Résultats par département des élections législatives françaises de 2007

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Sommaire

L'élection des députés de la XIIIe législature de la Cinquième République française a eu lieu les 10 et 17 juin 2007. Voici les résultats par département.
En cas de triangulaires, le battu indiqué est le candidat arrivé deuxième et les scores au second tour sont mis en italiques.

Ain[modifier | modifier le code]

Dans ce département où elle dirige encore le conseil général, l'UMP réédite le « grand chelem » de 2002, deux députés étant élu et réélu au premier tour : respectivement Charles de La Verpillière, président du conseil général, dans le secteur d'Oyonnax, et Michel Voisin dans celui de Trévoux.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Xavier Breton 47,24 % 53,66 % PS Jean-François Debat 31,98 % 46,34 %
2e UMP Charles de La Verpillière 53,30 % - PRG Catherine Pidoux 18,17 % -
3e UMP Étienne Blanc, sortant 43,75 % 59,92 % PRG Hubert Bertrand 18,84 % 40,08 %
4e UMP Michel Voisin, sortant 53,14 % - PS Christophe Greffet 19,50 % -

Aisne[modifier | modifier le code]

Les équilibres sont maintenus dans l'Aisne, où la gauche garde les trois circonscriptions qu'elle détenait. Dans la circonscription de Laon, le député socialiste sortant René Dosière, non-réinvesti par le PS, sort finalement victorieux de la "primaire" à gauche au premier tour, puis conserve son siège au second sous l'étiquette Divers gauche. À droite, le ministre du Travail Xavier Bertrand s'offre une victoire dès le premier tour dans le secteur de Saint-Quentin, tandis qu'au sud, dans le secteur de Chateau-Thierry, Isabelle Vasseur doit attendre le second tour pour succéder à Renaud Dutreil, parti se faire élire dans la Marne.

Circ. Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suffrages exprimés Parti Nom % suffrages exprimés
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re DVG René Dosière* 25,06 % 56,28 % UMP Gaëdic Blanchard-Douchain 29,62 % 43,72 %
2e UMP Xavier Bertrand* 56,28 % - PS Odette Grzegrzulka 22,81 % -
3e PS Jean-Pierre Balligand* 41,16 % 53,31 % UMP Frédéric Meura 36,24 % 46,69 %
4e DVG Jacques Desallangre* 26,17 % 54,58 % UMP Brigitte Thuin-Macherez 32,12 % 45,42 %
5e UMP Isabelle Vasseur 37,84 % 53,96 % PS Dominique Jourdain 20,75 % 46,04 %
* député sortant

Allier[modifier | modifier le code]

Le PS est incontestablement le grand gagnant de ce scrutin dans un département où, par le passé, la compétition avait souvent tourné en un duel entre le PCF et la droite. Celle-ci perd les deux sièges qu'elle détenait jusque-là : celui du maire UMP de Moulins Pierre-André Périssol ainsi que celui d'Yves Simon dans l'ancien fief communiste du Bocage bourbonnais, perdu pour seulement 738 voix. Dans les deux cas, ils sont récupérés par le PS, tout comme la circonscription de Montluçon, cette fois-ci au détriment du PCF. En effet, tandis que le député communiste sortant Pierre Goldberg ne se représentait pas, c'est le socialiste Bernard Lesterlin qui a triomphé dans la "primaire" à gauche au premier tour, avant d'être élu au second. Pour la première fois, tous les candidats communistes auront été éliminés dès le premier tour. Au sud-est, le radical de gauche sortant Gérard Charasse est confortablement réélu en battant pour la troisième fois consécutive le maire UMP de Vichy Claude Malhuret.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re DVG Guy Chambefort 30,45 % 54,53 % UMP Pierre-André Périssol, sortant 40,41 % 45,47 %
2e PS Bernard Lesterlin 25,46 % 53,59 % UMP Daniel Dugléry 40,91 % 46,41 %
3e PS Jean Mallot 23,41 % 50,80 % UMP Yves Simon, sortant 39,87 % 49,20 %
4e PRG Gérard Charasse, sortant 39,20 % 56,54 % UMP Claude Malhuret 40,25 % 43,46 %

Alpes-de-Haute-Provence[modifier | modifier le code]

Même si la situation politique reste inchangée, le président du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco se retrouva distancé par la droite après le premier tour tandis que dans la 2e, l'Union pour un mouvement populaire dépassait les 46 % des voix. Le second tour est marqué, comme au niveau national, par un regain de voix pour la gauche.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Jean-Louis Bianco, sortant 36,40 % 52,33 % UMP Éliane Barreille 38,60 % 47,67 %
2e UMP Daniel Spagnou, sortant 46,25 % 53,59 % PS Christophe Castaner 28,46 % 46,41 %

Hautes-Alpes[modifier | modifier le code]

Ici aussi, les sortants sont réélus mais désormais le MoDem atteint partout les 14 % et se reporte très majoritairement à gauche, ce qui conforte Joël Giraud dans la circonscription de Briançon et rapproche la gauche d'Henriette Martinez dans celle de Gap.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Henriette Martinez, sortante 39,81 % 51,77 % PS Karine Berger 21,54 % 48,23 %
2e PRG Joël Giraud, sortant 36,84 % 54,82 % UMP Alain Bayrou 34,94 % 45,18 %

Alpes-Maritimes[modifier | modifier le code]

La Majorité Présidentielle réalise le carton plein, en se faisant élire dans 7 des 9 circonscriptions au premier tour. Dans ce département très ancré à droite, les députés sortants ont semble-t-il bénéficié à plein du siphonage des voix du Front national déjà observé lors de l'élection présidentielle, puisque Nicolas Sarkozy y avait écrasé Jean-Marie Le Pen au premier tour en récoltant 43,59 % des voix avant de triompher logiquement de sa rivale socialiste en approchant la barre des 70 %. Dans les deux seules circonscriptions où un second tour était nécessaire, le FN n'est pas en mesure de maintenir ses candidats. Il s'agit de celle de Nice-centre où l'UMP Éric Ciotti est finalement venu à bout du député sortant Jérôme Rivière dans la "primaire" à droite du premier tour, avant de l'emporter sur le patron de la fédération socialiste départementale au second, et de celle de Cannes où le député-maire UMP sortant Bernard Brochand s'impose au détriment d'un candidat Divers droite.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Éric Ciotti 44,56 % 60,92 % PS Patrick Allemand 23,35 % 39,08 %
2e UMP Muriel Marland-Militello, sortante 54,28 % - PS Dominique Boy-Mottard 21,25 % -
3e NC Rudy Salles, sortant 56,65 % - PRG Élodie Jomat 19,15 % -
4e UMP Jean-Claude Guibal, sortant 59,50 % - PS Pascale Gérard 13,65 % -
5e UMP Christian Estrosi, sortant 60,08 % - PS Paul Cuturello 15,78 % -
6e UMP Lionnel Luca, sortant 63,14 % - PS Antoine Diamani 15,13 % -
7e UMP Jean Leonetti, sortant 63,99 % - PS Noria Chaib 9,64 % -
8e UMP Bernard Brochand, sortant 42,60 % 54,97 % DVD Henri Leroy 27,90 % 45,03 %
9e UMP Michèle Tabarot, sortante 53,13 % - Verts André Aschieri 37,50 % -

Ardèche[modifier | modifier le code]

La surprise de ce scrutin est la défaite du député-maire UMP sortant d'Annonay Gérard Weber dans le nord du département, après un score au premier tour qui lui laissait entrevoir une issue favorable. La victoire inattendue du socialiste Olivier Dussopt, qui devient le plus jeune député de la législature, est le signe d'un réveil de l'électorat de gauche entre les deux tours. Du même coup, elle permet au PS de redevenir majoritaire, avec deux sièges sur trois. Au sud, la circonscription d'Aubenas reste entre les mains de l'UMP Jean-Claude Flory.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Pascal Terrasse, sortant 43,43 % 61,67 % UMP Rachel Cotta 29,94 % 38,33 %
2e PS Olivier Dussopt 26,10 % 53,71 % UMP Gérard Weber, sortant 29,37 % 46,29 %
3e UMP Jean-Claude Flory, sortant 46,92 % 55,59 % PS Véronique Louis 18,48 % 44,41 %

Ardennes[modifier | modifier le code]

Tous les sortants sont réélus sur cette terre historiquement plutôt à gauche, mais où celle-ci est en repli (Nicolas Sarkozy l'a emporté avec 53,53 % des suffrages exprimés au second tour de l'élection présidentielle). La gauche conserve tant bien que mal son fief de Charleville-Nord, le socialiste Philippe Vuilque y recueillant cependant un score moins élevé qu'en 2002, tandis que dans les deux autres circonscriptions, l'UMP l'emporte haut la main, notamment face au président du conseil régional, Jean-Paul Bachy, lequel a été exclu du PS pour avoir maintenu sa candidature contre la chevènementiste Gisèle Dessieux.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Bérengère Poletti, sortante 48,93 % 59,52 % PS Claudine Ledoux 26,89 % 40,48 %
2e PS Philippe Vuilque, sortant 37,33 % 51,48 % UMP Boris Ravignon 40,35 % 48,52 %
3e UMP Jean-Luc Warsmann, sortant 57,46 % - DVG Jean-Paul Bachy 24,66 % -

Ariège[modifier | modifier le code]

Véritable forteresse du Parti socialiste, les deux circonscriptions ariègeoises ont élu les candidats de celui-ci avec plus de 60 % des voix, après un très bon premier tour où ils ont dominé les candidats UMP.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Frédérique Massat 44,66 % 65,91 % UMP Jacqueline Rouge 24,31 % 34,09 %
2e PS Henri Nayrou, sortant 43,00 % 61,05 % UMP Philippe Calleja 30,93 % 38,95 %

Aube[modifier | modifier le code]

Le département confirme son attachement profond à la droite. Bénéficiant de la poursuite de l'érosion du FN, les candidats UMP arrivent largement en tête. Dans la 1re, Nicolas Dhuicq prend facilement la succession de Pierre Micaux. Quant à Jean-Claude Mathis et François Baroin, ils sont mieux élus qu'en 2002, le député-maire de Troyes retrouvant même son siège dès le premier tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Nicolas Dhuicq 39,97 % 60,64 % PS Line Bret 23,06 % 39,36 %
2e UMP Jean-Claude Mathis, sortant 47,59 % 65,26 % PRG Saliha Ayadi 15,81 % 34,74 %
3e UMP François Baroin, sortant 55,71 % - PS Olivier Girardin 19,08 % -

Aude[modifier | modifier le code]

On observe une grande stabilité dans ce département, réputé pour être un bastion socialiste. Pourtant, au soir du premier tour, deux des trois députés PS sortants semblaient menacés. Finalement, Jean-Claude Perez dans le secteur de Carcassonne et Jacques Bascou dans celui de Narbonne limitent la casse et sont réélus avec des scores en léger recul par rapport à 2002. C'est une nouvelle fois à l'ouest du département, dans la circonscription de Castelnaudary, que la gauche réalise son meilleur score. Le socialiste Jean-Paul Dupré y obtient facilement un troisième mandat.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Jean-Claude Perez, sortant 37,85 % 54,47 %   UMP Isabelle Chesa 37,38 % 45,53 %
2e   PS Jacques Bascou, sortant 37,61 % 53,65 %   UMP Michel Py 39,35 % 46,35 %
3e   PS Jean-Paul Dupré, sortant 41,86 % 58,38 %   UMP Jean Salvignol 33,08 % 41,62 %

Aveyron[modifier | modifier le code]

Bien que la droite domine une nouvelle fois les législatives dans ce département, la gauche progresse de quelques points par rapport à 2002, et surtout parvient à reconquérir la circonscription de Villefranche-de-Rouergue, dans l'ouest. La socialiste Marie-Lou Marcel coiffe au poteau le député UMP sortant Serge Roques, en dépit du retard qu'elle accusait au terme du premier tour et qui tenait à une assez faible mobilisation de l'électorat de gauche et à la concurrence d'une candidate radicale de gauche. Dans le secteur de Rodez, l'UMP Yves Censi est réélu mais moins confortablement que la fois précédente. Enfin, plus au sud, dans la circonscription de Millau, où l'implantation de la droite est la plus importante, Alain Marc manque de peu d'être élu au premier tour mais réalise un score inférieur à celui de son prédécesseur Jacques Godfrain en 2002 lors du second tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Yves Censi, sortant 35,15 % 53,31 % PS Christian Teyssèdre 29,08 % 46,69 %
2e PS Marie-Lou Marcel 21,57 % 50,61 % UMP Serge Roques, sortant 40,52 % 49,39 %
3e UMP Alain Marc 49,50 % 57,67 % PS Béatrice Marre 27,01 % 42,33 %

Bouches-du-Rhône[modifier | modifier le code]

