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Victor-Emmanuel II

Victor-Emmanuel II d'Italie (en italien : Vittorio Emanuele II), né le à Turin, mort le à Rome, est un prince de la maison de Savoie. Il est duc de Savoie, roi de Sardaigne, prince de Piémont et comte de Nice de 1849 à 1861 et ensuite premier roi d'Italie du jusqu'à sa mort.

La réalisation de l’unification italienne lui procure l’appellation de « Père de la Patrie » (en italien : Padre della Patria), il est surnommé aussi « Roi gentilhomme » (en italien : Re galantuomo). Comme roi de Sardaigne, il s’entoure de grands ministres comme Massimo d’Azeglio et Camillo Benso comte de Cavour qui modernisèrent le royaume.

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Benito Mussolini

Benito Mussolini, né le à Dovia di Predappio dans la province de Forlì-Cesena dans la région Émilie-Romagne en Italie et mort le à Giulino di Mezzegra), est un journaliste, idéologue et homme d'État italien, président du Conseil de 1922 à sa chute en 1943.

Fondateur du fascisme, il est président du Conseil du Royaume d'Italie, du au , premier maréchal d'Empire du au , et chef de l'État de la République sociale italienne (RSI) de à . Il est couramment désigné par le terme « Duce », mot italien dérivé du latin dux et signifiant « chef » ou « guide ».

Il est d'abord membre du Parti socialiste italien (PSI) et directeur du quotidien socialiste Avanti! à partir de 1912. Anti-interventionniste convaincu avant la Première Guerre mondiale, il change d'opinion en 1914, se déclarant favorable à l'entrée en guerre de l'Italie. Expulsé du PSI en , il crée son propre journal, Il Popolo d'Italia (Le peuple d'Italie) qui prend des positions nationalistes proches de celles de la petite bourgeoisie. Dans l'immédiate après-guerre, profitant du mécontentement de la « victoire mutilée », il crée le Parti national fasciste (PNF) en 1921 et se présente au pays avec un programme politique nationaliste, autoritaire, antisocialiste et antisyndical, ce qui lui vaut l'appui de la petite bourgeoisie et d'une partie des classes moyennes industrielles et agraires.

Dans le contexte de forte instabilité politique et sociale qui suit la Grande Guerre, il vise la prise du pouvoir en forçant la main aux institutions avec l'aide des actions de squadristi et l'intimidation qui culminent le avec la Marche sur Rome. Mussolini obtient la charge de constituer le gouvernement le . En 1924, après la victoire contestée des élections et l'assassinat du député socialiste Giacomo Matteotti, Mussolini assume l'entière responsabilité de la situation. La série de lois fascistissimes lui attribue, à partir de 1925, des pouvoirs dictatoriaux et fait de l'Italie un régime à parti unique.

Après 1935, il se rapproche du régime nazi d'Adolf Hitler avec qui il établit le Pacte d'Acier. Convaincu d'un conflit à l'issue rapide, il entre dans la Seconde Guerre mondiale au côté de l'Allemagne nazie. Les défaites militaires de l'Italie et le débarquement des Alliés sur le sol italien entraînent sa mise en minorité par le Grand Conseil du fascisme le  : il est alors destitué et arrêté par ordre du roi. Libéré par les Allemands, il instaure en Italie septentrionale la République sociale italienne. Le , alors qu'il tente de fuir pour la Valteline déguisé en soldat allemand, il est capturé par un groupe de partisans, qui le fusillent avec sa maîtresse Clara Petacci. Leurs corps sont livrés à une foule en colère, pendus par les pieds, sur la Piazzale Loreto de Milan.

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Giulio Andreotti

Giulio Andreotti, né le à Rome et mort le à Rome, est un journaliste, écrivain et homme d'État italien, dirigeant de la Démocratie chrétienne et protagoniste important de l'histoire politique italienne du XXe siècle.

Proche d'Alcide De Gasperi, il est l'un des principaux animateurs de la Démocratie chrétienne et se voit rapidement confier des fonctions régaliennes au sein du gouvernement italien, qu'il dirigera à sept reprises au cours de sa carrière politique : huit fois ministre de la Défense, cinq fois ministre des Affaires étrangères et deux fois ministre des Finances, Andreotti a été nommé sénateur à vie en 1991.

Il a, en outre, dirigé sept gouvernements comme président du Conseil des ministres en trois fois, de 1972 à 1973, de 1976 à 1979 puis de 1989 à 1992. Sa longévité en fait l'un des hommes politiques italiens les plus importants du XXe siècle, d'autant qu'il fut successivement membre de l'Assemblée constituante, de la Chambre des députés et du Sénat.

Sa personnalité, sa répartie et ses liens présumés avec la mafia lui valurent des surnoms parfois peu flatteurs ou, au contraire, honorables : ainsi, il a gagné, durant sa carrière, le surnom de Divo Giulio, une référence par le latin Divus Iulius au dirigeant de la Rome antique Jules César.

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Giovanni Leone

Giovanni Leone, né le à Naples et mort le à Rome, est un avocat, juriste et homme d'État italien, président de la République italienne de 1971 à 1978.

Fréquentant la Fédération des universitaires catholiques italiens durant ses études à l'université de Naples, il adhère à la Démocratie chrétienne en 1942. Élu à la présidence de la Chambre des députés en 1955, il est appelé, par deux fois, à la présidence du Conseil des ministres, en 1963 et en 1968.

Nommé sénateur à vie par le président Giuseppe Saragat en 1967, il est élu président de la République italienne à l'issue de la plus longue élection présidentielle de l'histoire du pays, pour un mandat de sept ans, en 1971. Premier sénateur à vie appelé à la plus haute fonction de l'État italien, il est également le premier à avoir occupé trois des quatre plus importantes fonctions institutionnelles. Il s'applique, durant son mandat, à faire respecter rigoureusement la Constitution, se démarquant plus ou moins en cela de ses prédécesseurs et préférant adopter une conduite dite « notariale » de sa fonction présidentielle.

Soupçonné d'être impliqué dans une affaire de corruption, il affirme son innocence, mais doit démissionner quelques mois avant la fin de son septennat, en 1978. En sa qualité d'ancien président de la République, il redevient sénateur à vie jusqu'à sa mort, en 2001.

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Amintore Fanfani

Amintore Fanfani, né à Pieve Santo Stefano le et mort à Rome le , est un homme d'État italien.

Membre de la Démocratie chrétienne dont il fut un cadre pendant de nombreuses années, il est l'une des figures les plus emblématiques de l'histoire politique italienne de l'après-guerre. Il siège à l'Assemblée constituante avant d'être élu député en 1948.

