Mocro Maffia

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Mocro Maffia
(ar) مافيا مغربية

Amsterdam , territoire principal de
la Mocro-maffia.

Date de fondation XXe siècle
Territoire
Ethnies présentes Marocains
Activités criminelles
  • Menace sur témoins
  • Vol de voiture
  • Trafic de drogues
  • Homicides volontaires
  • Assassinats
  • Tueur à gages
  • Kidnappings
  • Attentats
  • Blanchiment d'argent
  • Proxénétisme
  • Contrat d'assassinat
  • Contrôle de clubs de football
  • Contrôle d'écoles
  • Contrôle de partis politiques
Alliés Cartel de Medellín
Cartel de Cali
Cartel de Juárez
Mafia irlandaise

La Mocro-maffia, dite aussi Mocro-oorlog ou Mocro War est l'appellation donnée qui généralise les réseaux marocains du grand banditisme basés dans le trafic de cocaïne et de drogue de synthèse aux Pays-Bas et en Belgique. À Anvers, le terme Borgerokko maffia est plus souvent utilisé dû à l'économie illégale qui est majoritaire dans le district de Borgerhout. Ce trafic prend ses origines dans les gangs de rue d'origine marocaine à Amsterdam et Anvers comme décrit dans le livre publié en 2014 Borgerokko Maffia ou encore Mocro Maffia de l'auteur et spécialiste en criminologie Marijn Schrijver (en). La mafia marocaine est apparue dans la plupart des autres grandes villes néerlandaises, dont Rotterdam, Utrecht et Almere. Au milieu des années 2010, les réseaux se sont également implantés au sud de l'Espagne, notamment dans la Costa del Sol.

Ces réseaux mafieux sont composés de plusieurs bandes rivales, pour la majorité des Marocains issus de l'immigration en Belgique ou aux Pays-Bas. Ayant une relation proche avec les cartels colombiens, ils importent quotidiennement la drogue en Europe par les ports d'Algésiras et le Port d'Anvers. On compte depuis 2012 pas moins de cent personnes néerlando- et belgo-marocaines assassinées dans des fusillades.

Sommaire

Étymologie[modifier | modifier le code]

  • Mocro-maffia (« Wie praat die gaat », « Celui qui parle mourra ») : le nom par lequel les autorités néerlandaises et belges désignent les organisations marocaines du Benelux[1]. Le terme a été rendu public par le Néerlandais Wouter Laumans en 2013 suite à la publication du célèbre livre Mocro Maffia sorti en 2014. Le terme « Mocro » était déjà existant depuis la fin des années 1990 pour désigner un Marocain issu de l'immigration aux Pays-Bas ou en Belgique. Cependant, le terme Mocro-maffia ne fait aucune distinction entre les plusieurs réseaux qui s'entretuent, mais désigne bel et bien un réseau marocain actif dans le Benelux, bien que la minorité soit d'origine surinamaise ou antillaise.
  • Mocro-oorlog (guerre marocaine) : le nom par lequel les médias et journalistes désignent le conflit Mocro-maffia[2].
  • Borgerokko Maffia : le nom par lequel les politiciens, médias et journalistes désignent les réseaux marocains actifs à Anvers. Le terme adopté par l'écrivain belge Raf Sauviller, est très vite apparu à la Une des journaux belges, notamment après son ouvrage, un livre sorti en 2017 avec comme nom Borgerokko maffia. Le terme comprend des mots composés entre Borgerhout et Marokko. Raf Sauviller dit avoir choisit Borgerokko pour le nombre important de familles marocaines actives dans le trafic anversois dans le lieu en question[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rifains.
Localisation du Rif, premier lieu de production et de transformation de haschich au monde[4].

Les Rifains ont émigré en groupe dans le Benelux. Cette émigration compacte et assez tardive des années 1960 et 1970 ne s'est jamais arrêtée. Elle provient d'une des régions les plus pauvres du Maroc, rurale, très peu urbanisée, avec pendant longtemps peu d'écoles, que ce soit en arabe ou en français. Cette société paysanne et montagnarde méditerranéenne est assez comparable à la Corse, la Sicile, la Sardaigne ou les Aurès. Elle se caractérise par des rapports communautaires très forts, un esprit d'omerta et d'autosurveillance. Ses montagnes sont durablement incontrôlables. Après la décolonisation, des dizaines de milliers de Rifains ont perdu leur emploi dans les vignes et les fermes d'Algérie, puis, à partir des années 1970, dans les mines et la sidérurgie européennes. Cette main-d'œuvre s'est reconvertie massivement dans le commerce, formel ou informel, et notamment dans la contrebande de cannabis. L'argent est réinvesti dans des cafés, des petits commerces, dans l'immobilier au Maroc et, pour les plus riches, dans l'économie de la Costa del Sol, en Espagne. La diaspora rifaine a ainsi essaimé son système économique dans toute l'Europe. Lors des années , la Belgique et les Pays-Bas, qui n’ont aucun passé colonial arabo-berbère, accueillent une immigration marocaine massive en provenance du nord du Maroc, pour travailler dans les mines et la sidérurgie de Wallonie, puis dans les Flandres et aux Pays-Bas en plein boom économique. Le commerce de drogue suit les communautés en exil, du Maghreb aux Pays-Bas, en passant par l'Espagne, la France et la Belgique. Avec Anvers, la Belgique devient une plaque tournante. L'importation et le trafic de drogue deviennent inséparables, et ces activités pallient les licenciements qui touchent massivement mineurs, sidérurgistes et salariés du textile[5]. Les organisations mafieuses modernes débutent dans les années et commencent à évoluer au milieu des années 1980[6].

Proportion de Marocains par communes et quartiers aux Pays-Bas en 2007. Le rouge vif désigne le maximum, 24 %.

Grâce à l’immigration rifaine en Europe (…) certains clans sont devenus les plus grands exportateurs et distributeurs de haschisch en Europe. Ce trafic représente 10 à 12 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an depuis 40 ans. Les trafiquants sont habitués à passer les frontières, à avoir des armes et réputés au Maroc pour être des hommes très violents. L’état marocain a abandonné la région du Rif pendant de nombreuses années en y refusant d’investir dans les infrastructures, ce qui a poussé la plupart des marocains originaires des villes comme Al Hoceïma et Nador à se consacrer entièrement à la commercialisation du haschisch. En , Europol estimait que les gangs marocains constituaient un milieu criminel en perpétuelle expansion en Europe[7]. De nombreux clans se forment aux Pays-Bas et en Belgique pour l'importation de cocaïne vers l'Europe. Générant plus d'argent que le haschich, les Pays-Bas et la Belgique voient lors des années 2010, le plus grand nombre d'homicides volontaires en rapport avec les centaines de kilos de cocaïne qui sont importés à Anvers, Rotterdam et Algésiras. Le nombre d'homicides volontaires va encore s'accroître après le vol d'une grande quantité dans le Port d'Anvers en Belgique, à quelques minutes de la frontière belgo-néerlandaise. Anvers est pour cette raison connue pour être une plaque tournante du trafic de drogue et des bandes de la fameuse Mocro Maffia en Belgique. Le quotidien De Morgen révèle que l'économie qui règne à Borgerhout serait en majorité illégale[8],[9]. Borgerhout est connu en Belgique et aux Pays-Bas sous le nom de Borgerokko[10],[11], faisant référence à l'immense taux de criminalité à majorité marocaine. Dans un tel contexte, les vieilles mœurs et habitudes et leurs codes traditionnels de conduite, d'honneur, de justice et de méfiance face à l'autorité se sont transplantés dans les quartiers de Bruxelles, Amsterdam et Anvers[12] où ils ont pu croître et se multiplier. Injustement ou non, les autorités belges et néerlandaises caractérisent les communautés par leur dysocialité et par une «culture tribale plus agressive», qui les distinguent des autres communautés immigrées.