Le rapport de force reste identique et très favorable à la droite, qui détient douze circonscriptions contre quatre à la gauche au soir du second tour. Au-delà de cette apparente stabilité, chacune des deux coalitions a gagné une circonscription au détriment du camp adverse. Dans celle de Marseille-nord-est, l'UMP Valérie Boyer arrache le siège détenu par la famille Masse: en 2002 le socialiste Christophe Masse y avait succédé à son père au terme d'une triangulaire incluant le FN. En revanche, dans le secteur d'Arles le président PS du conseil régional et ancien Garde des sceaux Michel Vauzelle prend sa revanche sur l'UMP Roland Chassain qui l'avait battu de justesse cinq ans auparavant. Les autres traits marquants de ce scrutin sont les reculs enregistrés par le PCF et le FN. En effet, les communistes perdent un des deux sièges qu'ils avaient su préserver jusqu'ici: celui de Marseille-nord-est où le sortant Frédéric Dutoit est éliminé au premier tour au profit du socialiste Henri Jibrayel. Le FN perd lui aussi du terrain puisqu'il ne peut maintenir aucun candidat au second tour. Le siphonage des électeurs d'extrême-droite par la droite parlementaire permet l'élection au premier tour des UMP Dominique Tian à Marseille-sud-ouest, Guy Teissier à Marseille-sud-est, Bernard Deflesselles dans la circonscription de La Ciotat, et Eric Diard dans celle de Marignane.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP Roland Blum, sortant 47,82 % 56,96 %   PS Marie-Arlette Carlotti 24,55 % 43,04 %
2e   UMP Dominique Tian 57,02 % -   PS Nathalie Pigamo 17,74 % -
3e   UMP Jean Roatta, sortant 40,76 % 50,50 %   PS Patrick Mennucci 29,30 % 49,50 %
4e   PS Henri Jibrayel 25,82 % 57,41 %   UMP Bernard Susini 25,39 % 42,59 %
5e   UMP Renaud Muselier, sortant 45,70 % 53,32 %   PRG Antoine Rouzaud 23,12 % 46,68 %
6e   UMP Guy Teissier, sortant 55,29 % -   PS Ferten Djendoubi 18,38 % -
7e   PS Sylvie Andrieux, sortante 38,59 % 57,79 %   UMP Nora Remadnia Preziosi 30,34 % 42,21 %
8e   UMP Valérie Boyer 41,16 % 50,24 %   PS Christophe Masse, sortant 33,25 % 49,76 %
9e   UMP Bernard Deflesselles, sortant 51,83 % -   DVG Béatrice Négrier 13,07 % -
10e   UMP Richard Mallié, sortant 46,55 % 57,12 %   PCF Roger Meï 17,90 % 42,88 %
11e   UMP Christian Kert, sortant 49,97 % 61,41 %   PS Gaëlle Lenfant 21,48 % 38,59 %
12e   UMP Eric Diard, sortant 50,49 % -   PS Jean-Claude Denjean 21,78 % -
13e   PCF Michel Vaxès, sortant 30,47 % 56,03 %   UMP Alain Aragneau 32,74 % 43,97 %
14e   UMP Maryse Joissains-Masini, sortante 44,63 % 54,86 %   PS Alexandre Medvedowsky 26,84 % 45,14 %
15e   DVD Bernard Reynès 27,17 % 61,65 %   UMP Léon Vachet, sortant 26,96 % 38,35 %
16e   PS Michel Vauzelle 32,39 % 52,32 %   UMP Roland Chassain, sortant 39,41 % 47,68 %

Calvados[modifier | modifier le code]

Les forces politiques se rééquilibrent puisque la gauche enlève deux circonscriptions à la droite, lui empêchant de rééditer le grand chelem de 2002. C'est à Caen que la gauche reprend pied, notamment avec la large victoire du président PS du conseil régional Philippe Duron sur la députée-maire UMP sortante Brigitte Le Brethon. Dans ce département orienté au centre-droit, les élus UDF sortants n'ont pas suivi la voie tracée par le dirigeant centriste François Bayrou et ont choisi de maintenir l'alliance avec la droite en se représentant sous l'étiquette du Nouveau Centre. Ceci permet à Claude Leteurtre de conserver son siège dans la circonscription de Lisieux, mais son collègue Rodolphe Thomas ne connait pas le même succès à Caen-est. Dans le reste du département, les députés UMP sortants sont confortablement réélus.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Philippe Duron 36,57 % 54,17 %   UMP Brigitte Le Brethon, sortante 41,36 % 45,83 %
2e   PS Laurence Dumont 37,68 % 54,62 %   NC Rodolphe Thomas, sortant 37,94 % 45,38 %
3e   NC Claude Leteurtre, sortant 29,94 % 52,84 %   PS Clotilde Valter 28,21 % 47,16 %
4e   UMP Nicole Ameline, sortante 53,37 % -   PS Damien Cesselin 21,42 % -
5e   UMP Jean-Marc Lefranc, sortant 48,43 % 55,69 %   PS Nathalie Le Moal 25,33 % 44,31 %
6e   UMP Jean-Yves Cousin, sortant 46,88 % 54,83 %   PRG Alain Tourret 29,28 % 45,17 %

Cantal[modifier | modifier le code]

Ce département, historiquement acquis à la droite, où Nicolas Sarkozy a dépassé 55 % des voix au second tour de l'élection présidentielle, envoie une nouvelle fois deux députés de droite à l'Assemblée. Dans la 1re, le président du conseil général, Vincent Descoeur, réussit assez facilement à prendre la succession de Yves Coussain. Dans la 2e, Alain Marleix est une nouvelle fois confortablement réélu dès le premier tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Vincent Descoeur 44,45 % 55,96 % PS Jacques Markarian 29,26 % 44,04 %
2e UMP Alain Marleix, sortant 63,72 % - PS Marie-Thérèse Salles 14,69 % -

Charente[modifier | modifier le code]

Entre les législatives de 2002 et celles de 2007, la gauche a emporté le conseil général et Ségolène Royal, arrivée à la tête de la région en 2004, y a devancé Nicolas Sarkozy. C'est donc une vague rose qui déferle logiquement sur le département et qui conduit à l'élection de quatre députés de gauche. En effet, le PS s'empare de la seule circonscription qui lui manquait, celle de CognacMarie-Line Raynaud retrouve le siège qu'elle avait perdu en 2002. Elle profite de la guerre de succession à droite déclenchée par le retrait de Jacques Bobe et l'emporte finalement sur le maire UMP de la ville. De leurs côtés, les députés socialistes sortants Jean-Claude Viollet et Jérôme Lambert sont reconduits haut la main. La compétition a été plus âpre à Angoulême-nord mais a traversé la gauche locale. Martine Pinville y est élue sous l'étiquette Divers gauche avec le soutien de la section socialiste locale mais après que la direction nationale du PS ait prononcé son exclusion. Elle avait refusé de s'effacer devant Malek Boutih, parachuté par les instances nationales et qu'elle a largement distancé au premier tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Jean-Claude Viollet, sortant 40,93 % 58,74 % UMP Martine Faury 34,89 % 41,26 %
2e PS Marie-Line Reynaud 28,37 % 52,78 % UMP Jérôme Mouhot 26,78 % 47,22 %
3e PS Jérôme Lambert, sortant 44,18 % 61,56 % UMP Caroline Fombaron 29,83 % 38,44 %
4e DVG Martine Pinville 21,04 % 57,03 % UMP Philippe Mottet 35,58 % 42,97 %

Charente-Maritime[modifier | modifier le code]

C'est le seul département de la région Poitou-Charentes qui n'a pas voté pour Ségolène Royal lors des présidentielles. Le PS y est donc logiquement dominé par l'UMP. Néanmoins, l'écart se réduit quelque peu puisque le rapport de forces est désormais de trois sièges contre deux en faveur de la droite, alors qu'il était précédemment de quatre contre un. Ce timide rééquilibrage est dû à la circonscription de Saintes, dans l'est du département, dans lequel le député UMP sortant Xavier de Roux s'incline devant la vice-présidente socialiste du conseil régional Catherine Quéré. Si le socialiste Maxime Bono est facilement réélu dans son fief de La Rochelle, le sud du département confirme son ancrage à droite avec les victoires, dès le premier tour, de Didier Quentin et du secrétaire d'État aux transports Dominique Bussereau

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Maxime Bono, sortant 40,77 % 55,05 % UMP Dominique Morvant 35,95 % 44,95 %
2e UMP Jean-Louis Léonard, sortant 42,98 % 50,20 % PS André Bonnin 29,99 % 49,80 %
3e PS Catherine Quéré 31,99 % 52,02 % UMP Xavier de Roux, sortant 39,43 % 47,98 %
4e UMP Dominique Bussereau, sortant 51,17 % - PS Régine Joly 23,90 % -
5e UMP Didier Quentin, sortant 53,51 % - PRG Vincent Barraud 18,12 % -

Cher[modifier | modifier le code]

Le département se distingue par une grande stabilité puisque les trois députés sortants sont réélus. Le rapport de force reste inchangé avec deux circonscriptions à droite et une à gauche. Par rapport à 2002, la gauche progresse de 4,5 points dans la 1re et de 2 points dans la 2e mais quasiment pas dans la 3eLouis Cosyns est une nouvelle fois élu sur le fil.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Yves Fromion, sortant 46,35 % 55,92 % PS Irène Félix 24,69 % 44,08 %
2e PCF Jean-Claude Sandrier, sortant 31,20 % 57,37 % UMP Franck Thomas-Richard 34,46 % 42,63 %
3e UMP Louis Cosyns, sortant 41,39 % 50,43 % PS Yann Galut 31,06 % 49,57 %

Corrèze[modifier | modifier le code]

Avec le retrait de Jacques Chirac de la scène politique, la Corrèze semble renouer avec ses très anciennes habitudes électorales en accordant ses faveurs à la gauche. Non seulement Ségolène Royal y a distancé Nicolas Sarkozy avec près de 53 % des voix au second tour de l'élection présidentielle mais, alors qu'elle ne détenait jusqu'ici qu'un siège sur trois, la gauche manque de peu le grand chelem. Le premier secrétaire du PS, François Hollande est réélu avec plus de 60 % des voix dans la circonscription de Tulle. Les duels dans les deux autres circonscriptions sont nettement plus serrés. Le socialiste Philippe Nauche reprend de justesse à Frédéric Soulier la circonscription de Brive la Gaillarde. Par contre, Martine Leclerc échoue pour une centaine de voix à faire basculer celle d'Ussel, l'ancienne terre électorale de Jacques Chirac.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS François Hollande, sortant 44,38 % 60,25 % UMP Jean-Pierre Decaie 34,48 % 39,75 %
2e PS Philippe Nauche 34,95 % 50,94 % UMP Frédéric Soulier, sortant 42,83 % 49,06 %
3e UMP Jean-Pierre Dupont, sortant 45,36 % 50,13 % PS Martine Leclerc 33,02 % 49,87 %

Corse[modifier | modifier le code]

Corse-du-Sud[modifier | modifier le code]

Contrairement à 2002, la droite se présente relativement unie, ce qui permet la réélection au premier tour de Camille de Rocca Serra, président UMP de l'Assemblée territoriale, dans la circonscription de Sartène - Porto-Vecchio. En revanche, dans celle d'Ajaccio, le bon report des voix régionalistes sur le député-maire Divers gauche sortant Simon Renucci font pencher la balance en sa faveur, bien qu'il soit élu moins largement qu'en 2002.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re DVG Simon Renucci, sortant 32,85 % 54,26 % UMP Philippe Cortey 34,04 % 45,74 %
2e UMP Camille de Rocca Serra, sortant 51,02 % - REG Jean-Christophe Angelini 14,53 % -

Haute-Corse[modifier | modifier le code]

Coup de tonnerre dans ce département acquis au PRG. Le député-maire sortant de Bastia et ancien ministre Émile Zuccarelli est battu par l'UMP Sauveur Gandolfi-Scheit qui a largement bénéficié du report des voix nationalistes. Émile Zuccarelli s'étant en effet toujours refusé à l'idée de concessions avec les nationalistes, ceux-ci avaient fait de sa défaite une priorité absolue. De son côté, le président radical de gauche du conseil général Paul Giacobbi est réélu avec un faible écart face à Stéphane Grimaldi dans la circonscription de Calvi - Corte. Il perd cependant cinq points par rapport à son résultat de 2002.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Sauveur Gandolfi-Scheit 44,48 % 53,89 % PRG Émile Zuccarelli, sortant 33,49 % 46,11 %
2e PRG Paul Giacobbi, sortant 39,13 % 52,21 % UMP Stéphane Grimaldi 41,11 % 47,79 %

Côte-d'Or[modifier | modifier le code]

