Sonate pour violon et piano n° 2 (Honegger)

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Sonate pour violon et piano n° 2
H. 24

Arthur Honegger et Andrée Vaurabourg, créateurs de l'œuvre en 1920, ici photographiés à Mézières en 1925 lors de la création de Judith.

Nb. de mouvements 3
Musique Arthur Honegger
Durée approximative 13 minutes
Dates de composition 1919
Dédicataire Fernande Capelle
Création
Interprètes Arthur Honegger (violon), Andrée Vaurabourg (piano)

La Deuxième Sonate pour violon et piano (H. 24) d’Arthur Honegger est une œuvre de musique de chambre composée en 1919, dédiée à Fernande Capelle, membre du Quatuor Capelle[note 1]. Sa durée d'exécution est d'environ 13 minutes. Elle est éditée par Salabert.

Genèse, création et réception[modifier | modifier le code]

Le jeune compositeur suisse s'illustre avec la création du Premier Quatuor à cordes en 1917, achevé à la même période que la Rhapsodie pour deux flûtes, clarinette et piano alors qu'il travaille à la Première Sonate pour violon et piano (1916-1918). Dès avril 1919, il séjourne au Havre, sa ville natale, et se met à la composition d'une deuxième sonate pour violon et piano. Le premier mouvement est composée entre avril et mai 1919[H 1]. Du 18 juillet au 30 septembre, il est en Suisse et travaille au second mouvement qui est daté d’Engelbert, août 1919[H 1]. Dès le mois de novembre, la sonate est achevée et sera créée sous peu[H 2].

La création privée de l'œuvre a eu lieu le chez le compositeur Darius Milhaud avec le compositeur au violon et la pianiste Andrée Vaurabourg. Le critique Henri Collet assiste à cette création privée et est impressionné[H 3]. La création publique a lieu le par les mêmes interprètes à salle du Conservatoire de la Société nationale à Paris[H 4].

Dans une lettre adressée à ses parents du , il évoque un diner avec le compositeur Maurice Ravel et rapporte les commentaires du compositeur : « Ma 2e Sonate lui a fait une drôle d'impression. Il déteste le premier morceau mais aime beaucoup les deux autres »[H 5]. Dès le 20 octobre, il rejoue la sonate à Paris[H 6] et encore le 20 novembre au Concerts Touche[H 7]. Lors du festival Honegger du , la sonate est de nouveau jouée à la Société de musique indépendante (SMI) à la Salle Gaveau à Paris[H 8]

Structure et analyse[modifier | modifier le code]

D'une durée d'exécution de 13 minutes, la sonate comporte trois mouvements :

  1. Premier mouvement : Allegro cantabile
  2. Deuxième mouvement : Larghetto
  3. Troisième mouvement : Vivace assai

Le langage harmonique de cette sonate est plus marqué que la Première Sonate pour violon et piano, notamment dans la conquête d'un « langage complexe, chromatisé »[1]. D'une forme plus concise que la première sonate, cette pièce rompt avec la complexité thématique et l'ampleur des développements des pièces antérieures[T 1]. La tonalité principale est si.

Allegro cantabile[modifier | modifier le code]

Ce premier mouvement, d'une durée d'exécution de 5 minutes présente une signature rythmique en 9/4 et développe une mélopée au violon sur arpèges du piano évoquant Gabriel Fauré[H 9]. De forme sonate, ce mouvement présente une réexposition inversée, chère au compositeur[H 9].

Larghetto[modifier | modifier le code]

Ce seconde mouvement, d'une durée d'exécution de 5 minutes est écrit dans la tonalité de mineur, peu sensible en raison de son chromatisme récurrent[H 9]. Il s'achève sur une coda résolue en majeur[H 9].

Vivace assai[modifier | modifier le code]

Ce troisième et dernier mouvement, d'une durée d'exécution de 3 minutes, est « bref, spirituel, piquant »[H 9] et présente une forme sonate précise avec une réexposition « normale », non inversée[H 9].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Arthur Honegger - La musique de chambre, Intégrale en 4 CD. CD no 1 : Dong-Suk Kang (violon), Pascal Devoyon (piano), 1992, label Timpani 1C1008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Quatuor Capelle a créé le le Premier Quatuor à cordes du compositeur.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b p. 67
  2. p. 68
  3. p. 69
  4. p. 71
  5. p. 75
  6. p. 76
  7. p. 78
  8. p. 129
  9. a, b, c, d, e et f p. 327-328
  1. p. 46

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Harry Halbreich, Notice d'Arthur Honegger dans Guide de la musique de chambre, Fayard - Les indispensables de la musique, 1989, (ISBN 2-213-02403-0), p. 467


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