Rennes pendant la Seconde Guerre mondiale

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Article principal : Histoire de Rennes.

Rennes pendant la Seconde Guerre mondiale concerne la vie de la ville et de ses habitants entre le 17 juin 1940 (arrivée des troupes allemandes) et le 4 août 1944 (jour de la libération de Rennes), au cours de l'occupation de la France par l'Allemagne.

Contexte en 1939-1940[modifier | modifier le code]

Affiche de 1939 exhortant les Français d'Ille-et-Vilaine à souscrire aux bons d'armement. (Collection du Musée de Bretagne.)

Le 2 septembre 1939, la France déclare la guerre à l'Allemagne nazie. Au cours de la drôle de guerre, la ville, à l'image de l'ensemble du pays, se prépare aux attaques ennemies alors que le conflit n'a pas réellement démarré.

Élu en 1935, François Château est alors le maire de la ville. Il prend les premiers arrêtés afin de préparer la population aux attaques. Dès le 5 septembre, il fait diffuser un avis sur la conduite à suivre en cas d'attaque aérienne et ordonne la suspension du repos hebdomadaire dans les boulangeries[1]. Un corps de volontaires chargés de la Défense passive est organisé dès le mois de septembre ; leur formation se déroule dans le Palais Saint-Georges[2].

À la suite du déclenchement de la bataille de France au printemps 1940, les réfugiés venant du nord de la France et de Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg commencent à affluer en ville.

Installation des troupes allemandes[modifier | modifier le code]

Les troupes allemandes arrivent à Rennes le 17 juin 1940.

Le siège de la Police de sûreté et des services de sécurité (Sicherheitspolizei-SD) est installé au 10 rue de Robien en 1941. Depuis 1938 le propriétaire des lieux est Yves Milon (les précédents propriétaires étant la famille De Gaulle)[réf. nécessaire]. En 1941, alors que les allemands sont déjà installés aux 8 et 12 rue de Robien, Yves Millon va mener des actes de résistance. Le bâtiment est finalement réquisitionné par les troupes d'occupations quelques semaines plus tard, et servira de lieu d'interrogatoire voire de torture[réf. nécessaire].

La vie à Rennes sous l'occupation[modifier | modifier le code]

La Résistance à Rennes[modifier | modifier le code]

Bombardements de la ville[modifier | modifier le code]

Durant la guerre, Rennes subit plusieurs bombardements.

Le premier a lieu le 17 juin 1940, alors que la ville est encombrée de réfugiés et de militaires français et anglais en attente de redéploiement. Plusieurs Dornier DO 17Z de l'escadre allemande de combat 1/KG 76 survolent la gare à basse altitude, puis, après une boucle et l'attaque d'un train de réfugiés à Cesson-Sévigné, reviennent vers la ville. Plaine de Baud, 146 soldats français (203e et 212e d’artillerie lourde divisionnaire venant des Flandres), amenés pour défendre le réduit breton encore en projet, furent tués ainsi que 156 Anglais du Royal Engineer, dans un train qui aurait dû partir vers Brest à neuf heures. Sur les voies de la gare de triage de Saint-Hélier, 206 artilleurs du 222e RALD de la 53e DI et du 64e RALD, la plupart originaires du Midi de la France, trouvent également la mort. Quelques morts parmi les civils sont également à déplorer[3].

Les autres bombardements seront le fait des Alliés.

Les 18 février et 26 février 1943 des appareils anglais bombardent le dépôt de la Kriegsmarine de Rennes, situé sur la route de Lorient.

Plan (tirage sur papier rose) d'une partie de la ville de Rennes (de l'usine Dior à l'est à l'usine à gaz à l'ouest) montrant l'impact des bombardements du 8 mars 1943 par des ronds de différentes couleurs (rouge et bleu). — Musée de Bretagne

Le bombardement de Rennes du 8 mars 1943 sera le premier de la série sur la ville même et un des plus meurtriers. Le bombardement de précision à haute altitude, réalisé par 67 B-17 du 8e bomber command (91e, 303e, 305e et 306e groupes), vise les installations ferroviaires. Cependant, bien que les voies ferrées soient touchées, les bombes atteignent également des lieux civils. La foire, plusieurs artères de la ville et un très gros entrepôt appartenant à la société l’Économique sont touchés[3]. Le bombardement se solde par un bilan humain et matériel très élevé : 274 civils tués, 172 civils blessés, 137 immeubles détruits et 2568 immeubles endommagés[4].

Troisième bombardement notable, le bombardement de Bruz du 19 juillet 1944, mené par les Avro Lancaster B II du groupe 1 du Bomber Command. Ceux-ci, à la suite d'une erreur d'appréciation de cible, bombardent pendant vingt minutes le village de Bruz pendant la nuit. 183 personnes sont tuées, dont 51 enfants[3].

D'autres bombardements sont à relever :

Le bombardement de Rennes du 29 mai 1943 sur les quartiers nord et centraux de Rennes par suite d'une erreur de cible. Les obsèques nationales de 79 morts seront célébrées dans la Cathédrale le 1er juin (Ouest-Éclair du 2 juin 1943).

  • bombardement de Bruz du 8 mai 1944
  • bombardement de Rennes du 18 juin 1944
  • bombardement de Rennes du 17 juillet 1944
  • bombardement des 27 et 28 mai 1944 sur l'aérodrome de Rennes - Saint-Jacques
  • bombardement de Rennes du 29 mai 1943
  • bombardements de Rennes des 9 et 12 juin 1944 destinés à ralentir les forces nazies.

La libération de la ville[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Libération de Rennes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Valentine Ladam, Les heures douloureuses de Rennes, Imprimerie « Les Nouvelles », 112 p., p. 8
  2. François Bertin, Rennes sous l'occupation, p. 10.
  3. a b et c Maignen 2013
  4. Rapport du maire de Rennes au directeur des services techniques du ministère de l'information, 10, rue de Solférino, Paris - 18 décembre 1943

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Bertin, Rennes sous l'occupation, Rennes, Ouest-France, , 128 p. (ISBN 2-85882-109-7)
  • Catherine Laurent, Jean-Yves Veillard et Xavier Ferrieu, Rennes 1940/1944, Rennes, Ouest-France, , 92 p. (ISBN 2-7373-1560-3)
  • Étienne Maignen, Rennes pendant la guerre, chroniques de 1939 à 1945, Éditions Ouest-France, (ISBN 978-2-7373-6173-9)
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