant mieux accouragez à corriger leurs fautes, ,.ALVIN, Instit., III, Hi, 25. — Le Rhin en est tesmoin, qui en Pa_spre furie De Mars, accou- rageant ta grand gendarmerie, Te vit, et te con- nut au front de tes aieux. BUTTE’rt ter Livre des Vers, Ode I. — Ainsi tous jours ta faveur In’ac- courage., Tousjours sois tu le confort de mes maux ID., rizehée, 242. — Et sa compagne aupres, qui au travail l’incite, S’essaye ensemblément sa peine soulager, Et par propres raisons à mieux racourager. MA.unicE SckvF., Micreereeme, L. p. 19, — La gloire du labeur les va acourageant. In., ith., L. II, p. 45. — Craignant qu’entre les -mauvais hommes,. A mal faire on les a.ccourage. DEs Moisna.gs, David combattant, 1093i — Ce loyer conviendroit Justement et de droit Aulx hommes dont la rage Anime et accourage Le Roy encontre lui. David fugitif, 702. — La su- . perbe et. la rage L’un et l’autre soldat tellement accourage Qu’à peine peuvent-us attendre que le cor, lie fifre, la cimbale, et la trompette encor Denoncent la bataille. Du BARTAS, J udith, , V, Les gallères ennemies._ vinclrent à une porte d’arquebusade de nous pour nous envestir ; et lors le chevalier, allant depoupe en proue, accou- ragea tout le monde. lieloriLuc, Coriernentaires, Li. III (III 129). — A la. fin je donitay couraige à noz gens, et les faisois remonter les eschelles, ac- couraigeant les uns et menassant les autres. ID., ib., L. {If, — Combien pensés-vous que cela accouraigera Ie peuple, quand il verra ceulx qui ont puissance.sur leur bien et sur leur vie, prendre les armes pour leur deftense ? ID.’ib., L. VI (III, — Vous entendriez crier et hurler ces paillards Sodomites d’une grande demie lieue, a.ccourageans les soldats pour les faire Yirvainc•e. TuEVET, Cosmogr., XI, 7. — J’ay bien. voulu dire cecy en passant, à celle fin d’accoura_ger noz Rays, et Princes de leur sang, à l’advenir laisser apres leur mort quelques tesmoignages de leurs prouesses et vertus. ID., ib., XIV, 17. — Car Jamais un coup tu ne donne Que la trompette avant ne sonne, Qui sert. et de t’accourager.., Et d’aussi fanfarer ta gloire. P. u s BRACS, ter L. des Amines, 11 Airnee. — Bref les attraits de ta mi- gnarde grace… Par leurs apasts accouragent mon cœur. P. IIFF. Caariu, CEuv. poet., p. 25. — Mais rien ne m’esjouit, et rien ne m’accourage. ID., ib., p. 26. — Mies se mettent à travailler dés leur arrivee dans la Rusehe, et ce par le plus haut en- droit (1 icelle, lequel se rencontrant pointu, est • par consequent rempli dans peu de temps ; dont • les Abeilles accours regs s’a_rrestent volontiers en tel lieu. O. DE SErirtts, Théâtre d’Agrée, V, S’accourager, S’encourager, s’exciter. — Les affligez prenans exemple en rnoy s’aecouragerorit pour dresser leurs yeux vers luy, TH. DE BÈZE ? P. de David, 34, Paraphrase. — il faut, cruels, au sang s’accourager, Quand nous voudrons com- battre l’estranger. P. Dt BRACH,. Mesian.ges, na va, Accoureement. Accourcissement — Car h mort est fin et accourcement De tout ennuy, mi• sere, mal et peine. HAUD NT, Apologues d’Esope 11, 74. Accourcissear. Aceoureisseur da pendule. Coupeur de bourses. — Atez Larrons Vous, a.c, courcisseurs de pendans, Qui estes as pros à Io pince… Le beau licol qui colite un mince Vous servira de contrepoix, Ane. Pdés. frapr„ VII, 83, Accourir, Accourre. (Formes.) — Tou tep deux à moy accourirent… Mais, aussi lost me veircint, Elles (burent clesconfortées„ Anc, Pué : ?, f ranç., 1. X, 144. Voicy des filles la brigad( Aux crins nouez, en simple verdugade… Et te pi, gna.nt accourre tu les vois. BAie, Poemes, L. I (II, 423). S’accourir. Accourir. — Les hyvers en font courir plusieurs aux grandes source ! d’honneurs et de biens… C’est à ce jeu que nous avons pris Morla.s, qui ne pouvant mettre d’ac, cord la b ; P.isesse de sa naissance et l’elevation d( son esprit., s’accourut aux sources alleguees. Au, cncrid, Sancy, I, 9. Accours, Affluence. — L’on ne sçauroit cou• cher en carmes, Papiers et encre seroient couru Qui vouldroil mettre tout l’acours u : ricin peuple et toutes gens. AiriC. Poés. /rafle., I, 145 — I l commença… a blasmer les empeschement5 qu’on avoit en la ville, les ; accours du peuple, et la multitude de c..eulx qui de toutes part.z aborcloienl le Prince_ Trad. des cinq premiers livres des An• nales de TACITE, L. IV„ p…154. Ac courser, Accourcir. — D ionysi us… (piani il estait constreinct accourser ses cheveulx lei bruloit a lentour avec du feu. SEY55EL, trad. (h DioDonE, III, 23. Accoursier, v. Acoursier. Accousiner qqn. Le. traiter de oousin, se lie’ familièrement avec lui. — En un festin de ce paye. où il avoit appellé trois Ducs ses cousins, un nia, çon… le tira par les chausses au sortir du disné, et lui dit u Mon cousin, j’aurois lien à cetti heure affaire des huiet livres que vous touchas tee pour moi, quand nous travaillions à Brissac. » Lee. Dues qu’il avoit accousinez n’empescherent poinl IF : is premiers coups de poing du cousinage nou- veau. AuBiGra Filent : me, III, 18. — Dès —là nom estions fart renduz privez et acousinez. BRAT1— TÔME, Cauronnels franeaig, , 392. S’accou_siri, er de qqn. Le traiter de cousin. — Cyrus voiant d’avanture present un gentilhomme Merle, qui autre fois s’estait acousiné de luy. J. DE VÉNTEMILLE trad. de la Cyropedie, 3, — Apres lu y Artabaze, qui s’estoit jadis acousiné de Cyrus. In., ib., VI, t. Accoustre (mot d’argot). Préparer [à manger]. Var. hist. et liit., VI11, 170. Accoustrement. Vêtement, costume_ — Tout son a.ccoustrement estoit riche et pompeux oultre mesure, pour denoter quelle [Junol est Dresse de toute richesse et opulence. LEMAIR E. n E. 13ELG 11-luser., I, 31. — La noble dame Andromacha donna à son neveu’enfant Ascanius .. plusie.urs nobles acccfustremens tissuz et ouvrez de ses propres mains. ID., ib., 11r, I — Ces vesternens tant propres et accou.stremens tant riches. RABE- Lms, I, 56. — Les Romains estoient discernez des Grecz par diversité d’acoustrernens. CALvinir, Instit., X, p. 573. — Pourquoy il de beaux acoustreniens D’or et d’argent., rubys et dia- rnans ? MARG. DE NAV., les Marguerites, Com. de la Nativ., de J.-C. (II, 4S). — Elle aymoit si très fort los acoutremens falloyt des plus beaulx et riches qui fussent en la Court. E.A.n., ilePtarn.1 59. — [Lysandrel… ayant quelque tyran de Sicile envoyé plusieurs accoustremens precieux, pour servir de lustre et, pa.ra.de à ses filles, les refusa sa- gement, adjoustant… qu’en telles façons de robes gisoit plustost leur deshonneur que l’ornement. PASQUIER, le Monophile, L. (II„ 766). — Voyia einqu.ante eseuz que je vous donne, afin qu’ayez moyen de porter accoustremens propres pour estre remarqué entre les plus braves. Comp- tes du Monde adventureuz, 52. — Ou pour broder au mestier proprement D’un nouveau Roy le riche a.ccous trement. RONSARD, Hynate de la Fectnee (VI, 150). — Au surplus, un accoustre- ment De crespe, mis si proprement, Que du tra- vers de sa vesture Les flots de sa blanche char- nure L’on. entrevoye. BELLEALlt Odes d’Anacreon (I, 25).•— Les alliez emportoyent… force beaux et riches a.ccoustremens de pourpre à. la Persiene. AMYOT, Cimon, 9. — Ilz [les lioina.insi n’ont pas accoustumé de prendre ieurs bea.ux accoustre- mens sur leur harnois quand ilz veulent seulement cheminer par les champs. ID., Lucullus, 27. — 11 : Pompeiusl despouillant à grande haste sa cotte d’armes et son accoustrement de Capitaine, ves- tit une rbbbe convenable à sa fortune. ID., César, 45. avoit accoustu.iné de porter un accoustre.ment riche au combat, et d.e. couleur es- clatante, pour se faire remarquer. MoNTAiGNis, 34 (Ill, 173), — L’empereur… les haut, loua, et fil donner à. ch.ascun un accou.strement. de vel-lours cramoisy. BRA, NTÔMEr Rotioznont. espaign. (VII, 45), — Le Roy… vestu d’un accoustrernent broché d’or, Trad. de FOLENGO, Merlin Coccaie, L. I (I, 23), Accoustrentent de la Mec. Coiffure, — L’acous- trement de la teste estoit selon le, temps, En hy- ver, à la. mode Françoyse. Au prin temps à l’Es- pagnole. En esté à la Tusque, RABELAIS I 56. AccoeiMrement de tegtic. Casque. — Ils [les Par- thes1 avoient des accoustremens do teste si pro- prement a.ssis… qu’il avoit moyen de les asse- ner que par des petits trous ronds, qui respon- doient à leurs yeux. MŒNTAIC (II,. 105). En ce sens, aceoustrement de teRie était une ex- pression à la mode. — D’un heaume luy fut appris un arrnet, une bourguignotte, un acons- trement de teste. Du FAIL, Contes d’Eutrapel, 33. ecoustrer. Bien disposer, arranger, prépa- — Il faudra cultiver les vigiles, il faudra ac.- trer le.s prez. CALvi Nt Serin. S’Ur le Deater., 76 V11, 10.4), — Comme un laboureur, quand semer, il faut qu’il face passer ia. cha.rrue de-

;, il faut que la terre soit accoustree,

sur le liv. de Job, 15 (XXXIII, 191). — amis… a. commandé qu’on leur accoustrast Dgis icy au plus pres. isiniyoT, Hist../Ethiop., 11, 77 vo. — Il feit aussi accoustrer et fortifier et de Piraee, ayant consideré la. commodité [eu, pour du tout appliquer la ville. à la ma, — Thémisiocle, 19. — L’argent que lori luy it contribuer à. force pour les affaires de la re coutre les Barbares, nous l’employons à dorer, einbellir et accoustrer nostre ville, ne ne moins qu’une femme glorieuse. i D " rë- g, — Les Syracusains reprenans cueur s’en urnerent de rechef à Catagne, là où ilz pil- d et gasterent tou.t le pla, t pais, et bruslerent imp que y avoyent accoustré les Atheniens. Nitici-g, 16.. — La charge en laquelle il ein- .a. plus de diligence et de solicitude, fut. à dres- 7.4 accoustrer les grands chemins. In, „ Ccaus Gracchus, 7. — Ilz ordonnerent (111E. le derriere du temple de Minerve, , , luy seroit prcpiaré et &mous- tré pour son logis. ID, , Démétrius, 23. — Mais aussi e.stoit ce une honeste et loua.ble clespense celle qu’il faisoit à recouvrer et faire accoustrer des livres car il en assembla une grando qua.n- tité, et de fort bien escripts. ID„ Lueidiets, 42. Prépa.rer [un aliment, une drogue]. — Le tout n’estoit que chair de porc., laquelle estoit ainsi di- versifiee de plusieurs sauce.s et differentes ina.- nieres de raCCOUStFer. AMYOT, Flaminius, 17. — Lon servoit tousjours de toutes sortes de viandes exquisernent accoustrees, Lucullus, 40. — 11 faisoit dresser ses tentes et pavillons à l’oree de quelque vert bocca.ge…… lâ ou on luy accoustroit son disner sumptueusement. In., Anteinre, 9. — Atree De ses neveux a la chair accoustree, Pour le disner qu’à son frere appresta. FoRcADEL, Œup. poet., p. 51. — Pour empescher que le pois- son ne face mal… Il le faut faire bouillir et accous- teer a.vec du vin. WALL" Bouciirr, 69 Seree (11„ 12). — Elle a des cuisiniers Qui dans les plats fu- mant accoutrent les gibiers, VA iiQuELIN DE LA. FRESNAYE, Satyres jrançoiscs, L. V, à M. Bertaut.. — On les convioit de se raffraischir et faire la. col- lation, que don Sanche avoit falot très bien ac- coetrer. BRArcrômEl Cap. estr., (loin Sanche d’il- 11, 185. — Aux viandes nouvelles que /eues sçavent très-bien accoustrer. In., De3 DaieleS, part, .(1X, 221). — 11 accoustroit à rnanger pour les Religieux. Trad. de FoLEN Merhn Coecaie, L. X (I, 269). — Le medecin, mary de \rostre Lucresse… m’a donné charge aller aujourd’huy accoustrer ses vins. Or, j’ay pensé vous desguiser tonne-lier, et vous Encrier al, rec- ques moy en la cave. LA.ILIV EY les Escolliers, L — pauvre femme… le contraingnit [i’apo- thicairel d’accoustrer ceste poudre et en print ce qu’il Iuy en faisoit de. mestier. MARC-, DE NAV-5 H ep ta in. _ 68. Hien disposer, proprement, élégamment [la barbe, les cheveux]. — Or avoit il laissé croistre tousjours sa barbe depuis sa desfaitte sans l’ac- coustrer. AmvOTI Antoine, 18. — Et disoit davan- ta.ge Caesar… que ceulx qui leur feroyent la guerre seroyent un Ma.rdion Eunucquei un Photinus, une Iras, femme de chambre de CIeopatra, qui luy accoustroit ses cheveux.. ID., ib., 60. Panser. — Voya.ns ceste jeune pucelle parée de vesture si exquise… qui n’entendoit à autre chose, qu’à curer et acoustrer les blesseures du jeune damoyseau, Amyor, Hist. iEthiop, , L. I, 3 ro. Orner, décorer. — La. littiere fut tantost preste et a.ccoustree de royaux a.ornemens. LEMAIRE D E BE bC ESs 17. — [AEmylius] luy mesme venoit apres, monte dessus son char triumphant, accoustré et orné tresmagnifique- nient. AMYOT,. Paul Emittcf, Vêtir. Accoustré. — Ce faict, estoit ha- billé, peigné, teslionné, ac-coustré, et. parfumé. RABELAIS, It 23, — L’Ange… qui appa.rut aux femmes pries du sepulchre, estoit accoustré d’une robbe blanche.. CALVIN, Instruct. conbie les Ana- baptistes (VII, 116). — Ils trouverent Cleopa.tra roide morte couche° sur un flet d’or, a.ecoustree de ses habits royaux, A.wroT, Antoine, 85. — Les pages d’honneur tif-Ili-nient accoustrez, et bien pi- gilez testonnez. LouvEku, tra, d. Une 1, — Au jour sacré de la Royale entrée, Que la Princesse, en drap d’or a.ccoustrée, Brave appa- roisse. RoNsARD, Poèmes retranchés (VI, 203), ileceitstrer qqn de qqch. Préparer qqch pour qqn. — Les vieux ou vieilles qui excéderont l’aage susdict demeureront aux maisons de leurs maistres, pour les accoustrer de manger et garder la maison. Mornuc, Comment., L, III (II, 50).

S’accousirer.. Se vê., tir. — La Nymphe saccoustra de ses plus riche.s habillemPns. LEMA3RE DE BEL.— CF, , Se Illusir., I, 29. —Comme. une jeune fille, à fm de plaire mieux Aux yeux de son a my, par un soin curieux Siaccoustre et se fait RoNsARD, Hymne du Printeenps (IV, 303). Vests toy de ta force, Sion accoustre toy des vestemens de ta Jerusalem. CALVIN inStite, IV, lie 17. ..1.1"aecoustrer de qqch. S’en servir, s’en accommo- der. — Je sçay que tu scez qu’elle est louchk.J, Mais je te vekix dire comment Elle l’est si horri- blement, Et de ses yeux si rnal s’acoutre, Qu’i) vaudroit mieux, par mon serment, Qu’elle fust a.veugle tout outre. MARoT, Epigri, 204. — L’eclipsement nouveau des dix jours du Pape, m’ont prins si bas, que je ne m’en puis bonnement accoustrer, MONTAICNE„ 10 (IV, 132). Accousturnanee. Action de s’accoutumer, ha- bitude, — Aux bonnes choses conviendroit S’oc- coustumer lors adviendrait Qugon verrait la chose en usance Qui estoit hors d’accoustumance. MAROT trad. de deux Caoques f. D’avantage vostre peuple pour la longue accous- turaance, e…t pour l’accroissement. qu’il a re.ceu des armes, ne demande autre chose que la guerre, AMVOTe Numa, 5. — Il ; y eut un Romain qui prit cognoissance et accousturnance de s’a.pprocher et deviser farnilieremcnt avec un de ceux de la ville.. ID., Camille, 4, — L’accoustumance oste beau- coup de la trayeur et terreur aux choses, qui de leur nature sont verita.blement effroyables. ID., Marius, 16. — Aucuns, ou pour estre collez au vice d’une attache naturelle, ou par longue ac- coustumance, n’en trouvent plus la laideur. Mûri"- TAicreE, III, 2 {ln, 272). — A UTIO miserable con- dition, comme est la nostre, ç’a esté un tresfa.vo- rable present de Nature, que l’accoustumance, qui endort nostre sentiment à. la souffrance de plusieurs maux. ID., III, 9 TiT, 77). — L’accote- tumance est une seconde nature. ID., 111, 10 (.1Ve 131).. Accoustuzué subst.). Ce qu’on a coutume de faire, — Harpagus contre son accoustumé avoit mandé le berger. SA.LIAT trad. dinéRoDoTE, I, 111. — Comme le berger voulust faire son acous- turné, et eust ouvert l’huys pour entrer vers les enfans, ilz turnberent tous lieux à ses piedz. ID., ib., II, 2, Accoestumée (subst.). Ce qui est habituel. — Je vous mandois par ma derniere que Monsieur se trouvoit mal ; vous saurez par ceste-si sa. bonne santé ; par la grasse de Dieu, est remis à son accousturnée. AuBIGNÉ, Lettres de sources diverses, 24L. (Accoustumée pourTait aussi se rapporter à, santé.) A ro.ceoustionée. Selon l’habitude. — 0 Dieu tu es mon Roy, aide à. l’accou.stumee A Jacob ton servant. DESPORTFLS, Ps. de David, 43. — tes pro.- ŒSSiOnS.-— Se rirent et se parachevarent fort dévo- tieusement et quietternent, sans désordre et tu- multe ny insolance aucune, à Paccoustumée. BRANTI5M E, Cap. franç., M. de Ge.dise, — Je. veux respondre, quoy cjue couramment à mon accous- tutnee, aux dermeres lettres que j’ay receu de vous. St FRANçois SALESe Lettres, 704. Accoustumer. S’accoutumer à. — Elle exerça dès sa tendre jeunesse masle tait des armes aux tournoys, Acoustumant la lance et le pavoys. BAÏF, Poentes, L. V (II, 264), — Aprenons à, re soustenir de pied ferme, et le combatre (l’enne- mi qu’est pour l’homme la mort],.. Ostons Iuy restrangeté, pratiquons le, accoustumons le, Mow- TA ro ih.[E, I, 19 (I, 90). — Nous nous durcissons à tout ce que —nous accoustumons, ID, „ III, 9 (IV, 77). — luy raison. accroyre que rea.0 de la, ri- viere de Séne les amaigrissoit ainsi [des chevaux] jusques à. qu’ilz l’eussent accoustumée deux MOi.S. BRANTÔME, Cap. estr., Ie ereareechal d’Es-trozze, 265. aecoeislumé. Avoir l’habitude. — Les An- ciens pour confirmation de leurs appointemens, a.voient aeousturné de tuer une truye. CALVIN, instit., X, p. 567. — — Incontinent qu’il fut arrivé à Athenes, voulut commander et ordon- ner, conime il avoit occoustum.é. ArieYoT,. Thésée, Senat a tousjours accousturné de se por- ter moclereement et gracieusement envers ceulx qui ont à besongner et traitter a-vecluy. ID., Alci- biade, 14. — Ceste forest est celle mesme où… toutes les deïtez forestieres ont accoustumé de faire leur retraitte. BELLEAU, 1-a Bergerie, ire Jour- née (I, 265). Les os et reliques des personnes d’houn.eur, nous avons accousturné de les tenir en respect et reverenee. MOridTAIGNE„ III, 8 (Il, 80). — Je luy dy un jour un peu hardiment, comme ray accoustumé, qu’il luy sieroit mieux de nous. faire place. ID" ib. (II, 84). Ciceron reprend aucuns de ses arnis d’avoir accoutumé de mettre à l’as- trologie, au droit, à la dialectique, et à la geome- trie, plus de temps que ne rneritoyent ces arts. ID., II 12 (II, 246). — Il [César] avoit accoustumé de dire qu’il air.noit mieux la —victoire qui se conclui- soi t par conseil que par force. ID !, 34 (HI, 169 ecoustumer qqch à qqn, Le lui rendre habituel. - [ies vers à soie] seront cha.udem.ent tenus durant quelques jours, pendant lesquels leur ac. cousturnerés l’aer petit à petit. O. DE SERRES, Théâtre d’Agric., V ! 15. — Comn-ke aussi se plai- sent-ils [les vers à soie.] à la, senteur des pourreaux, des aux, des oignons, si la leur accoustumés dés le.ur jeunesse, In., ib, Aceraser. Écraser, frapper violemment. — Air, où rescrvois-tu des boulets foudroyans’Tant et tant de milliers" quand aux Arnorreans Par les fils de Jacob mis en route et en fuite, Tu fts les a.ccrasant si mortelle poursuite ? J. DU CHESNE „ Grand Miroir du Monde, L. I, p, 16. — Or Dieu, qui ses enfans d’un ceil piteux regarde, En-voye à leur secours. cinq archers de sa. garde, Cinq Che- valiers divins, qui vola : ns par les airs, Dardent sur l’ennemi tant de foudreux esclairs, Qu’ils ont en un moment de leurs aspres tempestes Accrasé des Pa.yens plus de vint mille testes. , , ib., L. p. 64. — Quels foudres, quels esclairs, queile.s aspre.s tempestes, Quels vents tourbillonneux, acrasant plus de testes D’Aphricains ennemis, que tout le bataillon Que leur mit au devant le preux Tym.oleon… ? ln., ib., L. V, p. 196. — [A Cathe- rine de Médicis] Quand l’edi lice haut des superbes Lorrains, Maugré tes estançons, t’accablera les reins, E’t par toy eslevé Vaccrasera la teste. Ar.7- MIMÉ, Tragiques} I (1V 53). — La fortune de Despian tombera sur vos testes et vous occrasera, ID., Letires diverses, 23 ge 515). AccravanterlAggravanter. Écraser. — Une piece de la rnontaigne eslancée par un trem- blement de terre, a.gra-vanta partie des a.ssaillans. FAUCHET, Antiquitez, I, 10. — Ils avoient fait passer des chariots chargez sur d’autres, arrestez avec. des pieux au travers des chemins, afin de miserablement les faire mourir accravantez. ID., ib., III, ft, — Encores que des monts Pyrenees il roulast de grands quartiers de pierre, qui accra- vantoyent les hommes et le bestial. 1D., ib., III, 20. — Durant 1eur sejour en Constantinople, estoit survenu un erousle… par lequel plusieurs edi- fices de ladite ville et d’au. tres Citez furent abatus et les hahitans agra, vantez dessous. 1D.5 ib., III, — Nos gens preparereni… des Mangonneaux (qui estoient des instrumens à jetter grosses pierres de faix) pour agravan ter les taudis et man- telets des Danois. ID., ib., X, 18. — Que la terre s’affaisse tant qu’elle voudra, qu’elle en- gouffre, atterre, accravante et ensevelisse les pauvres pionniers. CuoLIÈRES, 1 re Matinée, p. 52. — Nous la poussons en bas [une tour] : elle adonne qui se suit, Traire apres sa ruine un grant et son- nant bruit, Et de Ra chute esparse en tombant en- sanglante Force rangs ennemis que son faix ac- cravante. BERTAUT, trad. du 2e liv. de 1 Eneide (p. 264). — Le Prestre,.. descend en la fosse, mais il ne fut si tostparvenu où estait le coffret, que la terre ne tornbast sur Iny, et Paccravantast. LE LoyER, Hist. des Spectres, 1V, 12. — La pauvre femme fut de rnesme avec luy occise d’un coup d’espée à travers le corps par un centenier, et sa fille brisée et accravantée contre une muraille, qui ne pou•oit mais de la meschanceté de son pere.BRANTômE, Des Dames, part. Il (IX, 334). — Celuy qui d’un canon foudraiant extermine Le rempart ennemi, sans brasser sa ruine, Ruine ce qu’il hait, mais un mesme danger Accravante le chef de l’aveugle estranger, Grattant parle dedans le vengeur edifice, Qui fait de son meurtrier en mourant sacrifice, AuitiG Ni Tragiques, I (IV, 55). Fouler aux pieds. — Tout ainsi coleré, j’ay pressé furieux Leur col aecravanté du pied vic- torieux. R. GARNIERi Forcie, 1058. — Tout ainsi ray foulé leur teste a.cravantée Sous mes piedz mottez. J. DE CHAMP-REPLFS, Ulysse, I. 11). Abattre. — Ores les esclandres durs De la tem- peste fatale Qui accravante les murs De nostre ville royale, R. GARNIER, la Troade, 1230. — Les Perrieres et Mangoneaux c’estoient. instruments de guerre pour baterie). estoient prests de batre les murailles, et d’agravanter les maisons de la cité. FAUCHET, Antiquite.z, If, 20. Briser en précipitant en bas. — Le Ciel ne de- voit pus Pardonner à si lasche teste, Ains il devon de sa tempeste L’acravanter à bas. RONSARD, Odes, Il, — Ayant pris dedans [la tour de Montbrison] cent ou six vingtz tant soldez qu’autres par composition et sur sa foy, il les fit amprés tous précipiter du haut en bas et acra- vanter. BRANTÔmE, Cap. franç., le baron des Adretz (IV, 32). Étouffer. — Ce fort Thebaini.. Qui dans ses bras Anthee ocrava.nta. RONSARD* Amours de Cassandre, Elegie a Muret (I, 113). — [Antée] qui se travaille D’eschapper hors du pl y de si rude te- naille, Enfle ses nerfs en vain, et tout a.cra-vanté Encor’sur un genouil, mal-, leur se tient planté. ID.1 Foetus, L, I, Harangue du due de Guise (V, 24). Charger lourdement, écraser sous le poids. Las ! voudriez-vous bien voir vos sepuleres cavez, De nostre humide sang incessamment lavez Et vos corps inhumez dans leurs urnes fatales, Ac- cravantez du poix de nos charongnes palles… ? R.. GARNIE Re _POrtie, 256+ — Ores ]es mesmes champs, qui sous leurs corps gemirent, Dessous les corps Romains accravantez soupirent. ID., Cornelie, 1894. — Il ne voit esgorger une foiblette enfance, Et les Rois giesastrez en rniserables serfs Couchez dessus la paille a_ecravanter de fers. In., les Juiftes, 1574. — Les roues et potences ne sont accravantées que du poids de ces charongnes. Var. hist. et Ur, 11. [e 230. Frapper violemment, foudroyer_ — Tous jours Ce Tresorier jaloux Nous acravantera de coups. GREvrN, la Tresoriere, IV, 4. — D’autres fois il survient qu’aussi tost que la nue Par un secret. effort en gouttes d’eau se mue, Que de l’air du mi- lieu l’excfissive froideur Les durcit en boulets, qui tombans de roideur Quelquesfois, ô pitiét saris faucille moissonnent, Vendangent. sans cousteau, les ! miniers esbourgeonnent, Desnichent les oy- seaux, des-honorent nos bois, Acravantent nos bœufs, et fracassent nos toieLs. Du BArtrAs, 1 re Semaine, 2e Jour. — Leur vignoble est meurtri de gresle et de terapeste, Et la pierre de glace acravante la teste Du sauvage figuier de tout point saccagé, DESPGRTE.S] PR.. de DaPid, 77. Icy gist un toreau par l’ora.ge malté, De’à. gist un enfant. du foudre acravanté. Du BARTAS, L. II. — La dextre tonnante De Jupiter qui oc cravante D’un rocher Pindorntable flanc. R. OAft- NIER, Marc Antoine, 13O6. — (Fig.) Je provo y ja mainte tempeste Et maint orage menaçant, Pour nous accravanter la teste, S’aller dessur nous es- lançant. I D-1 Hippole, 1537. Accabler sous la défai te, la fatigue, le malheur. — Cesar, qui a dom té tout cela que le Ciel Enelost sous sa youture, et s’est fait immortel Par la MOlit d’un radie, a_ccravan tant ]’audace De son gendre orgueilleux. GREVIN, Cesar, I (p. 3). — En somme ce Tyran croit que la saincte race Crevant sous ! e fardeau demouroit sur la place, Ou qu’Isac pour le moins accravanté de maux, De veilie.s affoibly, tout cassé de travaux, Avec le cours du_ temps se rendoit inutile Aux baisers amoureux d’une Vpnus fertile. DU BA.RTAS, 2e Semaine, Lay. — Helas ! quelle tempeste Du non couipable [saac accravante la teste ! hi, ib., 4 Jour, (es Trappes. — Que tout le malencontre et le cruel rnechef Qu’un ennemy souhait t te accravante mon chef. R. GAR.NiElil la Troade, 880. Accabler sous la tristesse. — Si ne seront point ces peines Egales au dur ennuy Qui par traces inhumaines Me rentraisne avecques luy, Et qui d’un faix inconstant Me va tout accravantant, TAUD REALI, Poésies, Ode 6.— Soit soit tousjours ton cœur de dueil agravan té. BAÏF, Poenees, L. 115). — Soit égallement D’ennuis agravanté, quiconque ma simplesse D’un ma_chineur engin epoint faussement blesse. ln., ib. (II, 127). Mais d’or vient que la Royne est si tost retournee Quand elle a sceu d’Ilemon la dure destinee, Sans faire aucuns regrets, sans avoir lamenté, Sentant d’un si grand dueil son cœur accravanté ? R. (4 Ail R — N É ES. Antigone, 2603. eaccravanter. S’abattre.—Niais ainsi que la Palme est propre à resister Aux fardeaux onereux, sans point s’acravanter. J. DE CIIAMP-FLEPUS 1yssc, IV (p. 50.). A ggravanté. Malade_ — Soit à ton los man can- tique chanté, Car par toy e.st l’aise doulx enfanté ; -Par toy la vie en corps aggravanté Est restaurce. DIA ROT} Chants divers, 1.0. Acore/alti V. Accroist. Aecresté. Qui a une crête. — Il porto on teste un heaume accresté, et la visiere fermée. Trad. de FoLENGo, Merlin Coccaie, L. XV (11, 28), Dressé comme une crête. — Les aultres en- floyent en longueur par le membre, qu’on nomme le laboureur de nature en sortequ’ilz le avoyent merveilleusement long, grand, gras, gros, vert, et acresté, à la mode antique. R, ABELMS, ILL Hautain, fier. — Il avait une aultre poche pleine de alun de plume, dont itgettoit dedans le doz des femmes qu’il voyon les plus acrestees_ RABELAIS, 16. VraYenlient tu es bien acresté à ce matin tu rnmigeas hersoir trop de mil. ID., 1, 25. Malveillant, méchant, hostile. — Ceux, qui par trop a.cerestés mesdisans, tascheroient à me bles- ser du venin de leurs langues mordantes et pesti- feres. P. D E eEtivr. poet, Advertissement. au Lecteur. —Desübeissance. Itee eue, inofficieuse, mutine… actrestée. M. D E LA Po RTE, Epitheles. Accrester (81). Lever la crête. —— Lest Animal tant furieux [le lion l… craint de voir un coq qui s’accres V et se gendarme :, et plus encores quand il chante.r) , 1T PINETt trad. W PLINE, VI II, 16(04 — Le Coq naturellement fait peur au Lyon, quand il eaccreste et se gendarme, mais plus eucores quand il chante. M, D E LA PORTE, Epitheles, 93 ro. Accreusement. — Esprit parfait, dont en terre tenu Accreusement, pour enter retenu Est, comme on voit, le corps essencieux. Anc. Poés. franç.., XIII, 407-408, Accroc. Ce qui accroche. — Celuy qui veut monter à la montagne, il faut qu’il soit despouillé de toute Vanité et Menterie : car tels haillons trouvent. trop (l’accrocs qui les arrestent. Du VAIR, Meditai. sur sept ps. de la Consol. de David, Ps. 13. — Ceux qui montent par un aspre et e.spi- neux precipice, quand ils viennent à se picquer quelque ronse, ou escorcher contre quelque cail- lou, levent de douleur la main de dessus les cram- pons et accrocs qui leur aident à monter, et in- continent bouleversent en bas. lu., Ps. 52. Accrochage. Action de s’accrocher, — Je lasche mon limier dans l’espesseur du bois, Et moy de pieds et mains, non saris quelque accro- cha.ge, Je nie trahie attravers le plus fort du hos- cage. CL. GAUCHET, Plaisir dee erEmps, Chasse du Cerf (p. 183). Accroche. Ce qui accroche. — Sans les avoir armez et mains et d’accroches, De petits hame- çons, de secrettes approches, Des traits mesme d’Amour, pour attirer à soy Le ter opiniastre et lu y donner la loy. BELLE A. L, Amours des Pierres précieuses, hiPterre d’a mi (II, 180). — Les mariniers ont accoustumé de bien fourbir et ra- cler les parois de la navire, pour en os ter toutes accroches des herbes, d’algue, et de la mousse, qui s’y attachent. AmToT, trad. des Propos de table, il, • (Au figuré :) Juges, où seront lors voz fui ttes, vos accroches, Voz exoinés, delaiz, de chi- cane les tours ? AUB1GNÉ Tragiques, III (IN, 137). Accrocheraient. Action d’accrocher. — Lancre signifioit plustost fermeté que detentian ou ac- crachement. SE Y ssEi„ trad.d’APPIENr Guerre •S’y- riaque, 7. — La plus part de leurs façons de com- battre sont prises ou vrayes ou feintes, accroche- mens et mesuremens de l’un à l’autre. Amvor, trad. des Proios de table, III, 4.— Les saisies, ac- crochernens et prises de ceux qui lu.ictent, ont be- soin de poussiere esparse sur leurs mains pour les rendre plus fermes. In., ib, , IV, Proeme, — (Fig.) La belle Venus ne s’accoupla elle pas avec le bon Irieillard Anchises… et de test. accroche- ment 2Enea n’en fut il pas basty ? CilomènEs, 7e Matinée (I, 255). Voylà derechef un autre au-FI : tellement— PIE. DE MAaNtx, Differ. de la Re- Préface. Acerocheter. Accrocher, arrêter. — Son Al- tèze mit en avant de traiuter sur ce plus amplt-- ment avec les estez, pour ne demeurer icy a.cro- chetez. Pu. D E MARNIX7 EcriÉs polit. et hist., p. 199. — Le lendemain… arriva le sr J oly temps, avec les ratifications de’rostre traicté de par les provinces contractantes, et pouvoir ide faire et recepvoir le serment ce que facilita grandement la fin de nostre traicté, pour ce questions lors accroche- tez proprement sur ce point.. lu., ib., p. 230, Sacocheter. accrocher. — Il y a une i r nfi- nit é— de ces atomes galopans continuellement en Vair et s’acrochetans l’un l’antre. PH. DE l’IrfA Rmx, Differ. de la II, t, 11. Accroire. Prendre à crédit. — De sorte qu’on tend Faire le prest, c’est chose bonne à croyre, Que qui peult bien payer, ne doiht accroire. CRE- TIN, à François Charbonnier. Faire crédit., donner à crédit. —— Sang Meut tu err auras a.utant. ; Vela comment il failli. accroire, — Accroire ? I1 twill payer comptant. Sotties, II, 193. — Plus n’avons pistoletz ni’escus ; Le tavernier digit Rien n’accrois. A 11 C. Poés. /ranç, , VII, 77. Prêter. — Puis il lu y fait à croire Que des libvres il s’estoit fait à croire, Et d’autres cas dont il avait mestier Pour soir servir. BOURDIGNË, Pierre Faifeu, 3. — Il demeure encore gros de- niers quiilz mettent en leur thresor publicque, si d’adventure ilz ne les ayment mien prester et accroire au peule de ce pays. Ln lhoriin, trad. de Tri. Priorats, 1’Isle d’II copie, L. II, 8 ? roi. Estre accreu. Avoir du crédit.. — (Ironiqu.e- men t. Et tous estoient sans denier et sans maille, Et n’eussent sceu trouver qui leur en baille, Tant ilz estoient bien par la ville acreuz. BouRDIGNÉ, Pierre Faifeu, 13. S’en faire accroire. Faire ou faire faire ce que POLI veut, agir à son gré, imposer sa volonté. — es deux jeunes Empereurs défaillans de ga.rends à leurs sujets, la plus grande partie des villes et citez… s’en firent accroire elles-mesmes, et à leurs propres cousis et despens, sous tindrent le deffroy de la guerre, s’affranchissons par ce moyen… de l’ancienne oheissance qu’elles avoient en leurs Empereurs. E. PASQuiErto Recherches, I} 7. Comme M. de Tavanes vo]sist passer, M. de Bar- bezieux ne le vouloict permectre.., mais, quo y qu’il teust, ii s’en fis I accroire ot passa le guichet. 1V1 o N- L Uc : 1 one nt., Lb I 115-116). — A la fin le Roy s’en fit accroire, ayant M, de Guise et M. le mareschal de Sainct André de son cousté. lu., ib„ L. f I i (I, — Bien peu de jours après, m’ar- riva le don que le roy m’avoit laid de la campa- nye de gens d’armes, pour la mort de M. de la cocas ta prou au imy de se pouvoir des- meller des traverses que l’on me donnoit à m.e garder de l’avoir ; touteslois le roy s’en tee ac- croire plus par colère qu’autrement. ID, j ib., L, IVI1, 32, 1). — Depuis cette constitution ainsi faite l’on n’a point veu que les Papes n’ayent eu très-grande puissance temporelle dans Rome, dessus les Empereurs et encores que les aucuns leur voulussent envier cette grandeur, si est-ce que les Papes s’en sont fait accroire, quelque re- s’embu que l’on Leur ait faite. E. PASQUIER, Re- cherches, III, 4. — Geste deffence dura prés de deux ans, et leur lia si bien les mains, qu’ils ne s’osèrent jamais rien demander, car le roy s’en faisait estrangenient hien accroire sur l’observa- tion de ses loyer. BIIANTÔM E, Disc, sur iCS Duels (VI, a » ). — Et aiant la régence de co roya.ume..i s’en fit bien accroire sur le roy de Navarre, qui, comme prince premier du sang, vouloit œstre ré- gent en sa place. ID., Des Dames, part. I, Cathe- rine de Me.dicis (V11, 351-352). — La reyne sa mère In_ vautrait fort marier à Charles d’Autriche, despuis empereur ; et si elle eust vescu. cella se fût faict, car elle s’en raison accroire quelques fois par dessus le roy son mary, ID., Des Dames, part. I, Claude de— France (VIII, 11 : 16).

