Toulouse

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Toulouse

De haut en bas et de gauche à droite : le pont Saint-Pierre, une réplique de la fusée Ariane 5 à la Cité de l'espace, la basilique Saint-Sernin, la place du Capitole, le premier Airbus A380 et le musée des Augustins.

Blason

Logo
Administration
Pays France
Région Occitanie (préfecture)
Département Haute-Garonne (préfecture)
Arrondissement Toulouse (chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de onze cantons
Intercommunalité Toulouse Métropole (siège)
Maire
Mandat
Jean-Luc Moudenc (LR)
2014-2020
Code postal 31000, 31100, 31200, 31300, 31400 et 31500
Code commune 31555
Démographie
Gentilé Toulousain
Population
municipale
475 438 hab. (2016 en augmentation de 6,28 % par rapport à 2011)
Densité 4 019 hab./km2
Population
aire urbaine
1 345 343 hab. (2016)
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 16″ nord, 1° 26′ 38″ est
Altitude Min. 115 m
Max. 263 m
Superficie 118,30 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Occitanie

Toulouse

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Toulouse

Géolocalisation sur la carte : France

Toulouse

Géolocalisation sur la carte : France

Toulouse
Liens
Site web www.toulouse.fr
Vues aériennes de la ville...
...en 1935 (ici la place et le square du Capitole, au fond à droite la basilique Saint-Sernin).

Toulouse est une commune du Sud-Ouest de la France. Capitale pendant près de cent ans du royaume wisigoth[1] et capitale historique du Languedoc[2], elle est aujourd'hui le chef-lieu de la région Occitanie, du département de la Haute-Garonne, et est le siège de Toulouse Métropole[3]. Elle était également la préfecture de l'ancienne région Midi-Pyrénées jusqu'à sa disparition au 1er janvier 2016.

Avec 475 438 habitants au 1er janvier 2016[4], Toulouse est la quatrième commune la plus peuplée de France après Paris, Marseille et Lyon, ayant gagné 101 000 habitants au cours des 47 dernières années (1968-2015). Ses habitants sont les Toulousains et Toulousaines. L'aire urbaine de Toulouse regroupe 1 330 954 habitants en 2015[5], ce qui en fait aussi la quatrième du pays. Avec 948 433 habitants en 2015, l'agglomération est la cinquième, derrière celle de Lille et devant celles de Nice et de Bordeaux.

Ville à l'architecture caractéristique des cités du Midi de la France[6],[7], Toulouse est surnommée la « ville rose » en raison de la couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique de terre cuite. Le développement de la culture de la violette de Toulouse au XIXe siècle en fait un emblème de la ville et lui vaut le surnom de « cité des violettes ». Elle est aussi, beaucoup plus rarement, surnommée la « cité Mondine » (la Ciutat Mondina en occitan), en référence à la dynastie des comtes de la ville, souvent nommés Raymond[8].

Reliant Toulouse à Sète, le canal du Midi est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996. La basilique Saint-Sernin, plus grand édifice roman d'Europe, y est également inscrite depuis 1998 au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

Toulouse est la capitale européenne de l'industrie aéronautique et spatiale avec les sites d'Airbus et de sa maison mère Airbus Group. Elle compte plus de 100 000 étudiants[9] et selon L'Express il s'agissait de la ville la plus dynamique de France en 2009[10]. Le magazine économique Challenges renouvelle ce titre en 2012[11] et 2015[12].

Le sport emblématique de Toulouse est le rugby à XV, son club du Stade toulousain détenant le plus riche palmarès sur le plan national comme sur le plan continental, avec 20 titres de champion de France et 4 titres de champion d'Europe.

Le cassoulet, la saucisse et la violette sont les spécialités emblématiques de la gastronomie toulousaine.

Sommaire

Métropole[modifier | modifier le code]

Toulouse vue par le satellite SPOT.

Très tôt industrieuse grâce aux moulins du Bazacle sur la Garonne, puis berceau de nombreux constructeurs d'aéronefs comme Latécoère, Sud Aviation, de la firme Airbus créée à Blagnac en 1970, Toulouse est une technopole européenne qui regroupe de nombreuses industries de pointe dans le secteur aéronautique, spatial, électronique, informatique, chimie, pharmacie ou de services tel le Météopôle. Elle dispose de nombreux centres de recherches comme le laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes, le centre national d'études spatiales, l'Agrobiopole (INRA, ENSAT) et concentre aussi des recherches liées à la médecine humaine et vétérinaire (Oncopole, INSERM, CNRS, CHU de Purpan et de Rangueil).

Elle est une importante ville étudiante : l'université, créée au Moyen Âge (en 1229, l'une des plus anciennes de France avec Paris et Montpellier), accueille 100 000 étudiants[9]. Jean Jaurès a été maître de conférence à la faculté de lettres, Paul Sabatier, prix Nobel de chimie en 1912 a été doyen de la faculté des sciences et Vincent Auriol, président de la République française, titulaire d'un doctorat de la faculté de droit.

La ville est dotée d'institutions culturelles comme le théâtre du Capitole célèbre pour sa tradition d'opéras et de bel canto, doublé de son auditorium atypique la Halle aux Grains. Au grand théâtre Sorano sont venus s’ajouter le grand théâtre de la Cité TNT et de nombreuses autres salles disséminées dans la ville comme le théâtre Garonne.

Parmi les équipements récents : le centre des congrès Pierre-Baudis, la médiathèque José-Cabanis, le Zénith, la cité de l'espace, le muséum du jardin des plantes, le casino-théâtre Barrière.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de Toulouse.
Topographie de Toulouse.
Localisation de Toulouse.

Toulouse est située dans le Midi de la France, au nord du département de la Haute-Garonne, sur l'axe de communication entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique. Elle est située sur un coude de la Garonne qui, provenant des Pyrénées, s’oriente au nord-est avant de changer de direction au niveau de Toulouse pour se diriger au nord-ouest vers l’océan Atlantique. Vers le sud par temps clair, la chaîne de montagnes pyrénéenne est visible. C'est sur ce coude de la Garonne, carrefour naturel des voies de communication, que les premiers hommes à l'origine de Toulouse se sont implantés[13].

Elle est à la croisée de grands itinéraires européens, comme les axes majeurs est-ouest E80 Rome-Lisbonne, nord-sud E9 Paris-Barcelone ou le futur itinéraire de désenclavement de la diagonale continentale Saragosse-Lyon. Le tableau suivant présente les grands liens routiers autour de Toulouse.

Destination Voie routière Distance Temps de parcours automobile (sans pause) Distance à vol d'oiseau
Montauban A62-A20 55 km 40 minutes 47 km
Castelsarrasin A62 68 km 45 minutes 56 km
Albi A68 77 km 50 minutes 67 km
Auch RN124 78 km 1 h 5 aujourd'hui, 50 minutes par 2×2 voies en 2025 69 km
Castres A68-RN126 78 km h 15 aujourd'hui, 50 minutes par autoroute en 2024 64 km
Foix A61-A66 89 km h 71 km
Agen A62 114 km h 15 94 km
Cahors A62-A20 114 km h 20 95 km
Rodez A68-RN88 148 km h 40 aujourd'hui, h 10 par 2×2 voies en 2020 123 km
Tarbes A64 154 km 1 h 30 118 km
Montpellier A61-A9 245 km 2 h 20 198 km
Carcassonne A61 96 km 1 h 5 86 km
Bordeaux A62 246 km 2 h 15 211 km
Limoges A62-A20 290 km 2 h 40 248 km
Saint-Sébastien A64-AP8 346 km 3 h 15 280 km
Barcelone A61-A20-RN20-E9 395 km 3 h 45 254 km
Marseille A61-A9-A54-A7 405 km h 45 320 km
Lyon A61-A9-A7 540 km 5 h 10 360 km
Paris A62-A20-RN20-A10 675 km 6 h 10 590 km

Géographiquement, elle se situe à 122 kilomètres du pic d'Aneto (3 404 mètres) point culminant des Pyrénées, source de la Garonne dans le massif de la Maladeta (Espagne), 144 kilomètres de la mer Méditerranée à Gruissan dans l'Aude à l'est et 233 kilomètres de l'océan Atlantique à Capbreton dans les Landes à l'ouest.

La rive droite de Toulouse se trouve sur une terrasse insubmersible sur laquelle la ville romaine s'est établie. C'est aussi sur cette terrasse que la ville marchande et commerciale de Toulouse s'est formée. De l’autre côté de la Garonne, se trouve la rive gauche avec l'ancien faubourg Saint-Cyprien, longtemps quartier pauvre car construit en dehors des remparts de la ville et en zone inondable : situé en contrebas de quelques mètres par rapport à la rive droite, le quartier Saint-Cyprien a souvent été soumis à de fortes inondations. Ainsi en 1875, le quartier Saint-Cyprien fut submergé par les eaux de la Garonne et plusieurs ponts furent emportés[14]. Cette situation basse explique l'évolution de la courbe du fleuve au fil des siècles du côté de la rive gauche, entre la rivière Touch qui se jette au nord de Purpan et l’actuelle chaussée du Bazacle.

Le canal du Midi, œuvre de Pierre-Paul Riquet, qui reprend une courbe artificielle de la Garonne vers la Méditerranée, remonte au sud-est la vallée de l’Hers mort et traverse la rive droite de la ville.

La commune de Toulouse a une superficie de 11 830 hectares, soit environ 1 300 hectares de plus que Paris et 7 000 de plus que Lyon, mais 13 000 de moins que Marseille.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toulouse est limitrophe de dix sept autres communes.

Carte de la commune de Toulouse et de ses proches communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le relief toulousain est marqué par la convergence des vallées d’affluents de la Garonne. L’Ariège au sud est dominée par les coteaux pentus de Vieille-Toulouse, qui dominent la ville sur le promontoire de Pech David. L’Hers-Mort, qui se jette dans la Garonne au nord de Toulouse, forme une vaste plaine dite de « Lalande ». Elle est séparée à l’est par une ligne formée des collines de Montaudran et de Jolimont. À l'ouest de la ville, à bonne distance du centre-ville (six à sept kilomètres en moyenne), trois terrasses s'étagent pour atteindre les coteaux de Gascogne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Toulouse est tempéré chaud avec un climat méditerranéen dit dégradé tout comme Albi caractérisé par un été très sec et chaud, un automne bien ensoleillé, un hiver doux et un printemps marqué par de fortes pluies et des orages violents, tout comme la grêle en et 2009. Au sens de Gaussen, le climat est méditerranéen[16].

Les vents dominants sont, par ordre d'importance, le vent d'ouest (apportant généralement l'humidité de l'océan Atlantique), le vent d'autan (venant du sud-est) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l'air de masses anticycloniques froides placées sur le Nord de l'Europe)[17]. Le vent d’autan est aussi appelé « le vent qui rend fou », voire « le vent du diable » en raison de son influence supposée sur les comportements humains et animaux (irritabilité, trouble du rythme cardiaque, accroissement du nombre des accouchements...). Parfois, ce vent peut devenir très puissant comme le , où il renversa le train Toulouse-Revel[18].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Toulouse 2 031 638 7 26 44
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75

Toulouse connaît en moyenne 34 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel par an. La température moyenne annuelle est de 13,4 °C. La température la plus chaude jamais enregistrée à Toulouse est 44 °C[19] le relevée à Saint Simon (quartier au sud de Toulouse) ainsi qu'à l’aéroport de Francazal et constitue le record français jusqu'en 2003. La température la plus froide est –19,2 °C le . Le jour le plus arrosé eut quant à lui une pluviométrie de 82,7 mm le selon les sources de Météo-France. L'année la plus arrosée a été 1993 avec un cumul annuel de précipitations de 914,9 mm et la plus sèche 1967 avec un cumul annuel de 377,8 mm. Toulouse bénéficie d'un ensoleillement supérieur à 2 000 heures par an en moyenne[20].

Toulouse fut frappée par une tornade le vers 20 h 15. La tornade s'était formée sur l'aéroport de Blagnac avant de continuer en direction de Toulouse pour finir sa course vers le quartier de Casselardit, près de Purpan. Cette tornade, classée F2, avec des vents de 200 km/h, arracha des toits et causa d'autres dommages importants[21]. Le est le jour le plus enneigé avec 21 cm de neige[22].

Les relevés suivants ont été effectués à l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

Tableau climatologique de Toulouse-Blagnac (période : 1981-2010).
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 3 5 7,1 10,9 14,3 16,5 16,5 13,4 10,5 5,8 3,2 9,1
Température moyenne (°C) 6 7 9,8 12,1 16 19,8 22,3 22,2 19 15 9,6 6,6 13,8
Température maximale moyenne (°C) 9,5 11,1 14,5 17 21 25,2 28 27,9 24,6 19,5 13,3 9,9 18,5
Record de froid (°C) −18,6 −19,2 −8,4 −3 −0,8 4 7,6 5,5 1,9 −3 −7,5 −12 −19,2
Record de chaleur (°C) 21,2 24,1 27,1 30 33,4 40,2 40,2 44 35,3 30,8 24,3 21,1 44
Ensoleillement (h) 92,5 115 175,1 186,1 209,2 227,6 252,6 238,8 204 149,2 96 85,3 2 031,3
Précipitations (mm) 51,3 41,6 49,1 69,6 74 60,3 37,7 46,8 47,4 57 51,1 52,4 638,3
Source : Météo France (en °C et mm, moyennes mensuelles 1981/2010 et records depuis 1882)[23]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
9,5
2,4
51,3
 
 
 
11,1
3
41,6
 
 
 
14,5
5
49,1
 
 
 
17
7,1
69,6
 
 
 
21
10,9
74
 
 
 
25,2
14,3
60,3
 
 
 
28
16,5
37,7
 
 
 
27,9
16,5
46,8
 
 
 
24,6
13,4
47,4
 
 
 
19,5
10,5
57
 
 
 
13,3
5,8
51,1
 
 
 
9,9
3,2
52,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports à Toulouse.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Les déplacements sont parfois difficiles dans l'agglomération, le périphérique étant souvent encombré aux heures de pointe (plus de 135 000 voitures par jour sur la section Purpan-Empalot en 2011 selon la DRE[24], soit le seuil de saturation d'une 2 fois 3 voies).

Le grand contournement de l'agglomération, a été l'objet d'un débat public[25] sur les traces de la Translauragaise, mais aussi d'une variante nouvelle par l'ouest en continuité de l'A20 E9. Sa construction, à la suite du Grenelle de l'environnement, a été jugée prématurée en juin 2008 par le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo[26].

La rocade Arc en Ciel (D980), encore inachevée et pourtant dessinée dès 1965, reste la seule alternative pour doubler le périphérique à l'ouest et au sud-ouest de l'agglomération toulousaine.

Une série de boulevards urbains sont aussi attendus pour mailler le réseau des voies rapides urbaines (voie du canal de Saint Martory, boulevard urbain Nord, voie de dégagement Est, etc.)

Six autoroutes (A61, A62, A64, A68, A621, A624), reliant directement la ville à Limoges, Narbonne, Bordeaux, Tarbes et Albi, se rejoignent sur le périphérique de Toulouse A620 qui fait le tour de Toulouse intra-muros sur 33 km.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le premier bus à impériale de Toulouse (de 1863).
Article détaillé : Transports en commun de Toulouse.

L'agglomération étant particulièrement étendue et morcelée entre zones d'habitat, zones commerciales et pôles d'emplois bien distincts, la voiture règne comme le mode principal de déplacements(64 % des déplacements)[27]. L'ensemble du réseau métro et bus peut transporter jusqu'à 412 000 voyageurs certaines journées en semaine (le 10 décembre 2010)[28].

Bus[modifier | modifier le code]

Le réseau urbain Tisséo, compte 160 lignes de bus (Linéo inclus) au 8 janvier 2018[29]. Les lignes du réseau permettent la desserte de l'ensemble du territoire de l'agglomération toulousaine. Il existe, en plus des lignes de bus classiques, les lignes Linéo. Ce sont des lignes de bus à haut niveau de service, au nombre de 7 en 2019 et 11 en 2021. Elles permettent, grâce à un matériel roulant plus capacitaire et à une fréquence bien plus large, une desserte importante de quartiers toulousains non desservis par le métro ou le tramway.

Métro[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Métro de Toulouse.

L'agglomération toulousaine est desservie par un réseau de métro de type VAL, composé de deux lignes (A et B). Une troisième ligne, le Toulouse Aerospace Express, est en projet.

Une rame VAL 208 sur une portion aérienne de la ligne A du métro toulousain entre les stations Balma-Gramont et Argoulets.

Celles-ci totalisent 27,5 km (12,5 km + 15 km) et 38 stations (18 + 20), qui enregistrent des fréquentations moyennes de 219 000 validations par jour (ligne A) et 207 000 validations par jour (ligne B)[30].

Cars[modifier | modifier le code]

Le réseau Arc-en-Ciel permet de desservir de nombreuses communes de Haute-Garonne depuis Toulouse[31].

Rail[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réseau ferroviaire de Toulouse.

Toulouse est actuellement desservie par quatre lignes ferroviaires majeures que sont la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville, la ligne classique des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon en provenance de Paris-Austerlitz via Limoges-Bénédictins, la ligne de Toulouse à Bayonne (et son prolongement vers Latour-de-Carol et Puigcerda) et la ligne de Saint-Agne à Auch.

La gare de Toulouse-Matabiau, gare principale, est située dans le quartier du même nom à proximité du centre-ville. D’autres gares secondaires se situent à Toulouse, desservies uniquement par le TER Occitanie.

La ville n’est desservie par aucune ligne à grande vitesse. Cependant la ligne de Bordeaux à Sète est équipée pour la circulation des TGV, et avec la nouvelle LGV Sud Europe Atlantique, Toulouse se situe à quatre heures et quinze minutes de Paris-Montparnasse, 4 heures de Lyon-Part-Dieu. Un projet de desserte de Toulouse à grande vitesse est cependant en marche : la LGV Bordeaux - Toulouse.

Il existe une ligne SNCF d'agglomération intégrée au réseau Tisséo, appelée ligne C (Arènes - Saint-Cyprien / Colomiers), et une autre vouée à le devenir : la ligne D (Gare Matabiau / Saint Agne / Portet Saint-Simon / Muret).

La carte Pastel[32] permet d'avoir dans un même support, des titres de transport TER, Tisséo, et du réseau Arc-en-Ciel du conseil départemental.

Tramway[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Toulouse.
Article détaillé : Ancien tramway de Toulouse.
La Ligne T1 du tramway de Toulouse a été inaugurée en et à été l'objet d'un prolongement jusqu'à la station Palais de Justice afin de se connecter à la ligne B du métro.

