Tramont-Saint-André

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Pour les articles homonymes, voir Tramont-Émy et Tramont-Lassus.

Tramont-Saint-André

L'église Saint-André.

Héraldique
Administration
Pays France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Meine au Saintois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Colombey-les-Belles et du Sud Toulois
Maire
Mandat
Jacky Thomas
2014-2020
Code postal 54115
Code commune 54531
Démographie
Population
municipale
59 hab. (2016 en augmentation de 5,36 % par rapport à 2011)
Densité 8,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 29″ nord, 5° 55′ 33″ est
Altitude Min. 352 m
Max. 466 m
Superficie 6,88 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Tramont-Saint-André

Géolocalisation sur la carte : France

Tramont-Saint-André

Tramont-Saint-André est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les 3 villages de Tramont sont implantés dans la vallée de la rivière de l'Aroffe, qui s'étire juste après sa source à Beuveuzin (Tramont-Lassus), jusqu'à sa confluence à Aroffe, après Tramont-Saint-André.

Tramont, Saint-André, Emy et Lassus  (Ban communal)

Cette vallée appartient à un plateau relief qui la ceinture et configure l'hydrologie locale des différents ruisseaux , le territoire des 3 communes est essentiellement arrosé par l'Aroffe, sauf Tramont-Emy qui reçoit les eaux du ruisseau du Grand-Pré[1].

D’après les données Corine land Cover, le ban communal des trois bourgs de 1 672 hectares comprend en 2011, plus de  50 % de terres arables et de prairies, près de 43 % de forêt et  8 % de surfaces agricoles diverses : [2]

Relevé des types d'occupation du sol d'après les données CLC.
Village Surface (ha) Forêt (en%) Surface Agriculture (en%) Surface Terres arables (en%) Surface Prairies (en%) Surface
Tramont-Saint-André 701 48,6      341 17,9 125 16,6      116 15,7      110
Tramont-Émy 398 53,7      214 0,5        20 45,8      182
Tramont-Lassus 573 27,4      157 23,6      135 49      281
totaux 1672 43%      711 8% 125 16%      271 34%      573

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tramont-Saint-André et Lassus
Aroffe Favières Vandeléville
Aroffe Tramont-Saint-André et Lassus Fécocourt
Soncourt,
Vosges (département)
Vicherey,
Vosges (département)
Beuvezin
Enclave : Tramont-Émy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Tramons ad fontem en 1235 ou 1335, Tramons-Lajux en 1352.

Ce toponyme signifie « au-delà de la montagne / colline ». Le complément de ce village a varié dans le temps, mais aussi bien ad fontem (la fontaine) que le complément actuel de Saint-André font référence à une fontaine dédiée à saint André se trouvant sur le territoire de la commune.

Les graphies recensées par le dictionnaire topographique de Meurthe sont pour les trois communes[3] :

Tramont (la vallée de l'Aroffe dans son relief).

TRAMONT-ÉMY : Tramont-Enmey, (1402) - Tramon, (1408) - Tramont-en-Meix, (1550) - Tramont-Enmy, (1719)

TRAMONT-LASSUS : Tramons-Lassus, (1374) - Tramont-Lasus, (1719) - Tramont-la-Sus, (1756)

TRAMONT-SAINT-ANDRÉ : Tramons adfontem, (1335) - Tramont-Lajux, (1352) - Tramont-la-Fonteinne, (1402) - Tramant-la-Jus ou Saint-André, (1756)

L'examen du relief dans la zone des 3 communes actuelles montre que cette implantation au creux d'une vallée encaissée (env. 350-400 m d'altitude) ceinturée par un plateau (altitude env. 450 m) avec des sommets autour de 480 à 495 m, explique facilement le nom commun aux trois villages TRAMONT. Celui-ci aurait pu signifier le "Bourg entre des monts" (comme pour Trémont, dans la Meuse), ou encore le "Village à travers les Monts" ou bien enfin "Par delà les Monts".