Accrois (subst.), v. Accroist.

Accroissance. Croissance [des êtres vivants]. - La forent prent sa verde robe neufve, La terre aussi, qui n’aguere etoit veufve, Promet de fruictz une accroissante pleine. Du BELLAY, l’Olive, 88, - Autant puisses-tu avoir De.vertueuse accrois- sauce Que le ciel nous a fait voir De bon heur à ta naissance. ID., Ode sur la naissance du duc de Beaumont. —— Et vous Nymphettes Lorraines, Caressez à qui mieux mieux… Ce Roy vertueux et sage… Qu’heureuse en soit Paccroissance Au doux repos de la France. BELLEAU, la Bergerie, Ire.cura. (I, 287). — Du Lentisque trois fois la fleurp rend sa naissance, Et son fruict trois fois Pan prend nouvelle accroissance. ID., Prognos- tiques et. Presages, 11, 349. — Les arbres et les plantes succent la terre pour leur proufit, et en tirent l’humeur qui sert à leur accroissance, 1 O N- TA.IGN EI trad. de RAY MON D SEBOC’i, ch. 66. — Le Soleil chaut qui toute chose esclaire, Luy donna [à une plante] l’estre, accroissance et vigueur. RorisAan, F•anciade, III (III, 110). — Le jardi- nier curieux de ses fleurs, De jour en jour beant leur accroissance, Ardent les voit, et les espie. Au- BIG NÉ, Printems, 1, 76. — Là prend accroissante et vie La violette, encholie, Marjoleiine, tims, per- silz. ID., ib., 111, Ode 23. — Vierge qui tout fais naistre, et donnes accroissante Par ton humeur divine à ce qui prend naissance. PASSERAI", Poés., Prière à Lusine (I, 115). — Et tout ainsi que le chaud du soleil Donne estre à tout, le feu de son bel œil Me donne force, accroissante et la vie. Ouï DE TOURS, Souspirs ainuureux, L. I (I, 6). Accroissement, élévation, augmentation. — Ceulx je repute dignes D’estre elevez jusques aux courts divines Par bon renom, qui de basse nais- sance Sont. parvenuz à haultaine accroissance. MkuoT, Jugement de Minos : — Croyez que je suis faicte exprès Pour vous porter obéissance Qui tousjours prendra accroissance A mesure que je croistray. In., Epistres, 36. — Mais si ce beau ung fol dezir m’apporte, Vostre vertu, plus que la beauté forte, Le coupe au pié : et veult qu’un plus grand bien Prenne en mon cœur une accroissance pleine. Du BELLAY, l’llonneste Amour, 3. — [L’Amour] Prenant tort accroissance, Acharné dedans nous, il nous deehirera. BAÏF, Amour de Francine, L. IV (I, 24, 3). — Si Dieu pourvoit ima- giner quelque augmentation à son pouvoir ou ac- croissance, il auroit quelque chose de plus grand en son intelligence qu’en sa puissance. MO N- TAIGNE, trad. de RAY MOND SEBON, ch. 42. — Il faut que, rostre ame soit rendue si contente, que son aise ne puisse recevoir aucune accroissance. In., ib., ch. 154. — Nous appelions aggrandir rustre nom, l’estendre et semer en plusieurs bouches : nous voulons qu’il y soit receu en bonne part, et que cette sienne accroissance luy vienne à pro fit. I D., Essais, Il, 16 12). — Quand je pense à croistre, c’est bassement, d’une accrois- salue contrainte et couarde : proprement pour moy : en resolu.tion, en prudence, en santé, en beauté, et en richesse encore. ID., III, 7 (IV, 2). — Le sçavoir, l’artifice avec l’experte usance, Don- nent en quelque temps au rènom accroissance. VAUQU ELIN nE LA FR ESNAY E, Art Poetique fran- çois, IL — C’est en cette accroissance que les pe- tits fiefs de France sont aujourd’hui Baronnies… les Baronnies Comtez… les Comtez ruchez. AuBIGNÉ, Faeneste, IV, 20. Crue. — L’eau du Nil arrousant et rendant fer- tile le païs d’Egypte par son desbord et accrois- sauce. THEYET, COS.M0 Kr., V, 6. Aeeroist. Croissance [des êtres vivants]. — Nature empIoye la nourriture qu’ils prennent, tant en leur nourriture qu’en Faceroist de leurs parties corporelles. CHOLI RES, 7e Ap. Disnee (p. 285). — On bordera ses allees d’arbres, de ceux qui seront de plus facile accroist et de plus grand profit et plaisir. O. DE SERRES, Théâtre d’Agric., — Llivroie prend sa naissance de la seche- resse, et son accroist de l’humidité de l’Hy ver suyvant. ID., ib., II, 2. — Si \rostre climat rouf-. frant l’accroist de la Vigne, est plus froid que chaud, plantez à. l’aspect du Mid, ID., ib., 111, 2. — [Les œillets] veulent estre arrousés, mais mo- derément le peu et le trop d’eau leur estans pre- judiciables, l’un en l’accroie, l’autre en Podorement. ID., ib., VI, 12. Accroissement, augmentation. — [R.ibaudise] Aux haulx tousjours aeste et braist ; En maintz tormens faict son accrest. Sotties, II, 59. — Ainsi le tres clair honneur, par repercussion nwer- berce se redouble, retournant avec accrois de resplendeur à celluy duquel il est procedé. B. ANEAU, 1 nzagination poétique, Dédicace. — Il est parlé de l’accroist de l’ire. de Dieu. CALVIN, Serm+ sur le liv. de Job, 14.0 (XXXV, 278). — Je ne veux pourtant dire que ceste mer soit si pro- fonde comme elle a esté, veu que tousjours il s’y fait accroist et de limon et (Pareille. TH EVET, Cos- mogr., VII1, 12. — L’aceroist de la puissance de lehemet vint des Chrestiens mesi.nes. In., ib., VI, 4. — Je laisse aux anciens Historiens à vous déduire l’accroist et diminution de ceste vite, ID., ib., XVIII, 10. — FerauIez, qui avait passé par les deux fortunes, et trouvé que l’a_ccroist de che- varice n’estoit pas accroist d’appetit. MONTAIGNE, I, 40 (I, 348). Crue. — Ces deux fleuves sont posez soubz mesme radiation perpendiculaire, jaçoit qu’ils sourdent en plages et regions diverses, ayans mesures causes de leur accroist et decroist. TRE- VET, Cosmogr„ II, 10. J’ay parlé de l’accroist et decroist du Nil. ID., ib., X XII, 9. — Comme on voit bien souvent une eau foible et debile, Qui du cœur d’un rocher goutte à goutte distile… Par l’accroist d’un torrent plus ficre et plus hautaine, Emporter les maisons, noyer toute la plaine. DES-PORTES, Amours d’H ippolyte, Stances. (En parlant des phases de la lune.) — La mer s’enfle et se diminue Par Paccroist et decroist de 1’Estoille cornue. Du BA RTAS, Ire Semaine, 4e Jour. — La nier s’enfle et se diminue par l’accroist et decroist de la lune. CliGLIÊ RES, Se Ap. Disnée (p. 294). Profit, gain. — Dieu n’a point defendu tout gain… Mais il a defendu le profit ou l’accroist qu’on rend à celuy qui baille le sien sans son dom- mage, et cependant veut sucrer la substance d’au- truv. CALviN, Ami.. sur le Deuter., 134 (XXVII !, 117). — C’est une sottise trop lourde, quand on voudra dire que l’usure n’est sinon en l’argent car nous voyons que Dieu l’a estendue à toutes espaces de profit que quand nous prenons ac- cruist en bled, ou en vin, tousjours nous sommes usuriers. ln., ib. (XXVIII, 118). Aecroistre (intrans.). S’accrois ire, croistre. — Ton bien acroistra d’adventaige, RABELAIS, III, 28. — Sa gloire en accreut tellement, qu’elle s’es- pandit partout. A m Y oT, Pélopidas, 30. — Si toute. fois cette fauce opinion sert au public à contenir les hommes en leur devoir… qu’elle accroisse har- diment, et qu’on la nourrisse en nous le plus qu’on pourra. MoDurmeNs, II, 16 (Ill, 16). Si vous voyes que neanmoins la tentation persevere ou qu’elle accroisse, coures en esprit embrasser la sainte Croix. St FRANçois D E SALES, Vie devote, IV, 7. — Ainsi devint et accreust jadis. Rome par les ruynes de la ville d’Albe. BRAI’llTiblE, Cap. eer., Caesar Borgia (11, 206). Accroupir, Mettre dans un état de paresse, frina.ction, — Le mariage… apoltronit ou accrou- pit les bons et grands esprits. CHARRON, Sagesse, I, 46.. S’accrûupir. Pare en éla.t. de stagnation.— A fin que. le venin, si aucu.n avoit on n.ous, se puisse evaeuer sa.n.s s’y acc.rou.pir aucunement. _A NIBR. PARÉ :, XXIV, i0. — (Fig.) : Je voudrois sans nous accroupir de paresse… que nous nous exposa.s-sions, pour le bien de nostre pays, volontairement aux dangers. E. PASQUir R, Potir-piirler du Prince (1, 1028). Accrioupi. Qui est dans un état de stagnation, d’immobilité. — Le souverain remede… est de faire des esgouts pour tirer toute l’humidité de-hors, ei toutes les eaux qui y sercFnt accropies. COTEREAU, trad., de COLI_TMELLE, 11, 9.. — Astre luisant, avant qu’aucune chose Du vieil chaôs en-core (list déclose, Qua.nd mer et feu, ciel et terre acroupis D’un noir brouillas languissoyent assou- pis. BA.-iF, Poones, L. II (II, 77), — Si en ce que je vou.s envoye. vous trou-vez clequoy contenter vostre esprit, vous ne me l’imputerez, ains à vous, qui sçavez remuer en moy des humeurs sourdes et accroupies. H. PAsQuiE Ri Lettres, V111, a. — Jusques au temps que soyons deerepitz, Pre_s d’estre mis en terre et acropiz. J. BoucitET, Epis-ires morale.9 du Travereete, 1, 1.1. Accrouppir. Pencher en arrière. — Je lui ap-pris… à. relever sa ceinture à la. fosse de l’estomac, comme le petit Auger, barbier de Paris, à faire accrouppir le chappeau et les perruques. AUBI-GNÉ, Santy, II, 1. Aecueil. Lieu de réunion. — Grece, qui a esté la pepiniere et accueil de toutes gens insignes en toute doctrine et science, Bu-ré,.Prinee, 10. Aspect. — Que,. pleust à Dieu ne t’avoir jamais veue, Ou que ma vie encores fust rourveue De sa franchise, ou que ton propre vueil Fust ressem- 111 : 1 t à tOD Si bel accueil. MAnoTi. Eiegia 2. l’n.sence, — Si c’est à mon cueur advantage lie ce que son noble corsage Gist en-vers loin.g de mon

; Car si j’avois V811 son sercueil, Ma grand’

douleur cleviendroit rage. [D., Chanson 6. Accueillance, Accueil. — Telz mes engins et Meg arts e.n, toy furent, Ores desdains. puis be t’igue accu.eillance. Viksguiri PniLiEuL, trad. de PÉTRARQU L. IV, Trioraphe de..lelort, 2. Accueillir. Cueillir, couper. — Cavaiiree ac- cueillit de ceste herbe. BEROA_LD E DE VERVILLE1 Voyage des Princes Will/nez, p. 122. — AVOC montant que je tiray d’une petite couchillade, elle alla si advant dans le fond de Ia mer, qu’elle proffondit l’enfer 0-ù là j’a_ccueilly et coupé la poincte dt-…4 la naze à Pluton. BI-11.A NTM.1 MAO-mem. espaign, (V1I, 24).. Amasser. — Par ce prit le verveux, et le jecta si à propos, qu’il accueillit grand nombre desdietz poissons et les tira à terre, SALIATI trad. d’flÉno- DOTE) I, — Ces trois ou quatre nourris en la lecture de quelques livres particuliers, ont accoustuiné d’estre distribuez par le General de leur Ordre aux Provinces esquelles l’on veut commencer de planter un College de Jesuites.. Là Ils debitent le peu de sçavoir qu’ils ont accueilly de long-temps. E. PAsQu iErt, Recherc.hes, 111, 44.— Je veux un peu aller vos gras dormeurs, les- quels vous prisez pour la. gra isse qu’ils s’accueillent diDrrnant. RE 52 re Ap. Disnée (p. 26). — Ceux qui sont près de luy [le Royl, tournent toutes leurs pensées à nouveaux Edicts : chose qui aC. — cueille en luy une haine. estrange de son peuple.. E. PAIQUIEli, Lettres, I, 3.— En pe.u. de temps i1 accueillit el le mescontenternent des plus grands, et la haine des moyens et petits. ID., ib., XIV, 2. — Il a.voil. accueilly la haine publique des Fran- çois, pour s’estre rendu imperialiste en scul Du- ché. ID-1 &cherches, V, 3. — L’assassin commis en la personne du Duc d’Orleans estoit abominable devant Dieu et devant les hommes. Toutesfois haine publique que la ville. de Paris avoit accueil- lie contre luy… fut de tel effect, que le Due d() BOUrgongne… fut. grandement loué. Ib., ib, , V 1, 3. — Ceux-Ià., avec leurs superfluitez, a_ccueillent les maladies, dont ma sobrieté me garentit. ID., Lettres, XVIII, 3. Joindre, réunir. — Certes je ne doibs pas Estre accueilly avec toy au. supplice Ny danger, H A.UD EN T Apologues d’ESOF-e, 65. — Si je vois onc avecques blanches rozes Vermeilles estre en coupe d’or encloses… Je cuiday voir trois graces a.ceut.i I I ies En ce beali chef, VAsQuiri tra.d. PÉTRARQUE5 L. I, chant 15. — Et Jes beauttv. accueillies en elle. ID.„ ib., Li II, S. 11. — ’Foutes ces particularitez accueillies ensemble, me semblent assez suffisantes pour faire croire. qu’il y a beaucoup de la fable en cette Jeanne Papesse’. E. PASQUIER, Lettres, XII, — Isra.ël est alliigé par les Balaams.accueillis pour le maudire. par Ies Jasons, pa, r les Alcimes.. ALIBI Él Médit. sup ps. 84 E, 139), Assaillir, — S’il est tout seul et soit aucune- ment De plusieurs chiens acueilhy, sagement En sa meute tournera, querant change _De cerfz, bis ches, qu’essaye subtillement Bailler a.ux chiens. ORiNconp., la Chasse du cerf des cerf (1, 162). — En tra.versant la mer, il Eut accueilly d’une tour- mente, qui luy noya. taus les batteaux plats, AMYOT" trad. de DIODORE, XI, 5. — En chemin ii. fut a.ceueilly d’une tourmente si violente, qu’elle emporta partie de ses vaisseaux. ID., — Ayant proposé d}escrire toute l’histoire Ro- maine__ il rut surpris de plusieurs affaires et acci- dents publiques et privez, qui l’accueillirent oultre son gre. iDei Cicéron, — Laisse ce froid mestier, qui jamais en a.vant. N’a poussé l’artizan, tant fust-il bien sçavant a.vec sa fureur qu’il appelle divine, ldeurt tousjours accueilly d’une palle famine. RONSARD, _Poones, L Disc, à P. L’Escot rifr, 175), — [la France] semble au rria.rchand accueilli de malheur, LeflueI au coing d’un bois rencontre le volle.ur. ID.. r’unginuat. du Dise. dee miseres de ce temps W1 337ji. — Ce beau temps que tu voy nous ne voyons l’ail/7w ; Jamais icy le froid ne nous vient accueillir. CL. GAUCHET, Plaisir des Champs, le Printemps, Songe. — Et dehors et dedaris ma maison, je fus aocueitly d’urie peste, vehemente au prix de toute autre. ! iitoN- rrAIGN5, , II], 12 (IV, 1K3). — Le jus de l’herbe de souci exprimé dans le mortier avec de l’eau chaude, beu demi verre, lors qu’im se. sent ac- cueilli de la Pe.ste, enipeschera que le venin) no -touche au cœur. O. S É HE S, Théâtre d’Agric., VIII, 5.

S’accueillir. S’amasser. — Alors veritablement n’en docroistra mon Arnour, ains s’accueillera tristt-..sse dedans moy, que vivant sur terre, je rnourray de cent et cent mille morts. E. PAs- QUIER te Menophile, L.. I (II, MO. — Ce scroit chose inutile et trop vaine lie labourer le gravier l’araine, Ou tous les jours eau se vient accueil-iir. CH. FONTAINE., trad. de 21 Epistres d’Ovide, 16. — Et ont certaines compositions qu’ils met- tent avec ces vesternen.s, de peur que les vers s’y accueillons ne les gasten.t. T 11 E V ET, COSMO gr. XIX 515.— Les vices se coulent peu t peu, comme les mauvaises humeurs qui s’accueillent inse.nsi- blement au corps humain jusques à ce qu’il soit plain. J. Bo DIN, epublique, IV, 3. Se joindre, s’assembler. — A Aubigné s’ac- cueillent trente gentilshoinmes ou capitaines, des autres qui couroyent parmi la forest, il en arresta et mit ensemble le plus qu’il put. AuBIGNÉ, _Hist., Univ., X, 15. — Les Anges s’accueilioyent à si haute entreprise, Si ton ame oust esté du feu d’honneur esprise. In.„ Discours par slancee, — Les vents s’accueillent et assemblent trestous en ce destroict„ EvET, Cosen.ogr, , IV, 1. Se consacrer. — Vous verrez que je n’a y pas rompu paille avec la biensea.nce en m’a.cuilIant au service de la verit + A u ur i N É# Lettres ele.moires d’Estai, a, — Je reviens à ce siecle où nez tnignons vieillis, A leur dernier mestier vouez et accueillis, Pippent les jeunes gens, gaignent, les cour- tisent. ID., Tragiques, r 1 (IV, 110), (Formes.) — Indicatif préseni. Sy pouvreté ou mal l’amant acqueult, Veu que des biens ou fruictz d’amour ne queult, Eispoir luy dici : « Ne laisse d’y pretendre….1ruArg Co uPPELI d.ans le Théâfre mystique, p. 42. — Quand le yens)es ac- cueilt, il les love aussi facilement, qu’un tourbillon de vent emporte et espand une molle de foin. TnininT, Cosmogr., X, Cl. — Vous serez bien empescliéi. de recevoir les bonnetades d ca- resses de ceux qui vous accueillirent. E. PASQUIERI Lettres, VI I, 5. Acculer. Renverser. De sa lance… rompoit un huys, erkfonçoit un harnoys, aceulloyt un arbre} enclavoyt un.aneau„ RABELAIS, 1, 2.2. Tenir en échec, repousser, annuler. — Un homme de robbe longue seulement, nommé Ta- verny, accon-Lpaigné d’un sien serviteur, a acculé la popula.ce devant sa maison, l’espace de huict ou né.-ilf heures… jusques à ce qu’es tant destitué de tout. aide, il fut Lue. combattant vaillamment. PASQUI.Ektp Lettres,. V„ il.-11 luy conserva [à Henri II] la ville 11.. Mets contre un long et obs- tiné siege de l’Enippn.ur Charles einquiesme, ac- culant toutes ses victoires de telle façon que hon- teux d’avoir failly à une promesse qu’il avoit faicte en une diette. aux Princes d’Allemaigne, de ne lever jamais le siege qu’il n’eust pris la ville, il se despouilla des ornements et joyaux de. l’Iran- pire, choisissant une vie solitaire et privée. 10.7 ib. IV, 20. Éculer. — Tousjours se vaultroit par les a.culoyt ses souliers. RABEL.ALS, 1, 11. Nous n’avrians point eu de bien depuis que les ta- lons des souliers ont esté acculez. BE ROA Lui VE RV1LL E Moyen de parpenir, Tome {I} 231).. S’acculer. S’asseoir. — [Argus] occupe et gaigno Legerement le "Inuit d’une mon taigne Assez lining- laine, où se sied et. acide, Et là séant en toutes parte specule. 11A SOT L. I de la Metamorphose (111, 193). Accu in u ler. Combler, remplir.— Es profondes tenebri…s De cas divers, violents et funebres, Pleins d’infortune, accumulez do deuil, Lardez de pleut.% farcis de larmes d’œil. LEmAuu- ?, DE BELGES, COU- ronfle Margaritiques Prologue, — Si leur fut ot- troyé benignement leur congé par le Roy Priam… Et les accumula de gratis dons, par toute nia.niere deliberalité royale. ID., niustr., 1, 44, — Hippotes gentilhomme Troyen, embarqua_ sa belle fille Egesihe, accurnulee de pleurs et de regretz, en


ACERA1N une petite nasselle, souz la misericorde de mon oncle Neptune. ID.., ib, * AccusabIe. Qui pe ut é Leo accusé. —Du non pou- voir vous serez excusables, Et du rens seriez ae- cimalles. J. Bo ucu ET Epistres morales du Traver- seur, 1, 11. — Lors i bon droit se rendroit-il re- prehensible et, aceusable, comme peu ou du tout nonchallaut de sa maistres… E. PAsQujER, AlOnophibli L. I (H, 720). N’oins, à mon avis, se rendroit la veufve ac, cusable en coist habit im- modeste, que la fille ou ta femme,. ID., ib., (II, 767). _ Et discret, j’ay ouy l’accusable se- cret P. l’ipLii_rniuu, Aman, I. Accusatif. Accusateur {adj. et su.bst.}. De se venger du moyne accusatif, Qui saige n’est, mais fol supeilatif, Danger n’y a, ains doibt estre lardé. R. n 1. COI, LERTE HandeaUXe 78. — Trop Me repens d’avoir esté datif Du leurre fin, qui os- toit riche et bon, Car Faulx-Raport est mon accu- satif. Anc.. Poés. franç., XII, 294. Accusatoire. Qui accuse. L’un et l’autre tenant Dedans sa main. son livre accusatoire, Tous fhNlx font crainte et peur diffamatoire A tous larrons. HABER1-, trad. cl’HoRAT.E, Satires, En la confession ni..sure il y a quelque— chas- Lim ont du peché, à cestk.’lause plus elle est accu- satoire, plus elle est penible et honteu.se, plus elle satisfaict pour la peine et pour la coulpe. MONTAIGNE trad. de RAYMOND SEBoN, ch. 295.. Apre.f. ; sa mort [de Domitien] on trouva en un pe- tit eserin secret de son cabinet le libelle accusa toire dressé par Ca.rus contre Pline son ennerny papi ta) LE LOYER, Hi st_ des Spectres, ivi Accuseront, Accusation. — Catus,., avoit ap- pasté Libo par ses embusches, et depuis par son accusement avoit esté cause de sa ruine. Tract, des cinq premiers liv. des Annales de TACITE, IV, p. 148.— Le riche dessous toy ne craint point que son bien Par taux accusement ne demeure plus ien. Ito N S A 11.I1 Hnillfeiene de Henry 11 (IV, 100). Leur langue à Jupiter accusa Promethee De la flamme du feu qu’il luy avoit estée et adonques ce Dieu. pour les recompuLns De tel accu..sement, ne peut jamais penser Plus grand don que la Mort, et leur en fit largesse. ID" Hymne de ita Mort 11V, 371). .PAecuser_ Accuser qqn que, — L’on m’a voulu accuser que j’ay pille les finances du roy. MoN- Luc, Commentaires, L.V (II, 356), — Or ne m’oc- cuse.z point que je sois temeraire, Presurnant vous aimer. DEspoRTEs, Amours d’Hippolyte., Stances. Les autres… m’ateu.sent, ou que j’a y ignoré, nu que j’a y mesprisé les regles qu.’Aristote et Horace proposent aux Pontes Heroyques. L ra BAR- TAS, ire Semaine, Advertiss. — Qu’un resveur insolent d’ignorance m’accuse, Que je. ne suis pas net, que trop simple est ma Muse, Que j’ai rhu- lueur bizarre, inégal le cerve.an. R NIER, Se, 12. Accuser pour. Désigner comm g.. — Il n’estoit point humain, le geste et ie. port L’accu- soient pour un dieu.. DESPORTESe Epitaphes, Acensement. Établissement d’une redevance pour une terre. — Par cet ace nsement (comme je pense) fin inventée Geometrie. trad. d’HÉRoboTE, 11, 109. A.censif. — Pensant, pensif, perplex, du poux passif, Premeu, poussif, près pris, préecessif, Par acensif pur, povre, precensif. Anc, Poés. franç_, XIII, 388. A ce que, 1, 7, 4. Acerain. D’a.cier. TQuant a certains mots aussi, qui sont adjectifs, servans quelquesfols d’epithetes, ils les ont tellement exprimez, que tout en un coup ils ont monstre’leur hardiesse au langage estranger, et ont bila grand honneur au leur. J’enter’comme quand pour purpureus ils ont dict pourprire pour ixzarnoreus ils ont dit mar- brin, et pa.reillement du mot acier ont faiet ace- pain duquel ils ont usé souvent avee ce mot branc. 1-1. EST1EN ru, Preeeieenee, p. 186. — Cf. Acerin. Acerbe. Qui cause de la douleur. — Par mes acerbes et poignans souhdains Bars J’en fais meur- trir et mourir griefvernent— A rrr. Poés. franç., X, 176. Méchant, — Se garde bien un Roy d’estre su. perbe, Fier, arrogant, et d’avoir cueur acerbe. J, Bo ue il ET, Episires morales du Tra verseur, I1, I, 7, Triste, pénible. — Et qui pis vault, veu avons la demeure Du noble Pan en ceste annee acerbe, Ardoir en feu qui tout MN et deveureb LnitimEtE IP E B (. ; Es, le Temple d’Honneur et de Vertus (1V, 208). &eerber i si). Devenir acerbe, s’irriter. — s’acerba grandement, et avecques paroles d’ai- greur leur enjoignit. grés-expre.., : iinent qu’ils eus- sent à proceder à la verification de ces lettres,. E. PAsQuiE R5 Pour-parler du Prince (I, 1043. Aceré, Assorti. L’acier, garni d’acier, dur, fort comme l’acier. — Adoncques.,. dressent un grand boys, auquel y pendirent une selle d’armes._ des esperons, un hau.bert, un ha.ult appareil assere. RABELAIS5 I I r — Pour tors vivoit entr’eux Un appellé Ereuthalion, preux Et redoubté, ac- coustré des armures D’Arithous, ace rees et dures. SALe.1., trad. de l’Iliade, VIL — Breton estoit gorgiasement armé, rnesrnement de gretves et solleretz asserez. RÀBELArst IV, 11. — Dieu 5çait comment Ouclart y operoit, couvrant de la man- che de son suppellis le gros guantelet asseré, ID, IV, 12. — Il en persoit brancs d’assier, boucliers espoys, plastrons asserez. In., IV, 84. — Dessus uu aceré Pesant et grand bouclier. JODELLE, Discours de Jules (….esar, II, 264. — A coups de lance et masses asserées. Anc. Po à. franç., Vil, 62. — Cela que les soudars aux espaules ferrées, Que ies chevaux flanquez de bardes acerées Ne peut faire par force, Amour le fait seulet. R.oNsARD, Bocage royal (III, 191). — Ils portent quand et soy, et le feu et la mesche, Lance, pistole, escus, et harnois acerez, E. PASQUi i R, Sonnets dieJers 11, 921). — 11 m’en faut faire un aceré et asseuré bouclier. Du VAiR, Medit. sue Sep, P. de la Consol. de David, Ps. 48. —.— Francine, en vain je cherche en toy pi- tié,.. Tu as la poitrine aceree De diamant ton , sœur est rem paré. BAÏF, Amour de Francine, 14. 1I1 (I, 229). — Donne ]’archet d’airain et la Lyre ferrée, D’acivr donne la corde et. la voix ace- rée— RoNsAuD, Hymne de rEternité OV, 160). —- La meditation et le discours est ce qui donne la trempe à l’âme, qui la prépare, l’affermit contre tous assauts, la. rend dure, aceree, et impene trahie à tout ce qui la veut entamer ou fausser. CHAR- RON, Sagesee, 11, I). — Cette vertu [la vaillance] est le rempart imprenable, le harnois complet, l’annure aceree et à respreuve à tous accidens. I D., /9- Socrates par sa sobriété avoit une santé forte et aceree. In., ib, i I l l a ao_ , ocrer, Rendre dur comme l’acier. — Ainsi tu vois que henin est mon cœur, Le tien de fer aceré de rigueur. RorasARD, PŒMest L. 1, Paroles de Calypso (V, 69). — Tcby qui pour guarentir ton Lac de la rage Dupeuple circoncis, auras le cou- rage De la foible Judith d’une macle vigueur. Du BARTAS, Judith, L, L — Et ne voudroic opposer à tous leurs argumens rien autre, que les simples clefs, qui sont d’un t.rempe si forte, el si bien ace- ree, que je m’asseure que noz Fluguenauts n’ont garde de les faulser ou rompre. PH. D E MARriux, Di/fer. de la I, iv, 15. A, eerin (cité comme vieux mot). — 11[Iluon de Merl] appelle en un endroit les espees aeerines, qui est un epithete assez bon. FAuTHET, Langue et Poesie franç., 11, 13.

Acertener qqn. L’informer d’une façon cer- taine ; Acertené, sûrement informé, sachant d’une façon certaine. — Lors Priam acertené de son meschef, fut plus a.ngaisseux que devant. LE- MMIU DE BEL CES nieter., I, 20. — Le tresbea.0 Paris acertené de son origine, à peine se savon contenir de Iiesse+ ln, , ili, , I, 2/4, —Œnone… assez nen pouvoit estre acertenee, si elle mesures ne les- prouvoit par son regard. Et se meit sur un haut tertre pour choisir de plus loin, In., II, 12. — Ausquelles guerres, celle année, en moins de huict mois, il despendit comme je suis acertené, outre la soulde ordinaire, plus de trois millions de livres tournois. SEYSSEL, Hist. de Lorty$ p. 135. — De toutes ces parolles estoit bien ad- verty le bon chevalier, et aussi estoit. acertené comment les bons e.appitaines mares oient pour parachever l’entreprise. LOYAL SERVIT E de Bayart, 5g. — Elle bailla Ce corbillon en garde Entre les mains de trois pucelles nées Du roy Ce- crops, sans ce qu’acertenées Pallas les eut de l’es trange m.erveille Qui enfermée estoit dans la cor- beille. MA Ro T, trad. du Liv. I I de la Metanzorphose, Sainct Paul, les voulant acertener, comme ilz estaient receuz en la COMID1111i0I1 du peup.le d’Israël, leur dit que l’empeschement, qui estoit auparavant pour les diviser, a esté osté1 CALviN, 111, p. 185. — Les reprouvez… ont esté plus clairement acertenez qu’il ne leur pouvait rester aucune esperance, ID., ib., IV, p, 256. — Elle ha promesses tresclaires, par lesquelles Jesus Christ l’a acertenee, que la presence de son Esprit re lu y defaudroit jamais. In., ib., p. 727., — Le seigneur Alexandre Schivanoia… expressement envoyé de la part de sa Majesté, pour acertainer le Pere saint… de ce que dessus. RABELAis, la Sciomachie (111, 394). — J’ay… depesché Mali- corne : à ce que par lu y je soys acertainé de ton portement. ID., IV, 3+ — Si l’oiseau qu’on voit amener En fuyant le temps qui ennuye, Peut de ses cris aceriener Du prognostique de la pluye. Ro N SA e Dl Odes, II, 11. — AcerteJLé Petrarque ce pendant qu’esta, en Italie de la mort de sa Dame, il en faict ses admirables lamentations. VASQLUN PlIlLiEtrirt trad. de PÉTRA RQUEe L. 1 I„ titre du S. — Morfé prenant pitié de ma dou- leur, Wa.certenoit de mon proche malheur. BAïlii Diverses Alreours, L. 1 (I, 290). — Estans desja acertenez du fruict que produict vostre Secte, pa.r les exemples familiers qui se presentent devant vos yeux. E. PAstiumn, Recherches, 111, 44. — lis s’alleren t resenter devant les faux-hourgs de Paris, bru ans tn village et des moulins à vent a la voue de la vine, pour les acertener que tous les Fluguencits n’estoyent pas morts. LA N’ou E Disc. Fol. et mil., XXVI, 2 {p. 742). — Je suis fort asti que vostre fils soit de retour… il y a si long temps qu’on disoit qu’il estoit mort que c’est merveilles, vous-mesmes rreen avez acertené plus de cent fois, LAR1VEYI, les Escaliers, IV,. 2.. Je suis re- solu de persister en la iidelle volonté que je vous proteste afin que par mes comporiemens, vous soyez acertenee que vous estes rr1011 unique flambeau. Beroald de Verville, Voyage des Princes fortunez, p. 463.