Antérieurement, le tramway circula dans Toulouse de 1881 à 1957[33].

Depuis le , le tramway toulousain est de retour avec la ligne T1 (10,9 km), qui relie Beauzelle (via Blagnac) à la station Palais de Justice. Elle dessert l'île du ramier, Fer à cheval, Avenue de Muret, Croix de Pierre Déodat de séverac, Arènes, le Zénith, le CHU Purpan, le nouveau quartier d'Andromède à Blagnac et Cartoucherie à Toulouse. La construction d'une branche vers l'aéroport[34], ainsi qu'une prolongation vers le Grand Rond (Jardin des Plantes - Muséum) sont programmées pour 2013, avec un début des travaux en 2011, ce prolongement permettra une nouvelle approche de l'hypercentre historique et un maillage des correspondances avec les deux lignes de métro (A et B). Le parcours est agrémenté à ses ronds-points de créations originales[35] apparaîtront donc cinq œuvres artistiques se répartissant comme suit : Le mirador de Stéphane Pencreac'h (avenue de Lombez), Le locataire de Gloria Friedmann (La Flambère), Le chien et le moustique de Richard Fauguet (Ancely), La jambe de cheval de Daniel Coulet (Blagnac), l'ouvrage lumineux le long des 11 km du trajet étant, quant à lui, dû à Hervé Audibert.

Depuis le 20 décembre 2013, la ligne T1 du tramway s'est vue prolongée jusqu'à la station de métro « Palais de Justice » afin d'être connectée à la ligne B du métro.

Le 10 avril 2015, la ligne T2 est inaugurée. Ayant le même trajet que la ligne T1 jusqu'à la station Ancely, elle bifurque ensuite vers la zone aéroportuaire puis l'aéroport où son terminus est situé devant le hall principal.

Les lignes T1 et T2 du tramway de Toulouse transportent quotidiennement environ 50 000 passagers.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Toulouse-Blagnac.

Enfin, le trafic de l'aéroport Toulouse-Blagnac, classé au quatrième rang des aéroports de province[36], s'est beaucoup développé au cours des dernières années. Il a atteint plus de 9,2 millions de passagers en 2017. La liaison aérienne entre l'aéroport de Toulouse-Blagnac et celui de Paris-Orly est la plus fréquentée d'Europe[37], en raison de l'insuffisante rapidité de la desserte ferroviaire avec Paris et de l'importance du trafic pour des voyages professionnels.

Article détaillé : Aéroport de Francazal.

L'aéroport de Francazal est un aéroport civil géré par la société SNC-Lavalin depuis le 3 janvier 2011 puis par l'entreprise d'ingénierie Edeis. À la suite de la reconversion de la base aérienne 101 Toulouse-Francazal, ancienne base de l'Armée de l'Air au sud de l'agglomération, a fermé dans le cadre de réforme de la carte militaire annoncée en juillet 2008, a été confiée à l'agence Devillers, un géant de l'urbanisme français.

Il existe également l'aérodrome de Toulouse - Lasbordes et une ancienne plate-forme aérienne, l'aéroport de Toulouse - Montaudran, situés tous les deux au sud-est la ville, le long du périphérique.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Urbanisme à Toulouse.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville est organisée en zones concentriques correspondant à sa croissance urbaine.

Un cœur ancien[modifier | modifier le code]

Toits toulousains depuis Boulbonne.

On décrivait jadis le centre sous la forme d'un cœur avec ses deux lobes (rive droite) et sa pointe (rive gauche) :

  • en amont, la cité centrée sur l'actuelle place Esquirol (ancien forum). Ancienne ville romaine, on y lit encore le plan en damier : rues étroites grossièrement parallèles au cardo et au decumanus, devenues parfois un peu tortueuses au Moyen Âge entre les anciennes portes nord (Capitole) et sud (Palais de justice, ex-parlement), est (Saint-Étienne) et ouest (Dalbade). C'est le quartier bourgeois de la préfecture, de la cathédrale, puis des hôtels des Capitouls et du Pastel ;
  • en aval, le bourg à l'ouest de la place du Capitole et de la Daurade, centré autour de l'abbaye de Saint-Sernin, c'est un quartier médiéval historiquement plus universitaire, dont les anciennes abbayes ont laissé la place à des lycées, universités et à la cité administrative ;
  • rive gauche, le faubourg de Saint-Cyprien quartier plus populaire, marqué par son ancienne activité hospitalière (hôtel Dieu);
  • dans le quartier de Saint-Simon, est situé le château de Candie de la seigneurie de Candie de Saint-Simon, le plus ancien château d'origine médiévale (du xiiie au xve siècle) du territoire de la commune de Toulouse.

Le pont Neuf et surtout la place du Capitole sont le centre de ce « cœur » qui s'inscrit à l'intérieur des boulevards (sur l'emplacement du mur médiéval encore visible cité administrative). La circulation y a été aérée au XIXe siècle par des percées haussmanniennes (rue de Metz et rue Alsace-Lorraine).

Des faubourgs et quartiers du XVIIIe au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Entre les boulevards et le canal du midi, au-delà des embellissements du XVIIIe siècle (parcs, places, allées, Grand Rond) qui frôlent le centre ancien, une ceinture de faubourgs ou de quartiers s'organise le long des boulevards ou des axes qui quittent la ville (Saint-Michel, Saint-Aubin, Chalets, Minimes...) puis autour des gares (Matabiau surtout, mais aussi au sud-est Saint-Agne). Des logements sociaux entre les années 1930 et l'après-guerre se sont élevés en bordure de cet espace urbain qui a tenté de s'adapter à l'automobile dans les années 1950-1960 (voies le long du canal...).

Les bouleversements urbains du XIXe[modifier | modifier le code]

Architecte en chef ville de Toulouse Urbain Vitry, plan général des alignements de la ville

À la veille de la Révolution, la population toulousaine compte 60 000 habitants : en 1886, ils sont 150 000. Sur cent ans, la population a presque triplé. Avec cette augmentation tout au long du dix-neuvième siècle, les nouveaux habitants se sont principalement logés dans les faubourgs mais cela n’empêcha pas le changement d'apparence du centre-ville.

La première moitié de ce siècle va vivre l'héritage des Lumières : il s'agit d'embellir et d'aérer. Au cours de la seconde moitié, les Toulousains se sont inspirés du Paris haussmannien.

Toulouse était une ville à l'aspect encore médiéval : déséquilibrée par la clôture de grands couvents, encerclée par d'anciens remparts, traversée de ruelles étroites et sinueuses.

Un homme des Lumières, Jacques-Pascal Virebent, a songé aux transformations de la ville. Il avait déjà travaillé dans l'esthétique néo-classique. Malgré des moyens économiques peu favorables, cet homme a travaillé avec l'une de ses seules ressources : son acharnement.

L'objectif de son « plan d'alignement » était que le surplus de population provoque peu de changement dans l'apparence de la ville, tout en ménageant de bonnes conditions de vie et de circulation. Sous le second Empire (1852-1870), Toulouse commence à être moins isolée. Elle est connectée aux autres villes par le chemin de fer : la gare de Toulouse-Matabiau fut inaugurée en 1857. Les Toulousains utilisent aussi la Garonne pour le transport de marchandises. Mais un problème demeure : comment pénétrer dans la ville ancienne ?

La solution fut d'aérer le tissu urbain pour permettre une meilleure circulation. Toulouse s'inspira du modèle haussmannien.

Une des grandes tâches à mener par les ingénieurs de la ville était l'alignement des rues, c'est-à-dire leur élargissement et leur rectification.

Déjà au cours du dix-huitième siècle, dans un souci d'harmonie s'était affirmé le principe d'un plan général des alignements. Sous la Révolution cette tâche fut confiée aux autorités locales. C'est seulement au début du dix-neuvième siècle que la municipalité de Toulouse se préoccupa de l'organisation des alignements (un arrêté municipal du 10 juillet 1801 dispose qu'il importe de fixer de manière stable et uniforme la largeur à donner aux rues). Ainsi, la largeur des rues principales fut fixée à 10 mètres, celle des rues secondaires à 6 mètres et celle des rues peu fréquentées à 5 mètres.

Le projet fut confié à l'ingénieur Rivet et les travaux débutèrent seulement en 1807. De nombreux projets furent rejetés par le ministère de l'Intérieur. Finalement, les travaux commencèrent véritablement en 1829.

La destruction des remparts[modifier | modifier le code]

Les remparts, condamnés en 1808, furent détruits entre 1829 et 1832 et remplacés par une ceinture de boulevards. Le maire souhaite détruire les vieux remparts. Il doit pour cela demander l'accord du roi, qui tarde à le donner car les remparts protègent la ville de Toulouse contre les armées étrangères.

Dès le XVIIIe siècle, un mouvement de destruction des remparts est déjà en cours. Le problème de la propriété des remparts se pose entre la municipalité et le roi. C'est finalement Napoléon 1er qui donnera les remparts à la ville, mais ils ne seront pas détruits tout de suite car la France est en guerre contre les armées étrangères à ce moment-là. La période de paix qui suit la chute de l'empire est propice à la démolition des remparts. Les matériaux de démolition vont être utilisés pour construire d'autres bâtiments[38].

Les percées haussmanniennes de Toulouse[modifier | modifier le code]

En 1865, alors que l'on termine la place du Capitole, on décide de percer de « grandes artères » sur le modèle des grandes percées effectuées sur Paris par le préfet Haussmann (d'où le nom de percées haussmanniennes). Urbain Maguès est chargé du plan d'alignement et des percées de Toulouse. Il propose alors de construire deux grandes rues perpendiculaires se croisant au centre de la ville. Le Conseil municipal en discute et propose de réduire la largeur initialement prévue de ces axes qui était de 25 mètres (comme à Paris, à Lyon et à Marseille) pour un projet moins ambitieux de 16 mètres dont 4 mètres de trottoir. Ces deux grandes rues furent alors percées entre 1871 et 1874 et furent nommées la rue d’Alsace-Lorraine et la rue de Metz. Sont ensuite percées la rue du Languedoc et la rue Ozenne qui détruiront de nombreux bâtiments et habitations. Le percement de la rue Ozenne de 1907 à 1911 va provoquer la disparition totale ou partielle de 7 vieux hôtels particuliers. En 1868, le réfectoire du couvent des Augustins, proche de la percée de la rue Alsace-Lorraine est rasé. En 1892, le marché couvert de la place de la Halle-au-Blé (place Esquirol) est démoli, la Halle est alors transférée place Victor-Hugo. Les travaux des percées dureront jusqu'à la Première Guerre mondiale.

L’axe longitudinal : rues Alsace-Lorraine et du Languedoc[modifier | modifier le code]
La rue Alsace-Lorraine et de Metz au XIXe siècle.

Après acquisition des terrains, les premières constructions de la rue d'Alsace-Lorraine (place Rouaix au square du Capitole) sont réalisées entre 1871 et 1879.

Le conseil municipal décide de prolonger cette voie de la rue Lafayette jusqu'aux boulevards. La ville achète les terrains, procède aux démolitions et rétrocède aux particuliers les parcelles constructibles[39]. Les immeubles sont édifiés de 1878 à 1885 et, comme les constructions du tronçon sud, mesurent tous (ou presque) 17,80 m de hauteur. Les architectes étant pour la plupart Parisiens, est utilisée essentiellement de la brique jaune. Un projet de théâtre est proposé mais est vite remplacé par la poste centrale en 1886. Ces deux tronçons sont désignés sous la même appellation : rue Alsace-Lorraine.

En 1897 et 1898, le conseil municipal autorise le prolongement de la rue Alsace-Lorraine (de la place Rouaix à la place de Salin). On l’appelle rue du Languedoc en 1904.

Le projet ne respecte pas la rectitude des deux percées en raison notamment de la nécessité de conserver l’hôtel de Lasbordes (dit aussi du Vieux-Raisin). Les démolitions s’étalent de 1899 à 1904 et les constructions s’échelonnent sur 10 ans de 1900 à 1910. Les architectes étant cette fois-ci toulousains (Joseph Galinier ou Étienne), les maisons ont pour la plupart des façades en brique rouge correspondant à la couleur toulousaine traditionnelle. La première moitié du siècle s’inspire des Lumières et des espérances du plan Mondran d’une ville ouverte et régulière. La seconde, s’inspirant du Paris haussmannien, aménage la ville en perçant des avenues rectilignes bordées d’immeubles. Ces percées sont aussi le reflet de l’émergence d’une bourgeoisie, la hiérarchie sociale étant symbolisée par l’étage occupé.

La rue Ozenne[modifier | modifier le code]

Afin d’assainir le quartier Montgaillard, on adopte la réalisation d’une percée allant de la place des Carmes vers le Jardin des plantes. Beaucoup de projets initiaux restent inachevés ou délaissés. Les premières constructions se dressent en 1926. La nouvelle rue reçoit le nom de Théodore Ozenne (bienfaiteur de la ville). Plusieurs petites places regroupant des commerces modernes sont détruites. Désormais, les rues Alsace-Lorraine et de Metz sont les deux grandes artères de la ville[39].

L’axe transversal : Rue de Metz[modifier | modifier le code]

Dans le même temps que le premier tronçon de la rue Alsace-Lorraine, les premiers travaux de la rue de Metz débutent en 1868 par l’acquisition des terrains. À partir de 1871, des immeubles identiques à ceux de la rue Alsace-Lorraine s’élèvent. Ces premiers travaux s’achèvent en 1879. La délibération du 25 mars 1893 décide de terminer cet axe depuis le musée jusqu’aux boulevards. La plupart des immeubles sont bâtis à partir de 1898 jusqu’en 1910. Pour achever la liaison du pont Neuf à la porte Saint-Étienne, le marché couvert construit sur la place Esquirol est démoli en 1892. Il est remplacé par trois halles : Carmes, Saint-Cyprien et Victor-Hugo. En 1895, le square du musée des Augustins voit le jour[39].

Une banlieue récente[modifier | modifier le code]

Jusque vers 1950, la commune, vaste autour de l'espace urbanisé compact, reste un espace rural où les noyaux villageois (Pouvourville, Saint-Simon, Saint-Martin-du-Touch, Lardenne...), les domaines de plaisance (Reynerie, Purpan...) et les rectilignes routes nationales sont le point de départ d'une urbanisation pavillonnaire le long des lignes de tramway ou d'implantations universitaires, hospitalières, ou surtout industrielles (cartoucherie, aviation) allant jusqu'aux communes voisines (Colomiers vers l'ouest). Depuis plusieurs décennies, le dynamisme économique et la forte poussée démographique sont à l'origine d'une profonde mutation des infrastructures, des logements et des installations industrielles (forte artificialisation du territoire) avec des urbanisations collectives (Empalot, Jolimont...) et deux projets urbains développés dans les années 1958 à 1970 (Le Mirail et Colomiers). Les années 1980-1990 sont marquées par une croissance du pavillonnaire et d'opérations immobilières qui ont urbanisé un territoire autour du périphérique extérieur.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quartiers de Toulouse.
Secteurs de Toulouse.
  • Toulouse Centre
  • Toulouse Rive Gauche
  • Toulouse Nord
  • Toulouse Est
  • Toulouse Sud-Est
  • Toulouse Ouest

Durant le mandat de Jean-Luc Moudenc, la ville de Toulouse a été divisée par la mairie en dix-sept grands quartiers possédant chacun une mairie de quartier et un maire délégué s'occupant de celui-ci. Ce découpage suivait le découpage historique de petits quartiers, d'anciens bourgs ou de villages comme Saint-Martin-du-Touch. Mais, il ne suivait pas le découpage cantonal qui coupe certains quartiers historiques en deux, comme le quartier des Minimes[40].

En , un redécoupage de Toulouse en six secteurs[41] a pour vocation, selon la nouvelle équipe municipale, à servir de support à un nouvel essor de la démocratie locale.

Ce ne sont donc pas des arrondissements municipaux, comme à Paris, Lyon ou Marseille.

Il est à noter dans le secteur nord la subsistance de six exploitations agricoles, encore présente sur la commune en 2019[42].

Logement[modifier | modifier le code]

Rue de l'Homme-armé, dans le vieux Toulouse.
Vue sur les grands ensembles d'Empalot depuis Pech-David. En arrière-plan, le Dôme de la Grave.

Toulouse comptait 226 154 logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en 1999, seulement 16,8 % des résidences principales dataient de 1990 ou après. Près de la moitié du parc de logements date d'entre 1949 et 1974. 88,2 % des logements sont des résidences principales, réparties à 17,7 % en maisons individuelles et à 82,3 % en appartements (respectivement 68,2 % et 31,8 % dans la région). En effet, Toulouse compte de nombreux immeubles anciens, dont la majorité sont des résidences principales.

31,4 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 64,1 % qui ne sont que locataires (respectivement 58,9 % et 35,6 % dans la région)[43],[44].

À noter qu’avec 28 642 logements HLM, soit 14,4 % du parc en 1999 (8,5 % pour la région), la ville ne respectait pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. En outre, en 1999, 9,4 % des logements étaient vacants, contre seulement 7,5 % dans la région. Depuis, la ville a atteint quasiment les 19 % de logements sociaux, et impose dans tous les nouveaux quartiers un seuil de 30 % de logements sociaux, au lieu de 20.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (36 %), ou 3 pièces (24,3 %), puis 2 pièces (21,8 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 17,8 %). La ville possède par conséquent des logements de taille assez importante[43],[45]. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 96,4 % ont le chauffage central et 53,9 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 80 % et 66,6 % pour la région).

Le prix du mètre carré en 2003 hors charge pour l'ensemble des logements est de 6,79 €/m2, soit 406,10  pour 60 m2. Pour les logements en relocation, il est de 7,49 €/m2, soit 420,11  pour 56 m2 et pour les logements datant d’après 1990, il est de 8,19 €/m2, soit 413,89  pour 51 m2. Comme beaucoup de grandes villes françaises, Toulouse connaît depuis une quinzaine d'années une importante hausse des loyers. Elle concerne tous les types de logements. La hausse des loyers en 2003 pour les appartements est 2,8 % pour l'ensemble et 6 % pour un appartement reloué en 2002. Pour les maisons, la hausse est de 3,8 % pour l'ensemble et de 6,3 % pour une maison relouée. Les secteurs les plus chers sont le centre de Toulouse et le sud-est mais aussi de nouveaux quartiers comme Borderouge ou Pouvourville[46].

En 2019, quelque 5 000 personnes sans domicile fixe sont recensées à Toulouse[47].

