Rosières-en-Haye

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Rosières-en-Haye

Le centre du village.

Héraldique
Administration
Pays France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement de Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Pont-à-Mousson
Maire
Mandat
Claude Hanrion
2014-2020
Code postal 54385
Code commune 54463
Démographie
Population
municipale
237 hab. (2016 en diminution de 2,47 % par rapport à 2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 37″ nord, 6° 00′ 05″ est
Altitude Min. 235 m
Max. 306 m
Superficie 10,74 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Rosières-en-Haye

Géolocalisation sur la carte : France

Rosières-en-Haye
Liens
Site web http://www.rosieres-en-haye.fr

Rosières-en-Haye est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé à 21 Km de Nancy , 17 de Toul, 7 de Domêvre-en-haye.

(Fig 1) - Rosières-en-haye (ban communal)

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 1075 hectares comportait en 2011, 56 % de zones agricoles , 12% de forêts  et  32 % de surfaces commerciales (ancien aéroport). Le territoire n'est arrosé que par des ruisseaux intermittents non recensés par le SANDRE[1].

communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ecclesia in Rauseras, in comitatu Scarponinsi, 896 - In Rauserias - Ecclesia de Rausariis, 965 - Roseriae, Rozerium, 1146 - Roceres, Roseres, 1188 - Rouzières, 1340 - Rozeriae en Heilz, 1402 - Rouseires, 1421 - Rosierres, Rosierres-en-Heix, 1441 - Rozière-en-Hey, 1500 ; sont les différentes graphies recensées par le dictionnaire topographique de la Meurthe[2].

L’église de Rosières est implantée au bord d’une légère cuvette dans laquelle jaillissait une source qui alimentait le lavoir municipal. La présence surprenante de cette cuvette humide au milieu d’un plateau plutôt sec[3] et donc la possibilité d’y avoir vu des roseaux pourrait avoir donné le nom de cette commune : soit littéralement « les roseaux dans la forêt de Hêtres » (Haye) (Ros in silva Heis - Rosières-en-Haye).

Cette origine est avancée en rapport avec l'étymologie mise en avant dans le dictionnaire d'Auguste Longnon, article "Rosières"[4] dans laquelle cet étymon dérive du mot roseau en latin (russus) et vieux français (ros).

Ecarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les écarts suivants sont cités dans les chroniques historiques, dont au moins deux ont persisté sur les cartes modernes : le carrefour des 4 vents et la justice.

CROPELLO, fief à Rosières-en-Haye, érigé en 1712, supprimé on 1725, rétabli en 1736 ; non localisé QUATRE-VENTS (LES), écart. commune de Rosières-en-Haye , moulin aux vents ; SAINT-NICOLAS, anc. ermitage, commune de Rosières-en-Haye.[2], aujourd'hui disparu

On peut citer aussi LA COTE EN HAYE, peu documenté mais mentionné sur la carte d'Etat-major (IGN) de 1866 comme ancienne ferme, ainsi que La Justice figurant encore dans la base FANTOIR pour cette commune.(Fig 1)

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire communal semble avoir été depuis longtemps fréquenté par les hommes, puisque Beaupré cite la découverte de  "Hache en silex pointes de lances et de flèches, etc., ", mais également à l'époque romaine dont on a retrouvé des pièces de monnaies et des substructions (En Hermiterre aujourd'hui Hermé terme)[5]Au XXe siècle une nécropole mérovingienne et les traces d'activités de fonderie ou de forges ont été signalés[6]

Après la conquête de la Gaule, le territoire fut couvert de villages et de métairies puisqu’il était traversé par la voie de Langres à Metz, par Toul et Scarponne , le chemin royal  de grande communication numéro vingt-huit, de Toul à Pont-à-Mousson, par Dieulouard fut  établi en grande partie sur cette ancienne voie.

Moyen-âge [modifier | modifier le code]

Le bourg est cité pour la première fois à la fin du IXe siècle, comme le rapporte H. Lepage[7], dans les chroniques d'Adson[8] de Toul, quand Arnalde, Evêque de Toul fait l'acquisition de quelques fermes (meix) au village de Rosières. Puis, en 968, Saint Gérard évêque de Toul donne à l'abbaye de Bouxières l’église de Rosières.

Par la suite les revenus de ces terres vont à différents seigneurs comme il l'indique dans son ouvrage :

« Il est encore parlé de Rosières, dans une charte de Henri, évêque de Toul (1146) et dans le titre de fondation de la collégiale de Liverdun par Pierre de Brixey (1188). En 1436, René Ier donna à Henri, bâtard de Bar, ce qu'il avait à Rosières, jusqu'au paiement de 300 florins ; et, en 1608, Louis de Guise, baron d'Ancerville, fit ses reprises pour la terre de Rosières, que le duc de Lorraine lui avait donnée ».