Acertener qqch. Le certifier, l’affirmer d’une façon certaine. — II y a plusieurs autres raisons-- par lesquelles la majesté’et dignité de rEscriture non seulement peut estre acertenée aux cœurs des

mais aussi puissamment maintenue

contre la malice des calomniateurs. CALVIN, MS- tii., I, p. 24. — Les seaulx qui sont mis et ap- posez aux lettres et instrurnens publiques, prias par soy ne sont rien… Et neantrnoins pourtant ilz ne laissent point de confirmer, acertener, et rendre plus autentique l’Escriture qui est conte- nue dedens les lettres. ID„ ib., X, p. 566. — S’il nous est licite de promettre, il faudroit •alle- guer raison pourquoy c’est que nous ne pouvons acertener nostre promesse avec serment, quand la necessité le requiert. ID., insirelaion contre les Anabaptisi$ (V l I, — Ces mots finis acene- nard son dire, Trois doux souspirs de son cœur elle tin’. BA-ire Poeerees, L. IV (II, 170). — oilâ jusqu’où s’estend la superbe fureur Des hommils aveuglez d’ignorance et d’erreur, Qui, comme sials avoyent mille fois calcinée Ira matiere d’en- haut, dune langue effrenee Osent acertener, sans preuve et sans raison, De quel bois l’Eternei char- pen ta sa maison. Du BAR TAs, lre Semaine, 28 Jour. — Vous ne m’acertenez pas que cet amour est tant doux. — 11 est ainsi, et te l’acertène par la croix que voilà. LA Riv EY, le Fidel’III. L — Les rnernoires du Da.ulphiné et de Vivarets me contraignent d’apposer ici, à mon long refus et contre ma coustume, deux contes merveilleux, que j’ai esté contraint d’accepter par l’authorité de ceux qui les ont assertenez. AuBIGN É, Hist. Unip., XI, 11. Dans certains cas, quand un pronom peut être aussi bien complément indirect que complément direct, il est impossible de voir si acertener signifie iniormer sûrement, Ou certifier. — Quant au tra. vail, bien je vous acertaine Que incessamment y seray exposé. MArtor, Epigr. 66. Lequel me respondit, que je relourneroy en mon pays.. Toutestois, il ne me voulut point acertener dans quel temps yy pourrois estre. F. BRET1ri, trad. lie LuiciEN, la Fraye histoire, II, 2’2. S’aceriener. S’informer dune façon certaine. Il nous en faut mieux informer. — D’où sien peut on mieux informer que de moy, qui avec mes propres oreilles ay ouy, et veu de mes propres yeux, qu’en reste maison vostre Cinthien a et femmes et enfans ? — Je m’en veux acertener un peu mieux. ITEAN DE LA TAILLE, le Negromant, V, • . A_ certes, y. Cerses Acetable. — Par la traduction et Iesion des veines, et arteres nominées par cy devant cotili- dones, ou acetables. AN BR. PARÉ, Manière d’ex- traire les enfan.s (II, 630). — Iceux orifices ont esté appellés des Grecs (potyledons, et. des Latins Acetables. 1D., XVII1, 6. Acetabulaire.— Par l’ouverture de certaines veines acetabulaires. AMBR+ PABÉ, XVIII, 6. Aceteux. Acide. — Toutes ces choses ace- teuses sont fort louées„, parce qu’elles irritent. Papeétit. AMBR. PARA, XXIV, 22. Sirop aceteux.— Syrop rosat ou violat, aceteux, de limons. Arica. PA et1 : — :, VI, 387. — Le patient… prendra du syrop mat, ou de l’a_ceteux, ou de celui de coins. O. DE SERRES, Thiyitre d’Agrie„ VI II, 5. — On facilitera le vomissement, faisant boire au malade syrop aceteux avec eau tiede. ID., i19. — Quatre onces de syrop aceteux de liib. mons. ID., Aceteuse. Oseille. — L’eau d’aceteuse, autres semblables. AMBR. PARÉ, XX„ CSubst.). de roses, et 11 6. Acetosité. Acidité. — Laquelle [eau d’oseille] garde de putrefaction par son acetosité. AMBR. PA FI X_XIV 8. — Quand on sentira au Bous ter que Pacetosité ou esprit viendra. In., XXVI, 8. Achairer (s*. Se mettre en face. — Venus… ne marche point communement pour soy mons- trer par ettect, si elle n’a en sa su te ses darntry. selles d’honneur, c’est a dire la grave et faveur du monde, pour soy confronter et achairer à tous personnaiges. B u n É, Instit. du Prince i( édit. J ehan Foucher), ch. 46. Achalandé. Etre achalandé à. Fréquenter comme chaland. — Les jeunes de ce temps sont tOUS achalandez Aux boutiques des jeux de cartes et. de dez. VAUQUEUNT DE LA FRESNAYE, fat. franç., L. IV", à Guillaume Vauquelin. Achaptable. Qui peut être acheté. — Par multitude de pectine souvent les ennemis me.smes sont achaptables. J. LE BLOND, trad. de Tu. Ma-RUS, tilde d’Ulopie, L. II, 53 ru. Achapter, Acheter. (La forme ancienne avec a subsiste pendant tout le siècle à cité de la forme moderne). — Les ungs pour vendre leurs mer chandises, les au]tres pour achatter. SEYSSELI trad. de DIODOPLE, 11, 45. — Nous en avions bien a.ultresfoys refusé de bon argent de ceuix de Londres en Cahors… qui les voidoient achapter. RABELAIS, I, 19. — CommentOra.nelgousier pour achapter paix feist rendre les fouaces. ID., te 32 (titre). • Et ne doibt estre estimée une chose de legiere importance:laluelle nous voyons avoir tant cousté â Jesus Christ. C’est à savoir` laquelle il n’a point achaptée par or ne argent mais par son propre sang. CALvirii instit., XIV, p. 718. — Achaptant cher, vendant à bon marché, et man- geant son bled en herbe. RABELAIS, HI, 2. — Rien plus, ô Juppiter, que ma coingnee, ou de- niers pour en achapter une autre. IV, Pro- logue, — Les premiers par qui nous sceusmes rupture du pont, ce feust par des pouvres gens qui allaient aclapter du sel au bout dudit pont. Mornuc, Comment., L. VII (III, 376). —Je n’ou- bliois pas ta prudence Qui est de vendre ta beauté Autant que tu as achaté Le blanc cheuz un apo- ticaire. A TJ GN É., Printems, III, Ode — Vous rtesavez pa.s..f quels deniers j’ay desboursé pour achater ces livres. Cri OLI, RES, Se; Ilatinée.(p. 292). — on achaptnit le turion blanc gravé à bon compte. BRANTÔME, Couronnels françois (VI, 79). — Et par ce moyen falloit-il achapter ia paix. ID., des Dames, part. 1, Marg. de France (VIII, 132). Conditionnel. sans e.— Quand un, qui n’a sil- ion ni terre, Charrue et bœufs qui hait. la guerre, Une armurerie achetroit. BAÏF, Mielleg, L, I (V, 50). (Subst.). — Ce a esté bien tard et fort long temps depuis, que le vendre et rachepter sont entrevenus es elections des magistrats. AmvoT, Coriolan, 14. , A.chapteur. Acheteur. Un homme, il n’y a pas long temps, Qui de sa femme eust sept en- Vendist le plus jeune à la forte… Et jura a son achateur Que des sept c’estoit le plus sage. &m’es, HL 67. — il a chassé du Temple les vendeurs et achateurs. CALV[N, XI/re p. €88. — Et pour tromper l’achapteur ignorant., Feront lu pris de la chose bien grant. J. Bouchet, Epistres Morales du Travei-sear, 1I x x, 111 — 0 le va.Plant achapteur de moutons. RABELAIS, IV, CL

— Le laboureur gardera. ces reigles, commc Cer- taines et notoires a. tous achapteurs de œufs. TEREAtre trad., de COL(MaLLE, VI, 1.

Acharner, Acherner. Remplir de chair, garnir de chair. — Mais aniinon ces bouteilles, ’s corbeilles Achernon de ja.mhons gras, De pa- tez, de pain (l’épices, De saussisses, I)e boudins, de cervelas. RONSARD Voyage d’Hercueii, var. (V, 465). — Deja, deja, mon relieur prend l’essor Loing de toy, Soubs un vent plus tranquille il va planant de reale, Rodant pour fondre au poing d’une dame plus belle, Qui acharne son leurre et le reclame à soy. P. DE BRACiL Amours di Aymée, 1_1, 23. Acharné% Attaché à la chair. — Lta partie irrai- sonnahle 5e ressentant du corps, en estant arrou- see et acharnee, Iuy ramenait la memoire du corps. AMYOT, Pourquoy la Justice divine differe, 22.

Acharner. Exciter au meurtre. — Ceulx des halles, et signa_mrnent les bouchers acharnez et nourris au sa_ng, favorisayent Bourgoigne.. Loys te Ro Y, trad. des Politige.tes d’ArtisToTE, Préf. du L. 1 — On les menoit au supplice sans leur prononcer en public aucune sentence… Le roy et ses jeunes freres comparoyssoyent à ces spec- bachs, comme qui les oust voulu acharner. Regnier de la Planche, Hist. de l’Estat de France, I, 152. — — Donne courage à tes satellites, et a Les bourreaux… arme les, acharne tes. Mn I_N-rAiGNE, II, 2 {II, 22). — [A propos de la Saint-Barthé- lemy]. Il ne faict pas bon d’acharner un peuple, car il est aspre apre,…s plus qu’on ne veut. BRAN- TôME, Cap. franç., k maresehal de Tavannes , 119-20). (Dans un sens plus large). Exciter. — [Les bons Capitaines] les sceu rent bien en temps et lieu mettre devant leurs ennemis, comme d bons le- vriers laschez a propos, in t puis les retirer seure- ment a_pres les avoir acharnez en leur faisant un peu us ter : ~ l’aise et le fruict de la victoire. Am Y o4r, Pélopidas, 15, — [Les Iliz de Pyrrhus] en- core que de race et d’inclination de nature ilz fussent, Martiaux, furent encores par luy nourriz aux armes, et des leur riais, sance agni nez et achar- nez à cela. ID., Perhu-s, 9. — Qui nous pourrait joindre à cette heure, et acharner aune efitreprise commune tout rostre peupler nous ferions refleu- rir nostre ancien renom militaire..140 ? 6, 1TAIGNE II, 7 (II, 71). — On les leurre en somme, et acharne (les femmes], par bous les moyens. Nous eschauf- lions 01 incitons leur imagination sans cesse. ID., III, 5 011, 3U). (Prononciation), Acherner. — C’est le comble de toute impiété, quand les hommes s’achernent ainsi contre les Propholes. CALviN, Serm. sur Vilar-mon. Evangel., 52 (XLV1., 646). — Cf. le ler exemple. Acharni. Acharné. — Les autres estoient si os-chauffez et. acharniz au combat, qu’ilz ne sen- toien t point leurs bleceures. vOT, trad. de Duo- Dorin, : III, 2.6.


Ache, v. Hache.

Achée. Ver de terre.. — Lombriz de terre aultrement ditz achee. J. CŒunoT, dans Del- boulle, Notes texico1. — LA l’Alouette.] Puis d’enhaut tu te laisses fondre Sur un sillon verdi soit pour pondre, Soit, pour esclorre, ou pour cou- ver, Soit pour apporter la bechée A tes petits ou d’une achée, Ou d’une chenille ou d’un ver. fteN SARI-15 Odes, IV, 27. — Mais tu vis par les sillons


verds De petits fourmis et de vers : u d’une mousehe, ou d’une aehee Tu portes aux tiens la bechec. t i. Gayetez, l’Alouette. Ache ?. Action d’achever. — Et puis quelque lourdault, pour achef de dommage, Vient à rom- pre un beau plat. TIAREnT, trad, II, (Paraphrase).

Acheminé (bien), — I1 estoit riche, bien ache- miné et expert en plusieurs choses.. LE MAÇON, trad. de BoccAcr, Décaméron, IV, Préambule.

Achenal Chenal. — Ceste langue de terre… environTP’o. par tout de la mer et des achenaux, istoit iqiisjours preste pour un puissant ennemi I torii lier en deux mois. Atari] I. ;. : % ; É, Hist, VIII, 16+ — Un capitaine… s’estant tait passer l’achenal, par intelligence qu’il avoit au pays, ar- riva dans SaugeorL ID.., ib., VIII, 17. — La ’Treille rie passoit à. nage que le bras de mer de Charante, les aehenaux des marais et le havre de Brouage." ID., i&, —VI I Pour rendre compte de cequi pouvoit venir en la ville par les ache- naux et marais de ce costé-là jusques à la mer. ID., ib1. X, 1.

Achept, v. Achei.

Acherner, v. Acharner.

Achesme. Parure.— Tant suis le chef des peu heureuses fem mes, Sombre (.4 piteux en doulou- reux achesmes Sans or, sans pourpre et pre- vieuses gemmes. LEMAIRE DE BELGES, Reg•etz de la Dame infortunee 011, 188). — Si vostie diffe- rent gisoit sans plus en’estimation de la res- plendeur des bagues et joyaux dont vous vous parez, ou en la lauenge des façons de voz riches habits, et aches mes, ar.mes, joyaux et autres acoustremens, je diroye que ne prinssiez pas la peine de mettre jus voz nobles vestemens. In., IllusÉr., 1, 2à.

Achesmé. Paré. • Fin son chef achesrné dun tresriche atour de-ifigue, elle [Junon] avoit sa couronne de si grand excellence, qu’il est impossible de la specifier. LEMA[RE DEI BELGES, I, 31.

Achet. Achat. — Ainsi que don s’extime mieulx que achept, La main gni signe excede le cachet. Cr. urire, Epistre à. M. r Adeniral. — Dieu monstre que les Juifs n’ont point eu ceste terre, comme l’ayant ccFnque-stee par leur force et vertu, qu’ils ne Pont point eu d’heritage, qu’ils ne l’ont point eu par archet, ni par donation humaine. CALVIN, Serin. sur 1-e Deuter, 145 (XXVIII, 2414+ I1 y en a assez de semblables, qui souvent trompez d’une vaine espérance courent ou font Coicourre, ]a postepour acheter un parchemin si cher d’un tel achet trop tard viendra le repentir. Comptes du Monde advenleirelez, 9, — Ils voyoyent marchandise entre faite du salut de leurs onces : que Pachet de Paradis estoit taxé à certains de- niers+ CM VIN, Instit., 111, v, 1. — Avez vous point fait quelque bon a.cliel ? — ! n’y acheté ce mulet que vous voyez. LouvEATLI, trad. des Facé- tieuses Nuits de STRAPABOLE„ I, 3. — Quand je vous di leurs cheveux, j’en ton les cheveux qu’elles ont, soit do nature, soit par achet… Car ce qu’on a bien payé on le peut dire entre sien. H. ESTI E N NE, Mal. dr4lang, franç. ital., 1, 126. — Acheter une lamproye trente uu quaran Le estas, encore ne seret. ce rien au pris diz lar despence qu’ont. faict aucuns lion-mains, et. Apicius entre autres, en l’achet de quelques poissons. ib., II, 33. — Il n’est rien la femme "Ne surpasse en misere luy faut grands biens mettre En rachept, d’un mary, qui soit de son corps maistre. Guil. Bouchet, 5e Seree (I, 234 Celuy qui peut, par Io bionfait des Rois, Un bel office attra_per quelque-fois, Ou par achet..V.A.ugtrEure 111E LA FRESNAYE, Gal. L. I I, à. C. d’Auberville. — Les bonnes œuvres qu’ils auront raidies, et celles dont Ils a_u- ront esté pa.rticipans, soit en tiltre d’achet, ou de don, ou autre. PH. DE l’elARN1X„ Differ. de la Relig., I1, ni, 17. Faire un fol ache — II me souvient, de la locu- tion de laquelle on use quand on parle de quelque chose qui ne va pas ainsi qu’on voudrolt : comme, Ne m’en parlez point, vous avez faict un fol achept. FI. EsnaNNE, Conformité, Il, 2. Achever (intrans.). S’achever, se terminer. — A ceste. année a.ussi achevent les Chroniques que Theopompus natif de Piste de Chio a escriptes des faits el gestes des Cr’recs. AtiriYo-r, trad. de Dm- DoRE., XIV, 22. — Ce naistre n’acheve jamais, Pt jamais n’arreste., comme e.stant à bout. Mo N-- TA.Teri F..e If, 12 (IL, 380). — NOUS commericeron.s. te cours d— i.cste vie immortelle., qui n’achevera jamais. 1)11 VAIR, la Sainte Philosophie, p. 28, Acheper peindre, v. Peindre., (Forme). Conditionnel sans e. — Et que puis qu’il avoit tant poursuivy le compte, qu’il le achevrolt. Du F.ATL, Propos nustiquess 6. Acheveur. Celui qui achève.— Luy, qui estoil. homme colère, en pensant à l’achevement ceste oreille, donna par fantaisie plu.s de cent coups de dagues à l’aeheveur.. DEs PÉRIERs, Now,. Récr., 9. fikehevissance. J.iiiceomplissernent.— Conduite louable, Deduction prospere, et Glorieuse ache-vis,.sance, LEMAIRE DE BELGES, Ilite3tr., 1, al. .Argurnelit invincible, auquel on ne peut. rien op posor. — Si vostre s’en trouve hien, aussi faict uostre faculté, quae comparata est jun-te.ntis insiipientibus, et similis racla est eis, psalmo nescio quo, si l’avoys je bien quollé en mon paperat, et est unum bonum Actinies. ItliBE- LA is, Is 19, — Depuis cette prédication il fut ad- verly que les femmes faisoient leur Achilles de ce qu’il avoit filet et que Jes maris ne pouvoient plus chevir d’elles. M A C D E A V Hepta.m., 46. — Pour authoriser vostre dire, sans chercher exemples forains, vous deviez seulement vous mettre en champ et pour exemple, afin de con- fondre l’opinion de ceux qui si tem.erairement vilipe.ndent vostre sexe. Car en ce eussiez servy d’un. bon Acbilles pour toutes les autres. E. PAS- QUIER1 Monophile, L. I (II, 740). — Si les témoi- gnages que. vous a_vez jusqu’ici allégu.és, desquels vous en faites vos Achilles, sont plustost contre vous que. pour vous, que peut-on espérer des autres ? BERNARDIN °cuire, Dile touchant le Pur- gatoire, p. A.S. — Pour m’arres ter aux exemples de qu.elques sottes ou malicieuses allegations… je parleray de certaines qui sont rnesmernent auto- rimées par un con.eile, auquel les prélats falsoyent d’icelles leur achilIes pour soustenir les grands coups qu’on vouclroit ruer contre /es images, EsTir.Nrig, Apol. pour iler., eh. 32 (II, 168}. — Au lieu qu’ils adjoustoient foy aux livres de naly, lesdits livres el. sa doctrine furent du tout renversez… Tellement que l’Empereur esta.nt adverti des blasphemes injures que ion faisoit alendroit dudit. Haly, souve-rain Achilles du peu- ple Persien„ il commanda de prendre et se saisir desdits Ministres. TIR EVET, COSMOgr., V„ — Tant s’en fa.ut que telles façons de parler aillent jusques à la. cour, qu’aucunes d’icelles ne passent pas l’université de Paris : non plus que Faire argument in barocho Item _11 est ineschant per Œrnnes casus item, Il en fait sen Achillese H. ES* TIENNE, Dial. dEJI.1-ang. franç. ital., II, a07. — Ve. nons maintenant aux raisons par lesquelles il pense destruire ma principale dernonstration,. laquelle par moquerie il appelle mon Achilles. Am 13 PARK, Itépl. pour le Dise, de la Licorne CUI, 5147). — Voila leur dire bien au long : voila beur grand Achilles, et dequoy ils font. bouclier à tous propos. CHARRON, les Trois Veriiez, III, 9, — En. voyla asses pour mon dessein, mais semble qu’une solemnelle objection demeure encor sus pied, qui peut arrester te cours de la creance Catholique. C’est l’Achilles des novateurs, il la. faut f long faire pour par apres la desfaire. FRANçois DE SALES, Défense de la Croix, L. IV (II, 379, var.). — Magister noster Joannes Eddie en fait [d’un argurne.nt] son Aehilles pour les Cathone- ques Romains. Pn, PlefA RNix, Dif fér. de le. Re- lig., I, iv, 11. — Un des plus notables parens eut ilarge de l’aller inviter, lequel le fit, et le Moine lui promit., moyennant la comroodité de monsieur son fourneau, qu’ils nomment athanor, dont les fouis alquemistes font un grand Achille.z, ayans trouvé en. Neemie ce mot Atanoruin. i. des four ne.aux. BP.ROA.LDEVRVERVILI.F.„ Moyen_ de parve-nir, Mappe-inonde (r, 77). Acb.oison. Occasion. —Simpbe vergongne hon- neste D’en dire plus en rien ne m’admonneste. Par quoy toy en laisse Fachoison, Qui sçais où sont les termes de raison. DÉIAROTI Jugement de — Cetuy par fer, par cordeau ou poyson C.herche de mort volun taire a_choyson. Du BELLAY, Vers lyriques, 12. — say com- ment ni à quelle achoison Tu te. blessa.s un pie.d. FoNTA.1NE, trad. de 21 Epistres d’OvIDE, 13, p. 249. — Et cha.que accroisse- ment [du. fruit du lentisque, qui mûrit trois foisl nous monstre la saison De prendre la charrue, et cn quelie 0.choison. Car il fa.u.it trois labeurs, et trois. façons entieres. BELLEAU, PrOg1103tiqUeS Preagee (1I„ Sei9) — Q111 est celuy qui venoit dans Paris,. S’il ha renom d’honorer le Parnasse, Que tout soudain cf" Brinon ne. l’embrasse, Ne le caresse, et trou-ve achoison De le traicter dans sa douce maison ? BAFi Poemesi, L. Il 89)1. — [Saint Jerome] escrivant à. la vierge Demetriade Padvertissoit que sou-vent elle arma, st son front du signe de la. croix ; afin, dit-il, que le Diable ex- terminateur des premierz nez d’Egypte ne trou- vast achoison de luy nuire. LE Loi( Eu„ Hist. des Spectres, V111., Caue, motif, raison, — Car point n’est mort d’achoison violente, Ains est seiehé par langueur longue et lente, Qui ha matté ses beaux membres massifz L’an de son aage environ trentesix. LF, rin A "IR DE BELGES* Pkinte du Desiré (Ill, 166).— J e ne sçay pour quelle a.choison A grumeller on conseil/e. GRINGORE, Prince des Rob., Sottie (1, , — Vous, seulle estiez toute mon esperance…. Parquoy je dis que n’avez l’acboison’De me ban- nir et mectre en oubliance. COLLERYE, _Rondeaux, 17. — La. volunté, c’est un leger mouvement qui a.dvient au coura.ge et au corps par aucune achoison, si comme ieesse, convoitise, paour, cou- rouit. FABitt, Art de Rhetorique, L. I, p. 90. — Si aue.un est venusie, Prudent et beau, gorgias et robuste. Plus que nul autre, est ce pas bien raison Qu’il en soit fier, puis qu’il a. l’a, choison ? MARoT, Oraisone, 1. — Quand je regarde à ma rusticité, Passer ne puis la première cloison, Disant, en moy qu’ay meilleure achoison Me déporter qu’il n’en soit plus nouvelle. DES PÉRIERS, Etriltade à la Roy. « de Navarre (I, 139). — Vars de phis fort sans novelle achoison. Delie, 115. — Ovide composa ung livre de l’Art d’A mours, dont à juste achoison il fut mis en exil par les Senateurs de Romme, P. DE CHANGYe Inst de la lemme chresdenne, I, 5. — L’essence est immortulle et trespure Dont procede, et pour ceste achoison, Ce sainct Amour eternene- ment dure. MICHEL D’AMBOYSE, trad. du Hi5 de Democrite, ch. 9. — Dieu sourdre fait. de la guerre achoison Quand ruiner il veut une maison. AMYOT, CornmenÉ il faut lire les poetes, 2. — Je m’en des- tourne choses récentes], content de repre- sen.ter cell1.- ; de nos vaillans et loyaux predeces- seurs, franc de toute passion de faveur ou de haine, dont je n’ay aucune achoison. FAIrcimT, Aniiquire :, Avant-propos. — A fin d’oster toute achoison cle querelle et niatiere de guerre. 11).e ib., V, 15. — 11 ne faut pas que les Rois pour petite achoison, laissfflit passer les bonnes olive : dures et moyens de paci Iiiir leurs querelles. ID., ib., IX, 9, — En mesure Umps, s’esmeut une grosse que- relle.. et ce pour bien petite achoison. ID., XI, 5.. — Quelle ac.hoison a peu avoir le Diable de tenter le fils de Dieu ? LE LovÉrt, des Sper ires, VII, 16. Situation, état. — Si bien depuis il Nasale Pin- constance Du sort auteur de tant aspre a.choison, Rien ne lui vault de ses cris la. foison Pour repa- rer ceste aigre violence. MA.GNy, les Amou rs, 14. — Aveugle Amour, si tout aygre poiyson Le pins souvent tu changes en douceur, Et du plus doux te monstres effaceur, Le relu, rsant en amere achoyson. In., ib., S. 29. — Chasqu.e membre a son office, Les mains, l a bouche, les dents, Pour voyeuses du dedans, N’apportent rien davantage Que requiert mon achoison. E. PASQUAER„ Jeux Poedques, III (Il, 878). On peut encore trouver le sens de situation, d’état, dans les exemples suivants, où le mot achoison désigne, [Lou pas une action., mais l’état qui en résulte. — Et en ce corps ha rit et droiti composé Le ciel transmit un esprit bien posé ; Puis le reprint quand par grefve. achoison Ferraroys lui donna la poison. MA ROT, Cimetiere, 22. •— Cela devoit surlir à ta cruelle rage, Rome, sans me livrer par mortelle achoison, Spubs le miel d’une.fabie une arnere poison. PIBRAC ! Poé- sies, Dido (p.107), • Pour chanter dignement les gTandes escarmouches D’un long siege de Troye, et la dure achoison Dont se plaignoit Medee en- contre de Jason. AUQUEL IN DE LA FRESNAYEe Sat. franç., L. V, à Ponthus de Thiard. Dans l’exemple. suivant, achoison indique l’el.Tet d’un poison, c’est-à-dire encore l’état qui en ré- sulte, — Quelqu’un de ton parentage, Brinon, dés le premier âge Que le Ilous fut transformé, En prit. un sien ramé, Et le planta tout sus l’heure Au jardin de la demeure., Pour divertir rachoison De toute estrange poison Qu’un ver ou qu’une arai- gnée Y povirroit avoir trairïée. RONSARD, P Me. L. II, le.hrou…x. De grand-e « cloison. — Tous les peuples qui de- Puis en ce grand débord se liguerent contre les Romains, le firent par une necessité d’eschanger leurs terres pierreuses et sans fruit, en lieux de plus grande achoison, , E. pAsQuiEsi &Merdes, I, L Achommer (s’). Rester inactif.— Le paillard.++ se retira, disant ne se pouvoir achoinmer davan- tage. Du FAIL, Contes d’Eu.trapei, 33. Action. — En Auvergne, Bourhonnois, et Fo- rest, une coignée s’appelle Action. FAucllEii, An— Liquirez, HI, 8. Achopper (intrans.). Se heurter à un obstacle qui arrête ou qui fait tomber. — Rostre raison et intelligence… achoppe à tant d’empeschemens„+ qu’elle est bien Ioing de nous diriger certainement. CALVIN, Insgit., ch. II, p. 64. — C’est mer- veilles quand tant de personnages qui n’estoyent point autrement mauvais ont achoppé à ce festu. ID., ib. 1.1.56CF), Il, ni, 12. (Trans.). Heurter, arrêter. — Que celluy qui voudra entre enseigné au present livre se rende docile, excusant ce qui le pourroit achopper, i passer tousjours plus outre, pour estre conduict droyt à la pure venté de Dieu. CALVIN, Préf. de la Somme de Melanchthon (IX, 850). S’achopper (mime sens qu’achoppe• intrans.). Estans sortis des limites de l’Escriture, nous cheminerons hors du chemin et en tenebres : et pourtant ne pourrons sinon errer, treb-uscher, et nous achopper ù rhascun pas. CALviN, Ir tiL. VII I, p.. — Nous sommes cause par nostre ii ! merité qu’un homme infirme s’achoppe pour irehuscher en ruine, ID.e Que doit faire 7..in homme fiele entre les papistes (VI, 563). — Nous voyons que les poivres Papistes sont esgarez, chu’ils courent à travers champs, et cependant ne tien- nent nul chemin, ils clochent, ils tombent, ils s’achoppent, et le tout à. leurruine, 1D, Serin— sur le Deuter„ 52 1XXV1, 514). — Nous devons adresser les aveugles, de peur qu’ils ne s’aehop- perd, ou qu’ils ne s’esgarent en leur Chenlin. ID., „ 151 (XXVIII, 324), — Dieu ne permettra point que ses lideles s’achoppent, qu’ils tombent en sorte qu’ils ne puissent se relever. ID., Serin. se., er le Ps, CXIX, 21 (XXXII, 734). — Il nous faut garder du scandale, auquel ils [nos prochains] se pourroyent achopper, ID., Sernt, sur l’Epistre aucc Corinthiens, 9 (XLIX, 688). Achotter (si). nchouer. — Le gra.nd flot, qui estoit le principal a.ppuy et fondement de son desseing, s’est achoué en terre, si bien que de long temps on ne sein pourra servir. Dans Pu. nE MA RN] Xt Ecrits polit_ et hist., p. 309. Achoyson, v. Aelboison. Achrimafie. Manque d’argent. — Nous [quel- ques courtisans lettrés] avons tiré [du grec] ce. rtains mots, qui nous servent comme d’un jer- gon entre nous, pour n’estre point entendus,. Je commencera y par le mot. d’A chrirnatie. Car quand nous voulons parler de queleun l’argent duquel est cape, nous disons, Il est malade d’achrimatie. EsTiEriNE, Dia/. du 1-an.g. franç. a1.t II, 209. Acier. Casseur d’acier, Ni.. Casseur. Acircdogia (&)ttple, lourd, gauche, sot). — Il est une malle appropriation de termes.. qui s’ap- pelle acirologia, comme : t J’ay ma] a dent, des- quelles j’espoire avoir grain douleur, » fespoire pour je craings. FARM,. Art d.e Ehet., , II, 118. Aellner (s1). S’adonner. — Si vault. mieux que je m.’a.clin Aux viandes et au bon vin. Anc. Pués. franç., III, 88, AcIoure. Fermer. — Faisons acloure la bar- riere Du paliz.’Rouies, II, 90. Acmastique (daptsvrrtx, qui est dans toute sa force). — Que si elle [la fiè-vre] garde un mesme degré de chaleur et de vehemente depuis le com- mencement jusques à la fin, elle est appellée brommone et Acrizasiique. AMBR, PA.Ftg, XX, I, 8. Acodouoir, v. Accoudir. ooinetant. Disposant. à ]’amour. — Tout le parfum contemneras, Car il est par trop acoinc- tant, El, neantmoins sentir pourras Lavande et souchet, dont est tant.. Aitir. Poe. franç., VIII, 294, Acointable, Acointer, Acoiser, Acollee, Acoller, v. les mêmes mots écrits avec ace.

Acointhe. — Messieurs les Papes, avec la suitte innombrable.. de leur saincte Cour. Entre lesquels il y a Mansionaires, Acoluthes, Regionaires. PH. DE MA B.ri x Deller. de la Reliff., r, 5. — 11 devint Acoluthe, c’est-à-dire Page, ou Portecierge. ID-1 ib., I I, i i, 2.

Acombler, Acommencer, Acompagner, Acomparager, Acomparer, Aeompter, Aconcevoir, Aconche, Aconché, Aconduire, Acongnoistre, v. les mêmes mots écrits avec ace.

Aconite. Aconit. — Un certain usaige, lequel plus est. abhorré et hay des larrons plus leurs est contraire et ennemy, que ne est,.. le Aconite aux Pards et. Loups. A B N, afA iS, 51. — Et la _ma- ratre injustement. cruelle A son beau fils l’aconi le ne melle, Mortel bruvage. Poemes les bles Fertunees„ var. (V, 458). — La terre par le ciel encor’oies toitmaudite : Son sein ne produi- soit encores l’Aconite. ID., Eglogue I (III, 3711). — Itilarastres qui couvrez l’aconite de miel. Au BIC N É, Prinitern$1 I 4. III, Quadrains (III, 116). — Ceste eau diversement conduite, Fait croistre icy let, là le froid, aconite. Du 13ARTAS, « Sena ne, 6e Jour. • Le Mercure broyé, et la froide Cicue, Et l’Aconite noir, qui plus promptement tue. Pi- BnAc, Plaisirs de ta ruseieille, p. 122. — Ces vais eau venimeux, de ces liqueurs si bacs Font l’aconite noir et les poisons mortelles, AuEtwNÉ1 Tragiques, ti (IV1 74). Aconite est masculin ou féminin. — Mais au de- dans secrettement habite L’amer venin de la froide a.coni te. Am. JAM N Poesies L. V, 263 vo. Aconsuivre, Acordanee, v. ACCOMSUifrere Ac- cordance. Acorus, — La racine… de la. cul de rivieres, dit accrus. ÀNT. otr Mouliaril, trad. de le Vertu de la QUinte Essence, p, Acoste-noua~ — En la cuysine a point bien ordonnée Est de besoin g avoir la cheminée Pleine (le feu et garnie de chenetz, D’acoste-potz et de grilz assez uetz. Ane. Poés. franç, , VI, 238. Acoster, y. Accoster. Acotte. Appui. — V. Accoter, Acouardir, Acoubler, Aconha.rder, Acouiper, v. Accouardir, Accoupler, Accouaraifir, Accoulper. Acoup, V. Coup. Acourager, vi Accoura.ger. Aeourbé Aeourbi. Courbé. — Leurs yeux soyent obscurci afin qu’ilz ne voyent point, et acourbé (var, acourby tousjours leur dos, CA L — I IN franç., Epi isl{e aux Romains, 11 i LV I I, 402)., Acoursie, v.Coursie, Acoure, v. Accours. Acourserie. Clientèle. — Les vieillars… Ont tousjours apres les serviteurs Et de paier font presspr les club Leurs, , Scavent garder les grands acourseries. J. 130tIGHET5 Epistres M’orales du Trewerseur, I, lit. — Par ce les bons perdroient„ Et les mesehans auroient l’acourserie. Io, , ib., 11, lx, 1. Aeoursier, Client [d’un haut personnage]. — Cestuy eistoit un des accoursiers et favorite de Perides. Arinorr, Instruet. pour’ceux qui manient affaires d’Estai, 15. Client [d’un marclu sud ]. Ilz [les rnarcha.nds avides] scavent bien par doulx parler a_ttraire Leurs acoursiers, et d’eulx leur argent traire. J. BOUCHET, Epistres morales du. Traverseur, I I, lx, i. .A.eousiner, v. A ccousiner. Acouater, Acouter, Acousteur. Écouteur. — La cité… se met en dangier, dont vous aultres estes cause, qui avez maulvaisernent introduyt ces disputations, et avez accoutumé d’estre regardeurs de pa.rolles et acousteurs de faictz, vous persuadant que les choses doibvent advenir ainsi que vous persuade celluy qui parle le mieulx. EY SSELI trad. de THU- CYDIDE, lïl, 6.(89 ro). Acoustre_ment, Accustrer, Acoustunié. Aeoustumer, v. les rui.’mes rues écrits avec arc. &Douter. Écouter. — Sil estoit dit que celuy qui a.couste et se laisse persuader, fast aussi bien puny que celuy qui parle et parsuade, certaine- ment vous jugeriez plus modestement et plus rai- sonnablement. SETssEL, trad. de TnucyDiDE, III, 7.(91. vo). Acouter, de 4 ; 40.5E.tv„ si on ne l’aime mieux deduire de auscultare. Plusieurs usent plustost de eseouter. H. ESTIENNE, Confor- mité, Mots trançois pris du grec. — Acoutet, mes- sieurs, accoutez un peu, je vous dira y un conte pour vous apaiser.. BtrioALtlt DE VERVILLEi Moyen de parvenir, Reprise (II, 243). Aeoustrenient„ v. Accoustrement. Aeouver. — Une ouaye fut, en ceste année._ Tout auprès de Nogent-le-Roy, Pour sa beaulté fut a.cioluvée..4.rkee Poés. franç., X, 161. Acquenee, v. Haerpienee. Aequereur, Conquérant. — Ta conscience en la fidélité Du Roy ton frere, et son humanité T’ont faict en France acquerir en un moys, De- dans trois jours, sans souldars n i harnoys, Plus due Gesar, des Ga.ulles acquereur, le premier es Romains empereur N’avoit acquis en huict eu neuf années Accompaigné de legions armées. MA ROT} Chants dioers 5 17. Acquerir, Acquerre (Formes). — Préseni de l’indicatif el du subjonctif. — En.cores qu’il re- coure à nostre puy et qu’il acquérisse une grand renommée et réputation à jamais. Mo ri LUC Lettres, 122. — De suivre les cappitaines ver- tueux et vaillans, vous apprennés et aquérissés tout honneur et réputation. ID., Cfmtment.., L. I (I, 30). Pais é défini. — Tous ces 9uatre seigneurs qui Oint gouverné deux Poys n acquérirent jamais tous ensemble dix mil livres de rente. MoNLivc, Comment., Préamb. (I, 11-12). Maur. — En cecy… consiste la renommée et réputation qu’il acquérera par tous pays. Mari- Luc, Lettres, — Ce qui nous acquierera forte bons amis Catholiques, Apostoliques et Romains. Sat+ Méo., Har. de M. le Lieutenani (p. 861. — Ce ne sera pas petite loange à vous… et acquérirez pour vostre particulier l’amytié et obligation de dix mil gentilshommes. MONLUC, Lettres, 63. — Mais toutesfoys il m’est prins voul- lenté De visiter encor la saincte terre. — Vous y povez honneur et bruit arluerre. GRINGORE, Vie aie Sainct lys, L VIII (II, 257). — Je ne t’escry ne d’armes ne de guerre : Tn voys qui peuh bien ou mal y a.cquerre. 1 I A R O T, Epistres, 11. — (Pay fait grand cas des biens de ceste terre, J’ay désiré honneur et gloire acquerre. MARC. DE NAY" les Marguerites, l’A doragion des trois Roys {11, 74), — Et meilleur est a soy franchise acquerre Que /a. tollir a. aultruy, ou sa. terre. J. BoucHET„ Epistres morales du Traper$eu.r, II, I, 1. — Revien en grau a_vec, ton chef de guerre, Qui desirant ta bonne grace acquerra Te faite’, par nous offrir et presen- ter Tous les beaux dons que je le vois conipter. SALEL, trad. de J’Iliade, 1X. — Mais, las ! il faut que chacun pense Que tou.sjours telle recompense Suit chacun des forfaits, qui traine Pour s’ac- guerre sa propre peine. JODELLE, Eugène. 3.

