Lénine

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Lénine (1920).

Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine (1870-1924) fut un révolutionnaire communiste russe, principal dirigeant du parti bolchévique puis, à partir de la révolution d'octobre, de l'État soviétique.

Citations[modifier]

L'indignation vertueuse avec laquelle nos libéraux parlent de pogromes ne peut manquer de donner à tout révolutionnaire une impression de lâcheté lorsque nos libéraux, tout en portant cette condamnation vertueuse contre les pogromes, n'en envisagent pas moins l'idée d'engager des pourparlers et de passer des accords avec leurs auteurs. La monarchie devait forcément se défendre contre la révolution et la monarchie semi-asiatique, féodale, "russe" des Romanov, ne pouvait se défendre que par les moyens les plus grossiers, les plus répugnants, les plus cruels et les plus vils : la seule méthode de lutte contre les pogromes qui soit digne d'un socialiste et d'un démocrate, la seule qui soit raisonnable, ce n'est pas de prononcer des condamnations vertueuses, mais d'apporter une contribution entière et dévouée à la révolution, d'organiser la révolution capable de "renverser" une telle monarchie. Le pogromiste Stolypine s'est préparé à la charge ministérielle de la seule façon dont les gouvernements tsaristes pouvaient le faire : en sévissant contre les paysans, en organisant des pogromes et en sachant couvrir cette "pratique" asiatique de vernis et de phrases, de poses et de gestes "à l'européenne."
  • Oeuvres de Lénine (1911), Lénine (trad. Giraud Robert), éd. Éditions Sociales, 1968, chap. Stolypine et la Révolution, p. 252-253


Si l'on devait définir l'impérialisme aussi brièvement que possible, il faudrait dire qu'il est le stade monopolistique du capitalisme.
  • Oeuvres de Lénine (1916), Lénine (trad. Kitover Jacques, Perdrizet Henri, Kolodkine Paul, Roudnikov Alexandre), éd. Éditions Sociales, 1960, chap. L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, p. 287


Cette information nous apprend, tout d'abord, que l'entrée dans le gouvernement révolutionnaire de représentants du prolétariat socialiste aux côtés de la petite bourgeoisie est, sur le plan des principes, parfaitement acceptable et, dans des conditions déterminées, tout simplement obligatoire. Cette information nous montre ensuite que la tâche réelle dont la Commune a dû s'acquitter était avant tout la réalisation de la dictature non pas socialiste, mais démocratique, l'application de notre « programme minimum ». Enfin, cette information nous rappelle que, tirant la leçon de la Commune de Paris, nous devons imiter non ses erreurs (les communards n'ont pas pris la Banque de France, ils n'ont pas lancé d'offensive contre Versailles, n'avaient pas de programme clair, etc.), mais ces actions pratiques couronnées de succès qui nous montrent la voie à suivre. Nous ne devons pas emprunter le mot « Commune » aux grands combattants de 1871, nous ne devons pas répéter aveuglément chacun de leurs mots d'ordre, mais promouvoir clairement des mots d'ordre de programme et d'action qui répondent à la situation actuelle de la Russie et que l'on peut résumer ainsi: dictature révolutionnaire démocratique du prolétariat et des paysans.
  • Sur La Commune de Paris (1905), Marx, Engels, Lénine, éd. Les Éditions du Progrès, Moscou, URSS, 1971, partie Lénine, p. 305


La bourgeoisie aura beau sévir, aura beau massacrer encore des milliers d'ouvriers, la victoire est à nous, la victoire de la révolution communiste mondiale est assurée.
  • Discours d'ouverture au Ier congrès de l'Internationale communiste (1919), Lénine, éd. Éditions sociales, Moscou-Paris, 1973, p. 9-12 (texte intégral sur Wikisource)