Ministre au sein de nombreux gouvernements, chargés de portefeuilles régaliens traditionnellement dévolus à la Démocratie chrétienne, comme l'Intérieur ou l'Agriculture, il est désigné président du Conseil des ministres au mois de , mais son gouvernement n'ayant pas obtenu la confiance du Parlement, il est contraint à la démission le mois suivant. Il retrouve la présidence du conseil des ministres en 1958, pour quelques mois seulement, avant de diriger deux gouvernements entre 1960 et 1963, se faisait l'homme d'ouverture, dialoguant régulièrement avec le Parti socialiste Italien, pour gouverner durablement.

En 1965, Fanfani, ministre italien des Affaires étrangères, prend pour un an la présidence de l'Assemblée générale des Nations unies. Trois ans plus tard, en 1968, il est élu président du Sénat de la République, et demeure à cette fonction jusqu'en 1973. Il la retrouve trois ans plus tard en 1976, et c'est en sa qualité de président de la chambre haute qu'il devient président de la République italienne par intérim, après la démission de Giovanni Leone.

En 1982, il est de nouveau nommé président du Conseil pour diriger un gouvernement constitué de quatre partis politiques ; il ne demeure que quelques mois à la tête de ce cabinet de coalition. Après l'élection de Francesco Cossiga à la présidence de la République en 1985, Amintore Fanfani retrouve la présidence du Sénat, qu'il quitte un peu moins de deux ans plus tard pour prendre la tête d'un éphémère gouvernement.

Il siège au gouvernement quelques années durant, avant de prendre la présidence de la Commission des Affaires étrangères du Sénat, dernière charge d'envergure qu'il assume jusqu'à son retrait de la vie politique.

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Pietro Grasso

Pietro Grasso, né le à Licata, est un magistrat et homme d'État italien, membre du Parti démocrate (PD) entre 2013 et 2017. Il est élu président du Sénat de la République en 2013.

Magistrat en Sicile dans les années 1980, il devient rapidement une figure de la lutte contre la mafia. En 1999, il est nommé procureur de Palerme, puis, en 2005, procureur national antimafia. En 2012, il annonce sa candidature aux élections générales de février 2013, sous les couleurs démocrates. Élu sénateur, il est élu président du Sénat de la République au quatrième tour de scrutin, par ses pairs, au lendemain de l'ouverture de la XVIIe législature.

Le , après la démission de Giorgio Napolitano, il devient président de la République italienne par intérim, fonction qu'il assume jusqu'à l'élection de Sergio Mattarella à la plus haute fonction de l'État italien.

En 2017, il quitte le PD pour conduire sa propre coalition de centre-gauche, Libres et égaux (LeU), dans la perspective des élections générales de l'année suivante.

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Beppe Grillo

Giuseppe Grillo, dit Beppe Grillo, né le à Gênes, est un humoriste, acteur, blogueur et militant politique italien.

Tour à tour comique, acteur, provocateur et agitateur d'idées, il a animé deux journées populaires en Italie, le « V-Day » pour Vaffanculo (« va te faire foutre ») en 2007 et le V2-Day en 2008. Son blog d'opinions politiques et sociales, né en 2005, est l'un des plus grands dans le monde selon Forbes et parmi les 100 plus visités en Italie selon Alexa.

Le , il lance le mouvement politique populiste « Mouvement 5 étoiles ». En , à la suite d'une primaire interne, Luigi Di Maio le remplace à la tête du Mouvement.

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Matteo Salvini

Matteo Salvini, né le à Milan, est un homme politique italien. Il est élu député européen depuisen 2004 et secrétaire fédéral de la Ligue du Nord (LN) en 2013. Il mène une importante campagne à l'occasion des élections générales de 2018.

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Enrico De Nicola

Enrico De Nicola, né le à Naples et mort le à Torre del Greco, près de Naples, en Italie, est un juriste, journaliste et homme d'État italien. Entre 1946 et 1948, il est le premier président de la République italienne.

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Laura Boldrini

Laura Boldrini, née le à Macerata, est une femme politique italienne, ancien membre du parti Gauche italienne (SI).

Ancienne porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, élue députée pour la Sicile lors des élections générales de février 2013, elle est élue présidente de la Chambre des députés par ses pairs le mois suivant.

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Humbert II (roi d'Italie)

Humbert II (en italien : Umberto II), né le à Racconigi, Cuneo et mort le à Genève, est le dernier roi d'Italie qui a régné durant 35 jours, du au , ce qui lui vaut le surnom de Re di Maggio (« roi de mai »). Il quitte l'Italie quelques jours après la proclamation de la République italienne votée par référendum le

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Victor-Emmanuel III

Victor-Emmanuel III (en italien : Vittorio Emanuele III), né à Naples le et mort en exil à Alexandrie le , est roi d'Italie du après l'assassinat de son père, jusqu'au , peu avant la proclamation de la République. Il porte dès sa naissance le titre de prince de Naples. Il est le fils d'Humbert Ier et de Marguerite de Savoie.

Victor-Emmanuel III a également porté les titres d'empereur d'Éthiopie de 1936 à 1941 et de roi d'Albanie de 1939 à 1943.

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Alcide De Gasperi

Alcide De Gasperi, né le à Pieve Tesino, dans l'actuelle province autonome de Trente, dans la région du Trentin-Haut-Adige, alors en Autriche et mort le à Sella di Valsugana (Italie), est un homme d'État italien.

Après la Seconde Guerre mondiale, il fonde Démocratie chrétienne. Président du Conseil de 1945 à 1953, soit huit mandats, il est considéré comme l'un des Pères de l'Europe, aux côtés de Robert Schuman, Jean Monnet, Johan Willem Beyen, Paul-Henri Spaak et Konrad Adenauer.

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Romano Prodi

Romano Prodi, né le à Scandiano, est un économiste et homme d'État italien, membre du Parti démocrate (PD).

Ministre de l'Industrie entre 1978 et 1979, il dirige ensuite à deux reprises l'Institut de reconstruction industrielle (IRI), dont il assure avec succès le démantèlement. En 1995, il fonde la coalition de centre gauche « L'Olivier », qu'il conduit à la victoire aux élections anticipées de 1996.

Il est alors nommé président du Conseil des ministres, poste auquel il est contraint de renoncer au bout de deux ans seulement. Toutefois, en 1999, il est désigné président de la Commission européenne, en remplacement de Jacques Santer. Au cours de son mandat de cinq ans, il mène à bien l'élargissement de l'Union européenne de 2004, qui voit dix pays rejoindre l'UE.

Un an après avoir quitté cette fonction, il remporte les premières primaires citoyennes italiennes, organisées pour choisir le chef de file de L'Union, une vaste coalition de centre gauche et de gauche. L'alliance remportant, sur le fil, les élections générales d'avril 2006, il retrouve la présidence du Conseil. La fragilité de la coalition conduit le gouvernement à être mis en minorité au Sénat en , mais Prodi finit par conserver la confiance des deux chambres.