— Par mes vers je ne veux autre couronne aquerre. Amour de Francine, L. I (I, 102). — Le vieil cheval se void à la fin deslier Pour rie perdre l’haleine ! ou qu.elque honte acquerre. Du BELLAY ? RegfrtS, — L’homme en vain s’ef- force d’acquerro Mille vains honneurs sur la terre. GrirY Odes, 1, 108. — Je pensois, bon Gênie, QT..te Ia mort eut seigneurie Sur ceux qui vont seu- lement Par la. mer avarement, Et sur ceux qui pour acquerre De l’honneur vont à la guerre. RONSARD’EpiiCipheS (VI, — Co-urant terre en terre Par les citez pour le sçavoir ac-guerre. BAÏF, Poètrees, L. (II, Si). — Vous y pourrez, sans crime, acquerre 1111 diadème. PL. GARNIER., Antigone, 886. — Roy, non. un graveur, cest honneur doit a, cquerre. PASSEE.AT ? Paesies, II, 77. — Il ieur falloit combattre contre les Gaulois, non pour acquerre gloire et honneur, ains pour sauver leurs vies, FAUCH ET, Antiquitez, I, 12. — Il vaut, mieux conserver ce qui est sien, que pensa.nt acquerre I’autruy, le tout haza.rder. ln., ib., III, S. Acquest. Acquisition ; ce qu’on acquiert.. — Car des Françoys, assubjectiz par force En leur pays, ne conquist que l’escorce ; tu as eu par un don liberal De leurs francz cueurs un acquest general. Chants divers, 17, — La seule liberté, les hommes ne la &sirent point, non pour autre raison, ce semble, sinon que s’ils la desi-roient, ils l’auroienl. comme s’ils refusoient de faire ce bel acquesi, seulement par ce qu’il est trop aisé. LA Bo ÉT1E Sen’Ede volontaire, p. 12. - Je me suis consumé d’une vaine despense, Et n’ay fait autre acquest que. de mal et. d’ennuy. Du BELLAY, Regrets, 4.5. — Les afflictions, les dou- leurs, leur viennent à profit, employées à racquest d’une santé et resjouyssance etornello. MON- TA1.1.— : NE, I, 38 CI, 311). — y a. tant de sortes de deffa.uts en la vieillesse… qu.13 le meilleur acquest qu’elle puisse faire c’est l’a.ffection el amour des siens. li)., I, 8 (II, 86). — Nostre foy ce n’est pas Hostre acquest, c’est un pur present de la Iibera- d’autruy. ID., II, 12 (II, 235). — Cette his- toire d’un fameux et grand philosophe nous re- presen tem cette passion studieuse, qui nous a.muse à la poursuyte des choses do l’acquest des- que.nes nous sommes desesperez. ID, ib. (II, 250). Profit. — Qu.e fait une fenime avec toy, De qui la. force et la puissance Prend de jour en jour d_e- croissance. ? \Trayaient, il y a_ de racquest. GRE- VIN, ks Esbahis, V, — Pendant ceste trefve , re-ssayay, mais en vain, d’estre courtisan ; feuz toute rna vie mal propre pour ce inestier : suis trop franc et trop libre, aussi y trouva.y-je fort peu d’a(xplest, MONLUC ? Comment, , L. (I, 131). - La confusion de l’ordre et mesure dis pechez est dangereuse. Les meurtriers, les traistres, les tyrans y ont trop d’acquest. ? vioNTAiGN Es 2 (II, 12). —— Tout l’acquest qu’il a retiré d’une si longue poursuite, c’est d’avoir appris à recognois, tre sa foiblesse, ID, II, 12 (II, 235). — y— a peu d’ac- quest desrober la matiere de ses inventions [de Cicéron]. IB., ib. (II, 296). Acquester. Acquérir. — Si on me mettait au choix, fauroye plus cher acquester u.n bon arny que tout l’or du roy Darius. DES PÉRIERS, trad, du Lysis do PLATON (I, 22). — Doilbvez vous tous- jours à. quelqu’un ?… tousjours nouveaulx eredi- teurs vous acquestera… RABELAIS, 111, 3. — Celuy qui est riche n’estimera pas que le, bien luy Fion venu du ciel, ne que I)ieu y ait mis la main : niais il dira. que le tout’t’y est venu d’herit.a.ge et df.’succession, ou qu’il l’a acquesté par Sen CALvtbr, Serin. SU"’le DeCaer., 61 (X XVI, 626). Sapphon la docte (.1-reeque, à qui Phaon vint. plaire, Chantant ses fous, de Muse acquesta. le surnom. JOD ELLE, les Atm-Hers, S. fil. —11 y a bien peu de Conseillers et Présidens sui ne pos- sèdent quelque morceau de bénéfice qui aide à en- tretenir les dorures et accoustrernens, banquets et menus plaisirs. de la maison, voire pour acquester avec le temps quelque place noble ou office de plus grand honneur et authorité, PALIss-y, Re-cepte verirable, p. 98. — Mais qu’avons au monde acquesté, Qui témoigne qu’ayez esté. ? BAÏF, Poemes, L. HI (TI, 162). — L’un veillant des biens à la queste, Sans borne tous les jours ac- qui-_— !.ste. ID., ib., VIII (II, 885). — Il s’acquesta. ceste p.auvre maison, JEAN DE LA TAILLE, le Pie- gromant, I, 2. Tu eusses plus heureuse, et plus digne du nom De —tes braves a.yeux, acquesté le renom De. femme magnanime. IL GARNIEne Cor- nelie, 258. — Peu sert le hien que pa_r force On ac- queste. RONSARD, Sonnets et ileradrigals pour As- free (I, 252). — L’orgueilleux Phaâton… Far, — questa le surnom d’arrogant et iqnare. NOYSE- E NT ? CabiJr. pŒt. ? 80. — Et ri a voulu faire comme… autres favorys roys, qui se sont plus délectez à avoir et acquester belles places. BRANTÔME ? Couronnels françois .10( ». Acquesté (subst.). Ce que l’on a acquis. — Gar- der bien l’aequesté n’est une vertu moindre Quiacquerir tous les jours, et le nouveau ad-joindre.. AUBIGNÉ’, Tragiques Il (IV, 90).. Acquesteur. Celui qui acquiert. — De ce bon bruyt a.cquesteur te sera lipion long sejour, liwircHEL Dl’AMBOISE, _Epistres vieneriennes, 17. Aequieecer. Se reposer, a.voir l’esprit tran- quille, — La n’ot On rien, que plaisance et liesse… T’out à soulas dednit a.cquiesce. LEMAIRE DiE BEIdG’ES, Concorde des deu-lt lo..ngages, I (111, 112). -Il se moque des fol ; d’autant qu’ib. 5ie reposent et acquiescent en leurs plaisirs mondains, qui sont transitoire.s. Cm.vire, Instit„ ch. V1I, p. — Il aura un soulagement, où pourra mieux acquies- cer, que en toutes les richesses et honneuni du inonde… C’est qu’il reputera toutes choses esti.° ordonnées de Dieu., comme il e, st expetlient, pour son salut. ID., ib., ch. XVII, p.798.— En cela aP- paroist sa joye et lyesse, si estant na.vré de tris- tesse et douleur, acquiesce neantmcdns en Ia con- solation spirituelle de Dieu. ID., ib., p. 807. — A fin qu’llz n’a-spirent point d’une trop grando cupi- dité aux richesses caduques, ou acquiescent en celles qu’ilz possedent., il les redige en indigence- ID., ib., p. 811. — J’ay„, hors de ma maison chasse..i un tas cle villaines, immondes, et pesti- lentes besles„, les quelles… nie evocquoient du doulx pensement on quel je acquiescois contP.m.- pl an t, et voya.nt et j a touchant et goustant le bien felicité, que le bon Dieu a praeparé à, ses ildeles et esleuz. RÂBELAIS, III., 21. — Et fa.cilement ac- quiesçoys en la doulce recordation de vostre au- guste majesté. ID., IV, Acquiescer de. Consentir — Ilz ayment si sou- verainement cette souveraine volonté, que son vouloir arreste le leur et le contentement divin les contente, acquiesçons d’estre bornés en leur amour par la volonté mesrrie de. raquAle la bonté est. Pobject de leur amour. Se FRANÇOIS DE SALES, Ainolif de Dieu., VI, 13. Acquisitif, Qu’on acquiert. — Veniie, car tous noz amys, Plus les parens que acquisitifz, Nous delaissent sans ayde aucune. Ane. Pod.. franç., XI, 256. (Subst.) — Ce fut… une princesse d’un très- grand esprit et fart habille, tarit (Ie son naturel que de son acquisilif. BRANTÔME., des Dames, pa t. Marg, reine de Nay. (VIII, 15)+ A.cqulsitive (subst.). — Oul Ire les trois parties de l’wcortornie predittes, est, adjoustee une qua- trieme di tte a.cquisitive, c’est à dire la faculté d’aequerir biens servans a rentretenement de la maison et de la Cité. LOYS LE "Rov, trait des Poh- tiques d’ALRISTOTP, I, 3, Comment. — L’acquisi- tive mi art d’acqucrir biens dilTere de ces deux facilitez. I D., il, , , — Lon pourroit demander pourquoy l’acquisitive est partie de l’œconornie, /a medeeine non. ib., I, 7. Acquit. Action de s’acquitter d’une obligation, d’une dette. — Puisque si avant me solicitez orî ra.cquit. de ma promesse, je cornmenceray mon propos. E. PASQUIERr Monophile, L. I. J-leur semble…qu’on les doit bien louer, quand ilsIl n’ont pas refusé audience si quelcun estant grevé est venu faire sa plainte„ s’ils Font oie, et qu’ils agent rai t. sembtan t de luy a.yder, fileur semble que voila un acquit. CALVI Sur Deuter., 120 (XXV ri, 642). — Combien que nous facions sem- blant d’a.voir grant zele de cercher la vie ceIeste, nous monstrons par cela que nous n’en tenons conte et que ce n’est quia.cquit et corvee de tout ce que nous en faisons. ID., Serm+ sr..irr. rEpitre au.x Epitesiens, 35 (LI, 692). — Me voici prest, grand Roy, D’employer cette main a l’acquit de nia foy. N MOTC:Il 11. E S T N leg Lacérer, r),.165). — Si Fon a à contester avec son naturel, et le forcer pour le service et acquit de la fonc.tion et charge que l’on prend. CiiArinoti,’Sagesse, II, — Vostre com- mandement… me fait esperer une chose dont je nie suis vanté à tous mes amis… c’est de donner, avant mourir, une bonne journee à l’acquit de ce que je doibz à feu M. de la Trimouille, Aunie.rii É, Lettres de sources diverses, 11 (I, 563). — Je n’ay cessé de méditer comment je pourra.y donner mes veilles, mes labeurs, et enfin ma vie à l’acquit de vos bienfaicts. ID., 27 (I, 583). Ordre de paiement donné par mi trésorier, — Je vous supply (très noble Pré seelez Le mien acquit pourquoy n’est il sellé ?… Mais si je touche argent par la seelleure, Je beniray des foys plus de sept l’heure Le chancelier, le seau et le seelleur Qui de. ce bien m’auront pourchassé l’heur. MAROT, Epistres, 25. — Brie f, Monsei- gneur, je pense que c’est là Qu’il failli sceller, si jamais on seella; Car vous savez que tout ae- quiet sans seel Sert beaucoup moins qu’un potage sans sel. ID., ib. — Plusieurs auparavant appor- toyeat au bureau des Questeurs, des lettres,.t acquits RU trelllent faicte qu’ilz ne devoTent., A), 0T, raton d’Utique .17. Lever lee acquii, s. — Les grans trésors n’ay en ce monde acquis.. Par quo trie ratât entre chiche et testant Et non contrainct d’en lever les acquis. R. DE COLLERYE, Renutea titx, t5. Jouer d. l’acquit. Jouer à. qui paiera tout. —


ACROMION En acquit. En don gratuit.. — Voy3a dont vient ’Imputation de justice sans œuvres, dont il est. si so.uvent parlé:c’est que Dieu nous alloue en ac- quit la justice qui se trouve en n’astre Seigneur’JCSIIS. CALVIN, XVIII, 5. D’acquit, par Négligemment. Uainoureux langage Que nous soulion.s tenir en nos devis premiers, Se tournoit en propos com- muns et familiers, Tels qu’on tient aux amis qua.nd d’acquit on devise, Et que. le feu d’amour les courages n’attise. Ro N.Si►RD, Etegie (IV, 56). Large-Marie, à la nouvelle des forces du roi qui approchoyent, se jetta dans Langon, g…i.rdé par racquist comme i la première fois, démantela la ville et se retira dans Aillas. AUE ÏGNÉ1 if.). Xlx. Acquiteur. Celui qui perçoit les droits d’en- trée. — lis veolent… que le pain et le peu de bien qu’Us ont pour vivre ne vient pas {_le vostre bien- f-aici, ni de vostre vaillance, mais d la liberalitédu Biarnois e t, de son bon naturel, ou do l’avuice des a.c, quiteurs qui en tirent tout le profit. i44 ; •-ii. Men, Harangue du reelf.u ? naze (p. 153). Acquitter. Dégager. — Le Pape… acquitta el, absolut les Arragonois du serment. de Mente.. Ellà PASQULER, ReehereheNj 15. S’acquitter de qqn, S’acquitter de son devoir en- vers qqn, — Le Pasteur doit son parc revisiter, } Ou aultrement ne se peult acquitter De son Ire-peau. C; 11R I ri GO FE, ieS Folles Entreprises (I, 70). Aer, a-vanter, v. A ceravanter. Acrldophage. Mangeur de sauterelles. — Con- sidérons donc sans passion que nous dirions si Hérodote ou quelque alltre historien ancien nous racontoit qu’en quelquF’pays les hommes seroient théophages (c’est à (lin. ma.n.gedieux), aussi bien qu’ils racontent de quelques anthropophages, élé- phantophages, acridophages, plithirophages, et autres. Il. Es..ri EN NE, Apol. pour hrer., Au Lec- teur (I, 14). Acrimonie. Acreté. — Acrimonie s’enlend des choses mordicatives, qui piquent la langue : comme aucunes especes de sels, comme la coupe- rose, eFu vitriol. PALISSY, Disc. ternir., Explica- tion des mots plus difficiles. — Les viandes sur lesquelles on mettroit du sel à. grosses Poignées seroyent deagreables à cause de leur acrimonie. st FnAnois DE SALES $ Entretiens spirituels, IV (VI, 9). , A.crimonieux. Acre. —C’est un vinaigre proce- dan t d’un bon vin, un sang acrimonieux d’un sang chaud. LE tiO vEa a Hist. des’, Spectres, 11, 2. Acritude, Acreté. — Aucuns [fruits] ont le suc froyt., l’autre aygre ou de chair rude, Aucuns semblent bien beaux, ruas plains frilrIC acritude. Creation, (Ill, S5’..1). Acroamatique (à.xpnevenzz.i ensei- gnement donné à des auditeurs). Diogene Laërem raconte jusques à CCC. volumes par iny composez en toutes sciences : dont les uns es- toyent appelle..z Acroamatiques, les. autres Exoteriques. Lots LE Roy, trad. des Politiques d’AlirsToTE, el de ses (clercs. &crocheter., V. Aecrocheter. Acrochordon. Acrochordon est une verrue pendante. AMBR. PARI, VI 21. &croire, Acroissance„ Acroistre, v. Accroire, Accroissance, cent ire. Acromion. — Le moyne avec son baston de mion. RA.BELA15.5 lia. E.ntre la partie supe- rieure et la.terale l’os Sternon et l’Acromion do l’Omoplate. AMBIL PARÉ’, — Or a Nature machiné deux productions d’os, j’entens l’Acro- mion… et le Corae.dide. Ie., ib„„ IV, 19. Acropi, v. Accroupi. Acrostiche (féminin). — Je ne veux toutes- fois qu’un bon esprit se —fiche A faire un Ana- gra.mme, à faire une Acrostiche D’un travail obs- tiné. VAUQUÊLIN DE FRESNAX El Art poet., L Acrostiché. — la croix acrostichée, qui commence à la 18e lettre. TAtotleoli rets Ac-tom », Bigarrures, I, 15. Acrou.é. Accroupi. — [Aeditue] nous dist Pa- pegaut estre pour reste heure visible : nous mena… droit en la trage en laquelle il estnit acroué. RABELAIS, V„ — Apperteusmes un vieil Eves- gaux à teste ve-rde, lequel estait ii-teroué accompa.- gné di— trois Onocrotales oiF., eaux joyeux et ron-floient SOUS. une fueillade„ ib, Acroupi, v. Accroupi. Acte.. Discussion universitaire faite en public. — A La.nt je. redigeray par escript. ce que avons d ict et resolu,.. et bien humblement vous remercie de l’honneur que nous avez faict à cest a.cte. RA- BELAIS, II, 20. — Le tousseux, glorieusement, en -plein ar..te tenu chez les Mathurins, requist ses chausses et saulsices. le., I, 20. Autodafé. — rit faire un amas de tous les pri- sonniers, en divers endroicts de l’Espagne, pour le faic.t. de la religion, les fit assembler en deux actes (comme ils appellent), le premier desquels fut exploité à Valladolid. Au Eue Hi$1. II, 30. — L’acte de Séville… eut pour spectateur le Roi mesme… marchèrent, après les enfaris du collège, plusieurs prestres vestus de surpelis„ Après eux les pénitenciers et moins criminels, qui s’estoyent desdits de peur du feu. ID., — A ce second acte furent bruslés Jean Ponce, de Léon, fils de Roderic, comte de Baylen, Jean Gonzalve, théologien de Séville, ses deux sœurs brusIées avec lui. ID., ib. (Féminin). — Lesquels furent presents et COM- plices à la destrousse de Laceclemone, quand He- leine fut ravie, et à toutes les autres bonnes actes que Paris feit CIL SOT" premier voya.ge. LEMAIRE DE BELGES, fileter., HL 1.— Vous estes de cau.telles plainctz, Et voulés ravir ses deulx Pa.r vos actes ordes villes.. Sotties, IlI, 94. — Afin d’al- ler, acte perilleuser Au roy Henry faire d’es- tranges tours A Sainct Quentin. Anc. Poés. franc., IV, 317. — Quant et quant ladicte acte. Pei. DE 1VIARNIX, Écrits. polit. et hist., p. 231. — J’ay quis par mes actes printannieres beaucoup de gioire et de reputation. DE MONTREUX, ler Liv. des Bergeries de Juliette, Joitrn. 2 (92 el). Acteur. Auteur (au sens générai), — Icy res- Plein hors d’obscure souffrance Le chief clhon- neur les daces de France, Lacteur do paix ; ie pere du pays. LEMAIIIIE DE Bri..c.M.S., le Ternpk ’d’Honneur et de Vertus (IV, 2U). — Le noble Duc, treillissant du coup dont il ne voyoit point’acteur, jettil un eand souspir. ID., Cou- ronne. Iliargerritique (IV, 27). — Devocion soy voyant ravaller, Print couraige, commença à par- ier A ces bigotz et ces retormateurs, En souste- .nant qu’ilz sont de maulx acteurs. GRINGORE, les Folles Entreprises (I, 101). — Que sa.uroit le sens de. l’homme produire sinon choses charnelles et folles, et qui vrayement niq.nstrent cle quel ac- teur elles sont venues ? CALiviN, Instit., ch. XV (p. 74’4. 4.Éluteur {d’un livre], écrivain. — Car sans men- tir le tien escript dist stile De si friande et gor- gime touche, Que acteur ne sçay qui plus gente- ment touche Le maternel, soit en prose ou en mettre. CRETIN, maistre Ivlassé de Villebresne (p. 209). — Le surnom de l’Acteur sera trouvé par les premieres lettres de ce couplet. GRINGORE :. les Folles Entreprises (1, 144). — Laideur dessus. nommé,.. pretend a layde de Dieu faire demons. tration certaine de la signification du filtre de ce volume. LEMAIRE DE BELGES, I, 1. — Silz veulent avoir consideration à trois poinctz principaux, Iesquelz ont esté motifs de mettre Ia main à ce labeur, liz auront semblable affection à le parlire, comme Lacteur ha eu à lentreprendre. ID.„ ib. — Voyons donques que nous dira Ihistoire de Berosus de Chaldee, acteur tresancien et tres- renommé, lequel flourissoit avant le temps d’….’iLlexandre le grand. ln., ib., 2. — Un acteur nommé en son livre d’Astronomie, met ledit Hercult… ; " entre les Images du ciel. In., ib., I, 1L — De luy [Belgiusl est denommee la grande et noble et populeuse province de Gaule Belgique, dont lacteur de ce livre est natif. In.„ ib., I, 13. — Je nay vela acteur quelconque qui en scrive au- cune chose plus avant, sinon Ovide au qua- trieme de sa Metamorphose. ID., ib., I, 27. — Or treuve je peu d’acteurs qui ayent escrit des gestes et a.ventures de ladite Heleine et de son mary Me- nelaus, apres les faits de Troye. ID., ib., Il, 23, — Cessez, acteurs, d’escrire eue eloquence D’armes, d’amours, de fables et sornettes. MAROTi Bal- lades, 12. — Fj1 y a rien mal ordonné Au traicté dont est question’, Qu’il soit à l’acteur pardonné.. Anc. Poése franç„ X11, 166. — Et sin advient. et que bon luy semble Que le propos et rescriture e.nsemble Devant le Roy puisse estre descouvert,

;..Seure je suis qu’ayant le livre ouvert, Regardera

les poinets où le lecteur Se doit monstrer advocat de l’Acteur. N’Aile. DE NAV.] les Marguerites, la Coche (IV, 255). — Mais le reprenois sur toute chose, de ce qu’il estoit mort avant. qu’avoir es- gorgé premier que soy l’escrivain et acteur de telle fa.ble. F.. BRETIN] trad. de Lucieri, Coifixnent il faut eserire etne histoire, 26. Auteur, écrivain (considéré d’après la valeur de son témoignage), autorité. — Desquelles choses je prens à tesmoings trois bons acteurs, cestasavoir Xenophon en ses equivoques, Isidore en ses ety- mologies, et saint Flierome, sur les in terpretations des noms. 1-lehraïques, LEN’IAIIIE:DE BELGES, I’heir., I, 2„ — Cicero, acteur tressuffisant, en son livre de Devination, recite que la Royne ifecu.ha… veit un songe en son repos, par lequel il luy sem. bla. quelle enfantoit une torche alumee. ID.,. ib., I, 20. — Je ne vueil ensuivre sinon la pure verité antique, et tordre historiai de Dietys de Crete, et de plusieurs autres acteurs tres.sulrisans. ID., ib., II, 5.— Je marreste plustost ausdits deux acteurs tressuffisans Dictys et Virgile, lesquelz joints en- semble siont à preferer à un tout seul. Ie., ib, „ I I„ 22. — Et pour ce prouver mettoit en avant plu- sieurs acteurs renommez et autorisez, si comme Dante, Petrarque, Bocace. COnearde Cle3 deux Langages, Prologue. — Par très-grant peine et grant labeur On vient au dessus d’ung affaire. •Virgille le dict; c’est Tang lion acteur, Et pour ce nous le tamil tous croyre. Aue. Poés. franç., XI, 130. Demandeur (en justice]. — Que lacteur par soy ou par son procureur fa_ce prompLenent et sur le champ sti demande a. la premiere assignation moienna.nt que fa partie adverse se trouve la pour responclre. ÇA L lifrIN5Ordonnances (X, ire part., 135). Actif. Dettes actives. Celles pour lesquelles on est créancier. — [Le roi] leur code encores les biens meubles et dettes actives du defunct. EL PASO.] r E R, Lettres, III, 9. — Le Senat crai- gnoit les registres et enseignemens publiques, qui decouvroient les biens d’un chacun, et les debtes actives et passives. J. Bo D Republique, VI, L Lettre missive active.— Tout se peult reduire en deux manieres de lettres missives : les unes mis- sives actives, les autres miss.ives responsives. FABRI, An de Rhetorique, 1, 197. Chants actifs. — Les chants sont ou moraux, ou actifz, ou raviss ans. Moraux, qui imitent les meurs et affections, et appartiennent à la disci- pline. Actifz, au repos et plaisir à. fin de recreer Pesprit, et reposer le corps pour retourner plus vigoureux au travail. Lors LE Ro Ti trad. des Po- litiques d’AlusToTe, VIII, 7, Commentaire. Action. Droit que Von peut faire valoir. — Les Venitiens firent venir le Due René de LOT- naine.., avec grands promesses cestasavoir de le mettre en possession. du Royaume de Naples, au- quel il discit avoir action, à cause de la maison d’Anjou, LEMAIRE IDE BELGES, Legende des Veng- tiens, 3 (III, 3S’). Droit de faire condamner pour un crime. — Plusieurs tiennent que._ les loix nous redeman- dent compte de nous, pour leur interest, et ont action d’homicide contre nous. MONTAIGNE II, 3 (II, 27). Plaidoyer, discours — Si quelqu’un a une cause à deduire, il s’en ira demander qu’on luy forrne son action, Tfon luy donne couleur, afin de declarer tant mieux son droict. CALVINe Serin. Sur l’Epistre à Tite (LIV, 539). — Comme je vins au Palais, le plus estimé esteit feu M. de Pibrac lors advocat du Roy.„ Toutesfois les deux actions in-iprimees que nous avons de me diminuroient de l’opinion que j’ay de son merite. Du VAIR, Eloquenee française, p. lm. — Qui pourvoit supporter en de grandes et celebres actions des esprits si dissoluz et incurieux, qui, pendant qu’il s’agist des biens, de l’honneur et de la vie des hommes, s’amusassent à esplucher des parolles… ? ID., ib., p. 166. — Ceste singulière pieté, qui vous a asserablez à ce service etpompe funebre, me donne esperance de vous avoir aussi doux et tavora_bles auditeurs de ceste mienne ac- tion que vous estes affectionnez et charitables à la memoire de celle que nous devons presenteinent louer. ID., Or. fun. delaa Rogne Escosse (Ac- dore et Traictez oratoires, p. 2). — Quel chant de triomphe est plus glorieux que ce doux murmure qu’on oit se le-ver en ce barreau en l’applaudisse- rnent dune grande et genereuse action ? ID., Ouvert. du Pari. de la St Remy, 1602. — Si Dieu me donnoit autant d’esprit pour discourir et force a bien dire que j’en desirerois maintenant, pour le service de ceste action publique que nous celebrons pour honnorer la rnemoire du grand Phi- lippe Emmanuel de Lorraine duc de Mercœur… je ne pourroispas pourtant ni ne devr j ois vous repre- senter… la justice du regret que nous avons pour son trespas. St FRANÇOIS DE ALES, Serin. auto gr., 59 (VII, 400). — (Dans cette phrase, le mot a cer- tainement un sens plus large, et désigne non seu- lement l’action oratoire, l’oraison funèbre, inai aussi l’ensemble de la cérémonie.) Meure en anion. Attaquer en justice, mettre en accusation. — L’Evesque… demanda qu’en con-P sideration du bon jour prochain, il fe lais.sast aller : et que la restépassée, s’il le mettoit en. ac- tion, il luy respondroit. FAUCHET, Antiquitez, IV, Action. Attitude, contenance, gestes. — Ceux qui les peignent [des prisonniers.] mourans, et qui repre1entent cette action quand on les as- somme, ils peignent le prisonnier, crachant au visage de ceux qui le tuent, et leur faisant la moue. MoNTA[GNE„ I„ 30 (I, 268). — Quand on monte en un theatre, il faut ssestu.dier d’avoir bon pie voix, bonne action… et bien jouer son person- nage. FRANçors D’Am BOISE Di al. et Devis des Da : moiselles., I (21-22). — Enfin J’un deux, qui ven son action Trop desplorable, en eut compassion, Prend son pourpoint, dessus le dos luy jette. Var. hist. et Mi., VIII, 89. — Sa face pleine de Ma- jesté, son port et son action le feroient assez re- connoistre peur Roy, en’quelque solitude qu’on le trouvast. Du VAIR, Harangue au Pari. de Bor- deaux en 1n2o, Actional. Agissa.nt. — Puis que tu dis que la chaleur de la marne, des fumiers et de la chaux n’est pas la cause actionale des vegeta Lions serni- nales, donne-Trio y donc à entendre par quelle vertu la marne pourroit actionner ces terres infer- tilles. PALISSY, Disc. admir., de la marne (p. 332). Activetô. Activité. —— Au visage de De.mos- Eir..nes ou lisoit tousjours une activeté, un cha- grin resveur et pensif qui ne le laissoit jamais. AMYOT, Compar, de Cicéron avec Démosthène, — 11 avoit une activeté tris vehemente, un coing pressant et diligence continuelle aux affaires. Io., Démétrius, 2. — L’activeté du Roy de Navarre Pestonne. MorirAiGNE, III, 10 (IV, 135q. — Il n’est rien qu’on doive tant recommander à la jeunesse, que l’activeté et la vigilance. ID., I II, i a 17252).. — Son activité et puissance à plaire ou deplaire, contenter ou mescontcnter. CF1A R R 0 r, Discours chretiens, II, X1V„ 10. — Je me prometz que vous m’aymeres au travers de toutes les dis- tances du monde, lequel n.’est pas assez grand pour borner Pactiveté de rostre amitié. St FRAN- çois DE SALESe Lettres, 161. — Leur amo, pour appliquer sa vertu et activeté plus entierenient et attentivement a. ce divin object, la retire et ra- masse de toutés ses autres facultés, pour la con- tourner de ce costé la. In., Amour de Dieu, I, 10. — N’est ce pas une forcenee impieté de penser q-u.e, tu ayes donné la sainte, efficace et vive acti- veté à l’inspiration divine, parce que tu ne la luy as pas ostee par ta resistence ? ID.§ ib., 1V 6,. Actuel. Effectif, réel. — Mais pra_ndre Amour, qui est spirituel, Pour ung travail visible et actuel, Que contenter lori peuh d’argent ou d’or, Il ne se doibt. IIAaui. DE NAV., Gera. Pois.} Distinction du teray AMOUr (p. 304). — C’est bien raison qu’un cliacu.n de nous soit prest, non seulement à vendre mais à perdre ce qu’il a, pour l’honneur de Dieu… Mais nous voyons bien que la vendition actuelle n’est pas requise de tous ceux que rostre Seigneur instruit à perfection chrestienne. CALVIN, Contre les Libertins, 21 (VII, 217). — C’est que nous vivions aujourd’huy en toute humanité avec nos prochains, ayans tous meurtres et tous outrages en horreur et non seulement les meurtres ac- tuels, mais aussi la haine qui condamne pour meurtre devant Dieu.. ID, , Sem. sur le Deuter., 19 (XXVII, 289), — Il advint du temps de sainet Gregoire, que les gouverneurs des biens Eccle- siastiques se mirent par force en possession ac- tuelle de quelques biens qui appartenoyent à l’Eglise, mettant l’armoirie en signe de vendica- tion, à la coustume des Princes. ID., Ltistit., IV, x1, 111. — La divine nature… est doncq necessaire- ment actu_ellement infinie ; car il n’y a rien entre la puissance et Ileftect : ny entre l’infinité par puissance et l’infinité actuelle. MoNTADGNE, trad. de HAYmoND SEBoN, ch. 6. — Ce que j’en parle n’est pas contre les Philosophes actuels et dignes de ce nom. Mais je parle contre ceux qui meriteat plus d’entre appeliez antiphilosophes que Philo- sophes. PALISSY Dise. admir., d-es Metaux (p. 209).

Actif, efficace. — De prier Dieu me fa_ult es tre actuel, Et. vous aussi, faisant le continu, à celle fin que mon corps soustenu Soit d’ung tel bien qui est spirituel. Rh DE. COLLE RY El Rondeaux, 57. — Non seulement il voit., mais aussi ordonne ce qu’il veut astre fait… La providence de Dieu est actuelle, comme l’on dU.CALvira, Tr.stit., 1, xvi, 4. • — Sa blanche charitable et delicate main Me par- fuma le chef et la. barbe de pouldre, Pouldre, l’honneur de Cypre. actuelle à resouldre L’ulcere qui s’encharne air plus creux de mon sein. Depuis telle fa-veur j’ay sen mon cœur sain, Ma playe se reprendre, et mon mal se dissouldre. RONSA RD, Sonnets pour Helene, I, J’IL Cauiere actuel. Cautère qui agit immédiatement — A telle n’y fa.ut ancunement toucher par ins- trument., ny par cautere actuel, ny potentiel. AMBR. PAR11 Vil 7. — 11 n’applique le fer, ou le cau-tere actuel ou potentiel à la gare renie de son Arne.. LE LOYER, IliSt. d-CS SpeareS„ \FIT, 1. — Ce moien est 1.In cautere actuel qu’il vous saut ap- pliquer an muscle respandant à cent endroit… et aussi test vostre douleur cessera.. BEROALDE VERVILLE Foyage des Princes foriunez, p. 166.

Actuellement. Effectivemiunt, réellement. — Si on vouloit dire à. un rnaistre es arts Je jour de ses determinances, qu’il eut des oreilles d’asiie actuellement et qu’il n’eut pas la sagesse de Salo- mon potentialement, Pr AH U REAU, 2e Dile. du Deinocritic, p. 160-161. — Et ne faut pas que ce- luy qui se contient de paillarde]. actuellement sc’ Datte comme s’il n’estoil poini coulpable d’im- pudicité, si son cœur hrusle de mauvaise concu- piscence. CALVIN, Insiit„ I I, viii, 43. — Sairrct Angustin„. note pruclornment que quand la pa- tience est conjointe aveu sa puissance et vertu, que non seulement il permet, mais qu’il gouverne ac- luellement. Io., ib., III, xxiii, 1. Comme le Ma- gistrat, en puniseafit les mauvais zi(.1 i".]’fluent, doit. p— urger l’Eglise des scandales, ainsi lu ministre de la Parolle doit de son ceste aider au Niagistrat„ à ce qu’il n’y ait pas tant de malfaiteurs. ID., ib., IV, 3. — I1 suffit. bien que Uri Roy employe quelquefois son loisir à ou ir cha.nter les chantres.,. Mais qui actuellement exerce quelque art basse et vile, il produit en tesmoigna.ge contre soymesme le labeur qu’il a employé en choses Inutiles. .\ YOT, Périelée, 1-2. — C’est bien plus d’estre par uffect et actuellement infiny, que par cogita- tion seulement— IVIorirridau ir, trad. de RAYMOND SELON, Chi 64. — ri Lote dit, que potentielle- ment ils [les corps] se divisent cri infiny, mais ac- tuellement, nen. Anlyorr, Opinions des Philoso- ph-es, 1, 16. — En iceluy a… infinis pourtraits de consultations et imaginations, que celuy qui jour et. an entier n’y a esté actuellement et de fait n’y peut rien comprendre,. Diu FArt, Contes (Mettra ()el, 30. — Il depesche vers le Pape Zacharie un Ambassadeur pour luy bailler sou advis, auquel des deux devon appartenir la Couronne, ou à celuy qui n’estoit Roy que par contenance, ou l’autre qui sans porter le nom l’estoit actuelle- ment. PAsQuiER„ Rechcrehee, III, 10. — Si Dieu n’eust point creé l’homme, il eust esté vraye- ruent tont bon, mais il n’eust point. esté actuelle- ment misericordieux, d’autant que la misericorde ne s’exerce qu’envers les miserables. St FaAxçois DE SALES, Entretiens spirituels, 2 (VI, 20). — Pour s’y mettre [en la présence de Dieu], il faut revo- quer son arise de tout autre objet et la rendre at- tentive t cette presence actuellement. I } Leures, 938.

Actus, — Le poing armé je sou tiens mon rnoyen Et mon actus afable a I’Afligé. Moral troys personnagee, dans le Théâtre mystique, p. 228..

Acueil, Acueillirl Acuillir, v. Accueil, Ac-

Aculer, v. Acerdere

Aculler. Aiguillonner. — Au point perfis que spondille et museulle, Sens vernacule„ cartilage, auricule D’Isis nulle Dyana creptiscule. A ne. Poés. /pane, XIII, 387.

Acut. Aigu. — A c.ha.cun angle estait crie un tourrion à quatre angles acutz. RABELAis, Seiomachie (III, 397). — En… figure… telle qu’est un angle acut. ID., Pantagr, IV, 33. — L’harmonie se fait de tons et. accons bien differens, grave, acut, haut, gresle„ LE Lo ï E RI Hie. es Spectres, — Faisoll bon ouïr le chant des femmes meslé à celuy des hommes, faisant une Symphonie har- monieuse du grave avec Pacut. ID., ib, VIII., 3. — L’Aine composee du grave et du rnateriel cornme l’eau et la terre, et. de l’acut etspirituel, comme le feu et l’air. Ib., ib., V, 2.

Adagial, — Sen.tence. Grave, judiciaire… ada.— giale, M. D L LA PORTE, Epithetes.

Adaleur. ildeocasseau. Turhulent., , effronté, adaieur, I. harceleur, M. DE LA PoRTE, Ep iiketes. Plaidereau. Chicaneur… adaieur, I. harceleur. In., ib.

Adam (morceau d’). — La teste et extrernité do la Trachée artere, qu’on appelle vulgairement le morceau. d’Adam.. PARÉ, IV, 15.

Adamant, Adarnas, Diamant, — Je messaie- ray de dire deux motz de ceste belle vertu Ani- mo.. ;, ité bonne, et de la gemme nommee Adamas. AtnE Dr, BK Le : Es, rr Cilotéricrene Margaritique 71). — Ta vertu estinceiIée Comme le riche Adamant, Qui de sa force cellee Fraude l’honneur e PErnant. LE CARON, Poesies, 47 v°.

Adamantin. De diamant, de la nature du dia- mant. — De ces gemmes Adamantines les meil- leures viennent d’Inde, et ont aucune convenance avecques le crystal, à cause quelles ont plusieurs costez et faces. LE/11 ACRE DE BELGES, la Couronne Margaritique (IV, 75). — Et. de Diaspm en la co- lonne eSpesse, De forte °haine et dans Lettres infuse Et du Marrein Topace. Adamantine, Que mainte Dame usoit, mais plus ne s’use, Lia Amour. VAsourci Pliii, inuL, trad. de PÉTRARQUE, L. IV, Triomphe de Chauteté. — Depuis, Ô Dieu, de d’aine adamantine Ayant lié’ceste belle ma- chine [le monde]. BAÏP, PŒnieS5 L., II (II, 78). — Si le pore des Dieux, quand il lit le partage Des estats establis en son grand heritage, Engrava des trais sœurs [les Parques] l’avant chanté destin Irrevocablement en œuvre adamantin. IB., ib. (li, 120). — De roembre : O., de bras cloué sur une roche A doux adamantins, repaistre le bec croche D’un aigle puisses-tu. ID., In 123-1M).