Le département reste très stable puisque tous les sortants sont réélus, à l'exception de l'UMP Jean-Marc Nudant, qui ne se représentait pas, dans la circonscription de Dijon-nord-est. Cependant celle-ci reste dans l'escarcelle de la droite. Du même coup, la majorité présidentielle garde l'avantage en Côte d'Or, puisqu'elle y détient quatre sièges sur cinq. Dans toutes les circonscriptions, les duels sont moins serrés qu'en 2002, y compris dans celle de Dijon-sud, seule circonscription de gauche du département, où Claude Darciaux est facilement réélue.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP Bernard Depierre, sortant 48,17 % 55,44 %   PS Françoise Tinenbaum 27,73 % 44,56 %
2e   UMP Rémi Delatte 49,16 % 57,52 %   PS Colette Popard 27,48 % 42,48 %
3e   PS Claude Darciaux, sortante 35,04 % 53,26 %   UMP Anne-Marie Beaudouvi 38,78 % 46,74 %
4e   NC François Sauvadet, sortant 52,14 % -   PRG Patrick Molinoz 27,44 % -
5e   UMP Alain Suguenot, sortant 52,68 % -   PS Jean-Claude Robert 24,85 % -

Côtes-d'Armor[modifier | modifier le code]

La gauche conforte ses positions dans ce département qui est, de longue date, celui qui lui est plus favorable en Bretagne. Après la prise du conseil régional en 2004, c'est un des rares départements où Ségolène Royal a dépassé 55 % des voix au second tour en 2007. Les législatives se résument donc à un raz de marée en faveur des candidats PS sauf dans la circonscription de Lamballe que le député UMP sortant Marc Le Fur réussit à conserver. Pour la première fois, la majorité des députés élus (trois sur cinq) sont des femmes.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Danielle Bousquet, sortante 39,86 % 57,72 % UMP Alain Cadec 35,95 % 42,28 %
2e PS Jean Gaubert, sortant 38,86 % 54,68 % UMP Michel Vaspart 38,87 % 45,32 %
3e UMP Marc Le Fur sortant 48,03 % 52,02 % PS Loïc Cauret 34,70 % 47,98 %
4e PS Marie-Renée Oget, sortante 32,61 % 63,22 % UMP Marie-Elisabeth Bague 26,16 % 36,78 %
5e PS Corinne Erhel 33,54 % 56,08 % UMP Marie-Dominique Furet 34,16 % 43,92 %

Creuse[modifier | modifier le code]

Le département reconduit une nouvelle fois ses deux députés à l'Assemblée. Tous deux obtiennent d'ailleurs des scores confortables et en hausse comparés à ceux des précédentes législatives. Dans l'ouest du département, le député-maire socialiste sortant de Guéret Michel Vergnier passe le seuil des 60 % et réalise sa meilleure performance depuis sa première élection en 1997. Dans celle de l'est, le chevènementiste Georges Sarre, bien que né dans le département, est considéré comme un « parachuté ». C'est à la suite d'un accord avec le PS qu'il a dû abandonner sa terre d'élection du XIe arrondissement de Paris. Ceci facilite la réélection de l'UMP Jean Auclair.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Michel Vergnier, sortant 45,49 % 60,52 % UMP Brigitte Jammot 30,71 % 39,48 %
2e UMP Jean Auclair, sortant 46,90 % 57,02 % MRC Georges Sarre 29,84 % 42,98 %

Dordogne[modifier | modifier le code]

On note une poussée à gauche dans ce département où Ségolène Royal est arrivée en tête au second tour de l'élection présidentielle (53,38 %). Si le député-maire UMP de Bergerac Daniel Garrigue surnage dans la circonscription du sud-ouest, la droite laisse échapper celle de Nontron à l’extrémité nord du département, dans laquelle le sortant ne se représentait pas. Par conséquent, le PS prend l'avantage, puisqu'il détient trois sièges sur quatre. Pascal Deguilhem prend très facilement la succession de Michel Dasseux dans le secteur de Périgueux et Germinal Peiro est reconduit pour un troisième mandat dans le secteur de Sarlat-la-Canéda.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Pascal Deguilhem 35,33 % 58,96 % UMP Jérôme Peyrat 34,85 % 41,01 %
2e UMP Daniel Garrigue, sortant 40,52 % 51,37 % PS Cécile Labarthe 28,65 % 48,63 %
3e PS Michel Debet 31,54 % 54,78 % UMP Alain Lucas 36,88 % 45,22 %
4e PS Germinal Peiro, sortant 40,57 % 58,78 % UMP Dominique Bousquet 33,82 % 41,22 %

Doubs[modifier | modifier le code]

La droite maintient son emprise sur le département malgré le retour de l'ancien ministre socialiste Pierre Moscovici qui récupère le siège qu'il avait perdu cinq ans plus tôt dans la très ouvrière circonscription de Sochaux. Pour la droite, cette perte est compensée par la conquête de la circonscription de Besançon-est, dans laquelle l'ancienne secrétaire d'État du gouvernement Jospin Paulette Guinchard-Kunstler ne se représentait pas. Elle revient à l'UMP Jacques Grosperrin. Dans les trois autres circonscriptions les candidats de droite sont élus, même s'il s'en faut de peu dans celle de Besançon-ouest que Françoise Branget, qui occupe le siège depuis le décès de Claude Girard en 2004, parvient à conserver pour l'UMP avec seulement 124 voix d'avance sur sa rivale socialiste Barbara Romagnan.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Françoise Branget 43,22 % 50,14 % PS Barbara Romagnan 29,67 % 49,86 %
2e UMP Jacques Grosperrin 45,27 % 52,68 % PS Marie-Guite Dufay 29,13 % 47,32 %
3e UMP Marcel Bonnot, sortant 37,87 % 53,85 % PS Joseph Parrenin 29,69 % 46,15 %
4e PS Pierre Moscovici 35,06 % 50,93 % UMP Irène Tharin, sortante 41,35 % 49,07 %
5e UMP Jean-Marie Binetruy, sortant 54,93 % - DVG Christian Bouday 18,90 % -

Drôme[modifier | modifier le code]

Carton plein pour l'UMP qui remporte toutes les circonscription du département. Dix ans auparavant, en 1997, le PS avait réalisé la même opération. L'orientation politique du département s'est complètement transformée en seulement deux législatives. Le recul de la gauche, acté en 2002, s'est transformé en déroute après le ralliement d'Éric Besson à Nicolas Sarkozy. Le transfuge du PS offre la circonscription de Montélimar, la seule qui avait résisté à la vague bleue de 2002, à Franck Reynier, qu'il avait battu en 2002. Les députés des autres circonscriptions sont tous réélus.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Patrick Labaune, sortant 45,98 % 55,46 % PS Zabida Nakib-Colomb 20,55 % 44,54 %
2e UMP Franck Reynier 40,41 % 53,00 % PS Anne-Marie Rème-Pic 27,76 % 47,00 %
3e UMP Hervé Mariton, sortant 44,03 % 52,62 % PS Michel Grégoire 27,36 % 47,38 %
4e UMP Gabriel Biancheri, sortant 45,93 % 57,70 % DVG Catherine Coutard 24,61 % 42,30 %

Eure[modifier | modifier le code]

Stabilité parfaite dans ce département ou l'équilibre politique reste identique à 2002 et favorable à la majorité présidentielle, qui totalise toujours quatre sièges sur cinq. Tous les sortants sont reconduits, en dehors de Jean-Louis Debré, qui a abandonné son siège après sa nomination à la tête du Conseil constitutionnel. Il échoit à Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon. La meilleure performance est réalisée par le ministre centriste de la Défense Hervé Morin, réélu dès le premier tour dans la circonscription de Bernay. Chef de file du groupe UDF dans la précédente Assemblée, il n'a pas suivi les options du président de son parti François Bayrou et s'est rallié à Nicolas Sarkozy entre les deux tours de l'élection présidentielle. Il fonde et préside le Nouveau Centre, qui maintient l'alliance traditionnelle des centristes avec la droite. Une fois encore, François Loncle est le seul socialiste rescapé, dans la circonscription de Louviers au nord du département.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP Bruno Le Maire 37,51 % 58,27 %   PS Anne Mansouret 17,69 % 41,73 %
2e   UMP Jean-Pierre Nicolas, sortant 43,75 % 52,97 %   PS Alfred Recours 26,99 % 47,03 %
3e   NC Hervé Morin, sortant 50,05 % -   PS Francis Courel 16,07 % -
4e   PS François Loncle, sortant 27,35 % 53,51 %   UMP Françoise Miquel 24,27 % 46,49 %
5e   UMP Franck Gilard, sortante 43,28 % 56,18 %   PS Catherine Picard 23,06 % 43,82 %

Eure-et-Loir[modifier | modifier le code]

La majorité présidentielle conserve les quatre circonscriptions de ce département solidement ancré à droite. Toutefois, le député-maire UMP sortant de Chartres Jean-Pierre Gorges a bien failli perdre son siège. Il n'est réélu qu'avec seulement 59 voix d'avance à l'occasion d'un scrutin contesté et plus tard invalidé par le Conseil constitutionnel. A contrario, Philippe Vigier, chef de file du groupe centriste au conseil régional, emporte dès le premier tour la circonscription de Châteaudun, jusqu'ici détenue par l'UMP. Il bénéficie de l'accord passé entre le Nouveau Centre et le parti présidentiel.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jean-Pierre Gorges, sortant 40,73 % 50,06 % PS Françoise Vallet 24,98 % 49,94 %
2e UMP Gérard Hamel, sortant 47,37 % 60,41 % PS Brigitta Hessel 21,50 % 39,59 %
3e UMP Laure de La Raudière 34,97 % 53,32 % PRG François Huwart 29,91 % 46,68 %
4e NC Philippe Vigier 57,12 % - PS Serge Fauve 22,61 % -

Finistère[modifier | modifier le code]

Porté par une dynamique favorable, le PS reprend l'avantage en contrôlant cinq circonscriptions contre trois à l'UMP. Dans le détail, seules deux circonscriptions passent de droite à gauche: la 1re, tenue par la droite depuis 1993 et la 7e ou l'électorat centriste s'est beaucoup plus reporté sur la candidate socialiste par rapport à 2002, évolution notée dans toute la Bretagne. Tous les autres députés sortants sont réélus. Alors que ces élections débouchent sur une forte progression de la représentation féminine à l'Assemblée nationale, le Finistère, qui avait envoyé plus de femmes que d'hommes à Paris en 2002, est à contre-courant de la tendance nationale, revenant à une parité parfaite au détriment de Marcelle Ramonet.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Jean-Jacques Urvoas 29,86 % 52,13 % UMP Marcelle Ramonet, sortante 40,94 % 47,87 %
2e PS Patricia Adam, sortante 36,77 % 55,51 % UMP Jean-Yves Le Borgne 34,56 % 44,49 %
3e UMP Marguerite Lamour, sortante 42,70 % 52,37 % PS François Cuillandre 32,38 % 47,63 %
4e PS Marylise Lebranchu, sortante 40,16 % 54,38 % UMP Gilles Caroff 36,30 % 45,62 %
5e UMP Jacques Le Guen, sortant 49,08 % 54,80 % PS Chantal Guittet 28,09 % 45,20 %
6e UMP Christian Ménard, sortant 41,39 % 50,16 % PS Richard Ferrand 25,26 % 49,81 %
7e PS Annick Le Loch 32,13 % 51,01 % UMP Hélène Tanguy, sortante 36,33 % 48,99 %
8e PS Gilbert Le Bris, sortant 35,62 % 53,48 % UMP Jeanne-Yvonne Triché 34,14 % 46,52 %

Gard[modifier | modifier le code]

Favorisée par la chute du FN, qui ne peut se maintenir dans aucune circonscription, la droite manque de peu de remporter tous les sièges du département. Seul William Dumas, dans la 5e, parvient à sauver l'honneur pour la gauche, en prenant difficilement la succession de Damien Alary. Le PCF poursuit son déclin. Dans la 1re, Alain Clary, qui avait perdu son siège en 2002, ne termine que troisième au premier tour. Dans la 4e, son ancien collègue, Patrick Malavieille parvient à triompher de la candidate socialiste au premier tour mais est plus largement battu qu'en 2002 au second.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re NC Yvan Lachaud, sortant 44,79 % 56,96 % PS Françoise Dumas 17,85 % 43,04 %
2e UMP Étienne Mourrut, sortant 48,06 % 59,47 % PS Robert Crauste 22,06 % 40,53 %
3e UMP Jean-Marc Roubaud, sortant 48,98 % 58,79 % PS Alexandre Pissas 23,77 % 41,21 %
4e UMP Max Roustan, sortant 44,62 % 53,15 % PCF Patrick Malavieille 21,66 % 46,85 %
5e PS William Dumas, sortant 26,03 % 51,39 % UMP Christophe Ruas 38,50 % 48,61 %

Haute-Garonne[modifier | modifier le code]

