Résultats par département des élections législatives françaises de 2002

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L'élection des députés de la XIIe législature de la Cinquième République française a eu lieu les 9 et 16 juin 2002. Voici les résultats par département.
En cas de triangulaires, le battu indiqué est le candidat arrivé deuxième et les scores au second tour sont mis en italiques.

Ain[modifier | modifier le code]

Dans ce département alors dirigé par la droite, l'UMP réussit le grand-chelem, parvenant à enlever à la gauche la seule circonscription qu'elle détenait jusqu'à présent, celle de Bourg-en-Bresse où le député socialiste sortant André Godin est battu par le maire de la ville. Ce scrutin législatif est également marqué par le retrait de l'une des principales personnalités locales, Charles Millon, parti tenter sa chance dans le département voisin du Rhône. L'UMP Etienne Blanc réussit à garder à droite la circonscription de l'ancien ministre de la défense.

Circonscription Élu Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jean-Michel Bertrand 42,49 % 57,40 % PS André Godin, sortant 33,23 % 42,60 %
2e UMP Lucien Guichon, sortant 41,14 % 61,89 % PS Eliane Drut-Gorju 20,66 % 38,11 %
3e UMP Étienne Blanc 43,75 % 59,92 % PRG Hubert Bertrand 18,84 % 40,08 %
4e UMP Michel Voisin, sortant 45,73 % 63,50 % PS Michel Raymond 24,64 % 36,50 %

Aisne[modifier | modifier le code]

La gauche, alors majoritaire au conseil général, conserve de justesse la majorité des circonscriptions. Elle limite donc les pertes dans un département où Jean-Marie Le Pen était arrivé en tête, un mois plus tôt, au premier tour de l’élection présidentielle. La circonscription de Saint-Quentin est la seule à basculer, en raison de la victoire de l'UMP Xavier Bertrand sur la socialiste sortante. Au sud du département, la circonscription de Château-Thierry confirme le bien-fondé de sa réputation de place-forte de la droite départementale. Incapable de porter l'un de ses représentants locaux au second tour, la gauche y fut réduite à arbitrer le duel entre le secrétaire d'État aux PME Renaud Dutreil et un candidat d'extrême-droite. De son côté, élu précédemment sous l'étiquette MDC, Jacques Desallangre a abandonné le parti chevènementiste pour se présenter sous l'étiquette Divers gauche et l'a emporté malgré la concurrence, au premier tour, d'un candidat investi par le PS .

Circonscription Élu Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS René Dosière, sortant 32,72 % 54,39 % DVD Jean-Claude Lamant 19,82 % 45,61 %
2e UMP Xavier Bertrand 43,13 % 56,96 % PS Odette Grzegrzulka, sortante 26,91 % 43,04 %
3e PS Jean-Pierre Balligand, sortant 45,54 % 60,56 % UMP Annick Garin 26,15 % 39,44 %
4e DVG Jacques Desallangre, sortant 27,96 % 54,63 % UMP Édith Errasti 22,54 % 45,37 %
5e UMP Renaud Dutreil, sortant 46,33 % 73,39 % FN Franck Briffaut 17,98 % 26,61 %

Allier[modifier | modifier le code]

Département dont le conseil général est alors dirigé par la droite mais dont toutes les circonscriptions avaient été gagnées par la gauche en 1997, l'Allier est à l'occasion du scrutin législatif de 2002 le terrain d'un affrontement particulièrement équilibré entre droite et gauche. Dans trois des quatre circonscriptions du département, le vainqueur a obtenu moins de 51 % des suffrages exprimés au second tour et, au terme de cette consultation électorale, les deux coalitions comptent le même nombre de député. Si le PCF ne parvient pas à conserver l'ancienne circonscription d'André Lajoinie, lequel ne se représentait pas, il sauve celle de Montluçon. Le PS pour sa part perd son seul et unique siège avec la défaite de François Colcombet contre le maire UMP de Moulins.

Circonscription Élu Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Pierre-André Périssol 40,47 % 50,12 % PS François Colcombet, sortant 36,68 % 49,88 %
2e PCF Pierre Goldberg, sortant 30,58 % 50,08 % UMP Daniel Dugléry 38,32 % 49,92 %
3e UMP Yves Simon 36,73 % 50,72 % UMP Jean-Claude Mairal 22,90 % 49,28 %
4e PRG Gérard Charasse, sortant 35,92 % 51,77 % UMP Claude Malhuret 39,89 % 48,23 %

Alpes-de-Haute-Provence[modifier | modifier le code]

La gauche a frôlé la catastrophe mais sauve les meubles dans ce département dont elle détenait alors le conseil général et les deux circonscriptions. Tandis que le radical de gauche sortant Robert Honde est très largement battu dans la circonscription du nord et de l'ouest, l'ancien ministre socialiste Jean-Louis Bianco, par ailleurs président du conseil général, sauve in extremis son siège en recueillant moins de 51 % des suffrages exprimés au second tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Jean-Louis Bianco, sortant 33,78 % 50,79 % UMP Francis Galizi 29,87 % 49,21 %
2e UMP Daniel Spagnou 40,41 % 59,91 % PRG Robert Honde, sortant 22,49 % 40,09 %

Hautes-Alpes[modifier | modifier le code]

Droite et gauche parviennent à se neutraliser en faisant basculer chacune des deux circonscriptions aux dépens de la coalition adverse. Ainsi, l'UMP Henriette Martinez reprend le siège que lui avait enlevé le socialiste Daniel Chevallier en 1997, pendant que le radical de gauche Joël Giraud réussit à s'emparer, à la surprise générale, de la circonscription de Briançon. Il semble bénéficier des difficultés de la droite locale à s'organiser après le départ du sortant Patrick Ollier pour les Hauts-de-Seine.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Henriette Martinez 23,30 % 52,70 % PS Daniel Chevallier, sortant 28,51 % 47,30 %
2e PRG Joël Giraud 34,76 % 50,90 % UMP Jean-Yves Dusserre 40,55 % 49,10 %

Alpes-Maritimes[modifier | modifier le code]

Le département, alors présidé par l'UMP Christian Estrosi, confirme son ancrage à droite puisque celle-ci y réalise le grand chelem, enlevant à la gauche la seule circonscription qu'elle détenait jusqu'ici, celle du vert André Aschieri à Grasse. Le PS est rétrogradé au rang de troisième force politique des Alpes-Maritimes derrière le FN. En effet, dans plus de la moitié des circonscriptions, la gauche ne parvient pas à franchir le premier tour et doit arbitrer des duels entre la droite et l'extrême-droite. Fort du très bon résultat obtenu par Jean-Marie Le Pen lors du premier tour de la précédente élection présidentielle (25,99 %), le FN réalise une nouvelle fois l'une de ses meilleures performances dans les Alpes-Maritimes. Ses représentants se qualifient pour le second tour dans six circonscriptions sur neuf. Ils sont toutefois largement battus par les candidats UMP dans cinq d'entre elles, tandis que la plus célèbre des frontistes locaux, Marie-France Stirbois, doit se contenter de la troisième place à Nice, dans la deuxième circonscription, la seule du département dont le sort est déterminé au terme d'une triangulaire.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jérôme Rivière 26,57 % 58,14 % PS Patrick Allemand 26,02 % 41,86 %
2e UMP Muriel Marland-Militello 33,68 % 46,09 % PS Patrick Mottard 26,61 % 33,79 %
3e UMP Rudy Salles, sortant 43,06 % 71,00 % FN Isabelle Gérard 23,77 % 29,00 %
4e UMP Jean-Claude Guibal, sortant 37,73 % 68,56 % FN Monique Mathieu 19,97 % 31,44 %
5e UMP Christian Estrosi, sortant 45,53 % 73,31 % FN Jean Thiery 20,45 % 26,69 %
6e UMP Lionnel Luca, sortant 44,23 % 66,77 % PS Antoine Damiani 22,10 % 33,23 %
7e UMP Jean Leonetti, sortant 53,10 % - FN Jean-Claude Frappa 19,30 % -
8e UMP Bernard Brochand, sortant 42,93 % 72,11 % FN Jean-Pierre Malen 20,08 % 27,89 %
9e UMP Michèle Tabarot 39,91 % 50,52 % Les Verts André Aschieri, sortant 36,10 % 49,48 %

Ardèche[modifier | modifier le code]

À la faveur de la « vague bleue » enregistrée au niveau national, l'UMP fait basculer deux circonscriptions dans ce département dirigé par la gauche et où celle-ci avait réalisé le grand chelem en 1997. Dans la circonscription d'Aubenas, dans le sud-ouest, le socialiste sortant Stéphane Alaize est sanctionné, tandis que dans le secteur de Tournon, dans le nord, le radical de gauche sortant Jean Pontier a dû renoncer, faute d'investiture.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Pascal Terrasse, sortant 37,68 % 54,45 % UMP Michel Valla 34,42 % 45,55 %
2e UMP Gérard Weber 28,79 % 53,84 % PS Catherine Rolin 24,79 % 46,16 %
3e UMP Jean-Claude Flory 38,53 % 57,23 % PS Stéphane Alaize, sortant 23,41 % 42,77 %

Ardennes[modifier | modifier le code]

Penchant historiquement plutôt à gauche, les Ardennes connaissent une progression tendancielle de la droite, encore renforcée par l'état du rapport de force droite/gauche au niveau national. La défaite de la député-maire socialiste sortante de Charleville-Mézières dans la première circonscription s'ajoute à la réélection facile de l'UMP Jean-Luc Warsmann dans le sud-est pour assurer à la droite la mainmise sur deux des trois circonscriptions. En revanche, le nord du département reste une place-forte de la gauche.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Bérengère Poletti 40,09 % 53,98 % PS Claudine Ledoux, sortante 37,66 % 46,02 %
2e PS Philippe Vuilque, sortant 36,49 % 53,18 % UMP Philippe Mathot 29,07 % 46,82 %
3e UMP Jean-Luc Warsmann, sortant 57,96 % - PS Elisabeth Husson 23,61 % -

Ariège[modifier | modifier le code]

L'hégémonie exercée par le PS sur les terres ariégeoises n'est en rien affectée par l'échec de la gauche au niveau national. Bénéficiant d'une majorité pléthorique au conseil général (vingt élus sur vingt-deux), les socialistes conservent sans difficulté les deux circonscriptions du département.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Augustin Bonrepaux, sortant 43,27 % 66,57 % UMP Yves Maris 15,49 % 33,43 %
2e PS Henri Nayrou, sortant 39,14 % 61,75 % UMP Paul-Louis Maurat 17,26 % 38,25 %

Aube[modifier | modifier le code]

Le département reste fidèle à sa réputation de bastion de la droite, cette dernière y rééditant le grand chelem en gardant les trois circonscriptions auboises avec environ 60 % des suffrages exprimés au second tour, alors qu'elle avait dû passer l'épreuve de deux triangulaires en 1997. La retraite politique de l'ancien ministre gaulliste Robert Galley n'a semble-t-il pas affaibli la droite dans le sud du département, tandis que le maire chiraquien de Troyes François Baroin était aisément réélu dans l'est.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Pierre Micaux, sortant 22,52 % 56,64 % PS Line Bret 23,38 % 43,36 %
2e UMP Jean-Claude Mathis 35,34 % 58,45 % PS Yves Fournier 26,35 % 41,55 %
3e UMP François Baroin, sortant 49,03 % 62,98 % Les Verts Françoise Delplanque 19,02 % 37,02 %

Aude[modifier | modifier le code]

Le département reste fidèle à ses habitudes électorales en accordant une fois de plus ses faveurs au PS. Un mois après avoir placé Lionel Jospin en tête du premier tour de l’élection présidentielle, les électeurs audois reconduisent les trois députés socialistes sortants, bien qu'avec des scores inférieurs à ceux qu'ils avaient réalisés en 1997. L'érosion est davantage marquée dans les circonscriptions du centre et de la côte méditerranéenne. Celle de Castelnaudary et Limoux, dans l'intérieur des terres, est celle où la gauche résiste le mieux.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Jean-Claude Perez, sortant 36,12 % 55,46 % UMP Gérard Larrat 29,04 % 44,54 %
2e PS Jacques Bascou, sortant 37,13 % 55,91 % UMP Michel Py 29,77 % 44,09 %
3e PS Jean-Paul Dupré, sortant 41,27 % 58,20 % UDF Monique Denux 27,58 % 41,80 %

Aveyron[modifier | modifier le code]

Dans ce fief historique de la droite, l'UMP, qui dirige l'assemblée départementale, réalise le grand chelem grâce à l'élection de Serge Roques, maire de Villefranche-de-Rouergue, dans la circonscription de l'ouest, dont le député radical de gauche sortant ne se représentait pas. La droite aveyronnaise conserve facilement les deux autres sièges, dans les secteurs de Millau, plutôt gaulliste, et de Rodez, de tradition démocrate-chrétienne.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Yves Censi 24,13 % 56,78 % PS Anne-Marie Cluzel 24,18 % 43,22 %
2e UMP Serge Roques 35,48 % 53,00 % PS Jean-Pierre Pouzoulet 20,45 % 47,00 %
3e UMP Jacques Godfrain, sortant 47,89 % 61,46 % PS Alain Fauconnier 26,83 % 38,54 %

Bouches-du-Rhône[modifier | modifier le code]