Élu président du nouveau Parti démocrate (PD) en , il est cependant obligé de démissionner de la présidence du Conseil, en , après avoir perdu un vote de confiance à la chambre haute, du fait du retrait d'un petit parti de la majorité. Pour les élections anticipées d'avril, il laisse le leadership électoral à Walter Veltroni. À l'issue du scrutin, il renonce à présider le PD et se retire de la vie politique.

Bien qu'officiellement soutenu par le centre gauche lors de l'élection présidentielle d'avril 2013, il ne parvient pas, cependant, à se faire élire président de la République ; il retire alors sa candidature au Quirinal.

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Silvio Berlusconi

Silvio Berlusconi, autrefois surnommé il Cavaliere, né le à Milan, est un homme d'affaires et homme d'État italien, président du Conseil des ministres de 1994 à 1995, de 2001 à 2006 et de 2008 à 2011.

Fondateur et dirigeant de la holding financière Fininvest, puis du groupe de communication Mediaset, Silvio Berlusconi est un des hommes les plus riches d'Italie avec une fortune estimée à plusieurs milliards d'euros.

Son mouvement politique de centre droit Forza Italia, tout juste créé dans le contexte de l'opération Mains propres, remporte les élections générales de 1994, ce qui lui permet d'être élu député et d'être nommé président du Conseil des ministres. Huit mois plus tard, début 1995, du fait du retrait de la Ligue du Nord de sa coalition gouvernementale, Silvio Berlusconi quitte ses fonctions.

En 2001, après la victoire de l'alliance de droite aux élections générales, il est à nouveau appelé à la tête du gouvernement ; il dirige deux gouvernements successifs jusqu'en 2006, lorsqu'il est défait de justesse par la coalition de Romano Prodi. Des élections générales anticipées lui permettent en 2008 de retrouver la présidence du Conseil des ministres pour la troisième fois. Il est cependant contraint de quitter ses fonctions fin 2011, en pleine crise économique nationale et européenne.

À l'issue des élections générales de 2013, la coalition de centre droit qu'il conduit talonne le centre gauche, ce qui rend difficile la formation d'un nouveau gouvernement. Il est déchu de son mandat de sénateur cette même année à la suite d'une condamnation pour fraude fiscale. Il se place alors dans l'opposition avec une refondation de Forza Italia, qui avait été dissoute dans Le Peuple de la liberté (PdL) en 2009. Il est chef de file du centre droit aux élections générales de 2018.

Troisième chef de gouvernement à la plus grande longévité depuis la réunification de l'Italie en 1861, il détient le record de longévité à la présidence du Conseil sous la République italienne (plus de neuf ans). Il a profondément marqué la vie politique italienne, que ce soit par son style de gouvernement ou par les scandales et mises en cause judiciaires qui ont émaillé son parcours.

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Mario Monti

Mario Monti, né le à Varèse, est un économiste, universitaire et homme d'État italien, président du Conseil des ministres de 2011 à 2013.

Nommé commissaire européen au Marché intérieur en 1995, puis commissaire européen à la Concurrence cinq ans plus tard, il retourne au monde universitaire à la fin de son mandat, en 2004, puis devient, en 2005, consultant pour Goldman Sachs. En , il participe à la création du Groupe Spinelli, un groupe interparlementaire au sein du Parlement européen visant à relancer l'idée d'une Union européenne fédérale.

En , alors que Mario Monti vient d'être nommé sénateur à vie, le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, le nomme au poste de président du Conseil des ministres. Il succède ainsi à Silvio Berlusconi et forme un gouvernement de « techniciens » devant faire face à la crise économique nationale et européenne. Malgré l'opposition de la Ligue du Nord, il obtient le plus vaste soutien jamais acquis lors d'un vote de confiance au Parlement italien.

À la suite de l'approbation, par le Parlement, du budget, conformément à une annonce faite deux semaines auparavant, il démissionne le , ce qui provoque la dissolution du Parlement, puis la convocation d'élections générales en février 2013 par le président Napolitano ; quelques jours plus tard, le , il prend la direction d'une coalition intitulée « Avec Monti pour l'Italie ».

Il se retire peu après de la vie politique active, puis devient président de l'université Bocconi à Milan.

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Giorgio Napolitano

Giorgio Napolitano, né le à Naples, est un homme d'État italien, président de la République de 2006 à 2015.

Licencié en droit, il fit partie, durant sa jeunesse, des Groupes universitaires fascistes (GUF), avant de s'engager activement au sein de la Résistance communiste au régime de Benito Mussolini. Membre du Parti communiste italien (PCI), il soutient, vers la fin des années 1980, le courant réformiste, qui a donné naissance au Parti démocratique de la gauche (PDS).

En 1953, il est élu député de Naples et accomplit deux mandats. Réélu en 1968, il devient député européen en 1989, mais il quitte le Parlement européen en 1992, lorsqu'il est élu président de la Chambre des députés, une charge qu'il assume jusqu'en 1994. Deux ans plus tard, en 1996, il est nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Romano Prodi, étant le premier titulaire de ce portefeuille issu des rangs communistes ; il quitte le palais du Viminal à la suite de la démission de Prodi, en 1998. Il retrouve, l'année suivante, les bancs du Parlement européen, sur lesquels il siège durant cinq ans.

Nommé sénateur à vie par le président Carlo Azeglio Ciampi, Giorgio Napolitiano est élu président de la République le , à l'issue du quatrième tour de scrutin. Il est alors le premier ancien communiste élu au palais du Quirinal.

En , alors que l'Italie se trouve impliquée dans la crise de la dette dans la zone euro, il obtient la démission du président du Conseil, Silvio Berlusconi, et nomme l'économiste indépendant Mario Monti, chargé de conduire un gouvernement jusqu'aux élections générales de 2013. Cette période voit alors s'accroître, d'une manière encore inédite, l'importance du pouvoir du chef de l'État, alors considéré comme la « légitimité démocratique » d'un gouvernement composé de ministres dépourvus de tout mandat politique.

Giorgio Napolitano, qui ne voulait initialement pas concourir à sa propre succession, est réélu chef de l'État le 20 avril 2013, deux mois après l'élection d'un Parlement sans majorité ayant entraîné une importante crise politique. Il est le premier président de la République sortant reconduit pour un second mandat. Ayant indiqué dès sa réélection qu'il ne l’accomplirait pas jusqu'à son terme, il démissionne le , à l'âge de 89 ans.

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Paolo Gentiloni

Paolo Gentiloni Silveri, né le à Rome, est un homme d'État italien membre du Parti démocrate (PD).

Issu d'une lignée aristocratique, il travaille comme journaliste avant d'entamer une carrière politique au centre-gauche de l'échiquier politique italien avec l'appui de Francesco Rutelli dont il est l'un des collaborateurs.