C'est le grand chelem pour le PS, qui, à contre courant de la tendance nationale, remporte le plus large succès jamais vu depuis le découpage de 1988. Tous les députés socialistes sortants sont réélus sauf dans la 6eMonique Iborra succède facilement à Hélène Mignon, qui ne se représentait pas. Ce sont deux autres femmes, Martine Martinel dans la 4e et Catherine Lemorton, dans la 1re (qui était la dernière circonscription à n'avoir jamais basculé à gauche), qui complètent cette victoire éclatante, permettant le respect parfait de la parité dans la Haute-Garonne.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Catherine Lemorton 31,53 % 54,55 %   NC Jean-Luc Moudenc 37,44 % 45,45 %
2e   PS Gérard Bapt, sortant 35,20 % 53,77 %   UMP Danièle Damin 36,41 % 46,23 %
3e   PS Pierre Cohen, sortant 37,43 % 57,26 %   UMP Marie-Claire Danen 28,89 % 42,74 %
4e   PS Martine Martinel 29,02 % 56,46 %   UMP Jean Diébold, sortant 36,96 % 43,54 %
5e   PS Françoise Imbert, sortante 38,46 % 57,87 %   UMP Grégoire Carneiro 34,83 % 42,13 %
6e   PS Monique Iborra 33,28 % 55,10 %   UMP Françoise de Veyrinas 36,55 % 44,90 %
7e   PS Patrick Lemasle, sortant 36,21 % 57,26 %   UMP Jean-Pierre Bastiani 34,34 % 42,74 %
8e   PS Jean-Louis Idiart, sortant 40,41 % 60,40 %   UMP Françoise Boulet Ribet 27,75 % 39,60 %

Gers[modifier | modifier le code]

Carton plein pour le PS dans ce département qui a placé Ségolène Royal en tête au second tour de la présidentielle. Philippe Martin est réélu sans surprise dans la 1re et Gisèle Biémouret arrache la 2e à Gérard Dubrac.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Philippe Martin, sortant 42,18 % 58,89 % UMP Anne-Marie Mouchet 31,41 % 41,11 %
2e PS Gisèle Biémouret 25,99 % 50,59 % UMP Gérard Dubrac, sortant 38,00 % 49,41 %

Gironde[modifier | modifier le code]

La gauche remporte ces élections en gagnant trois sièges sur la droite grâce à un trio féminin.

Michèle Delaunay réussi le plus bel exploit en remportant la 2e circonscription, historiquement acquise à la droite depuis Jacques Chaban-Delmas, face à Alain Juppé, qui doit démissionner du gouvernement.

Pascale Got, dans la 5e, et Martine Faure dans la 9e, reprennent deux des trois circonscriptions perdues par le PS en 2002.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP Chantal Bourragué, sortante 44,81 % 54,45 %   PS Béatrice Desaigues 25,39 % 45,55 %
2e   PS Michèle Delaunay 31,36 % 50,93 %   UMP Alain Juppé, puis Hugues Martin (sortant)¹ 43,73 % 49,07 %
3e   Verts Noël Mamère, sortant 39,82 % 62,82 %   UMP Élisabeth Vigne 28,82 % 37,18 %
4e   PS Conchita Lacuey, sortante 40,51 % 59,50 %   UMP Nathalie Delattre 30,77 % 40,50 %
5e   PS Pascale Got 28,11 % 50,37 %   UMP Jean-François Régère, sortant 39,01 % 49,63 %
6e   PS Michel Sainte-Marie, sortant 37,58 % 57,19 %   UMP Marie-Hélène Mutter 26,39 % 42,81 %
7e   PS Alain Rousset 42,08 % 60,46 %   UMP Sylvie Dufranc 31,99 % 39,54 %
8e   UMP Marie-Hélène des Esgaulx, sortante 47,55 % 54,13 %   PS François Deluga 31,50 % 45,87 %
9e   PS Martine Faure 30,39 % 55,80 %   UMP Philippe Dubourg, sortant 31,41 % 44,20 %
10e   UMP Jean-Paul Garraud, sortant 44,66 % 51,44 %   PS Philippe Buisson 31,36 % 48,56 %
11e   PS Philippe Plisson 34,85 % 55,07 %   UMP Hélène Estrade 28,28 % 44,93 %

(¹) C'est le maire de Bordeaux entre 2004 et 2006 (Hugues Martin) qui a siégé de 2004 à 2007.

Hérault[modifier | modifier le code]

Le rapport de force reste stable avec cinq circonscriptions pour la droite et deux pour la gauche. André Vézinhet reprend la 2e pour le PS, tandis que François Liberti, ne bénéficiant plus de la présence d'un candidat FN au second tour, perd la 7e au profit de l'UMP.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jacques Domergue 42,49 % 52,20 % PS Michel Guibal 28,00 % 47,80 %
2e PS André Vézinhet 35,09 % 53,92 % UMP Arnaud Julien 37,70 % 46,08 %
3e UMP Jean-Pierre Grand, sortant 46,59 % 56,70 % PS Christine Lazerges 26,92 % 43,30 %
4e UMP Robert Lecou, sortant 42,74 % 51,68 % PS Jean-Pierre Moure 28,12 % 48,32 %
5e PS Kléber Mesquida, sortant 31,61 % 52,31 % UMP Marcel Roques 37,48 % 47,69 %
6e UMP Paul-Henri Cugnenc, sortant 46,53 % 57,66 % PS Eliane Bauduin 21,95 % 42,34 %
7e UMP Gilles d'Ettore 41,20 % 52,69 % PCF François Liberti, sortant 24,38 % 47,31 %

Ille-et-Vilaine[modifier | modifier le code]

La gauche contrôle la majorité des circonscriptions du département à l'issue de ces élections. Dans la 3e, Marcel Rogemont récupère le siège qu'il avait perdu en 2002 après avoir affronté la candidate investie par le PS au 1er tour. Dans la 6e, Thierry Benoit bénéficie du report des voix des électeurs de gauche et l'emporte sur Marie-Thérèse Boisseau.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Jean-Michel Boucheron, sortant 42,88 % 65,49 %   UMP Marie Louis 21,50 % 34,51 %
2e   PS Philippe Tourtelier, sortant 38,21 % 56,43 %   UMP Loïck Le Brun 37,09 % 43,57 %
3e   DVG Marcel Rogemont 24,87 % 52,75 %   UMP Philippe Rouault, sortant 40,27 % 47,25 %
4e   PS Jean-René Marsac 31,70 % 52,38 %   UMP Loic Aubin 38,16 % 47,08 %
5e   UMP Pierre Méhaignerie, sortant 52,68 % -   PS Clotilde Tascon-Mennetier 23,03 % -
6e   UDF-MoDem Thierry Benoit 20,21 % 55,09 %   UMP Marie-Thérèse Boisseau, sortante 37,25 % 44,91 %
7e   UMP René Couanau, sortant 47,11 % 57,00 %   PS Isabelle Thomas 24,70 % 43,00 %

Indre[modifier | modifier le code]

Le scrutin est favorable à la gauche qui reprend la 1re, grâce à Michel Sapin. La 3e, qui avait failli basculer à droite en 2002, est cette fois facilement conservée par Jean-Paul Chanteguet. La 2e vote une nouvelle fois à droite, mais Nicolas Forissier est élu moins largement qu'en 2002.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Michel Sapin 31,71 % 50,55 % UMP Jean-Yves Hugon, sortant 41,15 % 49,45 %
2e UMP Nicolas Forissier, sortant 46,73 % 54,15 % DVG Marie-Françoise Bechtel 21,24 % 45,85 %
3e PS Jean-Paul Chanteguet, sortant 37,73 % 53,48 % UMP Bernard Pousset 36,34 % 46,52 %

Indre-et-Loire[modifier | modifier le code]

Le PS reprend deux circonscriptions à la droite : Jean-Patrick Gille remporte la 1re face à l'ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres et Marisol Touraine récupère la 3e qu'elle avait perdue en 2002.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Jean-Patrick Gille 31,89 % 51,07 % UMP Renaud Donnedieu de Vabres, sortant 38,13 % 48,93 %
2e UMP Claude Greff, sortante 46,19 % 53,99 % PRG Mélanie Fortier 26,50 % 46,01 %
3e PS Marisol Touraine 30,06 % 50,22 % UMP Jean-Jacques Descamps, sortant 42,49 % 49,78 %
4e UMP Hervé Novelli, sortant 44,24 % 52,56 % PS Philippe Le Breton 30,79 % 47,44 %
5e UMP Philippe Briand, sortant 48,01 % 55,37 % PS Claude Roiron 29,99 % 44,63 %

Isère[modifier | modifier le code]

Les résultats confirment l'implantation de la gauche dans le Sud tandis que la droite reste solidement ancrée dans le Nord. Les députés sont élus largement (au premier tour dans la 7e, avec des scores d'environ 60 % dans les 1re, 2e, 3e, 4e, 6e et 9e). Seules les 5e et 8e offrent des duels plus serrés. La progression de la gauche permet à François Brottes d'être réélu plus largement qu'en 2002, mais reste insuffisante pour inquiéter Jacques Remiller. Deux circonscriptions changent de couleur politique. La 2e, dans laquelle la place du sortant Gilbert Biessy, qui ne représentait pas, est convoitée par deux candidats communistes, ce qui profite finalement au socialiste Michel Issindou. La 1re, pour sa part, voit l'affrontement entre le député sortant Richard Cazenave et Alain Carignon qui tente un retour en politique. Ce dernier devance son adversaire de droite de justesse au premier tour mais la défiance des électeurs à son encontre se manifeste au second tour, puisqu'il est le candidat le plus largement battu du département. La socialiste Geneviève Fioraso fait ainsi basculer une circonscription tenue par la droite depuis 1988.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Geneviève Fioraso 32,02 % 63,03 % UMP Alain Carignon 21,45 % 36,97 %
2e PS Michel Issindou 22,67 % 60,33 % UMP Christine Savoureux 28,91 % 39,67 %
3e PS Michel Destot, sortant 37,79 % 61,95 % UMP Nathalie Béranger 16,81 % 38,05 %
4e PS Didier Migaud, sortant 46,58 % 62,76 % UMP Yann Casavecchia 31,70 % 37,24 %
5e PS François Brottes, sortant 35,55 % 53,36 % UMP Michel Savin 40,04 % 46,64 %
6e UMP Alain Moyne-Bressand, sortant 49,85 % 59,81 % PS Laurence Finet-Girard 18,92 % 40,19 %
7e UMP Georges Colombier, sortant 52,24 % - PS Elyet Croset-Bay 19,94 % -
8e UMP Jacques Remiller sortant 44,22 % 53,51 % PS Erwann Binet 23,75 % 46,49 %
9e PS André Vallini, sortant 45,73 % 59,73 % UMP Fabien de Sans Nicolas 37,03 % 40,27 %

Jura[modifier | modifier le code]

Ces législatives sont une déroute pour la gauche. Dans la 1re, Jacques Pélissard est une nouvelle fois réélu au premier tour. Dans la 2e, où les socialistes ne présentaient même pas de candidat, la première candidate se réclamant de la gauche arrive en cinquième position. Enfin, dans la 3e, Jean-Marie Sermier sort facilement vainqueur du second tour l'opposant à Patrick Viverge.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jacques Pélissard, sortant 51,17 % - PS Francine Benoist 21,74 % -
2e UMP Marie-Christine Dalloz 22,14 % 65,39 % UMP Yves Garnier 14,77 % 34,61 %
3e UMP Jean-Marie Sermier, sortant 47,82 % 54,51 % PS Patrick Viverge 25,29 % 45,49 %

Landes[modifier | modifier le code]

Les trois députés socialistes sortants sont reconduits dans ce département ancré à gauche. Seul Henri Emmanuelli obtient moins de voix qu'en 2002 mais sa réélection reste la plus confortable.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Alain Vidalies, sortant 38,49 % 53,47 % UMP Marie-Constance Berthelon 35,23 % 46,53 %
2e PS Jean-Pierre Dufau, sortant 36,47 % 55,31 % UMP Jacques Forté 36,65 % 44,69 %
3e PS Henri Emmanuelli, sortant 47,92 % 58,79 % UMP Arnaud Tauzin 34,50 % 41,21 %

Loir-et-Cher[modifier | modifier le code]

Les trois députés sortants sont reconduits. Nicolas Perruchot l'emporte de nouveau de justesse dans la première, tandis que Patrice Martin-Lalande emporte facilement un quatrième mandat consécutif dans la deuxième. Dans la 3e, Maurice Leroy doit cette fois-ci attendre le second tour pour être réélu.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   NC Nicolas Perruchot, sortant 42,34 % 50,31 %   PS Geneviève Baraban 30,25 % 49,69 %
2e   UMP Patrice Martin-Lalande, sortant 45,34 % 55,15 %   PS Jeanny Lorgeoux 28,79 % 44,85 %
3e   NC Maurice Leroy, sortant 36,54 % 58,29 %   PS Marie-Hélène Vidal 21,99 % 41,71 %

Loire[modifier | modifier le code]

