Musée des beaux-arts de Pont-Aven

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Musée de Pont-Aven

Logo du musée en 2016
Informations géographiques
Pays  France
Ville Pont-Aven
Adresse place de l'Hôtel de ville
29930 Pont-Aven
Coordonnées 47° 51′ 19″ N 3° 44′ 48″ O / 47.85515, -3.74654247° 51′ 19″ Nord 3° 44′ 48″ Ouest / 47.85515, -3.746542
Informations générales
Date d’inauguration 1985
Collections peinture, dessin, sculpture
Nombre d’œuvres 1 514 au 26 mars 2016
Superficie 2000 m²
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 60 000 (2006[1])
Site web Musée des beaux-arts de Pont-Aven

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

Géolocalisation sur la carte : France

Le musée de Pont-Aven est un musée français situé à Pont-Aven, dans le département du Finistère, en Bretagne.

Créé en 1985, il a pour vocation de faire connaitre les peintres qui séjournèrent dans cette ville et firent la réputation de l'école de Pont-Aven et du mouvement nabi. Peintures, dessins, aquarelles de Paul Gauguin, Émile Bernard, Paul Sérusier permettent la découverte de ces mouvements picturaux de la fin du XIXe siècle.

Le musée accueille aussi des expositions temporaires mettant en lumière certains thèmes ou artistes, mêlant différents styles et inspirations, de l'école de Pont-Aven à l'art contemporain.

Depuis 2012, le musée, auparavant géré par la commune, a été transféré à Concarneau Cornouaille Agglomération qui entreprend à partir de 2013 sa rénovation totale. Le musée, porté de 850 à 2 000 m2 répartis sur sept niveaux[2], possède 1 514 œuvres à sa réouverture, le .

Historique[modifier | modifier le code]

Naissance de l'École de Pont-Aven[modifier | modifier le code]

Création du musée[3][modifier | modifier le code]

  • Août 1939 : premier regain d’intérêt pour le passé artistique de la ville. Le maire de Pont-Aven inaugure une plaque commémorative fixée sur l’ancienne pension Gloanec rappelant le séjour de nombreux artistes. Parallèlement à ce geste, les salons de l’hôtel Julia accueillent une exposition consacrée à Paul Gauguin et au groupe de Pont-Aven ;
  • 1953 : année du cinquantenaire de la mort de Paul Gauguin et organisation d’une rétrospective dont le point d’orgue est le prêt exceptionnel de La Belle Angèle, tableau conservé alors au musée du Louvre ;
  • 1960 : création de l'Association des Amis de Gauguin présidée par Maurice Malingue. Son ambition est d'organiser une exposition par an afin de faire connaître l’École de Pont-Aven ;
  • 1961 : la Société de peinture de Pont-Aven, présidée par Bertrand Queinec, se substitue à la précédente association. Elle est rebaptisée « Association des Amis du musée de Pont-Aven » ;
  • 1984 : le projet prend réellement corps avec à l'automne 1984 le début des travaux de construction et d’aménagement de l’établissement ;
  • 29 juin 1985 : inauguration du musée des beaux-arts de Pont-Aven.

Le musée aujourd'hui[modifier | modifier le code]

  • 2003 : grâce à une souscription auprès des entreprises et particuliers de la région, le musée acquiert Deux têtes de bretonnes, le célèbre pastel de Paul Gauguin. Ce tableau, représentant deux bretonnes en coiffe de Pont-Aven, date du cinquième et dernier séjour de Gauguin en Bretagne, en 1894, et est dédié à son ami le peintre Maxime Maufra[4],[5] ;
  • 2006 : lancement des études pour l'extension du musée[6] ;
  • 2010 : exposition des vingt-cinq ans du musée ;
  • 2012 : suite au choix du cabinet d'architectes L’Atelier de l’Ile, le 19 mai 2011, les travaux du nouveau musée démarrent en 2013, le musée ayant fermé ses portes le 15 septembre 2012 au soir ;
  • 26 mars 2016 : réouverture du musée après travaux :
    • La surface d'exposition est doublée, passant de 850 à 1 700 m2.
    • Le rez-de-chaussé, en dehors des infrastructures classiques (accueil, caisses, boutiques...) dispose d'un centre de ressource important sur l'école de Pont-Aven.
    • Au premier étage, la salle Julia est nommée ainsi en l'honneur de Julia Guillou (1848-1927), qui fit construire cet hôtel entre 1881 et 1900, devenu par la suite ce musée. Il s'agit de la salle à manger de l'ancien hôtel, dont les boiseries ont été conservées et restaurées, auxquelles trois luminaires de Matali Crasset ont été ajoutés. Cette salle fait office de salon de réception, de lieu de conférence ou de concert.
    • Le second étage est consacré aux expositions temporaires.
    • Le troisième niveau présente les expositions permanentes sur les auberges des artistes, la chronologie, Paul Gauguin, les fondateurs de l'école de Pont-Aven, le japonisme, les nabis et Pont-Aven après Gauguin.
    • Un jardin intérieur en terrasse est visible depuis le hall lumineux vitré qui dessert les niveaux du musée, avec des végétations se référant aux œuvres de l'école de Pont-Aven (ajoncs, bruyères...)
    • Une annexe pour les réserves du musée[7].