Les réseaux marocains aux Pays-Bas et en Belgique, souvent associés au terme Mocro Maffia, jouent un rôle important dans le trafic de cocaïne en Europe en provenance d'Amérique latine via les ports de Rotterdam (Pays-Bas) et Anvers (Belgique) où des tonnes de cocaïne sont importées par les réseaux marocains qui génèrent énormément d'argent[13],[14]. Cet argent est souvent blanchi au Maroc (Nador, Tanger, Al Hoceïma et Marrakech). D'autres réseaux blanchissent également leur argent dans le sud de l'Espagne ou encore à Dubaï. L'argent circule souvent par le système de hawala, un système bancaire parallèle d'origine arabe souvent utilisé par le crime organisé. Interpol parle aussi d'une grosse implication dans le marché des drogues de synthèse notamment dans leur fabrication. Il joue aussi un rôle important dans le trafic de cannabis (haschich) en provenance de la région du Rif au Maroc.

Origines[modifier | modifier le code]

Quartier De Pijp, lieu où débute le conflit Mocro-maffia.

Lors des années 2000, on compte une importante communauté marocaine issue du Rif dans le quartier De Pijp dans la capitale néerlandaise d'Amsterdam. Avec un taux de criminalité qui va s'accroître dans le quartier au cours des années, un grand nombre de Néerlandais de souche décident de quitter le quartier pour résider ailleurs dans la banlieue où le calme règne ou dans les campagnes en dehors de la ville. La place de Diamantbuurt, quartier de De Pijp, se voit très vite avoir une réputation négative due à la criminalité. Elle est rapidement surnommée The Bronx of Amsterdam ou encore South-Central Los Amsterdam[15]. En 2003, le nom d'un certain Omar alias 'le criminel' devient connu dans le quartier De Pijp pour ses vols à l'arrachée et sa détention d'armes. Un an plus tard, en 2004, il forme une bande de jeunes délinquants appelé Van Wougroep, composée de 28 jeunes néerlando-marocains issus du même quartier. La criminalité règne pendant de longues années dans le quartier De Pijp, allant jusqu'aux premiers règlements de compte. Dans la même année, Omar El H. se retrouve devant la juge d'instruction pour avoir tenté de liquider plusieurs personnes du quartier voisin qui compte une importante communauté surinamaise, également impliquées dans des histoires de trafic de cocaïne. Le jeune Omar déclare à la juge : « Mon but était juste de livrer de la cocaïne aux blancs. Les Surinamais espéraient nous voler notre territoire et nos clients. Il fallait qu'ils aient des conséquences car personne ne leur a donné l'autorisation de vendre là-bas. Les anciens, c'est nous. ». Cette « mini-guerre » de quartier finit par s'établir lorsque les deux communautés cohabitent ensemble au fil du temps dans certains quartiers d'Amsterdam dont De Pijp. Dans le quartier, Gwenette Martha grandit et passe son enfance sur la place Van der Helstplein. Il joue régulièrement au football avec ses amis Najib Bouhbouh, Houssine A., Harvey Esajas et les frères Balserang. Alors que ces trois derniers finissent par intégrer l'académie de football de l'Ajax Amsterdam, Gwenette Martha choisit avec Najib Bouhbouh et Houssine A. de changer d'objectifs de vie et de devenir gangster, pour « gagner des millions ». Étant encore jeune adolescent, Gwenette Martha forme sa bande Groep-Martha ayant pour but de gagner énormément d'argent en prenant contact avec des jeunes belgo-marocains issus des quartiers d'Anvers en Belgique. Quelques années plus tard, Najib et Houssine, Gwenette Martha ainsi que les deux jeunes footballeurs seront assassinés chacun à leur tour.

Au fil des années, le Fayrouz Lounge du quartier De Pijp ouvre ses portes. Considéré par les habitants du quartier comme étant un lieu de non-droit, la cave de la chicha rassemble un nombre important de criminels marocains impliqués dans le trafic de cocaïne. Avec le rifain comme langue principale, les criminels passent leurs soirées à la chicha à jouer au pachisi, aux jeux de cartes ainsi qu'à regarder les matchs de football à la télévision. La cave de la chicha devient très vite un endroit de réunion pour les trafiquants marocains. Au fil du temps, les jeunes néerlando-marocains finiront par établir un contact avec des trafiquants de drogue colombiens, mexicains et dominicains pour les importations auxquelles les trafiquants participent. En 2012, alors que les Colombiens livrent des tonnes de cocaïne au Port d'Anvers destinées à la bande du Fayrouz Lounge[16], d'autres trafiquants marocains issus d'Amsterdam-West, quartier voisin, au courant de l'énorme importation arrivée à Anvers, vont voler la drogue au Port d'Anvers pour la ramener à Amsterdam-West[17]. Le 12 avril 2012, un trafiquant du nom de Rida Bennajem, ami proche de Gwenette Martha (Groep-Martha), entre dans la chicha avec une kalachnikov et tire en rafale dans la cave, causant la mort de Redouan Bouttaka (31 ans). Les autorités néerlandaises ignorent la raison de cet assassinat. Parmi les bandes de la Mocro-maffia, la bande de Gwenette Martha devient le rival principal de la bande Benaouf/Houssine, malgré le fait que ce dernier était un grand ami d'enfance de Gwenette. Le 18 octobre 2012, Najib Bouhbouh, ami d'enfance et collègue de Gwenette Martha, est assassiné à la sortie de son hôtel à Anvers par deux tueurs à gages envoyés par la bande de Benaouf. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la bande de Gwenette Martha était principalement composée de Mocro's, tout comme la bande de Benaouf/Houssine. La deuxième fusillade à Amsterdam éclate en décembre 2012 dans le quartier de Staatsliedenbuurt. Il s'agissait de la bande de Gwenette qui aurait répondu en envoyant Hamza Belhadj pour liquider Saïd El Yazidi et Youssef Lkhorf, des bras droits de la bande de Benaouf/Houssine. Benaouf survit à la fusillade et prend très vite la fuite à pied. Quant au tueur à gage Hamza Belhadj, il est arrêté quelques mois plus tard à l'aéroport de Tanger avec de faux documents[18].