Le PS reprend la circonscription de Saint-Étienne-nord (1re) grâce à Régis Juanico, qui était soutenu par le député sortant Gilles Artigues, éliminé au premier tour. Jean-Louis Gagnaire s'empare de la 2e qui était détenue par Christian Cabal depuis 1988. Le PCF recule encore dans la circonscription de Firminy (4e), au profit du PS.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Régis Juanico 21,59 % 52,13 %   UMP Françoise Grossetête 35,06 % 47,87 %
2e   PS Jean-Louis Gagnaire 29,00 % 53,99 %   UMP Christian Cabal, sortant 38,89 % 46,01 %
3e   NC François Rochebloine, sortant 49,96 % 59,03 %   PS Christiane Farigoule 23,96 % 40,97 %
4e   UMP Dino Cinieri, sortant 41,06 % 51,64 %   PS Jean-Paul Chartron 20,31 % 48,36 %
5e   UMP Yves Nicolin, sortant 46,45 % 50,67 %   PS Laure Deroche 31,78 % 49,33 %
6e   UMP Pascal Clément, sortant 47,23 % 60,51 %   PS Dominique Fruleux 19,10 % 39,49 %
7e   UMP Jean-François Chossy, sortant 51,95 % -   PRG Lucien Moullier 22,47 % -

Haute-Loire[modifier | modifier le code]

Dans la circonscription de l'est (1re), Laurent Wauquiez, étoile montante de l'UMP, est largement élu dès le premier tour. Dans l'ouest (2e), Jean Proriol, élu depuis la création de la circonscription en 1988, conserve son siège mais perd plus de quatre points par rapport à 2002.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Laurent Wauquiez, sortant[1] 58,13 % - PS Renée Vaggiani 20,31 % -
2e UMP Jean Proriol, sortant 36,03 % 53,63 % PS André Chapavrire 22,08 % 46,37 %

Loire-Atlantique[modifier | modifier le code]

Le rapport de force entre les deux coalitions s'inverse de nouveau par rapport à l'élection précédente : la gauche détient six sièges contre quatre pour la droite. Le conseil général, dominé par la droite depuis 1790, a basculé à gauche en 2004. Ce sont d'ailleurs deux candidats bien implantés localement, François de Rugy dans la 1re et Michel Ménard dans la 5e qui prennent des circonscriptions à la droite. Aucun député n'est élu au premier tour alors qu'il y en avait trois en 2002. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, est le député le mieux élu.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   Verts François de Rugy 34,99 % 52,03 %   UMP Jean-Pierre Le Ridant, sortant 42,10 % 47,97 %
2e   PS Marie-Françoise Clergeau, sortante 36,40 % 54,76 %   UMP François Pinte 38,93 % 45,24 %
3e   PS Jean-Marc Ayrault, sortant 49,76 % 66,15 %   UMP Sophie Jozan 26,72 % 33,85 %
4e   PS Dominique Raimbourg 44,42 % 64,49 %   UMP Christine Thebaudeau 25,50 % 35,51 %
5e   PS Michel Ménard 38,75 % 51,11 %   UMP Robert Diat, sortant[2] 38,75 % 48,89 %
6e   NC Michel Hunault, sortant 48,49 % 53,86 %   PS Pascal Bioret 29,84 % 46,14 %
7e   UMP Christophe Priou, sortant 49,90 % 57,85 %   PS Adeline L'Honen 24,65 % 42,15 %
8e   PS Marie-Odile Bouille 39,07 % 64,30 %   UMP Jean-François Arthur 28,73 % 35,70 %
9e   UMP Philippe Boennec 40,91 % 53,00 %   PS Monique Rabin 27,68 % 47,00 %
10e   UMP Serge Poignant, sortant 49,95 % 56,85 %   PS Martine L'Hostis 26,79 % 43,15 %

Loiret[modifier | modifier le code]

La droite réussi une fois de plus le grand schelem dans le Loiret, bien que ses candidats soient moins bien élus qu'en 2002, à l'exception de Jean-Pierre Door, qui remporte la 4e circonscription dès le premier tour. Seule la 1re circonscription change de député avec l'élection du neveu d'Antoine Carré.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Olivier Carré 43,08 % 54,95 % PS Marie-Madeleine Mialot 26,70 % 45,05 %
2e UMP Serge Grouard, sortant 46,31 % 54,65 % PS Christophe Chaillou 24,85 % 45,35 %
3e UMP Jean-Louis Bernard, sortant 30,72 % 55,50 % PS Micheline Prahecq 24,07 % 44,50 %
4e UMP Jean-Pierre Door, sortant 51,14 % - PS François Bonneau 21,51 % -
5e UMP Jean-Paul Charié, sortant 47,42 % 58,91 % PS Carole Canette 21,74 % 41,09 %

Lot[modifier | modifier le code]

Le PRG reprend la circonscription du sud-est (1re), tandis que dans celle de Figeac (2e), le député socialiste sortant est une nouvelle fois reconduit.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PRG Dominique Orliac 36,30 % 54,97 %   UMP Michel Roumegoux, sortant 36,75 % 45,03 %
2e   PS Jean Launay, sortant 42,75 % 59,28 %   UMP Monique Martignac 33,76 % 40,72 %

Lot-et-Garonne[modifier | modifier le code]

Jean Dionis du Séjour et Michel Diefenbacher sont réélus mais le parachutage du juge Jean-Louis Bruguière dans la 3e circonscription, à la suite du retrait d'Alain Merly, permet à Jérôme Cahuzac, mieux implanté localement, de reprendre le siège qu'il avait perdu en 2002.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   NC Jean Dionis du Séjour, sortant 45,97 % 53,57 %   PS Christian Dezalos 30,21 % 46,43 %
2e   UMP Michel Diefenbacher, sortant 46,36 % 56,19 %   PS Gérard Gouzes 28,56 % 43,81 %
3e   PS Jérôme Cahuzac 37,61 % 52,08 %   UMP Jean-Louis Bruguière 41,97 % 47,92 %

Lozère[modifier | modifier le code]

La Lozère penche une nouvelle fois à droite en reconduisant les deux députés UMP sortants.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Francis Saint-Léger, sortant 44,59 % 53,61 % PS Jean-Claude Chazal 27,19 % 46,39 %
2e UMP Pierre Morel à l'Huissier, sortant 63,89 % - PS Dominique Aulas 15,02 % -

Maine-et-Loire[modifier | modifier le code]

Contrairement à 2002, la droite ne réussit pas à remporter tous les sièges du département. Le socialiste Marc Goua l'emporte en effet dans la 2e circonscription alors que tous les autres députés UMP sortants sont facilement reconduits.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Roselyne Bachelot, sortante 46,87 % 54,67 % PS Luc Belot 26,16 % 45,33 %
2e PS Marc Goua 31,56 % 52,12 % UMP Dominique Richard, sortant 41,27 % 47,88 %
3e UMP Jean-Charles Taugourdeau, sortant 52,41 % - PRG Jean-Michel Marchand 22,17 % -
4e UMP Michel Piron, sortant 52,54 % - PS Astrid Lelievre 20,07 % -
5e UMP Gilles Bourdouleix, sortant 46,32 % 56,30 % PS Laurence Adrien-Bigeon 20,65 % 43,70 %
6e UMP Hervé de Charette, sortant 44,69 % 56,69 % PS Serge Bardy 21,92 % 43,31 %
7e UMP Marc Laffineur, sortant 51,70 % - PS Silvia Camara-Tombini 23,66 % -

Manche[modifier | modifier le code]

La droite domine encore largement ces élections malgré la perte de la circonscription de Cherbourg (5e) où Bernard Cazeneuve prend sa revanche sur Jean Lemière qui l'avait battu en 2002. Dans la 1re circonscription, Philippe Gosselin prend facilement la succession de Jean-Claude Lemoine malgré la présence d'un autre candidat soutenu par la Majorité Présidentielle au premier tour. Dans la 2e circonscription, le parachutage de Philippe Bas est mal accueilli et c'est Guénhaël Huet qui l'emporte.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Philippe Gosselin 38,41 % 57,71 % PS Jean-Karl Deschamps 25,07 % 42,29 %
2e DVD Guénhaël Huet 31,37 % 57,86 % UMP Philippe Bas 33,68 % 42,14 %
3e UMP Alain Cousin, sortant 49,28 % 60,52 % PS Danièle Jourdain-Menninger 20,04 % 39,48 %
4e UMP Claude Gatignol, sortant 40,93 % 55,50 % PS Yveline Druez 23,31 % 44,50 %
5e PS Bernard Cazeneuve 42,20 % 58,96 % UMP Jean Lemière, sortant 36,62 % 41,04 %

Marne[modifier | modifier le code]

Comme en 2002, les six circonscriptions votent à droite. Charles de Courson et Philippe-Armand Martin sont réélus dès le premier tour, Catherine Vautrin et Benoist Apparu s'imposent facilement tandis que Jean-Claude Thomas et Renaud Dutreil sont assez aisément (ré)élus malgré des dissidents de droite au premier tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Renaud Dutreil 38,84 % 53,72 % PS Éric Quénard 23,93 % 46,28 %
2e UMP Catherine Vautrin 47,75 % 56,93 % PS Adeline Hazan 26,17 % 43,07 %
3e UMP Jean-Claude Thomas 33,54 % 53,70 % PS Nathalie Dahm 20,52 % 46,30 %
4e UMP Benoist Apparu 42,36 % 58,94 % PS Gérard Berthiot 22,20 % 41,06 %
5e NC Charles de Courson 61,19 % - PS Marie-Claude Yon 16,66 % -
6e UMP Philippe Martin 51,72 % - PS Daniel Lemaire 19,65 % -

Haute-Marne[modifier | modifier le code]

Dans ce département ancré à droite, les deux députés sortants l'emportent facilement dès le premier tour. Dans la circonscription du nord (2e), les divisions de la gauche permettent au FN d'arriver à nouveau en seconde position, malgré un net recul par rapport à 2002.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Luc Chatel, sortant 53,88 % - PS Sylvie Cotillot 20,17 % -
2e UMP François Cornut-Gentille, sortant 56,30 % - FN Nicole le Corre 9,23 % -

Mayenne[modifier | modifier le code]

Jean Arthuis, président du conseil général, a soutenu François Bayrou lors de l'élection présidentielle. Le département est donc le théâtre d'une forte lutte entre l'UMP et le MoDem. Dans la 1re circonscription, Guillaume Garot est élu grâce aux voix du candidat MoDem. Dans la 2e circonscription, Marc Bernier parvient à conserver son siège malgré le fort report de voix sur la candidate MoDem entre les deux tours. En revanche, dans la 3e circonscription, Yannick Favennec est facilement réélu au premier tour, alors qu'il avait du affronter trois autres candidats de droite en 2002.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Guillaume Garot 34,65 % 50,63 %   UMP François d'Aubert, sortant 45,31 % 49,37 %
2e   UMP Marc Bernier, sortant 43,26 % 51,80 %   UDF-MoDem Élisabeth Doineau 19,36 % 48,20 %
3e   UMP Yannick Favennec, sortant 58,95 % -   PS Jean-Pierre Le Scornet 22,62 % -

Meurthe-et-Moselle[modifier | modifier le code]

Après la vague rose de 1997 et la vague bleue de 2002, ces élections sont beaucoup plus équilibrées, avec une répartition presque égale des circonscriptions (trois pour le PS, qui reprend les 2e et 7e circonscriptions et quatre pour l'UMP). Les scores de Jacques Lamblin, qui réussit brillamment la succession de François Guillaume dans la 4e circonscription, et de Jean-Yves Le Déaut, qui conserve facilement le siège de la 6e circonscription qu'il occupe depuis 1986, sont notables.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Laurent Hénart, sortant 44,64 % 50,80 % PS Mathieu Klein 31,98 % 49,20 %
2e PS Hervé Féron 32,38 % 50,65 % UMP Patricia Burckhart, sortante[3] 39,76 % 49,35 %
3e UMP Valérie Rosso-Debord 43,38 % 51,37 % PS Pascal Jacquemin 29,27 % 48,63 %
4e UMP Jacques Lamblin 44,94 % 57,85 % PS Laurence Demonet 17,18 % 42,15 %
5e UMP Nadine Morano, sortante 47,66 % 52,82 % PS Michèle Pilot 31,18 % 47,18 %
6e PS Jean-Yves Le Déaut, sortant 35,21 % 58,62 % UMP Paul Giroux 32,83 % 41,38 %
7e PS Christian Eckert 24,52 % 53,95 % UMP Edouard Jacque, sortant 37,89 % 46,05 %

Meuse[modifier | modifier le code]

Malgré la persistance de tensions au sein de la droite locale, le résultat des législatives traduit mieux qu'en 2002 le positionnement politique des électeurs du département. Ainsi, Bertrand Pancher profite de la retraite de François Dosé pour ramener la 1re dans le giron de l'UMP. En revanche, dans la 2e, Jean-Louis Dumont retrouve son siège avec plus de facilité que lors de la précédente élection.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP Bertrand Pancher 37,24 % 53,97 %   PS Thibaut Villemin 26,49 % 46,03 %
2e   PS Jean-Louis Dumont, sortant 32,55 % 52,92 %   UMP Claudine Becq-Vinci 28,69 % 47,08 %

Morbihan[modifier | modifier le code]

C'est à nouveau la stabilité qui caractérise ce scrutin bien que les députés UMP soient élus beaucoup moins facilement qu'en 2002. Le rapport de force est toujours de cinq sièges pour la droite contre un pour la gauche. Dans la seule circonscription socialiste (la 5e), Françoise Olivier-Coupeau succède à Jean-Yves Le Drian, tandis que Michel Grall récupère le siège de Aimé Kergueris dans la 2e circonscription.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP François Goulard, sortant 46,46 % 52,90 %   PS Hervé Pellois 31,97 % 47,10 %
2e   UMP Michel Grall 26,56 % 52,25 %   PS Nathalie Le Magueresse 19,20 % 47,75 %
3e   UMP Gérard Lorgeoux, sortant 45,87 % 53,04 %   PS Jean-Pierre Le Roch 31,28 % 46,96 %
4e   UMP Loïc Bouvard, sortant 45,60 % 50,42 %   PS Béatrice Le Marre 32,68 % 49,58 %
5e   PS Françoise Olivier-Coupeau 35,84 % 55,27 %   UMP Maria Colas 24,83 % 44,73 %
6e   UMP Jacques Le Nay, sortant 49,41 % 54,67 %   PS Jean-Pierre Bageot 27,62 % 45,33 %

Moselle[modifier | modifier le code]

Dans ce département, un statu quo parfait caractérise ces élections. Les huit députés sortants qui se représentent sont réélus tandis que les deux derniers (André Berthol dans la 7e circonscription et Jean-Marie Aubron dans la 8e) sont remplacés par des députés du même parti (respectivement André Wojciechowski et Aurélie Filippetti).