Bien que minoritaire au conseil général, alors présidé par le socialiste Jean-Noël Guérini, la droite conforte son emprise sur la délégation parlementaire des Bouches-du-Rhône. Elle bénéficie entre autres des contre-performances de la gauche, déjà observées lors de l’élection présidentielle. Au cours de la précédente législature, la droite avait la mainmise sur neuf sièges contre sept pour la gauche. Au terme du scrutin de 2002, le rapport de force est de douze contre quatre. Ceci est la conséquence de la perte, par le PCF, de la circonscription de Gardanne et de celles, par le PS, des secteurs d'Istres et d'Arles. Ces trois sièges tombent dans l'escarcelle de l'UMP, laquelle conserve par ailleurs cinq des huit circonscriptions marseillaises, un an après la réélection de Jean-Claude Gaudin à la tête de la cité phocéenne. Dans ce département qui a placé Jean-Marie Le Pen en tête le 21 avril 2002, les candidats du FN sont en mesure de se maintenir au second tour dans six circonscriptions de la périphérie de Marseille. Une seule d'entre elles donne lieu à une triangulaire. Il s'agit de la huitième circonscription, gagnée par Christophe Masse, fils du député socialiste sortant qui ne se représentait pas.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Roland Blum, sortant 39,89 % 60,18 % PS Marie-Arlette Carlotti 25,92 % 39,82 %
2e UMP Jean-François Mattei, sortant 54,88 % - PS Francis Allouch 20,19 % -
3e UMP Jean Roatta, sortant 36,28 % 57,17 % PS Gabriel Malauzat 21,81 % 42,83 %
4e PCF Frédéric Dutoit 25,86 % 64,80 % FN Jean-Pierre Baumann 24,44 % 35,20 %
5e UMP Renaud Muselier, sortant 42,82 % 75,54 % FN Marie-Odile Rayé 18,14 % 24,46 %
6e UMP Guy Teissier, sortant 46,35 % 76,07 % FN Michèle Carayon 19,70 % 23,93 %
7e PS Sylvie Andrieux, sortante 36,01 % 63,07 % FN Stéphane Ravier 26,00 % 36,93 %
8e PS Christophe Masse 35,66 % 44,56 % UDF Jacques Rocca Serra 26,81 % 36,84 %
9e UMP Bernard Deflesselles, sortant 40,45 % 73,25 % FN Joëlle Mélin 18,97 % 26,75 %
10e UMP Richard Mallié 25,41 % 54,08 % PCF Roger Meï, sortant 20,94 % 45,92 %
11e UMP Christian Kert, sortant 35,56 % 59,32 % DVG Serge Andreoni 25,64 % 40,68 %
12e UMP Éric Diard 25,86 % 55,23 % PS Vincent Burroni, sortant 28,42 % 44,77 %
13e PCF Michel Vaxès, sortant 37,22 % 56,59 % UMP Arlette Fructus 20,05 % 43,41 %
14e UMP Maryse Joissains-Masini 35,09 % 58,10 % PS Danielle Rumani-Elbez 24,44 % 41,90 %
15e UMP Léon Vachet, sortant 32,38 % 58,31 % PS Hervé Chérubini 22,04 % 41,69 %
16e UMP Roland Chassain 30,62 % 50,98 % PS Michel Vauzelle, sortant 36,20 % 49,02 %

Calvados[modifier | modifier le code]

La "vague bleue" déferle dans ce département situé politiquement au centre-droit. La droite peut ainsi prendre sa revanche après sa lourde défaite de 1997, année où elle avait dû abandonner cinq circonscriptions à la gauche. La seule députée de droite sortante, l'UMP Nicole Ameline est réélue dès le premier tour dans le nord-est, tandis que la maire de Caen Brigitte Le Brethon arrache la première circonscription au député socialiste en place. Les deux principales figures de la gauche locale disparaissent: Louis Mexandeau qui est battu, et Yvette Roudy qui ne se représentait pas. Dans ce département présidé par la centriste Anne d'Ornano, l'UDF, largement dominée par le nouveau parti présidentiel au niveau national, tire son épingle du jeu en conquérant la moitié des circonscriptions, faisant ainsi jeu égal avec l'UMP.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Brigitte Le Brethon 42,88 % 50,14 % PS Philippe Duron, sortant 36,58 % 49,86 %
2e UDF Rodolphe Thomas 33,84 % 51,07 % PS Louis Mexandeau, sortant 31,70 % 48,93 %
3e UDF Claude Leteurtre 18,82 % 56,21 % PS Clotilde Valter 25,96 % 43,79 %
4e UMP Nicole Ameline, sortante 50,02 % - PS Catherine Le Galiot 21,51 % -
5e UDF Jean-Marc Lefranc 41,59 % 59,90 % Les Verts Marie-Anne Robert-Kerbat 19,86 % 40,10 %
6e UMP Jean-Yves Cousin 42,81 % 54,58 % PRG Alain Tourret, sortant 33,82 % 45,42 %

Cantal[modifier | modifier le code]

L'ancienne terre électorale de Georges Pompidou, passée ensuite au chiraquisme (Jacques Chirac y a dépassé les 30 % au premier tour de la précédente élection présidentielle, soit un score de plus de dix points supérieur à sa moyenne nationale) donne une majorité confortable aux deux députés UMP sortants. Alain Marleix est réélu dès le premier tour dans les arrondissements de Mauriac et de Saint-Flour, mais Yves Coussain ne le fut qu'au bout d'un second tour contre le maire socialiste d'Aurillac.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Yves Coussain, sortant 30,23 % 57,05 % PS René Souchon 29,38 % 42,95 %
2e UMP Alain Marleix, sortant 55,96 % - PS Nicole Goueffic-Collange 14,60 % -

Charente[modifier | modifier le code]

La gauche résiste à la "vague bleue". Sur les quatre circonscriptions du département, que le PS avait toutes gagnées en 1997, une seule est tombée dans le camp adverse, celle de Cognac, que le président UMP du conseil général Jacques Bobe a ravie par 50,54 % des suffrages exprimés au second tour. C'est une fois encore dans la circonscription d'Angoulême-nord que la gauche fait son meilleur score départemental, le député-maire socialiste y est réélu avec près de 60 % des voix.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Jean-Claude Viollet, sortant 35,92 % 51,05 % UMP Jean-Michel Bolvin 28,89 % 48,95 %
2e UMP Jacques Bobe 22,61 % 50,54 % PS Marie-Line Reynaud, sortante 32,78 % 49,46 %
3e PS Jérôme Lambert, sortant 36,77 % 54,96 % UMP Marie-France Michaud 21,38 % 45,04 %
4e PS Jean-Claude Beauchaud, sortant 40,50 % 59,01 % UMP Brigitte Miet 16,36 % 40,99 %

Charente-Maritime[modifier | modifier le code]

Aidée par les vents dominants, la droite reprend possession de la majorité des sièges dans ce département qu'elle dirige et qui lui est souvent favorable. Elle conserve facilement les deux circonscriptions du sud, où elle est le mieux implantée, et reprend au PS celles de Rochefort et de Saintes, dans le nord du département. La gauche doit se contenter de son refuge de La Rochelle, le député-maire socialiste sortant y est réélu avec un score toutefois inférieur à celui de son prédécesseur, le radical de gauche Michel Crépeau, décédé au cours de la précédente législature.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Maxime Bono, sortant 37,12 % 53,02 % UMP Catherine Normandin 27,63 % 46,98 %
2e UMP Jean-Louis Léonard 38,45 % 53,55 % PS André Bonnin 29,88 % 46,45 %
3e UMP Xavier de Roux 34,72 % 53,77 % PS Jean Rouger, sortant 30,61 % 46,23 %
4e UMP Dominique Bussereau, sortant 47,17 % 62,31 % PRG Philippe Callaud 21,26 % 37,69 %
5e UMP Didier Quentin, sortant 48,33 % 64,76 % PS Régine Joly 22,43 % 35,24 %

Cher[modifier | modifier le code]

La défaite du député socialiste sortant dans la circonscription de Saint-Amand-Montrond, dans le sud du département, inverse le rapport de force qui prévalait depuis 1997 entre les deux coalitions. Au terme du scrutin de 2002, la droite, alors majoritaire au conseil général, détient deux sièges sur trois. La gauche ne garde que la circonscription de Vierzon grâce à la bonne implantation du PCF local.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Yves Fromion, sortant 43,84 % 60,32 % Les Verts Roger Ledoux 25,27 % 39,68 %
2e PCF Jean-Claude Sandrier, sortant 38,64 % 55,65 % UMP Franck Thomas-Richard 30,34 % 44,35 %
3e UMP Louis Cosyns 28,42 % 50,45 % PS Yann Galut, sortant 38,52 % 49,55 %

Corrèze[modifier | modifier le code]

En dépit de la venue sur place de plusieurs personnalités de droite en vue au niveau national (Bernadette Chirac et le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin), l'UMP ne réalise pas le grand chelem dans ce département hautement symbolique, celui du président de la République récemment réélu mais aussi du premier secrétaire du PS. En effet, François Hollande sauve l'honneur de son camp en se faisant réélire dans la circonscription de Tulle, tandis que le président UMP du conseil général est confortablement réélu dans l'ancienne circonscription de Jacques Chirac, dans l'est. La défaite du député socialiste sortant dans le secteur de Brive-la-Gaillarde fait basculer la majorité des sièges à droite.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS François Hollande, sortant 39,51 % 52,92 % UMP Jean-Pierre Decaie 40,87 % 47,08 %
2e UMP Frédéric Soulier 39,61 % 53,68 % PS Philippe Nauche, sortant 32,84 % 46,32 %
3e UMP Jean-Pierre Dupont, sortant 49,34 % 56,80 % PS Bernadette Bourzai 28,75 % 43,20 %

Corse[modifier | modifier le code]

Corse-du-Sud[modifier | modifier le code]

Traditionnellement ancrée à droite, ce sont des considérations locales qui expliquent le succès de la gauche en Corse-du-Sud avec le basculement de la première circonscription. Un après avoir conquis la mairie d'Ajaccio, Simon Renucci (divers gauche) profite une nouvelle fois des rivalités au sein de la droite locale pour l'emporter sur le député UMP sortant et président de l'Assemblée territoriale. Dans la circonscription la plus au sud, et généralement la plus à droite, Camille de Rocca Serra reprend le siège autrefois occupé par son père, au terme d'un duel droite-droite. Les deux finalistes ont bénéficié de l'éparpillement des voix entre une multiplicité de candidatures au premier tour et ainsi devancé de justesse le député sortant investi par l'UMP.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re DVG Simon Renucci 32,51 % 57,07 % UMP José Rossi, sortant 24,32 % 42,93 %
2e DVD Camille de Rocca Serra 17,02 % 57,53 % DVD Robert Feliciaggi 15,51 % 42,47 %

Haute-Corse[modifier | modifier le code]

Malgré ses divisions internes, le PRG consolide son emprise sur la Haute-Corse avec la victoire du président du conseil général Paul Giacobbi sur le député UMP sortant dans la circonscription de Calvi. Son grand rival Émile Zuccarelli est pour sa part réélu dans le secteur de Bastia, ville dont il est maire, contre un autre radical de gauche. Les deux députés PRG du département sont notamment en désaccord au sujet du "processus de Matignon" initié par Lionel Jospin. Farouchement hostile à toute négociation incluant les nationalistes, Émile Zuccarelli a soutenu la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l’élection présidentielle.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PRG Émile Zuccarelli, sortant 20,51 % 51,35 % PRG François Vendasi 24,89 % 48,65 %
2e PRG Paul Giacobbi 39,72 % 57,63 % UMP Paul Patriarche, sortant 35,71 % 42,37 %

Côte-d'Or[modifier | modifier le code]

La droite consolide ses positions en Côte-d'Or, notamment dans le nord du département, où elle est mieux implantée, et s'offre le luxe de s'emparer de la circonscription de Beaune, dans le sud, aux dépens de l'ancien ministre socialiste François Patriat. Élu maire de Dijon un an plus tôt, François Rebsamen échoue dans son entreprise visant à prendre à l'UMP le siège de l'ancien ministre gaulliste Robert Poujade. La gauche doit se contenter du secteur de secteur de Dijon-sud. Resté fidèle au parti de François Bayrou, le centriste François Sauvadet est réélu dès le premier tour dans le nord-ouest.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Bernard Depierre 35,32 % 52,74 % PS François Rebsamen 36,71 % 47,26 %
2e UMP Jean-Marc Nudant, sortant 42,67 % 56,78 % PS Colette Popard 31,95 % 43,22 %
3e PS Claude Darciaux 33,80 % 50,68 % UMP Lucien Brenot 36,64 % 49,32 %
4e UDF François Sauvadet, sortant 50,11 % - PRG Patrick Molinoz 26,11 % -
5e UMP Alain Suguenot 40,88 % 51,18 % PS François Patriat 37,59 % 48,82 %

Côtes-d'Armor[modifier | modifier le code]

La gauche a plutôt bien résisté dans ce département qu'elle dirige et qui est, en Bretagne, celui qui lui est le plus favorable. Si elle perd la circonscription de Lamballe au profit de l'UMP Marc Le Fur, l'addition aurait pu être plus salée. Effectivement, elle conserve in extremis, par moins de 51 % des voix au second tour, celles de Lannion et de Dinan. Au sein de la gauche, le PS prend un siège au PCF, celui de l'ancien député communiste Félix Leyzour qui ne se représentait pas. En effet, la candidate socialiste a gagné la primaire puis décroché le siège dans le secteur de Guingamp.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Danielle Bousquet, sortante 34,98 % 55,02 % UMP Mireille Dubois 25,32 % 44,98 %
2e PS Jean Gaubert, sortant 37,35 % 50,12 % UMP Michel Vaspart 39,75 % 49,88 %
3e UMP Marc Le Fur 43,64 % 52,71 % PS Didier Chouat, sortant 35,82 % 47,29 %
4e PS Marie-Renée Oget 26,21 % 55,82 % UMP Jean-Pierre Le Goux 20,72 % 44,18 %
5e PS Alain Gouriou, sortant 36,13 % 50,92 % UMP Jacques Saleün 33,72 % 49,08 %

Creuse[modifier | modifier le code]