Le problème des sols pollués[modifier | modifier le code]

Le passé industriel de certaines zones de la ville permet de supposer la présence de polluants dans les sols et les nappes phréatiques. Un cas a particulièrement été mis en avant par les médias, celui d'un terrain de 16 829 m2, qui s’étend du no 67 au no 93 du chemin Lapujade, où le groupe Vinci envisage de construire des logements, une crèche et d'aménager des espaces verts. Un rapport du bureau d'étude Calligee conclut en 2006 : « Des teneurs au plomb supérieures aux valeurs guides ont été observées sur de nombreux sondages. En règle générale, ces teneurs sont présentes en surface (entre 0 et 0,5 m) ». Une zone de 600 m2 est particulièrement touchée avec un pic de 1 000 milligrammes par kilo. Soit deux fois et demi plus élevé que le « VCI », le seuil d’alerte au-delà duquel les risques pour la santé humaine sont avérés. « Le niveau de pollution est effectivement très préoccupant », réagit André Picot, toxico-chimiste, directeur de recherche honoraire au CNRS et expert français honoraire auprès de l’Union Européenne pour les produits chimiques en milieu de travail. Pour lui, « ce sont les enfants et les femmes enceintes qui sont les plus exposés. Surtout qu’une corrélation entre le taux de plomb et le quotient intellectuel des jeunes enfants est aujourd’hui clairement établie »[48].

« Ces teneurs mettent en garde sur l’utilisation des eaux souterraines », notamment concernant « les puits de l’impasse Fourcaran », enclave d’anciens pavillons ouvriers qui coupe en deux parties le terrain de Vinci. « Sur seize maisons, la moitié possèdent un puits dans leur jardin. Et certains s’en servent évidemment pour arroser leurs fruits et légumes »[48].

« L'écoquartier de la Cartoucherie est bâti sur des résidus de munitions dont du plomb, du mercure et de l’arsenic. Une pollution qui fait sans cesse reporter les travaux de l’école promise dans les plans initiaux ». Le cas de La Cartoucherie est typique du problème que posent en France « de nombreux éco-quartiers, construits sur des poubelles industrielles [...] d’anciennes friches industrielles dépolluées à minima à la fermeture des usines. Avec un risque sanitaire non mesuré[49] ».

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

De nombreux projets d'aménagement sont inscrits dans l'optique du développement de la ville et de sa diversification économique. L'aéroport de Blagnac est la principale plate-forme de transport permettant d'atteindre Paris ; le projet de ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, devait permettre de relier plus rapidement les deux villes. Initialement prévu pour l'année 2024, le projet a été déclaré d'utilité publique au printemps 2016 par le ministre des transports Alain Vidalies, mais cette déclaration d'utilité publique a été annulé par le tribunal administratif de Bordeaux le [50].

Le centre-ville de Toulouse, semi piéton, devrait lentement évoluer vers la piétonnisation (?) même si la municipalité ne favorise pas ce type de développement urbain[51]. En revanche, elle réfléchit à de nouveaux aménagements piétons dont l'objectif affiché est de faciliter le passage entre les deux rives de la Garonne.

Un projet urbain en cours, financé par la Mairie de Toulouse prévoit la transformation des allées Jean Jaurès, s'étendant du métro Jean-Jaurès à Marengo en ramblas sur le modèle des ramblas de Barcelone. L'élaboration de cet espace semi-piéton a été confié à l'architecte catalan Joan Busquets[52].

Un projet de grand contournement autoroutier de Toulouse ou de nouvelle voie rapide est aussi à l'étude pour permettre au trafic autoroutier de l'axe BordeauxNarbonne d'éviter l'agglomération toulousaine, saturée aux heures de pointe. La solution à court terme choisie, est celle du prolongement de la RD980 au sud jusqu'à l'autouroute A64, et de la Route départementale 902 au nord vers le secteur de Lespinasse - Saint-Jory - Eurocentre.

D'autres projets sont évoqués comme le projet de deuxième aéroport, actuellement abandonné[53], celui de ligne LGV Toulouse-Montpellier-Perpignan ou l'Aerospace Valley avec le pôle Montaudran-Aérospace qui devrait regrouper sur 355 000 m2 des centres de recherche du domaine aérospatial. Ce pôle devrait accueillir deux Tours de 60 et 100 mètres de haut.

Un autre projet d'envergure est en cours, déployé sur le quartier Matabiau et la gare de Toulouse et nommé Toulouse Euro-Sud-Ouest, il prévoit un développement important de l'accès aux différents modes de transports publics en particulier à travers une nouvelle Ligne à Grande Vitesse, la création d'une nouvelle ligne de métro et le développement de l’offre de transports en commun, ainsi que la transformation du quartier en quartier à vivre selon la municipalité. Grandement controversé le projet est accusé par ses détracteurs de vouloir transformer un quartier populaire en quartier d'affaires destiné aux plus fortunés[54], il est analysé par certains médias et observateurs comme un phénomène de gentrification urbaine[55].

Un quartier Haute qualité environnementale (HQE) est en construction sur le site de l'ancienne Cartoucherie avec 350 000 m2 de surfaces comprenant des logements, des bureaux, une école régionale de la santé, et des commerces. Le quartier Malepère, au Sud-Est de Toulouse, est aussi en projet avec 6 500 logements, bureaux, commerces, avec une superficie à construire d'environ 750 000 m2.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Tolosa apparaît dans des écrits antiques mais pas antérieurs au IIe siècle av. J.-C. (Τώλοσσα en grec par Posidonios et Strabon, Tolosa en latin par Cicéron, César, Plineetc.)[56]. Il est associé à celui des Volques Tectosages[57].

Drachme « à la tête négroïde » frappé par les Tolosates. Datation : IIe – Ier siècles av. J.-C. Description avers : Tête stylisée à gauche, de type négroïde, et un sourcil important et allongé, la chevelure représentée par trois rangs de petites esses entrelacées.

Le nom de Toulouse est aujourd'hui encore d'origine incertaine. Le nom est difficilement explicable par le celtique. Certains linguistes le considèrent comme ibère[58]. De fait, on retrouve des "Tolosa" dans la péninsule ibérique mais aussi dans le Sud-Est de la France (Jura, Ardèche).

Ses habitants et la peuplade des environs étaient appelés Tolosates. Les Tolosates étaient-ils une fraction des Celtes Volques Tectosages venus s'installer au IIIe siècle av. J.-C. ou une assimilation complexe de populations autochtones ? Mêmes interrogations sur la pertinence de cette hypothèse, la région ayant été plutôt marquée par l'influence des Celtibères qui occupaient le bassin de la Garonne.

Certains chercheurs pensent que le nom Tolosa pourrait être issu d'un terme * Tolso signifie « torsadée, tordue », mais l'explication a peu de vraisemblance car l'origine ne remonterait qu'aux Romains.

Pour d'autres, dans un grand lyrisme de mythologie antique, Tolosa, jadis la « cité de Minerve » (Palladia Tolosa) selon l’expression de Martial, ferait référence à la Tholos des Grecs, cf. les légendes de l'Or de Delphes à Toulouse.

Pour d'autres encore, l'étymologie de la ville serait liée au passage d'un gué[réf. nécessaire], par ailleurs attesté au pied de l'oppidum de Vieille-Toulouse[59].

Enfin, selon une légende en vogue à la Renaissance, la ville rose aurait été fondée par Tholus, petit-fils de Japhet, lui-même deuxième fils de Noé, qui aurait donné son nom à la cité[60]. C'est cette théorie qui se retrouve mise en ouverture du Ramelet Mondin du poète toulousain Pèire Godolin.

Le nom latin Tolosa est également le nom occitan de la ville, présent dans sa devise Per Tolosa totjorn mai. Il devient Tholose en français, avant de se transformer en Toulouse, probablement sous l'influence de la prononciation occitane (uˈluzɔ), vers la fin du XVIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire, Protohistoire[modifier | modifier le code]

Hache polie du néolithique trouvée chemin des Récollets - Muséum de Toulouse

Les environs de Toulouse sont occupés dès le Paléolithique inférieur mais ce ne sont que des traces d'occupation humaine du Néolithique qui sont retrouvées sous forme de village comme à Villeneuve-Tolosane. D'autres traces d'occupations par l'homme au VIIIe siècle av. J.-C. et au VIIe siècle av. J.-C. ont été trouvées comme en témoigne la nécropole du quartier Saint-Roch (vers la rue du Feretra), mise au jour en 2002[61].

Dès la moitié du IIIe siècle av. J.-C., bien avant l'installation romaine, le Languedoc occidental est occupé par une confédération de peuples gaulois, les Volques Tectosages, parmi lesquels un peuple, celui des Tolosates, occupe les environs de Toulouse. Au IIe siècle av. J.-C., un oppidum d'une centaine d'hectares est créé à Vieille-Toulouse, à quelques kilomètres au sud de l'actuelle Toulouse. Probable capitale des Volques Tectosages, le site est urbanisé à la mode italique, sur un plan orthogonal[59]. Les Tolosates entretiennent des liens commerciaux avec l'Espagne et l'Italie et le reste de la Gaule par l'échange de vin, de blé et de métaux. De nombreuses amphores ont été retrouvées et prouvent la vigueur de ces échanges[62].

La ville gallo-romaine[modifier | modifier le code]

D'abord alliés de Rome, les Volques Tectosages se révoltent et sont défaits par les Romains en 107 av. J.-C., et Toulouse (Tolosa en latin) devient romaine. La ville protohistorique est alors un important centre administratif et militaire de la province Narbonnaise. Sous Auguste, vers la fin du Ier siècle av. J.-C., une ville nouvelle est établie à l'emplacement du centre historique actuel de Toulouse. Les Gallo-Romains, comme en d'autres grandes villes, édifient des aqueducs[63] ainsi que de nombreux bâtiments maintenant détruits pour un grand nombre d'entre eux : un théâtre, un amphithéâtre de 14 000 places encore visible dans le quartier Purpan-Ancely, des thermes et plusieurs temples[64]. Dès l'an 30, ils entourent la ville d'un grand mur d'enceinte fait de briques dont des pans sont encore debout de nos jours.

L'itinéraire de l'Anonyme de Bordeaux passe dans la région et mentionne ce site.

En 250, Toulouse est marquée par le supplice de Saturnin de Toulouse qui deviendra Saint-Sernin. Cet épisode marque l'apparition d'un culte minoritaire dans le Haut-Empire[65]. Le IIIe siècle et IVe siècle sont prospères et la ville grandit. La première basilique Saint-Sernin est construite en 403 avec l'essor du christianisme dans la région[66]. La brique est largement utilisée comme matériau de construction.

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Capitale du royaume Wisigoth[modifier | modifier le code]

En 413, les Wisigoths envahissent la ville et choisissent Toulouse comme capitale de leur royaume. Les vestiges du palais Wisigoth de Toulouse, qui se situait sous l'actuelle place de Bologne, ont été redécouverts en 1988-1989[67]. Sidoine Apollinaire a relaté en détail les fastes de la cour toulousaine de Théodoric II. Ayant une culture et une religion différentes, les Gallo-Romains et les Wisigoths se côtoient à Toulouse sans se mélanger jusqu'en 508 lorsque Clovis prend la ville, après avoir vaincu les Wisigoths à la bataille de Vouillé (en 507).

De la période franque à la Révolution[modifier | modifier le code]

L'entrée à Toulouse du pape Urbain II en 1096 Benjamin-Constant
Plan du quartier latin.

Les Francs ne restent cependant pas à Toulouse et la ville, maintenant coupée de la Méditerranée, perd de son influence. Elle sert surtout de place-forte face à la Septimanie à l'est et la péninsule ibérique au sud, détenus par les Wisigoths[68]. Elle reprend néanmoins son indépendance pour former en 629 l'éphémère Royaume de Toulouse puis devient aux VIIe et VIIIe siècles la capitale d'un grand duché dont les frontières vont des Pyrénées à la Loire, et de Rodez à l'Océan[69]. En 721, la ville est assiégée par l'armée arabe, qui est finalement défaite lors de la bataille de Toulouse le , signant la fin de sa progression vers le nord[70]. Au Moyen Âge, la ville reste longtemps indépendante. Les comtes de Toulouse étendent leur domaine sur la plus grande partie du Midi de la France. Témoin de la présence des comtes de Toulouse, les restes des fondations du château comtal ont été récemment mis au jour près de la porte sud de la ville médiévale à l'emplacement du palais de justice. Le christianisme s'impose à Toulouse et de nombreuses églises sont construites. En 1096, le pape Urbain II se rend à Toulouse pour consacrer la basilique Saint-Sernin. La cathédrale Saint-Étienne est édifiée au XIIIe siècle[71].

En 1152, un conseil commun de la Cité et des Faubourgs est mis en place par le comte. C'est le « capitoulat » formé de douze capitouls qui assurent dans un premier temps un rôle judiciaire. Puis ils acquièrent du pouvoir en rendant des ordonnances, percevant des taxes, levant une milice et assurant l'ordre et la justice dans la ville. En 1190, ils acquièrent une maison commune contre les remparts à proximité de la porte nord, qui deviendra le Capitole, aujourd'hui symbole de la ville. Cette période permet l'instauration de nombreuses libertés municipales. À la suite de la révolte du , le Comte ne conserve plus que le pouvoir de battre la monnaie, et de lever des troupes en cas de menace extérieure. Parallèlement émerge une des premières sociétés par actions de l'histoire, les moulins du Bazacle sur la Garonne.

À la même époque, le catharisme se développe et provoque en 1209 le lancement de la croisade des Albigeois. Malgré une victoire occitane, qui se dessina après bien des vicissitudes, celle-ci ruine le comté de Toulouse et provoque sa chute avec la signature du traité de Paris le . L'université de Toulouse est fondée la même année. En 1271, le comté est intégré au domaine royal français et devient le Languedoc.

C'est précisément pour contrer l'influence de « l'hérésie cathare », particulièrement vive dans la région, que Dominique de Guzmán fonde à Toulouse, en 1215, dans la maison Seilhan, l'Ordre des frères prêcheurs (aussi appelés Dominicains). En 1365, le pape Urbain V attribue aux dominicains de Toulouse les reliques du philosophe et théologien saint Thomas d'Aquin, dominicain célèbre, vraisemblablement pour dédommager la ville qui fut le berceau de l'ordre de n'avoir pu obtenir celles de saint Dominique lui-même. Ces reliques sont conservées à l'église des Jacobins.

Au XIVe siècle, la ville prospère grâce au commerce et devient la quatrième ville du royaume de France[72]. Mais, en 1348, la ville est touchée par la peste noire qui reviendra en 1361 puis au XVe siècle. Elle doit aussi assurer l'effort de la guerre de Cent Ans et subir le brigandage. Les faubourgs sont détruits et la ville se replie derrière ses fortifications.

Durant la Renaissance, de la fin du XVe siècle au XVIe siècle, Toulouse connaît une période de grande prospérité, grâce à l'industrie du pastel. C'est l'époque de construction de grands hôtels particuliers comme l'hôtel de Bernuy ou l'hôtel d'Assézat. La ville prospère et s'agrandit malgré le Grand incendie de Toulouse du qui détruit les trois quarts de la cité et ruine plusieurs églises, couvents et autres édifices publics[73]. Le 23 décembre 1468, par ses lettres patentes, le roi Louis XI ordonne le rétablissement du Parlement et de la Cour des aides à Toulouse, transférés auparavant à Montpellier[74]. Toulouse est la quatrième ville de France à accueillir l'imprimerie, en 1476.

En 1560, les protestants et les catholiques s'affrontent dans de sanglants combats[75]. En 1562, des Huguenots furent ainsi massacrés et leurs maisons pillées lors de troubles à la suite d'un édit de la reine autorisant les hérétiques à pratiquer leur culte en dehors des villes. Cela mena à une conjuration contre les catholiques et à de nombreux affrontements, qui se soldèrent par la défaite des Huguenots en mai de cette même année[76].

Au XVIIe siècle, le catholicisme triomphe. Les églises sont très fréquentées et de nombreux couvents s'installent en ville. Le parti pro catholique s'oppose au pouvoir central, en particulier lors de la révolte du gouverneur du Languedoc Henri II de Montmorency exécuté en 1632 place du Capitole. Deux symboles de la ville, le Pont-Neuf et le canal du Midi, sont réalisés respectivement en 1632 et en 1682. Le Capitole est reconstruit, quant à lui, au XVIIIe siècle. En 1762, se déroule l'affaire Calas : le cas d'un protestant injustement condamné provoque une célèbre intervention de Voltaire.

Toulouse entre dans la Révolution sans grand heurt. Seuls quelques pillages et quelques attaques de châteaux se produisent, le pouvoir du Parlement est respecté car il fait vivre la ville. Des conflits éclatent lorsque la suppression des provinces et des Parlements et la réforme ecclésiastique sont déclarées en 1790 et 1791[77]. La ville est privée de son rang de capitale régionale et devient le chef-lieu de la Haute-Garonne. Les jacobins parviennent à la maintenir hors de la révolte fédéraliste (ce qui est déterminant pour éviter la jonction entre l'Ouest et le Sud Est). De même, en 1799, les républicains parviennent à faire échouer une révolte populaire dont le motif principal est le refus du service militaire obligatoire et le rejet de la politique répressive du Directoire vis-à-vis des prêtres.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Carte de Toulouse par Melchior Tavernier en l’an 1631
Place de la Trinité
Vue générale de Toulouse vers 1877

Le , la bataille de Toulouse oppose les hispano-britanniques du maréchal Wellington aux Français du maréchal Soult, qui, bien que parvenant à résister, sont contraints de se retirer. La ville rose a donc été le théâtre de la dernière bataille franco-anglaise sur le sol français[78]. La ville se rallie au roi Louis XVIII et à la Restauration après la chute de Napoléon Ier. Les républicains et les légitimistes sont majoritaires à Toulouse et il est difficile aux partisans de Louis-Philippe ou de Napoléon III de lutter contre leur alliance de circonstance. Les Républicains, en particulier Armand Duportal sont très actifs ; en 1848, la République est proclamée par Henri Joly depuis le balcon du Capitole ; en 1871 une Commune échoue.

Le , Toulouse connaît sa plus forte crue. Au débit de 8 000 m3 d’eau par seconde (300 m3 en temps normal), la Garonne monte à 9,47 m, inondant la quasi-totalité de la rive gauche, détruisant le pont d’Empalot, le pont Saint-Pierre et le pont Saint-Michel. Seul le Pont Neuf résiste. On dénombre 208 morts, plus de 1 200 maisons détruites et 25 000 sans-abri[79]. Le 26 juin, le maréchal Mac Mahon se rend à Toulouse. À la vue du spectacle, il prononce la désormais célèbre phrase « Que d’eau, que d’eau ! »[80].