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP François Grosdidier, sortant 44,67 % 52,40 % PS Gérard Terrier 25,27 % 47,60 %
2e UMP Denis Jacquat, sortant 45,88 % 55,89 % PS Marie-Thérèse Gansoinat-Ravaine 22,91 % 44,11 %
3e UMP Marie-Jo Zimmermann, sortante 50,96 % - PS Christiane Pallez 21,11 % -
4e UMP Alain Marty, sortant 56,67 % - PS Olivia Chaponet 12,83 % -
5e UMP Céleste Lett, sortant 61,38 % - PS Gilbert Maurer 18,75 % -
6e UMP Pierre Lang, sortant 52,40 %[4] 65,26 % PS Michel Obiegala 21,07 % 34,74 %
7e UMP André Wojciechowski 52,12 % - PS Paola Zanetti 18,37 % -
8e PS Aurélie Filippetti 30,23 % 50,96 % UMP Alain Misoffe 30,36 % 49,04 %
9e UMP Jean-Marie Demange, sortant 41,57 % 55,11 % PS Bernard Mertz 23,56 % 44,89 %
10e PS Michel Liebgott, sortant 35,98 % 56,10 % UMP Christine Ferrari 34,68 % 43,90 %

Nièvre[modifier | modifier le code]

Aucun changement dans ce département ancré à gauche: aucun des trois députés socialistes sortants n'est inquiété.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Martine Carrillon-Couvreur, sortante 40,33 % 56,07 % UMP Daniel Rostein 36,28 % 43,93 %
2e PS Gaëtan Gorce, sortant 40,09 % 57,71 % UMP Annie Legrain 33,25 % 42,29 %
3e PS Christian Paul, sortant 44,50 % 57,47 % UMP Brigitte Freytag 34,54 % 42,53 %

Nord[modifier | modifier le code]

Bien que le département ait placé le candidat de la droite, Nicolas Sarkozy, en tête au soir du 2d tour de l'élection présidentielle (ce qui n'était pas arrivé depuis 1965 dans le cadre d'un duel gauche-droite), les législatives de 2007 marquent une légère remontée de la gauche qui obtient 13 sièges contre 11 à la droite (alors qu'il y avait égalité pendant la XIIe législature). Les socialistes Alain Cacheux, dans la 3e circonscription, et Dominique Baert, dans la 8e circonscription, retrouvent les sièges qu'ils avaient perdus en 2002. En revanche, Françoise Hostalier fait basculer la 15e circonscription à droite. Contrairement à 2002, le Front national ne parvient pas à se maintenir au second tour dans les 12e et 23e circonscriptions.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Bernard Roman, sortant 40,17 % 61,75 %   UMP Khalida Sellali 26,64 % 38,25 %
2e   PS Bernard Derosier, sortant 36,29 % 58,67 %   UMP Caroline Vannier 28,88 % 41,33 %
3e   PS Alain Cacheux 28,73 % 50,60 %   UMP Christian Decocq, sortant 39,57 % 49,40 %
4e   UMP Marc-Philippe Daubresse, sortant 46,77 % 58,72 %   PS Martine Filleul 21,49 % 41,28 %
5e   UMP Sébastien Huyghe, sortant 41,00 % 50,73 %   PS Brigitte Parat 25,96 % 49,27 %
6e   UMP Thierry Lazaro, sortant 47,56 % 56,60 %   PS Dominique Bailly 26,56 % 43,40 %
7e   UMP Francis Vercamer, sortant 30,10 % 50,26 %   PS Fanny Bullaert 30,96 % 49,74 %
8e   PS Dominique Baert 37,77 % 56,86 %   UMP Salem Kacet 36,32 % 43,14 %
9e   UMP Bernard Gérard 60,20 % -   PS Maryse Brimont 15,65 % -
10e   DVD Christian Vanneste, sortant 46,26 % 58,56 %   PS Najat Azmy 21,10 % 41,44 %
11e   PS Yves Durand, sortant 34,84 % 52,28 %   UMP Philippe Waymel 36,98 % 47,72 %
12e   DVG Christian Hutin 37,08 % 63,95 %   UMP Jacqueline Gabant 23,17 % 36,05 %
13e   PS Michel Delebarre, sortant 40,50 % 53,12 %   UMP Franck Dhersin 39,90 % 46,88 %
14e   app. UMP Jean-Pierre Decool, sortant 56,67 % -   PRG Francis Bassemon 16,89 % -
15e   UMP Françoise Hostalier 36,19 % 51,87 %   PS Françoise Polnecq 23,23 % 48,13 %
16e   PCF Jean-Jacques Candelier 32,92 % 66,09 %   UMP Michelle Derain 23,84 % 33,91 %
17e   PS Marc Dolez, sortant 38,54 % 62,14 %   UMP Françoise Prouvost 31,60 % 37,86 %
18e   UMP François-Xavier Villain, sortant 48,03 % 57,45 %   PS Brigitte Douay 25,57 % 42,55 %
19e   PS Patrick Roy, sortant 32,82 % 100,00 %   PCF Patrick Leroy 21,32 % -
20e   PCF Alain Bocquet, sortant 46,49 % 69,17 %   UMP Marie-Thérèse Garcia 21,78 % 30,83 %
21e   UMP Jean-Louis Borloo, sortant 53,69 % -   PCF Fabien Thiémé 19,36 % -
22e   PS Christian Bataille, sortant 30,28 % 52,78 %   UMP Marie-Sophie Lesne 36,48 % 47,22 %
23e   UMP Christine Marin 39,04 % 50,75 %   PS Rémi Pauvros 28,19 % 49,25 %
24e   PS Jean-Luc Perat 30,17 % 53,15 %   UMP Alain Poyart 39,62 % 46,85 %

Oise[modifier | modifier le code]

Les sept députés sortants sont réélus et l'UMP confirme le bon résultat de 2002 en conservant six des sept circonscriptions.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Olivier Dassault, sortant 49,04 % 58,61 % PS Yves Rome 26,01 % 41,39 %
2e UMP Jean-François Mancel, sortant 41,92 % 52,77 % PS Sylvie Houssin 21,06 % 47,23 %
3e PS Michel Françaix, sortant 30,73 % 53,43 % UMP Cécile Brémard 28,00 % 46,57 %
4e UMP Éric Woerth, sortant 57,40 % - PS Martine Charles 18,95 % -
5e UMP Lucien Degauchy, sortant 55,45 % - PS Laurence Rossignol 21,97 % -
6e UMP François-Michel Gonnot, sortant 44,50 % 54,01 % PCF Patrice Carvalho 24,67 % 45,99 %
7e UMP Édouard Courtial, sortant 51,68 % - PS Abdel Mokhtari 17,27 % -

Orne[modifier | modifier le code]

Les trois députés sortants sont réélus. La victoire d'Yves Deniaud est moins large qu'en 2002 mais Jean-Claude Lenoir et Sylvia Bassot sont de nouveau élus dès le premier tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP Yves Deniaud, sortant 46,53 % 52,82 %   PS Joaquim Pueyo 30,70 % 47,18 %
2e   UMP Jean-Claude Lenoir, sortant 54,37 % -   PS Anne-Marie Moretti 18,20 % -
3e   UMP Sylvia Bassot, sortante 52,07 % -   PS Frédéric Leveille 25,95 % -

Pas-de-Calais[modifier | modifier le code]

Le rapport de force reste inchangé : le PS emporte douze des quatorze circonscriptions. Contrairement à 2002, l'UMP parvient à accéder au second tour en devançant le FN dans les 11e, 12e et 13e circonscriptions. Seule candidate de son parti à pouvoir se maintenir au second tour sur l'ensemble de la France, Marine Le Pen réalise un excellent résultat dans la 14e circonscription.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Jacqueline Maquet 32,36 % 52,09 % UMP Philippe Rapeneau 37,64 % 47,91 %
2e PS Catherine Génisson, sortante 38,80 % 55,38 % UMP Michel Ziolkowski 35,29 % 44,62 %
3e PS Jean-Claude Leroy, sortant 44,34 % 57,08 % UMP Hélène Magnier 33,64 % 42,92 %
4e UMP Daniel Fasquelle 45,04 % 53,89 % PS Vincent Lena 29,12 % 46,11 %
5e PS Frédéric Cuvillier 39,35 % 62,04 % UMP Annick Valla 19,20 % 37,96 %
6e PS Jack Lang, sortant 39,53 % 54,72 % UMP Frédéric Wacheux 33,17 % 45,28 %
7e PS Gilles Cocquempot, sortant 26,63 % 50,71 % UMP Natacha Bouchart 33,70 % 49,29 %
8e PS Michel Lefait, sortant 51,97 % - UMP Marie-Pascale Bataille 33,75 % -
9e UMP André Flajolet, sortant 38,51 % 51,76 % PS Jacques Mellick 31,84 % 48,24 %
10e PS Serge Janquin, sortant 37,91 % 67,90 % UMP Isabelle Morel 17,32 % 32,10 %
11e PS Odette Duriez 33,62 % 61,66 % UMP Myriam Wonterghem 26,14 % 38,34 %
12e PS Jean-Pierre Kucheida, sortant 45,61 % 69,69 % UMP Jeanine Duquesne 19,43 % 30,31 %
13e PS Guy Delcourt 34,93 % 64,22 % UMP Béatrice Permuy 22,34 % 35,78 %
14e PS Albert Facon, sortant 28,24 % 58,35 % FN Marine Le Pen 24,47 % 41,65 %

Puy-de-Dôme[modifier | modifier le code]

Aucun changement dans ce département : tous les députés sont réélus pour un nouveau mandat. Les parlementaires de gauche obtiennent plus de voix qu'en 2002, mais Louis Giscard d'Estaing, seul élu de droite, conserve son siège dans la 3e circonscription.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Odile Saugues, sortante 38,81 % 61,25 % UMP Anne Courtillé 29,56 % 38,75 %
2e PS Alain Néri, sortant 43,08 % 61,83 % UMP Paul Suss 32,14 % 38,17 %
3e UMP Louis Giscard d'Estaing, sortant 44,64 % 53,09 % PS Mireille Lacombe 21,43 % 46,91 %
4e PS Jean-Paul Bacquet, sortant 45,78 % 61,44 % UMP Christophe Serre 31,61 % 38,56 %
5e PCF André Chassaigne, sortant 43,76 % 65,90 % UMP Anne-Marie Delannoy 29,37 % 34,10 %
6e PS Jean Michel, sortant 33,01 % 54,24 % UMP Marie-Thérèse Sikora 34,23 % 45,76 %

Pyrénées-Atlantiques[modifier | modifier le code]