Les équilibres politiques sont une fois encore respectées dans ce département, les deux députés sortants issus des deux grandes formations nationales étant réélus avec des scores comparables. Ainsi, le député-maire socialiste de Guéret est reconduit dans l'ouest, tandis que le député UMP en place l'emporte sur le maire PS d'Aubusson dans l'est.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Michel Vergnier, sortant 41,07 % 55,78 % UMP Bernard de Froment 29,30 % 44,22 %
2e UMP Jean Auclair, sortant 44,91 % 55,15 % PS Michel Moine 32,22 % 44,85 %

Dordogne[modifier | modifier le code]

La gauche doit céder la moitié des circonscriptions dans ce département qu'elle dirige et où elle avait réalisé le grand chelem en 1997. Dans le secteur de Bergerac, dans le sud, l'UMP Daniel Garrigue a tiré profit des querelles déchirant le camp adverse, le PS ayant investi sa propre candidate contre le député chevènementiste sortant, lequel fut, par conséquent, éliminé au premier tour. Dans le nord du département, le maire UMP de Nontron retrouve son siège, privant le PCF de son seul député en Dordogne.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Michel Dasseux, sortant 33,12 % 52,22 % UMP Nathalie Delattre 27,50 % 47,78 %
2e UMP Daniel Garrigue 39,77 % 54,61 % PS Cécile Labarthe 24,48 % 45,39 %
3e UMP Frédéric de Saint-Sernin 39,59 % 50,13 % PCF René Dutin, sortant 21,70 % 49,87 %
4e PS Germinal Peiro, sortant 32,15 % 52,70 % UMP Jean-Jacques de Peretti 35,23 % 47,30 %

Doubs[modifier | modifier le code]

Les résultats de ce scrutin législatif confirment les inquiétudes que pouvait nourrir la gauche dans ce département qui avait placé Jean-Marie Le Pen en tête, avec cinq points d'avance sur Lionel Jospin, le 21 avril 2002. Elle perd trois des quatre sièges qu'elle détenait durant la précédente législature. La défaite la plus symbolique de cette déroute de la gauche dans le Doubs est celle de l'ancien ministre socialiste des Affaires européennes Pierre Moscovici dans la circonscription la plus ouvrière, celle de Sochaux et Audincourt dans le nord est, où la gauche était habituée à faire ses meilleurs scores. De son côté, à Besançon, le député-maire socialiste sortant est battu par le président UMP du conseil général. Seule Paulette Guinchard-Kunstler, ancienne secrétaire d'État aux personnes âgées et aux handicapés, sauve la gauche d'une bérézina, par sa victoire dans le secteur de Besançon-est. Le maire UMP de Pontarlier triomphe logiquement dans la circonscription du sud, qui vote traditionnellement à droite.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Claude Girard 39,17 % 52,20 % PS Jean-Louis Fousseret, sortant 34,28 % 47,80 %
2e PS Paulette Guinchard-Kunstler 38,86 % 52,56 % UMP Jean-Claude Duverget 36,30 % 47,44 %
3e UMP Marcel Bonnot 37,87 % 51,50 % PS Joseph Parrenin, sortant 34,08 % 48,50 %
4e UMP Irène Tharin 32,51 % 50,22 % PS Pierre Moscovici 34,58 % 49,78 %
5e UMP Jean-Marie Binetruy 47,39 % 69,75 % Les Verts Roger Huguenot 15,63 % 30,25 %

Drôme[modifier | modifier le code]

Un mois après le premier tour de l’élection présidentielle où Lionel Jospin n'a obtenu que 13,95 % des voix, le PS perd trois des quatre circonscriptions de la Drôme alors qu'il les avait toutes gagnées en 1997. Seul Éric Besson parvient à sauver son siège, en évinçant le maire UMP de Montélimar. Il a bénéficié des divisions de la droite locale. C'est au nord du département, dans les secteurs de Valence et de Romans-sur-Isère, que la droite fait ses meilleures performances.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Patrick Labaune 39,62 % 55,99 % PS Michèle Rivasi, sortante 34,07 % 44,01 %
2e PS Éric Besson, sortant 34,57 % 52,39 % UMP Franck Reynier 29,14 % 47,61 %
3e UMP Hervé Mariton 35,78 % 52,51 % PS Michel Grégoire, sortant 29,33 % 47,49 %
4e UMP Gabriel Biancheri 34,15 % 60,33 % PS Henri Bertholet, sortant 27,81 % 39,67 %

Eure[modifier | modifier le code]

Dans ce département qu'elle dirige mais qui suit souvent les vents dominants au niveau national, la gauche perd deux de ses trois sièges et ne sauve que celui de Louviers, dans le nord. Resté fidèle au parti centriste, Hervé Morin est confortablement réélu dans l'ouest, circonscription qu'il avait conquise à la faveur d'une élection partielle contre le président socialiste du conseil général. Très proche de Jacques Chirac, Jean-Louis Debré, jusqu'ici président du groupe RPR à l'Assemblée nationale, conserve son siège de parlementaire un an après avoir pris la direction de la mairie d'Évreux.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jean-Louis Debré, sortant 46,33 % 61,73 % PS Anne Mansouret 20,99 % 38,27 %
2e UMP Jean-Pierre Nicolas 37,21 % 50,76 % PS Alfred Recours, sortant 32,21 % 49,24 %
3e UDF Hervé Morin, sortant 45,88 % 61,85 % PS Jean-Louis Destans 28,40 % 38,15 %
4e PS François Loncle, sortant 33,80 % 53,62 % UMP Eric Réboli 20,92 % 46,38 %
5e UMP Franck Gilard 35,59 % 52,97 % PS Catherine Picard, sortante 33,11 % 47,03 %

Eure-et-Loir[modifier | modifier le code]

La droite triomphe en réalisant le grand chelem dans ce département, il est vrai plutôt conservateur et où la gauche avait obtenu des succès inattendus en 1997. Ainsi, le député socialiste sortant échoue contre le maire UMP de Chartres, tout comme l'ancien secrétaire d'État François Huwart dans son fief de Nogent-le-Rotrou, et la députée verte sortante, Marie-Hélène Aubert, sévèrement sanctionnée dans le sud-est, face au maire UMP de Châteaudun.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jean-Pierre Gorges 30,81 % 54,31 % PS Georges Lemoine, sortant 29,56 % 45,69 %
2e UMP Gérard Hamel, sortant 45,09 % 62,54 % PS Brigitta Hessel 24,21 % 37,46 %
3e UMP Patrick Hoguet 38,84 % 53,08 % PRG François Huwart 31,88 % 46,92 %
4e UMP Alain Venot 25,72 % 58,49 % Les Verts Marie-Hélène Aubert, sortante 25,72 % 41,51 %

Finistère[modifier | modifier le code]

La gauche perd pied sur la pointe bretonne, dans un département pourtant dirigé par le PS. Celui-ci perd trois circonscriptions sur les six qu'il détenait jusqu'ici. L'avantage est donc désormais à la droite avec cinq sièges contre trois à la gauche. Les secteurs qui ont basculé sont ceux de Brest-ouest, de Châteaulin dans le centre et de Douarnenez dans le sud-ouest. Cependant, à l'exception de la cinquième circonscription, les écarts sont assez limités, ce qui laisse envisager la possibilité de nouveaux changements.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Marcelle Ramonet, sortante 25,11 % 51,90 % Les Verts Daniel Le Bigot 25,72 % 48,10 %
2e PS Patricia Adam 34,50 % 52,71 % UMP Claudine Péron 26,49 % 47,29 %
3e UMP Marguerite Lamour 22,26 % 51,84 % PS François Cuillandre, sortant 35,16 % 48,16 %
4e PS Marylise Lebranchu 43,63 % 52,99 % UMP Gilles Caroff 40,32 % 47,01 %
5e UMP Jacques Le Guen 51,99 % - PS Jean-Pierre Thomin 30,94 % -
6e UMP Christian Ménard 24,48 % 50,14 % PS Kofi Yamgnane, sortant 31,16 % 49,86 %
7e UMP Hélène Tanguy 30,28 % 53,30 % PS Jacqueline Lazard, sortante 32,38 % 46,70 %
8e PS Gilbert Le Bris, sortant 38,68 % 50,97 % UMP Jeanne-Yvonne Triché 37,27 % 49,03 %

Gard[modifier | modifier le code]

C'est une véritable "déferlante bleue" qui s'est abattue sur le Gard, département dirigé par la gauche et où celle-ci avait raflé tous les sièges en 1997. Le grand perdant du scrutin est le PCF, défait dans ses fiefs d'Alès et de Nîmes. Pour les communistes, ces échecs s'ajoutent à la perte de la mairie de Nîmes un an plus tôt. Le PS, quant à lui, doit céder les circonscriptions de Saint-Gilles et Bagnols-sur-Cèze, sur la frange est, à la faveur de triangulaires impliquant le FN. Le président socialiste du conseil général Damien Alary, réélu dans le nord-ouest, est le seul rescapé.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UDF Yvan Lachaud 36,59 % 56,90 % PCF Alain Clary, sortant 28,17 % 43,10 %
2e UMP Étienne Mourrut 27,86 % 42,05 % PS Alain Fabre-Pujol, sortant 27,86 % 37,33 %
3e UMP Jean-Marc Roubaud 25,70 % 43,88 % PS Gérard Revol, sortant 24,95 % 37,72 %
4e UMP Max Roustan 34,39 % 52,19 % PCF Patrick Malavieille, sortant 22,39 % 47,81 %
5e PS Damien Alary, sortant 39,80 % 55,46 % UMP Ariane Fournier 27,66 % 44,54 %

Haute-Garonne[modifier | modifier le code]

Ancienne terre d'élection de Lionel Jospin, la Haute-Garonne reste un "département rose". Hormis Yvette Benayoun Nakache, tous les députés socialistes sortants retrouvent leurs sièges. Ainsi, seules les deux circonscriptions du centre de Toulouse, dont celle de Philippe Douste-Blazy, élu maire un an plus tôt, échappent au PS. Ces deux secteurs étant également ceux où les résultats ont été les plus serrés, la perspective d'un grand chelem socialiste n'est pas à exclure à l'avenir, d'autant que le score de Philippe Douste-Blazy est inférieur à celui de son prédécesseur centriste Dominique Baudis. C'est dans la circonscription pyrénéenne de Saint-Gaudens que la gauche réalise son meilleur score.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Philippe Douste-Blazy, sortant 41,40 % 50,84 % Les Verts Pierre Labeyrie 28,23 % 49,16 %
2e PS Gérard Bapt, sortant 35,85 % 51,46 % UMP Danièle Damin 30,74 % 48,54 %
3e PS Pierre Cohen, sortant 36,28 % 51,05 % UMP Jean-Luc Moudenc 37,76 % 48,95 %
4e UMP Jean Diebold 40,82 % 50,88 % PS Yvette Benayoun Nakache, sortante 34,01 % 49,12 %
5e PS Françoise Imbert, sortante 38,71 % 56,88 % UMP Geneviève de Cazaux 23,56 % 43,12 %
6e PS Hélène Mignon, sortante 37,20 % 53,57 % UMP Françoise de Veyrinas 34,58 % 46,43 %
7e PS Patrick Lemasle, sortant 38,31 % 56,19 % UMP Jean-Pierre Bastiani 31,62 % 43,81 %
8e PS Jean-Louis Idiart, sortant 44,49 % 60,82 % UDF René Rettig 18,14 % 39,18 %

Gers[modifier | modifier le code]

Dans ce fief socialiste, rare département à avoir placé Lionel Jospin en tête le , la gauche doit concéder l'un de ses deux sièges, celui de la circonscription de Condom dans le nord. En revanche, le président socialiste du conseil général Philippe Martin est facilement élu dans le secteur d'Auch, dans le sud, celui où la gauche est le mieux implantée.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Philippe Martin 40,25 % 56,37 % UMP Geneviève Broussy 22,22 % 43,63 %
2e UMP Gérard Dubrac 25,74 % 52,16 % PS Yvon Montané, sortant 31,65 % 47,84 %

Gironde[modifier | modifier le code]

La gauche girondine n'est pas épargnée par la « vague bleue », bien qu'elle limite les dommages en préservant cinq sièges. Au terme de ce scrutin, la droite ayant six députés élus dans ce département, le rapport de force entre les deux coalitions est relativement équilibré. C'est dans les zones les moins urbaines que les pertes du PS sont les plus importantes, puisqu'il perd les circonscriptions de Blanquefort dans le nord-ouest, d'Arcachon dans le sud, de Langon et de Libourne dans l'est. Hormis le secteur de Bordeaux-sud, où l'ancien candidat vert à l'élection présidentielle Noël Mamère est réélu, c'est dans la préfecture girondine que la droite obtient ses meilleurs scores départementaux. Maire de Bordeaux et principal artisan de la création de l'UMP, l'ancien Premier ministre Alain Juppé frôle la réélection dès le premier tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Chantal Bourragué 47,97 % 59,71 % PS Béatrice Desaigues 25,50 % 40,29 %
2e UMP Alain Juppé, sortant 48,28 % 55,49 % PS Marion Paoletti 30,34 % 44,51 %
3e Les Verts Noël Mamère, sortant 38,50 % 54,64 % UDF Alain Cazabonne 34,84 % 45,36 %
4e PS Conchita Lacuey, sortante 40,29 % 59,29 % UMP Hugues Martin 27,86 % 40,71 %
5e UDF Jean-François Régère 28,97 % 52,90 % PS Pierre Brana, sortant 31,05 % 47,10 %
6e PS Michel Sainte-Marie, sortant 38,53 % 51,59 % UMP Pierre Favre 44,25 % 48,41 %
7e PS Pierre Ducout, sortant 43,11 % 57,15 % UMP Michel Dufranc 34,08 % 42,85 %
8e UMP Marie-Hélène des Esgaulx 26,88 % 52,52 % PS François Deluga, sortant 31,77 % 47,48 %
9e UMP Philippe Dubourg 33,65 % 50,28 % PS Odette Trupin, sortante 28,87 % 49,72 %
10e UMP Jean-Paul Garraud 24,24 % 51,16 % PS Gilbert Mitterrand, sortant 34,96 % 48,84 %
11e PS Bernard Madrelle, sortant 34,98 % 51,50 % UDF Daniel Picotin 33,85 % 48,50 %