Localisation d'Amsterdam-West, endroit à forte communauté marocaine[19].

La police néerlandaise confirme en début 2013 avoir très peu d'informations sur les bandes marocaines qui opèrent à Amsterdam à cause de l'omerta qui règne chez les gangsters, sous risque de se faire assassiner en cas d'indiscrétion. Houssine était en 2012 à la tête du club futsal Sportcentrum De Pijp alias ZVV 't Knooppunt et avait comme dirigeant Souhail Laachir (surnom: De Lange), également dans le trafic, membre de la bande de Houssine/Benaouf. En mai 2013, alors que ce dernier se rendait dans un musée à Amsterdam, il est assassiné de plusieurs balles au torse. Anass El Ajjoudi (assassiné en 2018), connu dans le circuit criminel avec le surnom Boeloeloe, succédera à Souhail Laachir. Avec une équipe évoluant en D1 néerlandaise de futsal et des dirigeants qui génèrent des centaines de milliers d'euros, la police enquête sur les staffs ainsi que les supporters régulièrement présents dans les tribunes, dont un grand nombre ayant leur nom gravé dans des listes noires des bandes de Mocro-maffia à Amsterdam, dont Khalid Jaafar (assassiné en 2015 au Panama) et Isham B. (blessé en 2015 dans une fusillade). En 2015, ces derniers sont la cible de fusillade au Panama. Khalid Jaafar décède et Isham B., présent lors de la fusillade est touché d'une balle dans le torse. Après cet événement tragique, Houssine dont le nom est également cité sur plusieurs listes noires, décide de prendre la fuite au Maroc pour échapper à la Mocro-oorlog[20]. Alors que ce dernier est trois ans plus tard toujours en fuite, il apprend que son club ZVV ’t Knooppunt est champion des Pays-Bas en 2016. Les enquêteurs iront à nouveau à la recherche des sources financières du club et des joueurs. La police découvre en fin 2016 que l'argent payé aux footballeurs était en réalité de l'argent provenant d'un réseau Mocro-maffia. En 2018, la KNVB décide d'exclure définitivement le club des championnats professionnels.

Entre 2013 et 2016, un nombre important de bandes de Mocro-maffia se formeront aux Pays-Bas et en Belgique, allant jusqu'à travailler dans des affaires d'argent illicites jusqu'au sud de l'Espagne. Dans le quartier de Borgerhout, à Anvers, les jeunes s'allieront également avec les réseaux néerlandais. Borgerhout est connue dans les années 2010 sous le nom de Borgerokko pour le taux important de criminalité chez les jeunes belgo-marocains. La Mocro-maffia voit ses bandes s'allier avec les plusieurs mafias internationales allant de Colombie jusqu'en Espagne, au Maroc et en Iran. Les bandes rivales de la Mocro-maffia s'entretuent et commettent des kidnappings, notamment dans les villes d'Amsterdam et Anvers[21],[22] ayant pour but de faire parler les victimes kidnappées[23]. De nombreuses disparitions ont eu lieu mais également des incendies volontaires au domicile des familles et bien d'autres intimidations. Des centaines de Néerlando-Marocains issus des quartiers d'Amsterdam, voient une minorité de la communauté marocaine aux Pays-Bas plonger dans l'importation de cocaïne, d'héroïne ainsi que des drogues de synthèse telle que le MDMA ou encore l'amphétamine[24]. On dénombre depuis 2012 plus de 100 morts dans des règlements de compte, tous en rapport avec la Mocro-maffia, où la majorité des victimes sont marocaines ou surinamaises[25]. Ayant été peu médiatisée à l'international, la Mocro Maffia fait quotidiennement la une des journaux aux Pays-Bas, considérant les bandes criminelles comme un problème majeur de l'état néerlandais[26]. Depuis le phénomène de la Mocro Maffia, les politiciens néerlandais surnomment leur pays « la Colombie de l'Europe » pour le nombre important d'assassinats chaque année[27]. En 2016, le corps des deux frères Echargui, des barons de la drogue néerlando-marocains, sont retrouvés dans un café de la ville de Nimègue. Selon la police locale, ces meurtres sont liées au milieu maroco-amstellodamois[28]. Dans la même année, un autre Marocain, Nabil Amzieb, âgé de 23 ans, est décapité et brûlé en mars 2016[29]. Sa tête était posée sur un seau bleu de manière à regarder en direction du bar à chicha Fayrouz Lounge et le reste de son corps est retrouvé dans carcasse calcinée d'une voiture qui a explosé dans un parking au sud d'Amsterdam[30]. Selon la police néerlandaise, Nabil Amzieb était électricien professionnel et n'avait pas réellement un rôle dans la "Mocro-oorlog", cependant, il avait plusieurs amis qui passait leur soirée dans le Fayrouz Lounge[31]. D'après plusieurs témoins présents sur les lieux, la tête a été apposée dans la direction de l’établissement, comme pour donner « une sorte de message ». Un épicier qui travaille dans la même rue, particulièrement choqué et surpris par cette scène, précise n’avoir jamais vu pareille chose dans les rues néerlandaises, précisant : « ça me fait penser au Moyen Âge et au Moyen-Orient ». La police néerlandaise décidera de fermer définitivement les portes du Fayrouz Lounge. Les noms des trafiquants opérant les dizaines de liquidations par an seront désormais inconnus à cause de l'omerta qui a intensifier les bandes marocaines aux Pays-Bas et en Belgique.

Jos van Gennip a fait une déclaration sur la Mocro-maffia en 2018.

En fin 2016, un réseau de la Mocro-maffia connu sous le nom de Taghi & Razzouki monte en puissance dans le trafic international. La bande criminelle posséderait un nombre incalculable de tueurs à gages actifs partout dans le monde. Ils seraient à l'origine de la majorité des assassinats ayant lieu entre 2014 et 2019 au Maroc, aux Pays-Bas, en Belgique, en Espagne, en République dominicaine, en Colombie et en Suriname. En mai 2018, la loi néerlandaise décide de ne plus prendre en compte les menaces de mort au sein des bandes rivales d'Amsterdam[32]. Jos van Gennip, un politicien néerlandais déclare en 2018: « J'ai beaucoup de personnes qui viennent se plaindre chez moi en me disant qu'ils voient beaucoup de Marocains trainer dans les ruelles avec un gilet pare-balles en dessous de leur veste. Ce sont sans doute des hommes qui ont des relations avec la Mocro-Maffia. On ne doit pas prendre en compte les menaces de mort. Cela ne changera rien. Ces hommes peuvent apparaître à n'importe quel moment et se faire tirer dessus. C'est inévitable.»[33].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

La Belgique (vert) et les Pays-Bas (orange), pays où naît la Mocro Maffia.