Imaginez-vous que votre automobile soit arrêtée par des bandits armés. Vous leur donnez votre argent, votre passeport, votre revolver, votre auto. Vous vous débarrassez ainsi de l'agréable voisinage des bandits. C'est là un compromis à n'en pas douter (...) Mais on trouverait difficilement un homme, à moins qu'il n'ait perdu la raison, pour déclarer pareil compromis "inadmissible en principe", ou pour dénoncer celui qui l'a conclu comme complice des bandits (encore que les bandits, une fois maîtres de l'auto, aient pu s'en servir, ainsi que des armes pour de nouveaux brigandages). Notre compromis avec les bandits de l'impérialisme allemand a été analogue à celui-là.
  • Oeuvres de Lénine (1920), Lénine (trad. Castel Marguerite, Ligny Claude, Stabusch Jean, Solomon Wladimir, Kolodkine Paul, Roudnikov Alexandre), éd. Éditions Sociales, 1961, chap. La maladie infantile du communisme, le gauchisme, p. 31


Le communisme c'est le pouvoir soviétique plus l'électrification du pays entier. Autrement le pays reste un pays reste un pays de petite culture, et il faut que nous en prenions nettement conscience.
  • Oeuvres de Lénine (1920), Lénine (trad. Castel Marguerite, Ligny Claude, Stabusch Jean, Solomon Wladimir, Kolodkine Paul, Roudnikov Alexandre), éd. Éditions Sociales, 1961, chap. Le VIII ème congrès des Soviets de Russie, p. 537


Les Wrangel, les Koltchak et les Denikine sont, pour une part, partis rejoindre Nicolas Romanov, et, pour une autre part, se sont tapis en lieu sûr à l'étranger. Le peuple ne voit pas d'ennemi manifeste, comme auparavant le propriétaire foncier et le capitaliste (...) Comment le peuple peut-il prendre conscience du fait que à la place de Koltchak, de Wrangel et de Dénikine, se trouve ici même parmi nous l'ennemi qui a fait avorter toutes les révolutions antérieures ?(...) La tâche de notre parti est de faire pénétrer dans la conscience cette vérité que l'ennemi, parmi nous, c'est le capitalisme anarchique et l'échange anarchique des marchandises.
  • Oeuvres de Lénine. (1921), Lénine (trad. Solomon Wladimir, Mayret Serge, Katsovitch Mikhail), éd. Éditions Sociales, 1963, chap. Pour le quatrième anniversaire de la révolution d'octobre, p. 60-61


La famine a été en effet un grand malheur, un malheur si grave qu'il menaçait d'anéantir toute notre oeuvre d'organisation, toute notre oeuvre révolutionnaire. Eh bien je demande maintenant : où en sont les choses aujourd'hui depuis que nous avons institué la nouvelle politique économique, depuis que nous avons accordé aux paysans la liberté du commerce ? La réponse est claire, elle est évidente pour tous : en une année la paysannerie n'a pas eu seulement raison de la famine ; elle a acquitté l'impôt en nature (...) Les soulèvements paysans qui, avant 1921, étaient pour ainsi dire un fait général en Russie, ont presque complètement cessé. La paysannerie est satisfaite de sa situation actuelle.
  • Oeuvres de Lénine (1922), Lénine (trad. Solomon Wladimir, Mayret Serge, Katsovitch Mikhail), éd. Éditions Sociales, 1963, chap. Cinq ans de révolution russe et les perspectives de la révolution mondiale, p. 436


Citations sur Lénine[modifier]

J'ai une grande prière à vous adresser. Ne laissez pas votre hommage à Illitch prendre la forme d'une adoration pour sa personne. Ne construisez pas pour lui des monuments, ne donnez pas son nom à un palais, n'organisez pas des cérémonies commémoratives. De son vivant il attachait si peu d'importance à tout cela, tout cela était si vain à ses yeux. Rappelez-vous combien notre pays est encore pauvre. Si vous désirez honorer le nom de Lénine, construisez des crèches, des écoles, des jardins d'enfants, des bibliothèques, des centres médicaux, des hôpitaux, des maisons pour les handicapés... et par-dessus tout mettez ses préceptes en pratique.
  • Article publié dans la Pravda du 30 janvier 1924
  • Histoire de l'URSS ; tome II, le socialisme dans un seul pays (1922-1939), Jean Elleinstein, éd. Éditions Sociales, 1975, p. 61-62


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