L'arrivée au pouvoir des radicaux, commerçants et entrepreneurs républicains soutenus par le journal La Dépêche du Midi où écrit Jean Jaurès se traduit par de grands travaux urbains avec la construction des grandes rues de type haussmannien comme la rue Alsace-Lorraine et la rue de Metz ; la ville s'agrandit progressivement du fait de l'immigration espagnole et de l'exode rural.

En 1856, l’arrivée du chemin de fer s’avère déterminante pour Toulouse. À partir des années 1870, quelques grandes artères sont percées sur le modèle parisien. Elles sont bordées de grands immeubles bourgeois et accueillent les premiers grands magasins.

Les grands magasins[modifier | modifier le code]
Toulouse 1877, "La Maison Universelle", ou "Grand Bazar", d'Antoine Labit
La façade des Galeries Lafayette

Au Capitole, les galeries Lafayette maison actuelles, Au printemps, Au gaspillage et Les grands magasins Lapersonne[81] sont les principales enseignes de Toulouse fin 19e, début 20e. Une concurrence acharnée se joue entre les magasins toulousains et les succursales parisiennes (« Au Capitole » a été ouvert par la société Paris-France des frères Gompel, qui ouvrent des Dames de France dans les grandes villes de Province. Les toulousains, M. Bourgeat, Bessières et Oustalet, s'associent pour agrandir les magasins Lapersonne, qui s'ouvrent sous la nouvelle place Esquirol récemment percée.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La rue d'Alsace-Lorraine dans les années 1930, parcourue par une rame de l'ancien tramway de Toulouse.

Dans le premier conflit mondial, un service militaire mobilise tous les hommes aptes au Front ou comme réservistes ; nombreux sont les morts. Ces pertes seront comblées par la venue d'immigrés italiens, espagnols et polonais.

Avec la Première Guerre mondiale, Toulouse entre enfin dans l'ère industrielle avec la poudrerie et l'Arsenal qui emploient à eux seuls 50 000 ouvriers en 1917 ; c'est aussi en 1917 qu'un industriel venu de Bagnères-de-Bigorre, Latécoère, qui fabriquait jusque-là des wagons de chemin de fer, obtient de l'État un important marché de construction d'avions qui marque les débuts de l'industrie aéronautique à Toulouse, alors que la ville était jusque-là restée à l'écart de la révolution industrielle. Toutefois, dès avant la Grande Guerre, la population ouvrière était nombreuse, voire majoritaire, dans cette ville sans grande industrie (à l'exception des industries d'État, manufacture des tabacs, poudrerie et Arsenal) : les multiples petites entreprises spécialisées dans l'habillement, la chaussure et autres « articles de Paris » (cf travaux de Jean-Marc Olivier) opposaient une foule d'ouvriers (socialistes) des petits indépendants (radicaux) et une population de tradition plus rurale (très catholique).

Entre 1906 et 1924, les radicaux laissent progressivement la place à un socialisme municipal que dirigent Albert Bedouce puis Étienne Billières. Sous les mandats d'Étienne Billières (1925-1935) et d'Ellen-Prévot (1935-1940), la ville est transformée par la construction de grands équipements publics, tels l'actuelle Bibliothèque municipale sise rue du Périgord, le parc des Sports, un vaste programme de rénovation ou de création d'écoles, tous marqués par un style Art déco solennel et lumineux.

À la fin du XXe siècle, 9 % des habitants de Toulouse est immigré, soit un peu moins de 70 000 personnes, représentant 40 % de la population immigrée de Midi-Pyrénées[82]. La population est plutôt présente dans le centre, où ils sont plus de 43 000, plutôt qu'en banlieue, où ils ne sont que 26 000[82]. Les quartiers Bellefontaine, Reynerie, Bagatelle ont plus du tiers de leur population qui est immigrée, et concentrent 20 % des immigrés de la ville ; La Faourette et Papus ont chacun plus de 20 % de leur population qui est immigrée[82]. La moitié des immigrés de Toulouse sont d'origine africaine[82].

Aéronautique[modifier | modifier le code]

Pendant plus d'un siècle, des usines aéronautiques ont été créées dans la région toulousaine, marquant définitivement l'économie et l'histoire locale. Ces usines ont été construites d'abord dans la zone de Montaudran (sud), Saint-Éloi (nord-ouest) puis Toulouse-Colomiers-Blagnac, à la frontière de la ville. La ville a été choisie pour devenir l’une des métropoles d’équilibre du pays en accueillant les activités aéronautiques et spatiales lors de la décentralisation.

L'Aéropostale[modifier | modifier le code]
Un avion des lignes aériennes Latécoère, vers 1918
Article détaillé : Compagnie générale aéropostale.

Dans les années 1920, Toulouse est la ville des pionniers de l'aviation, sous l'impulsion de Pierre-Georges Latécoère, qui met en place des liaisons avec Casablanca et Dakar. En 1927, est créée l'Aéropostale, avec des figures comme Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz[83]. Pierre-Georges Latécoère était venu dans la ville rose pour créer des wagons de chemin de fer, mais, lorsque la guerre éclate, il est chargé par le gouvernement de développer des avions sur son site industriel de Montaudran. Quand la guerre se termine, il reste passionné par l'aviation et son site initial de fabrication de wagons est désormais une chaîne de montage d’avions de guerre. C'est à ce moment qu'il imagine une ligne aérienne commerciale allant de Toulouse à l'Amérique du Sud. Avec les Lignes aériennes Latécoère, après la Première Guerre mondiale, il ira d'abord jusqu'à Dakar, puis tentera l'aventure en Argentine. Mais face à de nombreuses difficultés, en 1927, Latécoère cède la Ligne à Marcel Bouilloux-Lafont, entrepreneur français au Brésil qui poursuit l'aventure jusqu'à Santiago du Chili sous le nom de l'Aéropostale en continuant d'exploiter le site de Montaudran. Ainsi de 1920 à 1933, plus de 120 pilotes se succèdent sur les pistes de Montaudran, notamment Daurat, Jean Mermoz, Antoine de Saint-Exupéry. L'Aéropostale relie bientôt la France à l'Amérique du Sud, après que la première traversée de l'Atlantique Sud a été assurée par Mermoz. Elle développe de nombreuses autres lignes aériennes entre les villes de l'Amérique du Sud, parfois au-dessus de la cordillère des Andes[84]. Les récits d'Antoine de Saint-Exupéry lui assureront aussi une certaine notoriété, tel le roman Vol de nuit.

Les premiers pas de l'aérospatiale seront posés par un ancien mécanicien : Émile Dewoitine qui va concevoir les premiers avions en métal avec pare-brise, et cela dès 1920. Par la suite, l'État va soutenir l'industrie aéronautique toulousaine.

Vue aérienne de la Place du Capitole en 1948.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville est épargnée par les combats, mais la résistance s'y développe fortement. Les troupes d'occupation allemandes l'abandonnent le peu après le débarquement de Provence.

Au début des années 1960, de nombreux rapatriés d'Algérie viennent s'installer à Toulouse et s'ajoutent aux nombreux réfugiés républicains espagnols arrivés après la victoire de Franco en 1939.

Airbus[modifier | modifier le code]
Fichier:A380 on taxiway.ogvLire le média
Premier décollage de l'A380 depuis l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

Dans l'histoire plus récente, de nouveaux avions parfois révolutionnaires ont été conçus à Toulouse ; comme le Concorde ou l'Airbus A380. Aujourd'hui encore, Airbus Group reste un acteur clé de l'économie locale, dans les domaines de l'aéronautique (Airbus et ATR) comme spatiaux avec Airbus Defence and Space. En 2013 Airbus Toulouse devient le premier site industriel de France avec 13 217 salariés[85].

En 2016, Airbus Group va inaugurer son université situé proche des usines d'assemblement de ses avions : une tour de 11 étages surplombera l'ensemble.

En 2016, Airbus Group inaugure également dans un nouveau complexe immobilier de 25 000 m2 son nouveau siège mondial précédemment partagé entre Paris et Munich.

Le développement de l'après-guerre[modifier | modifier le code]

La ville est choisie pour devenir l'une des métropoles d'équilibre du pays en accueillant les activités aéronautiques et spatiales lors de la décentralisation[86]. La ville devient rapidement la préfecture de la région Midi-Pyrénées. Le nombre d'habitants de la commune augmenta très rapidement, de 269 000 habitants en 1954 à 380 000 en 1968 puis 390 350 habitants en 1999 pour atteindre les 453 317 habitants fin 2012. Cet afflux démographique provoque la mise en place de grandes opérations d'urbanisme comme la construction de nouveaux quartiers : le Mirail, Empalot et Bagatelle.

L'usine AZF[modifier | modifier le code]

Le , l'usine AZF explose, traumatisant durablement les Toulousains. Cette catastrophe industrielle, la pire que la France ait connu depuis 1945, fait 30 morts, 2 500 blessés et détruit de nombreux bâtiments et logements, principalement dans les quartiers populaires du Mirail et d'Empalot. La thèse de l'accident est retenue par les enquêteurs. Le procès de la catastrophe de l'usine AZF s'est tenu en 2009 et s'est soldé par une relaxe générale[87]. Le procès en appel a eu lieu en 2012. La société Grande Paroisse et son directeur, Serge Biechlin, ont été condamnés pour homicide involontaire, et se pourvoient en cassation. Total et son ex-PDG, pour leur part, ont été relaxés, et la thèse de l’accident chimique retenue[88].

Le site de l'usine a depuis été rasé et dépollué. Les terrains à proximité[89] restent pollués[90],[91] à ce jour, pollution issue à la fois de l'activité industrielle contemporaine[91] et historique[92]. La pollution des ballastières de Braqueville[93] jouxtant l'ancien terrain d'AZF[94] est notable[95] (estimée entre 4300, 5800 et 46 000 tonnes[96],[97] de nitrocellulose immergée) et a été mise en cause dans des incendies volontaires[93],[96] et une explosion le 13 décembre 2011[98] d'une usine proche[99] de l'ancien site d'AZF. Le site a été placé sous contrôle militaire[100] après l'explosion d'AZF et la dépollution (estimée à 40 millions d'euros[101] pour 120 000 tonnes[99],[102] de vase contaminée) devrait commencer en 2022[102].

L'Oncopole de Toulouse a été construite à proximité du site d'AZF. Le projet impulsé par la municipalité et l'État a débuté en septembre 2006[103] et s'est terminé en 2014[104].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Salle des Illustres du Capitole.

La ville est le chef-lieu de la région Occitanie (Midi-Pyrénées jusqu'en 2016), du département de la Haute-Garonne et de l'arrondissement de Toulouse. Elle est par ailleurs le siège de l'académie de Toulouse et de la province ecclésiastique de Toulouse. Elle est également à la tête de la communauté urbaine de Toulouse Métropole.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politiquement, Toulouse est une ville avec une sensibilité de gauche. La droite républicaine, notamment sous l'impulsion des maires Pierre Baudis, Dominique Baudis, Philippe Douste-Blazy et Jean-Luc Moudenc, a tout de même géré la ville de 1971 à 2008 et de nouveau depuis 2014. Pour les autres élections, la gauche est généralement en tête. Le Front national y est plus faible qu'au niveau national et n'y a plus d'élus municipaux depuis 2001.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin avec 20,23 %, suivi de Jacques Chirac avec 17,34 %, puis de Jean-Marie Le Pen avec 14,65 % et enfin Noël Mamère avec 8,75 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 7 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 86,06 % pour Jacques Chirac contre 13,94 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 21,88 % (nationalement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %)[105].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Toulousains ont voté pour la Constitution européenne, avec 51,31 % de Oui contre 48,69 % de Non avec un taux d’abstention de 33,65 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont contraires à ceux du reste du département de la Haute-Garonne (Non à 53,90 % ; Oui à 46,10 %), l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'un niveau social supérieur à la moyenne des Français[106].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Ségolène Royal avec 36,15 %, suivie par Nicolas Sarkozy avec 29,75 %, François Bayrou avec 19,21 %, puis Jean-Marie Le Pen avec 6,35 %, et Olivier Besancenot avec 3,64 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 57,60 % (résultat national : 46,94 %) contre 42,40 % pour Nicolas Sarkozy (national : 53,06 %)[107].

L'élection présidentielle de 2012 a confirmé cette tendance : le premier tour a vu se démarquer en tête François Hollande avec 34,44 %, suivie par Nicolas Sarkozy avec 23,12 %, Jean-Luc Mélenchon avec 15,91 %, Marine Le Pen avec 10,34 %, François Bayrou avec 9,04 % et Eva Joly avec 4,32 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête François Hollande avec 62,54 % (résultat national : 51,64 %) contre 37,46 % pour Nicolas Sarkozy (national : 48,36 %)[108].

Ce tropisme de gauche se confirme lors de l'élection présidentielle de 2017, lors de laquelle arrive en tête Jean-Luc Mélenchon sur la commune (29,17 %), devant Emmanuel Macron (27,26 %). Les candidats de droite obtiennent des scores inférieurs à leur résultat national : 17,67 % pour François Fillon, 9,41 % pour Marine Le Pen, 2,5 % pour Nicolas Dupont-Aignan. Benoît Hamon arrive en quatrième position devant Marine Le Pen avec 10,35 % des voix. Au second tour, Emmanuel Macron arrive en tête avec 17 points de plus que son score national (82,98 % contre 66,10 %), confirmant la faible implantation du Front national dans la ville[109].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de soixante-neuf membres, dont le maire et vingt-six adjoints au maire, dix conseillers municipaux délégués, dix-sept conseillers municipaux délégués chargés de mission et quinze conseillers municipaux[113]. Dix-sept des adjoints du maire ont en charge une des mairies de quartier de la ville de Toulouse, dont l'objectif est de faciliter l'accès aux administrations de la ville[114].

Le maire de Toulouse est Jean-Luc Moudenc depuis le . Il fut déjà maire de 2004 à 2008 et a été élu en juin 2012 député de la troisième circonscription de la Haute-Garonne, siégeant au sein du groupe UMP. Il est aussi le Président de la communauté urbaine du Grand Toulouse. Le conseil municipal se réunit publiquement plus d'une fois par trimestre dans la salle du conseil municipal en l’hôtel de ville[115].

Un conseil municipal des enfants a été mis en place[116], dont les membres sont élus tous les deux ans au cours du 1er trimestre de l’année scolaire, dans les écoles élémentaires qui adhèrent au projet. Il est formé de 41 élèves de CE2 et CM1, élus le en présence du maire à cette période, Jean-Luc Moudenc. (21 élèves issus des écoles publiques et 20 des écoles privées)[117].

Cantons[modifier | modifier le code]

Toulouse est divisée en onze cantons (voir aussi cantons de la Haute-Garonne)[118] :

Canton Conseillers départementaux Code canton Population (2012)
Canton de Toulouse-1 Julien Klotz
Christine Stebenet
31 15 53 310
Canton de Toulouse-2 Christine Courade
Jean-Michel Fabre
31 16 53 111
Canton de Toulouse-3 Anne Boyer
Alain Gabrieli
31 17 53 232
Canton de Toulouse-4 André Ducap
Jacqueline Winnepenninckx-Kieser
31 18 52 060
Canton de Toulouse-5 Patrick Pignard
Paulette Salles
31 19 45 047
Canton de Toulouse-6 Zohra El Kouacheri
Jean-Louis Llorca
31 20 54 201
Canton de Toulouse-7 Camille Pouponneau
Arnaud Simion
31 21 55 237
Canton de Toulouse-8 Marie-Claude Farcy
Vincent Gibert
31 22 55 379
Canton de Toulouse-9 Jean-Jacques Mirassou
Marie-Dominique Vezian
31 23 53 593
Canton de Toulouse-10 Jean-Baptiste De Scorraille
Sophie Lamant
31 24 54 515
Canton de Toulouse-11 Serban Iclanzan
Marion Lalane-De Laubadère
31 25 44 781

Députés[modifier | modifier le code]

Depuis le redécoupage des circonscriptions législatives de 2010, Toulouse est divisée en six circonscriptions législatives incluant également (hormis la 4e) des communes voisines. De 2012 à 2017, cinq députés sont membres du Parti socialiste et un député est membre des Républicains. Les élections législatives de 2017 sont toutefois l'occasion d'un renouvellement complet des députés toulousains, avec la victoire de la République en marche et de son allié, le Mouvement démocrate :

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Toulouse.

Les maires de quartiers[120]

Toulouse Centre[121] (Secteur 1)

  • Julie Escudier, UMP, avocate à la Cour d’Appel : Maire de quartier 1.1 (Capitole)
  • Ghislaine Delmond, Société civile, Gérante de PME ER : Maire de quartier 1.2 (Amidonniers, Compans-Caffarelli)
  • Jacqueline Winnepenninckx-Kieser, MoDem, Enseignante ER : Maire de quartier 1.3 (Châlets, Bayard, Belfort, Saint-Aubin, Dupuy)

Toulouse Rive Gauche[122] (Secteur 2)

  • Bertrand Serp, société civile, innovation et numérique : Maire de quartier 2.1 (Saint-Cyprien)
  • Franck Biasotto, société civile, agent immobilier : Maire de quartier 2.2 (Croix de Pierre – Route d’Espagne)
  • Samir Hajije, Société civile, En invalidité : Maire de quartier 2.3 (Fontaine Lestang, Bagatelle, Papus)
  • Marthe Marti, MoDem, assistante de direction : Maire de quartier 2.4 (Fontaine Bayonne, Cartoucherie)

Toulouse Nord[123] (Secteur 3)

  • Maxime Boyer, UMP, Étudiant : Maire de quartier 3.1 (Minimes, Barrière de Paris)
  • Olivier Arsac, DLR : Maire de quartier 3.2 (Sept Deniers, Ginestous – Lalande, Grand Selve)
  • Françoise Roncato, société civile, présidente du collectif des associations de Lardenne de 2008 à 2013 : Maire de quartier 3.3 (Les Izards/Trois-Cocus, Borderouge, Croix-Daurade, Paleficat)

Toulouse Est[124] (Secteur 4)

  • Hélène Costes-Dandurand, société civile, expert comptable : Maire de quartier 4.1 (Lapujade, Bonnefoy, Périole, Marengo, La Colonne)
  • Laurent Lesgourgues, UMP, psychiatre : Maire de quartier 4.2 (Jolimont, Soupetard, Roseraie, Gloire, Gramont)
  • Jean-Baptiste de Scorraille, UMP, directeur régional d’une société d’agroalimentaire : Maire de quartier 4.3 (Bonhoure, Côte Pavée, Château de l'Hers, Limayrac)

Toulouse Sud-Est[125] (Secteur 5)

  • Emilion Esnault, conseiller municipal délégué : Maire de quartier 5.1 (Pont-des-Demoiselles, Montaudran, Terrasse)
  • Florie Lacroix, UDI, Radiologue : Maire de quartier 5.2 (Rangueil, Sauzelong, Pech David, Pouvourville)
  • Sophia Belkacem-Gonzalez de Canales, Société civile, avocate : Maire de quartier 5.3 (Saint-Michel, Empalot, Saint-Agne, Busca)

Toulouse Ouest[126] (Secteur 6)

  • Martine Susset, UMP, mère de famille : Maire de quartier 6.1 (Arènes, Saint-Martin-du-Touch)
  • Christophe Alvès, UMP, cadre commercial à l’aéroport de Toulouse Blagnac : Maire de quartier 6.2 (Lardenne, Pradettes, Basso Cambo)
  • Franck Biasotto, société civile, agent immobilier : Maire de quartier 6.3 (Mirail, Reynerie, Bellefontaine)
  • Romuald Pagnucco, UMP, En recherche d’emploi : Maire de quartier 6.4 (Saint-Simon, Lafourguette)

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2004. L'agenda 21 local est reconnu par le ministère de l'environnement[127].