Le fonctionnement de la Mocro-maffia est familial et clanique. Le crime est organisé autour de membres d'une même famille ou d'individus originaires d'une région commune même quand les individus sont nés sur le sol européen. Ils pratiquent la loi du silence. Cette mafia qui part des montagnes du Rif et qui a comme principale ressource le trafic de drogue est aux mains de quelques familles marocaines qui fonctionnent comme des mafias corses ou siciliennes, qui se méfient toujours de l’extérieur, qui érigent le zwijgplicht[34], autrement-dit l’omerta et le code d’honneur en règle[35], un peuple très renfermé et qui communiquent dans une langue berbère que les polices occidentales ne maîtrisent pas[36]. Environ 80 % du haschisch consommé en Europe provient de la région montagneuse du nord du Maroc. Cette région rebelle, une véritable zone de non droit, très difficile d’accès et réputé dangereuse. Depuis des siècles, ils cultivent le haschich et sont devenues les plus grands exportateurs de cannabis au monde. Tout le monde le sait mais personne n’en parle, sous peine d’être tués et assassinés par des familles marocaines qui pratiquent encore l’omerta ou encore d’être condamnés à de longues peines de prison par l’État marocain[37]. Ce milieu habitué à brasser de l’argent, à trouver des planques et des armes, de Gibraltar à Amsterdam en passant par Paris ou Bruxelles, était prédisposé à nicher des cellules terroristes. La plupart des attentats commis en Europe ont été perpétrés par des Marocains. Les polices d’Europe et plus particulièrement celle de Molenbeek-Saint-Jean, les connaissent depuis longtemps mais ils ont laissé faire, en passant acheter la paix sociale dans la jeunesse issue de l’immigration »[38].

Les réseaux Mocro-maffia communiquent à la manière PGP pour éviter que les serveurs soient facilement déchiffrés.

La communication chez les réseaux Mocro-maffia s'exercent à l'aide des e-mails smartphone Blackberrys munies d'une technologie PGP. Depuis les fusillades à répétition, l'état néerlandais a décidé d'envoyer des enquêteurs à l'Institut néerlandais Forensisch afin de lancer une enquête pour déchiffrer les serveurs e-mails à l'aide d'informaticiens américains. Ils s'aperçoivent que les messages sont toutes écrites dans un langage berbère méconnu[39]. Beaucoup de trafiquants marocains ont anonymement que le fonctionnement du trafic dans le Port d'Anvers, serait d'une facilité impressionnante pour les jeunes des quartiers d'Amsterdam et d'Anvers. Les trafiquants trouvent très souvent des accords corruptionnels avec la police pour garder le trafic en bon fonctionnement en échange d'une grosse somme d'argent. « Certains font en sorte de ne rien voir, de tourner avec la voiture de patrouille autour des quartiers d'Anvers. Pas pour recevoir une somme d'argent, mais pour ne pas avoir de problèmes et rester en sécurité. Ils pensent à leurs enfants et à leur femmes » déclare un Belgo-Marocain anonymement à propos de la police de Borgerhout[40] au média Pano. Bart De Wever déclarera que des dizaines de caméras de surveillance sont quotidiennement détruits par des jeunes des quartiers d'Anvers, âgés entre 13 et 15 ans qui reçoivent en échange des trafiquants, une somme allant jusqu'à 5 000 euros pour empêcher les policiers d'enquêter sur le trafic qui a lieu dans les quartiers[41],[42]. Les réseaux marocains aux Pays-Bas et en Belgique blanchissent souvent leur argent au Maroc (Nador, Tanger, Al Hoceïma et Marrakech). D'autres réseaux blanchissent également leur argent dans le sud de l'Espagne ou encore à Dubaï. L'argent circule souvent par le système de hawala, un système bancaire parallèle, d'origine arabe souvent utilisé par le crime organisé. Interpol parle aussi d'une grosse implication dans le marché des drogues de synthèse notamment dans leur fabrication. Il joue aussi un rôle important dans le trafic de cannabis (haschich) en provenance de la région du Rif au Maroc.

Villes principales qui abritent des règlements de compte entre familles marocaines liés au trafic de drogue

Plusieurs ex-gangsters ou membre de la famille de gangster seront victime de fusillade après s'être confié à la police néerlandaise et belge en donnant plusieurs informations sur les criminels les plus recherchés des Pays-Bas mais également d'Europe, notamment Ridouan Taghi et Said Razzouki. « Wie praat die gaat » (« Tous ceux qui parlent, mourront »), telle est la célèbre devise de la Mocro Maffia qui fait des dizaines de morts par balle chaque année[43],[44]. Ces derniers sont à la tête d'un gigantesque réseau criminel allait des Pays-Bas jusqu'en République dominicaine en passant par la Belgique, le Maroc et le Suriname, avec dans leur rangs, un nombre important de tueurs à gages érigeant l'omerta, prêts à passer à l'action quand ces derniers le souhaitent[45]. Les rivaux d'Amsterdam et Anvers trouvent souvent des accords pour effectuer le « wapenstilstand » (l'armistice) qui consiste à faire un break dans les liquidations. Cela a été le cas en 2013 lors de la cérémonie de mariage du trafiquant Benaouf qui s'est vu confronté à son plus grand rival le jour de son mariage. Les deux personnes, tête de réseau et rivaux s'étaient donnés un accord pour éviter la catastrophe.

Contrôle du Port d'Anvers [modifier | modifier le code]

Le port d'Anvers, lieu principal pour les transporteurs de drogue de la Mocro Maffia[46].
Drogue interceptée au Port d'Anvers
Année Quantité
2009 3,6 tonnes
2010 5,5 tonnes
2011 6,5 tonnes
2012 17,5 tonnes[47]
2013 16 tonnes[48]
2014 19 tonnes[49]
2015 15,7 tonnes[50]
2016 31 tonnes[51]
2017 46 tonnes[48]
2018 50,1 tonnes[52]