Peu après, des comptes extraits des archives des domaines seigneuriaux lorrains dit de l'avant-garde[9] indiquent que le village, comme beaucoup d'autres eut à souffrir des conséquences de la guerre de trente ans :

« Le comptable ne rapporte (en 1643) aucune recette du village de Rosières, soit des rentes en deniers, grains, poules et chapons, pour être ledit village désert et abandonné...»

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]


Anecdote[modifier | modifier le code]

En 1609, Louis de Guise, baron d'Ancerville, à qui la seigneurie de Rosières avait été donnée l'année précédente, obtient la permission de faire ériger dans ce lieu (Fig 1 ) signes patibulaires, poteaux, piloris et carcan, pour l'exercice de la haute justice[7].

  • La voie romaine Lyon-Trèves fut détruite en 1738 pour remblayer la GC 28.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Alain Aubriot    
mars 2008 En cours
(au 16 avril 2014)
Claude Hanrion    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2016, la commune comptait 237 habitants[Note 1], en diminution de 2,47 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
244264273314304320331318322
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
307303285274258266249231231
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
217215180184161169167429831
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
499343451239259237226249237
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et faiblement viticole au XIXe siècle :  

« Surf. territ.: 1,074 hect.; 745 en terres lab., 8 en prés, 5 en vignes. 288 en bois. »[14],[15].

Un des rares moulin à vent lorrain a fonctionné au carrefour des 2 routes au nord-est du village, attesté en 1580 dans les chroniques :

« Thomas, meunier du moulin d'Alainveaux, doit par chacun an, au terme Saint-Remy, pour et au nom de Jean Simonin, de Rosières, deux chapons pour cause de la permission que feu Monseigneur de l'Avant-garde[9] a donnée audit Jean Simonin pour l'assiette du moulin aux vents (Fig 1) qu'il a fait construire et ériger proche dudit Rosières »[7]

Aujourd'hui, le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[16],), la commune de Rosières-en-Haye était majoritairement orientée [Note 2] sur la production de céréales et d'oléagineux sur une surface agricole utilisée d'environ 570 hectares (50% de la surface cultivable) stable depuis l'an 2000 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 278 à 48 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 7 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 6 unités de travail[Note 3].

Secteur secondaire ou Industrie ou Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Écartelé aux 1 - 4 d'azur semé de croix recroisetées au pied fiché d'or, à deux bars adossés de même ; et aux 2 - 3 d'argent à la gerbe de roseaux de sinople posée en pal.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Les armoiries de Bar rappellent l'appartenance de Rosières au Barrois. Les roseaux font allusion au nom de Rosières: lieu planté de roseaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  2. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  3. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.
  4. Voir sur le site web de la commune

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 27 novembre 2019)
  2. a et b Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe : réd. sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, coll. « Dictionnaire topographique de la France », (lire en ligne)
  3. Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur galeries.limedia.fr « Le  territoire vu à vol d’oiseau peut-être considéré comme une plaine ou un  plateau, sauf quelques légères aspérités de peu d’importance… et Pèche : pas de cours d'eau… »
  4. Auguste LONGNON, Les noms de lieu de la France, Paris, 1920-29.
  5. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, (lire en ligne), p. 19,124
  6. Hamm, Gilles., La Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 2-87754-091-X et 978-2-87754-091-9, OCLC 890475393, lire en ligne)
  7. a b et c Henri Lepage, Les communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département, vol. 2, (lire en ligne), p. 437
  8. Histoire des Evêques de Toul.
  9. a et b Le domaine de l'avant-garde était l'ensemble des ressources et rentes sur des villages lorrain dont bénéficiaient des seigneurs de Pompey au moyen-âge.[1]
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. Étienne Grosse, Dictionnaire statistique du département de la Meurthe : contenant une introduction historique, etc., Lunéville, Creusat,
  15. Henri Lepage, Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative, (lire en ligne), p. 495
  16. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2019) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip »
  17. Clochers de France, « Église Saint-Pierre - 54463 Rosières-en-Haye » (consulté le 7 octobre 2012)
  18. [PDF] EDF énergies nouvelles, « Centrale photovoltaïque BA136 Toul-Rosières », (consulté le 13 novembre 2012)
  19. mac-bio.fr, « La centrale solaire de Rosières-en-Haye », (consulté le 13 novembre 2012)
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