Finances locales[modifier | modifier le code]

La commune de Toulouse faisant partie d'un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, Toulouse Métropole, son budget ne reflète qu'imparfaitement la réalité de la fiscalité locale en raison des transferts de dépenses de fonctionnement et d'investissement vers l'EPCI, d'une part, et de la perception par la métropole du produit de la fiscalité professionnelle, d'autre part. Ainsi, de nombreuses ressources fiscales toulousaines sont prélevées au niveau métropolitain, et de nombreuses dépenses sont également effectuées au niveau métropolitain. À titre d'exemple, des équipements culturels et sportifs définis d'intérêt métropolitain, conformément à la délibération du conseil métropolitain du 29 septembre 2015, ont été transférés au budget de la métropole à compter du 1er janvier 2016, comme celui du Théâtre et de l'Orchestre du Capitole, ou encore le Centre de congrès Pierre Baudis[128].

Cette section est consacrée aux finances locales de Toulouse de 2000 à 2014[Note 1].

Pour l'exercice 2014, le compte administratif du budget municipal de Toulouse s'établit à 789 185 000 € en dépenses et 790 307 000 € en recettes[A2 1] :

Pour Toulouse en 2014, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 637 575 000 € de charges (1 401 € par habitant) pour 643 468 000 € de produits (1 414 € par habitant), soit un solde de la section de fonctionnement de 5 893 000 € (13 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour 349 988 000 € (55 %), soit 769 €par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur la période 2010 - 2014, ce ratio augmente de façon continue de 662 € à 769 € par habitant. Viennent ensuite les groupes des achats et charges externes[Note 4] pour 22 %, des subventions versées[Note 5] pour 15 %, des contingents[Note 6] pour des sommes inférieures à 1 % et finalement celui des charges financières[Note 7] pour des sommes plus faibles ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 8] pour un montant de 215 711 000 € (34 %), soit 474 € par habitant, ratio inférieur de 20 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (593 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio augmente de façon continue de 425 € à 474 € par habitant. Viennent ensuite de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 9] pour 15 % et des autres impôts[Note 10] pour 15 %.

La dotation globale de fonctionnement est quasiment égale à celle versée en 2013.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Toulouse. En 2014, ils n'ont pas varié par rapport à 2013[A2 3] :

Les emplois d'investissement en 2014 comprenaient par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 11] pour un montant de 148 050 000 € (98 %), soit 325 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur la période 2010 - 2014, ce ratio fluctue et présente un minimum de 247 € par habitant en 2010 et un maximum de 333 € par habitant en 2011 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 12] pour une valeur totale de 795 000 € (des sommes inférieures à 1 %), soit 2 €par habitant, ratio inférieur de 98 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (106 € par habitant).

Les ressources en investissement de Toulouse se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour une valeur de 55 000 000 € (37 %), soit 121 € par habitant, ratio inférieur de 19 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (150 € par habitant). Sur la période 2010 - 2014, ce ratio augmente de façon continue de 0 € à 121 € par habitant ;
  • subventions reçues pour une valeur totale de 19 677 000 € (13 %), soit 43 € par habitant, ratio inférieur de 30 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (61 € par habitant).

L'endettement de Toulouse au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 13], l'annuité de la dette[Note 14] et sa capacité de désendettement[Note 15] :

  • l'encours de la dette pour un montant de 69 396 000 €, soit 153 € par habitant, ratio inférieur de 87 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 176 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 34 € par habitant en 2013 et un maximum de 153 € par habitant en 2014[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur de 1 359 000 €, soit 3 € par habitant, ratio inférieur de 98 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (139 € par habitant). Pour la période allant de 2010 à 2014, ce ratio augmente de façon continue de 0 € à 3 € par habitant[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une somme de 32 580 000 €, soit 72 € par habitant, ratio inférieur de 51 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (147 € par habitant). Sur la période 2010 - 2014, ce ratio fluctue et présente un minimum de 72 € par habitant en 2014 et un maximum de 189 € par habitant en 2011[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 2 années en 2014. Sur une période de 15 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans)

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Toulouse est jumelée avec les villes suivantes (par ordre chronologique)[129] :

Elle a noué des accords de coopération avec[130],[131] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolutions démographiques[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[132],[Note 16].

En 2016, la commune comptait 475 438 habitants[Note 17], en augmentation de 6,28 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
52 61250 17151 68952 32859 63977 37290 36894 22796 564
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
103 144113 714126 936124 852131 642140 289147 617149 791149 963
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
149 841149 438149 576175 434180 771194 564213 220264 411268 863
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
323 724370 796373 796347 995358 688390 350437 715447 340475 438
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[133] puis Insee à partir de 2006[134].)
Histogramme de l'évolution démographique
Vue depuis les coteaux du quartier Pech-David dans le sud de la ville

En 2015, Toulouse est la quatrième commune de France avec 471 941 habitants (population intra muros), soit 30 000 habitants de plus qu'en 2010, et la cinquième agglomération avec 948 433 habitants (recensement de 2015, délimitation de 2010). Elle constitue aussi la quatrième aire urbaine avec 1 330 954 habitants (recensement de 2015, délimitation de 2010) après Paris, Lyon et Marseille.

La population de la ville de Toulouse augmente principalement grâce à un solde migratoire largement positif, dû à son positionnement géographique privilégié lui conférant un climat agréable, une situation stratégique entre plusieurs bassins touristiques (Massif central, Pyrénées, mer Méditerranée, côtes atlantiques basque et landaise) et ses terroirs midi-pyrénéens, mais aussi grâce à une image positive sur sa qualité de vie, la variété de ses filières de formation, son positionnement socio-économique sur des industries et ses services à forte valeur ajoutée (aéronautique, espace, biotechnologies, systèmes embarqués, électronique, météorologie). L'agglomération de Toulouse bénéficie d'ailleurs de la croissance démographique la plus dynamique des grandes villes de France, ce qui peut être un atout pour le développement de la ville. On observe cependant un ralentissement de l'augmentation de la population intra-muros et de celle de l'agglomération depuis 2006, alors que la couronne périurbaine poursuit sa forte expansion.

En 1700, Toulouse compte entre 40 000 et 50 000 habitants et se classe 6e à 9e ville de France par sa population[135].

Depuis le recensement de 1999, la commune de Toulouse gagne, en moyenne, environ 5 000 habitants par an. Mais si le rythme d'accroissement a été de près de 6 800 habitants supplémentaires chaque année de 1999 à 2006, il s'est considérablement ralenti entre 2006 et 2011 avec une croissance moyenne d'un peu moins de 2 000 habitants par an, pour reprendre au rythme de 6 150 habitants par an de 2011 à 2015. Entre le recensement de mars 1999 et celui de janvier 2008, l'unité urbaine de Toulouse (l'agglomération toulousaine) a gagné 103 846 habitants, soit 11 407 par an par effet de densification et seulement 1 180 habitants sur l'ensemble de la période dus à l'extension du périmètre de l'agglomération. L'aire urbaine de Toulouse a gagné 237 975 habitants entre ces deux recensements, soit 18 525 par an par effet de densification et 71 247 habitants sur l'ensemble de la période dus à l'extension son périmètre.


Unité urbaine ou agglomération Aire urbaine
1936 213 220 --
1946 264 411 --
1954 268 865 --
1962 329 044 --
1968 439 764 474 000
1975 509 939 585 000
1982 541 271 645 000
1990 650 336 797 373
1999 761 090 964 797
2006 851 945 1 169 866
2011 892 115 1 250 251
2015 948 433 1 330 954[5]
Source : Insee ; Chiffres dans les limites de l'unité urbaine et de l'aire urbaine à chaque recensement (les limites de l'aire urbaine ont été rétropolées de 1990 à 1968 par l'Insee). Les comparaisons entre recensements ne sont donc pas à limites constantes.

Toulouse possède ainsi une forte attractivité par rapport aux autres métropoles françaises et européennes ; deux tiers des nouveaux toulousains sont originaires de l'Ariège[136], de l'Aude[137], de l'Aveyron (ils sont 60 000 expatriés)[138],[139], de la Corrèze[140], du Gers, du Lot[141], des Hautes-Pyrénées, du Tarn[142] ou encore de Tarn-et-Garonne, d'une région autre que Midi-Pyrénées et 11 % viennent même d'un pays étranger. Cette arrivée massive de population renforce le caractère métropolitain de Toulouse, les nouveaux Toulousains rajeunissent la population et augmentent le niveau de qualification des actifs (souvent des cadres, professions intellectuelles supérieures, techniciens, ingénieurs).

Enfin, la réalisation de certains projets à dimension nationale et internationale a contribué à accroître la renommée de la ville : un campus de 220 ha voué à la cancérologie, l'Oncopole de Toulouse, a progressivement ouvert, de 2009 à 2014, sur l'ancien site AZF.

Par ailleurs, Galileo, l'équivalent européen du GPS, a eu son siège social sur les anciennes pistes de Montaudran, au sud-est de la ville.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Toulouse en 2008[143] en pourcentage.
HommesClasse d’âgeFemmes
0,00 
Avant 1908
0,02 
0,03 
1909-1913
0,13 
0,13 
1914–1918
0,35 
0,43 
1919-1923
0,97 
0,82 
1924-1928
1,57 
1,02 
1929-1933
1,74 
1,16 
1934-1938
1,71 
1,23 
1939-1943
1,55 
1,75 
1944-1948
2,19 
2,30 
1949-1953
2,71 
2,41 
1954-1958
2,82 
2,69 
1959-1963
2,85 
2,94 
1964-1968
2,93 
3,57 
1969-1973
3,26 
4,41 
1974-1978
3,75 
5,65 
1979-1983
5,16 
6,87 
1984-1988
7,25 
3,73 
1989-1993
3,99 
2,09 
1994-1998
2,03 
2,25 
1999-2003
2,14 
2,74 
2004-2008
2,65 

La population de Toulouse est très jeune puisqu'en 2008, 46,5 % des habitants avaient moins de 29 ans. La ville ne suit pas les mêmes tendances que la région Midi-Pyrénées. La part des 15-29 ans est la plus représentée: elle compte 32,0 % des femmes et 33,7 % des hommes en 2006 (respectivement : 17,2 et 18,9 % pour la région). La proportion de personnes âgées de 75 ans et plus y est légèrement inférieure au reste de la région avec 9,2 % des femmes et 5,0 % des hommes en 2006. (contre 12 et 7,9 %)[144],[145].

Populations[modifier | modifier le code]

L'extraordinaire croissance de la population de la ville de Toulouse depuis les années 1990 est due à la conjonction d'un solde naturel positif et d'un solde migratoire élevé en raison d'abord de l'arrivée de populations de l'ensemble des régions françaises, y compris d'outre-mer, mais aussi de populations immigrées. Concernant les populations françaises d'outre-mer, il s'agit principalement d'Antillais, secondairement de Réunionnais et de Mahorais, répartis dans l'ensemble de la ville. Toutefois, le quartier Saint-Michel est connu pour être le quartier de la plus importante communauté caribéenne de Toulouse.

À l'instar des autres grandes métropoles françaises (Paris, Lyon, Marseille), Toulouse est une ville cosmopolite[146] et aux multiples influences. En 2008, elle compte 57 743 immigrés soit 13,1 % de la population (3,5 % nés en Europe et 9,6 % nés hors d'Europe)[147]. 8,6 % des habitants (immigrés ou non) sont des étrangers[148]. L'immigration est un processus ancien. Une part importante est due à l'immigration espagnole de l'entre-deux-guerres, ce qui explique qu'au recensement de 1954 Toulouse comptait 9 540 naturalisés et 14 320 étrangers, soit 5,4 % de sa population. Une autre part est due à l'arrivée des populations nord-africaines à partir des années 1950-1960, dans des foyers d'hébergement, des cités d'urgence (Bordelongue), le camp de harki de Ginestous, puis des cités d'habitat social comme le Mirail, important lieu d'hébergement de Pied-Noir et de Harkis. Les Pieds-Noirs représentaient en 1970 plus de 2000 familles. À partir des années 1980, les populations immigrées du Maghreb, d'Afrique subsaharienne et d'Asie se sont de plus en plus concentrées dans les quartiers d'habitat social et les immeubles en copropriété de l'ouest de la ville construits dans les années 1960 et 1970[149]. En revanche, les populations d'Europe du Sud se retrouvent plutôt dans les faubourgs.

La communauté espagnole[modifier | modifier le code]

La proximité géographique de Toulouse avec l'Espagne et les anciennes relations historiques entre le comté de Toulouse et le royaume d'Aragon, ont fait que de tout temps la présence d'une population espagnole à Toulouse a été sensible. En effet elle représente l'une des plus importantes communautés de la ville avec près de 20 000 à 25 000 personnes. Il suffirait pour s'en apercevoir de fréquenter quelques marchés populaires de Toulouse (Cristal, Saint-Aubin, Saint-Cyprien, Saint-Sernin…) où on ne manquera pas d'entendre parler castillan. Toulouse a d'abord vécu l'immigration de travail des années 1920 et du début des années 1930, avec des installations dans des quartiers à l'époque insalubres ou malfamés comme celui de Saint-Cyprien, puis a été la principale destination de l'exil républicain espagnol dans les années 1930. Cependant, les Espagnols proprement dits sont aujourd'hui peu nombreux, 2 386 au recensement de 2006, soit 6,3 % seulement des étrangers de la commune. La ville a fêté en 2006 le 75e anniversaire de la république espagnole au cours duquel l'ancien maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc a fait un discours qui permit à de nombreux jeunes et nouveaux toulousains de comprendre l'importance de cet exil, « Oui, l'émotion rejoint ici le calendrier de la tragédie de l’Histoire, de la tragédie d’une guerre fratricide qui jeta l’une contre l'autre, l'Espagne républicaine et l'Espagne franquiste et conduisit 100 000 républicains et leurs familles à Toulouse. Toulouse qui se souvient de la nouvelle topographie politique qu’avaient inventée les partis politiques en exil, les communistes à la Bourse du travail, les anarchistes au 4 rue de Belfort et autour de la fontaine de la place Wilson, les guérilleros au café de la Paix de la place du Capitole, les socialistes au 69 rue du Taur dans la future cinémathèque, un peu tous à l’Ateneo de la rue de l’Étoile, les moins politisés à la Casa de España. »[150].

L'empreinte espagnole est donc forte à Toulouse, faisant d'elle la plus grande ville espagnole de France avec Montpellier. Son relais direct est la Casa de España qui existe depuis 1986 et abrite une association socio-culturelle et socio-éducative, qui regroupe huit associations espagnoles. Toulouse attire aussi plus largement d'autres communautés du monde hispanique (Basques, Andorrans, Catalans[151],[152], Valenciens, Andalous, Mexicains, Argentins, Cubains...). Ainsi, on retrouve dans la ville rose une atmosphère très « latine »[153], avec de nombreux bars à tapas, des clubs de flamenco, de salsa, de tango, de merengue, de cha-cha et d'autres danses latines[154] ainsi qu'une ambiance nocturne très festive qui rappelle celles de Barcelone ou Madrid. L'espagnol est la deuxième langue parlée à Toulouse. La ville est également le siège de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée depuis .

Autres populations étrangères ou d'origine étrangère à Toulouse[modifier | modifier le code]

L'Insee évalue en 2006 à près de 15 000 les étrangers originaires d'Afrique du Nord (8 300 Algériens, 5 100 Marocains, 1 400 Tunisiens, soit près de 40 % des étrangers de la ville de Toulouse). Si l'on prend en compte les naturalisations, le nombre des immigrés nord-africains serait de l'ordre de 26 000. À cette immigration maghrébine s'ajoute, dans des proportions moindres, une immigration en provenance d'Asie occidentale, libanaise et turque notamment. Le quartier Arnaud-Bernard, dans le centre-ville, auparavant peuplé majoritairement d'immigrés italiens et espagnols, est surnommé « le petit souk », du fait de la présence de nombreuses petites échoppes arabes. Cependant, la gentrification du centre-ville par des catégories socio-professionnelles élevées s'est désormais étendue à ce quartier qui tend donc à perdre de plus en plus son caractère populaire, à l'instar du quartier Saint-Cyprien. Ces communautés d'Afrique du Nord et du Proche-Orient, mais aussi une partie des communautés d'Afrique noire, étant majoritairement de religion musulmane, il existe quatre mosquées à Toulouse : une dans le quartier d'Empalot, une autre dans le quartier des Izards-Trois Cocus et deux dans le quartier du Grand Mirail, à Bellefontaine et à la Reynerie.

On trouve également à Toulouse une proportion croissante d'étrangers en provenance d'Afrique noire (6 300 habitants en 2006), des Comores et de Madagascar. Outre une présence sur les divers marchés du centre-ville, ces communautés sont particulièrement établies dans le quartier Saint-Cyprien où l'on trouve des salons de coiffure afros et divers restaurants et épiceries exotiques.

La commune de Toulouse héberge environ 3000 italiens, mais la population française d'origine italienne est nombreuse. Il s'agit d'une immigration ancienne, commencée à la fin du XIXe siècle, qui s'est prolongée pendant l'entre-deux-guerres et qui perdure depuis par l'expatriation de nombreux intervenants du secteur aéronautique et spatial. De 1995 à fin 2013, le consulat d'Italie de Toulouse, situé en plein centre-ville à l'intersection de la rue de Metz et de la rue d'Alsace-Lorraine, gérait les régions du Sud-Ouest : Midi-Pyrénées, Aquitaine et Poitou-Charentes, soit 20 % du territoire français. Depuis 2014 le Consulat a été fermé et remplacé par une Antenne du Consulat Général d'Italie à Marseille, qui assure désormais la gestion de ces régions. L'antenne consulaire se trouve rue Riquet, dans le quartier Saint-Aubin[réf. nécessaire].