Aux Pays-Bas et à Anvers (Belgique), la Mocro Maffia est composé de bandes marocaines rivales pour le contrôle de la cocaïne, d'héroïne, de cannabis ainsi que les drogues de synthèse. Les sud-américains et les bandes marocaines du Benelux entretienne de très bonne relations pour les transports en cargaisons de milliers de conteneurs. Elles sont chaque jour livrées au port d'Anvers et de Rotterdam chez les trafiquants de la Mocro Maffia qui distribuent quotidiennement les quantités à travers toute l'Europe. Considéré comme le plus grand port pour la cocaïne en Europe, les bandes de la Mocro Maffia dominent et contrôlent littéralement le Port d'Anvers dans l'importation de grosses quantités de cocaïne vers le continent[53]. Avec une superficie qui rassemble 18.000 terrains de football[54], les bandes choisissent plus particulièrement la destination Port d'Anvers pour la malveillance qui y règne ainsi que pour la fameuse ouverture du Port le soir, ce qui n'est pas le cas pour le Port de Rotterdam qui est quotidiennement fermé à haute surveillance. Dans une cargaison, il est possible de placer plus de 15 000 conteneurs. Les douaniers sont munis d'un scanner qui peut contrôler qu'un seul conteneur en 5 minutes, ce qui rend le contrôle complet impossible, ce qui facilite la tâche aux bandes criminelles néerlandais et belges. Il arrive qu'il y ait des histoires de corruption entre douaniers et bandes criminelles comme ce fut le cas en 2007[55]. Chaque année, de plus en plus de conteneurs contenant de la cocaïne en provenance d'Amérique du Sud sont livrés à Anvers. Le chiffre a plus que doublé en deux ans (2015-2017). En septembre 2017, la direction de la police fédérale d'Anvers tire la sonnette d'alarme sur l'augmentation du trafic de cocaïne dans la cité portuaire, générant une économie parallèle et un niveau de corruption jusque là jamais observés. Les douaniers, policiers et contrôleurs de drogue reçoivent très souvent une grosse somme d'argent (généralement 50 000 euros pour une heure de travaille) par les bandes criminelles anversoises et néerlandaises pour en échange, faire parvenir la drogue sans qu'elle soit interceptée. En janvier 2018, ce sont 7 tonnes de cocaïne, destinée aux Pays-Bas, qui seront encore retrouvées par les douaniers[56]. Selon le Ministère de sécurité et de justice des Pays-Bas, 95% de la cocaïne qui arrive au Port d'Anvers, est transportée aux Pays-Bas et partagée chez les plusieurs bandes de la Mocro Maffia[57].

Avec en moyenne 100 tonnes de cocaïne qui transitent chaque année par Anvers, l'affaire est presque comparable à la célèbre Ciudad Juárez du Mexique. Les bandes marocaines d'Anvers et des Pays-Bas sont d'ailleurs alliés avec les Juarenses pour l'importation vers l'Europe. Une grande majorité des trafiquants de la Mocro Maffia décident de blanchir leur argent au Maroc, pour la plupart au nord du Maroc dans les montagnes du Rif. Les liquidations se font chaque année aux Pays-Bas, en Belgique et au Maroc depuis l'année 2012. Les auteurs sont toujours cagoulés, parfois à deux pour liquider des personnes qui prennent part à cette guerre. Après avoir liquidé leur victime, ils ne laissent aucune trace, brûlant la voiture avec laquelle ils se déplacent pour ne laisser aucune chance aux enquêtes de la police belge et néerlandaise.

Drogue interceptée en Amérique du Sud, destinée au Port d'Anvers.

La mafia marocaine aux Pays-Bas domine le marché de la cocaïne, du cannabis et des drogues de synthèse. Les gangs marocains d'Amsterdam, d'Utrecht et de Rotterdam ont un pied ferme dans l'importation de la cocaïne depuis l'Amérique du Sud notamment depuis la Colombie où les cartels colombiens font confiance aux narcotrafiquants marocains néerlandais et belges à Anvers (Belgique)[38]. Les Pays-Bas est la seule nation européenne où l'on compte des dizaines d'homicides volontaires chaque année commis en grande majorité par des Néerlandais et des Belges d'origine marocaine pour cause de grosses quantités de drogue provenant chaque année de l'Amérique du Sud[58].

Avec une connexion qui part des Pays-Bas, en passant par la Belgique jusqu'au Maroc et en Amérique du Sud, les criminels sont généralement des Belgo-Marocains et des Néerlando-Marocains, ayant chacun une famille entière active dans le trafic. Environ 80% de la cocaïne qui arrive à destination d'Anvers est destinée aux Pays-Bas où des centaines de fusillades éclatent chaque année entre bandes rivales de Marocains et Antillais. L'enquêteur néerlandais Pieter Tops fera l'étonnante découverte en septembre 2018 que la totalité des trafiquants aux Pays-Bas rassemblent facilement 20 milliards d'euros grâce à des drogues synthétiques telles que l'XTC ou encore l'amphétamine. Environ 1000 kilos de cocaïne qui est transporté en Amérique du Sud qui vaut à ce moment même pas un million d'euros, rapporte facilement 180 millions d'euros en Europe. Pieter Tops avertira les autorités belges que les trafiquants possèdent tellement trop d'argent qu'ils l'investissent dans des entreprises légales, ce qui infecte gravement les communautés et quartiers d'où proviennent ces trafiquants.

Liquidations et assassinats[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Assassinats de la Mocro-maffia.

À l’instar des derniers meurtres, d’autres truands de la « Mocro Maffia » pourraient bien s’être réfugiés au Maroc, en Suriname, au Mexique ou encore à Dubaï. Beaucoup parlent notamment de membres des fameuses Tortues, réseau belgo-marocain opérant à Anvers, qui pourraient se trouver dans la province de Nador, dont la plupart des trafiquants et criminels marocain sont originaires. Après l'histoire du vol de cocaïne en Belgique, les Pays-Bas et la ville d’Anvers sont plongés dans une guerre sanglante entre bande rivales marocaines, ayant de précieux contacts avec les cartels de Colombie et du Mexique. Jusqu'à aujourd'hui, on compte plus d’une quatre-vingtaine de règlements de compte liés à la Mocro Maffia et à la communauté marocaine. Du jamais vu encore dans un pays comme les Pays-Bas depuis l'époque de Penose (en).

Attentats[modifier | modifier le code]

Attentat au lance roquette contre le média Panorama[modifier | modifier le code]

Le média néerlandais, qui a réalisé des reportages sur les bandes de la Mocro Maffia révélant de nombreux noms et informations sur les fonctionnements des bandes criminelles, a été plusieurs fois pris pour cible.

Le 9 janvier 2018 vers 20h30 à Anvers, Mohamed T, âgé de 26 ans, ayant fait son apparition sur un reportage à propos de la Mocro Maffia, où il livrait plusieurs informations anonymement, visage flouté, échappera à la mort devant les yeux de son fils âgé de 2 ans[59]. Il est la cible de plusieurs balles tirées par un homme cagoulé qui prend très vite la fuite dans une voiture de type Golf[60]. Mohamed T. s'en sort avec 3 blessures par balle à la jambe. L'homme se trouve depuis début 2018 sur une liste noire des bandes criminelles anversoises.

