Sonate pour violon et piano n° 1 (Honegger)

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Sonate pour violon et piano n° 1
H. 17

La violoniste Hélène Jourdan-Morhange est à gauche sur la photo. Elle crée la sonate d'Honegger avec la pianiste Andrée Vaurabourg

Nb. de mouvements 3
Musique Arthur Honegger
Effectif Violon, piano
Durée approximative 25 minutes environ
Dates de composition 1916-1918
Création
Paris (Théâtre du Vieux-Colombier),  France
Interprètes Hélène Jourdan-Morhange (violon) et Andrée Vaurabourg (piano)

La Sonate pour violon et piano no 1 ou Première sonate pour violon et piano (H. 17) d'Arthur Honegger est une œuvre de musique de chambre composée entre 1916 et 1918 et créée au théâtre du Vieux-Colombier à Paris en . Elle est éditée par Salabert.

Genèse, influences et création[modifier | modifier le code]

Elle est avec le Premier Quatuor à cordes, la première des œuvres de musique de chambre du compositeur, et une des premières œuvres du catalogue, parmi les œuvres de jeunesse, notamment Cloches du soir, les Six Poèmes d'Apollinaire et le poème symphonique Le Chant de Nigamon. Elle précède de quelques années les succès rencontrés par Le Roi David et le Mouvement symphonique Pacific 231. Si le premier quatuor est plus caractéristique du style futur du compositeur, la sonate est parfois reconnue comme portant les gènes des futures symphonies[M 1]. La composition débute en 1916[T 1], par le premier mouvement achevé en juillet[1], puis le deuxième le [1]. Le troisième mouvement n'est achevé qu'un an plus tard en février 1918. Les deux premiers mouvements sont créés le par Andrée Vaurabourg et l'auteur au violon dans le cadre de l’Université Interalliée du Parthénon[1] et créée intégralement le [1] au théâtre du Vieux-Colombier à Paris par Hélène Jourdan-Morhange au violon et Andrée Vaurabourg au piano[D 1]. Cette dernière, future épouse du compositeur, a déjà créé la Toccata et Variations en 1916[D 2].

Style[modifier | modifier le code]

L'œuvre subit l'influence de la sonate de César Franck et de l'impressionnisme de Gabriel Fauré[M 1]Elle est toutefois plus développée que les autres sonates du compositeurs, pourtant ultérieures[2] et son langage harmonique est traditionnel[2] tandis que chaque mouvement possède sa propre tonalité[2].

Structure et analyse[modifier | modifier le code]

L'œuvre comprend trois mouvements dans un ordre peu usité jusqu'alors[T 1] :

  1. Andante sostenuto, en la majeur ;
  2. Presto, en fa majeur ;
  3. Adagio, en ut dièse mineur.

Andante sotenuto[modifier | modifier le code]

Le premier mouvement limpide présente deux thèmes contrastés et réexposés dans l'ordre inverse, une technique que le compositeur reprendra dans de nombreuses œuvres ultérieures[2].

Presto[modifier | modifier le code]

Le deuxième mouvement est écrit dans le style contrapuntique, très dynamique[2].

Adagio[modifier | modifier le code]

Le troisième et dernier mouvement est plus sombre, funèbre[2]. C'est le seul des trois mouvements auquel Pierre Meylan trouve une certaine originalité et précise que « De même que dans le Premier Quatuor, c'est le mouvement lent (…) qui se dégage de la gangue des influences. La mélodie mélancolique que chante le violon se détachant de mystérieux accords au piano, a de la profondeur et une expression intense »[M 1].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Arthur Honegger - La musique de chambre, Intégrale en 4 CD. CD no 1 : Dong-Suk Kang (violon), Pascal Devoyon (piano), 1992, label Timpani 1C1008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c p. 24
  1. p. 60
  2. p. 27
  1. a et b p. 35

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Harry Halbreich dans la notice du CD Arthur Honegger - Musique de chambre CD 1, Timpani 1C1008, 1992, p. 5
  2. a, b, c, d, e et f Harry Halbreich, Notice d'Arthur Honegger dans Guide de la musique de chambre, Fayard - Les indispensables de la musique, 1989, (ISBN 2-213-02403-0), p. 467
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