Hérault[modifier | modifier le code]

C'est une cuisante défaite qu'essuie la gauche dans ce département qu'elle dirige et dont le PS est la force politique dominante. C'est pas mois de cinq circonscriptions qui basculent à droite. Même le députe-maire socialiste de Montpellier Georges Frêche ne retrouve pas son siège. C'est dans la partie sud du département que la poussée à droite est la moins forte: le communiste François Liberti est réélu de justesse à Sète et le socialiste Kléber Mesquida garde à gauche le secteur de Pézenas. C'est également dans la moitié sud que le FN réalise ses meilleures performances, puisqu'il provoque deux triangulaires dans les circonscriptions de Sète et de Béziers.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Christian Jeanjean 26,52 % 54,27 % PS Gilbert Roseau, sortant 28,88 % 45,73 %
2e UMP Jacques Domergue 33,43 % 50,32 % PS Georges Frêche, sortant 35,84 % 49,68 %
3e UMP Jean-Pierre Grand 29,69 % 54,37 % PS Christine Lazerges, sortante 30,13 % 45,63 %
4e UMP Robert Lecou 32,11 % 52,70 % PS Hélène Mandroux 18,03 % 47,30 %
5e PS Kléber Mesquida 32,39 % 51,62 % UMP Marcel Roques 30,13 % 48,38 %
6e UMP Paul-Henri Cugnenc 31,32 % 42,75 % PS Alain Barrau, sortant 26,87 % 38,80 %
7e PCF François Liberti, sortant 20,30 % 42,03 % UMP François Commeinhes 28,16 % 40,82 %

Ille-et-Vilaine[modifier | modifier le code]

La droite accroit son emprise sur la délégation parlementaire d'Ille-et-Vilaine, département qu'elle dirige par ailleurs. L'UMP s'empare de la circonscription de Rennes-ouest aux dépens du député socialiste sortant Marcel Rogemont, et conforte ses positions dans les zones rurales, mis à part le secteur de Redon dans le sud-ouest où Alain Madelin, ancien candidat DL à l'élection présidentielle a bien failli ne pas retrouver son siège. C'est une fois encore dans l'agglomération rennaise que la gauche résiste le mieux, le PS y garde deux sièges.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Jean-Michel Boucheron, sortant 43,37 % 62,15 % UMP Sophie Simon 17,82 % 37,85 %
2e PS Philippe Tourtelier 38,94 % 52,49 % UDF Loïck Le Brun 23,92 % 47,51 %
3e UMP Philippe Rouault 43,00 % 50,79 % PS Marcel Rogemont, sortant 38,21 % 49,21 %
4e UMP Alain Madelin, sortant 32,78 % 50,62 % PS Monique Pussat-Marsac 28,36 % 49,38 %
5e UMP Pierre Méhaignerie, sortant 59,62 % - PS Clotilde Tascon-Mennetier 21,58 % -
6e UMP Marie-Thérèse Boisseau, sortante 49,93 % 64,10 % Les Verts Marie-Pierre Rouger 17,51 % 35,90 %
7e UMP René Couanau, sortant 51,71 % - PS Isabelle Thomas 26,33 % -

Indre[modifier | modifier le code]

La droite frôle le carton plein dans ce département qu'elle dirige mais où le rapport de force entre les deux grandes coalitions est généralement équilibré. Elle parvient à prendre au PS la circonscription de Châteauroux et échoue de peu à faire basculer celle du Blanc, dans l'ouest. Pour sa part, le maire socialiste d'Issoudun et ancien ministre André Laignel est largement battu par le député UMP sortant.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jean-Yves Hugon 33,21 % 52,97 % PS Jean-Yves Gateaud, sortant 34,79 % 47,03 %
2e UMP Nicolas Forissier, sortant 46,76 % 57,24 % PS André Laignel 34,08 % 42,76 %
3e PS Jean-Paul Chanteguet, sortant 33,63 % 50,11 % UMP Gilles Peyrot des Gachons 24,42 % 49,89 %

Indre-et-Loire[modifier | modifier le code]

L'Indre-et-Loire est submergé par la "vague bleue". Effectivement, l'UMP y réalise le grand chelem en enlevant au PS les circonscriptions de l'est et du sud, c'est-à-dire celles d'Amboise, de Montbazon et de Joué-lès-Tours. Ministre délégué aux Affaires européennes, Renaud Donnedieu de Vabres conserve son siège de Tours, tandis que Philippe Briand est aisément réélu dans le nord-ouest, zone où la droite est particulièrement bien implantée.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Renaud Donnedieu de Vabres, sortant 41,46 % 51,57 % PS Jean-Patrick Gille 33,10 % 48,43 %
2e UMP Claude Greff 32,59 % 53,25 % PS Jean-Jacques Filleul, sortant 34,99 % 46,75 %
3e UMP Jean-Jacques Descamps 36,79 % 51,68 % PS Marisol Touraine, sortante 33,47 % 48,32 %
4e UMP Hervé Novelli 33,29 % 53,67 % PS Philippe Le Breton 31,01 % 46,33 %
5e UMP Philippe Briand, sortant 45,77 % 57,95 % PS Claude Roiron 29,14 % 42,05 %

Isère[modifier | modifier le code]

Les grands équilibres politiques locaux sont maintenus dans ce département qui penche à gauche. Tous les députés sortants sont reconduits, sauf dans la circonscription de Vienne où le socialiste Louis Mermaz ne se représentait pas. Les difficultés de la gauche à organiser la succession, l'ancien ministre controversé Christian Nucci s'étant présenté contre le candidat vert soutenu par le PS, sont l'une des raisons du basculement à droite de ce siège. C'est dans le nord que la droite fait ses meilleurs scores tandis que la gauche reste davantage implantée dans le sud.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Richard Cazenave, sortant 38,22 % 54,23 % PS Annie Deschamps 31,10 % 45,77 %
2e PCF Gilbert Biessy, sortant 41,86 % 60,79 % UMP Christine Savoureux 27,03 % 39,21 %
3e PS Michel Destot, sortant 38,51 % 57,20 % DVD Matthieu Chamussy 17,60 % 42,80 %
4e PS Didier Migaud, sortant 44,51 % 60,89 % UMP François Gilabert 19,09 % 39,11 %
5e PS François Brottes, sortant 35,18 % 51,10 % UMP Philippe Langenieux-Villard 37,61 % 48,90 %
6e UMP Alain Moyne-Bressand, sortant 43,04 % 60,93 % PS Armand Bonnamy 27,30 % 39,07 %
7e UMP Georges Colombier, sortant 49,54 % 64,33 % Les Verts Christian Villard 20,04 % 35,67 %
8e UMP Jacques Remiller 36,15 % 56,40 % DVG Christian Nucci 21,08 % 43,60 %
9e PS André Vallini, sortant 40,78 % 54,06 % UMP Robert Pinet 25,35 % 45,94 %

Jura[modifier | modifier le code]

En faisant chuter une figure de la gauche, la secrétaire nationale des Verts et ancienne ministre Dominique Voynet, dans la circonscription de Dole dans le nord, l'UMP Jean-Marie Sermier permet à la droite de réaliser le grand chelem dans ce département plutôt conservateur. Plus au sud, les députés UMP sortants sont facilement réélus.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jacques Pélissard, sortant 50,50 % - PS Yves Colmou 27,96 % -
2e UMP Jean Charroppin, sortant 38,27 % 54,40 % DVG Denis Vuillermoz 27,62 % 45,60 %
3e UMP Jean-Marie Sermier 38,82 % 55,34 % Les Verts Dominique Voynet 32,65 % 44,66 %

Landes[modifier | modifier le code]

Les trois députés socialistes sortants sont reconduits dans ce département ancré à gauche. La principale figure locale, le président du conseil général Henri Emmanuelli est celui dont la réélection est la plus confortable, en franchissant la barre des 60 %. Le secteur de Saint-Sever dans le sud-est est celui où les positions tenues par le PS sont les plus solides.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Alain Vidalies, sortant 38,64 % 52,08 % UMP Louis Lauga 26,31 % 47,92 %
2e PS Jean-Pierre Dufau, sortant 35,84 % 52,39 % UMP Jacques Forté 29,84 % 47,61 %
3e PS Henri Emmanuelli, sortant 47,39 % 60,47 % UMP Robert Lucas 23,68 % 39,53 %

Loir-et-Cher[modifier | modifier le code]

Dans ce fief centriste, les fidèles de François Bayrou obtiennent de beaux succès, certes facilités par l'absence de concurrents UMP. Non seulement Maurice Leroy est réélu dès le premier tour dans le secteur de Vendôme, mais Nicolas Perruchot, tombeur de Jack Lang aux élections municipales un an auparavant, prive la gauche de son seul siège, à Blois. Pour sa part, le député UMP sortant Patrice Martin-Lalande est réélu en venant à bout du maire socialiste de Romorantin-Lanthenay.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UDF Nicolas Perruchot 38,03 % 50,60 % PS Michel Fromet, sortant 33,35 % 49,40 %
2e UMP Patrice Martin-Lalande, sortant 42,90 % 56,84 % PS Jeanny Lorgeoux 31,95 % 43,16 %
3e UDF Maurice Leroy, sortant 50,59 % - PS Béatrice Arruga 20,50 % -

Loire[modifier | modifier le code]

Les pertes par le PS de la circonscription de Saint-Étienne-nord et par le PCF de celle de Firminy rendent possible un grand chelem de la droite. Toutefois, à la différence d'autres départements, la Loire ne voit pas tous ses sièges raflés par l'UMP puisque le parti centriste s'impose à Saint-Étienne-nord et dans le secteur de Saint-Chamond. Président du conseil général, Pascal Clément est réélu dès le premier tour dans la circonscription qui longe la bordure orientale du département.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UDF Gilles Artigues 32,94 % 51,86 % PS Gérard Lindeperg, sortant 35,44 % 48,14 %
2e UMP Christian Cabal, sortant 32,54 % 53,67 % Les Verts Roland Comte 16,88 % 46,33 %
3e UDF François Rochebloine, sortant 47,92 % 63,07 % PS Christiane Farigoule 24,10 % 36,93 %
4e UMP Dino Cinieri 25,66 % 50,29 % PCF Bernard Outin, sortant 31,96 % 49,71 %
5e UMP Yves Nicolin, sortant 45,83 % 54,91 % PS Bernard Jayol 33,31 % 45,09 %
6e UMP Pascal Clément, sortant 50,12 % - PS Dominique Fruleux 21,72 % -
7e UMP Jean-François Chossy, sortant 46,50 % 64,30 % PS Martine Chami 19,38 % 35,70 %

Haute-Loire[modifier | modifier le code]

La Haute-Loire reste un bastion de la droite. Les deux députés UMP sortants sont réélus avec de larges majorités. Dans la circonscription de l'est, le président du conseil général Jacques Barrot frôle la victoire dès le premier tour. Dans l'ouest, la maire socialiste du Puy-en-Velay ne réédite pas son succès des élections municipales de l'année précédente.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jacques Barrot, sortant 49,25 % 63,09 % Les Verts Jean-Jacques Orfeuvre 23,40 % 36,91 %
2e UMP Jean Proriol, sortant 41,83 % 57,91 % PS Arlette Arnaud-Landau 29,50 % 42,09 %

Loire-Atlantique[modifier | modifier le code]

Le rapport de force entre les deux coalitions est inversé par rapport à celui qui prévalait précédemment : la droite détient six sièges contre quatre pour la gauche. Ceci est dû au basculement vers la majorité présidentielle des circonscriptions de Nantes-ouest et de Guérande dans le nord-ouest. C'est autour de l'estuaire de la Loire et dans l'agglomération nantaise que la gauche reste le mieux implantée, comme en témoigne le succès de Jean-Marc Ayrault. Seul député socialiste métropolitain élu dès le premier tour, le maire de Nantes peut ainsi conforter sa position à la tête du groupe PS à l'Assemblée nationale. Les quatre députés UMP sortants sont facilement réélus, en étant parfois dispensés d'un second tour, tels Michel Hunault dans le nord-est et Serge Poignant dans le sud-est.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jean-Pierre Le Ridant 43,56 % 51,65 % PS Patrick Rimbert, sortant 37,24 % 48,35 %
2e PS Marie-Françoise Clergeau, sortante 36,70 % 50,37 % UMP François Pinte 37,49 % 49,63 %
3e PS Jean-Marc Ayrault, sortant 50,09 % - UMP Jean Baillet 23,85 % -
4e PS Jacques Floch 43,82 % 57,52 % UDF Claude Gobin 33,08 % 42,48 %
5e UMP Édouard Landrain, sortant 45,39 % 54,24 % Les Verts Patrick Cotrel 31,72 % 45,76 %
6e UMP Michel Hunault, sortant 50,49 % - PS Geneviève Chignac 27,26 % -
7e UMP Christophe Priou 44,18 % 55,75 % PS René Leroux, sortant 33,69 % 44,25 %
8e PS Claude Évin, sortant 41,49 % 63,67 % UMP Joël Gicquiaud 20,22 % 36,33 %
9e UMP Pierre Hériaud, sortant 44,09 % 58,89 % PS Monique Rabin 25,55 % 41,11 %
10e UMP Serge Poignant, sortant 52,36 % - PS Martine L'Hostis 26,19 % -