Durant le soir du 21 juin 2018, un attentat a eu lieu à Amsterdam dans le siège social de Panorama (Nederlands tijdschrift) (nl), un média néerlandais publiant quotidiennement des informations aux Pays-Bas. Il n'y a eu aucune victime mais les dégâts étaient importants[61]. Le média néerlandais avait publié la veille de l'attentat, un article révélant plusieurs informations concernant la Mocro Maffia[62]. Les enquêtes révéleront que l'auteur de l'article Marie Claire, qui n'était à ce moment pas présente, était la cible essentielle de l'attentat. Vers 23h00, l'auteur, sans-doute un membre d'une bande de la Mocro Maffia, mettra le feu dans le siège social avant de prendre la fuite[63].

Une semaine plus tard, le 28 juin 2018, Panorama a publié dans sa rédaction le sujet Qui est le principal dirigeant de la Mocro Maffia ?. L'article est supprimé quelques heures plus tard, considéré comme très risqué, pouvant entraîner l'affaire à un nouvel attentat, voir liquidation sur un membre de la rédaction.

Le siège social De Telegraaf à Amsterdam.

Attaque à la cammionnette bélier contre De Telegraaf[modifier | modifier le code]

Quatre jours plus tard, le 25 juin 2018[64], un autre média néerlandais De Telegraaf écrit un article racontant qu'un membre connu de la Mocro Maffia au nom de Ridouan Taghi ainsi que son bras droit Saïd Razzouki et le reste du grand réseau, pourraient se retrouver implantés au Mexique avec l'alliance du grand cartel mexicain à Ciudad Juárez. Le lendemain matin, le 26 juin vers 4h du matin, le siège social est pris pour cible par un attentat à la voiture bélier. L'auteur cogne violemment sa Volkswagen Caddy contre le bâtiment du média néerlandais avant de mettre le feu dans la camionnette[65]. Le jour même de l'attentat, l'enquête révèle qu'il s'agissait sans aucun doute des bandes criminelles marocaines implantées à Amsterdam[66]. Le journaliste John van de Heuvel déclare : « Ridouan T. est le criminel le plus recherché des Pays-Bas. Le lendemain matin de l'article, le siège social De Telegraaf sera encore pris pour cible. À chaque fois que l'on écrit ou que l'on dit quelque chose sur lui, il y a des conséquences comme des attentats, des liquidations ou des menaces. Même quand les rédacteurs écrivent leur article à propos d'eux, ils prennent entre autres une grande prise de risque, pouvant entraîner l'affaire à la mort ». Un jour plus tard, la rédaction De Telegraaf mettra sur La Une de la page, une illustration où il est écrit : « Nous ne demeurerons jamais silencieux ! »[67]. Le 27 juin 2018, la justice néerlandaise prendra la décision de sécuriser tous les médias néerlandais en mettant en place un grand périmètre de sécurité, des patrouilles tard le soir ainsi que des nouvelles caméras de surveillances autour de chaque siège social des médias pour éviter quelconque, nouvelle attaque.

En 2019, le journaliste John van den Heuvel du journal De Telegraaf est kidnappé et mis dans le coffre d'une voiture avant d'être attaché et torturé dans un appartement à Amsterdam. Il est libéré grâce à son collègue journaliste Bas van Hout qui paye une énorme rançon aux criminels qui étaient à ce moment tous cagoulés[68].

Explosion de l'Audi Q7 à Puerto Banus[modifier | modifier le code]

Le 12 août 2018, une Audi Q7 immatriculée au Maroc explose à l'entrée de la marina de Puerto Banus à Marbella en Espagne. Les autorités espagnols lient directement l'incident aux gangs marocains des Pays-Bas. La voiture, manifestement piégée à l’aide d’une bombe artisanale, a explosé créant une boule de feu dont les projections ont légèrement blessé deux passants.

Le véhicule appartenait à un certain Nadir A.T, connu dans le milieu de la pègre hollandaise sous le nom de « Rat ». Ce dernier était au volant du puissant 4X4 immatriculé au Maroc, en compagnie de son bras droit, Patrick. S, dit « Pepe », un nom célèbre parmi les cartels en Colombie[69]. « Pepe » avait été arrêté, puis relâché pour faute de preuves, en janvier 2018 après avoir été suspecté d’avoir participé à l'assassinat de Jaïr Wessels à Breukelen, aux Pays-Bas. Sa liquidation aurait été commandité par Ridouan Taghi. Le Clan en alliance avec les cartels colombiens opérant en Espagne est également suspecté d’avoir assassiné un autre néerlandais d’origine marocaine, Hakim Changachi, dans une sombre affaire de détournement de 500 kg de cocaïne dans un hangar appartenant à un malfrat du nom de Rico le Chilien.

Série d'explosions à la grenade à Anvers[modifier | modifier le code]

Borgerhout, lieu à Anvers où l'on compte le plus d'explosions à la grenade.

En 2019, une longue série de bombe à la grenade fait son apparition dans les plusieurs districts d'Anvers. Suite à des recherches effectués par les enquêteurs belges de la police fédérale, plusieurs noms ayant des rapports avec les réseaux marocains font leur apparition dans le système. Les trafiquants belgo-marocains utilisent vaguement des grenades explosifs pour faire passer un message de menace auprès de l'entourage d'une famille marocaine dans le trafic de cocaïne[70]. Les explosions ont souvent lieu dans des commerces ou des véhicules.

« L'Europe entière porte une image d'Anvers comme étant le lieu principal des réseaux tel que Sodom ou Gomorra. Tous les Anversois attendent de voir des arrestations. Nous avons donné tous les moyens à la Kali-team pour effectuer un bon travail concernant la Mocro-oorlog. »

Bart de Wever, bourgmestre d'Anvers[71].

Les clans de Turtles, Noodle et de Mixers sont les principaux réseaux de la Mocro-maffia qui contrôlent le trafic illégal à Anvers. Suite à ces problèmatiques difficilement gérable à cause d'une omerta plus que discrète, la police belge décide d'investir 600,000 euros en mettant en place le service Kali-team qui a pour but de combattre la Mocro-maffia à Anvers[72]. Composé de 35 agents locaux et 40 agents de la police fédérale, le nombre d'explosions à la grenade n'a fait qu'augmenter.

Grands noms aux Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Samir, alias « Scarface »[modifier | modifier le code]

Samir Bouyakhrichan alias « Scarface » est né en 1980. Il fut une légende de la « Mocro Maffia » aux Pays-Bas ainsi qu'en Belgique. Il doit son surnom de « l’homme balafré » à une cicatrice qu’il avait sous l’œil droit depuis une bagarre dans une discothèque pendant sa jeunesse. Originaire de Nador, ville d’où proviennent un grand nombre de trafiquant du Maroc, il grandit à Slotervaart à Amsterdam-West avec ses deux frères aînés et ses parents, un quartier d’immigrants marocains.

