Roland Foras

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Roland Foras
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Roland Foras, né le et mort le , est un résistant français de la Seconde Guerre mondiale. Il sera déporté en Allemagne entre 1943 et 1945.


Entrée dans la Résistance[modifier | modifier le code]

Il entre dans la Résistance, mouvement Combat en septembre 1942[1]. Il est responsable d'un dépôt d'armes, puis d'un poste radio émetteur-récepteur.

Il est l'objet d'un parachutage en mars 1943 à Marnézia.

L'arrestation[modifier | modifier le code]

Arrêté par la gendarmerie française le 3 juin 1943[1], il est conduit à la maison d'arrêt de Lons-le-Saunier. Il est par la suite transféré à la prison Saint Paul de Lyon[1] le 24 août 1943 cellule 39, bâtiment D. Il est jugé par la Section Spéciale de Lyon le 18 et 19 octobre 1943 et condamné à 5 ans de réclusion[1].

Par la suite, on le transfère à la Maison Centrale d'Eysses-Villeneuve sur Lot le 10 novembre 1943[1]. Il fait une tentative d'évasion le 19 février 1944[1].

La déportation[modifier | modifier le code]

Le 30 mai 1944, Roland Foras est livré aux troupes allemandes, lesquelles l'embarquent à la Gare de Penne en direction de Compiègne. Il arrive à Compiègne le 3 juin 1944 après trois jours de voyage très difficiles en raison du manque d'eau[1]. Il fait l'objet d'un transfert allemand le 19 juin 1944 en direction de Dachau. Ces trois jours de voyage sont aussi durs à vivre pour lui que pour les 120 autres personnes qui partagent son wagon de marchandise. La soif était le souci principal[1].

Le 22 août 1944, il est transféré à Kaufbeuren[1]. Le 13 février 1945, il est transféré à Allach où il arrive le 14[1]. Dès le 15 mars 1945, il doit réparer des voies ferrées de Munich. Le 25 avril 1945, les ordres cessent. Il affirme que « la fin de la guerre [était] proche, ainsi que notre libération ». Le 29 avril 1945, la journée est « assez calme et longue » jusqu'au soir où « le canon se met à tonner, les alliés approchent à grands pas ». Le 30 avril 1945 à 11h du matin, le camp est libéré[1] par l'armée américaine, les détenus sont raccompagnés jusqu'à leur localité, Trévoux dans le cas de Roland Foras[2].

Décorations[modifier | modifier le code]

Il est nommé dans l'ordre de la Légion d'honneur au grade de chevalier le 23 mai 1980.

Autres médailles[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Autre[modifier | modifier le code]

Roland Foras était un camarade de Paul Morin, responsable des FUJP de l'Ain.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Allack Kommando de Dachau, amicale des anciens de Dachau, 226 pages[3].
  • Kaufbeuren : Kommando de Dachau, édité par les anciens de Kaufbeuren[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j et k « Fiche déporté », sur www.memoire-deportation-ain.fr (consulté le 20 juin 2018).
  2. http://cnrd15.wixsite.com/liberationdescamps/parcours-de-deportes
  3. https://data.bnf.fr/11883470/amicale_du_camp_de_concentration_de_dachau_france/.
  4. Fabien Lacombe et Amicale du camp de concentration de Dachau (France), « Kaufbeuren : Kommando de Dachau, 1944-1945 : mémorial », sur catalogue.bnf.fr, (consulté le 20 juin 2018).
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