Reconstruction en France après la Seconde Guerre mondiale

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La reconstruction en France après la Seconde Guerre mondiale désigne l'ensemble des initiatives visant à réparer les conséquences désastreuses de la guerre en France, sur le plan urbanistique et architectural.

La reconstruction proprement dite durera 10 ans. Dès le milieu des années 50, le « baby boom » et l'exode rural conduisent à la construction massive de « grands ensembles » et à une "rénovation urbaine" (destruction du tissu ancien) qui affecte toutes les villes moyennes ou grandes, ceci jusqu'au milieu des années 1970.

Des dommages majeurs[modifier | modifier le code]

Déjà, en 1940, pendant la bataille de France, plusieurs villes du Nord avaient été touchées par des attaques allemandes, mais la quasi totalité des dommages est due aux bombardements stratégiques des Alliés qui, à partir de 1943, détruisent partiellement ou complètement de nombreuses villes.

Ces différentes campagnes de bombardement sont menées entre 1943 et le printemps 1945 : bombardement de Nantes en septembre 1943, bombardements sur le Centre-Est et le Sud-Est en mai 1944, bombardement de la Normandie en juin 1944, raids aériens sur les poches de résistance allemandes de l'Ouest entre janvier et mai 1945. Nombre d'usines indispensables au soutien de l'effort de guerre de l'occupant sont aussi la cible d'attaques alliées, comme au Creusot ou à Boulogne-Billancourt en 1943.

Les combats urbains, souvent acharnés, durant la Libération aggraveront encore la ruine de certaines villes comme ce fut le cas avec la bataille de Caen ou la bataille de Saint-Lô.

Plusieurs villes sont presque complètement détruites comme : Brest, Caen, Calais, Dunkerque, Évreux, Le Havre, Lorient, Saint-Lô, Saint-Malo, Rouen, Royan, Saint-Nazaire, Maubeuge ou Vire. D'autres sont endommagées à des degrés divers comme Abbeville, Angoulême, Beauvais, Boulogne, Gien, Laon, Marseille, Nantes, Orléans, Rennes, Saumur, Sedan, Strasbourg, Tours.

L'effort de reconstruction[modifier | modifier le code]

Le front de mer reconstruit du Havre.

Les évolutions du droit[modifier | modifier le code]

La reconstruction du pays a donné lieu à de nombreuses innovations juridiques durant les trente années qui ont suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale. C'est notamment à cette époque qu'ont vu le jour le système actuel de publicité foncière (1955).

Les travaux[modifier | modifier le code]

Brest[modifier | modifier le code]

Article connexe : Reconstruction de Brest.

Caen[modifier | modifier le code]

Article connexe : Reconstruction de Caen.

Le Havre[modifier | modifier le code]

Maubeuge[modifier | modifier le code]

Rouen[modifier | modifier le code]

Article connexe : Reconstruction de Rouen.

Royan[modifier | modifier le code]

Article connexe : Royan 1950.

Les mesures de l'État[modifier | modifier le code]

En France, l’État s’implique fortement dans la reconstruction des moyens de production en nationalisant des pans entiers de l’économie. L’interventionnisme porte en particulier sur les secteurs de l’énergie et des transports.

Il fait appel à la main d'œuvre étrangère, mettant en place la SONACOTRA dès 1954.

La reconstruction des infrastructures et de l'industrie s'accompagne d'une reconstruction des villes sinistrées. Celle-ci est conduite par le ministère de la reconstruction et de l'urbanisme, qui dispose de moyens réglementaires (plans de reconstruction et d'aménagement, remembrement) et de moyens financiers. Les constructions privées sinistrées bénéficient des « dommages de guerre ». La conduite des opérations est assurée de très près par le MRU, qui s'appuie sur les propriétaires sinistrés via la création d'associations syndicales de remembrement. Les plans d'urbanisme, dont certains avaient déjà été approuvés en 1943, ont en commun la volonté de profiter des destructions pour faciliter la circulation en élargissant les voies ou en créant des voies nouvelles, aérer les îlots autrefois insalubres par la création d'espaces verts et de circulation pour piétons, de mettre fin à un parcellaire très étroit source de logements mal éclairés et insalubres. La forme urbaine en revanche varie beaucoup selon les choix de l'architecte désigné par le MRU : maisons ou immeubles à l'alignement dans l'esprit de l'avant guerre comme à Saint-Malo, transformations plus radicales du tissu urbain comme au Havre ou à Royan.

L'aide internationale[modifier | modifier le code]

Le plan Marshall débloqué par les États-Unis doit favoriser la mise en route de la reconstruction, tout en cherchant à éviter un basculement de la France dans le giron communiste.

L'immigration de travail[modifier | modifier le code]

La mise en place de la SONACOTRA doit encadrer l'immigration de travail suscitée par les perspectives d'emploi liées à la reconstruction.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]

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