(Fig.). Extrèmernent dur. — Co.mhien que ta parfonde eloquenee soit de telle efficace, quelle pourroit tirer en sa sentence mesmes un cœur adamantin. Lemaire de Beloes, 11.1usir., I, 25. — Vous avez bien les cœurs adamantins De soustenir ces boucs, puants mastins, Luteriens et doctes en paincture, Faulx monnoyeurs de la Saincte Escripture. BOURDIGNÉ, _Pierre Faifete, Epistre. — Ma fervente amitié et mes sanglots mortels Ne sçauroyent ils ileschir ta ferrée poitrine ? Ne sçau- royent-ils tourner ton ame adamantine ? RIVAII- DEAU, Complainies, 3 182). — Perlinarité. Aheurtee, dure, adamantine, M. DE LA PORTEb Epithetes. Adatnas, v.. Adarnani. Adatter. Adapter. — De dire que ce proverbe eust lieu à l’endroict de M. d’Imbercourt… ce se- roit mal parler et l’adatter très faucement à luy. BILANTÛNIE, Cap. franç., M. dilmbercourt (II, 404). Addenter, v, Adenier. Additamens rnammillaires. — [Quaresrne- prenant avoit] les additamens ma.mmillaires, comme un badin. RA B AIS IV„ — Icelle [luxation de la mandibule] se fait en la partie ante- rieure, et peu souvent en la posterieure, a cause des deux a.dditamens ma, mmillaires, qui rengar- dent estre reculée eu arriere. AmBit… PARÉ ! 8, Addonner, v. Adonner. Addressa.ge. Sentier direct, plus court que la route. — Au vola t de trois lins, à une addressage, il fallut.sauter un fossai. AuBEcNÉ, Fceeneste, "I\ 10% Addreseant, Addresse, Addresser, Addres- seur, v. les mêmes mots écrits avec adr-. Addubitation. — La troiziérne espece de simple demande est appellée Addubitation, la- quelle montre et exprime l’affection d’un homme perpiex et douteus. FOUQUELIN, ithetor. franç., 31. Adelantade. — Tandis que je condui par les deserts du Monde Du. Pilote premier /a famille feconde, Que je vay descouvrant et par terre et par eau, Adelantade heureux, maint Royaume nouveau. Du BA aT AS, 2e Semaine, 2° Jour, les Co- lonies. — Note de S. G. S. sur ce passage. : Ad-e- laniade. C’est un mot espagnol et un nom de di- gnité, appartenant proprement aux capitaines qui courent la mer pour faire nouvelles conques- tes. Ce tiare d’honneur se baille à, celuy qui pre-. mier a descouvert subjugué un nouveau pays, suivant Pinierpretation du mot, q-u.i vient de la preposition Attelante, qui signifie deva.nt et outre : et du verbe Adelantarse, je marche devant. Le poéte dit qu’il sera un heureux capitaine, puis qu’en ces discou.rs cornrne dans un vaisseau il va.. descouvrir tous les pays du monde. » Le mot se trouve dans Brantôme (ordres don- nés par Philippe II pour ses funérailles). — Que le guidon de l’archevesque marche devant, puis la croix, les moines et "le clemé ; amprès l’adelantado vestu en deuil, avec restandard royal traina_nt en terre. Cap. estr., Philippe IL Adeloisir, v. Deloisie. Adental, v. Med. Aderie. Glande. — Lu.y coupant entierement les vertes jugulaires, et arteres spagitides du coi, aveeques gu.arguareon, jusques es deux adeues. RABELms, I, — EQuaresuieprenant avoit] adenes comme une serpe. ID., IV, 30. — Nerfs, cartillages, adenes, mendie. I b.7 VI, O. dans, à dent, v. Dem. Adenter, Adenté. Renversé, la face contre terre. — Et sans une vigne entorce Qui la rorce /IL soustraite de mes pas, Et mi’a. fait prendre be daine Sus la plaine Adenté tout plat à bas. RoN- sARD, Poen-tes, L. Ili Voyage d’Hercueil (V, 219).— Menu dessus la place L’u.n dessus l’a.utre a.den-tin tomberont ID„ Franciade, (III, 151). S’adenter. Se coucher le visa_ge en bas, vers te. sol. — Affin d’el, Titer ! a ehalleur, Je vueil trouver fa_çon, maniere M’adenter su.r ceste riviere beoire de l’eaue en ma main. GRINcoRE, &dna Loys, L. IX (II, 295). — Il estoit Adenté, ofi de Pea_u buvait. ID., ib. (II, 296). — Voyant qu’il es- toit seul en altenda.nt sa. cher° Ma..gdelis, il s’adeuta dessus l’herbe… pIora..nt à grosses larmes.. N. DE ISIONISEUX.5 tee Livre des Bergeries de Ju- liette, Journ. 1 (4 — La miserable amante s’adentant su.r son lict, de peur que ses cris fussent entendus. ID., ib., Jw.un.. 5 (269 vo). Adenier. Fra.pper d’un coup de dent. — Le pe- tit chien d’amour tant bonne et pure, Digue d’avoir apres mort sepulture, Avecq’la chienne d’Atalanta, Que le Sa.nglier trop crue" adeuta. Cu. FONTAINE, la Fontaine d’Amour, Eleg. 9, Adenter est signalé colnme vieux mot par Henri Estienne Ainsi est il de. cast autre passage de Virgile, terrain ore momordit car un Romman, par le moyen du n-tot addenger, a bien &Gel ! expri- mer cela, a-vee. aussi bonne grau., pour le moins, quand il parle d’un auquel on donna si grand coup SliF son heaume qu’on Paddenta sur son arçon. Car ceci est dit d’un qui estoit à cheval Precel-lence, p, 185, Ailes. Maintenant. — — Elle respondit avoit veu tous les plus grans fleuves de Chres- fienté, tant en France, Espaigne, Savoye, Ita.lie et ades en Allemaigue. LEIIIIAIRE D F. BELGES„ Illustr., III. 1, Toujours. Adés chose nouvelle plaist. Ane. Poés. franç., 207. A desloisir, v. Adestre, Adestrer, Adeztre, Adextrer. Adestrir. Rendre. adroit. — n’y a luteur qui aye tant besoing d’exercer et adestrir son corps, que les Roys leur entendement. Loys LE nOY", trad. des EnseignemrnÉs d’IsocnA_TE, 15, 16, S’adestrir. Se rendre adroit. — Ayant perdu. la main droicte à la bataille, il [Sergius] s’adestrit si bien de la gauche, et avec une main de fer qu’il s.’estoit fait faire au lieu de la. perdue, qu’un jour il dalla quatre hommes en champ de bataille, l’un a.pres l’autre, et les vainquit. Gnug_ ; ETI leç.., III, 30 {dans G.). — commencerent à s’ades- trir aux choses plus convenables à leur repos, comme à ba.stir, fe.rmer les villes de murailles. LE CAB.oN, Dialogues, I, 1 (9). Adeuler, Adouler. Affliger. — Quelle dou- leur, quelle dure triFite.sse Adouiera les dames de la Grece, Quand se verront avoir perdu l’espoir De respouser, voyres de le revoir. Or. BEREA Ra-/..pissenzient yilas (146-147). S’adeuler. S’affliger. — Mes chiens… Accou- rurent vers rnoy tremblant et pantelant, Criant d’une voix foible., et. comme s’adeulant. R.. GArt- E R ? Hippolyte, 184. — Contente au moins mes OS de quelque peu d’honneur ; EL, pour moi t’a.- deulan t, vien.s quelquefois espandre Le pleur d’un vain re.gret dessus ma froide cendre. P. DE BR.Acu, Hymne de Bourdeaux, v. 1085. — La.s ! je transis d’horreur, je forcerie, j’affole, Ge triste souvenir ni’a, Trest.e la parole ! — Ne vous adeulez point, re- prenez vüs esprits. R. GARNIER, leS ihfribieS* v.’721, Aciculé. Affligé. — Mais les passans la voyant [Venus] a.deutiee Dirent alnsy : L’Amour que tu demandes Gylon Pa pris, et t’en a » Co- LIN ButuER, Poesies, 68. — Venés ecbevelées Sans aucune couronne, et, toutes a.deulées, Cou- vrés-vous d’un drap noir. TAI-11L1 REAL’, Poesies, II5 218.— Au poinct du jour vois y Un Passant a ma porte adeulé de soucy, Qui de la triste mort m’an- nonça la nouvelle. Ro NSARD, Sut la Mort de Marie (I. 210). — Nous est-il rien resté qu’un esprit ge- missant, Qu’un esprit adeulé dans un corps lan- guissant ? R. GAnNiFin, Juif’es, v. 470. — La petite Bergere en pleurs se consommoit, Et pour u.ne aignelette adeulee formoit De si tristes re- grets. Du MAs, Lydie, p. 7. — La renommée de. telle esmotion court viste aux Enfers, et estant fort adeulée se pieint aux oreilles de Lucifer, Trad, de FOLENGO, Merlin Coccaie, L. XIX (II, 154), Triste (en parlant des choses). — Funerailles. Tristes, pleureuses, adeullees. M DE LA PORTE, EpitheleSi 185 v°. — Je ne sça_uroi chanter en un temps desplorable Ains, au lieu de chanter, je voudroi seulement Souks un vers adeulé déplorer tristement Le malheur de la France en son mal incurable. P. DE BRACHI Poemes et Meslanges, L. Ill, S. 21. — J’os-Leray ces habits adeullez de tristesse. P. MATTIIiEu, Aman, In (p. 64). — Les Malles de Sylla du Tombeau qui les charge Sem- blerent se jetler par la campagne large, Et d’un chant adeulé et murmure incertain Presagioient les ma.ux qui vienclroient au Homain. LE LOYE ft, Hist, des Spectres, III, 16. Cf, Mue ille. Adeviner, Deviner. — Adevinez combien les vea.ulx Que la jument a cochonnez„ uantes oreilles et quans piedz Avoit une cha.scune este, Sotties, H. 186. — Comment cela ? — Or adevine. Ib., III 333. Adextré. Adroit, habile, — C’est une dame en faictz et dietz adeNtre, C’est une dame ayant la sorte d’estre Fort bien traictant un loyal amou- reux. MA ROT, Rondeaux, 42. — Un moine claus- trier nommé rrere Jean des Entommeures, jeune, planant_ bien à dextre.. HABELAIS1 1, 27. — Jamais celuy que les belles chansons Paissent ra- vy de l’accord de tes sons Ne se doit voir en es time pour estre Ou à l’escrime ou à la luitte adestre. RONSARD, Odes, 1, 22. —Quand un homme aura travaillé, qu’il aura eu bon esprit, et adextre, qu’il aura esté vigilant, qu’il aura suyvi les bons moyens.„ il semble bien qu’on iuy fait tort di dire pli’n’a rien fait, et que cela est un don gratuit de Dieu. CALVIN, Serm, sur le Douter, , 61 XXVI 630). — Compains, que le plus adêtre Vienne voir par la fenètre. VAUQUELIN DE LA FRESNAYE, Fo- resteries, I, 7. — Tousjours la harquebuze, ou. la paume champestre, Ou l’escrime qui rend une jeunesse adextre Me retient en travail tout. le jour arresté. ItergsAnD, Amours de Marie (I, 152). — Qui, bons Dieux ! sloseroit promettre D’estre gaigner un prix a : dextre Tant que Paschal qui tient en main L’honneur du mieux disant Ro- main lMA_GNY, Odes, 1, 102. — Ir ta charge il tamil estre Riche vertueux et adextre Pour ser- vir dignement nu Roy. ln., ib., II, 199. — Cha- cune portant en sa dextre L’instrument dont elle est adextre. R. BlibLLEAU5 Amours des pierres pré- cieuses, 1’Agate. — Aux jours (estez la jeunesse champestre Passe le tans à mille jeux adestre. RAÏF, Poemes, L. I (II, tif). — C’est beaucoup la vertu cognoistre. C’est bien plus de se faire adestre A I’executer quand an l’ha. IDui Mimes, L, I I (V, 1O5). — Tout cela rend la personne plus robuste et adextre. LA NotlEiDisc pol. et mil., V, p. 152. — Loba… prist avec lu y un sien compai- gnon d’armes… tort adextre et prompt à charger son harquebuz et à tirer un’arquebusade. BRAN- TômE, Rodomontades espaignolles (VII, 25). — Le roy et toute sa court. en furent en très-grande ad- miration et estannement, pour veoir une telle beauté si adextre à cheval. ID., des Dames, part. I, Diane de France (V111, 142). Le mot adextre peut aussi exprimer certaines idées voisines, se rattachant d’une façon large à celle de l’adaptation à —une fin, de la conformité à un type parfait. Il s’applique par exemple à un cheval bien dressé. — Le valet est monté sur un cheval adestre, Et bien souvent à pié marche le pauvre maistre. BELLEAU, Disc. d-e la Vanité, 10. — Il indique la grâce et l’élégance du maintien., de la tournure : En vous y a quelque grace qui tire Les tueurs à soy. Mais laquelle peult ce estre ? Seroit ce point vostre port tant adextre ? MAROT, EiegieS, 9. — il s’applique encore à la toutepuis- sa ne qui ne fre’amais en vain : De l’ter- nel la main adexapptre S’est eslevée à ceste foys Dieu a fait vertu par sa dextre. 1D, 5 Ps, de Daçéid, 45, Mal adextre. Maladroit. — Parqua tonna, et de tout son pouvoir Darda la foudre avecques le bras dextre Sur le nouveau charretier mal adextre. MAROT, tract. du L. 11 de la Meta.m. J’estois aveugle, Amour, mal appris, mal adestre. BEL- LEAU, Bergerie, 2e.1 ourn.„ Baisers. — Par art se faut garder des arts mechants Pour ce ne suy, lourdaut et mal adêtre, Ces metiers là qui font pendre leur maitre. VAUQUELID.1 DE LA FRESNAYE„ Sat, franç., L. III, à J. A. de Baïf. Adextrement. Adroitement. — Avec force artillerie, de laquelle je eroy bien qu’ils ne se pou- voient a.dextrement ayder. Tu EVET Cosirlogt., — Usa fts d’arcs et flesches… desquels ils s’a dent fort adextrement. ID., ib., XXII, 7. — La thambriere lu y promet merveille. Souz ceste asseurance, 1 a mais tresse biaise sa pratique fort adextrement. CHOLIÈRES„ V Matinée (p. 163). Adextrer 1. Adextrer dei Marier à. — La fille attend que son pere l’adestre D’ung beau mary, gentilhomme et. adextre (littéralement : place à sa droite un mari). COLIN BUcHEik Poeke8, 219. Emre adextré de., Avoir à sa droite. — Ceste figure dernière est une grande roue maniee par Fortune. Sur le hault de laquelle siet maistre Re- [tard : adextré d’Orgueil et à senestre de dame Quille. FAUCHET, Langue et Poes+ /rafle., I I, 124. Adextrer 2. Exercer, rendre adroit, habile. Or avoient ilz en leur armee un grand nombre de paysans et de gens mecaniques… Iesquelz iiz adextroient aux armes. SEYSSEL, trad. d’APPIEN, Guerre inilhriclatique, 3. — Et ne se peult le OCR- til-horrirne tant desvoyer de ses bonnes entre- prises que cestuy : ains semble ceste chose estre bien souvent cause de l’adextrer et aguerrir. E, PAsQuIE Ri le Monophile, L. Il (11, 771)+ — On l’adextre à la danse, Au chanter, au parler. MA- Griy, Souspirs, S. 57. — Et bien que le ciel ne m’ayt. faict Le present d’un luth si parfaict Que celuy que Caries entonne, Et qu’il n’ayt adextré mes doigtz Comme au Pindare vandosmois, Qui rien que celeste ne sonne. ID., Ois, I, 14S. — Tu peus suivant ton nom d’un tel arc estre archer, Mais tu n’eus tel plaisir à si bien décocher, Comme à bien adextrer à tel arc la jeunesse. ! Ici- DELLEe Tombeaux, à l’Ombre de M. Simon P Ar- the’. — Ce char branlant premier soula.cieux esbat Est. soudain adextré au Martial combat. MAuRlIGE SCÈVE, Microcosme, L. 1 I, p. 49. — On les adex trait à manier les armes, piquer chevaux, et à tout honneste exercice. THEFET, Cosueogr., II, 2. — On leur fait apprendre dés l’aage de sept ans toute chose adextrant le corps à. legereté. ID., ib., XI, 16, — Et ne puis appreuver la raison de ceux qui client que par ce moyen. on a.dextre les jeunes esprits, par les choses plus difficiles, à concevoir aisément les plus faciles. TABOUROT DES _ACCORDS, Bigarrureg, L — Et l’avoient si bien adextré et exercé la course, qu’il n’y avoit loup qui le peust passer de Iitesse. LE Hist. des Spectres, II, 7. eaclextrer. S’exercer, se rendre adroit, habile. — Il est plus a_voisiné et proche de ses enn.emis ce qui le contraint de s’adextrer à. la guerre. TRE- VET, Cusrmogr., XX I, 17. — [Les Turcs] se sont si bien a.dextrez et apropriez à ces ha_rquehuz, que guiére.s plus ilz font d’estat des arcz et flesches. BRANTôME Cap. franÇ.I, PariSe (V, 227). — Il [M. d’Estrozzel ne faillit à sa_ visée, dont tous s’en estonnarent, et mesmes luy estant si grand sei- gneur, disoient-ilz, faire ainsi bravement et si as- surément la faction du soldat, et manier si dex- trement les armes du soldat et s’y adextrer si gen- timent _ ID" Couronnets françois (VI, 78), Adherence. Alliance, union, entente. — La comi-nun.auté politique des humains en temps de paix ne peult consister en valeur sans mon adherence (c’est Pallas qui parle), LEfiri_Ai RE DE BELGES, /Wear., I, 31. — Flelas, mon cher sei- gneur Paris… bien tba honny la mauvaise adhe- rence de la Grecque estra_ngere et bien te. rendit guerdon mal courtois la Deesse Venus quand elle tempescha delle. 1D., ib., if, 21. — Apelle Wavekit aucune intelligence, complicité ni a.dherence avec les rebelles et conjurateurs. VAUQUELIN DE LA Filk : SNAYE, De ne croire d ealemn.ie. Ceux qui sont unis’à qqn, — Certes ton roy et la sienne adberence Lon.t autrefois pour leur Royne Ler1U.e. LEMAJRE DE BELGES, Chans-one de Namur 300), Adherent. Pa_rtisa_n, Pompeius et ses adlrie- rens, craignons la vehemence de Caton… pen- serent qu’il ne falloit pas laisser venir Domitius jusques en la place. Amyca, Pompée, 52. — II commanda à tous ceulx du Senat qu’ilz s’en allas- sent apres denonceant à. ceulx qui demoure- royent qu’il tienclroit pour adherents de Cae- sar. ID., ili., 61. — Le Senat… decerna aussi des provinces et des honneurs convenables à Brutus et à ses adherens. ID" César, 6’2. — Durant iceux Estais, les Seize et leurs adherans, proditeurs de leur patrie, voyans que rien ne s’advançoit à leur devotion, ils commencerent à s’ennuyer. JEAN DE LA TAILLE Familiere Description. des 1-.0.7sta.te de la Ligue. Adherer (transi). Joindre, asseirthler. — Ses gens et serviteurs… ont fait pro-vision de quelques bribes, cervelats et jambons qu’ils ont joints el adherez à belles bouteilles. D ir FALL, COnieS d’Eu- iPapel, 25. S’aditcrer. S’a.ttacher. — Les autres vont apres la splendeur de la. fortune, et je m.adheroye seule- ment aux borines mœurs de ton personnage. LE- MAIRE : DE BELGES,. iiitet.r.* 115 — Homere… reeite encore autrement la mort dudit Hector, et plus à. lhonneur d’Achilles, mais je rn’adilere plus à mon acte.u.r Dictys. IDi, ib., II, 19. Dans l’exemple suivant, on peut voir soit cake- rer employé intransitivement, soit s’adherer, Pronom réliéelii étant supprimé à cause du verbe précédent, toujours avec le sens de s’attacher — Sa divine loy, en laquelle est rigoureusement de- rendu adultere„ commendé a.dherer unicque- ment à son mary, RABELms, III, 30. Adiee, ré, Qui s’est attaché, joint, — Il segregea ceuIx qui sembloient plus adherez et favorisez au pa.rty des Lacedemoniens. AwrioT, trad. de DIO- DORE* 25. — Une bande et compagnie de bonnetiers du. faubourg sainet. Marceau, joints et adherez’à. ces beaux Messieurs et gardeurs. de vi-gnes, nous ayans empoigne et priS SUI’le fait.. Du FAIL7 Contes d’Eutrapel, 25. Adherita.nee. Investiture— — Ceux qui pro- cede.nt ot s’engendrent du corps de l’Eglise, soit pa.r s.uccession ou par l’adhe.ritance des filtres, charges ou dignités. Pir, DE MAii-Nrx, Differ. de let Haig., I, 1, 4. — le /01.2r fit couster plus de cent mille hommes de cheval, qui en divers voiages y perdirent la vie, sans que ottcques il leur en voulut passer adherita_nce. ib.., 1, II* — Par aven- ture il aura escrit cesh. npistre avant que S. Pierre eut fait les devoirs d’adheritence à Rome, pour se mettre en possession du souverain ponti- tica_t, qui alors estoit entre les mains de Nero et des autres Empereurs. ID., ib., I, ni, 1. Adheriter. Mettre— en possession, — Ce est Won decent que pour la Marguerite, Flourette indite, à, Yesus doulcement On puist prier que la gloire inérite. Et que ès sainctz CieulY. Dieu son ame a_dherite. Anc. Poée. franç., XI, 97. Adherité. Transmis par héritage, — En vertu de la continuelle succession de ceste dignité adhe-ritée de pere en fils. PH. DE MA PLNIXe Pif fer, de la Belig, , 1, fi. Adhiber. Employer, — Les a.utres dient que avant que la derniere force fust adhibee, Victu- brius se rendit au consul, Preen. vol. des Dee. de 7’. Liçie Watts — De dispenser par un don sin- gulier A tenir biens en son particulier C’est une chose aliX prelatz prohibée, Si en ee n’est grand raison adhibée. J. BoLlEHETe Epistres. morales. du Trauerseur, I, 2. Adhorter. Exhorter. — C’est l’office des pres- tres d’admonnester et adhorter le peuple. J. LE Tho-ND, trad. de TH. MoRus, 1’Isle d’Er topic, L. II, 95 vo. — Tant d’aultres potentats, qui… nous adhortent à une reconciliation a.vecq nostre Prince naturel. Dans PH. MARNIX, Etrits ei hist., p. 98. Adiante.— Adiantuire… jamais ne retient hu- midité. RABElims, III, 50. — Sa peau… seroit comme l’herbe dicte Cheveu de Venus, laquelle. jamais n’est mouillee ne remaytie…, Pourta.nt est dicte Adiant0.5. ID., IV, 24. — Comme sont scolo pendre, capilli Veneris, adianthe, politricon, et autres telles especes d’herbes. PALISSY, Recepte Qeritable, p. 64. Adiaphoriste. (Nelin d’un parti reiigieux.)1 — Ils ont en divers lieux suyvy, les uns la dodrine de Luther, les autres de Calvin, les uns estans Servetistes, les autres Pomeranistes, les uns Ins- pirez, et autres Adiaphoristes, et la pluspart Ana- baptistes. TnÉv Eir, Cos nui gr., XV 1, la. — Les Adia.phoristes, les prophanes moequeurs, les tra- ficquours du droict de Dieu font montre de leur douoe vie. AuBIGNÉ1 Tragiques, aux Lecteurs. Ad idem. De même. — Le flatteur… va tous- jours apres ce que l’on veldt, s’accordant tous- jours, et disant tou.sjours ad idem. AMYOT, ("Lini- ment on pourra discerner le flatteur d’avec Vimy, 11. Adieu. N’oublier rien que dire adieu. S’en aller furtivement, s’enfuir.— Soyez certain qu’au pa.r- tir du dicrt lieu, N’oublia rien fors qu’à. me dire adieu..MARoT, Epistres, 29. — Selim voyant que tout mal bastoit pour luy avec ses forces, n’oublia rien que de dire Adieu, et. feit tant qu’il se sauva à la ville de Varne. TuEVET1 Cosmogr., XI, 4. Adieu Fouquet. Expression employée au sujet d’une personne qui s’en va, — A la ixiesnie heure que leur bulle est depeschée, adieu Focquet, lei voilà à cheval pour aller visiter leurs brebis et voir eu n’y a point. de laine à tondre, PR, DE : MA R- Prix, Difier. de la Relig., I, [r, 9. La même expression s’emploie au Sujet d’un dommage irréparable, mortel. — Monsieur de fer, respondit celuy de terre, vous m’excuserez s’il vous plaist je suis un pauvre compagnon qui IL’ay brebis ny mouton : mals je n’iray point avec vous, car il ne faut que ! un moins de rien, ou demie cholere pour ine casser, et puis, adieu Fouquet. Du Fm., Contes d’Eutrapel, 2. — Voicy survenir les compagnons oport.untment et à [a bonne heure, qui revindrent tout bien à point Car s’ils eussent tardé encore tarit peu soit… ils eussent trouvé leur providadour pendu comme une an- douille, et adieu Fouquet. fa., ib., 22. — Ce vene- rable, afin de ne bourd.er et estre recongneu pour estourdi et ignorant qu’il estoit, elist mis… quel- quo vehement diagrede et laxatif, etuis, puis, adieu Fouquet, ID" ib., 24. Adieussés. — Trouverons nous pas des mon- noys ? Ouy, ou y, d’assez bien adieu.ssés. Sotties, III, 281. Adimancher. Endimancher+ — il fit mettre les manches rouges aux quatre chambrieres, et adi- mancher les quatre Curez. AUBIGNÉ, Funeste, II, 14. Adirance. Action d’égarer. — L’enclos où sont les secrets et excellences est environné d’un bord de trois pas de large, plein de l’herbe d’adirance, gui fait tout oublier à ceux qui passent par dessus. _BEROAIDE DE VERV1LLE„ VOyage des Princes fortune ; p. 326. Adirant. Où l’on s’égare. — Carrefour. Croisé, douteux, adirant, forchu, trivial, de.svoyant. i. DE LA Po RTE„ Epithetes. Adiré. — Devant vos yeuix, adiré Je viendrai nuicteux. phantasme, Luc DE LA Po RTE, trad. d’Hon.AcE, Epodes, 5, Adirer. Ëgarer, enlever. — Sans mesure parlent souvent Et ne savent qu’ilz —veullent dire ; Leur pensée est comme le vent Qui choses legieres adire. GniraiORE, teS Folks Entreprises, I, 82. adira A mot’mesure l’arc et la trousse, Dont finement il me destrousse. BAÏF, Devis des Dieux, 5 (IV, f — Hier ayans adiré mes bagues et joyaux, le sire Artile… retrouva le tOUt. LARi- VEY, trad. des Facétieuses Nuisis de STRAPAROLE, VI, t. — Le saint Graal, qui estoit une fiole plaine d’u.rs. baume si mirifique apres lequel les Cheva- liers erraiïs couraient, comme petits gars qui au- roient adiré. leurs vaches. Du FAIL, Comtes d’Euirapel, S’adirer. S’égarer. — [Son pore] la voyant re- trouvée, fut saisi dune telle joye, que de plaisir les grosses larmes luy couloient des yeux, et… luy demanda comme elle s’estoit ainsi adirée. LAM- VEY, tract. des Facétieubsies Nieicts de STRA PA o E, XI, 2. Adiré. É’garé, qu’on a perdu de vue, qu’on ne sait où trouver (choses, animaux, gens). — S’il advenoi t. par quelque grand accident, que tous les livres de l’Escriture fussent. perdus ou a.dirés, seroit-elle pour cela moins Sanctuaire de Dieu, et escolle de verité ? CEARRONy les Trois Ve- ritez, Ill, 1, Adv. — [La parabole] du Pasteur re- couvrant sa brebis esgaree, la femme retrouvant sa bague acliree. ID., Discours chresdens, Redemp- tion, 10. — Maintenant en cherchant mon Bé- lier adiré, J’ay veu les deux Bergers dans l’Antre retiré. RONSARD, Ectopies et Mascarades, Eci. 1. Voicy venir Benin, qui seul avait erré Tout un jour à chercher son }relier adiré. ID" ib., Ecl. 4. — Je ne veux phis aller où ma Nymphe sejourne, J’y pers tousjours mon cœur &garé qui la suit, Comme un bouc adiré qui le soir ne retourne A Pestable, et d’amour s’esgare toute nuit. Io., ib. — Mais faites mon commandement, Quelque rai- son que "on vous di ; Ou que leur geay, ou que leur pie, Ou que leur poule est adiree, Ou leur guenon est échapee. BAÏF, le Drave, II, 1. — Comme en Hyreagne une lyonne csmeue, Quand, cependant qu’en questo elle se rue, Le saut pas- teur ses pais a tirez De leurs taniers, les trouvant adirez, Single en courroux ses flans, son dos, sa teste De sa grand queue et rugist et tempeste. 1D., Poemes, L. IV (II, 178).. — Le pauvre mary trouvant sa femme adirée, la chercha de tous cos- tez. MABG. I E NAllfr.1 Heptant., 6U. — Je le tennis plustost [mon fllsJ pour perdu qu’a.diré. LARIVEY, les Escaliers, IV, 2. Adj accuse. Ce qui est situé auprès. — La Sei- gnorie d’Athenes, qui estoit alors grande, opu- lente, et dominante sur la Grece et a_djacences icelle. BuDél _Mei,. du Prince, il. Adjacent. Qui est situé pris de, — Les autres esleurent leurs demeures en l’Asie, et. empie terent les regions adjacentes la mer Caspienne. LE LOYER, Hist. des Spectres, ]II,. 13. Adjecter (s’). Se jeter. — Quelque foys advint u’un exain De mouches, je ne scat’pas quelles, Se adjecta en quelque lieu plain De miel espandu. A UDENT, A pol. d’Esope, I, 71. — Tin gros cor- beau vint s’adjecter sus elle Qui par becquer sa playe renouvelle. In., ibe, I, 97, — Un cerf pressé des chiens et chi veneur’adjecta lors cuydant estre lieu seur En une estable. Ise, ib., I, 153. — C.omme un aigneau estoit sur une roche, Un aire vint sur son doz s’adjecter. ID., ib., I, 16&. — un poisson d’eau doulce advint Que ce jour inesme en plaine mer Par fortune adjecter se vint ib., 1, 206. — Ils… sladjettent au pire, et tombans d’un vice en autres s’adonnent à larcin ! et ne s’aMtiennent des biens d’autruy, Ji DE VtNTEntriAA., trad. de la Cyropédie, , 1 (p, 211), Adjection. Addition. — Le vassal maintient n’estre tenu de servir son Seigneur qu’à la del- fence du Fief doniinant et Suzerain : pour ceste cause se disant homme simplement, et sans ad- jeetion de condition. FAUCHET, Orig. des Digni- fez, I I, 6. — Soubs le nom general de Capitaines, avec adjection du mot de Marine. In., ib., 11, 9. (Au sens moral. — Je gay ta deliberation et resolution du feu translateur avoir esté do vous supplier en prendre. la tuition, protection, et saul- vegarde, par la faveur de Padjection de vostre nom et authorité. Epistre de JACQUES VERJus, dansCoTEREAu, trad.. do COLUMELLE.. Adjouner. Faire jeCiner. — Le flatteur. com- mandera qu’on apporte sur table quelque nou velle viande, non pas offenser son corps par le trop adjeuner. AMYOT, Corna on pourra dis- cerner le flatteur d’avec l’anry, 20. Adjoindre. Joindre. — Tou t-d u n e-rn a in ajoindra on au nouveau Espalier le bois neces- saire pour Ie. façonner. O. DE SERRES, l’héd ire cl’Agric, V i 20. adjoindre. Être près de. — Toute la caste es t assez l’aune, à cause des znontaignes qui s’ajoignent aux ondes de l’ûcean. gilluvvr, Cosfflop., XXII,. I. S’adloindre. S’ajouter. — Pour lesquelles in- commodités, pourtant, ne fa.ut laisser de se servir de ce bestail {les oies], tres-utile pour sa_ plume, pour sa ehair et pour sa graisse, revenus de ceste nourriture : où s’ajoignent les œufs pour la com- modité du rnesnage. O. DE SERRES Théâtre d’Agric., V, 5. S’adjoindre de. Joindre. à soi. — Ces Walons s’adjoignants de trouppes Aihanoises, De bie.n peu d’Allemagne et d’autres Ilila.noises, ACC012- rojent. comme au feu pensants tout renihrrerser. L’Ixion hespagnol, dans Tricote’, édit. de la At. Men., 273.

Adjour. Assignation, citation à cornparaitre, — Si me. fault il vivre jusqu’à mon jour, Où j’en-tendra.y Ie mortifere. adjour. FERRY JULYOT, gifles la belle fille, 4.

Adjournement. As.signa.tion, — Un grand sa.e plein d’informations, citations, chi- quan.eries, et a_djourneme.n.s. RAB ELAIS1 IVe 118. — Pour avoir satisfaction le list apeiler devant le juge par decret d’ajournement. Conepies• dte Monde ad- ventureeex, 5. — Comme La.phystius luy donnast assignation à certain jour, pour venir respeindre deva.nt le peuple à qu.elques cas, dont preten- doit le convaincre, ses citoyens… rte voulurent point que cest adjournement eust lieu. Timoléon, 37.— envoya adjourner Cle.opatra. comparoir en personne pa.r eic..vant pour res- pondre aux charges et imputations que lon pro- posoit alencontre d’elle… CeIuy qui fut envoyé… pour luy signifier cest Ajournement,..se doubta bien incontinent qu’Antonins se garderoit hien de faire aueun mal ne desplaisir à. une telle Dame, Ir), , _Antoine, 25. — Les hommes s’en- dorment et se flattent en leurs vices, quand ils n’ont pas cest adjournernent qui les sollicite pour se trouver deva.nt Dieu et son siege Serer. sur l’Epitre ari, x Galates, 13 (L, 4.29).— Le matin on n’entend que les coups de marteaux, le bruit des sies… les adjourneinents des sergents à comparoir deva.nt les Juges, AmYoT, Propos de table, III, 6.— Il les appelle en jugement : car ils ont bea_u dire, il faut aller quand il appelle ; n’y a point d’exoine à ses adjournernens. Du VAIR, Medit. sur Job, ch, 34. — J’aboliray toutes ces tnangeries de justice… il ne se parlera plus d’adjournements ni de saisies. Sat, Men., ilar. du sieur d-e Rieux (p. 170), — Ilz luy firent donner adjournement personnel pour cornparoistre ; Kalis l’empereur fit surseoir la cause. BRANTÔME ;. Rodomontades espaignolles 1501. — Un Ser- gent de Douai voulant prendre. un Ajournement hly pOrter. AunIGNÉ.„ Faeneste, 5. Dieu ne laisse pas de nous adinonnes- ter et nous donner beaucoup de remords : et ce sont autant d’a.djournemens par lesquels il nous raPPelle soy, quand nous SOMMOS comme esga- Fez. CÀLVINI Serin. sue le liv. de lob, 1.211 (XXXV 7.0}.