Député à partir de 2001, puis ministre des Communications de 2006 à 2008 dans le second gouvernement de Romano Prodi, il contribue à la fondation du Parti démocrate, nouvelle formation politique de centre-gauche, en 2007. Siégeant dans l'opposition jusqu'en 2013, il tente, cette même année, de se faire désigner candidat à la mairie de Rome, mais échoue face à Ignazio Marino qui remporte la primaire démocrate.

Au mois d', il est nommé ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dans le gouvernement de Matteo Renzi.

Le , après la démission de Matteo Renzi, Paolo Gentiloni devient président du Conseil et annonce la nomination de son gouvernement, dont la composition s'inscrit en grande partie dans la continuité de son prédécesseur.

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Matteo Renzi

Matteo Renzi, né le à Florence, est un homme politique italien, membre du Parti démocrate (PD) et président du Conseil des ministres du au .

Publicitaire de profession, Matteo Renzi s'engage rapidement dans le jeu politique lorsqu'il soutient activement l'économiste Romano Prodi lors des élections parlementaires de 1996 ; élu président de la province de Florence en 2004, il dirige une coalition de centre-gauche, L'Olivier, et, cinq ans plus tard, en 2009, est élu maire de la ville de Florence.

Candidat au secrétariat du PD lors de la primaire de 2012, espérant mener la campagne de la coalition de centre-gauche « Italie. Bien commun » pour les élections parlementaires de 2013, il est cependant défait par le sortant, Pier Luigi Bersani ; un an plus tard, quelques mois après la crise interne vécue par le parti, il est cette fois désigné pour prendre le secrétariat du PD, majoritaire à la Chambre des députés depuis les élections du mois de février, et membre d'une grande coalition gouvernementale alliant la gauche, le centre et la droite.

En 2014, Matteo Renzi obtient, par un vote interne du PD, la démission contrainte du président du Conseil, Enrico Letta. Il lui succède peu après au palais Chigi. Fin 2016, après la victoire du « non » au référendum constitutionnel dont il était le promoteur, il remet sa démission au président de la République.

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Sergio Mattarella

Sergio Mattarella, né le à Palerme, est un juriste et homme d'État italien d'obédience démocrate-chrétienne, élu président de la République italienne le .

Fils d'un ancien ministre, Sergio Mattarella commence sa carrière politique après la mort de son frère, Piersanti Mattarella, assassiné par la mafia sicilienne en 1980. Membre de la Démocratie chrétienne (DC) jusqu'à sa dissolution, il siège à la Chambre des députés durant sept législatures, entre 1983 et 2008.

En 1987, il est nommé ministre des Relations avec le Parlement, avant d'être chargé, deux ans plus tard, du portefeuille de l'Instruction publique au sein du sixième gouvernement de Giulio Andreotti. Il démissionne l'année suivante pour protester contre un projet de loi favorisant certaines entreprises privées comme Fininvest.

Il propose en 1993 une réforme du mode de scrutin pour l'élection des deux chambres du Parlement, qui sera adoptée et prendra le surnom de « Mattarellum », remplaçant le système proportionnel en vigueur depuis 1946. Ayant appartenu au courant de centre gauche de la DC, il rejoint le Parti populaire italien (PPI) en 1994 et se fait élire sous les couleurs de L'Olivier en 1996.

En 1998, Sergio Mattarella est nommé vice-président du Conseil des ministres au sein du premier gouvernement de Massimo D'Alema, lequel le charge, un an plus tard, du portefeuille de la Défense ; à ce titre, il abolit le service militaire obligatoire et promeut l'engagement militaire de l'Italie pour le maintien de la paix en Bosnie-Herzégovine et dans l'ex-République yougoslave de Macédoine. Confirmé à ce poste par Giuliano Amato, il quitte le gouvernement après la victoire du centre-droit aux élections générales de 2001.

Il occupe alors diverses fonctions parlementaires, mais ce n'est que sept ans plus tard, en 2008, qu'il met un terme à sa carrière politique. En 2011, fort de son passé d'enseignant en droit, il est élu juge à la Cour constitutionnelle par le Parlement.

Le , Sergio Mattarella est élu président de la République italienne au quatrième tour de scrutin par 665 suffrages sur 991 votants. Succédant à Giorgio Napolitano, il est le premier chef de l'État italien né en Sicile. Il prête serment le suivant devant le Parlement.

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Francesco Cossiga

Francesco Cossiga, né le à Sassari, au nord-ouest de la Sardaigne, et mort le à Rome, est un homme d'État italien issu des rangs de la Démocratie chrétienne (DC) et président de la République italienne de 1985 à 1992.

Professeur de droit constitutionnel à l'université de Sassari, il entame sa carrière politique en 1958, après avoir été élu député sous les couleurs de la DC. Entré au gouvernement en 1974, il devient ministre de l'Intérieur deux ans plus tard, gagnant à ce poste la réputation d'un « homme fort » réprimant les manifestations publiques mais l'enlèvement suivi du meurtre du démocrate-chrétien Aldo Moro, qu'il n'a pu empêcher malgré sa fermeté, le contraint à quitter le gouvernement.

Désigné président du Conseil en 1979, il dirige une fragile coalition gouvernementale centriste finalement démise un an plus tard, faute d'une majorité stable au Parlement, mais fort de l'appui de son parti, il est élu président du Sénat en 1983.

En 1985, alors âgé de 56 ans, il est largement élu président de la République italienne à l'issue d'un tour unique pour un septennat. D'abord en retrait, il intervient de plus en plus régulièrement tout au long de son mandat en ayant une lecture plus personnelle du rôle du chef de l'État prescrite par la Constitution mais, contesté aussi bien par l'opinion que par les partis, il démissionne quelques semaines avant la fin prévue de son mandat.

Devenu sénateur à vie, il ne quitte pas la scène politique et devient une figure éminente et respectée du centre de l'échiquier politique malgré des déclarations qui susciteront la polémique jusqu'à sa mort, en 2010.

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Sandro Pertini

Alessandro Pertini, dit Sandro Pertini (né le à Stella San Giovanni, en Ligurie - mort le à Rome) est un avocat, journaliste, résistant et homme d'État italien, septième président de la République italienne de 1978 à 1985.

Envoyé, durant la Première Guerre mondiale, sur le front de l'Isonzo, ses acte héroïques lui valent d'être récompensé par la médaille d'argent de la valeur militaire. Ses profondes convictions et son opposition résolue au fascisme l'incitent à adhérer au Parti socialiste unitaire fondé par Filippo Turati. Persécuté pour son engagement contre la dictature de Benito Mussolini dès 1925, il est condamné à huit mois de détention, puis s'exile en France pour éviter d'être assigné à résidence. Rentré en Italie, il est arrêté, puis condamné par le tribunal spécial pour la sécurité de l'État à la réclusion, puis à l'assignation.

