Référence:Dictionnaire topographique historique généalogique et bibliographique de la province du Maine (Le Paige)

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Cette œuvre fait partie du domaine public parce que les droits de son auteur ont expiré (André René Le Paige étant mort en 1781). Elle est donc librement diffusable et/ou modifiable.


Éditions[modifier le code]

  • Titre : Dictionnaire topographique, historique, généalogique et bibliographique de la province et du diocèse du Maine
  • Auteur : André René Le Paige
  • Langue : Français
  • Éditeur : Toutain
  • Publication : 1777
  • André René Le Paige, Dictionnaire topographique, historique, généalogique et bibliographique de la province et du diocèse du Maine, Toutain, 1777
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  • Dictionnaire topographique, historique, généalogique et bibliographique de la province et du diocèse du Maine / André René Le Paige. – Toutain, 1777. – – Français
  • André René Le Paige, Dictionnaire topographique, historique, généalogique et bibliographique de la province et du diocèse du Maine, Toutain, 1777

Note : l'édition est consultable en ligne sur le site Google books depuis 2006: [1].

Le texte numérisé est disponible sur WikiSource : Dictionnaire topographique, historique, généalogique et bibliographique de la province et du diocèse du Maine sur Wikisource

Evaluation de la source[modifier le code]

Erreur sur l'époque et les circonstances de la fondation de l'église de la Trinité de Laval[modifier le code]

Isidore Boullier pointe dans son ouvrage Recherches historiques sur l'église et la paroisse de la Trinité de Laval des erreurs de Le Paige indiquant :

  • « En 1110[1], les habitans[2] de la ville de Laval, n'ayant point d'églises dans l'enceinte de leurs murs[3], et étant obligés d'aller entendre le service divin dans l'église de Noire-Dame des Périls, qui est aujourd'hui le prieuré de Saint-Prix[4], demandèrent à leur seigneur un emplacement pour bâtir une église[5] dans la ville ; il leur donna le Mont de Jupiter[6], dont le fort tombait en ruines, et ils y tirent construire l'église qui fut consacrée à la Trinité, et desservie alors par les bénédictins de la Couture. »

Le même passage se retrouve ensuite postérieurement dans L'Art de vérifier les dates avec uniquement en différence : dont le fonds était désert au lien de: dont le fort tombait en ruines, puis est ensuite repris par Pierre Renouard dans ces Essais historiques sur la ci-devant province du Maine. La légenge du temple de Jupiter reviendra dans le Guide pittoresque du voyageur un France, 80e livraison, de 1838 ou 1839, qui s'exprime ainsi à l'article de Laval: L'église de la Trinité, que l'on croit avoir été bâtie sur l'emplacement d'un ancien temple de Jupiter, offre plusieurs détails d'architecture gothique qui méritent d'être remarqués..

Sources[modifier le code]

Notes et références[modifier le code]

  1. La date de 1110 n'est pas sourcée.
  2. Les habitants de Laval étaient complètement étrangers à la construction de la Trinité. Il n'y avait point encore de communes à cette époque; les premiers exemples qu'en fournit l'histoire, dans quelques villes du nord de la France, comme Laon et Amiens, sont postérieurs de plusieurs années. Dans la région de Labal, les seigneurs féodaux des divers degrés avaient l'autorité sans aucun partage. Les habitants n'étaient point constitués en communautés, ayant des intérêts propres, et des officiers pour diriger ces intérêts. Il n'y avait encore ni maires, ni échevin, ni syndics, ni marguilliers. Les habitants n'avaient aucune possibilité de pourvoir à la construction d'une église, point de fonds, point de revenus, point de moyens de répartir entre eux les dépenses.
  3. Ils avaient la chapelle particulière du château de Laval, qui pouvait, il est vrai, ne pas leur être ouverte; mais ils avaient encore l'église de Notre-Dame du Bourg Chevreau, batie en 1046 dans l'emplacement où fut plus tard la Collégiale Saint-Tugal de Laval. Ils avaient aussi assez près d'eux l'église du prieuré de Saint-Martin fondé en 1040.
  4. Saint-Prix n'existe pas comme appellation de l'église de Pritz avant Le Paige.
  5. Jusqu'en 1158, seule l'église de Pritz était une église paroissiale.
  6. L'histoire du Mont Jupiter provient d'un manuscrit de Charles Maucourt de Bourjolly, collecté par François Serveau-Touchevalier, qui a rajouté des éléments par rapport au manuscrit original.

Voir aussi[modifier le code]