Adjourner (impersonnel). adjourne. Il fait jour. — [Le Souci] so vire et tourne Vers son Ami qu’il veut voir, Soit au matin, qu’il ajourne, Ou quand il est pres du soir. &riz de divers poirétes à la louenge Lotaze Labé, dans l’édit, Boy, I,.147. — D’une entre-suyvante fuyte il adjourne, et puys annuyte, EZLLAY, Complainte Desesperé. — Cette jalouse Fleur vers son soleil se tourne, Cornme rnoy vers le. mien a.ussy tost qu’il adjourne„ PASSERITI. Vers d’amour (le 29). — Dans cette signification adjourner était considéré


comme vieux : — Pour ce faire, te faudroit voir tous. ce, s vieux roma.ns et poetes françoys, ou tu trouveras un ajourner pour l’aire joue (que. les pra-ticiens se sont fait propre), anayter pour faire nely. Du BELLAY, , Def f enee Illustration 5 I 6. — Adjourner ha une signilica.tion du tout differente de. celle qu’il avoil, quand il s’opposoit à _rives- prer. H. ESTIENNE, Precellence, 200. — Nous usons du mot adjourner, quand nous Faisons ap- pelle !. un horntne en justice par ! a. semonce d’un Sergent., le Roman de Pepin en a usé pour cLird, - que le jour estoit venu : Qui n’estoit pas trop rnal propre : nous en avons perdu la nadveté, pour la tourner en chicanerie. E. PAsQuIEB, Rechereiii, s, Villi Adj(..F.t.grner (intratis., a.Tir-rec. un sujet). Luir.t., — En ce lieu noble et saint, propice et desirahle, Ja- mais ame ne vid la nuict, obscure et brune., eclipsa. la triste et froide Luno., Ainçois un luisant jour eterriel y adjourn.e. LE- MAIRE DE. BE..LGESe Concorde des. deux Langages, 2e part. (III, 131). — Je veu, je vous certiffie, Vesta de son habit royal, Cler comme l’estoille journal, Luysant comme le jour adjOUrne. GRIN- Sainet Loys, L. IX (II, 304.), — Coupés dong’a l’envi vous rendre Tandis que l’aube ajournera Sur l’herbe verdelette et tendre. BuT-TET, ler Livre des Vers, Ode 14. S’ajourner (impersonnel). Faire jour, — Vien, vien : asses as eselercy Ces champs heu- reux, ou a present sejourne Ton Orient, et en la_ Vffle icy Jamais, sans toy, à nie.s yeulx ne s’a- journe. MA, LTRICE SCÈVE !, pelles 265. • diounéer ftrans.). Appeler pour un jour fixé. — Comint. la Mort adjournoit un vieilla.rd Et. pre- tendoit le. navrer de son dard, Il Juy pria qu’en. ce val transitoirf., i. Elle voulsist te laisser vivre en- coire. IliuDENT, Apologz.ies d’Esope, II, 156. — Si une comette est apparue, et. que tantost a.pres prince meure, on dira qu’elle l’est venue adjour- ner, CAtivIN, Contre l’Astrologie iudiciaire (VII, 534), — Je vous prie escoutez Que faire il fa.ult de ces mots empruntez. Je vous adjourne à les venir reprendre, 1.1.1 plus d’un mois ne nous point faire attendre. H. ESTIENNEr Dial. dee lang.. franç. eial., Ejoistre de 111, — Un a.utre Parlement fut a.ussi publié pour estre tenu. en Ia. ville de Nirneghe, le premier jour de May : où seinblablement furent adjournez les Comtes pour s’y trouver.. FAUCHETI Aregiquitez.„ VIII, 5. — Il nie plan a_djourrier la. liesse et le ! jeu, Pour nous venir trouver en ce celebre lieu. P. IVIATTRIEIT, Vasthi„ 11 (p. 22).• Citer devant un juge} un tribunal. — II [Mene- laus] procura que ledit ()restes fust adjourné per- sonnellement en la cité d’Athenes par devant le grand conseil des Prestres el Philosophes nom- mez Areopagites. LEMAIRE DE BELGES IIIUSir.s II, 22. — A ces motz prindrent. articles contre luy, luy de l’aultre costé les feist adjourner, Somme, proces fut retenti par la court. IIATIE- LArs, 1, — se advise, pour son plaisir, de faire adjourner son beau père, et de rami lui en- voya Un st-.L.Teent, Ce bonhomme, qui n’avoit ja.- mais eu, affaire en jugement et qui ne sçavoit que. c’estoit que d’ajournementz, fut le plus estonné du monde de se veoir adjourné. DES PÉRIESS, .111749u.v., Réer., — Quand les consciences sont inquiétées, en quelle,. fiance elles se pourront sous- tenir si elles sont appellées et adjournées au Juge- ment de Dieu. CALviN, Instit., XIV, p. 708. — Si estant adjournél il comparoit à l’assignation, et deffend sa cause par les meilleures excuses et raisons qu’il peut. ID., ib., ch. XVI, p. 770. — Ceux qui seront decedez… ressusciteront tous au son de la trompette : c’est à dire, par la voix de l’Archangequi les adjournera au jugement. In., Contre les Libertins, 2 (VII, 224), — Un huissier du parlement… l’estoit venu citer et a.djour- n.er pour personellernent corn paroistre. RABELAIS, Hi, 36. — Chiquanous le citera, l’adjournera. ID., IV, 12. — Le pere fit adjouriier le. mar- chand par devant le juge ordinaire de la ville., pour luy payer le reste de l’argent. Comptes— du Monde adiventureii, , z, 6. — Les gouverneurs et ma- gistrats l’a.voyent fait adjourner [Sphodrias] à comparoir en personne devant milx, pour luy faire son proces criminel. AMTOTe dtgésilas 24. — Comme un huissier… a.ppelast à haune voix Bru- tus, Padjournant a comparoir en personne devant les juges, tout le peuple assistant souspira mani- festement. ID., Briiius, f J’ay bonne espée et. bol] pistolet ; et n’y a Sergent. ni Prevost des Ma- reschaux qui m’esast adjourner. Sac. Men., Har. du sieur de Rieux (p, 164). — Il fait afljourner son oncle pa.rdevant l’Empereur Henry sep- tiesme, l’oncle ne compare : et par son juge- ment. declare la Couronne n’appartenir à H.obert, PASQUIER, Recherches, IV, 20. — Ullaman Bassa.voit esté adjourné de comparestre à la porte du Grand-Seigneur pour raison de plusieurs n.ccusations faictes contre Lay. BRA ri 71141 El Cap. estr., te prince de Melfe (II, 233). — Ali temps que l’affame a noz portes sejourne, Le malade se. plaint. i.tte voix nous acijourne Au throsne du grand A() BI G NÉ., les Tragiques, I (IV, 42), — arts astre adjourné, encore. moins ouy, on le fait condamner a avoir la teste tranchée, ID., Sa V ie à ses enfants (I, 105). Prendre à témoin. i— Je jure ce grand Dieu, et radjourne tesinoing… Quelconque part sera des Perses demander !, Te sera de bon cœur prompte- ment accordee. T IvArJrb EAU, AMIttn.„ bpi* 124). —

! J’ajourne le Seigneur, Tesmoin de tout cecy, qui.

jamais variable J’ay eu en tout ce temps la volonté semblable. ID.., Complaincte 2 (p. 161). journé. Triste, fatigué. — Le regardant, j’en fuz si ajonrnee, Que je me meurs taisant mon mal sçavoir. LE MAÇON, trad.. de BOCCACE, Decanze- ron., X, 7. — Quand seule gis de travail ajournée, Je pense à ce qu’avons dit la journee, ir FoNTAiNEI trad. des 21 Epistres d’OV/D.F.’„ 16. Adjourneur. Qui cite devant les juges. — Sergeant. Officier ou officieux, royal,.. adjourneur. M. DE LA PoRTF’.1 E pifhetes. Adj oustement. Action d’ajouter— — Ce vice de test adjoustement de e est beaucoup plus com mun à ceux du Dauphiné et de Languedoc. If. ESTIENNE, COreformité, L III, Advertisse- ment. — Quand vous aurez dict, le mestier de la guerre, vous pourrez ad jouxter, que fainieres mieux appeler art Or notez que tel ne fera pas semblant. de pmRter l’oreille à cest adjoutement, qui toutesfois y prendra garde de bien Ares, et le communiquera à d’autres. ID., Mal. du. Jans,. franç. ita.1, , I, 338. — Estant vraisemblable… qu’en disant cuor, cest u ait este adjousté nostre imitation : et encore plus, que l’acijouste- ternent de i en pied e soit à nostre exemple. ID.., Preeellenee, 307. — En recompensant ce que def- faut a leur beauté, par Padjoustentent de Pexterieur, F. BBET1N5 trad. do LUCIEN, d’une Maison, 7. Adjouster I. Ajuster. — Mors toit au matz„. adjoustoit la boussole. RABELA15, 23. Adjouster 2. Approcher, appliquer. — [Daphné] Là prend d’un coudre une branche, S’agenouille, et puis se panche Sa bouche acljous- tant sur Peau Et sa soif à mesure estanche Au clair coulant du russeau. BAÏFF PoeffieÊ L. I (ile 46). Adjousteur. Celui qui ajoute. — Item au fueil]et 58 a, l’adjousteur fait un conte d’un con- seiller et d’un mulet. TABotritoT DEs AccoRns, Bigarrures, Avalit.-Propos. Adjuger. Condamner.. — Ils sont du nombre de ces Pieux, en la synagogue desquels lo Sei- gneur s’est. trouvé en personne, et se trouve en- core journellement en ses membres pour esire adjuge’à la mort FIL n i III1ABDrlx, Diger. de la Relig., Additions. — Tu pourras, s’il te plaist, de- meuré irrité, M’adjuger à la mort sans mentor de Mafflue, MONTCHREST1EN, David, V, p. 232, (Pronom ;. aiuger. Dans les exemples ci-des- sous, le mot a le môme sens qu’aujourd’hui.) — Le sage ro y liebrieu, ne pouvant bien juger De deux fermes laquelle estait d’un enfant mère, Fit semblant de ›letiloir deux parties en faire, Pour après sa oitié à chaseune ajuger. Ane. Pués. franç., V, 37, — Je voudroy pour les bien juger A toutes la pomme ajuger. 13A..i.e, Devis des Dieux, 1 (1V, 151)). — voicy. Paris, si jugeant. Tu me vas la pomme ajugeant, En quelque guerre que tu ailles Viendra.s le plus fort des batailles. ID., ib. (1V 156). — Et cependant Paris estait desja Au mont auquel la pomme il ajugea A la plus belle. JEAN _DE LA TAILLE, la Marc de Paris Alexaredre ([I !, 168). Adjurement. Adjuration. — Lors eussiez ony le cry piteux De ce maudit Esprit damnable..+ ll fist signes innumerables, Oheyssant aux adjure- mens. Âne. Poés. franç., XII, 406. — Il fist plu- sieurs adjurem.ens Avant que l’Esprit fut chassé. Ib., XII, 408. Adjuteur ; Féminin Adjutereeisei Adju- trice, celle qui aide. — Qui esse qui nous pourroit nuyre, Puisque Dieu est nostre adjuLeur ? GRINGORE, &dna Los, L. Il Ur, 31). — Tu me seras sil te plaisi adjuteur A eschapper comme tu fis Mynos Le lieu qui matte et ma chair et mes os. iIcnEIi D’AmBoisE, Babilon., 22 1-11. — Le Seigneur est mon adjuteur… Le Seigneur est mon protecteur. CALVIN, irleStii., ch. VIII, p. 515. — Mais, voyant bien qu’il n’en seroit le maistre, Pria. ung homme affin qu’il luy pleust entre Son adjuteur à vaincre celluy Cerf. COHRO- zEr, Fables d’Esope, 77. — Par ceste mort, Arnye, il ra.ult congnoistre Que phis Dieu fait la tenta- tion croistre, Et plus il est du temple Padjuteur Qui par luy mei à, riens le vieilli. : temp Leur. MARG. DE. NAV., Dern, Puée., les Prisons de la reine de Na’. (p. 279), — Il [saint Paul] se com- plaint, que tous ceux qu’il devon avoir pour adju- teurs chorchoyent leur profit particulier, au lieu de l’honneur de Jesus Christ, et de l’a.dvance- ment de son Église. Instruction contre les Anabaptistes, VII, 171. — Lequel [Drusus]… se plaignoit souvent. dequoy, Juy vivant qui estoit 111z, son pere appelloit un autre adjuteur est l’em- pire. Trad. des Cinq premiers Live des il rma1e5 de TAcur., IV (p.. 135). — Mais quand on vient a par- ler d’heresie Fault jecter la toute sa fan ta.sie Pour l’expeller, priant le createur Que pour ce faire i ; nous soit adjuteur. J. BoucliET Epistres du Traverseur, 110. — Voyant en navoit nu ! Auteur centre les hommes, il sest armé de la force de sort bras. CALvIN, Lcures, 705. — Le Dieu du ciel et de la terre est nostre deffenseur. Ce qu’il s’est monstré nostre adjuteur ce n’est point. pour nous abandonner. Ill., Serra. sur le Ps. 124 (XXXI], &77). — Or voy dong quelle est ta foi- blesse, Po-vre Hom.rne, sans ton recteur, Et ta priere à luy adresse A fin qu’il te soit adjutour, DES AUTELS, Autre Dialogue moral, p+ 137. — Ayant. prié le grand dieu conservateur de son pais, de luy entre guide et acljuteur en ceste en- treprise. J. D $ VINT E MILLE y trad. de la Cyrropedie.„ VIII 1 (p. 318). — Car, puisque l’homme à l’homme est adjuteur, 11 luy est Dieu. Rimes de P. DE LAVAL, p. 30. — estoit leur acljuteur et bien-faicteur. F, BEETINe trad. de Lu ci E w Ti- mon, 5. — Un Propbete viendra des marelles d’Au.sonie Et le vray… adjuteur de co pays sera. ID., ib., Alexandre, 11. Adjutepesse_ — Je suis lernperiere des hommes et des Dieux.., fui suis appellee Juno., Quasi ju vans or es, Cestadire, adjuteresse de tous. LE-MAIRE DE BELGES, iliustr„ I, 3-1. — Maria, tu es adjuctrixe De ceux qui se adressent à toy. Anc. Pués. franç., IX, 192. — La Régente du bon pays d’Austriche, TrÈio fort propice a : u petit et au grant, Et de liaynault la réale tutrice, Vrave adjutric.e et auxiliatrice, Au povre, au riche es toit son corps sachant. Ib., XI, 95, — Celle qui fut tant bonne et gracieuse, Tant arnyable, honneste et specieuse… Des indigens adjutrice piteuse. MICHEL D’AMBOISE, EpitapheS5 137 ro. — Lutheriens tont voulu diffamer. Es- cripte tont nestre point adjutrice Des nau fragans, dont sont fort a blasnier. ID., Rondeaux, 14.9 ro. — Diane prerniere nee fui Lucirie et adjuirice à la naissance d’Apollo. PONTUS DE TYARD, trad. de l’Atrunrr de LE.o-ra 1-1F.D.piEu, Dial. II, p. 22’). Adintoire (adj.). Qui aide. Poursuyvant ta victoire De. vostre Roy, comme bras adjuLoire son honneur. J. BCI.UCUETi Epistres faind. du Traeerseur, 113, Os adjugoire. — Pres de reminence de l’os adju- toire. AMIBE. PARÉ., IV, 21. —A l’extremité d’en- haut desdites omoplates, lieras les os adjutoires, ausquels attacheras les focilies, et. par eonsequent la main. ID., IV, chap. complémentaire. (Subst.) Aide, secours, appui. —— La vigueur naturelle de ce noble corps,.. se voyant destitue° (IE ! tout adjutoire supericur et inferieur, cleffaillit en petit espace de temps. LEMAIRE DE 13ELCES, Couronne Margaritique (IV, 31). — Grace est un den du saint Esprit, dont la diffmition est telle Grace nest autre chose, sinon un commencement de gloire en nous, ou un Kijutoire duquel l’homme ha rnestier, pour obtenir beatitude. ID.., ib. (IV, S’a.). — Paris aussi composa un la y —plaisant et nouvellet, à maniere dan hymne, à. la louenge des Dieux et des eesses, en leur rendant graccs de leur adjutoire propice. 1D., Muer., I, 23, — Aux paroles vehemen tes du jeune Prince Deïphohus, le capitaine des gens de guerre et navires de Paris donna. grand Fultiment et adjutoiree, W., ib., II, 7. — Nous avons… de rostre part la forte main et hou adjutoire des Dieux immortels. ID., ib., II, 15. — Hélas, mon Dieu, mon adjutoire. Anc. Pnés. franç., X, 135. — La divine Sapience a la creation du monde dist qu’il n’estoit pas bon a l’homme d’estre seul ; pour ce luyfisc a.djutoire et ayde semblable a luy. P. DE CHANGY, Offiee du rnary, ch. 1. — Tant qu’a la fin par divin adj u- Loire Nous simples gens conduises en la gloire Qui est sans fin. JACQUES D’ANGLURE à J. Bouchet., dans les Epistres Mina.. du. Traverseur, 112. — Dieu la forma [la femme]. Pour l’homme, et puis elle qui sa forme a A l’homme fut baillée en adju- toire. J. Bouc I r T, Epistres tamil. du Traverseur, 122. — Pourveu qu’a Dieu on se vacille tirer Pour obtenir secours et adjutoire. ID., Episires morales du Traverseur, I x iv, Admeriter. Mériter. — Ce nous est grand feli- cité. D’estre levez si haultement, Sans que Payons admerité. Arec. Pigés. franç., X11, 201. — Affin qui vous plaise… avoir souvenance non arneritee de celuy qui est par debvoir et vouloir vostre tres humble tres obeissant subject et serviteur Gau- vain Candie. Li’Advi3emeiez a AUVIUN CANDJE3 Prologue, dans Lemaire de Belges, IV, 170. Admettre. Attribuer. —— Or, tous seigneurs de la France y esteient… Tant. que logis par tout on requeroiti.. Nul ne po-voit bien loger, sans grant mise. Donc la maison de Faifeu fut admise Et retenue à ung tresgros seigneur. BOURDIGNe Pierre Faifeu, 39. Admile. Le mot correspond, dans le texte la- tin, à inula, aimée. — Il nous dit qu’un Centile Av-oit subtilement enseigné la façon De confire en ce jus le marin herisson : Et lui de son cos Lé l’adroite et la roquette. HAHERTI trad. d’HoRAcE, Satires, II, 8 (Paraphrase. Adminicule. Appui. — Avecqu.es grande igno- minie de s’estre laissé succomber par chose si fra- gile que la femme, laquelle Dieu n’a creée que pour adjoinct et adminicule des hommes. E. PASQUJER, onophile., L. II (II, 171Y7. — Le glorieux chef d’œuvre de l’homme, c’est vivre à propos. Toutes autres choses : rognera thesauriser, hastir n’en sont qu’a_ppendicules et adminicules pour le plus. MoNTAiGNE, III, 13 {IV, 272). — Il n’y avoit point de plus grande preuve contre eux que les proeez de du Molli’avecques son frere, et revocation de donation à luy faicte… D’autre preuve de veue, et autres pareils adminicules n’y en avoit point. LE LOYER, Ilist. des Spectres, Adminiculler. Amoindrir.( ?). Aurora vient, qui la cicatricule Du diluculle, dyamet trie obstaculle Ernmatricule et la neigre maculle Ad- miniouil s, et fait cropir. fine. Poése franç., XIII, 387-388. Administrateur. Serviteur. — Elle soulage les sollicitudes du rnary, elle ministre et sert plus diligemment que charnbrierequelconque ou autre administrateur qui le falot pour loyer, mais la femme y va par seul amour. P. D E CH A N G Y, OffiCe mary, ch, 3. Celui qui donne. — Quiconque suent les admi- nistrateurs des Sacremens. Si FRANÇOIS DE SALE S, 1)e/.esse de la Croix, 111, 6. (Prononc,) — Leurs seigneurs, qui sont ami- nistrateurs de justice, n’i povoient vaquer à cause du trouble et empeschement de la guerre. Âne, Poés. frane., V, 92. Administration, Action de donner, ce qui donne,. — A un mesme sens reviennent aussi ces sentences : que la Loy est survenue, à fin d’aug- menter le peché et pourtant qu’elle est adminis- tration de rn.ort, laquelle produyt l’ire de Dieu, et nous meurtrit. C.A.LvIN, luit., ch, IIJ, p. 177. Administrer (intrans.). Servir. — Mille mi- tiers de serviteurs assistaient devant Dieu, et mille minons luy administroient. CALVIN, Serrez. sur le liç7. de Daniel, 1 XII, 59). — Toutes choses qu’il faisoit, l’Eternel les liaison prospérer entre ses mains. Joseph donc trouva grau devant son maistre, et il luy administroit. ID, , Bible fran- çoi, w, Genese, 39 (Livr, 61). (Tra, ns.) Fournir, donner. — Mes trescheres sieurs et arum es les belles Dryades… en contemplation de ta valeur, tont tousjours administré assez gibier et sauvagine, pour te deporter abon- damment en leur pourpris, MAIRE DE BELCES, I, 214. — La grand Deesse Pales, qui ad- ministre herbages et postures aux moutons et aux brebis. ID, , ib., 1„ 26. — Le noble Dieu Mer- cure.. bay administra audace de parl.r.r ID., ib., I, 26. — Toutes lesquelles choses. predis (souz. la correction de toy mon pore Jupiter et de. ta. haute providence, laquelle mha administré la no- tice des choses futures). IP., ib., I, 34 ! — Lherbe et ies fueillettes nou.s administrolent couche,… le tronc, des arbres rielLIS servait de chevet. ID., ib., 11, 13, — 0 Dieu des Dieux, [ne traictes tu ainsi Pour mon loyer d’admin.istrer icy L’herbe aux troupeaux, lels fruietz meurs et relcens Au genre humain, et à vous de l’enrens ? MA.E.0T, trad. du livre 11 de la Melarrwrphose. — —Nous debvons rendre a.ction de gra.ces à. Dieu, d’autant qu’il IIGUIS a. créés et mis en ce monde, d’autant qu’il nous y conserve, et nous administre toutes choses n.ecessaires pour y consister. CALviN, Instit., ch. XVII, p. 812_ — En chacune saison t-lp n.ee sont a.drninistrees de nature diverses viandes. Lovs LH Ro-Y, trad. des Politiques d’AmsToTE, I, 5, Commentaire. — L’Empereur leur demanda. quel loyer ils —voudroient avoir pour la monstre]. [la science], et ils respondirent qu’ils vouloient fors lieux convenablus’à ce faire.. et qu’on leur administrast gen Pl undans ingenieux pour la re- cevair. E. PASQU { &cherches, IN-, 3. —— Cet- Lui-là. lui administra vivres, chevaux et aunes par l’espace d’environ trois a.nl.3. HiSt, Univ, , , 5, (Prononc.).. — Nous vismes u.n des Essars, I1011s servit. de ces mots, Amoreester… Am in I. — trer— Quant à mon particulier, dés à présent je protest.17.t d’estre resoiu et. ferme en mon ancienne pronoriciation, d’Admonn.ester… Adminisirer. E. PASQUIE115 Lettres, Hl, Administreresse. Celle qui administrP. • — Tu me reduiras au manoir paternel et patrimoine hereditaire. A lin que tu moufles soyes partici- pant aux biens ; qui en sourdront, et seule admi- nistreresse. LEMAIRE DE BELGES 1, 25. Araigne ou A m gnee. Indus-trieuse… a.rtizarie„ adrnirabile. NI. DE— LA Po.H.TE, Epithetes. Admirable. ÉLonnant. — A son crise Iamen- ta.tion a_ccourui tout le voisinaige en expectation de venir quelque admirable et monstrueux enfan- tement.. ItABELArs, 24. — Ce que sus tout trouvasmes en cestuy Tarande admirable. est que… tout son poil’, die couleur prenoit quelle estait es thoses voisines. 1D., IV, 2. — Quand nous voions au haut du mont supreme Se remuer le pasteur Polypheme, Ma.sse admirable. DES MA- SURES, Eneide, 111, p. 154. — Au milieu de son sçavoir, je le trouve avoir faict traict de folie admirable, quand il suborna d’amour Iieloïse son escoliere, abisme de la. fortune en laquelle il es toit esievé. Ei PAsQiiint, necherche5 V], 17. Picrrus admirable. — Pour illec faire le Plexus a.dmirable tel qu’il est. Amin. PArd, II, 11. (Prononc.) — Deesse___ d’amirable pui.ssance. LIEs AuTELs, A mA9uretc : Repos, Sonnet 10. — Le Signeur au ciel pardurahle E, st par grand’mer- veille amirable. DES MAStill.ES Ps. de David, Ps. 92. — Et pour ta valeur amirable Aux grains et petits venerable, Des plus grans servir te feras. BAiie Prkein-eS, V11 ! (II, 384).— Lesbeautez, en ta grace, Amirablo je te vois. ID.,.Passeieras, L. 111 , 332). Admirable de. Adirnira.bie pour. — Ifelasi c’est rnoy, mon cœur qui seul dois avoir crainte, Quand ie vois vos beautez a.dmirables de tous. DESPOR-T’Es, Cleoniee, S. 69. Admirabonde. Qui s’étonne. — Ce prebstre, voyant qu’il luy respondoit tousjours nenny, es toit tout admirabonde. DES PÉRJE.D.s, Nore.v. Réer., 40. Admirai. Amiral— Ce mot signifiant littérale- ment chef, on a pu dire.s-ans pléonasme admirai de la mer Astyochus admirai de la. mer des Lacedemoniens sert partit de Chencre avec trois navires. SFYssE]., trad. de THUCYD/DE, (252 vo), — veinquit par deux fois Ethion, qui estoit. admirai de la mer des Athe- niens_ In., tra.d. de DIOdOP.F.e 1, 6 (9 V°). — Amil- car dri estoit admirai de la mer pour les Cartha- ginois, arriva. avec cent na.ves. ID, , trad. d’Ar—PIENI Guerre libyque, 3. Sans déterminant, admirai désigne. le Mill. d’une armée de mer, aussi bien quand on park di. l’antiquité que quand il s’agit des temps moder nes. — Periarchus admirai des Lacedemoniens ineit voiles au vent.. AMYOT,. trad. de DIODORE, XIV, 22. — Les autre.s Grecs vouloyent que les Lacedaemaniens et leur admirai Eurybiades, eusst-Iit. la preeminence de commander à. tous. ID.., Thémistocle, 7. — L’admiral de Xerxes, Ariarne- nes,.. estant dessus une grosse navire combat : bit à coups-de traict et de gect. ID., ib., 14. — L’Ad- mirai Lacedaemone, Minclaru.s, s’en. estoit allé avec toute sa llotte au destroit de l’Hellespont.. ID., Alcibiade, 21. — Chabrias Capitaine general de leur armee de mer, ayant. el] le dessus du com- bat contre Pollis Admirai de Sparte. MoNTAIGNEi I, B (I, 22). Du Bartas donlle le titre d’admirai à Dieu, rruiltre des mers. — Et qu’est-ce qu’en la mer pouvoit estre. impossible A ce grand Admirai, de qui la —voix terrible, Pour sauver SOTI iSaat., les abysmes fendit, Et du golphe Erythree en l’air l’onde pendit ? ire Seirtaine, 3e Jour. On trouve sauvent adrnirail. — Que Fon de- nialide à, M. l’amiraiI qu’il montre ee que son pre- decessenr, qui gouvernoit tout, a acquis. Morii- Luc, Commeng., Préambi 0, 12). —- le mares- chai d’Hannebaucl, qui depuis a esté’admirai]. ID., I (I, 132).— Sur le midy, M. l’amiral] d’Aneband me manda aller trouver sa Majesté’. ID., ib., L. II 0, 24 : 3. .4 miras. Chef [non chrétien]. — Le premier qui print Wire d’Amiras en Sarragoce fut Ibnalarabi. Fiurci]Er, Antiquite.z, VI, 13. — Abcleraman se porta pour Miramolin d’Espagne, sans plus reco- gnoistre les Califes dE) Baldac, ou d’Asie., ainsi que ses predecesseurs Amiras de Cordoue avoyent faict. ID., ib. — Ceste année mourut Mady Sarra- zin et Admiras en Espagne. ID., ib., VU, 1. — Ceste annee trespassa Moïse Amiras des Sarra- zins d’Espagn.e, et en sa place regna Aaron son frere. ib., Vile 2. Admiratif. Admirable. — Quant. à la forme, estait d’apparence Admirative et de grand’ preference Aux yeulx des gens dont estoit pourveue. MAROT, le 17alladin. — Consideré vouloir amyable Estant en toy, et grace prirni- tifve Qui a chascun te rend admiratifve. MIGHEL D’AM BOISE5 Propos fantastiques, 5 PO rD). Admiratzve {subst.). Acte ou parole marquant l’admiration. — La bonne personne… passe tous les jours vingt fois devant sa porte, salue les fe- nestres, adore l’huys… brief fait plus de souspirs et admiratives à. l’endroit de sa. chambre, qu’un Mylannois devant le Domo saint Ambroise, ou un Venitien devant saint Marc. DIJ FAIL, Propos riestiques, 14 (Interpolations). — Lupolde niant Paureilie al] vent, escoutant les hausses-bec et admiratives d’Eutra.pel. In., Contes cl’Eutrapei, 19.

Admiration. Étonnement. — Ce ton l’ayant apperceu de Loing [Anclrodus], s’arresta premie- renient tout court, comme estant entré en admi- ration. MONTA_IGNE LI, 12 01, 202).. — Nous jugeons de luy (un homme eslevé dignité) non selon sa valeur mais à la mode des gay tons, selon la prerogative de son rang. Que la chance tourne aussi, qu’il retombe et se mesle à la presse : cha- cun s’enquiert avec admiration de la cause qui ]’avoit pimindé si haut. ID., III, 8 (IV, 29), L’adrnira.tion est fondement de toute philosophie l’inquisition, le progrez : l’ignorance, le bout. 11. „ III, 11 (IV, 160. — J kai veu, non sans admira- tion, dans le gosier de certains pigeonneaux, des petites pierres rondes, des buschettes et sem- blables drogueries. O. DE SERRESe Théâtre d’Agric., V, S. Marque d’étonnement. — Quand comman- cé à vous user d.0 langage italianizé, vous avez faire de grandes admirations, comme si j’eusse esté le premier lequel vous eussiez ou y parler ainsi. H. ESTIENNE, Dial. d land, franc. I, 1.31. Açec admiration. D’une façon étonnante. — Les bestes rnesmes nous enseignent à nous loger. Chacune selon son espece dispose sa retraite et petit logis avec admiration. O. DE SERRES, Théâtre d’Agric., I, 5. .Piein d’admiration. Très étonnant. — Voila… l’hystoire que j’avois envie de vous raconter, au- tant pleine de verité, comme d’admiration. IN. DE 11191.0NTREUX, ter Livre des Bergeries de.1 Édiefie, fourni 5 (88 ro.) {Prononciation). — Tout le peuple de grande joye, et quant et quant cliamiration, se prit à crier d’un acord. Arlayo.r, Hist. LEthiop., L.VII1, 92 vo. Adoncq’n’y eut il velu ne 1’eust en tresgrande amiration… pour sa belle taille ib 111 vo. — De sorte qu’on s’en esbahist, et les a l’on en amiration. Du FAIL, Propos rus- É igues, ch, 14. Admiraulté. Commandement. — Or, voici la conclusion, non seulement de mon Histoire, mais de toutes celles qui ont esté escrites et s’eseriront jamais, ou soit par les desseins des autheurs, ou soit par le droit d’amirauté, que le Dieu des ar- mées fait poser sur l’autel de l’honneur. AuBEcrii É, Hist. Unrip., endix. CommandemenAppt de L’armée de mer, charge — Avec luy alla Lucius Emilius Regu- lus, qui avoit suecedé en !’Admiraulté des Rom- mains à Livius. SEYSSEL, trad. d’AppiEri, Guerre syriaque, 3. — Les Lacedemoniens, estant ja le temps de l’admiraulté de Lysander expiré, luy envoyerent Callicratïdas pour successeur. A ni YOTi trad. de DioDoite, XIII, 26. — Une tourbe de mariniers.,. uw voulans souffrir que lion deposast lieraelides de l’Admiraulté, se rnutinerent. Mon, 48. Admirement. Admirablement. — Vous autres que Ia tacon& Fait reluire admimrnent, De vostro langue feconde Prodiguez l’or clairement. LE CAR ON, Poesies, 1 Cid des— Graces.(47 Vo). Admirer. S’admirer. S’étonner, se demander avec étonnement, — Je ne sçay ling mal pire ; Toutes foys je m’admire De quo y estes touché. — De mort. PbDU VAL5 Dial. du Conierememen, / de la More, dans le Théâtre mystique., p. 122. — 11 va tout sain, et soudain ses amis S’admireront qu’au tombeau sera mis. VAUQUELIN DE LA FRESNAYE, Foresteries, 1, A.dmirer se dit dans e même sens, S’adMirer. Admirer. — Ainsi le llate-ur taira, d’un deguisé sourire, Plus que le vray loueur s’ebaliit, et s’admire. VAuQuEuri DE LA, FRESNAYE, Art poet., Admirer (subst.). — Or est l’esmerveiller et admirer contraire au mespriser. AMY OIT CDenriten il faut ouïr, — Prince que les Destins reser- voient à nostre âge, Pour l’avancer en gloire au degré des premiers Par tant de hauts effets d’es- prit et de courage, Que le seul admirer doit rester aux derniers. MONTCHRESTJEN„ Trezgedies, Stances au prince de Condé. (Prononciation.) — Il n’y avoit ceIuy en toute l’assistance… qui ne la louast et amirast. AmT0T5 Hist. 2T ? thiop, , L. X, IA2 ro. — Au moins en ami- rant la personne que. j’aime, Sauroy-je regarder quelquefois a moi-rnesme. RIVAULFEAU, Com- plaincte 3, — Somme, j’amire tout, et amirer il fault Tout ce qui est en luy, fors qu’il a le cœur haut. In., ib. Admixtion. Mélange. — Un seul humeur pur et louable, ne pechant qu’en quantité, sans admixtion d’autre humeur. AM ». PARÉ, V, Ti* Admoderer, v. Amoderer. Admonesteraient. Avertissement, conseil, ex- hortation. — Icy ha assez couleur et matiero pour servir à l’enhort et ndmoriestemerrt de rioz Princes Troyens : cesta.dire Clrirestiens, à ce que par effect ilz desirassent et sefforça.ssent de recou- vrer leur patrimoine hereditaire d’Asie la Mineure. LE 111 AI RE DE BEL(ES, 1, 21. — A gens de meur et. de vertu ne fault pas grand admoneste- ment. ET EL, trad.. de THUCYDIDE, IV : 12 •140 vo). — Va tort, Dixa_in, solliciter la somme… Parle humblement, que mon zele a.pperçoyve, Et qu’en lisant quelque plaisir conçoyve. Mais de- quoy sert tant d’admonnestement ? MAROT, Ep igr, 150. — Or, allez et pensez bien à vostre cas. » Après ce bon admonestement il se va cou- cher. Dts PÉRIERS, NOUV. Récr., 5 — J’estoye dur el retif à. tes admonnestemens, et ne me vou- loye faire Chrestien. LE MAÇON, trad. de Bec} CAGE, Décaméron, I, 2. — Et puis qu’ils sont obs. tiriez durement Jusqu’à fuir tout admoneste- men t. RoNSARDs Pièces retra.nchées, Hymnes (VI, 156). — C’est un admonestement, pour advertir tes nouvelles ma_riees à penser de faire leur be- .sorigne, qui est de AMYOT ! ROJrniiii.e, 15. — EL lors… luy souviendroit des admonestemens de Caton, lesquelz n’estoyent pas moins profitables à Pompeius en particulier, que justes et raison- nables en soy. ID., Caton &Utique, 42. — Desja les admonestemens et prédictions de Caton coin- menceoyent à es veiller Pompeius du sommeil (1011t il avoit esté si longuement endormy. ID., ib., 49. — Cent a.dmonestement rendit les Cyreniens pour lors plus soupples et plus obe-issans aux ordonnances que Lucullus leur establit. ID., Lu- cullus, 2. — Aujourd huy on rejette les saints a.dmonnestements des sages. LA RIV EY „ le Laquais, IL 5. — A ceux qui sont une fois imbus en nostre foy, et qui sont desjà tous formez, les presehes ne leur servent phis, mais les exercices et l’adminis- tration de leur foy de leurs sainets saeremens, et radmonestement de les continuer et n’y manquer. 13p…ea4irrilbrE, Cap. iranf, , le grand roy François (I II, 125), — Non que je desirasse en luy une pu- nition de corps… mais bien que par un admones- tement fraternel, il fast prié en pleine assemblée de se desfaire de son estat. E. PAsgtruat, Lettres, XIX, 1.