Libéré après la chute du régime en 1943, il contribue, avec Pietro Nenni et Lelio Basso, à la refondation du Parti socialiste italien, devenant un acteur clé de la Résistance et siégeant au sein du Comité de libération nationale. Capturé par les SS en 1943, il est placé en détention à la prison de Regina Cœli, où il rencontre un autre socialiste, Giuseppe Saragat, qui devient son ami. Tous les deux s'évadent puis prennent de nouveau part à la Résistance, parmi les partisans jusqu'au mois d'.

En 1946, après la proclamation de la République, il est élu député à l'Assemblée constituante. Réélu député à partir de 1953, il est président de la Chambre des députés durant deux législatures consécutives, de 1968 à 1976.

Son prestige et l'estime de l'échiquier politique lui valent d'être élu président de la République italienne par les grands électeurs en 1978. Très impliqué dans le débat public malgré le caractère traditionnellement effacé de la fonction présidentielle, il jouit, tout au long de son septennat, d'une très forte popularité essentiellement due à son intégrité et à son franc-parler ; il est d'ailleurs considéré comme « le président le plus aimé des Italiens ». Sa présidence est politiquement marquée par l'accession au pouvoir de deux personnalités extérieures à la Démocratie chrétienne : le républicain Giovanni Spadolini et le socialiste Bettino Craxi.

À l'issue de son septennat, il devient de jure sénateur à vie comme ancien président de la République, jusqu'à sa mort, en 1990.

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Giovanni Spadolini

Giovanni Spadolini, né le à Florence et mort le à Rome, est un homme d'État italien, figure du Parti républicain italien (PRI).

Ancien journaliste au Corriere della Sera, il commence sa carrière politique en 1972 en devenant sénateur. Il est nommé ministre pour les Biens culturels, fonction nouvellement instituée, deux ans plus tard, puis devient en 1979 ministre de l'Éducation et secrétaire du PRI.

En 1981, à la suite d'une importante crise politique, le président Sandro Pertini le nomme président du Conseil des ministres. Il prend la tête d'une coalition de cinq partis dominés par la Démocratie chrétienne (DC), devenant le premier chef du gouvernement n'appartenant pas à la DC depuis 1946.

Contraint de se démettre en 1982, il se voit confier le portefeuille de la Défense en 1983, qu'il laisse en 1987 après son élection, par ses pairs, à la présidence du Sénat de la République. Nommé sénateur à vie par Francesco Cossiga en 1991, il devient président de la République par intérim du fait de la démission de ce dernier en 1992. Deux ans plus tard, il perd la présidence de la chambre haute, puis meurt peu après.

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Nilde Iotti

Leonilde Iotti, dite Nilde Iotti, née le à Reggio d'Émilie et morte le à Poli, est une femme d'État italienne, membre du Parti communiste italien (PCI), présidente de la Chambre des députés de 1979 à 1992.

Première femme ayant présidé la chambre basse du Parlement italien, Nilde Iotti, n'est cependant pas parvenue à se faire élire à la présidence de la République en 1992.

Considérée comme étant l'une des personnalités politiques les plus influentes de son temps, en Italie, Nilde Iotti reste connue pour avoir été la première femme ayant assumé l'une des plus hautes charges de la République italienne.

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Bettino Craxi

Benedetto Craxi, dit Bettino Craxi, né le à Milan et mort le à Hammamet, est un homme d'État italien, membre du Parti socialiste italien (PSI).

Membre du PSI à partir de , il obtient son premier mandat électoral en comme conseiller municipal. Il intègre la direction nationale du Parti socialiste en , puis la Chambre des députés en . En , il est promu vice-secrétaire du parti. Il se révèle alors un partisan de l'alliance avec la Démocratie chrétienne.

À la suite de la déroute du PSI aux élections anticipées de , il devient secrétaire du PSI à 42 ans et engage le rajeunissement du parti. Il échoue à former un gouvernement après le scrutin anticipé de et rend son mandat au président de la République, le socialiste Sandro Pertini. Ce dernier le rappelle après les élections de et la mission de Craxi se termine sur un succès.

Il est donc investi président du Conseil des ministres et se trouve le premier socialiste à diriger le gouvernement italien. Son premier gouvernement établit, à l'époque, le record de longévité de la République. Il doit démissionner en mais continue de jouer un rôle actif dans la vie politique. Il est en le témoin de mariage de Silvio Berlusconi.

Mis en cause dans l'opération Mains propres, en , il renonce à diriger le PSI en et s'enfuit un an plus tard en Tunisie, où il meurt en .

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Aldo Moro

Aldo Moro, né le à Maglie et mort le à Rome (ou ses environs), est un homme d'État italien membre de la Démocratie chrétienne (DC).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est professeur de droit pénal. Il est élu député en , entre pour la première fois au gouvernement en et dirige la Démocratie chrétienne entre et . Il exerce deux fois les fonctions de président du Conseil des ministres d'Italie et dirige par deux fois la diplomatie italienne.

Partisan du « compromis historique » entre les chrétiens-démocrates et les communistes, il est enlevé en par les Brigades rouges. Il est séquestré 55 jours et finalement assassiné par ses geôliers. Les conditions de sa mort et l'incapacité des autorités de l'époque à le sauver restent des sujets polémiques dans la classe politique et les médias italiens.

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Rosa Iervolino

Rosa Iervolino, dite Rosa Russo Iervolino (née le à Naples en Campanie) est une femme politique italienne.

Fille d'une figure de la DC, elle est diplômée en droit et devient sénatrice en . Elle entre au gouvernement en comme ministre sans portefeuille, déléguée aux Affaires sociales auprès de Giovanni Goria. En , elle est promue ministre de l'Instruction publique avant de prendre la présidence du conseil national de la DC. Elle accompagne alors sa transformation en PPI.

Après que L'Olivier a remporté les élections anticipées de , elle est rappelée au gouvernement deux ans plus tard en tant que ministre de l'Intérieur. C'est la première fois qu'une femme exerce une fonction régalienne en Italie. Relevée de ses fonctions en , elle est élue maire de Naples en et accomplit deux mandats de cinq ans. Elle se retire donc en de la vie politique.

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Massimo D'Alema

Massimo D'Alema, né le à Rome, est un journaliste et homme d'État italien, membre du MDP et ancien président du Conseil des ministres d'Italie de 1998 à 2000.

Premier responsable politique issu de l'ex-Parti communiste italien à accéder à la présidence du Conseil, il dirige deux exécutifs classés au centre-gauche de l'échiquier politique durant la XIIIe législature mais est contraint à la démission après la défaite de sa coalition aux élections régionales de 2000.

Six ans plus tard, il est nommé vice-président du Conseil et ministre des Affaires étrangères dans le second gouvernement de Romano Prodi ; il dirige la diplomatie italienne jusqu'en 2008, lorsque la défaite de la gauche aux élections générales l'amène à siéger dans l'opposition.