Loiret[modifier | modifier le code]

Comme attendu, le Loiret accorde une fois de plus ses faveurs à la droite. Comme en 1997, celle-ci enlève tous les sièges dans ce département solidement ancré à droite. Ils tombent dans l'escarcelle de l'UMP dont les candidats recueillent des scores avoisinant les 60 % au second tour. Parmi eux, Serge Grouard transforme l'essai après sa conquête de la mairie d'Orléans un an auparavant aux dépens du PS.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Antoine Carré, sortant 47,04 % 59,46 % PS Jean-Pierre Delport 28,01 % 40,54 %
2e UMP Serge Grouard 44,29 % 57,59 % PS Christophe Chaillou 28,60 % 42,41 %
3e UMP Jean-Louis Bernard, sortant 43,89 % 60,36 % PS Jean-François Laval 25,11 % 39,64 %
4e UMP Jean-Pierre Door 44,77 % 63,36 % PS Liliane Berthelier 21,51 % 36,64 %
5e UMP Jean-Paul Charié, sortant 47,02 % 63,74 % PS Marie-Thérèse Bonneau 22,75 % 36,26 %

Lot[modifier | modifier le code]

Dans ce département de tradition radicale-socialiste, le PRG perd la circonscription du sud-est. En effet, Daniel Maury échoue de justesse à prendre la succession du radical de gauche Bernard Charles, lequel ne se représentait pas. Il est défait par le maire UDF de Cahors. En revanche, dans le secteur de Figeac, le député socialiste sortant est reconduit.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UDF Michel Roumégoux 37,09 % 50,95 %   PRG Daniel Maury 28,11 % 49,05 %
2e   PS Jean Launay, sortant 37,75 % 53,16 %   UMP Monique Martignac 35,00 % 46,84 %

Lot-et-Garonne[modifier | modifier le code]

Le basculement politique à droite est général en Lot-et-Garonne. Bien qu'étant à la tête des trois principales municipalités du département, aucun des trois députés socialistes sortants ne retrouvent son siège parlementaire. Le plus sévèrement sanctionné est le maire de Marmande Gérard Gouzes, dans la circonscription du nord-ouest.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UDF Jean Dionis du Séjour 21,20 % 52,18 %   PS Alain Veyret, sortant 31,16 % 47,82 %
2e   UMP Michel Diefenbacher 32,20 % 57,06 %   PS Gérard Gouzes, sortant 25,95 % 42,94 %
3e   UMP Alain Merly 30,33 % 51,76 %   PS Jérôme Cahuzac, sortant 33,99 % 48,24 %

Lozère[modifier | modifier le code]

Fidèle à ses habitudes électorales, la Lozère choisit la droite. Le député socialiste sortant Jean-Claude Chazal perd le siège qu'il avait conquis de haute lutte en 1997, et ce en dépit des divisions qui ont déchiré le camp adverse. En effet, au premier tour, Francis Saint-Léger a dû venir à bout du candidat investi par l'UMP, mais ensuite les reports de voix se sont semble-t-il bien faits. Dans l'ouest, le siège de Jacques Blanc, alors président du conseil régional du Languedoc-Roussillon devenu sénateur, est attribué à l'UMP Pierre Morel-A-L'Huissier dès le premier tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re DVD Francis Saint-Léger 24,14 % 53,78 % PS Jean-Claude Chazal, sortant 28,72 % 46,22 %
2e UMP Pierre Morel-A-L'Huissier 57,38 % - PS Pascal Poquet 16,43 % -

Maine-et-Loire[modifier | modifier le code]

La droite consolide sa mainmise sur ce département qui lui est généralement acquis en prenant la circonscription de Saumur au maire vert Jean-Michel Marchand, la seule qui lui avait échappé en 1997. De plus, tous les élus centristes du département ayant rejoint le nouveau parti présidentiel, celui-ci se trouve en situation de quasi-monopole. Si la droite améliore son score dans tous les secteurs, c'est l'ancien ministre des Affaires étrangères Hervé de Charette qui réussit la meilleure performance, dans la circonscription d'Angers-ouest.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Roselyne Bachelot, sortante 47,44 % 58,27 % PS Isabelle Galesne 28,45 % 41,73 %
2e UMP Dominique Richard 30,34 % 52,90 % PS Marc Goua 28,53 % 47,10 %
3e UMP Jean-Charles Taugourdeau 44,04 % 62,75 % PS Pierre Guibert 22,24 % 37,25 %
4e UMP Michel Piron 29,00 % 57,86 % PS Jean-Michel Marchand, sortant 29,79 % 42,14 %
5e UMP Gilles Bourdouleix 39,52 % 61,08 % PS Antoine Mouly 24,59 % 38,92 %
6e UMP Hervé de Charette, sortant 38,76 % 63,47 % PRG Isabelle Corlay 19,19 % 36,53 %
7e UMP Marc Laffineur, sortant 48,85 % 58,23 % PS Jean-Noël Gaultier 29,35 % 41,77 %

Manche[modifier | modifier le code]

Dans ce bastion de la droite, ces élections législatives se soldent par un grand chelem de la majorité présidentielle. La gauche ne parvient même pas à sauvegarder son refuge de Cherbourg, le député-maire socialiste sortant y étant devancé d'une courte-tête. Les députés UMP sortants sont tous très confortablement réélus, parfois dès le premier tour tels Jean-Claude Lemoine dans l'est et René André dans le sud.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jean-Claude Lemoine, sortant 50,15 % - PS Jean-Karl Deschamps 22,39 % -
2e UMP René André, sortant 53,40 % - DVD Bernard Tréhet 13,06 % -
3e UMP Alain Cousin, sortant 41,32 % 61,65 % PS Danièle Jourdain-Menninger 21,65 % 38,35 %
4e UMP Claude Gatignol, sortant 41,00 % 64,72 % PCF Alain Labbé 15,40 % 35,28 %
5e UMP Jean Lemière 37,30 % 50,90 % PS Bernard Cazeneuve, sortant 38,39 % 49,10 %

Marne[modifier | modifier le code]

La droite règne toujours sans partage sur la Marne puisque, comme en 1997, elle emporte tous les sièges. Deux de ses députés sortants sont réélus dès le premier tour: l'UMP Bruno Bourg-Broc dans le nord est et le centriste Charles de Courson resté fidèle à l'UDF dans le sud. C'est à Reims que la compétition fut la plus disputée, et parfois interne à la droite comme dans la deuxième circonscription où la dissidente Catherine Vautrin dû passer l'épreuve d'une primaire l'opposant aux candidats investis par l'UMP et par l'UDF.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP Francis Falala 25,51 % 54,57 %   PS Laurence Sartor 26,88 % 45,43 %
2e   DVD Catherine Vautrin 20,25 % 53,95 %   PS Adeline Hazan 30,39 % 46,05 %
3e   UMP Jean-Claude Thomas, sortant 41,78 % 59,61 %   Verts Stéphane Joly 21,60 % 40,39 %
4e   UMP Bruno Bourg-Broc, sortant 50,72 % -   PS Gérard Berthiot 22,56 % -
5e   UDF Charles de Courson, sortant 50,89 % -   PS Jean-Pierre Bouquet 24,68 % -
6e   UMP Philippe Martin, sortant 47,76 % 62,38 %   Verts Marie-Angèle Klaine 19,62 % 37,62 %

Haute-Marne[modifier | modifier le code]

Les deux sièges de ce département plutôt conservateur reviennent à l'UMP. L'élection de Luc Chatel dans le secteur de Chaumont, au sud, permet à la droite de reprendre ce siège sur la gauche. Dans la circonscription du nord, remportée par le maire UMP de Saint-Dizier, la gauche en est réduite à arbitrer l'affrontement entre la droite et le FN. Il est à noter qu'en Haute-Marne, Jean-Marie Le Pen était arrivé en tête au premier tour de l'élection présidentielle, un mois auparavant, avec 22,42 % des suffrages.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
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1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Luc Chatel 38,81 % 59,29 % PS Sylvie Cotillot 18,72 % 40,71 %
2e UMP François Cornut-Gentille, sortant 49,14 % 74,04 % FN Evelyne Adventier 18,67 % 25,96 %

Mayenne[modifier | modifier le code]

Le renouvellement du personnel politique en Mayenne ne modifie pas la couleur politique du département, lequel reste un bastion inexpugnable de la droite. Dans les circonscriptions de Château-Gontier et de Mayenne, dont les députés sortants ne se représentaient pas, les candidats investis par l'UMP sortent vainqueurs. L'un d'eux l'emporte au terme d'un duel avec le représentant de l'UDF. Vétéran des élus départementaux, le député-maire UMP de Laval François d'Aubert est reconduit dès le premier tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
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1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP François d'Aubert, sortant 52,51 % -   PS Guillaume Garot 30,67 % -
2e   UMP Marc Bernier 28,84 % 52,08 %   UDF Didier Pillon 19,68 % 47,92 %
3e   UMP Yannick Favennec 16,64 % 58,07 %   DVG Claude Leblanc 27,42 % 41,93 %

Meurthe-et-Moselle[modifier | modifier le code]

La "vague bleue" recouvre presque intégralement la Meurthe-et-Moselle, département pourtant dirigé par la gauche et où celle-ci détenait jusqu'ici la majorité des sièges. Parmi les cinq députés socialistes sortants, seul Jean-Yves Le Déaut rempile, dans le secteur de Pont-à-Mousson. Les circonscriptions qui basculent à droite sont celles de Nancy-est, de Vandœuvre-lès-Nancy, de Toul et de Longwy.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
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1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Laurent Hénart 40,52 % 54,31 % PS Jean-Jacques Denis, sortant 30,90 % 45,69 %
2e UMP Gérard Léonard 41,75 % 53,01 % PS René Mangin, sortant 32,70 % 46,99 %
3e UMP Claude Gaillard, sortant 47,00 % 57,43 % PS Jean-François Pasquet 26,58 % 42,57 %
4e UMP François Guillaume, sortant 31,38 % 52,67 % PS Laurence Demonet 22,39 % 47,33 %
5e UMP Nadine Morano 32,17 % 56,26 % PS Nicole Feidt, sortant 33,10 % 43,74 %
6e PS Jean-Yves Le Déaut, sortant 37,90 % 58,56 % UMP Gérard Liger 28,85 % 41,44 %
7e UMP Édouard Jacque 26,59 % 50,21 % PS Jean-Paul Durieux, sortant 27,40 % 49,79 %

Meuse[modifier | modifier le code]

Tirant parti des conflits internes à la droite locale, les deux députés socialistes sortants surnagent malgré la « vague bleue » observée au niveau national. Ceci est d'autant plus notable que la Meuse est un département qui le plus souvent penche à droite. Au sud, dans la circonscription de Bar-le-Duc, le candidat UMP n'a semble-t-il pas bénéficié d'un bon report des voix de son concurrent divers droite du premier tour. Plus au nord, la guerre fratricide entre le candidat UMP et le maire pasquaïen de Verdun Arsène Lux a manifestement laissé des traces, rendant difficile le rassemblement des électeurs de droite au second tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
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1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS François Dosé, sortant 26,26 % 53,33 %   UMP Alain Pérelle 26,26 % 46,67 %
2e   PS Jean-Louis Dumont, sortant 30,92 % 51,48 %   RPF Arsène Lux 23,65 % 48,52 %

Morbihan[modifier | modifier le code]

C'est une grande stabilité politique qui caractérise ce scrutin de juin 2002 dans le Morbihan, réputé pour être le plus conservateur des départements bretons. Ainsi le rapport de force est toujours de cinq sièges pour la droite contre un pour la gauche. Le secteur de Lorient fait toujours office de réduit socialiste grâce à la victoire in extremis du député sortant Jean-Yves Le Drian. Les circonscriptions qui longent le golfe, celle de Vannes et d'Auray, sont celles qui ont le plus massivement voté à droite.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP François Goulard, sortant 48,77 % 58,07 %   PS Hervé Pellois 31,69 % 41,93 %
2e   UMP Aimé Kergueris, sortant 39,37 % 60,28 %   PS Nathalie Le Magueresse 19,60 % 39,72 %
3e   UMP Gérard Lorgeoux 46,48 % 56,62 %   PS Jean-Pierre Le Roch 32,19 % 43,38 %
4e   UMP Loïc Bouvard, sortant 29,93 % 57,05 %   PS Paul Paboeuf 26,75 % 42,95 %
5e   PS Jean-Yves Le Drian, sortant 35,84 % 50,39 %   UDF Fabrice Loher 21,30 % 49,61 %
6e   UMP Jacques Le Nay, sortant 50,65 % -   PS Jean-Pierre Bageot 28,66 % -

Moselle[modifier | modifier le code]

2002 restera un grand crû pour la droite mosellane. Elle dénombre huit sièges contre quatre au cours de la précédente législature. Si la gauche conserve deux des circonscriptions de l'ancien bassin minier lorrain, en l'occurrence celles de Rombas et de Moyeuvre-Grande, elle doit abandonner celle de Metz-nord-ouest et, dans la partie est du département, celles de Sarrebourg, de Sarreguemines et de Forbach. Les députés UMP sortants sont aisément réélus, dont un après un duel avec le candidat du FN au second tour. Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen avait distancé tous ses concurrents dans ce département, recueillant 23,67 % des suffrages.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP François Grosdidier 42,24 % 55,18 % PS Gérard Terrier, sortant 28,42 % 44,82 %
2e UMP Denis Jacquat, sortant 37,15 % 58,36 % PS Marie-Thérèse Gansoinat-Ravaine 25,84 % 41,64 %
3e UMP Marie-Jo Zimmermann, sortante 49,54 % 62,22 % PS Marie-Anne Isler-Béguin 28,08 % 37,78 %
4e UMP Alain Marty 35,64 % 51,44 % PRG Aloyse Warhouver, sortant 29,13 % 48,56 %
5e UMP Céleste Lett 34,88 % 57,11 % PS Gilbert Maurer, sortant 27,08 % 42,89 %
6e UMP Pierre Lang 46,80 % 62,02 % PS Roland Metzinger, sortant 28,34 % 37,98 %
7e UMP André Berthol, sortant 43,63 % 71,14 % FN Jean-Philippe Wagner 18,21 % 28,86 %
8e PS Jean-Marie Aubron, sortant 35,39 % 50,71 % UMP Jean Kiffer 39,68 % 49,29 %
9e UMP Jean-Marie Demange, sortant 49,69 % 60,62 % PS Bertrand Mertz 28,54 % 39,38 %
10e PS Michel Liebgott, sortant 31,96 % 59,31 % UMP Marie-Louise Kuntz 17,75 % 40,69 %

