Université de Provence Aix-Marseille I

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Université de Provence
Aix-Marseille I
Informations
Fondation 1970
Type Université publique
Localisation
Ville Aix-en-Provence et Marseille
Pays  France
Direction
Président Jean-Paul Caverni
Chiffres clés
Étudiants 25000
Premier cycle (licence) 13300
Deuxième cycle (master) 8600
Troisième cycle (doctorat) 1500
Divers
Affiliation Aix-Marseille Université
Site web www.univ-provence.fr/

L'Université de Provence - Aix-Marseille I est l'une des quatre universités de l'académie d'Aix-Marseille. Elle rassemble les disciplines de Sciences, essentiellement à Marseille, et de Lettres et Sciences humaines, essentiellement à Aix-en-Provence. Le siège de l'Université est situé à Marseille, place Victor-Hugo, près de la gare Saint-Charles. Elle compte 25 000 étudiants.

Sommaire

Histoire

L'université d'ancien régime

Article détaillé : Université d'Aix-Marseille.

En 1409, Louis II de Provence crée une université à Aix-en-Provence. Comme partout en France, celle-ci est dissoute par la Convention en 1793.

Époque facultaire puis l'université unique

En 1806-1808, Napoléon Ier crée l'Université de France, composée de facultés dans cinq ordres (disciplines) : droit, théologie, lettres, sciences, médecine. L'ancienne université renaît à Aix-en-Provence sous la municipalité d'Antoine Aude, sous la forme d'une faculté de droit et d'une faculté de théologie, puis, en 1846, d'une faculté des lettres, située au cœur de la ville, rue Gaston-de-Saporta. Enfin, en 1854, Napoléon III crée une faculté des sciences à Marseille[1].

Un des bâtiments construits sur le site de Saint-Charles entre 1911 et 1914, récemment rénové

Sous la Troisième République, le corps de facultés de chaque académie est renommé université. Dès les années 1880, la faculté des sciences est trop à l'étroit dans ses locaux des Allées de Meilhan (haut de l'actuelle Canebière). La construction d'une nouvelle faculté est entreprise sur le plateau Longchamp, puis abandonnée. La municipalité décide alors de bâtir « une université complète » dans le quartier Saint-Charles, sur les terrains de l'ancien cimetière du Racati, fermé en 1876. Le projet est confié à Victor-Auguste Blavette en 1896. Ce n'est qu'en 1910 que le doyen Léon Charve parvient à lancer les travaux, mais pour seulement une faculté des sciences, Aix ayant fait opposition au projet d'implantation à Marseille du siège de l'académie. Et c'est seulement en 1919 que les trois instituts scientifiques (Mathématiques et Physique, Chimie, Sciences naturelles) s'installent dans les locaux de Saint-Charles[1].

Dans les années 1950, le développement de nouvelles disciplines d'enseignement, et surtout l'accroissement important du nombre des étudiants, provoque la construction de locaux nouveaux : à Aix sur l'avenue Robert-Schumann (Lettres et sciences humaines, mais aussi droit et sciences économiques), à Marseille sur le site de Saint-Charles (le 5e bâtiment). Puis sont créés à Marseille deux sites excentrés : Saint-Jérôme (dans le quartier du Merlan) et Luminy, qui se veut un « campus à l'américaine », modèle alors inconnu en France. L'Université d'Aix-Marseille compte alors plus de 40000 étudiants, et devient ingérable.

Le centre Saint-Charles de l'Université de Provence, siège de l'Université

Dissolution de l'université unique et développements

Après l'explosion de mai 68, la loi Faure redéfinit les universités en unités plus petites, mais sur le mode pluridisciplinaire : à Aix-Marseille, les lettres et les sciences, disciplines considérées comme plutôt « progressistes », décident de s'unir (avec l'exception notable des scientifiques de Luminy), alors que les disciplines plus « traditionnelles » comme le droit et la médecine s'organisent de leur côté. L'Université d'Aix-Marseille I, qui se donne comme nom Université de Provence, est née.

C'était sans compter sur l'esprit de revanche des « mandarins », notamment en sciences. En 1973, suite à des pressions exercées auprès du Ministère de l'Éducation nationale, ceux-ci, sous la conduite du juriste Charles Debbasch, font sécession et créent, malgré l'opposition combattive de la majorité des scientifiques, une troisième université : l'Université de Provence est amputée de la quasi-totalité du centre de Saint-Jérôme, et les tensions mettront des années à se résorber entre les scientifiques marseillais, désormais répartis entre trois universités concurrentes.

Les années 2000 apportent une accalmie, et surtout la prise de conscience du tort que ces divisions apportent à la réputation des universités marseillaises. Un accord de non-concurrence est conclu[2], et une structure fédérative des universités marseillaises est en cours de constitution, permettant une meilleure lisibilité de l'offre, une synergie des moyens, et en fin de compte un classement amélioré dans la compétition internationale.

Réunification des 3 universités

Dans un premier temps, les trois universités entament un processus de rapprochement au sein du PRES Aix-Marseille Université à partir de 2007. Ce processus abouti à la réunification des trois universités, celle-ci devenant effective au 1er janvier 2012 avec la création d'un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, dénommé « université d'Aix-Marseille », regroupant les universités Aix-Marseille-I, Aix-Marseille-II et Aix-Marseille-III, suite à la parution du décret de création le 24 aout 2011[3].

Classement international

Au classement mondial 2008 des universités effectué par la Jiao Tong University de Shanghai, (Academic ranking of World Universities) l'Université de Provence Aix-Marseille I occupe la 454ème place et se situe dans la fourchette 139-210 des universités européennes. Elle est classée dans la fourchette 8-23 des universités/écoles françaises.

Les composantes de l'Université

Secteur des Arts, Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales

Unités de Formation et de Recherche (UFR)

Ecoles et Instituts

Autres composantes

Secteur des Sciences et Technologies

Unités de Formation et de Recherche(UFR)

Ecoles et Instituts

Autres composantes

Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM)

Services centraux

Services généraux

Services communs

Les sites d'implantation de l'Université

Vie étudiante

Évolution démographique

Évolution démographique de la population universitaire

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
25 231[5] 25 097[6] 24 582[7] 24 816[8] 23 495[9] 22 885[10] 21 125[11] 19 888[12] 21 993[13]
2009 2010 - - - - - - -
22 294[14] 20 963[15] - - - - - - -

Personnalités liées

Les présidents de l'U.P. depuis sa création

A l'issue des événemants de 1968, ce qui allait devenir l'Université d'Aix-Marseille-I a été administrée provisoirement pas un Conseil transitoire de gestion, présidé par le Professeur Georges Bodiou. La première élection de la direction de l'université dans le cadre de la Loi Faure a eu lieu en 1971. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une disposition statutaire, le choix des présidents successifs de l'U.P. a toujours respecté une stricte alternance entre scientifiques et littéraires.

Enseignants et anciens enseignants

Sciences
Lettres et sciences humaines

Anciens étudiants

Bibliographie

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

  1. a et b Une institution et des hommes, synthèse d'une brochure homonyme publiée en 1996 par le service des publications de l'Université de Provence, 28 avenue Robert-Schumann, Aix-en-Provence (ISBN 2-85399-392-2)
  2. Présentation des universités d’Aix Marseille
  3. Décret n° 2011-1010 du 24 août 2011 portant création de l'université d'Aix-Marseille
  4. quelques enseignements de premier cycle sont dédoublés sur le centre Saint-Charles
  5. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  6. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  7. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  8. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  9. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  10. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  11. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  12. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  13. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  14. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  15. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  16. Site perso officiel de C.Touzet


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