Hostile à la personnalité et à la ligne politique de Matteo Renzi, il quitte le Parti démocrate, qu'il a contribué à fonder, pour rejoindre le MDP en 2017.

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Carlo Azeglio Ciampi

Carlo Azeglio Ciampi, né le à Livourne, en Toscane, et mort le à Rome, est un économiste, banquier et homme d'État italien, président de la République italienne de 1999 à 2006.

Opposé au régime fasciste de Benito Mussolini, il sert dans la Résistance avant d'entrer à la Banque d'Italie, dont il devient le gouverneur en 1979. Plusieurs années plus tard, en 1993, il est désigné président du Conseil par Oscar Luigi Scalfaro, devenant le premier chef du gouvernement italien d'après-guerre ne siégeant pas au Parlement. Il doit toutefois céder le pouvoir quelques mois plus tard à Silvio Berlusconi, dont la coalition a remporté les élections législatives anticipées.

Restant indépendant de tout parti politique, il est toutefois nommé ministre du Trésor et du Budget en 1996 et doit, à ce poste, préparer l'intégration de son pays dans ce qui deviendra la zone euro sous l'autorité de Romano Prodi puis de Massimo D'Alema, tous deux du centre-gauche. Respecté par l'ensemble de l'échiquier politique italien, il est largement élu président de la République en 1999.

Malgré une forte popularité et les sollicitations de plusieurs formations politiques, il refuse de concourir à sa propre succession au terme de son septennat. Comme ancien président de la République, il devient sénateur à vie et devient, en 2013, le doyen du Parlement.

Il meurt le à Rome, alors âgé de 95 ans, ce qui fait de lui, à ce jour, le doyen des présidents de la République italienne.

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Lamberto Dini

Lamberto Dini, né le à Florence, est un économiste et homme d'État italien. Il est président du Conseil des ministres entre et .

Économise italien réputé ayant travaillé au Fonds monétaire international (FMI) pendant 20 ans, il est nommé en directeur général de la Banque d'Italie et travaille sous l'autorité du gouverneur Carlo Azeglio Ciampi. En , il renonce à ses fonctions après que l'un de ses adjoints Antonio Fazio a été choisi pour succéder à Ciampi. Il devient alors ministre du Trésor du premier gouvernement de l'homme d'affaires Silvio Berlusconi.

En , il est investi président du Conseil des ministres par Oscar Luigi Scalfaro après la chute de Berlusconi. Pendant 14 mois, il mène un gouvernement de techniciens, le premier à ne pas être constitué de représentants désignés par les partis politiques.

Il se fait élire député aux élections anticipées de . S'étant rapproché du centre gauche, il est choisi par Romano Prodi comme ministre des Affaires étrangères et conserve cette fonction jusqu'à la fin de la législature, en . Il est alors élu sénateur et devient l'un des vice-présidents du Sénat. Après les élections de , il prend la présidence de la commission des Affaires étrangères.

Il retourne progressivement vers le centre droit, au point d'être réélu à la chambre haute sous les couleurs de Le Peuple de la liberté (PDL), la nouvelle formation de Berlusconi, en . Maintenu à la tête de la commission des Affaires étrangères, il renonce à la vie politique en .

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Enrico Letta

Enrico Letta, né le à Pise, est un homme politique italien, membre du Parti démocrate (PD), dont il est le vice-secrétaire de 2009 à 2013, et président du Conseil des ministres du au .

Neveu du journaliste Gianni Letta, il a été ministre pour les Politiques communautaires, le plus jeune ministre italien à ce jour, puis de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat dans les gouvernements de Massimo D'Alema et Giuliano Amato. Député de l'opposition de 2001 à 2006, sous la XIVe législature, Letta retrouve le gouvernement, en 2006, comme secrétaire d'État à la présidence du Conseil des ministres, auprès de Romano Prodi.

Après avoir retrouvé les rangs de l'opposition, au lendemain des élections générales d'avril 2008, il devient, en 2009, vice-secrétaire du Parti démocrate (PD). De fait, il devient une figure du premier parti de l'opposition, et participe activement à la campagne électorale du centre gauche lors des élections générales de février 2013, à l'issue desquelles ne semble se dégager aucune majorité claire.

Nommé président du Conseil en , il forme un gouvernement de grande coalition. Il démissionne le après un vote de défiance de la direction du PD. Depuis le , il est le doyen de la PSIA (Paris School of International Affairs) à Sciences Po.

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Franco Marini

Franco Marini, né le à San Pio delle Camere, dans les Abruzzes, est un syndicaliste et homme politique italien, président du Sénat de la République de 2006 à 2008.

Militant actif des mouvements sociaux proches de la Démocratie chrétienne dès l'âge de 17 ans, il est élu secrétaire général de la Confédération italienne des syndicats de travailleurs en 1985. Il quitte ce poste en 1991, devenant un mois plus tard ministre du Travail du septième gouvernement de Giulio Andreotti.

À l'occasion des élections générales de 1992, il se fait élire à la Chambre des députés dans la circonscription des Abruzzes. Désigné secrétaire national du Parti populaire italien en 1997, il exerce cette charge pendant deux ans, et siège à la chambre basse jusqu'aux élections générales de 2006, lorsqu'il obtient un siège au Sénat.

Quelques jours après ce scrutin, il est élu président du Sénat de la République, face à l'ancien président du Conseil, Giulio Andreotti. C'est à ce titre que le président de la République, Giorgio Napolitano, lui confie la formation, en , d'un gouvernement de transition chargé de réformer la loi électorale, après la chute du cabinet de Romano Prodi. Son échec conduit à la tenue d'élections anticipées, au cours desquelles il est réélu sénateur sans conserver la présidence de la haute assemblée.

Cinq ans plus tard, en revanche, il échoue à conserver son siège mais se voit ensuite proposé par le Parti démocrate, Le Peuple de la liberté et la Ligue du Nord comme candidat à l'élection présidentielle d'avril 2013. Il ne parvient cependant pas à réunir la majorité des deux tiers nécessaire lors des deux premiers tours du scrutin, et déclare retirer son nom de la course au palais présidentiel du Quirinal.

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Walter Veltroni

Walter Veltroni, né le à Rome, est un homme politique, journaliste et réalisateur italien, membre du Parti démocrate.

Vice-président du Conseil et ministre des Biens et Activités culturels dans le gouvernement de Romano Prodi de 1996 à 1998, il est élu maire de Rome en 2001, puis réélu en 2006.

En 2007, il est élu secrétaire du nouveau Parti démocrate, formation progressiste de centre-gauche, dont il mène la campagne pour les élections législatives de 2008, mais voit son mouvement passer dans l'opposition, du fait de la victoire de la droite dirigée par Silvio Berlusconi.