Nièvre[modifier | modifier le code]

L'ancienne terre électorale de François Mitterrand reste une zone de prédilection pour le PS. Les candidats socialistes sont élus dans les trois circonscriptions avec plus de dix points d'avance sur leurs challengers UMP. Les écarts étaient toutefois encore plus importants en 1997 et c'est dans le secteur de Nevers que l'érosion de la gauche est la plus marquée.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Martine Carrillon-Couvreur 35,73 % 55,17 % UMP Daniel Rostein 24,50 % 44,83 %
2e PS Gaëtan Gorce, sortant 34,84 % 56,03 % UMP Monique Cousin 26,74 % 43,97 %
3e PS Christian Paul 42,93 % 56,58 % UMP Brigitte Freytag 31,26 % 43,42 %

Nord[modifier | modifier le code]

Département historiquement ancré à gauche mais où Lionel Jospin n'est arrivé qu'en troisième position le 21 avril 2002 avec un score supérieur à sa moyenne nationale de seulement quelques dixièmes de points, le Nord connait en 2002 une sensible poussée à droite. Le rapport de force qui s'établissait précédemment à dix-huit sièges pour la gauche contre six pour la droite a laissé place à une égalité parfaite, douze sièges partout. Pour le PS, principale force politique locale, le bilan est globalement négatif. S'il ravit la circonscription de Valenciennes-sud à son allié communiste et s'il récupère celle de Dunkerque-est qu'il avait dû concéder à la droite à l'occasion d'une élection partielle, il trébuche dans plusieurs secteurs qui lui semblaient assurés, notamment dans l'agglomération lilloise (Lille-nord, Seclin, Roubaix-ouest, Tourcoing-nord) mais aussi dans la circonscription de Bourbourg, dans la partie septentrionale du département. À cela s'ajoute l'échec du secrétaire d'État vert Guy Hascoët à Roubaix-est. Mais la défaite la plus symbolique de ce recul de la gauche dans ces terres ouvrières du Nord est celle de la maire de Lille et ancienne emblématique ministre de l'Emploi Martine Aubry, battue par un jeune inconnu dans une circonscription où elle avait recueilli plus de 60 % des voix en 1997. De son côté, le FN ne parvient à provoquer aucune triangulaire, mais se hisse au second tour dans le cadre de duels avec le PS à Dunkerque-ouest, et avec l'UMP dans le secteur de Maubeuge. D'une manière générale, l'extrême-droite ne retrouve pas les scores qui avaient permis à Jean-Marie Le Pen d'arriver en première position le 21 avril 2002.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Bernard Roman, sortant 39,54 % 55,89 %   UMP Claude Olivier 30,86 % 44,11 %
2e   PS Bernard Derosier, sortant 29,82 % 54,57 %   UMP Christian Carnois 26,47 % 45,43 %
3e   UMP Christian Decocq 32,55 % 53,86 %   PS Alain Cacheux, sortant 30,01 % 46,14 %
4e   UMP Marc-Philippe Daubresse, sortant 50,74 % -   PS Martine Filleul 23,45 % -
5e   UMP Sébastien Huyghe 20,81 % 51,09 %   PS Martine Aubry, sortante 31,09 % 48,91 %
6e   UMP Thierry Lazaro, sortant 43,93 % 57,61 %   PS Dominique Bailly 28,65 % 42,39 %
7e   UMP Francis Vercamer 36,23 % 50,80 %   Verts Guy Hascoët, sortant 30,31 % 49,20 %
8e   UDF Gérard Vignoble 35,46 % 50,18 %   PS Dominique Baert, sortant 34,45 % 49,82 %
9e   UMP Patrick Delnatte, sortant 56,41 % -   PS Sylvie Boudry 18,33 % -
10e   UMP Christian Vanneste 32,38 % 56,41 %   PS Jean-Pierre Balduyck, sortant 32,06 % 43,59 %
11e   PS Yves Durand, sortant 33,53 % 50,82 %   UMP Philippe Waymel 25,38 % 49,18 %
12e   PS Jean Le Garrec, sortant 30,45 % 64,19 %   FN Marion Auffray 17,89 % 35,81 %
13e   PS Michel Delebarre 38,02 % 51,61 %   UMP Franck Dhersin, sortant 35,25 % 48,39 %
14e   app. UMP Jean-Pierre Decool 42,91 % 58,09 %   PS Monique Denise, sortante 28,97 % 41,91 %
15e   PS Jean Delobel, sortant 31,46 % 50,26 %   UMP Béatrice Descamps 18,00 % 49,74 %
16e   PCF Georges Hage, sortant 30,01 % 100,00 %   PS Jeannine Marquaille 20,28 % -
17e   PS Marc Dolez, sortant 36,40 % 59,98 %   UMP Françoise Prouvost 26,95 % 40,02 %
18e   UMP François-Xavier Villain 42,48 % 55,86 %   PS Brigitte Douay, sortante 28,85 % 44,14 %
19e   PS Patrick Roy 25,85 % 100,00 %   PCF Patrick Leroy, sortant 25,42 % -
20e   PCF Alain Bocquet, sortant 39,59 % 63,97 %   UMP Sylvie Woelffle 19,58 % 36,03 %
21e   UMP Jean-Louis Borloo, sortant 49,51 % 63,88 %   PCF Fabien Thiémé 17,28 % 36,12 %
22e   PS Christian Bataille, sortant 30,02 % 51,66 %   UMP Jean-Marie Lemaire 31,49 % 48,34 %
23e   UMP Jean-Claude Decagny, sortant 30,60 % 64,78 %   FN Claude Deresnes 24,26 % 35,22 %
24e   PS Marcel Dehoux, sortant 28,59 % 50,16 %   UMP Alain Poyart 28,22 % 49,84 %

Oise[modifier | modifier le code]

La gauche est passée tout près du scénario catastrophe dans l'Oise. Elle a bien failli perdre l'ensemble des cinq sièges qu'elle détenait jusqu'ici, mais finalement sauve de justesse, par seulement 50,50 % des suffrages, celui de Creil-sud. Ce sont les quatre circonscriptions de la moitié nord-ouest du département qui basculent à droite. L'une d'elles, celle de Beauvais-sud, est gagnée par le président UMP du conseil général Jean-François Mancel. Dans le secteur de Clermont, le vainqueur UMP Édouard Courtial a vu sa tache facilitée par les déchirures au sein de la gauche, le PS ayant investi son propre candidat contre le député divers gauche sortant.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Olivier Dassault 27,10 % 56,88 % PS Yves Rome, sortant 25,16 % 43,12 %
2e UMP Jean-François Mancel 38,17 % 54,99 % PS Béatrice Marre, sortante 27,76 % 45,01 %
3e PS Michel Françaix, sortant 30,06 % 50,50 % UMP Cécile Brémard 26,45 % 49,50 %
4e UMP Éric Woerth 44,62 % 64,14 % PS Delphine Schwindenhammer 20,69 % 35,86 %
5e UMP Lucien Degauchy, sortant 48,21 % 63,66 % PS Laurence Rossignol 23,54 % 36,34 %
6e UMP François-Michel Gonnot 38,13 % 51,05 % PCF Patrice Carvalho, sortant 34,71 % 48,95 %
7e UMP Édouard Courtial 23,37 % 50,85 % PS Gérard Weyn 23,75 % 49,15 %

Orne[modifier | modifier le code]

Une nouvelle fois, la droite triomphe dans ce département qu'elle dirige et qui lui accorde très souvent ses faveurs. Les trois députés sortants sont confortablement réélus, et deux d'eux d'entre eux s'offrent le luxe d'une victoire dès le premier tour : Jean-Claude Lenoir dans l'est et Sylvia Bassot dans le nord.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP Yves Deniaud, sortant 39,24 % 56,65 %   PS Joaquim Pueyo 29,49 % 43,35 %
2e   UMP Jean-Claude Lenoir, sortant 52,31 % -   PS Anne-Marie Moretti 19,14 % -
3e   DL Sylvia Bassot, sortante 51,77 % -   PS Laurent Beauvais 24,55 % -

Pas-de-Calais[modifier | modifier le code]

Dans ce bastion socialiste qu'est le Pas-de-Calais, la gauche offre une résistance plus solide que dans le département voisin du Nord. La droite doit se contenter d'une seule prise sur le camp adverse. Il s'agit de la circonscription de Béthune où l'UMP André Flajolet a bénéficié des querelles intestines à la gauche locale et du "parachutage" manqué de l'ancienne ministre socialiste Marie-Noëlle Lienemann, investie en dépit de la candidature du député chevènementiste sortant. Autre figure nationale qui a fait irruption sur la scène politique locale, Jack Lang a eu plus de réussite que son ancienne collègue du gouvernement Jospin, puisqu'il l'emporte dans le secteur de Boulogne-sur-Mer. La gauche dispose donc d'un total de douze sièges contre seulement deux pour la droite. Plus grave pour cette dernière, elle est toujours quasiment absente de l'ancien bassin minier. En effet, les candidats UMP n'ont pas été en mesure de se maintenir au second tour dans les circonscriptions de Cambrin, de Liévin, de Lens et d'Hénin-Beaumont. Dans cette zone qui a subi de plein fouet les effets des restructurations industrielles, le FN fait figure de principale force d'opposition au PS local. La fille du dirigeant frontiste Marine Le Pen est celle des candidats d'extrême-droite qui obtient le score le plus élevé.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PRG Jean-Pierre Defontaine, sortant 31,39 % 50,54 % UMP Philippe Rapeneau 23,17 % 49,46 %
2e PS Catherine Génisson, sortante 32,71 % 54,16 % UMP François Desmazière 24,82 % 45,84 %
3e PS Jean-Claude Leroy, sortant 39,09 % 53,66 % UMP Brigitte de Prémont 33,41 % 46,34 %
4e UMP Léonce Deprez, sortant 37,35 % 59,15 % PS Danièle Lhomme 25,11 % 40,85 %
5e DVG Guy Lengagne, sortant 29,64 % 50,81 % UMP Jean-Pierre Pont 21,42 % 49,19 %
6e PS Jack Lang 39,03 % 53,83 % UMP Bernard Deram 30,54 % 46,17 %
7e PS Gilles Cocquempot, sortant 26,09 % 51,79 % UMP Natacha Bouchart 20,11 % 48,21 %
8e PS Michel Lefait, sortant 44,13 % 58,26 % UMP Marie-Pascale Bataille 29,11 % 41,74 %
9e UMP André Flajolet 29,96 % 50,54 % PS Marie-Noëlle Lienemann 28,80 % 49,46 %
10e PS Serge Janquin, sortant 37,62 % 67,22 % UMP Isabelle Morel 17,15 % 32,78 %
11e PS Marcel Cabiddu, sortant 30,16 % 69,03 % FN Eric Iorio 18,47 % 30,97 %
12e PS Jean-Pierre Kucheida, sortant 43,71 % 74,08 % FN Louis Lecœuvre 16,05 % 25,92 %
13e PS Jean-Claude Bois, sortant 38,20 % 67,70 % FN Marine Le Pen 24,24 % 32,30 %
14e PS Albert Facon, sortant 26,23 % 67,92 % FN Steeve Briois 20,06 % 32,08 %

Puy-de-Dôme[modifier | modifier le code]

Les grands équilibres politiques locaux restent inchangés dans ce département dominé par le PS, si l'on excepte la conquête par le PCF de la circonscription de Thiers, le long de la bordure orientale du département, aux dépens du PS. Le candidat communiste s'est imposé après une primaire qui l'a opposé à la candidate socialiste qui n'a pas su prendre la succession du député PS sortant. Pour sa part, l'UMP Louis Giscard d'Estaing n'a pas connu les mêmes difficultés pour prendre la suite de son père, l'ancien Président de la République, dans le secteur de Chamalières, dans l'ouest. Celui-ci est toujours le seul du Puy-de-Dôme à accorder sa confiance à la droite.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Odile Saugues, sortante 36,53 % 54,88 % UMP Anne Courtillé 23,69 % 45,12 %
2e PS Alain Néri, sortant 41,05 % 57,32 % UMP Paul Suss 23,96 % 42,68 %
3e UMP Louis Giscard d'Estaing 24,61 % 53,75 % Les Verts Danielle Auroi 27,09 % 46,25 %
4e PS Jean-Paul Bacquet, sortant 42,82 % 56,08 % UMP Pierre Pascallon 38,07 % 43,92 %
5e PCF André Chassaigne 22,90 % 51,34 % UMP Marie-Gabrielle Gagnarde 40,53 % 48,66 %
6e PS Jean Michel, sortant 34,57 % 51,34 % UMP Claude Liebermann 30,38 % 48,66 %

Pyrénées-Atlantiques[modifier | modifier le code]

