Opossum de Virginie

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Opossum de Virginie

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Opossum de Virginie
Didelphis virginiana
Classification classique
Règne Animalia
Classe Mammalia
Sous-classe Marsupialia
Ordre Didelphimorphia
Famille Didelphidae
Sous-famille Didelphinae
Genre Didelphis
Nom binominal
Didelphis virginiana
Kerr, 1792
Statut de conservation IUCN :


LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

Aire de répartition de Didelphis virginiana

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L'opossum de Virginie ou Sarigue de Virginie (Didelphis virginiana) est le plus grand des didelphidae. C'est le seul marsupial que l'on peut trouver au Nord du Mexique.

Sommaire

Description

tête d'opossum
Les pattes arrières de l'opossum de Virginie ont un pouce opposable.

Il mesure en tout entre 38 et 90 centimètres de long (74 cm en moyenne), dont entre 21 et 47 cm de queue , pour un poids compris entre 4 et 6 kg, soit les dimensions d'un grand chat, ce qui en fait le plus grand de tous les opossums[1]. La fourrure est grise ou gris-brun plus ou moins sombre sur tout l'individu, sauf la face qui est blanche. Le sous-poil a une base blanche et une extrêmité sombre ; un poil de garde plus long, gris pâle ou blanc, dépasse du sous-poil et confère à l'animal son aspect hirsute. Les populations du nord présentent davantage de sous-poil que celles du sud. L'opossum présente la plupart du temps des zones noires au niveau des oreilles et du bas des pattes. La queue, qui rappelle par son aspect celle du rat, est dénudée, longue, cylindrique et préhensile, ce qui lui permet de s'accrocher aux branches ou de transporter de petits objets. Les oreilles sont elles aussi dénudées ; elles sont grandes, noires avec une bordure supérieure rosâtre. La tête est allongée et le museau pointu porte de longues vibrisses ; la truffe est rose. Cet animal a cinquante dents et, aux pattes arrières, un pouce opposable aux autres doigts et dépourvu d'ongle.

Les femelles possèdent une poche marsupiale où les petits se développent après leur naissance. Elle a dans cette poche treize mamelles disposées pour douze d'entre elles en cercle, et pour la treizième au centre du cercle.[2],[3]

 v · d · m  Formule dentaire
mâchoire supérieure
4 3 1 5 5 1 3 4
4 3 1 4 4 1 3 4
mâchoire inférieure
Total: 50 max
Denture commune aux Didelphimorphes

Répartition et habitat

C'est un animal fort répandu dans sa zone de distribution, à l'est du continent nord-américain (à partir du sud-sst du Canada) jusqu'au Costa Rica. On peut le trouver jusqu'à 3 000 m en Amérique Centrale. C'est une espèce introduite en Californie depuis 1910[4]. Son aire de répartition semble être en train de s'élargir vers le nord[5],[6]

Même s'il préfère les zones humides (marais et bords de rivières), on peut trouver cet animal arboricole dans des milieux plus secs, voire semi-arides. Omnivore opportuniste, son habitat est souvent localisé près des villes, où il fouille les déchets laissés par l'homme et profite des restes d'animaux morts tués sur la route, mais on peut aussi le trouver au niveau des régions boisées ou cultivées.

Alimentation

Cet animal est omnivore, il se nourrit de fruits et de graines, mais surtout d'insectes et autres petits animaux (grenouilles, serpents, oiseaux, vers de terre, petits mammifères...) et de charognes. Animal nocturne, il se nourrit surtout de nuit. Il n'hésite pas à aller sur les routes pour récupérer les restes d'animaux tués par les voitures, ou à fouiller les poubelles. En captivité (mais on n'a jamais observé ce fait dans la nature), il est cannibale et tout animal blessé doit être séparé de ses congénères.[réf. nécessaire]

Comportement

Animal généralement solitaire, son comportement social est peu développé, mais on peut parfois voir des groupes de jeunes femelles. Les mâles sont plus agressifs et peuvent se battre férocement, ou se menacer mutuellement par des crachements et grincements, bouche grande ouverte pour montrer les dents aigues, et salivant[7]. Une des particularités de l'opossum réside dans sa façon de réagir lorsqu'il se sent menacé par un prédateur. il peut parfaitement simuler la mort (en anglais, "to play possum" signifie "faire le mort"), se mettant dans un état quasi catatonique : les membres raides, la langue pendante, cet animal voit alors ses mouvements respiratoires devenir quasi imperceptibles[5].