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Giuliano Amato

Giuliano Amato, né le à Turin, est un homme d'État et universitaire italien, membre du Parti démocrate (PD) et président du Conseil des ministres de 1992 à 1993 et de 2000 à 2001.

Auparavant membre du Parti socialiste italien, il siège à la Chambre des députés de 1983 à 1993. Nommé membre du gouvernement en 1983, il est désigné vice-président du Conseil, chargé du portefeuille du Trésor, en 1987. En 1992, il est nommé président du Conseil des ministres lorsque est menée la célèbre opération « Mains propres », une grande enquête judiciaire visant d'importants cadres des partis politiques italiens.

Ministre sans portefeuille, puis chargé du Trésor dans les gouvernements de Massimo D'Alema, il retrouve la présidence du Conseil en 2000, jusqu'à ce qu'il cède le pouvoir à Silvio Berlusconi, chef de file de la coalition de centre-droit victorieuse des élections générales suivantes, en 2001, puis part siéger au Sénat de la République.

Régulièrement cité dans la liste des prétendants à la présidence de la République, Amato est désigné ministre de l'Intérieur en 2006, dans le second gouvernement de Romano Prodi, portefeuille dont il est chargé jusqu'en 2008. Dépourvu de toute responsabilité politique depuis cette date, il siège à la Cour constitutionnelle depuis 2013.

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Antonio Segni

Antonio Segni, né le à Sassari et mort le à Rome, est un juriste, universitaire et homme d'État italien du XXe siècle, président de la République de 1962 à 1964.

Membre de la Démocratie chrétienne, il a été ministre au sein de nombreux gouvernements et, par deux fois, président du Conseil des ministres de 1955 à 1957 et de 1959 à 1960.

Élu président de la République italienne à l'issue d'un scrutin laborieux en 1962, il est néanmoins contraint de démissionner après un accident vasculaire cérébral en 1964 ; il est, à ce jour, le président italien ayant eu le mandat le plus court depuis l'instauration de la République en 1946. Après sa démission, il devient sénateur à vie de 1964 à sa mort, en 1972.

Sa présidence, bien que courte, est un épisode controversé de l'histoire italienne : réputé pour sa grande méfiance à l'égard des communistes, dont il craignait qu'ils accèdent un jour au pouvoir, Antonio Segni, alors président de la République, aurait favorisé l'élaboration du « plan Solo », dont la mise en œuvre aurait été soutenue par le chef de l'État si celui-ci devait se trouver contraint de nommer un gouvernement communiste.

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Adone Zoli

Adone Zoli, né le à Cesena et mort le (à 72 ans) à Rome, est un homme d'État italien, membre de la Démocratie chrétienne (DC).

Avocat, membre du premier Parti populaire italien, puis de la Résistance italienne, il est élu sénateur en 1948.

En 1951, il est nommé ministre de la Justice et entreprend une importante réforme pénitentiaire. Après avoir été brièvement ministre des Finances au début de l'année 1954, il est élu président du conseil national de la DC, puis choisi comme ministre du Budget en 1956.

Il est appelé, en 1957, aux fonctions de président du Conseil des ministres, à la tête d'un gouvernement exclusivement démocrate-chrétien, conservant le ministère du Budget. Il mène le pays aux élections de 1958, après lesquelles il cède la direction de l'exécutif.


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Pier Luigi Bersani

Pier Luigi Bersani, né le à Bettola, est un homme politique italien, membre du Parti démocrate (PD).

Membre du Parti communiste italien (PCI), puis des Démocrates de gauche (DS), il devient président de l'Émilie-Romagne en 1993. Trois ans plus tard, il est nommé ministre de l'Industrie après la victoire du centre gauche aux élections générales de 1996, puis ministre des Transports en 1998.

Député d'opposition au président du Conseil, Silvio Berlusconi, entre 2001 et 2004, il est élu cette année au Parlement européen. Il est, par la suite, nommé ministre du Développement économique après le retour au pouvoir du centre gauche, en 2006, et assume cette charge jusqu'en 2008, après la large victoire de la droite aux élections anticipées. L'année suivante, à l'issue d'une élection ouverte à tous les Italiens, il devient secrétaire du Parti démocrate (PD).

En 2012, candidat aux primaires de l'alliance Italie. Bien commun, il s'impose, étant ainsi investi candidat à la présidence du Conseil pour les élections générales de février 2013. Lors du scrutin, sa coalition obtient la majorité absolue des sièges à la Chambre des députés, mais ne semble disposer que de la seule majorité relative au Sénat de la République. Il est cependant chargé, le mois suivant, de trouver une majorité dans le dessein de former le prochain gouvernement italien, mais échoue.

Il démissionne du secrétariat du PD le 19 avril suivant, ayant échoué par deux fois à faire élire le candidat du parti à la présidence de la République.

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Giuseppe Saragat

Giuseppe Saragat, né le à Turin et mort le à Rome, est un homme d'État italien, de tendance social-démocrate.

Membre du Parti socialiste italien (PSI), résistant au régime fasciste, il est élu président de l'Assemblée constituante en 1946. L'année suivante, il quitte le PSI, alors allié au Parti communiste, pour fonder le Parti socialiste démocrate italien (PSDI), allié de la Démocratie chrétienne (DC) au pouvoir.

Après avoir été vice-président du Conseil, puis ministre des Affaires étrangères pendant les quinze premières années du régime républicain, il est élu président de la République italienne en 1964. Ne s'étant pas représenté à l'issue de son septennat, il devient sénateur à vie et continue de jouer un rôle de premier plan au sein du PSDI, jusqu'à son décès en 1988.

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Ugo La Malfa

Ugo La Malfa, né le à Palerme, en Sicile, et mort le à Rome, dans le Latium, est un homme politique italien membre du Parti républicain italien (PRI).

Formé en droit à l'université « Ca' Foscari » de Venise, il s'engage dès le milieu des années dans la mouvance républicaine antifasciste. Il reste actif dans la Résistance italienne jusqu'en et termine la Seconde Guerre mondiale en exil en France.

Après la fin du conflit, il quitte le Parti d'action (PdA), qu'il avait contribué à fonder et dont il était un représentant au Comité de libération nationale puis à la Consulta Nazionale. Il passe rapidement par la CDR avant de rejoindre le Parti républicain italien (PRI). Entre et , il occupe trois fonctions ministérielles sous la direction du chrétien démocrate Alcide De Gasperi.

Il est élu en à la Chambre des députés, dont il sera membre jusqu'à sa mort. Il retourne au gouvernement en , et occupe de à le poste de ministre du Commerce extérieur, toujours sous l'autorité de De Gasperi. Il sera ensuite du ministre du Budget d'Amintore Fanfani entre et .