Il partit vivre à Marbella où il travaillait officiellement comme entrepreneur immobilier. Il vécut entre l'Espagne, le Maroc et les Émirats arabes unis où il avait investi dans l'immobilier. Il s'enrichira grâce au trafic de drogue, et notamment de cocaïne. Ainsi, on évalue à un moment sa fortune à plusieurs milliards de dollars[73]. Plusieurs saisies de cocaïne lui appartenant en très peu de temps, 8 tonnes sont saisies à Anvers pour une valeur de 240 millions d'euros et une autre au Pérou de 8 tonnes à destination d'Anvers, auraient provoqué son assassinat, probablement par des grossistes ayant passé commande eux-mêmes appartenant à la mafia de la cocaïne marocaine basée aux Pays-Bas et en Belgique. On lui prête notamment une amitié avec le baron britannique Robert D., avec qui il serait à l’origine de la fameuse tentative de faire entrer en juillet 2011 par le port de Southampton, en Angleterre, 1,2 tonne de cocaïne, soit la plus grosse prise jamais réalisée jusqu’à aujourd’hui dans le pays (la cargaison équivaudrait selon la police britannique à 40 millions de livres sterling). Vers 2013, il coopère régulièrement avec le Moes, résidant au Maroc.

En août 2014, Samir B. est assassiné dans un club de la Costa del Sol espagnole (plus précisément à Benahavís), où il avait quelques années plus tôt pris pied.

Moes, le célèbre patron du café La Crème Marrakech[modifier | modifier le code]

Mustapha.F, né en 1975 à Nador dans la région rifaine, il est surnommé « Moes ». Il s'installe très jeune aux Pays-Bas avec sa famille dans la ville d'Amersfoort, en province d'Utrecht. Lors de son adolescence, il se spécialise dans la criminalité basée dans les braquages. Il entretient très vite des contacts avec des jeunes narcotrafiquants néerlando-marocains à Amsterdam. Il est l'ancien propriétaire du Club No Limit qui a été fermé aux Pays-Bas pour cause d'un nombre important de tentatives d'assassinats[74].

Moes possédait le café La Crème à Marrakech.

Son nom fait son apparition dans un règlement de compte en rapport avec la mafia marocaine qui finit en homicide volontaire dans le quartier Guéliz à Marrakech. Après l'incident, il quitte Marrakech pour se réfugier avec son frère, Mohammed, et quatre autres acolytes à l’appartement qu’il possédait au boulevard Zarktouni à Casablanca. Les deux auteurs en question, ayant pris la fuite avec une moto, voulaient cibler Mustapha 'Moes'. Ils assassinent un jeune Marocain d'une balle à la tête alors qu'il buvait son thé au Café La Crème. La fusillade a fait également état de deux blessés dont une fillette[75]. D'après la police, le commanditaire du meurtre de La Crème seraient des Néerlando-Marocains connus de la mafia sous le nom de Ridouan Taghi et Said Razzouki. Les deux tueurs à gage envoyés par la bande de Taghi et Razzouki s'agissaient de deux Néerlandais d'origine surinamaise et dominicaine[76]. Les enquêtes révèlent que la jeune victime, tuée d'une balle à la tête, n'était pas la cible voulue des deux auteurs. Le propriétaire du café La Crème, Mustapha serait un ancien lieutenant de Samir Bouyakhrichan. Après la mort de ce dernier, Moes a créé sa propre organisation criminelle, il aurait importé d'importantes quantités de cocaïne depuis l'Amérique latine vers les Pays-Bas. « Moes », comme on l’appelle simplement, est une figure connue de la « Mocro Maffia », qui aurait été la cible souhaitée de Ridouan Taghi et Said Razzouki le soir du 2 novembre 2017.

On lui prête de nombreux investissements aussi bien au Maroc qu’en Europe. Outre La Crème, il posséderait aussi le Cappuccino, célèbre café de la côte de Tanger[77],[78].

Ahmed Chilhi Ammi, chef des connexions[modifier | modifier le code]

« Ammi », originaire de Larache dans la région de Tanger est un Néerlando-marocain connu des bandes de la Mocro Maffia aux Pays-Bas. Ammi a créé un volet « trafic de cocaïne » en provenance d’Amérique latine à destination de l’Europe, via le Maroc, et un volet « trafic de cannabis » acheminé à partir du nord du royaume vers les pays d’Amérique latine. Le trafic entrant par la ville de Dakhla portait sur 6 tonnes de cocaïne au total. Un trafic aux enchevêtrements tri-continentaux, mais dont la règle est basée sur le principe du troc : « échanger du cannabis marocain contre de la cocaïne latino-américaine ». Une règle d’or, qui aura permis à Ammi ainsi qu’à ses complices, du simple colporteur jusqu’à ses lieutenants, d’entasser des montagnes de fortunes[79].

Le 3 octobre 2017, le BCIJ saisit un record de 2,5 tonnes de cocaïne à proximité de Bouznika au Maroc où le nom de Ahmed Chilhi réapparut comme étant le principal commanditaire. Ahmed posséderait une villa au Venezuela. Pour l’instant, ce parrain de la drogue purge une peine de 10 ans de réclusion à la prison de Tanger, après la saisie en septembre 2014, de 226 kg de cocaïne à Marrakech[80].

Le réseau, qui a des liens avec le cartel latino-américain et compte des ramifications en Europe, notamment aux Pays-Bas, est animé par le baron de la drogue marocain-néerlandais, Ahmed Chilhi. Le BCIJ a évoqué un réseau international de trafic de cocaïne évoluant notamment à Skhirat, Nador et Melilla.

Rocky, surnommé « L'Escobar marocain »[modifier | modifier le code]

Port de Constanta, lieu où a été saisi 2,5 tonnes de cocaïne.

Mimoun Kaabouni "Rocky", surnommé en Afrique « L'Escobar Marocain »[81],[82] est né à Ben Taïeb, un village de la province de Nador. Il a grandi à Hoensbroek où il disposait d'un coffee shop connu sous le nom de "Happy Days", avec son frère aîné. Montant régulièrement à Amsterdam, il fera la connaissance de grands noms de la Mocro Maffia avec qui il entrera régulièrement en contact. Mimoun quitta les Pays-Bas pour le sud de l'Espagne (Marbella) où il fondera sa propre organisation criminelle. Mimoun, connu pour faire rentrer des tonnes de cocaïne par les ports d'Anvers, Rotterdam, d'Amsterdam et Algésiras, a avoué avoir voulu créer une nouvelle route en Roumanie via le port de Constanța pour fournir l'Europe de l'Est où il purge actuellement une peine de 19 ans de prison pour une saisie record de 2,5 tonnes de cocaïne (soit la plus grosse saisie de cocaïne du pays).

Les autorités roumaines ont placé des caméras dans l'entrepôt où a été déchargé la cocaïne et ont ainsi enregistré la très secrète réunion pour l'achat de la drogue. Pourtant, Mimoun Kaabouni avait utilisé des brouilleurs satellite devant le lieu du rendez-vous[83]. En 2016, Mimoun Kaabouni[84] est interpellé par la police espagnole alors qu'il tentait de quitter l'Espagne par l'aéroport de Malaga après la saisie de 2,5 tonnes de cocaïne, d'une valeur de 600 millions d'euros[85] en provenance de Colombie[86]. C'est la plus grosse saisie de l'histoire de l'Europe de l'Est[87].