Reproche. —— Les a.ttaintes et picqueures qu’elles donnoyen.t aux autres ne leur estoyent moins poignantes que les plus severes admonnes- tements et corrections que lon leur eust sceu don- ner. AMYOT, Lyeargiie, — lEsopus.,. luy dit par maniere d’admonestement 0 Solon, ou il ne se fault poin.t du tout approcher des Princes, ou il leur fa.ult complaire et a.ggreer. &don} 28. (Prononciation.) — Pour en donner aucun bon amonestement aux imprimeurs et libraires. Tony, Champ fleury, III, 43 ro.— Fui l’amour. Car de sa. nature Amour est sourd, qui n’oit n’endure Ni reçoit amonnestement. BAÏF, Mimes, L. Il (V, US), — Mais la jeunesse ardante et prompte aux changemens, Tousjours mist sous le pié nos amonnestemens. Ft.. GARNIE115 les JuifPes, 1046. Admonester. Avertir, informer. — Puissant el. noble Roy Françoys, De par le Roy de Thunes viens rammonester que les Pa.yens Sont pour te faire ta raison., G.R. I N G’0 R E., Sainet L. VIII (1I,. 283). — Gargantua. admonesté. du cas appella à part Ponocrates. RABELms, I} 18. — Tu deb- vois premier encinerir de Ia verité, puis nous en admonester. ID., I, 31. — Je seray content d’en avoir proposé seulement. quelque sommaire par lequel les consciences —fideles soient admonestées de ce qu’il fa-ult. principallement chercher de Dieu aux Escritures. CALvi.N, heetit., p. 27. — La promesse est quant et qu.a.nt adjoustèe, pour plus grande recornmendation : fin de nous admones- ter combien ceste subjection est aggre.abIr. à Dieu.. In, , ib., III, p. 151. — En toutes ces sentences, notons que l’homme e, st a.dmonnesté de sa fragi-lité. In., Instruction contrf, , les Anabaptistes (V11 135). — La. neige nous amoneste, Blanchissante par les aarns, Des grisons, qui riostre teste Blan-chiront en peu de tems. Pass.eterns, L. (IV, 333). — Si le songe mortel que j’en Len reciter Est prociidé du Ciel pour nous admonester Du trespas 411L mon fids, faites nous tant, de grue De destourri..t. le coup qui sa teste menace, Morer- CEIRESTLEN, HeCtor ir (p. 21). — &sir que Nature ente aux arnes plus belles Nous admo- neste a.ssez qu’elles sont immortelles. Ine5 ib., III (p. 36). Inviter, exhort F.-Lr,. conseiller (avec. d iverses cons- tructions). — admonnestoit son beau frere Eneas, que de leuns deux maisons ilz en feissent une. LEMAIRE DE BLLIGEs, 111, Prologue. — Parquoy, voyant. d.e ce lieu le dehors Estre si beau, Espoir m’admonesta De poursuy-Me, n.o’r, Temple de Cupido. Parquoy., mon je Le admoneste que employe ta jeunesse, à bien profiter en estude et en vertus.. RABELAIS, 11, 8. — Je t’amonneste cloaques (6 toy, qui de- sires Pa.ceroissement de ta langue, et veux exceller en icelle) de nOn iMMiter à pié levé… les plus fameux annelles d’icelle, Du BELLAY, Deffence el Illustration, I, 8, — I-Iorace dit qu.e Romule en sunge Parnon nesta., lors qu’il faisoit des vers greez, de ne porter dia boys en la. forest. In., ib., I I, 12, — Pource Pindare feint que. le damné Tantale Admoneste à bon droit parmy l’ombre infernak Chacun debteur de rendre à. son tour le bienfait Qu’un autre au paravant, amy, luiv aura. fait. RoNsAnD, Odes, II, 14 ;.t belle aose du Prin- temps, Aubert, adrnonneste Ies hommes Passer Joyeusement le temps, ib., IV, 38. — Cela nous admoneste en ces mois si plaisans De ne fra.ude.r, Hurault., l’usufruit de nos ans. 1D., gie 8, — Tous ses propos [de Thalés] estoyent belles chansons, esquelles il preschoit et adm.oia.- nestoit le peuple de vivre soubs l’obeïssance des Ioix. AlitY0T, Lycurgue, 4, — Ceulx rnesmes qui estoyent chefs des deux parts radmonestoyent le sollicitoyent qu’il se saisist de Ia principauIté hardiment. ID, , SakTr, Alcibiades… admo- nesta le peuple d’a-voir bon. coura.ge et de s’asseu- rer pour l’advenir. Lu., Alcibiade, 33. — Aupres du hausse-col le Pape Urbain. estoit En blanche ba.rbo peint, qui grave admonestoit Les Rois Chrestiens de faire a.ux Sarrazins la guerre,. RoN- sARD, Poeme$, L. 1, H.arangue du duc de Guise (V, 22-23). — Aucuns ont voulu dire que vous, Monsieur le Lieutenant, estant jaloux de Ja gran- deur et haute fortune de monsieur vostre frere, advertistes le &Manet Roy de l’entreprise qu"on faisoit de l’emmener, et l’admonestiez de se has- Ler d’y prevenir. Sai. Men., Harangue de 11, 1. dl Au- liray (p. 215-216)1, (Prononciation. — 10 Apres que le bon pere eut ses deux enfans Tuscus et Galatous nouveaux Roys amonnesté de bien fairo et de bien vivre tousjours paix et concorde, il leur dit adieu. LEMAIRE DE BELGES, Illireer„ I, 11, — Theagenes l’amonnesta qu’elle se garclast de parier irreve- remMellt CICS dieux. A ers Y 0 TI, H ./Erhiop., L. VIII, 93 vo. — Sage est celuy qui croit à qui bien l’amoneste. RONSARD, À rn-15, -erS de Marie, Eiegie à son livre, (1, 126). — Nous vismes un. des Essors… nous servir de ces mots Arnonnester, Conienner, Sula… Quant à mon particulier… je proteste d’estre resoln et ferme. en mon ancienne prononciation, d’Admonnesier, Coniemner, Subtil. E. PAsQl. E. Ét,’, Mires, III, 4. — Cela nous a.rno- neste D.es dures faxïons de guerre qui s’apreste. BAD, Poenees, L. (II, — 20 11 radrnonétoit soy souvenir des cornmandemens de Dieu. FA U-cavr, Antiquitez, VIII, 13. Admoneeteur. Celui qui avertit. — C’est une belle departie Du ciel} de Pa.nge admonnesteur DC.3 pasteurs, nouvelle advertie, Partants pour veoir le bon pasteur. B. fiNFA.11, Ghani natal. Celui qui exhorte. — Voicy Bacchus l’adino- nesteur et costilier de Venus. LouvF.Au, trad, d’ApuLÉE, il, — Le petit mesnage avoit fait un grand mesnage dans la bourgade, et sur tous visité le Curé admonesteur du patient. AuBIGN Faeneste, 2„ Admonesieuse. — Aviez vous pour provision, A l’heure, voz admonesteuzes ? MAROT, la V ierge repentie (édit. Guiffrey, II, 257), Admonition. Avertissement, conseil, exhorta.- lion. — Le. noble Roy Priam et la Royne Heeuba veirent leur grand cité de Troye ainsi prinse ot en- flambee… par la nourriture quilz avoient faite de leur enfant Paris contre l’admonition des Dieux dont ilz avaient trop tardive repentance. LE- MMIIE DE BELGES Illus-lr, , Il, 23. — Ilz mespri- sent les signes du ciel, les prodiges, les cornetes, les trembl’1, 111, -ris de terre (qui sont adinonitio.ns divines). 2i..umepeau Satz/conduit 111, 228). — Certes, ma peine et ma punition Doibt estre exemple et admonition A tous oyseaulx de quel- conque plumaige De ne chercher par leur langue dommaige. MAROT, trad. du Liv. 11 de la Meta- en.orphose,. — Pantagruel, bien records des lettres et admonition de son pue., voulut un jour essayer son sçavoir. RABELAIS, — Pour quoy mes- disoit il des bons peres de religion ? Pour quoy le-s avoit il chassé hors sa chambre, sus l’heure que il avoit plus de besoing de leur ayde, de leurs de- votes prieres, de leurs sainctes admenitions ? 1D, , III, 23. — Nous avons une admonition bien utile en co passage, c’est qu’en premier lieu nous sommes ici admonnestez combien il y a de fragilité en nous. CALvirN, Serin. sur le Deuter., 199 (XXIX, 212. — Ceste doctrine nous doit servir d’a.dmonition, afin qu’un chacun se tienne en bride, s’abstenant de mal faire. ID., Serrn. spi ?. re lic). de Job, •33 (XXXV, 89). — La façon d’ensei- gner n’est pas seulement de prescher en public, niais appartient aussi aux axlmonitions particu- lières. 11 : 1, TV, tri, 6. — Puis qu’en nostre Agriculture nous recherchons leurs enseignemens polir nostre utilité, à plus forte raison devons- nous faire profit de leurs sai-nctes amonitions, conformes à la pieté et religion Chrestienne. 0, DE SE RRES1 Théâtre d’Aigrie., I, 6. AdErionitoire. Qui averti t. — La familiere de soym excusatoire, admonitoire… sont toutes [lettres] familieres. J.PApoN, Troisieme _Notaire, 44, dais Uagana.y 2000 mots, Admotion. Application. — Pour ce que plu- sieurs abliorrent le nom et l’usage de la friction faite ali.Tec lesdits onguents, on a pratiqué Padrno- tion des ceroines, ou emplastres, lesquelles sont vicaires et tiennent les lieux des frictions. PARÉ, XVI, 13, Admunitiormer, p. Anumitiorincr, Adnichfler, v. Anichiler. Adnullateuir. Celui qui anéantit. — Coinrne. adnultateur et’de.structeur de ton honneur et puis- sante deité. Trad. de BO CC AC E FICUnniaiei V, 45 ro. Adolphe.. Préparation, a. cco rri ni 0 d age. — Comme Dieu eut creé du commencement deux baIeines.., il s’advisa d’en tuer l’une, et la mettre en adobbe bien salee. Pu. DE MA RNix, piller. de la Haig., 1, y, 7. Adoclier, — 0 narinant plain de sotz motz barbares, Qui Vadocha de rittme poetique ? FA- DRI, Art de Rhet., II, 115. Ado1orer. S’adelerer. S’affliger.. — La tourte- relle au bois en ceste sorte, Veufve, gemist dessus la branche morte, S’adoulourant de son povre consort.. TAFRFREAtie Poesies, Sonnet 47. — Et si le rossignol roy plaindre quelque fois, J’entons aussi soubdain trogne qui s’adolore. MAGN y, Souspirs, Sonnet 2 — Voy Magny d’autre part ur s’aciolore en vain Dequoy fiere Mort de son dard inhumain M’a si tost fait passer les eaux qu’on ne repasse. ID., Odes, Menbre de Sala à 31. d’A- vanson (I, 59). — Là les enfans n’enterrent point leurs peurs, Et là les sœurs no lamentent. leurs freres : Et l’espousé ne s’adolore pas De voir mou- rir sa femme entre ses bras. RoNsAnD„ Poemes, L. II, les Isles fortunées (V, Sainct Au- gustin mesmes, en Usant le quatriesnie des../Enei- des, où sont contenues les amours et la mort de Dido, ne s’en esmeut-il pas de compassion, et s’en a.douloura ? BRANTÔME, des Dames, part.. I I (IX, W2-573). Adoloré. Endolori, affligé, — Une contenance égarée, tin parler froid et fort. mal asseuré Mon- trent assés du pauvre adoulouré’lame d’amour alangourE-e. TAU U RE À lir Poesies, 11, 230. — Ceux qui ont le cœur Adoloré d’amoureuse langueur. RONSA.RD, Bocage royal, 2e part. (III, 331). — A minore ! LX ou A ienani. Passionné, transi, doulou- reux ou adoulouré. M. DE LA PORTE, EpithaeS. PhiStOSt qu’adoulouree, et de vivre assouvie TrainF_T si longuement ton ennuyeuse vie. Rh GA R.— NIER, Hippolyte, 427. Adorabrer. Couvrir d’ombre. — Penses tu que lors que le Soleil fait nos umbres.si longues, qu’il baille ceste _bene ratiocination à nostre sentiment, que si ce qui est adumbré est grand, qu’il faille que ce qui adumbre soit encore bien plus excessi- vement grand ? Abe-il : 11’1. de la Face de la Lune, 22_ Obscurcir. — Son visage estoit beau, et ses cheveux et yeux noir :, qui adomhroient son tainct. BRANTÔME, des Dames, part.. I, Elizabeth de France (VIII, 5). Masquer, dissimuler. — lin slaydant de ce qu’il a tout à propos trouvé °script en ce tissu, pour adombrer et cacher la verité. AMYOT, Brie. L. X, 114 ro. — Voila les propres mots du discours de cette darne… qu’elle fait au com- mencement de son compte, pli se raison d’elle- rnesme ; niais elle Padombroit par d’autres norns. BRA.rrômE, des Dame_s, part. H (IX, 215). — Une grande dame que je sa y estant fort aux bonnes gra.ces d’un Foy… s’habilla un peu plus à la mo- deste, ruais de soye pourtant tousjours, affin qu’elle peust mieux a.dombrer et cacher son jeu. ID., ib. IX, 636). Calmer, adoucir.— La Mort me suit., non pour paix me donner, Mais seulement pour ne m’aban- donner.. Aussi celle est, qui pallie et adumbre Ide mes travaulx un non guieres grand nombre. Ryin es de PERNETTE DU GUILLET,. p. 72. — [Arnoul C’est un espoir qui pane et adombre Le mal pa.ssé. MELIN SAINCT-GELIYS, Poesies, I, 83, Affaiblir, atténuer. — La raison ne vient. du corps humain terrestre, ains de ]’aine spirituelle et, divine, faite à la sembIa.nce de Dieu, image adombrée de la divinité, LE LOYER, Hist. des Spectres, I, 3. —— L’homme est l’ombre de Dieu, et l’image adombre de la divinité, In., — (Dans ces exemples, adombrer peut aussi se ramener au sens de représenter, imiter de Lin.) Représenter. — Car sgait il pas que tous noz pas Et tous nos cas sont par compas Comptez, l’ombrez et denombrez., Puis obombrez t. adom- hrez ? LY oN JA NET à Marot., dans Marot, Epistres, 45. — Vous tourmentant pour un songe, lequel vous pronostique les prochaines nopces de. vostre tille. et qui par l’Aigle vous figure et adumbre le Mary qui la. doit espouser. AMYOT, 46 vo. — Pythagoras adornbra la vers té de plus Ares : jugeant que la cognoissance de cette cause premien, et. estre des estres, devoit entre indefinie. MONTAIGNE, II, 12 (II, 254). — Sept tableaux tous de rang, qui par vive peinture Adornbroient clerernent toute sa geniture. Do- RAT, Epithalcune d’Anne de Joyeuse (p. — Tels triomphes futurs adombrez par figures Con- tenoit l’arc natal en tableaux et. sculptures. ID., ib. (p. 29). — Bien que… nous ayons à plein des- chiffré les effects Diaboliques… si est-ce qu’il ne doit sembler mauvais que nous en recapitulions quelque chose, non pour les adombrer autre.ment. ou representer, ]’ayant desja fait, mais plustost pour en faire comme un raccourcissement de peinture. LE LOYER, Hist. des Spectres, IV, 15. — La roservation des bons au sein d’Ilbraha.m jusque.s au jour du jugement, dont sainct Hilaire escrit, faitpenser qu’il auroit creu un tiers lieu recepta_cle des Ames fideles, auquel est adombree limage du lieu futur. ID., ib., VI, 3. Imiter. — L’office d’un propre traducteur ne et pas seulement à rendre fidelement. la sen- tence de son autheur, mais aussi à ti ter aucunement et à adorribre.r la forme du style et maniere de parler d’iceluy. Amy o-r, trad. des Vies de PLUTAILIQUE, Aux Lecteurs. Adomestiquer. Rendre familier, établir.— Je ne fais nulle doute que nous n’ayons recours aux Reistres, lesquels nous avons jà liant de fois ado mestiquez entre nous, à. nostre trés grand dom-mage.. E. PASQUIER) IrettreS I, 6. (En parlant d’une plante). Aujourd’huy le ser- pollet est si commun._ qu’il n’est ja. besoin de l’adornestiquer pa.r les jardins. Du PINET% trad. de PLiNE, XX, 22, dans Delboulle, Notes lexi- cokgiques. S’adornestiquer. Se rendre familier. — Le cardi- nal… se reconcilia avec Sigismond. S’estant a_do- mestiqué, persuada à. son cousin d’ouyr messe tous les matins. AuRIGNÉ, Hist. Univ., XV, 16.. S’établir. — Nous vous supplions de n’obeïr tant aux_ cormna, ndemens du Ro-y qu’à nos prieres, et —vouloir retourner és lieux dont sortites pre- nkierement pour vous adomestiquer aux nostres. E. PASQU1Elte ifireCherdheS t 9. Sladornestiquer de.S’établirda.ns, se fa, miliariser vec. —Les Sa.xons estoient aussi bien que les Fran- çois eii terre marescageuse, toutes fois n’estans at- tenans du Rhin nesepeuren t si facilement adornes- tiquer de la Gaule, comme firent ces braves Fran. E., PASQU ReChereheS, I, 6_ —Voyant toute la. Saxe… siestre reduitte sans esperance de respit sous l’oheyssance de l’Empereur Charlemagne, Je vint trou.ver Atigny, où aprés avoir esté ares- tionné, il luy fit le serment de lidelité. Et corn- mencerent deslors fuy et sa posterité. s’ado- mestiquer de fa France. ID., ib., VI, Adonel Adoncques. Alors. — Quand prin- temps fault et l’esté comparoit, Moncques l’herbe en forme et force croist. MARoT, Egiogue au Roy. — Mais un ministre appelle. ut nommi. celle Que veult le juge : adoncques s’avance elle. 111., l’Enfer. — Or se mussoit Christine en ung rocher 1.)es Saxonnoys, duquel saillist adoncques Aussi entiere et belle que hist. oncques. ID., le Balladin. — Quand quelqu’un est amené à la vraye congnoissance de son peché, adonc il com- mence. à le hayr et detester. CALvirif, histit., V, p. 301. — Sainct Paul interrogue ses Disciples, s’ilz ont receu les gra_ces de l’Esprit, le.squelz respondent qu’ilz ne sçaivent que c’est. Adonc il les baptige au mn de 3esus. ID., ib., XI, p. 621, Adoncques tint Juppi ter chapitre generat R A-HELA1Se 1115 12. — Adoncques tous perdirent leurs coingnees. ID., IV, Prologue, — Et si tort m’enflâmoit Adonques son amour, qu’encor je m’en estonne. BA"iF1 Amour de Francine, L. II (I, 172). — Adonques, mais trop ta.rd, il se repentira D’avoir creu ce trompeur, ID., ib., L, IV (I, 22). — A-ta.nt teut la Nuit et le Sommeil adong Couvrit son chef d’un voile autant large que long. RoNsAnD, Hymne de Vilyver (1V, 333). — Puis quand toute leur armee estoit rengee en bataille ’à 1a. veue de l’ennemy, le Roy adonc sacrifioit aux Dieux une chevre, et qnuand et quand comman- doit aux combata.ns meissent tous sur leurs testes des chapeaux de fleurs, AmTorr, Lycurgue, 22.— f Fabius] allait disant que eestoit adonc que les affaires e.. ; toyent en plus gra.nd danger, et que la chose publique couroit plias grande fortune que jamais. ID., F érie Maximus, 2& Adonc, s’api- percevant de son erreur, elle plaindra_ son temps consommé en vain. LARIVEY1 le Fidelle, I, 6. — Adonc se perd le laict, le suc de sa. poitrine. Ar- BiGN les Tragiques, I (ni, aa). Adonc la raine… se lève. de sa chère, ID., Hist, Univ., IX, 3. D’adorec. D’alors. — Iceluy Roy Bavo… estoit grand Astronomien, Magicien, et Necromancien : dont il ne se faut esmerveiller, Car cen treuve que les Princes dadonques’nettoie : nt tort leurs estudes en telz sciences. LEMAIRE DE BELGES, 19. — Je ne puis bonnement.. que je ne regrette ces nostres jeunes ans, au moins la façon de faire de— adonques, beaucoup differente et rien ne sem- bla.nt à celle de present. Du F.A1L,. Propos rus- tiques, 2, — La. nation des Cariens a esté la phis estimée diadonque. SALIAT, trad. d’HÉrtoDoTE, 171. Le temps diadonc. — Pour ie temps dadonques regnoit au païs de Thrace.. un grand tyrant et horrible geant nommé Lycurgus. LE MAME DE. BELGEs, 11.1u4tr., I, 7. — Jupiter Celte… estoit tresriche et trespuissant en bestial, et en pastu- rage. : laquelle chose estoit l’avoir des Princes du temps d’adon.q. ib.„ 9. Ju, 5-que9 adone. Jusqu’alors. — Laquelle.. ne laissa toutestois de faire tout. devoir de monstrer apparence de l’amour caché jusques ado.ncee au plus profont de son. cœur. Comptes dei monde ad-ventureux, 39. Descidone. Depuis lors, dès lors. — Si en bus tant [dellea.0 du Léthé], que pre.sque je rus yvre Et desadonc n’euz vouloir de revivre. LEMAIRE DE BELGES1 2e Epistre de l’Aman, Verd. — Par- quoy Phebus l’a.rbre ayma dèsadon.c ; Et quant : eust mis sa dextre sur le tronc Encor sentoit le cueur de la pu.celle Se demener soubz re.scroree nouvelle. MARCITI trad. du Liv, I de la. Metamor- phose. — Mais las ! tou-nuds et sans arrnes quel- conques Nous rechignons en naissant, desa- doriques Montrant sentir par nos cris lamentables Que nous naissons pour vivre iniserables. BAÏF ! POOMe$ Liv. I (II, 37). — M : ais quel est l’élernent qui des-adonc à. l’œil Ne rnontroit son ennuy pour nostre commun &Len ? ID., ib., Liv. VII (II, 36M_ (OrthogTaphe). — Tu diras selon la. contrainte de ton vers, or, ore, ores, adoncq, adoncque, adoncques, avecq, averque, apecques, et mille a_utres que sans crainte tu trancheras et alongeras ainsi qu’il te plaira, RONSARD, Art poetique trançoys (VI, 460). Adonln {adj. tiré du nom propre.Adonis)e — Cheveux. Testonnez… blonds, adonins, perruquez. M. DE LA PORTEi Epilhetes, 80 vo. — Damoisekg, Musqué… parfumé, adonin. ID., ib., 104 vo. Adonner. Donner, abandonner, livrer, consa- crer. — Pour la terreur d’un tant subit esclandre Fut l’humain. genre a_sprement estonné, Et tout le monde à horreur a_ddonné, MAROT5 trad, liv. I de la Metemorphose. — Encores que mon feu pere,. eust adonné tout son estude à ce que je proffitasse en toute perfection et sçavoir RfilinELA/S5 8. — Lequel tout son estude adonnon à. observer et entendre les inaulx et mi- seres d’aultruy. ID.., 11I, 25, — Mettons de ne point adonner ne les oreilles rie la langue à blasme, detraction. ou brocardise. CALvari, ’miel, 11, vm, 4B. — Il les tient sous la dis- cipline de la croix, afin qu’ils n’adonnent point leur cœur Ia cupidité ou fiance des biens ter- riens" ib., 111, xvin, — faillit tou.sjours addonner [l’entendement" à ce qui e-st le meilleur. AMYOT, PéridèS5 1. — "Elle [Pallas] addonnoit son courage A faire maint bel ouvrage Desur toile, et ene, or A joindre la soye à l’or. Ro NSAPID, la ChafiÉe (II, 72). — Aucunefois avec ses Darnoi- sefles… Tenon l’aiguille, et d’un art curieux Joi- gnoit. soye à l’or industrieux… Maisplus son ., ceur elle addonnoit a.0 livre, A la science. ID., Bocage royal (lit 267), — C’est pourquoy espi- sant les bouillons de mon ame Je cache mon des-sein aux plaisirs adonné. RÉGT, T1ERI Sett. 13. S’adonner. Se dévouer, se donner. — Chacun est en sentinelle contre luy. Si par fortune quelque chetif serviteur s’y addonne, soudain il luy est mis en soupçon qualité à laquelle la vieillesse mord si volontiers de soy-rnesme. Mo NT AIGN e, 8 01, 87). Communement on les void [les mères] s’addonner aux plus foibles et malotrus, ou à ceux, si elles en ont., qui leur pendent meures au coi. ID., ib. ((l, 95). Les Nobles estaient tenus de defendre ceux qui slestoient ainsi adonnez. à eux. B. PAsQuizi : 1, *c arches II, 6.

Adonné. Dévoué. Je [Mercure] stimulay et enhardis lentendement du tien tresad.onné serviteur._ Jean le Maire de Belges. LEMÂTRE DE BELGES IllieStrF, Prologue.

Adonné à soi-mesme. Édgoïste. La premiere reigle de charité est de nestre point adonnez a nous mesmes. Lettres, 2636. S’adonner. Se donner, se livrer (en parlant d’une femme}, On les prendrait pour fort débauschées, et prestes pour s’adonner aussitost. BRArirôltn, des Daines., part. II (IX, 213). S’adonner. S’exposer. Combien seroit meilleur garder la maison que de onyr tant variables et iniques censures et improperes, et se adonner a tant de perilz ! P, DE. CHANG-TI. InStit. k femme chrestienne, 1, 12. S’adonner de. S’appliquer a. On s’adonne de faire plaisir à ceux qui le pourront revaloir. CALvtri, Serm. sie fiDeuier., 73 (XXVII, 65). M. de Mouvans s’adonna de faire un vray traira de ces capitaines romains. BRANT6sE, Couronne& françois 425).’adonner. Tendre [vers un pointl, se diriger. — r’irlais Dieu ce bien ne m’a donné Que vostre chemin adonné Se soit icy, M.KnoT, Epigires, 36, — Advint qu’un jour l’evesque du Mans, allant visiter par son diocèse, le voulut veoir en passa.nt. parce qu’Il le congnoissoit bon justicier, et que son chemin s’adonnait par là. DES P r Ruas, Nom). Réer., 28. La damoiselle monte sus ceste mule et tire droit le chemin de Thoulouze, lequel sladonnoit ainsi qu’il faillait aller trouver la Garonne et cheminer au long de la rive quelque temps. In., ib., 90. Son chemin s’adonnant au travers d’une Eglise, il ne passoit jamais en ce lieu saint.., qu’il ne fist sesprieres et oraisons. 111.10IiirA.1GNE, I, 56 (IL, 444). Cette troupe, mal menée par un temps orageux, tut conduite à un mesehant petit pont de bois… où leur chemin ne s’adonnait point, comme n’ayant aucun ruisseau à passer,. AuBic, N, ! liste Univ., XIV, 10. Les réformés tenoient à la ilVTotte-Sainct-Eloi, les régimens de Cherhonnière et de Bories, pour estre Prests a se jetter dans Sainct Maixant, où il suri, bit que le premier siège s’adonnoit, tarit pour la foiblesse de la place que pour son avancement. ID., ib., Xl, 14. S’adonner, Se présenter, être favorable (en parlant du temps, de l’occasion, etc.). Tous an i.maulx à toy vont à recours, Les yeulx au ciel, à fin que le secours De la bonté à repaistre leur donne, Quand le besoing et le temps s’y addonne. MA ROT, Pe. de David, 104. Ce que jiay denberé ne taire, soit au Benat„ soit a Passemblee du Peuple, si le temps et l’occasion s’y adonnent. Tra.d. des Cinq premiers liv. des inhales de TA CITS 1V, p. 154.L’occasion sa.donna que vostre ais y tantost apres, ou le lendemain, me demanda si je vous avais veu. CA.r.vi N7 Leures., 1692. —1’lesme quand loportuaité s’adonnerait de vous inciter plus souvent} je croy que ma diligence ne vous faseheroit point. ID., ib., 3101, Il ne tiendrait pas a nous que le mal ne se List si l’occasion s’y adonnoit, In., Serm. sur le liv. de Job, 111 (XX XIV, 623). Lorsque la saison nouvelle s’y addonne, vous oyez sous le couvert d’un arbrisseau la musique des oysillons. E. PASQUIERI, LairÉSI. Il, L Les Lansquenets, quand le temps s’y adonne, Ne vont-ils pas servir qui plus leur donne ? RowSARD Fragment du Plutus (VI, 282). Fermé moy, si l’heure s’adonne Que je soy prés de ta personne, D’estourdir la faim un petit De mon amoureux appetit. Baïf, DiQerses Amours, L. III (ï, n0). Mais toute terre n’est pas bonne. Je gangue ou per, comme s’adonne, Mon labeur seIon le terrain. Mimes, Li 11 (V, 77)P Donnez moy donc à boire.. puis que les affaires vont ainsi et ainsi, et.que la saison s’y adclonne, Du FAlL, Contes diEuirapel, 17. „Pay falot ceste digressionpuisque le subject s’y estoit aCIOnné. BRANTÔME5 Cap. franç.., M. de Guise (IV.1.97). Pour… sauver quelques maisons de gentilshommes et Gergeau, si le besoin s’y adonnait, AU RIGN hriSt. Unip., VII, 21. Adonné. Favorable..en parlant du I.tmps. dn moment), Voyans les armes familiariser bien fort. avecques l’Amour, aussi y étant le temps fort addonné, pendant que nous trouvons ic.y en recay, peut-estre ne seroit-ii hors de propos, de disputer de Peste. d’un bon Capitaine. E. PASel k Monophib, L. f (JI, 7S6)..donneur`. Le regent gent et des donneurs d’honneurs Des or donneurs tant oui desordonneu.rs Qu’aux adorateurs. Ane. Poés. franç., XIII, 409. Adorai, Adoncquee, v. Arlone. Adoperateur. Opérateur, auteur. Le Medecin est l’ordinateur ; l’Apoticaire radoperateur. E. PASQUIE14 Lettres, XIX, 16. Ne pensez pas que Dieu soit, lors au milieu. de nous : c’est le Diable, adoperateur de toutes ces meschantes et malheureuses pensées. In" ib. XX, 9. Adoperatricee [L’homnrie] fut accompa.gné de deux parties, par l’une desquelles fut representee la perfection qui gist au cerveau (c’est la raison adoperatrice de Justice.), par l’autre, son imperfection.. E. PASQ LTIZR, Plaidoyé pour M. le Duc. de Lorraine (1. 1083). Adoperer. Mettre en œuvre. Quand le fils congneut qu’il estoit temps li’adoperer son latin, il s’en vint vistement. au curé et lu y dit. DES PÉRIEit, Réare, 21. Adopter.., Sriadopter. de. Se faire adopter par. Marc. Aure_ile Antonin, pour s’estre pendant sa vie adopté de la famille des Stoïques sous Apolloine Calcedonien, fut estimé bon Empereur. E. PAS-QU’ER, Pour-parler d Prince (I, 1022). (Prononciation.) Il le voulait adoter pour son Els, EnA NIAM x des _Daines, part. I I (IX, 623). Pour voir leur cousin si proche aduté filz et marié en la maison de France. Io., i ! (IX, 627). Adoptivernent. Par adoption. Ceus do nostre eage… y ont ente quelques greffes artificielement prises du Grec et Latin, qu’ilz ont si subtilement appropriées au Lige, qu’elles semblent estre na.tivement venues de la mesme racine, et non d’une estrangere apportées et adoptivement inserées. LE (7, A RO De e la. Claire, 9 b, dans Vaganay, 2000 mots. Adoratif. Sens en ton respiter adoratif la suavité du lieu heatificque. LEMÀ.1 aiD BELCES le Temple d’Honneur ei die Vertus (IV, 225).

Adoratoire (adj,). D’adoration. Et par maniere de cerirnonie adoratoire liorrnord et reverenda les tries sainctes et venerahies representations dessu.sdictes. ID., ib. (IV, 221).

Adorement. De la terre se faisait le fossé : c’est à dire, que des deniers provenus du baisement, et adorement (ou adoration, pour mieux parler), on leur achetoit une si belle maison (Pargent doré. H. EsriETINE, Apoi. pour Her, eh. 38 (H, 304). Adoreur. Adorateur. Les heretiques ont. tort de nous appeller idalatres, et adoreurs de faux dieux. PH. nia MARNix, Diger. de La Relig., H, ni, 1. Adornéement. D’une manière ornée. Et sont à la Foix Hen prisez Quant do beaux termes sont sorchez, Colorez adornéement, Pour supplier trés humblement, Anc. Poés. franç., 111, 123, ABorner. Orner, parer. Avecques lettres d’or tout autour adorn.ees. MA U RI CE SC Vi€., la Deptourabie Pin de flapiete, ch. 29. Aussi je c..roy qu’en son char eburnee Dame Venus, si belle et adornee, L’eust coloqué pour avoir ses repars, Cn. FONTAINE, trad. des 21 Episfres d’Ovinz, 21. Ces deserts doriques, ce grand ro y les a réduicts à la plus belle et plaisante demeure qui soit en la chrestienté, pour estre embellie et a.dornée d’un si beau et riche ba.stiment, et si grand et °spacieux, peut loger tout un petit inonde. BRANTÔME, Cap. franç., le grand ro y François (Il 1, 124), Le champ en est si beau, si plantureux, qu’il y faut un meilleur agriculteur et plus excellent que moy, pour le bien cultiver, agencer, adorner et embellir de belles parolles. In., M. de Liz Noue (VII, 261). Leur teste adornée de mesmes à la nimphale, avec. force perles et pierreries. des Dames, part. Il (IX, 319). Adosser. nIre derrière. Apres estoient ordonnez mil Trezeniens, a.costez de deux cens Lepreates, que quatre cens Myceneens et Tirynthiens a.dossoion.t. SALIAT, trad. IX, 28. Adot 1. Poisson de mer. Moulues. Pa.piilons. Adatz. Lancerons marinez. RAu.sLAis, 1V, 60. Adot 2. Coup sur le dos. Fig. : Quant aux Prestres, ils n’ont pas de besoing de grande doctrine pourveu qu’ils sçachent seulement prononcer tellement quellernent les.inca mots, et le secret do la Messe, sans donner des adots à Priscianus (c’est à dire, sans y rnesler du Latin munacha/), leur cas se porte honnesternent bien. PIE. DE MARNIX, Der. de la Relie, II, y, 2. Adouber. Armer chevalier. L’espee de justice fut portee devant luy a tout laquelle… le ires noble jeune prince… crama et adouba un nouveau chevalier. LEMAIRE D E BE L CES Pompe tunetalle de Phelipes de Ca-stille (IV, 264). Or regna. Tuscuspacifiquement et sans guerre. quelconque et telt adouber et consacrer ses nobles hommes dessusdits nommez Janigenes en tordre et. dignité de chevalerie Palladienne. ID., 1, 12. Revêtir [d’une armure]. Duquel [archiduc Charles]… tu reras un second Hector et 1a.douberas de belle armature celeste. LEMAIRE D E BE L G E s, iiiUSir.7 Prologue. Enduire. Les Perses polissent et adoubent de cire les corps des trespassez, puis les mettent en terre. SALUT, trad. d’HÉRoDoTE, I, 140. Les femmes… en détrempent un ung-uent espais, duquel elles s’a.doubent tout le corps et, le visage pareillement. ID., ib., IV, 75. Nettoyer. Quand le ventre est ainsi vuidé et. arrousé de vin de palmes, de rechef ilz l’adoubent de drogues aromatiques. SA LI ATe trad. cillÉrtoD OTE, IL 86. Bien disposer, arranger, apprêter. Des que la noble Nymphe lapperceut, elle fut si troublee de la grand peur qu’elle eut, quelle print incontinent sa course, au long dune belle prairie, sans aultrement adouber ses belles tresses qui flottoient autour de ses espaules. LumAiRE DE BE DG I s, nheSir., IL 9. Le reste de la famille ouvrant chaseun en son office, les uns adoubans les courroye.s de leurs fleaux, les autres faisans dents à rateaux. Du l’AIL, Propos rumiques, 5. Ces Ethiopiens… portoient en teste la peau du museau d’un cheval avec les oreilles et le crin qui leur servoit de ores te, et les oreilles estoient si bien adoubées qu’elles deineuroient droictes+ MAT, trad. CPIIÉRGDOTE, VII, 70.. Tu commandes appareiller les instrumens de ta desertion tu fais adouber navires, qui tamenrant la desolation de ta bienheureté, LEMAIRE. DE BE Gris, II, 2. Or prions Dieu qui] vueille tout adouber et que toute la Chrestienté se concorde unani memen fi ID., —Nouveau Sauf conduit (III, 228). Aussi slarrestera à bien adouber une chacune chose, puis à. donner la cadence à son langage. F. BaRTIN, trad. de LuciENe Comment il faut escrire une hisloire, 48. Les anciens Catholicques Romains, qui des leur tendre jeunesse estaient ernbeus de la religion Pompilien ne, eussent eu paour d’embrasser le nom et profession de la religion Chrestienne, si elle n’eust esté adobbee en ce sirop magistral. PH. DE MA.RNIX, Differ. de Relig., I, y, 6. Ce sont toutes drogues adobbees avec l’aromatique parfum de ce Mercure. ID., ib., I, y, 8. Soigner, panser. Les Perses qui avoient cugneu sa prouesse, estimeront à beaucoup si luy povoient sauver la vie, et parce luy adouberent ses plaies avec myrrhe. SALIATe trad. d’HÉRoDOTE1 VII, 181. Lu y disant qu’ils l’avoient si bien adoubé que jamais il ne serait boiteux, et qu’il iroit aussi droit que les autres. Glial.. BouCTIET„ 35 Sreee (V, 8S). Réparer. Si je rte tachoys a y remedier et adouber tes faunes. 3, 1A.urucE. SctvE, la Deplouraide Fin de Flamete, ch. 11. Adoubeur. Celui qui soigne une blessure. Les Suysses l’alloient tous les jours venir, menans avec eux leurs Chirurgiens et adoubeurs. GUILL.. BOUCHET, 35 Seree (V, 88. Adouciment, Ce qui adoucit. Entre les Citharins de la rurale bande, Je fus melodieux, prime lyre-sonant, Motif de Pimmobile, arme du remuant, Et mol adoutiment des feres plus cruelles. Lg, PAPON, Pristorelle, II, 1. Adoucir (intrans.). Être adouci. Il n’y a glace qui ne fonde a tel vent, ni telle amertume qui n’adoucisse au plonger de ce bois. St FRA N.. ÇOIS DE SALES, Defense de la Croix} IV, 15. Adouerier. Jeanne Ro ne de Na.varre… ordonna que son llo.stel de.Na_varre… fust vendu, pour ides deniers qui en proviondroient de la vente, et. autres, estre achetée und : !. maison convenable clans la ville, en laquelle ces trois especes d’Ecoliers fussent diversement logez… Ordonna.nce vrayernent tres-saincte, et digne d’une grande et devote Royne, suivant laquelle les executeum, aprés avoir adouerié l’Haste] de Navarre, acheterent celuy que nous voyons aujourd’huy au Mont Saincte GenevieEve, appellé du commencement College de Champagne et depuis de Navarre. E. PA sin JE R, Recherches, IX, 16. Adouler, Adoniourer, v, Ade uler Adelorer.

Adposer, v. Apposer.

Adressant. Adressé, s'adressant. — L'hermite nous bailla une lettre adressante à un qu'il nommoit Albian carnat. _RABELAIS, V ? 2. — Themistocles . . . . engrava en grandes et grosses lettres sur des pierres._ des paroles addressantes aux. Ioniens. AMYOT, Thémistocle, 9. — Lentulus . . . leur donna lettres addressantes au conseil de leur pais . . . , et (l'autres addressantes à Catilina, ID., Cicéron, 18, — Je ne puis estre vostre ad-vocat, estant celuy de vostre partie : mais je. vous bailleray lettres adressantes à un homme de bien. H, EST [ENA E, Apol. pozu Her., ch. 6 (I, 91). — M. de Termes luy bailla des lettres adressantes audict seigneur de Boutières. MONLUC, Comment., L. I (I, 194). — Ayant premièrement tiré. du pa.guet deux lettres a.dressantes à des particuliers. REGNIER DE LA PLA.NCHE„ HiSe. de l'Estai de France, I, 2r18. — Il me vint demander une lettre du Roy, addressante à feu. M. de Carrouges. Lettre de VILLEROI'. à. D1.1 Vair, daD.S Trientd„ édit.. (le la Sai. Men. (II, 171) : — Elle depescha incontinant homme, avec des lettres adressantes à AlibilL FAUCHET, AniiqUile21 VI 5. — Dam.ase Legat vint en Fra.nce, qui apporta des lettres de Rome adressantes à tous les PrincesID., ib, XII, — Le criminel prent en sa poche une lettre de son maistre adressante à. Joyeuse. AinuGrd, Hist. Uniy., V111, 9.