Dans ce fief démocrate-chrétien, l'UDF fait jeu égal avec les deux grandes forces politiques nationales. Ancien président du conseil général, le chef du parti centriste François Bayrou reprend le siège qu'il avait dû abandonner trois ans plus tôt lors de son élection au Parlement européen. Mieux implanté dans le nord du département, le PS garde les circonscriptions de Pau-ouest et de Jurançon, mais perd celle de Bayonne où le député socialiste sortant est largement distancé. Elle échoit à l'UMP Jean Grenet et s'ajoute à celle de Biarritz où la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie frôle la victoire dès le premier tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Martine Lignières-Cassou, sortante 38,42 % 53,10 %   UMP Jean Gougy 28,31 % 46,90 %
2e   UDF François Bayrou 41,79 % 55,58 %   PS Georges Labazée 31,41 % 44,42 %
3e   PS David Habib 38,15 % 53,27 %   UMP Lucien Basse-Cathalinat 28,49 % 46,73 %
4e   UDF Jean Lassalle 24,12 % 57,05 %   PS François Maitia 25,51 % 42,95 %
5e   UMP Jean Grenet 42,19 % 55,08 %   PS Jean Espilondo, sortant 29,45 % 44,92 %
6e   UMP Michèle Alliot-Marie, sortante 49,00 % 60,88 %   PS Sylviane Alaux 22,85 % 39,12 %

Hautes-Pyrénées[modifier | modifier le code]

À contre-courant des vents dominants au niveau national, la gauche locale consolide son emprise sur la délégation parlementaire des Hautes-Pyrénées, département dont elle dirige le conseil général. Effectivement elle s'empare du seul siège qui lui échappait jusqu'ici, celui de Philippe Douste-Blazy qui est parti tenté sa chance dans la Haute-Garonne voisine. Il revient à la radicale de gauche Chantal Robin-Rodrigo. C'est l'ancien ministre socialiste Jean Glavany qui recueille le meilleur score, dans la circonscription du nord-ouest.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re PS Pierre Forgues, sortant 41,22 % 57,63 % UMP Patrick Butor 29,34 % 42,37 %
2e PRG Chantal Robin-Rodrigo 37,25 % 51,51 % UMP Gérard Trémège 39,75 % 48,49 %
3e PS Jean Glavany 42,47 % 59,16 % UMP Pierre Lagonelle 27,26 % 40,84 %

Pyrénées-Orientales[modifier | modifier le code]

À la faveur de la "vague bleue", la droite enlève trois des quatre sièges des Pyrénées-Orientales à la gauche. La circonscription de Céret, dans le sud-est, est la seule à reconduire un député socialiste. L'UMP obtient son plus beau succès dans le secteur de Perpignan, si l'on se réfère aux suffrages recueillis, mais sa victoire la plus forte symboliquement est celle obtenue sur le président socialiste du conseil général Christian Bourquin dans la circonscription de Prades.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Daniel Mach 35,71 % 55,74 % PCF Jean Vila, sortant 32,19 % 44,26 %
2e UMP Arlette Franco 33,74 % 50,86 % PS Jean Codognès, sortant 33,92 % 49,14 %
3e UMP François Calvet 33,84 % 51,52 % PS Christian Bourquin, sortant 31,10 % 48,48 %
4e PS Henri Sicre, sortant 31,09 % 51,58 % UMP Myriam Granat 27,69 % 48,42 %

Bas-Rhin[modifier | modifier le code]

Pour la deuxième fois consécutive, la droite manque de très peu le grand chelem dans ce département où elle exerce une position dominante. C'est la circonscription de Strasbourg-centre qui lui échappe de nouveau, le député socialiste sortant y étant réélu avec une faible marge puisqu'il récolte 50,21 % des voix. La capitale alsacienne, dont la mairie a basculé à droite en 2001, est effectivement le lieu où la compétition est la plus disputée. Ses deux anciens maires socialistes Catherine Trautmann et Roland Ries sont néanmoins battus. Dans le reste du département, la droite se trouve en situation de quasi-monopole. Quatre de ses députés sortants sont élus dès le premier tour, parmi lesquels Émile Blessig qui est resté fidèle à l'UDF. Dans le secteur de Haguenau, la véritable compétition fut interne à la droite et se solda par la victoire du candidat investi par l'UMP. Dans celui de Sélestat, le second tour se résuma en un affrontement entre la droite et l'extrême-droite. Le Bas-Rhin est l'un des départements où Jean-Marie Le Pen est arrivé en tête le 21 avril 2002, avec 23,38 % des suffrages.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   PS Armand Jung, sortant 33,54 % 50,21 %   UMP Robert Grossmann 37,30 % 49,79 %
2e   UMP Marc Reymann, sortant 38,99 % 50,52 %   PS Roland Ries 33,39 % 49,48 %
3e   UMP André Schneider, sortant 36,75 % 58,33 %   PS Catherine Trautmann 31,97 % 41,67 %
4e   UMP Yves Bur, sortant 57,48 % -   Verts Jacques Fernique 19,35 % -
5e   UMP Antoine Herth 26,82 % 56,56 %   DVD Alfred Becker 24,48 % 43,44 %
6e   UMP Alain Ferry, sortant 60,63 % -   FN Nathalie Tomasi 14,52 % -
7e   UDF Émile Blessig, sortant 54,55 % -   PS Nicolas Olszak 15,86 % -
8e   UMP François Loos, sortant 60,42 % -   FN Jean-Marie Freund 15,62 % -
9e   UMP Bernard Schreiner, sortant 43,58 % 77,37 %   FN Jean-Claude Alther 14,18 % 22,63 %

Haut-Rhin[modifier | modifier le code]

La droite caracole en tête dans l'ensemble des circonscriptions et prive la gauche des deux sièges que le PS avait arraché en 1997, ceux de Mulhouse-sud et de Cernay. Dans les première et troisième circonscriptions, il n'a suffit d'un seul tour pour que les députés UMP sortants soient reconduits. La gauche ne parvint à qualifier aucun de ses représentants pour le second tour dans les secteurs de Munster dans le nord-est et à Mulhouse-nord. Elle fut contrainte d'arbitrer un duel interne à la droite dans le premier cas, et un affrontement entre centristes et frontistes dans le second.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP Gilbert Meyer, sortant 52,13 % -   PS Monique Marchal 20,86 % -
2e   UMP Jean-Louis Christ 23,63 % 59,60 %   DVD Pierre Hussherr 12,84 % 40,40 %
3e   UMP Jean-Luc Reitzer, sortant 59,39 % -   FN Patrick Binder 14,24 % -
4e   UMP Jean Ueberschlag, sortant 46,18 % 71,29 %   PS Fabienne Pernot 13,12 % 28,71 %
5e   UMP Arlette Grosskost 28,64 % 55,87 %   PS Jean-Marie Bockel, sortant 34,36 % 44,13 %
6e   UDF Francis Hillmeyer, sortant 45,65 % 75,33 %   FN Cécile Haller 14,37 % 24,67 %
7e   UMP Michel Sordi 38,88 % 53,79 %   PS Jean-Pierre Baeumler, sortant 32,63 % 46,21 %

Rhône[modifier | modifier le code]

Dans ce département qu'elle dirige et où elle est régulièrement majoritaire, la droite conquiert une circonscription supplémentaire qui s'ajoute aux neuf qu'elle détenait jusqu'ici. En effet, l'UMP Georges Fenech s'impose dans le secteur de Givors, au sud, face au député socialiste sortant Gabriel Montcharmont. La gauche préserve ses quatre bastions rhodaniens les plus solides, dans la périphérie nord et est de l'agglomération lyonnaise, c'est-à-dire les secteurs de Villeurbanne, de Vaulx-en-Velin, de Vénissieux et de Meyzieu (dans le cadre d'une triangulaire impliquant le FN Bruno Gollnisch dans ce dernier cas). Mais les espoirs que la gauche nourrissait à Lyon depuis la conquête de la mairie par le socialiste Gérard Collomb en 2001, sont déçus. Les quatre circonscriptions lyonnaises sont gagnées par la droite avec plus de dix points d'écart. Ancien président du conseil régional et ancien candidat à la mairie de Lyon, l'ex-UDF Charles Millon manque son "parachutage" contre son vieil ennemi Jean-Jack Queyranne. Dans le reste du département, notamment dans les zones les moins densément peuplées, l'UMP l'emporte haut la main.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf. expr. Parti Nom % suf. expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UDF Anne-Marie Comparini 32,08 % 55,44 % PS Jean-Louis Touraine 31,07 % 44,56 %
2e UMP Emmanuel Hamelin 36,23 % 55,36 % PS Gilles Bruna 32,04 % 44,64 %
3e UMP Jean-Michel Dubernard, sortant 36,38 % 55,32 % PS Barbara Romagnan 30,32 % 44,68 %
4e UMP Christian Philip 37,43 % 64,49 % PS Pierre Hémon 25,49 % 35,51 %
5e UMP Philippe Cochet 31,84 % 64,17 % PRG Françoise Mailler 21,58 % 34,83 %
6e PS Nathalie Gautier 32,95 % 51,02 % UMP Daniel Rendu 28,01 % 48,98 %
7e PS Jean-Jack Queyranne 38,11 % 54,91 % DVD Charles Millon 22,39 % 45,09 %
8e UMP Robert Lamy, sortant 55,79 % - PS Yvon Olivier 20,46 % -
9e UMP Bernard Perrut, sortant 40,51 % 73,20 % FN Jean-Pierre Barbier 22,00 % 26,80 %
10e UMP Jean Besson, sortant 40,69 % 65,40 % PS Jean-Charles Kohlhaas 19,82 % 34,60 %
11e UMP Georges Fenech 20,93 % 51,98 % PS Gabriel Montcharmont, sortant 31,83 % 48,02 %
12e UMP Michel Terrot, sortant 50,19 % - PS René Lambert 27,77 % -
13e PS Martine David, sortante 33,01 % 42,22 % UMP Anne-Marie Dubost 21,33 % 36,48 %
14e PCF André Gerin, sortant 32,36 % 53,04 % UMP André Sardat 21,91 % 46,96 %

Haute-Saône[modifier | modifier le code]

Conformément à la tendance nationale, la Haute-Saône, bien que dirigée par la gauche, connait une forte poussée à droite. L'UMP s'octroie tous les sièges, faisant chuter les députés sortants Jean-Pierre Michel (divers gauche) et Jean-Paul Mariot (socialiste). De son côté, le député-maire UMP de Vesoul Alain Joyandet est aisément réélu dans la circonscription du sud.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Alain Joyandet 45,85 % 59,93 % PS Martine Sylvain 23,60 % 40,07 %
2e UMP Maryvonne Briot 31,03 % 51,09 % DVG Jean-Pierre Michel, sortant 33,26 % 48,91 %
3e UMP Michel Raison 38,06 % 51,48 % PS Jean-Paul Mariot, sortant 36,68 % 48,52 %

Saône-et-Loire[modifier | modifier le code]

Dans ce département qui évolue fréquemment au gré des rapports de force nationaux, la droite prend le dessus en enlevant à la gauche les circonscriptions d'Autun et de Paray-le-Monial, dans l'ouest. Si les UMP Gérard Voisin et Dominique Perben, alors garde des sceaux, sont confortablement réélus, respectivement dans les secteurs de Mâcon et de Chalon-sur-Saône, le socialiste Arnaud Montebourg, qui s'était illustré dans son combat pour la traduction en justice de Jacques Chirac, sort victorieux du duel qui l'opposait à l'avocat Francis Szpiner, connu pour sa proximité avec l'Élysée.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Gérard Voisin, sortant 50,67 % - DVG Yves Pagnotte 17,40 % -
2e UMP Jean-Marc Nesme 40,80 % 50,09 % PRG Jacques Rebillard, sortant 36,99 % 49,91 %
3e UMP Jean-Paul Anciaux 37,29 % 51,59 % PS Philippe Baumel 28,07 % 48,41 %
4e PS Didier Mathus, sortant 41,48 % 51,61 % UMP Antoine André 27,82 % 48,39 %
5e UMP Dominique Perben, sortant 49,63 % 59,59 % PS Bettina Laville 28,30 % 40,41 %
6e PS Arnaud Montebourg, sortant 42,94 % 55,43 % UMP Francis Szpiner 33,01 % 44,57 %

Sarthe[modifier | modifier le code]

La "vague bleue" emporte toutes les circonscriptions de la Sarthe sur son passage. La gauche perd ainsi ses deux sièges et, dans ce contexte peu favorable, semble avoir rencontré des difficultés pour assurer la transition après la retraite des deux députés socialistes sortants. En effet, les candidats investis par le PS pour prendre leur succession, dans les secteurs de La Flèche et de La Ferté-Bernard, sont distancés de dix à treize points. Le ministre des Affaires sociales François Fillon, quant à lui, recueille la majorité des suffrages dès le premier tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Pierre Hellier, sortant 51,14 % - PS Marietta Karamanli 27,61 % -
2e UMP Jean-Marie Geveaux, sortant 42,50 % 52,15 % PS Gérard Guibert 30,45 % 47,85 %
3e UMP Béatrice Pavy 39,26 % 56,03 % PS Agnès Lorilleux 31,07 % 43,97 %
4e UMP François Fillon, sortant 55,21 % - PS Stéphane Le Foll 25,06 % -
5e UMP Dominique Le Mèner 39,06 % 55,90 % PS Christophe Rouillon 29,75 % 44,10 %

Savoie[modifier | modifier le code]

Dans ce département qui accorde généralement sa préférence à la droite, les députés UMP sortants sont reconduits. Le ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard n'a eu besoin que d'un seul tour dans la circonscription du nord-est. Ses collègues obtiennent des scores avoisinant les 60 % au second tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Dominique Dord, sortant 48,08 % 61,76 % PS Thierry Repentin 24,48 % 38,24 %
2e UMP Hervé Gaymard, sortant 50,92 % - PS André Vairetto 24,69 % -
3e UMP Michel Bouvard, sortant 44,78 % 58,40 % PS Bernadette Laclais 25,30 % 41,60 %