Le musée des beaux-arts de Pont-Aven a aujourd'hui pour objectifs de faire connaître l’œuvre des artistes inspirés par la Bretagne et plus particulièrement par Pont-Aven, depuis les années 1860 jusqu’aux années 1970, de développer un travail scientifique concernant cette période chronologique, et de s’ouvrir à la création contemporaine.

Œuvres de la collection permanente[modifier | modifier le code]

Né sans collection, le musée a mené dès ses débuts une importante campagne d’acquisitions. Il compte actuellement un fonds de 1 300 œuvres[8] (4 500 d'après le site du musée[9]) dont la moitié est dédiée aux arts graphiques (gravures, aquarelles, pastels…). La période chronologique balayée va de 1870 aux années postérieures à 1900.

La collection regroupe des œuvres d’artistes de reconnaissance internationale comme Émile Bernard, Maurice Denis, Paul Gauguin (14 œuvres[10]), Georges Lacombe, Paul Sérusier entre autres mais aussi des artistes à la renommée plus confidentielle tels que Pierre-Eugène Clairin, Émile Jourdan, Marie Luplau. Le fonds s’est également ouvert aux artistes étrangers : Constantin Kousnetzoff, Carl Moser, Sydney Lough Thompson[11]. Le musée poursuit ses acquisitions avec, en moyenne, l’entrée dans les collections d’une douzaine d’œuvres par an.

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

  • Maurice Denis :
    • Les Feux de la Saint-Jean à Loctudy, 1895, huile sur carton ;
    • Maternité devant la mer ou Maternité au Pouldu, 1899 ;
    • Hommage à Notre-Dame-du-Folgoat (Folgoët), 1921, huile sur carton ;
  • Charles Filiger : Tête d’homme au béret bleu, 1892, gouache ;
  • Paul Gauguin : Deux Têtes de Bretonnes (hommage au peintre Maxime Maufra), 1894, pastel[4] ;
  • Georges Lacombe : Grotte à Camaret, 1893-1894, huile sur toile ;
  • Henry Moret : Falaises en Bretagne, vers 1898, huile sur toile ;
  • Émile Schuffenecker : Portrait de Madame Champsaur, 1890, huile sur toile ;
  • Paul Sérusier : Portrait de Marie Lagadu, vers 1889, huile sur toile ;
  • Émile Dezaunay :
    • La petite Mendiante de Pleyben, eau-forte et aquatinte en couleurs, 41,7 × 31 cm ;
    • Jeune Fille de Rosporden assise, 1895, eau-forte et aquatinte en couleurs, 27,8 × 19,9 cm.


Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

De 1985 à 2012

Depuis 2016

  • Les Rouart, de l'impressionnisme au réalisme magique, du 26 mars au 18 septembre 2016
  • Dominique Leroux : De l'œil au chantier, du 22 octobre au 31 décembre 2016

Administration[modifier | modifier le code]

  • Conservatrices :
    • 1985-2006 : Catherine Puget[15] ;
    • depuis 2006 : Estelle Guille des Buttes-Fresneau[15] ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Journal des arts, juin 2006 : le musée de Pont-Aven est au 54ème rang sur les 334 musées français, avec entre 40 000 et 80 000 visiteurs par an.
  2. Le Télégramme, 23 janvier 2016.
  3. Site du musée des beaux-arts de Pont-Aven.
  4. a et b « Un pastel de Gauguin préempté par le Musée de Pont-Aven », La Tribune de l'Art, 21 décembre 2003
  5. (fr) « Têtes de bretonnes : un coup de maître », in Bretons, décembre 2010.
  6. « Pont-Aven, quel avenir pour le musée ? », in Le Télégramme, 2 février 2009.
  7. Télérama du 24 mars 2016 [1]
  8. « Les 25 ans du musée de Pont-Aven », in Bretons, décembre 2010.
  9. Historique du musée [2]
  10. Le Figaro du 26 mars 2016[3]
  11. Artzari.fr, guide de l'art et des artistes, juillet 2009.
  12. (fr) Anthony Palou, « Maurice Denis sous le ciel breton », Le Figaro, 23 juin 2009
  13. a, b et c (fr) « Musée de Pont-Aven - Trois expos au programme », Le Télégramme, 3 mars 2010
  14. (fr) Philippe Mathé, « Pont-Aven met en lumière Kerouallan le discret », Ouest-France, 25 janvier 2011
  15. a et b « Nomination d'Estelle Fresneau à la direction du Musée de Pont-Aven », in La Tribune de l'Art, 7 juillet 2006.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pont-Aven, l'école buissonnière, Antoine Terrasse, Éditions Gallimard, Collection Découvertes, 1993.
  • Les peintres de Pont-Aven, André Cariou, Éditions Ouest-France, 1999.
  • Les Nabis, Antoine Terrasse et Claire Frèches, Éditions Flammarion, 2002.
  • L'aventure de Pont-Aven et Gauguin, Collectif, Éditions Skira, 2003.
  • La Bretagne de Paul Signac, Collectif, Éditions Musée des Beaux-Arts de Pont-Aven, 2008.
  • Maurice Chabas (1862-1947), peintre et messager spirituel, Myriam de Palma, Somogy, Musée de Pont-Aven, Musée de Bourgoin-Jallieu, 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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