Reproduction

Petits dans la poche de leur mère
Petit d'opossum de Virginie dans un centre de réhabilitation de la vie sauvage

Les opossums se reproduisent une fois par an dans la région du Canada et deux à trois fois par an dans les régions du Sud[réf. nécessaire].

Lorsqu'ils présentent deux saisons de reproduction annuelles, ces oppossums s'y consacre en janvier/février, puis juin/juillet[4]. La mère met bas dans sa tanière dans des arbres creux ou sous des rochers ou buissons ou encore dans un terrier creusé puis abandonné par une autre espèce, dans un nid constitué de feuilles et autres matériaux[4]. La naissance des petits (généralement de 7 à 9 par portée) n'a lieu que 13 jours après l'accouplement ; les petits ne pèsent alors que 0,16 g[5]. Ils doivent ensuite grimper depuis la zone génitale de leur mère jusqu'à la poche marsupiale, où ils s'accrocheront à une mamelle. Ceux qui ne parviennent pas à la poche marsupiale, ou ne parviennent pas à s'accrocher à une mammelle, mourront. De 50 à 65 jours après la naissance, les petits sortent de la poche marsupiale ; ils seront souvent transportés sur le dos ou la queue de leur mère par la suite. Environ 100 jours après la naissance, les petits deviennent indépendants[5].

Les petits atteignent la maturité sexuelle à l'âge de 6 à 12 mois (en général 6 mois pour les femelles, 8 mois pour les mâles); l'espérance de vie chez cette espèce est de 18 mois en moyenne (le record de longévité est de 3 ans chez un individu en liberté[5] et de 6 ans et demi pour un individu en captivité[8]).

Taxinomie

Sous-espèces

Il existe quatre sous-espèces de Didelphis virginiana[9]:

  • Didelphis virginiana californica (Bennett, 1833)
  • Didelphis virginiana pigra (Bangs, 1898)
  • Didelphis virginiana virginiana (Kerr, 1792)
  • Didelphis virginiana yucatanensis (J. A. Allen, 1901)


Statut et préservation

Menaces pesant sur l'espèce

Les principaux prédateurs naturels de cette espèce sont les renards, les coyotes et les rapaces ; dans les régions où l'opossum est présent, il représente même une importante source de nourriture pour ces prédateurs.

Ils sont aussi chassés par les humains, pour leur viande et leur fourrure, mais aussi en tant qu'animal de laboratoire ou simplement parce qu'ils fouillent les poubelles ou parce qu'ils sont (comme de nombreux autres mammifères) susceptibles de véhiculer la rage[5]. Ils sont très souvent victimes de la circulation routière, du fait de leur habitude de parcourir les routes de nuit, à la recherche d'animaux tués par les véhicules, mais aussi des chats et chiens.

Statut légal

Du fait de l'adaptation de cette espèce aux milieux urbanisés, et l'élargissement de son aire de répartition, elle a été classée par l'IUCN dans la catégorie LC (préoccupation mineure)[10].

Voir aussi

Photos

  • Galerie de photos Didelphis virginiana sur le site calphotos.berkeley.edu

Articles et bibliographie

  • Deligeorges S. 1999 Stress fatal chez les opossums La Recherche ISSN 0029-5671 no 322 p 44/46 (voir l'article ici)

Notes et références

  1. Wilson D., Ruff S. 1999 The Smithsonian Book of North American Mammals Smithsonian Institution Press, Washington, Londres
  2. With the Wild Things - Transcripts
  3. Raising Orphaned Baby Opossums
  4. abc (en) Virginia Opossum, National Park Service. Consulté le 22 octobre 2008
  5. abcdef (en) Didelphis virginiana sur le site animaldiversity
  6. James Kavanagh (1994): Nature of California.Waterford Press. ISBN 0-9640225-9-1
  7. (en) Virginia Opossum Didelphis virginiana sur le site www.enature.com
  8. (en) AnAge entry for Didelphis virginianasur le site genomics.senescence.info
  9. Didelphis virginiana sur le site ITIS
  10. (en) IUCN, « Didelphis virginiana », 2008, IUCN Red List of Threatened Species. Consulté le 21 octobre 2008

Liens externes

  • America Zoo (site américain sur les zoos)
  • Référence Animal Diversity Web : Didelphis virginiana Kerr, 1792 (en)
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