Haute-Savoie[modifier | modifier le code]

Comme attendu, la droite fait à nouveau carton plein en Haute-Savoie, l'un de ses fiefs. Qu'ils aient rejoint la nouvelle formation présidentielle ou qu'ils soient restés fidèles à leur parti d'origine, tel le maire UDF d'Annecy Bernard Bosson, ses quatre députés sortants qui sollicitaient un nouveau mandat franchissent la barre des 60 % dans chacune de leurs circonscriptions. Dans le secteur de Bonneville, la succession est réussie puisque l'UMP Martial Saddier obtient un score supérieur à celui de son prédécesseur en 1997. C'est aussi celui où la gauche est la plus faible puisque pour la deuxième fois consécutive aucun de ses candidats n'a passé l'épreuve du premier tour.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP Bernard Accoyer, sortant 49,70 % 64,15 %   PS Sylvie Gillet-de-Thoret 25,08 % 35,85 %
2e   UDF Bernard Bosson, sortant 47,61 % 61,38 %   Verts Thierry Billet 24,07 % 38,62 %
3e   UMP Martial Saddier 30,94 % 75,17 %   FN Dominique Martin 18,79 % 24,83 %
4e   UMP Claude Birraux, sortant 35,28 % 62,81 %   PS Dominique Lachenal 20,52 % 37,19 %
5e   UMP Jean-Marc Chavanne, sortant 35,13 % 62,10 %   PS Frédéric Zory 24,23 % 37,90 %

Paris[modifier | modifier le code]

Carte des résultats des élections législatives à Paris

Dans un contexte de forte poussée à droite au niveau national, les résultats de la capitale sont atypiques. Le temps où sous le patronage de Jacques Chirac, alors maire, la droite parisienne triomphait sans se heurter à une réelle résistance est terminé. Un an après la conquête de l'Hôtel de ville par le socialiste Bertrand Delanoë, la gauche nourrissait de grandes ambitions pour ce scrutin législatif. Elles sont satisfaites puisqu'elle ravit trois circonscriptions à la droite et détient à présent la majorité des sièges : onze contre dix. Il s'agit de la première gagnée par la verte Martine Billard dans le centre de la capitale, de la quatorzième où l'ancien ministre vert Yves Cochet réussit son "atterrissage" depuis le Val-d'Oise en partie grâce au conflit interne à la droite entre la secrétaire d'État Dominique Versini et la députée sortante Nicole Catala, et enfin de la dix-septième que Françoise de Panafieu a préféré déserter pour se présenter et remporter la circonscription voisine. Hormis Jean de Gaulle, tous les députés de droite sont élus dans l'ouest parisien, c'est-à-dire dans les quartiers les plus riches. Lorsque la compétition fut interne à la droite, l'investiture de l'UMP n'a pas toujours suffi pour s'imposer. En effet, Françoise de Panafieu n'en a pas eu besoin pour prendre le siège de Bernard Pons. Elle bénéficia de son statut de maire de l'arrondissement qui constitue la plus grande partie de cette circonscription. Dans le secteur voisin, le député sortant Gilbert Gantier fut réélu sous l'étiquette UDF contre l'UMP Laurent Dominati venu de la première circonscription. Devenu pour la première fois de son histoire première force politique de la capitale, le PS n'éprouve aucune difficulté pour garder ses places fortes de l'est parisien. Il met d'ailleurs la main sur la sixième circonscription aux dépens de Georges Sarre, le bras droit de Jean-Pierre Chevènement.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place) Sortant(e)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr. Parti Nom
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re Verts Martine Billard 33,04 % 50,92 % UMP Jean-François Legaret 37,54 % 49,08 % DL Laurent Dominati
2e UMP Jean Tiberi, sortant 42,87 % 55,50 % PS Lyne Cohen-Solal 29,03 % 44,50 % RPR Jean Tiberi
3e UMP Martine Aurillac, sortante 48,78 % 71,88 % PS Marie-Claire Champoux 17,98 % 28,12 % RPR Martine Aurillac
4e UMP Pierre Lellouche, sortant 53,20 % PS Emmanuelle Prouetl 26,21 % RPR Pierre Lellouche
5e PS Tony Dreyfus, sortant 37,10 % 59,83 % UMP Cécile Renson 23,50 % 40,17 % PS Tony Dreyfus
6e PS Danièle Hoffman-Rispal 31,70 % 63,30 % UMP Claude-Annick Tissot 20,48 % 36,70 % MDC Georges Sarre
7e PS Patrick Bloche, sortant 39,70 % 57,74 % UMP Nicole Guedj 31,00 % 42,26 % PS Patrick Bloche
8e UMP Jean de Gaulle, sortant 28,39 % 52,20 % Verts Maryse Arditi 33,63 % 47,80 % RPR Jean de Gaulle
9e PS Jean-Marie Le Guen, sortant 38,80 % 55,84 % UMP Patrick Trémège 34,03 % 44,16 % PS Jean-Marie Le Guen
10e PS Serge Blisko, sortant 37,76 % 53,49 % UMP Jacques Toubon 35,34 % 46,51 % PS Serge Blisko
11e Verts Yves Cochet 38,07 % 51,83 % UMP Dominique Versini 24,94 % 48,17 % RPR Nicole Catala
12e UMP Édouard Balladur, sortant 54,17 % PS Anne Hidalgo 29,62 % RPR Édouard Balladur
13e UMP René Galy-Dejean, sortant 53,26 % PRG Gilles Alayrac 27,29 % RPR René Galy-Dejean
14e UMP Claude Goasguen, sortant 61,18 % PS Jeanne Mondolini 14,19 % DL Claude Goasguen
15e UDF Gilbert Gantier, sortant 29,93 % 53,09 % UMP Laurent Dominati 32,38 % 46,91 % UDF Gilbert Gantier
16e DVD Françoise de Panafieu 40,83 % 100,00 % UMP Bernard Pons, sortant 22,34 % RPR Bernard Pons
17e PS Annick Lepetit 33,42 % 50,27 % UMP Patrick Stefanini 32,46 % 49,73 % RPR Françoise de Panafieu
18e PS Christophe Caresche, sortant 38,18 % 57,37 % UMP Xavier Chinaud 31,03 % 42,63 % PS Christophe Caresche
19e PS Daniel Vaillant 36,96 % 58,36 % UMP Roxane Decorte 20,86 % 41,64 % PS Daniel Marcovitch[1]
20e PS Jean-Christophe Cambadélis, sortant 35,36 % 56,37 % UMP Michel Bulté 16,14 % 43,63 % PS Jean-Christophe Cambadélis
21e PS Michel Charzat, sortant 38,21 % 57,50 % UMP Raoul Delamare 22,03 % 42,50 % PS Michel Charzat

Seine-Maritime[modifier | modifier le code]

La "vague bleue" déferle et fait de nombreuses "victimes" parmi les députés de gauche sortants de Seine-Maritime, département que la gauche dirige et qui lui est généralement favorable. Ainsi la droite décroche cinq sièges qui s'ajoutent aux trois qu'elle avait remportés en 1997. Ce sont les circonscriptions les moins densément peuplés qui ont basculé vers la majorité présidentielle: celles de Lillebonne, de Fécamp, d'Yvetot, de Dieppe et de Gournay-en-Bray. La gauche résiste un peu mieux dans les deux grandes agglomérations: le communiste Daniel Paul est réélu au Havre-nord de même que Laurent Fabius et ses collègues socialistes dans la périphérie de Rouen. Le PS a même été tout près de prendre le secteur de Rouen-centre.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Patrick Herr, sortant 41,86 % 50,79 % PS Valérie Fourneyron 32,47 % 49,21 %
2e UDF Pierre Albertini, sortant 46,48 % 58,08 % PS Dominique Gambier 24,07 % 41,92 %
3e PS Pierre Bourguignon, sortant 34,40 % 64,26 % UMP Catherine Tafforeau 20,68 % 35,74 %
4e PS Laurent Fabius 49,25 % 68,15 % UMP Marie-Hélène Roux 21,41 % 31,85 %
5e PS Jean-Claude Bateux, sortant 37,14 % 58,04 % UMP Sylvain Bulard 26,88 % 41,96 %
6e UMP Denis Merville 33,76 % 50,30 % PRG Paul Dhaille, sortant 22,17 % 49,70 %
7e UMP Jean-Yves Besselat, sortant 46,33 % 59,44 % PS Vivianne Simon 26,27 % 40,56 %
8e PCF Daniel Paul, sortant 31,51 % 57,46 % UMP Edouard Philippe 28,02 % 42,54 %
9e UMP Daniel Fidelin 39,68 % 51,43 % PS Patrick Jeanne, sortant 39,68 % 48,57 %
10e UMP Alfred Trassy-Paillogues 28,53 % 51,31 % PS Gérard Fuchs, sortant 31,28 % 48,69 %
11e UMP Édouard Leveau 37,55 % 52,29 % PCF Christian Cuvilliez, sortant 31,93 % 47,71 %
12e DVD Michel Lejeune 37,79 % 50,47 % PS Alain Le Vern, sortant 37,79 % 49,53 %

Seine-et-Marne[modifier | modifier le code]

L'UMP règne sans partage sur la Seine-et-Marne en reprenant à la gauche les quatre sièges que la droite avait laissé échapper en 1997. Elle conforte sa mainmise sur ce département dont elle dirige le conseil général. Les circonscriptions qui reviennent dans le giron de la droite sont celles de Meaux-nord, reprise par le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé, de Torcy, de Brie-Comte-Robert et de Melun-nord. Dans ce dernier secteur, l'UMP Yves Jégo a su tirer parti des divisions de la gauche locale, puisqu'une primaire particulièrement serrée s'y est livrée entre le candidat investi par le PS et le député chevènementiste sortant.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re UMP Jean-Claude Mignon, sortant 47,62 % 59,59 % PS Jean-Marc Brûlé 28,82 % 40,41 %
2e UMP Didier Julia, sortant 46,09 % 64,96 % PS Nelly Renaud-Touchard 23,72 % 35,04 %
3e UMP Yves Jégo 36,44 % 57,61 % PS Danièle Chazarenc 16,59 % 42,39 %
4e UMP Christian Jacob, sortant 43,99 % 62,26 % PS Dominique Binet 21,71 % 37,74 %
5e UMP Guy Drut, sortant 46,41 % 61,02 % PS Marie Richard 27,10 % 38,98 %
6e UMP Jean-François Copé 43,98 % 59,05 % PS Nicole Bricq, sortante 26,56 % 40,95 %
7e UMP Charles Cova, sortant 34,83 % 55,31 % PS Jean-Paul Planchou 30,02 % 44,69 %
8e UMP Chantal Brunel 27,48 % 51,67 % PS Daniel Vachez, sortant 32,59 % 48,33 %
9e UMP Guy Geoffroy 35,14 % 52,70 % PS Jacques Heuclin, sortant 33,41 % 47,30 %

Yvelines[modifier | modifier le code]

Comme prévu, la droite réalise le grand chelem dans les Yvelines, département qui est l'un de ceux où elle obtient fréquemment ses meilleurs scores. Ceci est rendu possible par la reconquête, par la droite, des circonscriptions de Mantes-la-Jolie et de Trappes, où l'ancienne ministre socialiste de la Culture Catherine Tasca s'incline. Dans le secteur du Chesnay, le second tour donna lieu à un affrontement interne à la droite dont la députée UDF sortante Anne-Marie Idrac sortit victorieuse aux dépens du représentant de l'UMP.

Circonscription Élu(e) Battu(e) (seconde place)
Parti Nom % suf.expr. Parti Nom % suf.expr.
1er tour 2e tour 1er tour 2e tour
1re   UMP Étienne Pinte, sortant 43,85 % 63,96 %   PS Maryvonne Coulloch-Katz 24,03 % 36,04 %
2e   UMP Valérie Pécresse 42,64 % 65,11 %   PRG Anne Nègre 23,32 % 34,89 %
3e   UDF Anne-Marie Idrac, sortante 34,22 % 57,94 %   UMP Philippe Brillault 31,45 % 42,06 %
4e   UMP Pierre Lequiller, sortant 55,28 % -   PS Olga Fontaine 23,25 % -
5e   UMP Jacques Myard, sortant 31,24 % 63,08 %   PS Bruno Susani 21,48 % 36,92 %
6e   UMP Pierre Morange, sortant 42,69 % 67,76 %   PS Jean Laurent 19,12 % 32,24 %
7e   UMP Pierre Cardo, sortant 45,87 % 58,08 %   PS Philippe Esnol 29,25 % 41,92 %
8e   UMP Pierre Bédier 42,48 % 60,05 %   PS Annette Peulvast-Bergeal, sortante 24,52 % 39,95 %
9e   UMP Henri Cuq, sortant 47,74 % 63,52 %   Verts Albert Bischerour 23,81 % 36,48 %
10e   UMP Christine Boutin, sortante 32,48 % 56,29 %   PS Didier Fischer 25,63 % 43,71 %
11e   UMP Jean-Michel Fourgous 38,15 % 51,66 %   PS Catherine Tasca, sortante 34,02 % 48,34 %
12e   UMP Jacques Masdeu-Arus, sortant 48,69 % 60,74 %   Verts Alain Dorange 28,64 % 39,26 %

Deux-Sèvres[modifier | modifier le code]

Aucun changement notable dans les équilibres politiques des Deux-Sèvres. Les deux circonscriptions du sud restent à gauche et celles du nord à droite. Dans la © Copyright Wikipedia authors - The articles gathered in this document are under the GFDL licence.
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