Les Britanniques sont arrivés plus récemment, notamment avec l'essor d'Airbus ; ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux à rejoindre Toulouse. Les Allemands, attirés également par l'industrie aéronautique, sont un peu moins nombreux. D'autres communautés diverses sont présentes : Irlandais, Américains, Asiatiques (principalement Vietnamiens), Portugais, latino-américains, dont des Brésiliens avec des clubs de forró, de samba, de bossa nova, de capoeira et d'autres musiques brésiliennes et latines.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Lors du vote du budget primitif principal 2003, la section de fonctionnement présentée se montait à la somme de 195 M€ et la section investissement présentée se montait à 181 M€ (les deux équilibrés en dépenses et recettes). Sous l'impulsion de Dominique Baudis, la mairie a choisi de maintenir une dette quasiment nulle, impliquant son auto-financement, la stabilité fiscale et un investissement par habitant parmi les plus élevés des villes de France[155]. Ce budget tient compte des remboursements des assurances et des investissements dus aux dégâts de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse[155]. Les quatre taxes de 2003 furent votées par le conseil municipal de Toulouse pour des taux de : 19,02 % pour la taxe d'habitation, 21,36 % pour la taxe foncière bâti, 82,49 % pour la taxe foncière non bâti, et 18,64 % pour la taxe professionnelle (taux intercommunal)[156].

La fiscalité directe locale est supérieure à la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Cette situation s'explique par le fait que Toulouse subit une pression démographique et urbaine importante. Elle attire une grande partie de la population et de l'économie du département. Cet attrait nécessite de la part de la municipalité de gros efforts d'aménagement et d'investissement qui se répercutent sur la fiscalité.

Évolution du budget de la ville de Toulouse
Année Budget total Investissements Dépenses de fonctionnement Références
2006 723,0 M€ 222,0 M€ [157]
2011 693,5 M€ 146,2 M€ 580,6 M€ [158]
2013 765,0 M€ 180,0 M€ 585,0 M€ [159]
2014 772,0 M€ 166,6 M€ 605,5 M€ [160]

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le nombre total de policiers nationaux à Toulouse en 2008 est de 870[161]. Le taux de criminalité de la circonscription de police de Toulouse est de 111,49 actes pour 1 000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus élevé de la Haute-Garonne, largement supérieur à la moyenne nationale (83 ). Ce taux est aussi largement supérieur au taux de criminalité de la région Midi-Pyrénées (85,46 ). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 22,8 %, le plus faible du département et de la région et est assez éloigné des moyennes régionale (28,25 %) et nationale (28,76 %)[162]. En 2008, le nombre de faits élucidés par policier s'élevait à 14,1, pour une moyenne nationale de 10,6[161].

La police municipale dispose d'un budget annuel de 14 M€ en 2013[163], avec des effectifs globaux de 269 personnes (dont 180 policiers en tenue).

Depuis novembre 2012, 2 ZSP ont été créées au Mirail et aux Izards.

La mairie, a également décidé depuis juillet 2007 d'installer une douzaine de caméras réparties dans la ville pour prévenir la délinquance[164], un nombre porté à 21 depuis octobre 2012. Elles permettent de surveiller 24h/24h et 7j/7j plusieurs quartiers. Deux mois plus tard, Toulouse est officiellement une ville placée sous vidéosurveillance[165]. Au total, 17 caméras sont installées dans tout le territoire toulousain. En octobre 2009, la Ville a créé l'Office de la Tranquillité, intervenant en cas de nuisances sonores la nuit, et ayant déjà satisfait 100 000 toulousains, a redéployé la police municipale dans des quartiers à risque de délinquance élevé, demande à l'État la création d'une charte et se pose maintenant la question de l'importance de la vidéo-surveillance dans la ville, en interrogeant plusieurs professionnels dans ce domaine.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Toulouse dépend de l'académie du même nom (zone C), l’une des plus grandes de France[166]. Anne Bisagni-Faure est rectrice de l'académie de Toulouse depuis février 2018[167].

Écoles[modifier | modifier le code]

Écoles maternelles et primaires[modifier | modifier le code]

Pour le premier degré d'éducation, Toulouse possède 104 écoles maternelles publiques, 22 écoles maternelles privées[168], 93 écoles primaires publiques et 22 écoles primaires privées[169].

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Pour le secondaire, Toulouse dénombre 24 collèges publics[170] et 12 collèges privés[171]. La ville possède 12 lycées publics[172] dont les plus connus sont le lycée Pierre-de-Fermat, le lycée Saint-Sernin, le lycée Ozenne ou le lycée Déodat de Séverac, et 13 lycées privés[173] dont l'Ensemble Scolaire Saint-Joseph et Le Caousou.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Entrée en forme d’aile d’avion de l’École nationale de l’aviation civile.
Article détaillé : Université de Toulouse.

Au cours de l'année scolaire 2008-2009, l'agglomération de Toulouse comprenait 111 000 étudiants. Cela en fait la troisième agglomération estudiantine de France après Paris et Lyon et la deuxième ville étudiante car le réseau d'établissements est plus centré à Toulouse que dans d'autres métropoles plus multipolaires (Lyon, Lille, Aix-Marseille). Cependant, faute de concertation des établissements situés dans la zone d'influence de Toulouse (Albi, Montauban, Castres), le nombre d'étudiants par "pôle supérieur" est inférieur à celui centré sur Lille (114000) [174].

L'université de Toulouse a été fondée en 1229 après l'épisode cathare. Elle a connu un développement important dès sa fondation grâce à la renommée de ses cours de droit. En 1968, elle a été divisée en trois pôles universitaires : l'université Toulouse 1 Capitole (UT1 - Toulouse I), l'université de Toulouse-Le Mirail (UTM - Toulouse II) et l'université Paul-Sabatier (UPS - Toulouse III). Cette dernière est la plus grande université de Toulouse, avec 28 056 étudiants[174]. À ces trois pôles s'ajoutent l'Institut national polytechnique de Toulouse (INPT) qui possède le statut d'université, l'Institut national des sciences appliquées de Toulouse (INSA) et une quinzaine d'autres écoles supérieures. Ces dernières années, l'essentiel des activités d'enseignement et recherche se regroupent autour d'une unique entité, l'université fédérale de Toulouse.

La ville de Toulouse compte plusieurs établissements proposant des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), dont certaines sont particulièrement réputées. Le lycée Pierre-de-Fermat héberge les CPGE scientifiques, économiques ainsi que des sections littéraires. Ailleurs, on trouve les CPGE scientifiques au lycée Bellevue, des CPGE économiques et commerciales au lycée Ozenne et des CPGE littéraires pour les filières modernes (prépa A/L) et en sciences sociales (prépa B/L) au lycée Saint-Sernin.

Toulouse possède aussi plusieurs grandes écoles spécialisées dans l'aéronautique comme :

  • l'ISAE (Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace), rapprochement de SUPAERO (École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace) et de l'ENSICA (École nationale supérieure d'ingénieurs de constructions aéronautiques)
  • l'ENAC (École nationale de l'aviation civile)
  • l'IPSA (Institut polytechnique des sciences avancées)

D'autres grandes écoles parmi lesquelles :

Enfin, d'autres pôles d'enseignement ont émergé à Toulouse, parfois rattachés à l'université, et couvrent de nombreux domaines tels que la recherche en économie avec l'École d'économie de Toulouse (TSE), les métiers de l'entreprise avec l'Institut d'administration des entreprises de Toulouse (IAE Toulouse), l'Institut de la promotion supérieure du travail, l'IFAG (l'institut de formation aux affaires et à la gestion), l'école supérieure de commerce et de management (ESARC) et le Centre de formations commerciales et administratives en alternance (CEFIRE), l'Institut supérieur européen de gestion (ISEG). L'art et la publicité sont représentés par l'institut supérieur des arts de Toulouse (isdaT — anciennement l'École supérieure des beaux-arts et le Centre d'études supérieures de musique et de danse) et l'institut supérieur de communication et publicité (ISCOM).

Dans le privé, Toulouse possède l'Institut catholique de Toulouse qui est un établissement d'enseignement supérieur privé comprenant plusieurs facultés (droit, philosophie, théologie, etc.) et écoles supérieures professionnelles ou d'ingénieurs telles que l'école de journalisme de Toulouse (EJT) et l'école d'ingénieurs de Purpan.

Depuis 2016 on y trouve également la deuxième école de danse urbaine (street dance) "Juste Debout School" dirigée par Anthony Bardeau. Toulouse accueille aussi la seule école de cinéma publique non parisienne, l'École supérieure d'audiovisuel (ESAV).

Toulouse est également fortement dotée en écoles spécialisées dans les nouvelles technologies et l'informatique comme l'école supérieure en informatique appliquée (Exia); l'EPITECH (École pour l'informatique et les nouvelles technologies) et l'IST (Institut supérieur de technologie).

Recherche[modifier | modifier le code]

L'importance de la vie universitaire à Toulouse se manifeste également par la richesse et la diversité des laboratoires de recherche présents sur les campus universitaires et les centres hospitaliers universitaires, avec 11 000 chercheurs (biotechnologies, aéronautique, chimie, environnements, etc.).

Avec plus de 1 700 salariés, le Centre spatial de Toulouse est le principal établissement du CNES.

Le Centre national de calcul de Météo-France est installé depuis 1982 pour les prévisions météorologiques. Au sein de ce centre sont effectuées les prévisions météorologiques pour la France entière. Il regroupe sur 50 hectares près de 1 400 météorologues soit plus du quart des météorologues du service public. La Météopôle regroupe également le Centre national de recherches météorologiques (CNRM) pour la recherche et l'école nationale de la météorologie pour l'enseignement[175].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Durant l'année, la ville accueille plusieurs festivals de musique, de cinéma ainsi que des festivals divers et variés. Ainsi, le festival populaire de musiques du monde Rio Loco se déroule chaque mois de juin sur le thème d'un pays invité. Le Piano aux Jacobins propose des concerts de piano à l'église des Jacobins. De même, Toulouse les Orgues est un festival international d'orgues. D'autres festivals de musique existent aussi comme Les Siestes électroniques, un festival né à Toulouse en 2002 qui s'exporte désormais à Paris et à l'étranger[176], Novelum ou Convivencia. Le Grand Fénétra, Festival des danses et musiques traditionnelles populaires, a lieu chaque année la dernière fin de semaine de juin.

Les Rencontres du cinéma italien à Toulouse se déroulent en avril au cinéma l'ABC[177]. D'autres festivals de cinéma sont à l'honneur comme les rencontres du cinéma d'Amérique latine, le festival du cinéma espagnol de Toulouse Midi-Pyrénées Cinespaña[178] et le festival international Séquence Court-Métrage qui met le format court à l'honneur[179].

Enfin, l'année est ponctuée par divers festivals et événements comme le Carnaval de Toulouse[180] qui existe sous sa forme actuelle depuis 1982. Depuis cette date, il est organisé par le Comité d'organisation du carnaval universitaire (COCU) pour divertir les hivernants. Il a lieu en mars.

Le Printemps du rire devenu le premier festival d'humour européen[181], le Printemps de septembre transformant Toulouse en espace consacré à l'art contemporain, le Forum de l'image, le Houfastival, le Marathon des mots, le festival Occitània, le festival N7, l'Inox Electronic Festival, Toulouse Plage, (dont les principaux sites : prairie des Filtres, quai de la Daurade et quai de l'Exil-Républicain-Espagnol), le traditionnel repas de quartier qui se tient chaque année au mois de juin et la Feria Tolosa, en juillet, inspirée des plus grandes fêtes du Sud-Ouest et d'Espagne avec au programme, des concerts, des spectacles de danse : flamenco, paso doble, danses sévillanes mais aussi de nombreuses bandas, puis des activités sportives : abrivado, lâcher de vachettes et un tournoi de pelote basque[182]. La ville a créé[Quand ?] la Festa Tolosa transformée en Festa Europa à l'occasion de la candidature au titre de capitale de la culture 2013.

Plusieurs événements se déroulent sur de nombreuses communes de la couronne toulousaine, comme le festival Marionnettissimo, dont le point d'ancrage se situe à Tournefeuille, mais dont plusieurs lieux de représentation sont situés à Toulouse.

Depuis 2007 est organisé chaque année le Toulouse Game Show, la plus grande convention de jeux vidéo et Japanim de province, avec 34 000 visiteurs en 2012[183].

Depuis 2012 est créé chaque année en juin le United Kiz Toulouse Festival , un festival de kizomba qui est un genre musical originaire de l'Angola, qui est devenu populaire à Toulouse et en Europe. Les origines stylistiques sont le semba, le merengue et le zouk.

Santé[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prieuré hospitalier de Toulouse.
Chapelle Saint-Joseph à l'hôpital de la Grave.

Dès le XIIe siècle, Toulouse possède de nombreux hospices et maison de Dieu qui, comme tous les établissements médiévaux similaires accueillent les « pauvres, les passants et les pèlerins ». Certains ont voulu y voir un accueil particulier des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle mais cette hypothèse n'est pas confirmée par les études historiques. Des découvertes archéologiques ont mis en évidence l'existence de nombreuses tombes dans lesquelles ont été retrouvées des coquilles et des extrémités de bourdon mais rien n'indique s'il s'agit de pèlerins de Compostelle ou, plus vraisemblablement, de pèlerins venus vénérer des reliques (dont un corps de saint Jacques) à Toulouse. En 1505, tous ces établissements sont rattachés à l'hôpital Saint-Jacques qui devient l'Hôtel-Dieu. L'hôpital de La Grave reste indépendant sur la rive gauche de la Garonne pour traiter les pestiférés. Les hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem y installent un prieuré et fondent dans une de leurs dépendances : le village de Goutz une école de Chirurgie. Au XIXe siècle, des médecins comme Dominique Larrey et Jean-Étienne Esquirol pratiquent dans les hôpitaux toulousains.

Le CHU de Toulouse regroupe plusieurs établissements implantés sur la ville de Toulouse :

  • L'Hôpital Purpan
  • Le groupe hospitalier Rangueil/Larrey
  • L'hôpital des Enfants
  • L'hôpital Paule de Viguier (gynécologie maternité)
  • L'hôpital de La Grave/Casselardit
  • L’Hôpital Pierre Paul Riquet

L'hôtel-Dieu Saint-Jacques accueille aujourd'hui l'essentiel de l'administration de ces hôpitaux[184].

L'hôpital Joseph-Ducuing est un hôpital général du centre-ville de Toulouse. Il est de statut privé associatif, sans but lucratif et participe à l'exécution du service public hospitalier depuis 1976[185].

Toulouse possède diverses cliniques comme :

  • La clinique Ambroise-Paré
  • La clinique Pasteur
  • La clinique Saint-Nicolas
  • La clinique Sarrus-Teinturiers
  • La clinique Néphrologique Saint-Exupéry
  • La clinique Médipôle Garonne, spécialisée en orthopédie et médecine du sport

Le groupe suédois Capio possède 2 cliniques à Toulouse[186] :

Ces deux cliniques fusionnent fin 2018 pour former la clinique de la Croix du Sud située à Quint-Fonsegrives[187].

Un centre de Recherche sur le Cancer, la Cancéropôle a ouvert en 2007 sur l'ancien site d'AZF et vient s'ajouter aux autres centres de recherche contre le Cancer de Toulouse comme l'Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale (IPBS)[188].

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Toulouse.

Ville sportive[modifier | modifier le code]

Toulouse a été classée ville la plus sportive de France par le magazine sportif L'Équipe en octobre 2007. Toulouse possède 368 installations sportives réparties sur 70 sites et jusqu'à 3 500 000 usagers par an d'inscrits dans les clubs de sport de la ville[189]. L'île du Ramier accueille le complexe Nakache (Piscine municipale Alfred Nakache) dès le début du siècle et la construction de nouveaux sites n'a sans cesse évolué. Toulouse accueille plusieurs manifestations sportives comme le cross des violettes, le tournoi international de handball, le tournoi international d’épée Marcel Dutot, la coupe du monde de paintball, le grand prix de tennis de la ville de Toulouse, le championnat du monde de danse sportive et acrobatique, le tour de France féminin, l’open de France de gymnastique, la coupe du monde de handball, le championnat de France de rugby à XV, la coupe du Monde de rugby à XV, le Volant d'OR Open international de badminton, etc.

Clubs professionnels[modifier | modifier le code]

Nom Sport Division Stade/Salle Fondation Titres
Toulouse Métropole Basket Basket-ball LF2 Petit palais des sports 2008 0
Toulouse Basket Club Basket-ball Nationale 1 Petit palais des sports 2008 0
Toulouse Football Club Football Ligue 1 Stadium 1970 0
Fenix Toulouse Handball Handball StarLigue Palais des sports 1964 0
Toulouse olympique XIII Rugby à XIII Élite 1 Stade des Minimes 1937 6 (1965, 1973, 1975, 2000, 2014 et 2015)
Stade toulousain Rugby à XV Top 14 Stade Ernest-Wallon et Stadium (grandes affiches) 1907 20 (1912, 1922, 1923, 1924, 1926, 1927, 1947, 1985, 1986, 1989, 1994, 1995, 1996, 1997, 1999, 2001, 2008, 2011, 2012 et 2019)

Principaux clubs[modifier | modifier le code]

Voir : Catégorie:Sport à Toulouse.
Article détaillé : Sport à Toulouse.
Supporteurs du Stade toulousain

Toulouse compte près de 500 équipements sportifs avec 89 terrains et équipements sportifs de proximité, 80 boulodromes, 56 gymnases, 11 complexes sportifs et stades, 19 courts de tennis, 14 piscines, 6 bases de sport, 6 salles de sport, 22 pistes d’athlétisme, 7 pistes de Bicross, 4 bowlings, 2 salles de tennis de table, 1 salle d’escrime, 1 mur d’escalade, 1 aire de tir à l’arc, 1 centre de tir sportif, 1 aire de roller/skate, 1 patinoire, 1 centre de voile et 4 clubs d’aviron.

Plus de 600 clubs sportifs[190] évoluent à Toulouse ce qui représente près de 85 000 licenciés, affiliés à toutes les fédérations sportives, scolaires et universitaires[191].

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

Le sport emblématique de Toulouse est le rugby à XV avec son équipe phare, le Stade toulousain[192], qui joue en Top 14. Le club est présidé par Didier Lacroix et l'équipe entraînée par Ugo Mola. Créé en 1907, il est devenu le club le plus titré d'Europe avec vingt titres de champion de France, trois coupes de France et quatre coupes d'Europe[193]. Son stade, Ernest-Wallon, peut accueillir 20 000 personnes. Pour les plus grandes affiches, que ce soit en championnat ou en Coupe d'Europe, le Stade toulousain s'exile chez son voisin du TFC au Stadium. Ce club compte entre 500 000 et 1 000 000 de supporters dans tous les départements français et dans environ 200 pays.