Adresse. Direction. — Ceulx_ qui y estoient venuz du costé d'Espaigne s'en retournèrent par les montaignes le mieuLx qui leur fut possible, et ceulx q-ui congnoissoient les addresses des chemins furent ceulx qui rn ie ulx eschappèren t. ARG. DE NAV., eptiarn.., Prologue. — La. conscience.., a son but et a.dres.se à Dieu. CALVIN, .fieStii.i. 111„ XIX, 16, — Estant dengues Hannibal descendu en ce fo.nd de sac, Fabius qui cognoissoit le pals et sça-voit les adresses des chemins . . . Pay serra le pas !MLF OU il pouvoit sortir de ceste vallee. AMYOT, J.1.1a..rinn..e.s, 6. — Quadrant des Mariniers, appellé par Les Italiens Boussole, est u.ne invention admirable qui court sur mer pour se recognoistre lors que. l'on a perdu tout jugement de son adresse. E. PAsQuiÉn, Recherches, IV, 25. — Ce grand et presumptueux roy vouloit y faire pa_sser un bras de la riviere de Loyre le long de la muraille (aucuns disent toute la riviere), et en destourner le COUTS, et luy bailler là son adresse.. B A rcrôeit E7 Cap. franç., le grand roy François (Ill, 125).

Chemin, sentier. — Et nay trouvé en sentier ou adresse Homme qui print de inoy COMPRSMOIll. MICHEL D'AmBoTsE, le Raliiioni 83 vo. — Le chemin que tu nous dresses Fais moy cognoigtre, Seigneur, De tes sentes et addresses Vacilles moy °sire enseigneur. MAnoTr, Ps.. de David, 25. — Quand leur entendement ne se peut contenir entre les limites de la verité, ne faut il pas que il entre en un labyrinthe de toutes deceptions, où n'y ait ne sentier n'adresse ? CALVIN, Contre tes Liberiins, 5 (VII, 165). — endureront beaucoup de maulx que leur feirent les habitans pays, qui sont hommes forts et robustes, et qui vongnoissoient -toutes les advenues et addresses du pays. AMYOT, trad. de DIODORE, XIV, 7, — Agyris qui corignoissoit toutes les addresses du pays, avoit tousjours avantage sur luy en tous aguets et embusehes, et luy couppoit et surprenuit les vivres à tout propos. ID., ib., XIV„ 24.. — Il n'y a sentier ny addresse quelconque par où l'homme se peust guider en allant par ce pays. ID., ib., XVII, 18. — C'est à toy d'aler la premier°, 0 Venus, pour nous mener droit Car tu dois sçavoir chaque endroit De ce pajs, et les


adresses. Baïf, Devis des Dieux, 1 (IV, 147). — Elle a. pour son but, la vertu qui n'est pas, comme dit l'eschole, plantee à. la teste d'un mont coupé, rabotteux et inaccessible . . . Ceux qui l'ont a_pprochée la tiennent au rebours logée dans u.ne belle plaine._ d'où elle voit bien souz soy toutes choses ; mais si peut on y arriver, qui en sçait l'adresse, par des routtes ombrageuse.s, ga.zonnées, et doux fleurantes. TIFfONTAIGNE, 25 (I, 198). — Le truant qui savon Jes routes et adresses, se trouva au deva.nt. Du FAIL, d'Eutrapel, 15.

Prendre son adresse, prendre une adresse, prendre adresse. Prendre une direction, une route., — Tu t'en vas droict en Avignon, Vers Paris je prends mon a.dresse. Marot, Epistres, 49, — Ilz prindrent leur adresse Droict vers le temple à la sa.cre Déesse. ID., trad. du liv. I de la lidetainorphase. — Je suivois d'Apollo la trace non corn.mune.,. Une adresse j'ay pris beaucoup plus opportune A qui se sent forcé de la ncesseté. DU BELLAY ? RÉgrOIS, 3, — TO-1.1t ainsi que d'un costé Bellovese s'achemina, en Italie, aussi d'une. autre part Sigovese prit l'adres_se de Ia Germanie. E. PASQUIER„ Recherches, I, 3. — Deux pauvres estrangers, qui bannis de la. Grece A-vor.111., prins à la. Cour de France leur adresse. RuSSARD, Poernes, L. II, à Jehan du Thier (V, — Où. cherchera.y-je ? Où questeray-je ?„, Quelle adresse me faut prendre ? Baïf, l'Eunuque, 11, 3 (IV, 30). — Ainsi par tout où Turnus prend adresse Devant lui part et s'écarte la_ presse. DES MASURES, Eneide, XII, p. 636. — Louys.., voyant son armée estre plus minée et defaicte par Pinjure du temps, que par l'effort de son ennemy, delibera de reprendre l'adresse de France. E. PASQUIER ? ReChenheS, VI, 7. — Hector avoit chassé les batailles de Grece, Qui desja vers leurs naus reprenoient leur adresse. MoNTC.IIRESTIEN, Hee-gOr„ V (p. 62).

Personne ou chose qui guide, quL montre le chemin. — Or, me liant, Seigneur, de ta largesse, Et que seras ma conduite et addresse, Cornmencera.y dire l'occasion Pourquoy tu prins de nous com-passion. MARc. NAv., les Marguerites, le Triomphe de l'Agneau (111,2). — (A Charles I X. Mon maistre, je te pleure, et pleureray sans cesse D'autant que tu estois mon port et mon adresse, Aen. JAT'dIrNi Poesies, L. V, 292 vo. — Et toy seul [Dieu' le sa.uvant l'as conduit dans le. port Où nul rte peut surgir s'il ne t'a. pour adresse. BERTAUT, pact., p. 15. — Une personne qui n'y s+.2..ra, pas fort exercitée [en la. saincte Escriturei, a bon rnestier de quelque conduicte et addresse pour sçavoir ce qu'elle y doibt cercher. CALvnte, Argument. — Nous n'avons nulle adresse ni conduite sinon par la parole de Dieu. ID.., Serin.. sur l'Harmonie evangel., 58 (XISI, — Je ne recognois plus tous ces lieux où je vois, Et m'égare en resvant sans voie et sa.ns adresse. D LSPORTES.' Diane, L. I, Complainte. — Non ceux qui d'ignorance avaient les yeux voilez, Ou qu'un sçavoir poilu (,le vices signalez Foison trouver pareils a-u.x Mercures antiques Assis pros des chemins pour addresses publiques, Qui collans au pa.vé leurs immobiles pas, Du doigt monstroient la voye, et ne la suivoie-nt pas. BEBTAUT Œuv. poet., Hymne du Roy St Loys 75).

Indication. — Grandt cognolssance de !a qualité du cheval tire-on de la couleur de son poil . . . Et bien que de tous poils se Lreuvent de bons ellevaux . . . seroit se decevoir à son escient que de rnespriser les adresses du poil. O. DE SERRES, Théâtre d'Agric., IV, 10. — Pour avoir certaine adresse sur la nature du patient, ii faudroit avoir mangé (comme on disoit ei.nciennement d’un amy) nn muys de sel avec luy, Tf PASQUIER, Leigres, XIX, 16.

Adresser, Dresser, élever. — En contemplation {le son exoellence, luiv rut addressé un tombeau de pierre_ E. PASQUIER, Recherches, II, 34.

Rendre droit, redresser. — Fig. [La Fortune] n’adresse elle pas quelquefois nos conseils, et les corrige ? M °NT A w NE, I, 33 1, 280). Direct. — Or avoyent-ils le grand ch.emin laissé P01, 111 un sentier droit et mieux addressé. MELIN 131E SAINCT-GELAYS, Gerre re III, 335)

Dresser, exercer. — Pompee vouloit avant instruire et adresser ses nouvea.ulx gensdarrnes. SEYSSELI trad. d’APPIEN, Guerres civiles, II, 8.. —Entre les exercices du corps, que lon prend par esbatemeïit, lias plus recommandables sont ceux qui oultre le plaisir quo lon en reçoit, adressent Je corps, enforcissent les membres, et, profitent à la santé. Am Y OT, ./Ethi0p., Proome du Tra.nslateur. • Les capitainfLs oxercitoient leurs soudardz, et Les addressoik-mt aux armes, et au mesLier de la guerre. ID., trad. de DIODORE, X F. 15. —En leur elevant et aguisant le cueur par lion. IlelIFS et presens qu’il don nuit à ceux qui taisoyent blen leur devoir, et addressant leurs corps, et les endurcissant à la peine par les remuer souvent de lieu à autre, et les faire exerciter continu.ellernent. ID., Eumène, 4. — Il feit choisir trente mille enfans du pats, ausquelz il kit apprendre les lettres Grecques, et les nourrir et addresser aux armes et à la discipline Macedoniene. In., Alexandre, Lyeurgus addressoit et exerceoit sLJS cituiens dés leur enfance à ceste force et vehemence de parler amassé et renforcé. ID., Du trop parler, 1’).

Diriger. — Vien ça chascun, je te veulx faire entendre Et te montrer la voye où tu dois tendre, En ayant l’œil droiet dessus toy planté, Pour t’adresser comme experimenté. MAnoT, Ps. de Daoid, 32. — Par ce que nous sommes charnelz, aussi ilz [les Sacremens] nous sont donnez en choses charnelles : à ni) que ainsi ils nous instruisent selon la capacité de notre rudesse, et nous addressen t. el. conduisent comme pedagogues font tes petis enfans. CALVIN, Mail., X, p. 567. — Phares. Hauites tours sus le rivaige de la mer, esquelles on allume une lanterne on temps qu’est tempeste sus mer, pour addressor les mariniers. RA BELAIS, I \ire Briefoe Declaration. — Nostre imbecillité est telle, que si l’Escriture ne nous adresse à chercher Dieu, fo : MS y sommes tantost, (]..svanouis. CALsiti, Instil., I, xtv — Il [Dieu] est comme un patron de navire, qui tient le gou’vernal’pour adresser bous evenemens. 1D., ib., I, XVI, 4. — L’homme d’aage politique addresse et enseigne le jeune. AMYOT’Si l’homme craage, etc., 12. Faire aller droit, — Il addressoit les boiteux, il rendait clairvoians les aveugles. L., i, BŒTIEs Servitude.voiontai•e, p. 41. Adresser le chemin. Diriger la marche, montrer le chemin. — Dieu… envoyera ses Anges du ciel devant \rostre face, à ce con adressent voz chemins. LEMAIRE DE’BELGES, Schismes et Conriles, 2e part. (III, 286). — Le droict chemin assez bien je trouvoye : Car çà et là pour addres* ser la voye Du heu devot, les paysans pelerins Alloient semas roses ût romarins. MARoT, le Temple de Cupido.

Adresser son chemin. Se diriger [vers un lieu].. Tournez les brides des chevaux, et adressez vostre chemin tout droit en la cité de Cebrine. Le-


maire de Beloes, II, 12. — Si alla Crassus planter son camp en la Romagne, pour attendre depied ferme Spartacus, qui y addressoit SCII1 chemin. AmyoT, Crassus, 10.

S'adresser à vers. Se diriger vers. — Loupgarou doncqnes s’adressa a Pantagruel avec une masse toute d’acier. RARELAis, Il, 29. — Ils passerent le Rosne, et Loire ils traverseront, Et droit devers la Sone à Paris s’adresserent. Baïf, Poemes, L. Il (II., 99-100). — Mais voy-je pas quelqu’un qui devers moy s’adresse ? MONTCWREST1EN, DaCddi l„ p. 206.

S’adresser. S’exercer. — Faisant la guerre avec lu y, s’adressoient leurs jeunes gentilzhommes. LOYAL SERVITEUR, Hist. de Bayant, 65.. — Les Thebains es tans continuellement apres à s’exerci ter et s’adresser aux exercices du corps, en devenOient hommes forts et robustes. Amy °Tl. trad. de DIODORE, XV, 14. — Les Thebains devindrent alors plus belliqueux que jamais ilz n’avoyent esté au paravant, s’esta.ns addressez et exercitez aux armes par les continuelles invasions des Lacedaemoniens. ID., Agésilas, 26. — reit assembler tout te peuple dedans le parc, là ou les jeunes gens eaddressent aux exercices de la personne. ID., Antoine, 54. — Ce ne luy seroit point de honte. de coder~ la mer à Claesar, pour autant qu’il s’estoit exercité et ses gens duits et addressez aux combats de mer en Ia guerre de Sicile contre Sextus Pômpeius. ID., ib., 63.

(Orthographe.) — A moy s’en vint adroisser desprit coy. Dans J. BoucliET, Epistres tamil. du Traverseur, 22, — Ce que je dy n e s’adroisse pas à ceux qui par le commandement des princes et grands seigneurs traduysent les plus fameux poêtes grecs et latins. Du BELLAY, Dehrenee et Illustration, I, 6.

Adresseur. Celui qui dresse, qui redresse. — [Le pape] Des ignorans l’adroisseur et l’escolle. J. BoucnET, Epistres’nivales d4 Traverseur, I, L — Et seras appellé reparateur de la ruyne, addresseur des sentiers pour habiter. CALVIN’Bible franç., Isaïe, 58 (L I, 666).

Adressouer. Aide, moyen.. — Mais, pour rnonstrer qu’il tenseroit phis hault (Qu’ilz rre feroient), il siencridcha en hault Sur ung buffet, ou sur ung dressouer : Mais rien ne sert ung tel adressouer C’estoit nyent. BOURDIGNE, Pierre Faifeu, 49.

Adroger (terme de droit). Adopter. — II n’y a nul sujet de pouvoir tirer aucune consequence de ce fait, non plus que de la quarte de l’enfant adrogé. Du VAIR, Armes prononcez en robe rouge,.1.

Adscrire, v. Ascrire.

Adstriction, y. Astriciion.

Aduellier. eadueiiier,’a figer. — Les Gregeois par contrainte Tristes se defendoient : des Dieux la troupe sâintel Qui souloit aux Danois les forces augmenter, S’a.dueilloit en voyant le Troyen surmonter. Am. JAMYNI Iliade, XII, 5 vo.

Adueillé. Affligé. — Cueurs aclueillez en tristesse confitz, Approchez vous, venez pleurer mon file. CRETEN, Deplor. sur le iresp diOftergan. — Si je redisois les paroles de ce Prince, adueillé sur augiron mort. AUBIGNÉ, Sancy, 1, 7. Cr. Ade u r

Aduire. Instruire. — La, pa.yen je ru serf, et parmy les troupeaux Des filles fus aduict Rus mestiers damoyseau.s. P. DE BRACH., 11 ierusaltem XII, p. 53. S’aduire. S’instruire, se former.. — II reeust onq soucy De eaduire à l’honneur, d’apprendre avec adresse L’exercice que doibt apprendre une noblesse. p.. DE ierusalem, IV, p. 32.

Aduit. instruit. — De réthorique il n’est point fort aduit, Dont, s’il vous plaist, le tiendrez en excuse. Anc. Poés. franc., IX, 314.

Adulater. Flatter. — Luy louant et exaltant ses beautez, elle luy dit après : « Non, madame, ce que je vous en dis, ce n’est point pour vous adultérer » ; voulant dire a-dulater. BRANTffiru, des Dames, part. Il (IX, 249).

Adulatif, Flatteur. — Par telz propos a.dulaln et fainetz. HA uDENT, Apologues Gl’Esope, I 5, 122.

Adulatoire. Flatteur, trompeur.. — Plaise —vous donc… prester begnine oreille aux louenges D.OI1 adulatoires du prince tre-SpaSSé. LEMAIRE DE BELGES, le Temple d’Honneur et de Vertus (IV, 191). — Quand davanture ainsi seroit que tes paroles rie fussent point feintes ou adulatoires, ta bautesse procedant de Majesté Royale, et de’ancienne geniture des Dieux nen seroit point trop amoindrie ny a.baissee. ID., 25. — Discorde… estoit volee jusques au riche jardin des belles Hesperides… Et tant laboura la criminelle serpente, à force de prieres importunes, et requestes adula.toires, que desdites pucelles elle finpetra une noble pomme de metal a_urein. ID., ib., I, 30. — La narration du philosophe Dion… doit. estre reputee vaine, ridicule et adula.toire. ID., ib., 11., 25.. — Par voz paroles fardees et adulatoires, n.ous ne nous pourrions jamais conde….icendre à rom.pre la toy de nostre alliance et confederation, ainçois la contre-garderons et entre tiendrons justement, catholiquement et saintement. Io., Schis.rnes et Conciles, Prologue. — Je seroye bien honteux… d’avoir eusuivy gens arrogans, assentateurs, et ambitieux., Ia. vie ou la doctrine desqu.els seroit damnée ut reprouvée, ou leurs eseripts blasrnez et condernnez, eotrune a.dulatoires, et pleins de menterie. SESEL, Hist. de Louys X_1I, p. 162, — Si j’eusse acquis deceptivement l’amour de Blanche fleur… elle auroit raison me laisser pour plus gratieux jouvence’: mais ce n’a esté avec abbus, force, ou paroles adulatoires. A. SEv1N, trad., de BOCCACE, le Philocope, L. III, 68 vo. — Toutes vos paroles sont adulatoires et deceptives. ID., ib., L. IV, 79 vo. — Et que. verra.s ton dire adulatoire L’avoir desja enflé de vaine gloire. HABERT, trad. d’HonAcE, Satyres, 5.

Adulteral. Où se commet l’adultère. — O obscures tenebres… Occupez raduIterale Tnaison. Trad. de BOCCACE, Fiammene, VI, 82 ro (1537).

Adulterateur. Celui qui altère lune substance]. — 11 [Lucifer] souppe tres bien de marcha.ns usuriers, a.pothicaires, fa.u1s.aires, billonneurs, adulterateurs de marchandises. RABELAIS, IV, 46.

Adultere. Amant d’une femme mariée. — Je vous inonstreray,.. aujourdlbuy Demeneté couchée avecqi son aduItere. AMYOT, Hist. fEthiop., L. I, 8 vo. — Il [Landryl fut Maire du Palais, et adultere de Fredegonde, FAucHeT, Antiquiter., V. 1.

Maîtresse [en com.metta.nt l’a..duitère].. — Jules Césa.r ne lit autre nial à sa femme Pompeïa, sinon la répudier, laquelle avait esté l’adultère de P. Claudius, BRANTôrd El des Dames, part Il (IX, 26). Au féminin on trouve aussi aduiteresse.—Adulteres et adulteresses, ne savez —vous point que l’amitié’du monde est inimitié de Dieu ? CALVIN,


Bible françoise, Epistre de Jacques, 4 (LUI I, 585 — Et est blaspherner, que. d’appeIler chose Catholique, paillarde, adulteresse. CI1ARRONe ICS TroiS erite.z, 111, 7, Adv. Adulterer (transi).

Adulterer. Adulterer qqn. Lui faire commettre l’adultère, — Plus grande inju.re est. à l’homme de supposer et adulterer sa femme, que si l’on tuoit son filz unique. P. D E CHAN GY de la Femme chrestienne, II, 2. — Lhomme dechassera sa femme, mais elle sera premierement violee ou maculee, et aduneree. ANTOINE DU MOULIN, trad.. de 1’Astrologie naturelle, p, 218. — Son compa.gnon… reit tant qu’il desbaucha et adultera, la, fe.m.me de l’autre. Amy0T, frestruct. pour eeux qui manient affaires d’Estat, 32. — Ne pouvoient celles qui avoient esté adulterees couvrir leurs voluptez et copulations illegitimes. LE LOYER, ie des Spectres., I, 9, — (Fig.). N’est-ce pas cloniques ne plus ne moins quo Callicratidas disoit ancienement que Conon adulteroit la mer, aussi que Epicurus honteusen-ient et à cachettes faisoit l’amour à la gloire.. ? AMYOT, Que ion. ne sçauroit vivre jœuseenent selon Epicurus, lb. (In trans.) Con in m e t Ire l’adultère. — Ces a r envoya. en exil Aquilia accusée d’a.voir adultéré avec Varus Ligur. Trad. des Cinq premiers liv. de.s Annales de TAciTE 5 IV 3. p.155.— Gomme son pere Julius Antonius eust esté puny de mort pour a.voir adulteré avecqi Julia. ID., ib., p. 156.— Ce jeune homme, estant poulsé de bonne et sincère amour.. ne voulut point adultérer, ny estre cause ailleurs d’un mauvais mariage. MARC. DE NAV., llepiain., 44. — Las I pourquoy, ma patrie, as tu voulu, cruelle, Me faire cleoir és mains d’un. amant infidelle ? D’un espoux desloyal ? qui parjurant sa toy, Adultère sans cesse et ne fait cas de moy ? R. GARNIER, Hippolyte, a94. — Selon cest astrologue, si la dixiéine partie du Chevreul est. trouvée en la presence de Mars, le mary adulterera. CitomÈrtEs, Se Ap. Disnée, p. 299. — Qui void la femme de son prochain pour la convoiter., il a. des-ja adulteré en sort cœur, St FRA NÇO15 D E SALES, Amour de Dieu, XII, 10. — (Fig,) Quand il reprend les Juif ?, de leur infidelité se C0113plainct, qu’ilz ont aduIteré, rompans la loy du mariage. CALVIN, Instit., 111, p. 135.

Adulterer [une substance]. La mêler à. Une autre (sans idée péjorative). — Visitoient les bouticque.s des drogueurs, herbiers et apothecaires, et soigneusement consideroient les fruicts, racines, gommez, semences, axunges peregrines, ensemble aussi comme on les adulteroit. Rabelais, I, 24.

Adulteresse, v. Adultere.

Adulteriner. Altérer. — Les choses sensibles au vray, dont Ies grands princes souventesfois n’ont cognoissance sinon a. demy, et ainsi qu’on peult dire, congnoissance ma.squée et desguisée ou adulterinée. G. BUDÉ, Insiit. du Prince, édit. J.. Foucher, ch. 35.

Adulteriser. Altérer. — Voilla comme a, present chacun l’adulterise [Ia. vertu], Et forme une vertu com.me il plaist à sa Ê, luise, REGNIER, Sa,. 5.

Adumbrer, v. Adombrer.

Aduner. Unifier, accorder.— Les députez… se rassemblèrent pour aduner deux thèses différen.tes, lesquelles, parmi tolites les courtoisies, estoyent tousjours en la bouche des deux con.traires. EeTiGikid, Hist. Univ+, XV, 6. — Que si les termes et ies prétextes sont differents selon les ! jeux, ils sont pourtant de tout poinct a.dunez, soit pour le lieu d’où ils prenent naissance, soit pour avoir mesmes progrès, ou estre semblables de leur fin. Id., Lettres de sources diverses, 27.

Aduni. Uni. – Les divers interests de tous les }Princes qui abaissent leurs sceptres sous le joug de Rome, sont, aujourd’huy adunis et ameutez à un dessein qui est. diesteindre deux choses, premierenient ta verité de Dieu, et puis les Republiques, et leur liberté’. Aubigné, Lettres et Mémoires d’Estat, 12.

Adurcir (s’). S’endurcir.— Autant que le cœur de Cliamene s’enflammait, tant celuy du berger s’adurcissoit contre le feu et les flammes. N. DE MON T a EU X, ie Premier Livre des Bergeries de Juliette, Journ+ II, VI ro.

Aduré. Enflammé. — Dotilee Ame zephiree, Respire en moy ton doulx vent pour estaindre La grand chaleur en mes nerfs aduree. COLIN B)CHER, Poesies., 71. Muets. Brûlé. — On temps d’esté nu, sec, cler, et adulte, Et sur la fin du violent auguste. J. Bou Epietree familieres d ’rci.ver, eier, 65_ — La nature de la terre est toute aduste, et en des endroits rougeastre et pierreuse. THEVET, Ca$inOgr., 2. — Il s’en vint sur ceste mer… à "l’opposite de laquelle est une rnontagne seche et adulte. Trad. de FoLENGO, Merlin Coccaie, 12. X X (II, 172). Adustif. Brûlant, ca_ustique. — Les choses uretiques ou adustives sont les ailz, pyrethrum, euphorbium. AniT. Dli MOULIN, trad. de la Vertu de la Quinte Essence, p. 84. — Combien que la sevre aigrie soit corninunement engendree par violence de colore adtisfive. ID., ib., p. 146.

Advancer, Advanceur, Advantage. v. A yan. eer, Aoaneeur, Aoantage.

Advantagement, Avanta..geusernent… — Ceux de son Excellence estoient bien et advantagemen t montez,. IIABLLATS, la Sciomachie ( III, 403).

Advantageux, v. Apancageu.r.

Advenaire, Étranger, Encaves que les Peres 5e trouva.ssent sipeu de gens, et de mine. puissance, lors qu’ils —vindrent se tenir au pais comme advenaires. TEL DE BÈZE, Ps. de David, 105, Paraphrase. — Nous nous servons de l’invocation des Saints, les suppliant d’interceder pour ce qui nous regarde, nous qui sommes udivenaires et peierins sur cegte terre. St FBANçois DE SALES, Sermons recueillis., 51 (X, 139).

Advenant. Convenable. — Mais Pan, qui Vayme, est assez souvenant Qu’un tel ouvrier est propre et advenant. A toy, qui est recueil des bons esprits. MA ROT, Chants divers, 5. — Ces deux passages donques ne sont pas advenans ni a propos pour vostre retormation. St FRANçois DE SALES, rôniroverSeS,. III, 3. 2. A l’advenant Convenablement.. — Cela est bon… à dire à vous qui estes monté à l’advenant sur un bon cheval. BRANTemE Cap Car le corme Ludovic _Loewi.(1, 344). Advenement. Arrivée. — Le lieu esteit umbreux et odoriferant par ]advenement Diu printtraps qui nouvelles fleurs et, fueilles y avoit tissu. LEMAiRE DE BELGES, illustr., I, 28. — Pour le soudain advenement des François en Ytalie à tout si grosse puissance. ID., Chronique annak (IV, 507). — Par ce luy convenoit prendre couraige nouveau au nouvel advenement de son poupon. R B E LA FS, I, G. — Car je jouys du sainct advenement De ce grand Pape abouchant à Marseille, MitirtucE SCÈVE, Delle, 28, — La suite des jours ne diminua rien de la bonne chere qu’on leur avoit faîcte à leur avenement, J. DE LA LANDE, trad. de DICTY5 CR : TE., L. I, 2 ro.— Il s’en retourna en Acha.ïe, avec si bon nom… qu’il fut incontinent eleu Capitaine general de la gen. darinerie et là à son a, dvenement il trouva que teulx_ qui devoyent servir à cheval avoyent de meschans petits clieva.ux. Ara yorr, Philopemen, 7. — Sois donc sans peur : et dy moy franchement Le Ment-heureux motif de ton avenernent. Du DARTAS„ Judith. L. IV. — Pay usé de ce mot de nunce, puisqu’il s’use aujourd’huy j’ay veu, t mon advènement à la court, que l’on n’en usoit, sinon d’ambassadeur du pape.. BRANTôMEe Cap. franç. l’admirai de Chastillon (IV, 294-2g5). — L’esprit [Sa.tani dans un Typhon pirouettant arrive De Seine tout poudreux à l’ondoyante rive. Ce que premier il trouve à son advenement Fut le préparatif du brave bastirnent Que dessei gnon pour lors la peste Florentine.. AuBreNÉ, Tragiques, V (IV, 198). Début. — Pericles à son advenernent., pour acquérir reputation pareille à celle de Cimon, tas cha à se mettre en la bonne grace du commun populaire. AMYOT, Périclès„ 9. — Pytheas l’orateur à son aclveneinent, qu’il ne faisoit encore que commencer a harenguer devant le peuple, babilloit desja à tout propos audacieusement et presurnptueusement. ID., FhOciQln, 21. — A son advenement à la chose publique, ayant trouvé un subject honorable de parler contre Philippus, pour defendre les droicts et la liberté’des Grecs, et s’y estant employé dignement, il en acquit en peu de Lemps repu Cation tresgrande. In, Démosthène} 12. — Jamais vie d’homme ne fut belle el. accomplie, qu.ielle n’ait produit en nous quelques traits de gaillardise, sur nos premiers avenernens. E. PAS.. QUIER, Lettres, VI, 3. — Les Carmes à leur advenement en France portaient leurs ehappes bigarrées de blute et de noir. Recherches, IV, 30. — Son premier advinement de guerre et de Na pies fut. lors que Manuelle dy Berna-vida amena d’Espagne deux cens hommes d’armes… et deux mil’hommes de pied. BitKriemE, Cap. esir., dom rte ire de Lève (ii 174). — Son premier advéne. ment [de Brusque] fut au camp d’Avignon, où il se jetta., venant de scie pays de Provance, pour Baigner la pièce d’argent. ID., ib.., relichai crEstrozze (Il, 260), — Son premier a.dvènernent fut lorsqu’il vint servir la France, quand Barberousse vint en la mer de Provance. Iu f# Cap, franç., le prieur de Capoue (IV, 122). —, l’avais fait imprimer mon Monophile dés mon premier advenement au Palais. E. PASQUIER, Lettres, XXII, 12.

Le fait d’advenir, d’avoir lien, événement. — A fin que en tout advenement il fust en ordre et en bataille. SEYssEL, trad. de DrononE, III, 19 (107 vo), — Il ne fault pas estimer la faculté du libéral Arbitre de l’homme par I’advenenient des choses comme font aucuns ignorans. CAlvin, /nietii., II, p. 91. — Nous voyons à cause que les choses adviennent, et les choses n’adviennent pas cause que nous voyons. L’advenement fait la science, non la science l’advenernent, Ce pie nous voyons advenir advient : mais il pouvoit autrement advenir : et Dieu, au registre des causes des evenernensqu’il a en sa prescience, y a aussi celles u’on apelle fortuites. MoNTAIGNE, II, 29 (HI, q 125). —p Elle. [ia fortune] aura finallement payé le reste de son hayne ert ceste publique plainte et deuil de toute la France et dernière perte mienne par le cas et advenement d’une si grande désadvanture. BRANTÔME, Rodomontades espagnolles (VII, 70). Issue, résultat. — Il parla subtilement . . . en deduisant les raisons de redoubter l'advenement de ceste entreprise. Budé, Instit. du Prince, édit. J. Foucheri, ch. 33. Advenir 1. Arriver. Advenans au Palais •osait rusrnes,.. presentez à la .Ro ni. RABELAIS, lqirl 32. La haulteur n'y estoit point si grande que l'on n'y peust advenir avec des eschelles. AMY OT, AraittS 5. Le Prinee Ma_cedon ne trouvait imprenable Nul fort où les mulets chargez d'or avenoyent. Baïf, Passelems, L. III {IV, 369). Atteindre, parvenir Chloé . . . se mettait à vendanger aussi elle-mesme les plus basses branches des vignes, ausquelles elle pouvoit advenir. ArifyoT, Daphnis et Chloé, L. Il, 19 ve. Il faut entendre. de faire un saut comme les petis chiens, quand on leur tend quelque chose à laquelle ils ne peuvent avenir sans sauter. H. EsTimmsE, Dia.l. du lang. franç. ital., II, 99. Et ce pendant pour tous tresors il a Non revenu, ba_nque, ne g.rrandT practique, Mais seulement sa plume poetique, Un don royal, où ne peult advenir, Et un espoir (en vous) d'y parvenir. MARoT, Epislres, 28. C'est une vertu et faculté qui n'est pas en tous. Mesme les plus sça.vans quelque roys n'y pourront pa.s advenir. CALVIN, Préface des Dispa !aurons chrestiennes de Viret (IX, S6S). Combien que personne n'approuve le moyen qu'il teint pour advenir à ces fins, si fut-ce un grand exploit fait à luy, que de diviser et esbranler ainsi tout le Peloponese. A fle TOT, Akibiade, 15. Les Latins sont contraincts (}user de cinq ou six mots pour l'un de ceux-ci, et encores en la fin ne se trouvent point advenir du tout à la signification. H. ESTI E N N EConformité, 11,1. Ceux qui ne peuvent advenir à. la Philosophie se consument de travail apres les autres sciences. AMYOT, Comment il faut nourrir les en/ans. 10. C'est bien une question liante, ceste-ci : nous sommes trop petis, et. pourtant n'y adviendrons jamais. H. EsTlE r E, Dial. du. lang. franç. ital., 1, 166. II y a des autheurs, desquels la fin c'est dire les evenements. La mienne si j'y scavoye advenir, serait dire sur ce qui peut advenir. MobrrAmirni El I, 20 (I, 118). Nostre goust n'advient non plus à ce qui est au dessus de luy, qu'à ce 'Épi est au dessous. ID., II, 2 (II, 21). A cette ey [la vie de Regulus] je ne puis advenir que par veneration : j'a_dviendray volontiers à l'a_utre [la vie de L. Thorius Balbus] par usage. ID., III, 7 (IV, a).

Réussir. Il proposa le bouclier a tous les fevres qui pour lors estayent a Rome, pour essayer qui en ferait de plus semblables tous les autres desespererent d'y pouvoir advenir, mais un nommé Veturins Marnurius . . . les feit tous si fort semblables, que Numa mesme ne les sceut plus recognoistre. AM ï GT, Numa, 13. Crassus qui ne desiroit autre chose, ne peut jamais advenir à entre du Capitaine general, sinon en la guerre contre les esclaves. ID Compar. de e n-83 ELS avec Nicias, 3. Il n'y avoit ne peintre ne imageur qui peust advenir à le bien tirer et contrefaire naïf }tuent apres le vif. ID., Demeirius 2. Les autres representans bien la torse de son col et l'hu.rnidité de ses yeulx, ne pou voient advenir à exprimer son visage macle et sa generosité de lion. In.a de k Fortune d' Alexandre, II, 2. Thales a_ccusant quelquefois le seing du mesnage et de s'enrichir, on luy reprocha que c'estoit à la mode du renard, pour n'y pouvoir advenir. MONTAIUNE„ I, 24 (1,162 Quand j'entreprendrois de suivre cet autre stuc aequable, uny et ordonné, je n'y sçaurois advenir. ID., 11,0 (III, 28). -Celuy qui ne pouvolt advenir à peindre la bave et escume


d'un cheval, jettant de dosgil l'esponge, fit, ce qu'il ne pauvoit entendre. CHARRON ite$ Trois Veritez, I, 5.

Devenir. Quand il est advenu Foy, et que les richesses du pais luy sont devant les yeux. CAL. VIN, Serin. sur le Dealer., 106 (XXVII,04).

Convenir, aller, seoir. Les Princes et, Princesses assistantes, disoient tout d'un accord, que bien avenoit à la Nymphe porter habit royal. LEMAIRE li E BELGES, r., 1, Un jour habilla sondict Roy d'un beau petit paurpoinct de teille . . . et une belle ceincture de pers et vert, disant que ceste livret luy advenoit bien, vett qu'il avait estépervers. RABELAIS, II, I1. Mais d'où vient Qu'a.ux femmes aussi mal advient Science, qu'un hast à un }neuf ? MkRIOT, trad, de deux Colloques d'ÉRA.smE„ I. Le mesure personnage estait de ceulx que lori dit qui ont esté allaietez duneurrice ayant les tetins durs, contre lesquelz le nez rebouche et. devient mousse ; mais cela ne luy advenoit point mal. DEs PÉFUERS7 NOW,. Réer., 48. Voy pros de ce rivage Quatre Nymphes qui viennent, A qui tant bien aviennent Leurs corsets simplement, Et leurs cheveux qui tiennent A un nœud seulement. Ro NSA RD" Pièces retranchées, Odes (VI, 72). Il y a des couleurs qui adviennent mieux à une personne que les autres . . . Ce qui a Lia dire à Ovide, parlant des femmes, que le blanc advient mieux aux femmes noire, qu'autre couleur, et le noir aux blanches. Gun.L. BoucnET, 19e Serce (III, 235). Ces grands sages n'ont point d'esprit à boufonner . . . et s'ils s'en veulent mesler, cela leur avient somme à une huiliere à. coiffer une Reine. B E ROALD i DE VErtvii..x.E, te Moyen de parvenir, SynQcie (I, 223).

S'advenir. S'accorder. Aux actions des hommes insensez, nous voyons combien proprement s'ad.vient la folie avec les plus -vigoureuses operations de rostre amer MONTAIGNE, I I, 12 (II, 224). Je ne sça.y qui a peu mal mesler Pallas et les Muses avec Venus, et les refroidir envers l'amour : mais je ne vie aiu cleitez. qui siaviennent mieux, nid qui s'entredoivent plus. ID., III, 5 (III, 324).

(Prononciation.) Il n'avient quasi jamais qu'il y applicque son estude à bon escient. CALVIN, II, p. 53. Mais quand aurois-je dit les troubles qui m'a.vindrent Ceste effroyante mulet . . . ? JODELLE, Didon, I (1,1 62). -Si malheur en avient, à nous en est la faute. RONSARD Elegies, rOrphee (IV, Les Dieux ordonne-rayent de ce qui aviendroit. Baïf, Antigone, V, 3 (III, 180). Qui nous paist ? c'est l'espoir de quelque faux bonheur. Mais clavant qu'il avienne il faut que lin trepasse. ID-, Passeterns, L. III a66). Il ne m'est oncques avenu de trouver la bourse de mes amis close. Mo N TAIGN I, 40 {1, 342). Il avint que ses mains encores deschirees Receloient quelque sang aux playes derneurees. AuBIGNÉ., Tragiques, IV (IV, 180).

(Formes.) I mparf. du subj. rEt de rire par les escoutans de plus belle, Iesquelz n'eussent jamais pensé que le cas adviensist. LOYAL SE RV T E u EL, Hist. de Ba art, 47. Dont bien pensas qu'il t'en avenist rnieus. Cri. FONTAIN El 21 Episgres d' VIDE, 20.

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