Tous les députés élus en 2002 retrouvent leurs sièges. Le nouveau positionnement politique de François Bayrou, arrivé en tête dans le département au 1er tour de l'élection présidentielle, entraine un report des voix des électeurs centristes largement favorable aux candidats socialistes. Inversement, dans la 4e circonscription, Jean Lassalle, contraint à une triangulaire, bénéficie du soutien d'une partie des électeurs de gauche malgré la présence d'un candidat PS.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Martine Lignières-Cassou, sortante 36,01 % 55,52 %   UMP Bernard Layre 34,27 % 44,48 %
2e   UDF-MoDem François Bayrou, sortant 37,25 % 61,21 %   PS Marie-Pierre Cabanne 23,32 % 38,79 %
3e   PS David Habib, sortant 44,56 % 62,50 %   UMP Laurence Sailliet 27,55 % 37,50 %
4e   UDF-MoDem Jean Lassalle, sortant 29,54 % 40,39 %   UMP Hervé Lucbereilh 31,36 % 33,65 %
5e   UMP Jean Grenet, sortant 43,21 % 52,93 %   PS Jean Espilondo 27,65 % 47,07 %
6e   UMP Michèle Alliot-Marie, sortante 48,88 % 58,37 %   PS Sylviane Alaux 20,61 % 41,63 %

Hautes-Pyrénées[modifier | modifier le code]

Les trois députés sortants sont facilement réélus dans ce département qui confirme son ancrage à gauche.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Pierre Forgues, sortant 37,59 % 60,77 % UMP Monique Lamon 24,33 % 39,33 %
2e PRG Chantal Robin-Rodrigo, sortante 39,78 % 55,17 % UMP Gérard Trémège 38,16 % 44,83 %
3e PS Jean Glavany, sortant 40,86 % 61,41 % UMP Christine Rabaud-Carrie 29,48 % 38,59 %

Pyrénées-Orientales[modifier | modifier le code]

Il s'agit de l'un des rares départements où la "vague bleue" est encore plus importante qu'en 2002. La droite conserve facilement les trois sièges acquis lors des précédentes législatives et réalise le grand chelem grâce à Jacqueline Irles qui s'empare de la 4e circonscription à la faveur des divisions de la gauche.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Daniel Mach, sortant 46,56 % 56,98 % PCF Jean Vila 16,44 % 43,02 %
2e UMP Arlette Franco, sortant 48,31 % 59,86 % PS Renée Soum 21,80 % 40,22 %
3e UMP François Calvet, sortant 42,84 % 51,94 % PS Christian Bourquin 30,82 % 48,06 %
4e UMP Jacqueline Irles 37,59 % 50,25 % DVG Pierre Aylagas 17,92 % 49,75 %

Bas-Rhin[modifier | modifier le code]

Le PS parvient une fois de plus à sauver la 1re circonscription, avec un écart plus important qu'en 2002. Mais les socialistes cèdent du terrain face au MoDem dans le reste du département (François Bayrou y est arrivé en seconde position, devant Ségolène Royal, lors de l'élection présidentielle). L'effondrement du FN favorise l'élection de six des huit députés UMP au premier tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Armand Jung, sortant 32,96 % 56,27 %   UMP Frédérique Loutrel 31,17 % 43,73 %
2e   UMP Jean-Philippe Maurer 38,87 % 51,32 %   PS Philippe Bies 25,56 % 48,68 %
3e   UMP André Schneider, sortant 47,18 % 57,75 %   PS Zoubida Naïli 20,83 % 42,25 %
4e   UMP Yves Bur, sortant 56,84 % -   PS Claude Froehly 15,75 % -
5e   UMP Antoine Herth 58,01 % -   UDF-MoDem Danièle Meyer 12,63 % -
6e   UMP Alain Ferry, sortant 67,38 % -   UDF-MoDem Cédric Baillet 9,30 % -
7e   UMP Emile Blessig, sortant 60,49 % -   UDF-MoDem Thierry Carbiener 14,62 % -
8e   UMP Frédéric Reiss 65,91 % -   UDF-MoDem Thomas Joerger 9,10 % -
9e   UMP François Loos 56,55 % -   UDF-MoDem Claude Kern 19,17 % -

Haut-Rhin[modifier | modifier le code]

La droite conserve toutes les circonscriptions. Comme dans le département voisin du Bas-Rhin, la forte baisse du FN favorise l'élection de cinq des sept députés de droite au premier tour. Éric Straumann, élu dans la 1re circonscription, est membre de l'UMP mais son parti avait accordé son investiture au député sortant, Gilbert Meyer, qu'il a largement battu au second tour. Bien que François Bayrou ait devancé Ségolène Royal, au premier tour de l'élection présidentielle, le PS contient mieux la hausse du MoDem que dans le Bas-Rhin.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   DVD Éric Straumann 30,44 % 66,05 %   UMP Gilbert Meyer, sortant 31,59 % 33,95 %
2e   UMP Jean-Louis Christ, sortant 54,06 % -   UDF-MoDem Thierry Speitel 11,11 % -
3e   UMP Jean-Luc Reitzer, sortant 63,78 % -   PS Martine Diffor 12,69 % -
4e   UMP Jean Ueberschlag, sortant 58,84 % -   PS Maud Raber 13,98 % -
5e   UMP Arlette Grosskost, sortante 46,07 % 56,27 %   PS Pierre Freyburger 29,00 % 43,73 %
6e   NC Francis Hillmeyer, sortant 50,36 % -   PS Antoine Home 23,04 % -
7e   UMP Michel Sordi, sortant 54,27 % -   PS Catherine Hoffarth 14,26 % -

Rhône[modifier | modifier le code]

La gauche progresse fortement dans les quatre circonscriptions lyonnaises, au point de faire élire des députés socialistes dans deux d'entre elles (la 2e et la 3e), ce qui n'était jamais arrivé depuis le découpage électoral de 1988. L'implantation du PS (aux municipales de 2001 et aux cantonales de 2004), les changements sociologiques ainsi que l'attitude très anti-UMP des ténors du MoDem Anne-Marie Comparini et Azouz Begag, ont contribué à ce bouleversement politique.

Dans le reste du département, l'équilibre gauche-droite reste sensiblement identique : la gauche est légèrement majoritaire dans les circonscriptions de l'est de l'agglomération lyonnaise (6e, 7e et 14e) tandis que le reste du département reste très favorable à la droite. Martine David, qui avait bénéficié d'une triangulaire avec la candidate UMP et le vice-président du FN, Bruno Gollnisch, en 2002, perd logiquement la 13e circonscription au profit de Philippe Meunier.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Michel Havard 40,18 % 51,54 % PRG Thierry Braillard 23,52 % 48,46 %
2e PS Pierre-Alain Muet 28,64 % 51,51 % UMP Emmanuel Hamelin, sortant 41,66 % 48,49 %
3e PS Jean-Louis Touraine 27,87 % 51,34 % UMP Jean-Michel Dubernard, sortant 40,66 % 48,66 %
4e UMP Dominique Perben 47,94 % 56,57 % PS Najat Vallaud-Belkacem 25,11 % 43,43 %
5e UMP Philippe Cochet, sortant 55,92 % - PS Marie-France Lambert 19,85 % -
6e PS Pascale Crozon 25,84 % 53,81 % UMP Henry Chabert 36,78 % 46,19 %
7e PS Jean-Jack Queyranne, sortant 33,83 % 52,27 % UMP Jean-François Debiol 39,05 % 47,73 %
8e UMP Patrice Verchere 53,43 % - PS Sheila Mc Carron 17,85 % -
9e UMP Bernard Perrut, sortant 55,75 % - PS Jérôme Saddier 16,66 % -
10e UMP Christophe Guilloteau, sortant[5] 47,84 % 63,99 % PS Florence Perrin 17,85 % 36,01 %
11e UMP Georges Fenech, sortant 48,09 % 56,54 % PS Jean-François Gagneur 23,64 % 43,56 %
12e UMP Michel Terrot, sortant 49,12 % 58,99 % PS Gilles Pommateau 20,98 % 41,01 %
13e UMP Philippe Meunier 46,20 % 57,17 % PS Martine David, sortante 29,06 % 42,83 %
14e PCF André Gerin, sortant 22,49 % 53,85 % UMP Michel Denis 29,92 % 46,15 %

Haute-Saône[modifier | modifier le code]

Le département est représentatif de la tendance nationale : deux des trois députés UMP (Alain Joyandet dans la 1re circonscription et Michel Raison dans la 3e) profitent de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République un mois plus tôt et sont réélus au premier tour, alors que Maryvonne Briot chute face à Jean-Michel Villaumé dans la 2e circonscription, victime de la remobilisation de l'électorat de gauche au second tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Alain Joyandet, sortant 56,72 % - PS Armelle Salvador 23,19 % -
2e PS Jean-Michel Villaumé 32,13 % 51,61 % UMP Maryvonne Briot, sortante 37,70 % 48,39 %
3e UMP Michel Raison, sortant 50,45 % - PS Jean-Paul Mariot 30,29 % -

Saône-et-Loire[modifier | modifier le code]

Les résultats sont extrêmement serrés sauf dans la 1re circonscription, fief de Gérard Voisin depuis 1993. La gauche ne parvient pas à reprendre les deux circonscriptions perdues en 2002 (la 2e et la 3e) mais Christophe Sirugue parvient à faire basculer la 5e circonscription qui n'avait jamais élu un député de gauche. Arnaud Montebourg est mis en difficulté dans la 6e circonscription : il est réélu avec moins de 400 voix d'avance sur Arnaud Danjean.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Gérard Voisin, sortant 47,63 % 55,55 % PS Nicoles Eschmann 27,02 % 44,45 %
2e UMP Jean-Marc Nesme, sortant 43,38 % 50,09 % PRG Jacques Rebillard 33,64 % 49,91 %
3e UMP Jean-Paul Anciaux, sortant 45,90 % 51,49 % PS Evelyne Couillerot 34,58 % 48,51 %
4e PS Didier Mathus, sortant 40,21 % 51,23 % UMP Marie-Claude Jarrot 42,95 % 48,77 %
5e PS Christophe Sirugue 35,41 % 50,30 % UMP Dominique Juillot 44,92 % 49,70 %
6e PS Arnaud Montebourg, sortant 43,95 % 50,34 % UMP Arnaud Danjean 41,37 % 49,66 %

Sarthe[modifier | modifier le code]

Le premier ministre François Fillon espérait réaliser le grand chelem comme en 2002. Il est lui-même réélu dès le premier tour dans la 4e, face à Stéphane Le Foll, le directeur de cabinet de François Hollande. Dans la 1re, acquise à la droite, Fabienne Labrette-Ménager prend facilement la succession de Pierre Hellier. Béatrice Pavy, dans la 3e et Dominique Le Mèner, dans la 5e, conservent les sièges pris au PS en 2002 en obtenant des scores voisins de ceux des précédentes législatives. Mais Marietta Karamanli l'emporte dans la 2e et prive la droite d'un cinquième siège. Sur cinq députés élus, trois sont des femmes.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Fabienne Labrette-Ménager 47,23 % 56,55 % PS Françoise Dubois 26,75 % 43,45 %
2e PS Marietta Karamanli 34,29 % 52,48 % UMP Jean-Marie Geveaux, sortant 42,93 % 47,52 %
3e UMP Béatrice Pavy sortante 47,08 % 55,16 % PS Agnès Lorilleux 26,34 % 44,84 %
4e UMP François Fillon, sortant 53,40 % - PS Stéphane Le Foll 30,03 % -
5e UMP Dominique Le Mener sortant 49,61 % 55,11 % PS Christophe Rouillon 30,09 % 44,89 %

Savoie[modifier | modifier le code]

Comme en 2002, les trois circonscriptions de la Savoie envoient des députés UMP à l'Assemblée. Dans la 1re, Dominique Dord est mieux élu que lors des précédentes élections où il avait dû affronter un second tour. Dans la 2e, Hervé Gaymard retrouve également son siège au premier tour en réalisant un score identique aux élections de 2002. En revanche, dans la 3e, le second duel entre Bernadette Laclais et Michel Bouvard est plus serré mais tourne malgré tout une nouvelle fois à l'avantage du sortant.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Dominique Dord, sortant 51,39 % - PS Virginie Ferroux 23,93 % -
2e UMP Hervé Gaymard, sortant 50,93 % - PS André Vairetto 24,41 % -
3e UMP Michel Bouvard, sortant 42,46 % 54,57 % PS Bernadette Laclais 24,27 % 45,43 %

Haute-Savoie[modifier | modifier le code]

Ce département, fortement ancré à droite, ne réserve pas de grande surprise. Trois des cinq députés sont élus au premier tour (dont Bernard Accoyer, futur président de l'Assemblée nationale) . Dans la 5e, il ne manque que 414 voix à Marc Francina pour faire de même. Le second tour, face à Clotilde Verguet, qualifiée avec seulement 333 voix d'avance sur le candidat MoDem, est une formalité. C'est finalement dans la 2e que le résultat est le plus serré. Le duel fratricide entre le député sortant Bernard Bosson, candidat officiel de la majorité présidentielle, et Lionel Tardy tourne à l'avantage de ce dernier.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Bernard Accoyer, sortant 56,07 % - PS Sylvie Gillet de Thorey 25,94 % -
2e UMP Lionel Tardy 34,16 % 55,51 % NC Bernard Bosson, sortant 25,73 % 44,49 %
3e UMP Martial Saddier, sortant 54,78 % - PS Sébastien Montessuit 13,30 % -
4e UMP Claude Birraux, sortant 53,67 % - PS Ali Harabi 15,49 % -
5e UMP Marc Francina 49,28 % 63,59 % PS Clotilde Verguet 16,81 % 36,41 %

Paris[modifier | modifier le code]

Carte des résultats des élections législatives à Paris

Comme en 2002, les législatives dans la capitale sont à contre-courant de la tendance nationale. Finalement, la situation reste assez stable, la droite contrôlant huit circonscriptions contre treize à la gauche. Ces élections ont accentué la fracture entre l'Est et l'Ouest de Paris, les circonscriptions de l'Est étant emportées par la gauche et celles de l'Ouest par la droite.