Le Stade toulousain dispose d'importants moyens, et chapeaute 12 sections sportives différentes[194] (principalement le rugby et le tennis), mais aussi en arts martiaux, athlétisme, baseball, cyclisme, escrime, football australien, golf, handisport rugby, natation et pelote basque.
Il existe d'autre clubs de rugby située dans la ville même de Toulouse ou dans son agglomération. On peut citer :

  • Toulouse Université Club (TUC) ;
  • Toulouse Olympique Étudiant Club (TOEC nouvellement appelé FCTT).

Concernant les féminines, depuis 2014, l'Avenir Fonsorbais Rugby Féminin devient le Stade toulousain rugby féminin[195],[196] (équipe de rugby à XV, évoluant en Top 8).

Football[modifier | modifier le code]

Le Toulouse Football Club (TFC), fondé en 1970, et qui n'a rien à voir avec celui de 1937, est une équipe de Ligue 1 qui s'est distinguée en 2007 en se qualifiant pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions.

Toulouse fête la qualification du TFC pour la Ligue des Champions 2007-08

Il dispute sa dix-septième saison consécutive dans l'élite depuis sa remontée en 2003. Le TFC compte 500 000 supporters à travers la France et le monde entier[197]. Le club est présidé par Olivier Sadran et l'équipe entraînée par Alain Casanova. À l'issue de la saison 2008-09 en Ligue 1, le TFC a terminé 4e du championnat et s'est qualifié pour la ligue Europa, c'est-à-dire la nouvelle formule de la Coupe de l'UEFA.

La section féminine du TFC dispute cette saison le championnat de Division 2. Elle fut créée en 1980 au sein du club masculin de « Toulouse OAC ». La section féminine du TOAC est rattachée au Toulouse Football Club depuis l'été 2001.

Le Toulouse Fontaines Club était un club de football français basé à Toulouse fondé en 1932. Le club, qui évoluait en Championnat de France amateurs, et le Toulouse Saint-Jo sont radiés le pour fusionner et créer le Toulouse Métropole Football Club[198],[199],[200].

Handball[modifier | modifier le code]

Le Fenix Toulouse Handball[201] pour les garçons et le Toulouse Féminin Handball pour les filles appartiennent respectivement à la Ligue nationale de handball et la Ligue féminine de handball en Division 1. De plus, Toulouse reçoit 1 à 2 fois par an l'Équipe de France de handball masculin, championne d'Europe, championne olympique et championne du monde.

Rugby à XIII[modifier | modifier le code]

Le club de rugby à XIII, le Toulouse olympique XIII a réalisé le doublé Championnat-Coupe de France en 2014. Ce club de rugby à XIII a également son équipe féminine, les Roses Lionnes. Le rugby à XIII compte un second club dans cette ville avec le Toulouse olympique XIII.

Basket-ball[modifier | modifier le code]

Le Toulouse Métropole Basket[202] participe, pour sa deuxième année d’existence, au championnat de Ligue féminine de basket, élite du basket féminin français.

Le Toulouse Basket Club évolue en 2018-2019 en Nationale 1 (3e division).

Autres sports[modifier | modifier le code]

D’autres sports sont aussi représentés à Toulouse :

et les clubs omnisports : avec le Toulouse Olympique Aéronautique Club (TOAC) qui comprend 38 sections : arts martiaux, athlétisme, aviron, badminton, ball-trap, basket-ball, bowling, boxe française, canoë-kayak, course d'orientation, cyclisme, duathlon, équitation, escrime, football, full contact, handball, judo, judo adapté, karaté, lutte, natation, parachutisme, patinage sur glace, pelote basque, pétanque, roller, rugby, sports aériens, sports d'hiver et de montagne, sports mécaniques, squash, tennis, tennis de table, tir à l'arc, triathlon, voile et volley-ball.

Trois représentants toulousains de sports majeurs se sont qualifiés pour la coupe d'Europe en 2007. Le Stade toulousain et le Toulouse FC dans la plus prestigieuse de leur discipline, les Spacer's dans la seconde.

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique[modifier | modifier le code]

Le vénérable chanoine Maurice Garrigou, surnommé le « saint Vincent de Paul toulousain[212] ».

Saint-Saturnin, premier évêque de Toulouse et aussi connu sous le vocable déformant Saint-Sernin, est, pour les catholiques et les orthodoxes, le saint patron de la ville.

À Toulouse, se situe le siège de l'archidiocèse du même nom et la cathédrale Saint-Étienne.

Il y a 16 paroisses à Toulouse :

  • paroisse de la cathédrale Saint-Étienne ;
  • paroisse Saint-Jérôme ;
  • paroisse de la basilique Saint-Sernin ;
  • paroisse étudiante Saint-Pierre des Chartreux ;
  • paroisse étudiante de Saint Jean-Baptiste ;
  • paroisse dominicaine de Notre-Dame du Rosaire ;
  • paroisse du Christ-Roi ;
  • paroisse Lafourguette ;
  • paroisse le Mirail ;
  • paroisse Sacré-Cœur ;
  • paroisse Saint-Nicolas ;
  • paroisse Sainte-Germaine des Pradettes ;
  • ensemble paroissial Les Minimes ;
  • paroisse Saint-François d'Assise ;
  • paroisse Saint-Vincent de Paul ;
  • paroisse Sainte-Claire.

En sus des lieux de culte ordinaires (section Bâtiments religieux), des messes selon la forme tridentine du rite romain sont menées en la basilique Saint-Sernin par des prêtres diocésains, en la chapelle Jean le Baptiste par l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre[213] et en la Chapelle Saint-Roch-du-Férétra de Toulouse appelée aujourd'hui Notre-Dame du Férétra par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X[214] (actuellement en-dehors de la communion de l'Église catholique). Par ailleurs, depuis 2008, l'église de Notre-Dame de la Dalbade a, pour curé, un prêtre de la Société sacerdotale de la Sainte-Croix[215].

À Toulouse, se trouve le Grand séminaire Saint-Cyprien, parfois surnommé le Grand séminaire du Midi, car il accueille les séminaristes des provinces ecclésiastiques de Toulouse, de Montpellier et des diocèses d'Aire et Dax, de Bayonne, Lescar et Oloron, de Saint-Flour, d'Avignon et de Basse-Terre et Pointe-à-Pitre. Créé en 1684, il est installé, depuis 1908, dans l'ancien monastère de l'Ordre cistercien des Feuillants.

Toulouse donne également son nom à une province dominicaine[216] dont le centre est le couvent Saint-Thomas d'Aquin[217], présent depuis 1958 et situé impasse Lacordaire. L’histoire des dominicains de Toulouse commence en 1215 à la fondation du premier de leurs couvents, par celui qui allait devenir saint Dominique, et où reposent d'ailleurs les reliques du célèbre saint Thomas d'Aquin. La vie catholique de Toulouse fut également rythmée par la compagnie royale des Pénitents bleus.

Toulouse bénéficie aussi d'un des cinq instituts catholiques français, versé dans l'enseignement supérieur, dont l'« ancêtre » était la première université de Toulouse (1229-1793).

Protestant[modifier | modifier le code]

À Toulouse, il existe de nombreuses communautés protestantes : parmi celles-ci, l'Église Réformée de Toulouse (Temple du Salin), l'Église protestante Saint-Cyprien, l'Église Protestante Évangélique de Toulouse, l'Anglican English Church of Midi-Pyrénées & Aude, un poste d'évangélisation de l'Armée du salut[218] ou encore l'Assemblée Chrétienne de Toulouse (ACT).

Mormon[modifier | modifier le code]

Toulouse compte deux paroisses de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (mormons).

Orthodoxe[modifier | modifier le code]

  • Paroisse orthodoxe roumaine, chapelle Saint Antoine
  • Paroisse orthodoxe russe, église Saint Nicolas, allée de Grande-Bretagne

Musulman[modifier | modifier le code]

  • La Grande mosquée de Toulouse est située dans la partie sud de la ville, dans le quartier d'Empalot.
  • La mosquée Es-Salem située dans l'ex-château de Tabar, dans le quartier de la Reynerie.

Des projets de construction d'autres mosquées sont en cours dont la mosquée du Mirail, prévue pour 2016[219].

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Il existe une dizaine[réf. nécessaire] de synagogues à Toulouse, dont celle de Palaprat et la grande synagogue Hekhal David.

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

Le centre Détchène Tcheuling[220] propose diverses activités et enseignements en rapport avec le bouddhisme.

Antoinisme[modifier | modifier le code]

De style éclectique, un temple du culte antoiniste est situé au 14 rue de Cherbourg[221]; dédicacé en 1993, il constitue le dernier temple construit par le culte[222].

Économie[modifier | modifier le code]

Le PIB de l'agglomération toulousaine est d'environ 51 milliards d'euros (2013 statistiques de l'OCDE), ce qui la classe au 4e rang en France au regard de son poids économique, derrière Paris, Lyon et Marseille. La commune de Toulouse se caractérise aussi par son très faible taux d'endettement : un des plus bas en Europe pour une ville de cette taille[155].

L'économie toulousaine est principalement fondée sur les industries de pointe de l'aéronautique et du spatial, dont Airbus est la locomotive et fait travailler directement et indirectement plus de 50 000 personnes sur l'agglomération et près de 70 000 dans le grand Sud-Ouest. Depuis plusieurs années, la municipalité tente de diversifier les secteurs d'activité[223]. Toulouse est devenue un grand centre industriel en utilisant les ressources régionales en électricité et en gaz naturel.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de Toulouse.

Emploi[modifier | modifier le code]

Centre de congrès Pierre-Baudis

En 1999, le nombre total d'actifs sur la commune de Toulouse était de 216 480[224], se répartissant dans les divers secteurs économiques comme suit :

Répartition de l'emploi[224]
Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Toulouse 79,6 % 15,9 % 4,3 % 0,9 %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %

Le taux de chômage était de 9,9 % en 2005[225], de 9,1 % en décembre 2006[226] et de 8,6 % en décembre 2007[réf. nécessaire].

Entreprises, administrations et commerces[modifier | modifier le code]

De nombreux organismes sont présents à Toulouse en dehors d'Airbus.

Sans vouloir recenser tous ceux qui se situent dans la ville rose, on peut citer ceux qui se démarquent par leur localisation, unique, ou par leur spécialisation. Par exemple, on peut trouver le site de Météo-France (à proximité de Basso-Cambo, face au quartier des Pradettes) qui regroupe plusieurs entités :

La ville de Toulouse compte en son sein ou dans sa banlieue limitrophe de nombreux sièges sociaux, comme :

  • ATR[228]; groupe spécialisé dans la construction d'avions turbopropulseurs ;
  • Groupe Latécoère[229]; groupe spécialisé dans la fabrication de tronçons de fuselage et de portes d'avion, actuel no 2 mondial du câblage embarqué avec sa filiale Latelec[230] ;
  • Airbus[231]; groupe Européen spécialisé dans la construction d'avions de ligne ;
  • Newrest; acteur majeur du transport aérien multi-secteurs implanté dans plus de 46 pays[232] ;
  • Airbus Group[233], société industrielle Européenne principalement spécialisée dans la production d'avions de ligne, le secteur spatial, la défense et la production d'hélicoptères[234] ;
  • Spot Image[235]; spécialisé dans la production de satellites servant à l'observation de la Terre ;
  • Galileo, siège transféré à Prague lors de l'élaboration du projet ;
  • Aerolia, meneur français et acteur mondial de la production de fuselage d'avion[236] ;
  • Banque Courtois[237], banque privée.
  • GA, groupe spécialisé dans la construction d'immeubles de bureaux

Les centres de recherches Spot Image, Galileo et Météo-France sont aussi implantés à Toulouse.

À côté de cet ensemble, se trouvent aussi la Direction de la technique et de l'innovation (DTI) qui fait partie de la DGAC (Direction générale de l'Aviation civile) et, vers Rangueil, le Centre national d'études spatiales (CNES).

Par ailleurs, de nombreuses entreprises sont regroupées dans la zone d'activité de « La Plaine », au sud-est de Toulouse. On y retrouve notamment :

D'autres grandes sociétés sont aussi implantées à Toulouse, comme :

Le magazine L'Express s'accordait à classer Toulouse, ville la plus dynamique de France 2010[240], tout comme Challenges en 2012[241].

Quant au magazine américain Newsweek, il classait Toulouse troisième ville la plus dynamique au monde en 2006[242].

Borne solaire récemment installées pour recharger des téléphones portable, place Wilson à Toulouse

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Depuis novembre 2018, des bornes solaires ont été installées pour recharger des téléphones portables[243].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les matériaux de construction : briques et galets[modifier | modifier le code]

La brique Toulousaine traditionnelle utilisée dans de nombreuses constructions.

L'architecture de Toulouse est marquée par la brique foraine, dont la couleur chaude rouge orangé lui confère le surnom de « ville rose ». Ce matériau a été introduit par les Romains au Ier siècle av. J.-C., comme le montrent les ruines du rempart romain place Saint-Jacques. À partir de la fin du XVIIIe siècle, la brique fut couramment recouverte d'enduit car on en était alors venu à la considérer comme la pierre du pauvre[244].

Pierre de Gorsse, dans un article intitulé Comment nos façades roses devinrent-elles blanches ? paru dans la revue l'Auta de mai 1942[245] rapporte l'ordonnance des Capitouls en date du 15 juin 1783, portant "que toutes les façades extérieures des Maisons de la présente Ville, dans le cas d'être construites ou réparées à l'avenir, seraient peintes ou crépies en blanc" afin "qu'en concourant avec l'établissement des réverbères dont la Ville commence déjà de jouir, il augmente, par la réflexion, la masse de leur lumière".

La brique a été majoritairement utilisée dans la région à cause d'un environnement géologique qui ne fournit aucune pierre de taille à proximité[246]. Le transport des pierres est coûteux[247]. Au contraire, l'argile, qui permet la fabrication des briques, est abondante.

Aujourd'hui, la brique est mise en valeur comme un symbole de la ville. Cependant, dans les constructions modernes, elle n'est utilisée que comme parement décoratif.

Palmier des Jacobins

Outre la brique, l'architecture est marquée également par la présence de galets. La brique est très coûteuse, surtout pour les classes populaires. De ce fait, on achetait un minimum de briques, et on alternait les briques avec des rangées de galets. Ces galets proviennent du lit mineur de la Garonne, et témoignent d'une activité ancestrale aujourd'hui disparue, la pêche de sable. Elle consistait à ramasser des alluvions du lit de la Garonne. Aujourd'hui, ces maisons construites en galets font l'objet d'une spéculation immobilière très importante qui se traduit par des prix de vente exorbitants. Notons enfin que cette architecture de galets n'est pas spécifique à Toulouse, on retrouve des constructions similaires dans toute la vallée de la Garonne autour de Toulouse.

Bâtiments et lieux publics remarquables[modifier | modifier le code]

Les boulevards de ceinture déterminent l'un des plus grands secteurs sauvegardés de France (220 hectares). Le patrimoine de bâtiments religieux comprend notamment la basilique Saint-Sernin et le couvent des Jacobins (nef à piliers centraux en palmiers). Toulouse est la ville française qui compte le plus d'hôtels particuliers de la Renaissance, dus à l'âge d'or du pastel, et le plus de carillons intra-muros (quatorze de neuf cloches et plus)[réf. nécessaire].

Monument à Jeanne d’Arc à Toulouse, après 1 an de restauration de mars 2018 à mars 2019[248],[249]

Des lieux touristiques se sont développés plus récemment, tels la visite des sites d'Airbus (dont les chaînes de montage de l'A380), le Musée d'art moderne et contemporain (les Abattoirs) et la Cité de l'espace.

Cathédrale Saint-Étienne
Illumination des ponts sur la Garonne en .

Toulouse regroupe de nombreux bâtiments remarquables. Le plus connu est le Capitole qui abrite l'hôtel de ville, la salle des Illustres (où se trouvent des chefs-d’œuvre d’artistes toulousains du XIXe siècle), un opéra et un orchestre symphonique, ainsi que la place du même nom. À l'arrière du Capitole, le donjon du Capitole est situé dans un parc et regroupe les locaux de l'office du tourisme. La place Wilson située à l'entrée du centre-ville en bas des allées Jean-Jaurès est une place dont les bâtiments en brique sont construits de façon concentrique autour d'un parc arboré. C'est un lieu animé avec ses nombreuses terrasses de bars, de cafés et ses cinémas.

La colonne vertébrale du centre-ville se situe autour de l'axe du cardo romain, le parcours idéal pour découvrir les lieux remarquables de la Ville Rose, cet axe démarre de la rue du Taur (basilique Saint-Sernin), il passe ensuite par la place du Capitole, la rue Saint-Rome, la rue des Filatiers, et se termine à la place des Carmes. Les rues qui constituent ce parcours sont intégralement piétonnes.

Les quais et les berges de la Garonne ont été aménagés au XVIIIe siècle. Les quais Henri-Martin et le quai de Tounis construits en brique pour contenir les inondations permettent de se promener le long du fleuve et de découvrir les anciens ponts de Toulouse. À tort considéré comme le plus vieux pont de Toulouse[250], le pont-Neuf, d’une longueur de 220 mètres, n'en reste pas moins un chef-d'œuvre et le premier pont à avoir su résister aux nombreuses crues de la Garonne ! Le pont Saint-Pierre est un pont métallique datant de 1987. Un peu plus en aval sur la Garonne se trouve le Bazacle, un gué où les premiers toulousains se sont installés. Il forme aujourd'hui une digue permettant de maintenir un niveau d'eau suffisant à la Garonne durant les mois d'été. Au bord du fleuve, l'hôpital de La Grave et sa chapelle Saint-Joseph de la Grave sont visibles grâce au dôme de la chapelle recouvert de cuivre. Près de la Garonne se trouve aussi le château d'eau de Toulouse qui renferme une galerie d'expositions photographiques.

Le canal du Midi, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996 et qui court dans la ville sur une dizaine de kilomètres des Ponts-Jumeaux à Ramonville-Saint-Agne, ainsi que le canal de Brienne décidé par les États de Languedoc en 1760 et qui relie la Garonne aux Ponts-Jumeaux en passant par l'écluse Saint-Pierre, sont des lieux remarquables de la ville.