Histoire[modifier | modifier le code]

Jules Beaupré cite Olry dans son répertoire archéologique en indiquant la découverte d'artéfacts des époques gallo-romaines, voire ultérieures (Mérovingiens) sur le territoire des 3 communes de Tramont :

«Olry mentionne quelques tumuli sur la côte du Châtelet, et des vestiges de constructions gallo-romaines. Nombreuses sépultures au Tombois, dans des carrières. Au lieudit Côte de Vicheray, beaucoup de débris de tuiles et de pierres calcinées ; au Nord-Ouest, longues jetées de pierres.»[4]

Les sources historiques concernant ces bourgs sont plutôt rare et Henri Lepage en a fait un résumé assez synthétique dan son ouvrage sur la Meurthe vers 1850 :

«Les trois villages de Tramont faisaient partie du domaine temporel du chapitre de la cathédrale de Toul, lequel y possédait des droits seigneuriaux , Tramont-Emy est mentionné dans plusieurs livres du XIVe siècle ; (actes de vente, de peu d'importance). Le nom de Tramont-Lassus , ne se trouve dans aucun ancien document.  Quant à Tramont-Saint-André, anciennement Tramont-la-Jus, et en latin Trasmons ad fontem, il en est parlé dans une charte du mois d'avril 1255, par laquelle Roger de Marcey, évêque de Toul, déclare que Milon, chevalier de Battigny, a vendu au chapitre de la cathédrale ce qu'il avait à Tramant-la-Jus (quidquit habebat apud Trasmons ad fontem).  Un autre titre, de 1362, fait mention du droit de morte-main auquel étaient soumis les habitants de ce village. On trouve, enfin, à la date du 20 mars 1445, une lettre par laquelle Antoine de Lorraine, comte de Vaudémont, affranchit un nommé Jean Poiré, de Tramont (sans autre indication), et sa femme, venant demeurer à Houdreville, de tous traits, tailles et servitudes, moyennant une pinte de cire pesant trois livres, payable à la recette du comté..»[5]

Le 13 août 1870, l'état major du maréchal De Mac-Mahon est à Tramont-Lassus et sa brigade à Tramont-Emy[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Xavier Flament    
mars 2008 En cours
(au 16 avril 2014)
Jacky Thomas    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2016, la commune comptait 59 habitants[Note 1], en augmentation de 5,36 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264300278254294325296300314
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
294305295291282255260242228
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2082081601491301111229494
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 -
7668535042515659-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

H Lepage donne dans sa notice sur les 3 bourgs, quelques indications sur l'activité économique avant la première guerre mondiale, en précisant les surfaces concernées reprises dans le tableau ci-après :

« L'hectare semé en blé et seigle peut rapporter 7 hectol., en orge et avoine 9. Poulains, veaux et moutons. Deux moulins à grains.. »[11]

Village (en 1843) Surface

totale (ha)

Labours Près Bois Vignes
Tramont-Émy 391 167 21 177 0
Tramont-Lassus 575 364 52 0 159
Tramont-Saint-André 907 558 18 330 1
totaux 1873 890 91 507 160

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église XIXe : retable.
  • Vestiges de l'ancienne fontaine de dévotion Saint-André.
  • Chêne de la Vierge, 700 ans.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ruisseau du grand pre [B2000350] - Cours d'eau », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le 11 octobre 2019)
  2. « Fiche ma commune », sur http://sigesrm.brgm.fr/ (consulté le 24 octobre 2019) : « Pour les communes 54529,530 et 531 »
  3. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe : rédigé sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, Paris, Imprimerie impériale, coll. « Dictionnaire topographique de la France », (lire en ligne)
  4. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, (lire en ligne), p. 136
  5. Henri Lepage, Les communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département, vol. 2, (lire en ligne), p. 591
  6. La guerre de 1870-71.... 11, 1901-1914 (lire en ligne)
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Henri Lepage, Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative, (lire en ligne), p. 578
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