La Malfa, acteur central de la vie politique italienne malgré le poids réduit du PRI, est élu en secrétaire du Parti républicain à la suite du XXIXe congrès à Rome. Sous sa conduite, les républicains progressent électoralement : retrouvant le Sénat de la République en , ils remportent 15 députés et sénateurs en , à l'époque leur record sous la République italienne.

Il retrouve ensuite des responsabilités exécutives. Il est ainsi ministre du Trésor de Mariano Rumor de à , puis vice-président du Conseil d'Aldo Moro jusqu'en . À ce poste, il coordonne de fait la politique économique et budgétaire avec Giulio Andreotti, Bruno Visentini et Emilio Colombo. Il laisse en la direction du PRI à Oddo Biasini à l'occasion du XXXIIe congrès à Gênes et prend la présidence honorifique de la formation.

À la suite de la crise ministérielle qui mène à la chute du gouvernement Andreotti IV, Ugo La Malfa se voit confier par le président de la République Sandro Pertini la mission de former un nouvel exécutif en . Bien qu'il échoue, il se trouve être le premier laïc à être chargé d'un mandat exploratoire depuis la proclamation de la République. Le mois suivant, Andreotti — qui a finalement retrouvé le pouvoir — le nomme vice-président du Conseil et ministre du Budget.

Déjà victime d'une maladie des yeux, il est frappé le suivant par un hémorragie cérébrale. Il meurt après deux jours d'hospitalisation à Rome. Il reçoit un hommage unanime de la classe politique, du président Pertini au dirigeant du PCI Enrico Berlinguer.

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Francesco Storace

Francesco Storace, né le à Cassino, dans le Latium, est un homme politique italien de droite.

Journaliste au sein de la publication du MSI Secolo d'Italia, il est élu en député de Rome sous les couleurs de l'Alliance nationale (AN), un mandat qu'il conserve en . Il est alors choisi pour présider la commission parlementaire de contrôle de la télévision publique.

En , il mène le centre droit à la victoire aux élections régionales dans le Latium. Il n'accomplit qu'un seul mandat puisqu'il est battu par le centre gauche en . Peu après, il devient ministre de la Santé dans le gouvernement Berlusconi III. Accusé d'espionnage électoral, il démissionne en .

Cela ne l'empêche pas d'être élu au Sénat de la République le mois suivant. En , il quitte l'AN pour créer La Droite. Il échoue à conserver son siège aux élections générales de . Toujours présent sur la scène politique, il fonde en le Mouvement national pour la souveraineté (MSN) avec Gianni Alemanno.

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Marco Follini

Giuseppe Follini, dit Marco Follini, né le à Rome, dans le Latium, est un homme politique italien.

Responsable des jeunes de la Démocratie chrétienne (DC) à la fin des années , il siège au conseil d'administration de la télévision publique RAI entre et . Il rejoint l'année suivante le Centre chrétien-démocrate (CCD), issu du courant de la DC favorable à une alliance au centre droit.

Il est élu député en , un mandat qu'il conserve en . Peu après les élections générales il devient secrétaire du CCD, qu'il mène à la fusion avec les Chrétiens démocrates unis (CDU) en . Il prend alors le secrétariat du nouveau parti, l'Union des démocrates chrétiens et des démocrates du centre (UDC). En , il accède au gouvernement de Silvio Berlusconi avec le titre de vice-président du Conseil des ministres.

Il démissionne le pour assumer ses critiques contre la coalition de centre droit au pouvoir après la lourde défaite des élections régionales. Il renonce six mois plus tard à diriger l'UDC du fait de l'adoption d'une nouvelle loi électorale.

Élu au Sénat de la République en , il quitte son parti à la fin de l'année puis adhère en au Parti démocrate (PD). Réélu sénateur en , il met un terme à sa vie politique en et abandonne le PD, dont il conteste l'orientation au centre gauche.

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Giorgio Bo

Giorgio Bo, né le à Sestri Levante et mort le à Rome, est un universitaire et homme politique italien membre de la Démocratie chrétienne (DC).

Issu de la classe moyenne de la Riviera ligure, il étudie le droit à l'université de Gênes et se rapproche pendant son cursus des mouvements de jeunesse catholiques. Il devient universitaire spécialiste en droit privé au début des années 1930.

S'il ne participe pas à la résistance contre Benito Mussolini, il fonde en un petit parti chrétien-social, qui fusionne rapidement avec la Démocratie chrétienne (DC) d'Alcide De Gasperi. Il rejoint finalement le Comité de libération nationale (CLN) en .

Il prend position en pour la création de la République et se trouve élu deux ans plus tard sénateur de Ligurie. Il est désigné vice-président du Sénat de la République en .

Giorgio Bo entame en une carrière gouvernementale de plus de dix ans avec peu d'interruption. Il est d'abord ministre des Participations de l'État jusqu'en , puis ministre de l'Industrie. Il devient en ministre pour la Réforme de l'administration publique. Il retrouve en le ministère des Participations de l'État et l'occupe pendant plus de huit ans. Il fait son retour au sein de l'exécutif en comme ministre pour la Recherche scientifique.

À compter de , il n'exerce plus aucune responsabilité ministérielle. Il est réélu au Sénat une dernière fois en , mais il met un terme à sa carrière politique en . Il meurt quatre ans plus tard dans la capitale, mais il est inhumé dans sa ville natale, en Ligurie.

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Bernardo Mattarella

Bernardo Mattarella, né le à Castellammare Del Golfo et mort le à Rome, est un homme politique italien membre de la Démocratie chrétienne (DC).

Né au nord-ouest de la Sicile dans une famille catholique modeste, il adhère en au Parti populaire italien (PPI). Il est diplômé en droit en et maintient son engagement dans les milieux catholiques sous le fascisme. Il participe en à la fondation de la Démocratie chrétienne.

Il devient en secrétaire d'État à l'Instruction publique, puis député. Lors de sa séance constitutive, l'Assemblée constituante le nomme questeur. Il conserve brièvement ce poste lors de la Ire législature de la Chambre des députés, avant d'être nommé secrétaire d'État aux Transports jusqu'en .

Son premier parcours ministériel commence en . Il est d'abord ministre de la Marine marchande, puis ministre des Transports, ministre des Postes et enfin ministre du Commerce extérieur. En , il reprend ses activités à la Chambre des députés comme président de la commission des Transports, qu'il doit abandonner en pour redevenir ministre des Transports. L'année suivante, il est désigné ministre de l'Agriculture, puis retrouve le poste de ministre du Commerce extérieur jusqu'en .

Réélu député avec son plus mauvais résultat personnel en , il prend la présidence de la commission de la Défense et sort définitivement du gouvernement. Il meurt trois ans plus tard des suites d'un malaise, à l'âge de 65 ans. Son deuxième fils Piersanti est investi président de la Sicile en et assassiné par la mafia deux ans plus tard. En , son quatrième fils Sergio est élu président de la République italienne.

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