Par rapport à 2002, les duels sont beaucoup moins serrés et se traduisent rarement par un écart de moins de dix points entre les deux candidats, quand les circonscriptions ne sont pas pourvues au premier tour (ce qui est le cas pour cinq d'entre elles: les 3e, 4e, 14e, 15e et 16e). Le duel le plus serré a lieu dans la 2e ou Jean Tiberi, qui y est élu depuis 1988, est mis en difficulté par Lyne Cohen-Solal.

D'une manière générale, les parachutages de personnalités échouent. Seule circonscription à changer de camp, la 8e est remportée par la socialiste Sandrine Mazetier qui y était opposée à Arno Klarsfeld, personnalité médiatique investie par l'UMP. Connue pour ses prises de position au sujet des conditions de détention dans les prisons françaises, Véronique Vasseur ne parvient pas à ébranler Serge Blisko dans la 10e.

Les Verts Martine Billard et Yves Cochet parviennent à conserver les deux circonscriptions acquises en 2002, à savoir la 1re et la 11e.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re Les Verts Martine Billard, sortante 37,09 % 54,25 % UMP Jean-François Legaret 39,67 % 45,75 %
2e UMP Jean Tiberi, sortant 43,30 % 52,66 % PS Lyne Cohen-Solal 27,70 % 47,34 %
3e UMP Martine Aurillac, sortante 59,03 % PS Laurence Girard 16,95 %
4e UMP Pierre Lellouche, sortant 51,96 % PS Corinne Barlis 20,57 %
5e PS Tony Dreyfus, sortant 36,31 % 63,19 % UMP Lynda Asmani 28,97 % 36,81 %
6e PS Danièle Hoffman-Rispal, sortante 39,39 % 69,12 % UMP Jean-Claude Beaujour 24,36 % 30,88 %
7e PS Patrick Bloche, sortant 37,88 % 62,44 % UMP Claude-Annick Tissot 31,54 % 37,56 %
8e PS Sandrine Mazetier 33,54 % 55,85 % UMP Arno Klarsfeld 35,76 % 44,15 %
9e PS Jean-Marie Le Guen, sortant 38,62 % 62,57 % UMP Patrick Trémège 31,13 % 37,43 %
10e PS Serge Blisko, sortant 36,75 % 57,34 % UMP Véronique Vasseur 35,97 % 42,66 %
11e Les Verts Yves Cochet, sortant 35,79 % 57,17 % UMP Nicole Guedj 34,03 % 42,83 %
12e UMP Philippe Goujon 48,02 % 62,79 % PS Claude Dargent 20,59 % 37,21 %
13e UMP Jean-François Lamour 36,59 % 56,74 % PS Anne Hidalgo 28,21 % 43,26 %
14e UMP Claude Goasguen, sortant 65,83 % UDF-Modem Wladimir d'Ormesson 11,38 %
15e UMP Bernard Debré 64,91 % DVD Claude Fain 11,78 %
16e UMP Françoise de Panafieu, sortante 64,68 % PRG Christine Goudert-Martin 12,50 %
17e PS Annick Lepetit, sortante 35,11 % 56,24 % UMP Brigitte Kuster 36,48 % 43,76 %
18e PS Christophe Caresche, sortant 37,68 % 63,29 % UMP Jeannette Bougrab 29,58 % 36,71 %
19e PS Daniel Vaillant 37,63 % 63,05 % UMP Roxane Decorte 28,55 % 36,95 %
20e PS Jean-Christophe Cambadélis, sortant 32,85 % 59,09 % UMP Jean-Jacques Giannesini 32,46 % 40,91 %
21e PS George Pau-Langevin 27,84 % 62,70 % UMP Raoul Delamare 27,88 % 37,30 %

Seine-Maritime[modifier | modifier le code]

La gauche remporte ces législatives en prenant trois sièges à la droite (1re, 6e et 11e circonscriptions). Laurent Fabius, dans la 4e circonscription, est le candidat le mieux élu. La droite conserve trois des cinq fauteuils pris à la gauche en 2002 (9e, 10e et 12e circonscriptions). Ce sont les seules circonscriptions du département où les candidats UMP réalisent un meilleur résultat qu'en 2002.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Valérie Fourneyron 35,10 % 55,16 %   UMP Bruno Devaux 38,35 % 44,84 %
2e   UMP Françoise Guégot 33,66 % 51,24 %   PS François Zimeray 30,25 % 48,76 %
3e   PS Pierre Bourguignon, sortant 34,44 % 66,94 %   UMP Catherine Tafforeau 24,00 % 33,06 %
4e   PS Laurent Fabius, sortant 49,87 % 67,54 %   UMP Marie-Hélène Roux 25,40 % 32,46 %
5e   PS Christophe Bouillon 40,29 % 60,06 %   UMP Marie-Agnès Poussier 33,63 % 39,94 %
6e   PCF Jean-Paul Lecoq 16,74 % 51,11 %   UMP Denis Merville, sortant 39,16 % 48,89 %
7e   UMP Jean-Yves Besselat, sortant 48,04 % 56,39 %   PS Laurent Logiou 22,43 % 43,61 %
8e   PCF Daniel Paul, sortant 25,19 % 57,43 %   UMP Agathe Cahierre 34,34 % 42,57 %
9e   UMP Daniel Fidelin, sortant 46,57 % 53,16 %   PS Estelle Grelier 27,24 % 46,84 %
10e   UMP Alfred Trassy-Paillogues, sortant 49,36 % 55,15 %   PS Dominique Chauvel 28,50 % 44,85 %
11e   PS Sandrine Hurel 22,06 % 52,20 %   UMP Jean Bazin 34,63 % 47,80 %
12e   UMP Michel Lejeune, sortant 52,45 % -   PS Marie Le Vern 27,88 % -

Seine-et-Marne[modifier | modifier le code]

L'UMP réalise à nouveau le carton plein, malgré le basculement du département à gauche lors des cantonales de 2004. Didier Julia, plus ancien député de France avec 40 ans de mandat sans interruption, est réélu pour la 11e fois dans la 2e circonscription, malgré la candidature du maire de Fontainebleau, Frédéric Valletoux. Jean-François Copé, futur président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, est réélu dès le premier tour dans la 6e circonscription.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jean-Claude Mignon, sortant 49,11 % 56,98 % PS Marie-Line Pichery 23,91 % 43,02 %
2e UMP Didier Julia, sortant 35,04 % 57,77 % DVD Frédéric Valletoux 21,22 % 42,23 %
3e UMP Yves Jégo, sortant 49,65 % 63,47 % MRC Sami Naïr 13,14 % 36,53 %
4e UMP Christian Jacob, sortant 54,67 % - PS Serge Rossière-Rollin 18,83 % -
5e UMP Franck Riester 48,58 % 58,95 % PS Marie Richard 24,60 % 41,05 %
6e UMP Jean-François Copé, sortant 54,26 % - PS Monique Papin 18,82 % -
7e UMP Yves Albarello 46,41 % 55,47 % PS Émeric Bréhier 24,84 % 44,53 %
8e UMP Chantal Brunel, sortante 46,28 % 50,94 % PS Olivier Faure 29,05 % 49,06 %
9e UMP Guy Geoffroy, sortant 47,09 % 54,56 % PS Jacques Heuclin 28,06 % 45,44 %

Yvelines[modifier | modifier le code]

Les Yvelines envoient un seul nouveau député à l'Assemblée nationale : Christian Blanc, élu dans la 3e circonscriptionAnne-Marie Idrac ne se représentait pas. La droite domine largement la gauche et remporte la moitié des circonscriptions dès le premier tour. Au second tour, les résultats les plus serrés ont lieu dans les deux circonscriptions qui avaient basculées à gauche en 1997 : la 8e et la 11e.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP Etienne Pinte, sortant 46,62 % 57,70 %   PS Sylvie Faucheux 22,08 % 42,30 %
2e   UMP Valérie Pécresse, sortante 54,80 % -   PS Véronique Fafin 18,44 % -
3e   NC Christian Blanc 50,80 % -   PS Juliette Quinten 14,63 % -
4e   UMP Pierre Lequiller, sortant 54,34 % -   PS Jacqueline Penez 18,00 % -
5e   UMP Jacques Myard, sortant 51,09 % -   PS Michèle Vitrac-Pouzoulet 18,53 % -
6e   UMP Pierre Morange, sortant 54,02 % -   PS Patrick Abisseror 13,74 % -
7e   UMP Pierre Cardo, sortant 49,56 % 57,80 %   DVG Estelle Rodes 24,48 % 42,20 %
8e   UMP Pierre Bédier, sortant 41,11 % 50,67 %   PS Françoise Descamps-Crosnier 23,43 % 49,33 %
9e   UMP Henri Cuq, sortant 52,86 % -   PS Dominique Francesconi 18,37 % -
10e   UMP Christine Boutin, sortante 49,23 % 58,37 %   PS Didier Fischer 21,46 % 41,63 %
11e   UMP Jean-Michel Fourgous, sortant 44,01 % 51,75 %   PS Safia Otokoré 27,24 % 48,25 %
12e   UMP Jacques Masdeu-Arus, sortant 41,91 % 52,32 %   PRG Eddie Aït 21,56 % 47,68 %

Deux-Sèvres[modifier | modifier le code]

« L'effet Ségolène » (qui ne se représente pas dans la 2e circonscription au profit de Delphine Batho), associé à une évolution progressive de l'électorat du département vers la gauche, permet au PS de gagner trois des quatre sièges.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Geneviève Perrin-Gaillard, sortante 48,59 % 65,24 %   UMP Frédéric Rouille 30,29 % 34,76 %
2e   PS Delphine Batho 44,56 % 57,42 %   UMP Jean-Pierre Griffault 34,74 % 42,58 %
3e   UMP Jean-Marie Morisset, sortant 55,66 % -   PS Gaëtan Fort 27,11 % -
4e   PS Jean Grellier 34,98 % 51,41 %   UMP Dominique Paillé, sortant 43,89 % 48,59 %

Somme[modifier | modifier le code]

La droite domine à nouveau ces législatives mais la vague bleue marque un reflux par rapport à 2002. Gilbert Mathon parvient à reprendre la 4e circonscription, perdue par le PS cinq ans plus tôt, tandis que Vincent Peillon échoue à moins de 150 voix de son adversaire UMP dans la 3e. Maxime Gremetz, qui s'est présenté contre le candidat investi par le PCF dans la 1re circonscription, est un des députés de gauche les mieux élus de France au soir du second tour. Le Nouveau Centre obtient deux députés, en conservant les deux circonscriptions détenues par l'UDF depuis 2002.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PCF diss. Maxime Gremetz, sortant 21,06 % 59,33 %   NC Jean-Yves Bourgois 25,83 % 40,67 %
2e   NC Olivier Jarde 45,72 % 52,82 %   PS Sarah Thuilliez 26,21 % 47,18 %
3e   UMP Jérôme Bignon, sortant 40,65 % 50,15 %   PS Vincent Peillon 29,56 % 49,85 %
4e   PS Gilbert Mathon 26,11 % 51,62 %   UMP Joël Hart, sortant 38,18 % 48,38 %
5e   NC Stéphane Demilly, sortant 49,02 % 55,47 %   PS Valérie Kumm 26,96 % 44,53 %
6e   UMP Alain Gest, sortant 43,07 % 50,72 %   PS Jacques Fleury 31,95 % 49,28 %

Tarn[modifier | modifier le code]

Le seul changement notable est la succession réussie de Paul Quilès dans la 1re circonscriptionJacques Valax est largement élu.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Jacques Valax 37,00 % 62,67 %   UMP Jacqueline Bousquet Salmani 25,03 % 37,33 %
2e   PS Thierry Carcenac, sortant 39,59 % 54,25 %   UMP Catherine Reveillon 36,95 % 45,75 %
3e   DVD[6] Philippe Folliot, sortant 34,25 % 64,78 %   DVD Jacques Thouroude 25,55 % 35,22 %
4e   UMP Bernard Carayon, sortant 42,75 % 53,61 %   © Copyright Wikipedia authors - The articles gathered in this document are under the GFDL licence.
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