La place de la Trinité et la rue des Filatiers sont à découvrir, architectures remarquables des hôtels particuliers, et somptueuses façades d'immeubles. Rue des Filatiers se situe la maison Calas, et au bout de la rue l'église de la Dalbade (Jean Calas, marchand protestant de Toulouse, a été condamné par le Parlement de Toulouse, au supplice de la roue et exécuté le 10 mars 1762, sous l'accusation, sans preuve, d'avoir assassiné un de ses fils réputé converti au catholicisme).

Enfin, quelques bâtiments publics sont remarquables comme la gare Matabiau située au bord du canal du Midi, la prison Saint-Michel et le palais Niel qui a été construit sur les anciennes fortifications de Toulouse pour l’installation du maréchal de France Adolphe Niel. Et l'amphithéâtre romain de Purpan-Ancely est l'un des seuls édifices pratiquement intact de l'époque romaine.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Toulouse possède un important patrimoine inscrit dans la liste des monuments historiques.

Hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

Hôtel d'Assézat
Hôtel de Pierre
Hôtel d'Ulmo

Toulouse est la ville française où l'on trouve le plus d'hôtels particuliers datant du XVIe siècle[réf. souhaitée]. Enrichis grâce au commerce du pastel lors de la Renaissance, de nombreux bourgeois locaux ont érigé leurs hôtels particuliers, souvent surmontés d'une tour (symbole de puissance et signe de reconnaissance des personnages importants de la cité). À ces hôtels du pastel s'ajoutent ceux des parlementaires, dont le nombre est allé croissant du XVIe siècle jusqu'à la Révolution. Ainsi, dans le centre-ville, on dénombre pas moins de 74 hôtels particuliers, dont quelques-uns des plus célèbres sont :

Cafés et hôtels[modifier | modifier le code]

Le grand café de la Comédie sur la place et le boulevard Lafayette dans les années 1890.

Toulouse possède de nombreux cafés qui étalent leurs terrasses sur les rues semi-piétonnes du centre-ville. Le centre-ville de Toulouse est en pleine mutation, les activités et les nouveaux projets se déplacent vers le quartier des Carmes et Esquirol (piétonnisation des rues, ouverture de grandes enseignes). Plusieurs quartiers sont très fréquentés aux beaux jours comme la place Wilson, la place Saint-Georges, la place Saint-Pierre et la place Esquirol, rue des Filatiers à côté de la Trinité. La grande période des cafés s'est déroulée de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle[251]. Les plus beaux établissements se trouvaient autour de la place Wilson (anciennement nommée le square Lafayette). En 1900, quatre hommes d'affaires créent la Société anonyme des Grands Cafés et possèdent à l'époque cinq établissements : le Lafayette, le grand café glacier Albrighi, le grand café des Américains, le grand café de la Comédie et le grand café Sion[252]. Le grand café des Américains était remarquable par sa terrasse (la plus grande de France) dont l'orchestre animait tout le café en 1960.

Aujourd'hui encore, bien que la spéculation immobilière en ait fait disparaître bon nombre au profit de franchises d'enseignes nationales, quelques cafés sont de véritables monuments comme sur la place du Capitole, le Café Bibent classée monuments historiques en 1978 qui possède une belle décoration 1900 et le café Le Florida, ouvert depuis 1874. Les cafés ont joué un rôle lors de la Seconde Guerre mondiale car des résistants comme Jean Cassou ou le colonel Cahuzac tenaient des réunions sur leurs terrasses[253]. Plus récemment, la place Saint-Pierre est le lieu estudiantin de la ville avec les célèbres Bar basque et Chez Tonton avec son pastis « ô maître ».

Sur la place du Capitole, plusieurs hôtels ont une architecture caractéristique. Le Grand Hôtel de l'Opéra s'élève sur l'emplacement de l'ancien collège Saint-Martial. C'est un hôtel de luxe depuis 1980. À l'angle opposé se trouve l'hôtel du Grand-Balcon qui hébergeait des grands noms comme Jean Mermoz ou Antoine de Saint-Exupéry à l'époque de l'Aéropostale.

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

La Basilique Saint-Sernin avec les Pyrénées en toile de fond.

Les monuments catholiques sont nombreux à Toulouse et plusieurs sont des bâtiments remarquables.

La basilique Saint-Sernin située dans le quartier du même nom est classée en 1998 au patrimoine mondial de l'UNESCO, au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. C'est une église de style roman méridional dont la construction s'est étendue du XIe au XIIe siècle, et qui a été consacrée basilique en 1878. Depuis la destruction de l'abbaye de Cluny, Saint-Sernin est la plus grande église romane de France, sinon d'Europe (peut-être dépassée par la cathédrale de Spire), et l'une des plus belles. C'est aussi l'église qui compte le plus de reliques en France, ce qui lui valut dès le Moyen Âge d'être un lieu de pèlerinage de premier plan.

L'église des Jacobins et son cloître, situé entre la Garonne et la place du Capitole, est une construction monastique des XIIIe et XIVe siècles, entièrement réalisée en briques, joyau de l'art gothique languedocien. Elle possède une double nef séparée par des colonnes de vingt-deux mètres de haut, d'où jaillissent des voûtes d'ogives. La dernière colonne offre un exemple rare du rayonnement de ses voûtes d'ogives formant un « palmier ». C'est dans l'enclos conventuel des Jacobins que la dépouille de Thomas d'Aquin, mort en 1274, fut déposée en 1369. Déplacés à Saint-Sernin pendant la Révolution, les restes de Thomas d'Aquin retournèrent aux Jacobins en 1974, pour le 7e centenaire de la mort de l'Aquinate.

La cathédrale Saint-Étienne est la cathédrale de Toulouse construite aux alentours de 1070. Son aspect est particulier car elle est composée d'éléments architecturaux de diverses époques.

Église des Jacobins en briques, typique de l'art gothique du midi.

D'autres églises sont caractéristiques comme :

Toulouse possède aussi des monuments protestants comme le temple de la place du Salin et le vieux temple de la rue Pargaminières. Deux monuments orthodoxes existent aussi comme l'église Saint-Saturnin située avenue de Lavaur et l'église Saint-Nicolas située avenue de Grande-Bretagne. Plusieurs synagogues, dont la plus ancienne est la synagogue Palaprat, et un grand centre communautaire de construction récente représentent les monuments juifs de la ville. Enfin, plusieurs mosquées existent sur la commune comme la mosquée Ennour du quartier d'Empalot, avec son minaret, sa coupole, ses trois niveaux sur 2 100 m2[254] encore en construction, la mosquée Al-Rahma, la mosquée Al Hoceine, la mosquée Salam et la mosquée Abou Bakr.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Jardin royal de Toulouse.
Les Jardins du Muséum à la Maourine.

En plus des berges de la Garonne et du canal du Midi, Toulouse bénéficie de nombreux espaces verts représentant un ensemble de 1 000 hectares en 2005 avec 160 jardins et 600 points verts[255]. En 1998, la ville de Toulouse est classée trois fleurs pour la qualité de son fleurissement. C'est en 1754 que Toulouse aménage son premier jardin public, le jardin Royal qui s'étend au-delà des vieilles fortifications médiévales. Cet aménagement est le projet Mondran dont le but était d'ouvrir un espace pour la promenade, l'hygiène et l'ouverture de larges perspectives. Ainsi, cette politique de grands travaux, avec le Grand Rond, les quais et les façades le long de la Garonne, transforment la ville. Plus tard, au XIXe siècle, le jardin des plantes est créé à Toulouse[256]. Dans les années 1970, plusieurs projets de jardins de quartier sont aménagés en ville au plus près des habitants. En parallèle, des projets d'urbanisme permettent de créer des parcs comme celui de Compans-Caffarelli, le parc de la Maourine ou celui de la Reynerie[257].

Les parcs et jardins de la ville sont diversifiés allant du jardin japonais du quartier d'affaires de Compans-Caffarelli au parc de la prairie des Filtres au bord rive gauche de la Garonne. D'autres jardins comme le jardin des Plantes, le Grand-Rond et le Jardin Royal sont très anciens. Enfin, en périphérie, le parc de la Reynerie offre un havre de paix tandis que quatre zones vertes à vocation sportive entourent la ville depuis 1971, aux quatre points cardinaux en périphérie de la ville : à l'ouest, le parc de la Ramée possède un lac de 38 hectares et un espace vert de 280 hectares. Au sud, les côtes de Pech-David disposent d'un parc de 280 hectares et culminent à 130 mètres au-dessus de la Garonne dominant la ville et la zone industrielle. Au nord, la zone de loisirs de Sesquières dispose de 117 hectares de parcs et un lac de 13 hectares sur lequel le ski nautique est possible et à l'est le parc des Argoulets.

Enfin, la reconversion du site du parc des expositions due à son déménagement, devrait permettre la création d'un véritable Central Park toulousain, un nouveau « poumon vert de la ville » selon Pierre Cohen, sur l'île du Ramier, en plein cœur de la ville.

Les avenues, les allées et les voies d'eau sont plantées de nombreux arbres. Les espèces dominantes sont le platane (environ 9 000), le peuplier (environ 5 000), le tilleul (environ 4 000), le micocoulier (environ 3 000), le pin parasol (environ 1 500) et le cèdre (environ 700). La commune est plantée d'environ 500 000 dont 160 000 sont gérés par la municipalité[62]. En plus des arbres, les services municipaux produisent plus de 450 000 plantes à massifs chaque année pour le fleurissement de la ville grâce aux serres municipales.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La vie culturelle toulousaine est riche de nombreux apports.

Au substrat occitan, académique (jeux floraux, tradition forte des peintres et architectes locaux) et universitaire toujours actif s'est ajouté une situation culturelle particulière: au XIXe siècle la situation politique locale a ouvert les lieux de l'élite (opéra, conférences, musées, sport) à l'ensemble des groupes sociaux Toulousains. L'éloignement de Paris et cette culture de mixité ont conduit à la mise en place d'une culture locale (éditeurs, chanteurs...) bien identifiée et relayée par des pratiques amateurs enrichies par diverses vagues d'immigration (espagnole durant la guerre civile, pied-noir dans les années 1960, maghrébine dans les années 1970) mais également de la diversité et de la jeunesse de la population estudiantine: cette revendication d'une tradition de métissage culturel est la marque de la mouvance culturelle alternative locale (dès les années 1980 Claude Sicre, plus récemment les Motivé-e-s).

La ville de Toulouse a reçu le label Ville d'art et d'histoire du ministère de la Culture le 17 avril 2019[258]. Un label qui avait été demandé en 2015 par la ville rose pour promouvoir le patrimoine « dans toute sa diversité ».

Musées[modifier | modifier le code]

Premier numéro de L'Auta, avril 1906, consacré à la culture toulousaine et toujours imprimé de nos jours.

Les nombreux musées de la ville présentent un patrimoine historique important. Le musée Saint-Raymond situé près de la basilique Saint-Sernin a été créé en 1892. Il est consacré à l'art et à l'archéologie de l'Antiquité. Le musée du Vieux Toulouse est un musée privé exposant des objets ou des documents anciens évoquant le passé de la ville. Le musée Paul-Dupuy présente quant à lui une collection d'objets liés aux arts graphiques et décoratifs allant du Moyen Âge à 1939. Le musée Georges Labit présente une collection d'objets exotiques récoltés par l'aventurier Georges Labit.

Le musée des Augustins est le musée des Beaux-Arts de Toulouse créé en 1795. C'est le plus vieux musée de la ville mais aussi de France après le Muséum central de Paris[259]. Il regroupe une collection de peintures de primitifs méridionaux, une collection de peintures italiennes et une collection de tableaux de peintres hollandais et flamands. il possède aussi une collection de sculptures. L'Hôtel d'Assézat renferme aussi la fondation Bemberg qui regroupe une collection de livres, de tableaux et de sculptures. Le musée d'art moderne et contemporain des Abattoirs, créé en 2000, occupe les anciens bâtiments de l'abattoir de la ville. Il regroupe des œuvres de la seconde moitié du XXe siècle.

Toulouse possède d'autres musées comme le musée des instruments de médecine des hôpitaux de Toulouse, le musée départemental de la Résistance et de la Déportation, le centre Méridional de l’Architecture et de la Ville, le MATOU ou Musée de l’Affiche de Toulouse, seule institution de ce type en France.

Le muséum d'histoire naturelle après rénovation a rouvert ses portes en octobre 2007. Enfin, il faut signaler le parc consacré à l'espace qu'est la Cité de l'espace.

Le musée Georges Labit situé au 17 rue du Japon, construit en 1893 avec un jardin exotique et méditerranéen propose une exposition d'arts asiatiques (Inde, Cambodge, Thaïlande, Indonésie, Népal, Chine et Japon) et d'antiquités égyptiennes.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du réseau des bibliothèques de Toulouse (Lecture Publique) comprend[260] :

  • Une médiathèque centrale, la Médiathèque José-Cabanis, située dans le quartier Marengo et réalisée en 2003[261].
  • Une bibliothèque d'étude et du patrimoine rénovée en 2003.
  • 19 bibliothèques de quartier réparties dans la ville dont l'organisation a été mise en place en 1958 :
    • Une médiathèque de quartier, la médiathèque Saint Cyprien, dans le quartier du même nom qui est abritée par un bâtiment classé.
    • Une médiathèque de quartier, la Médiathèque d'Empalot, dans le quartier du même nom qui a ouvert ses portes le 6 janvier 2009.
    • Une autre médiathèque du quartier, la Médiathèque Grand M, dans le quartier de la Reynerie qui a ouvert ses portes le 27 mars 2012[262].
    • ...
  • La bibliothèque nomade

La médiathèque José-Cabanis a été réalisée en 2003 dans le prolongement des allées Jean Jaurès par l'architecte Jean-Pierre Buffi. Le bâtiment forme une arche moderne aux couleurs de la brique. Elle offre plus de 200 000 titres en consultation et en prêt, de nombreux CD et DVD[263], 5 départements thématiques, un service pour les déficients visuels, un département pour la jeunesse, une salle d'actualités, un espace multimédia, une salle d'expositions, deux auditoriums et 150 postes multimédias. Son nom a été donné en hommage au critique littéraire José Cabanis.

Bibliothèque d'étude et du patrimoine

La bibliothèque d'étude et du patrimoine de Toulouse est hébergé dans un bâtiment Art déco construit dans les années 1930 par Jean Montariol dans la rue de Périgord. Elle conserve une collection patrimoniale (livres anciens et manuscrits rares) ainsi qu'un important fonds d'étude et régional[264].

Photographie, art contemporain et galeries d'art[modifier | modifier le code]

Galerie du château d'eau Laganne
Galerie sauvage au pont de la Poudrerie

Dès l'invention de la photographie par Nicéphore Niepce, plusieurs toulousains s'approprient cette nouvelle technique. Ainsi en 1875, Charles Fabre créé la Société toulousaine de la photographie. Il publiera aussi des ouvrages importants sur la photographie comme le Traité encyclopédique de photographie. Enfin, il met en place en 1892 un enseignement supérieur de la photographie[265].

Sous l'impulsion du photographe Jean Dieuzaide et avec le concours du Cercle photographique des XII, la ville de Toulouse ouvre la Galerie du Château d'eau[266] en 1974 dans un ancien château d'eau en brique construit en 1825. Sous la direction de Jean-Marc Lacabe, elle présente régulièrement les plus grands noms internationaux de la photographie ainsi que le travail de jeunes photographes européens prometteurs. Elle regroupe deux espaces d'exposition, un centre de documentation et une collection permanente, qui fait l'objet d'expositions itinérantes.

Très apprécié des Toulousains, le Château d'eau est une institution emblématique dans le paysage des arts plastiques toulousain et fait de Toulouse l'une des villes les plus importantes pour la photographie, aux côtés d'Arles et de Chalon-sur-Saône.

Toulouse possédait quelques trop rares galeries privées d'art contemporain proposant une programmation exigeante, mais la galerie Sollertis a fermé ses portes fin 2012[267], Jacques Girard est mort quelques mois plus tard, en mars 2013[268], et la galerie Exprmntl[269] à reconverti récemment les 2/3 de sa surface en librairie de déstockage.

De même, les Galerie Duplex, GHP et la Galerie Lemniscate n'auront perduré que quelques années[267].

Depuis 2000, le musée des Abattoirs présente une importante collection d'Art contemporain.

Depuis 2001, le Printemps de septembre, hérité de l'ancien Printemps de Cahors et passé de festival de photographie contemporaine à festival de création contemporaine investissait chaque automne pour quelques semaines la quasi-totalité des lieux de culture de Toulouse et plus encore, pour le meilleur comme pour le pire. Renommé FIAT (Festival International d'Art Toulouse) en 2013, et déplacé en mai[270], le festival sera recomposé en biennale à partir de 2016, l'édition 2015 étant annulée[271] puis retrouvera finalement son appellation initiale.

Pour un tour d'horizon plus complet des lieux consacrés aux arts plastiques et arts visuels, ajoutons le BBB centre d'art[272] et Lieux-Communs[273], espace d'art contemporain.

Le quartier Saint-Étienne possède aussi de nombreuses boutiques d'antiquaires, de design et de décoration tandis que les salles des ventes d'objets d'art se concentrent entre Saint-Georges et Saint-Aubin.

Théâtres et salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Depuis 1736, la ville de Toulouse est forte de son théâtre situé dans les murs mêmes de l'Hôtel de Ville. Aujourd'hui consacré exclusivement à l'art lyrique et au ballet, administré en régie municipale autonome (budget annexe) depuis 1994, le théâtre du Capitole abrite une compagnie de ballet composée de 35 danseurs permanents ainsi qu'un chœur mixte composé de 45 chanteurs titulaires.

Toulouse a également été le terreau d'éclosion de compagnies de théâtre de rue comme Royal de luxe et de tout un mouvement d'artistes liés à la scène urbaine. Mais le principal théâtre consacré principalement à l'art dramatique est le théâtre de la Cité TNT qui est un bâtiment important ouvert en 1998 construit par l'architecte Alain Sarfati. Il possède un amphithéâtre de 898 places, un petit théâtre de 250 places et un studio de 74 places. Il accueille jusqu'à 100 000 spectateurs par an[274]. Deux autres théâtres ressortent du lot : le théâtre de la Digue et le théâtre Garonne. Le premier présente des pièces régionales tandis que le second est un théâtre situé dans un esprit de recherche et de création originale. Plusieurs scènes comme le théâtre de la cité, le théâtre Daniel-Sorano, le théâtre du Pavé, le Grenier-Théâtre accueillent aussi de nombreuses pièces chaque année. Citons aussi des scènes proches tel Altigone à Saint-Orens-de-Gameville ou Odyssud à Blagnac. L'église Saint-Pierre-des-Cuisines héberge aussi un auditorium de 400 places. La vie théâtrale amateur connaît également une activité importante que sert par exemple le thé

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