Affaire et assassinat de Gwenette Martha[modifier | modifier le code]

La querelle entre ces deux clans des personnalités les plus importantes de la cocaïne en Belgique est décrite comme un affrontement entre deux types de styles criminels différents : Martha, à son apogée, entre 2007 et 2012, était un émigrant curacien criminel typique des Pays-Bas. À Anvers, il a pu se déplacer assez librement devant la justice néerlandaise après s'être échappé de la prison de Heerhugowaard en 2008. Après son évasion, il retrouve son clan basé à Amsterdam et forme un deuxième clan à Anvers où 200 kilos de cocaïne s'envoleront. En 2014, il est assassiné par 80 balles de kalashnikov par des tueurs à gages marocain du clan de Chahid Yakhlaf[88]. Son homologue plus tard Houssine Ait S. a été rarement vu à Anvers dans la même période. Il a permis à ses «groupes» de travailler dans le port.

Selon toute probabilité, "Hoes" - maintenant âgé de 36 ans - a été au Maroc pendant de nombreuses années, comme les rapports de police et les rapports des médias. En juillet 2015, la police marocaine viendra le chercher. La détention a lieu à Marrakech, soupçonné de voyager avec de faux papiers. Selon les médias marocains, il a fait entrer un faux passeport d'un pays d'Amérique centrale dans la ville de Tanger, au Maroc, juste avant sa détention. Pour les recherches dans deux maisons qui lui appartiennent au Maroc, le détective marocain comprend 34 montres, dix téléphones mobiles, deux tablettes, de l'argent et dix passeports de la France, du Maroc et des Pays-Bas. Cela semble un moment crucial dans la recherche de ce criminel. Néanmoins, les Marocains le laissent libre après trois mois. Houssine Ait S. n'a pas obtenu une bonne image dans les enquêtes judiciaires en Belgique et aux Pays-Bas après que le Néerlandais Najeb Boubouh ait été tué à Anvers en 2012.

En juillet 2018, une enquête révélera que le criminel Gweneth Martha avait échappé à deux tentatives d'assassinats à Zaandam. Les auteurs étaient un turco-néerlandais Gökhan C. (30 ans) et le néerlando-marocain Iliass K. (30 ans)[89].

Clan Noffel, l'after attentat Hafte Tir en Iran[modifier | modifier le code]

Naouffel Fassih, né aux Pays-Bas et son bras droit Richard Eduardo Riquelme Vega "El Rico", un Chilien arrêté par la police à Santiago au Chili, seraient un clan important à Amsterdam[90] où ils exporteraient des tonnes de cocaïne d'Amérique du Sud et fourniraient le clan de la mafia irlandaise "Les Kinahan", la mafia russe, les Pays-Bas, la Belgique, l'Allemagne et l'Espagne[91]. Naouffel, également originaire des montagnes du Rif est spécialisé dans l’importation et la distribution de cocaïne. Il est interpellé à Dublin en 2016 alors qu'il résidait dans une maison appartement au clan "Kinahan". L'organisation marocaine de Naouffel, étant ultra violente, dispose de moyens financiers énormes ainsi qu'une liaison avec tous les plus grands gangs de la cocaïne[92]. Mise à part le trafic de drogue, le clan de Noffel entretient des relations discrètes avec le monde politique iranien. Naouffel était présent à Benahavís en 2014 lors de l'assassinat de Samir Bouyakrichan. Naouffel et "El Rico" sont les commanditaires d'une vingtaine d'assassinats[93] aux Pays-Bas et en Belgique. "El Rico" fut arrêté en 2017, ce qui mit un sacré coup à l'organisation de Fassih, aujourd'hui toujours activement recherché[94]. Un an plus tard, il est l'auteur de la fusillade sur le criminel Pjotr Raap à Diemen. La victime survivra bien qu'il soit touché au ventre par sept balles de kalachnikovs. Pjotr avait assassiné Stanley Hillis en 2011[95].

Le 18 juillet 2019, il est condamné à une peine de prison à vie suite aux résultats des enquêtes qui accusent Noffel d'avoir envoyé deux tueurs à gages pour liquider l'homme politique iranien d'Ali Motamed le 15 décembre 2015 à Almere ainsi qu'un deuxième homme, fondateur du « mouvement séparatiste de lutte arabe pour la libération d’Ahwaz ». Le journaliste néerlandais Paul Vugts fait l'étonnante découverte qu'Ali Motamed était Mohammed Reza Kolahi Samadi, l'auteur de l'attentat politique Hafte Tir, en Iran, qui a eu lieu en 1981, faisant 73 morts, ce qui remets en doute une alliance entre l'Iran islamique avec les réseaux mafieux néerlando-marocains[96].

Houssine Ait Soussan alias Hoes, leader de réseau de kidnapping[modifier | modifier le code]

Houssine Ait Soussan, né en 1980 à Amsterdam, originaire de la région de Ouarzazate, est un ancien homme de main du trafiquant de drogue Gwenette Martha, assassiné en mai 2014. "Hoes" avait fui un temps au Panama avant d'entrer au Maroc avec un faux passeport. "Hoes" se serait allié avec le clan Benaouf Adaoui pour faire assassiner Gwenette Martha et prendre le contrôle du trafic de ce dernier. Hoes est à la tête d'un réseau de kidnapping et est l'auteur de plusieurs disparitions suite à des histoires de drogue.

Le réseau de Hoes est affilié au grand banditisme bruxellois.

En 2014, un homme originaire d'Anderlecht à Bruxelles est kidnappé à Tanger avant d'être séquestré, torturé et tué[97]. Selon De Telegraaf, l'auteur serait un Néerlandais d'origine marocaine, résidant à Amsterdam, membre du réseau de Houssine Ait Soussan.

En 2015, Younes El Ballouti, surnommé El Magico, petit frère du grand baron de la drogue Othman El Ballouti est kidnappé et n'a donné aucune signe de vie. Quelques mois plus tard, Abdelkader Bouker, membre d'un réseau rival est également kidnappé. Ce dernier n'a donné aucune signe de vie depuis 2016[98]. Selon la police fédérale belge, Houssine Ait Soussan aurait plusieurs tueurs à gage à sa disposition, commettant la majorité de ses crimes en Belgique, à Anvers et Bruxelles[99]. En 2017, après des mois de négociations en chiffre allant jusqu'à plusieurs millions d'euros entre la bande de Houssine Ait Soussan et celle de Othman El Ballouti, Younes El Ballouti est relâché. L'homme avait été séquestré et torturé à Nanterre par cinq français, sous gage de Houssine Ait Soussan pour des histoires de drogue[100]. Selon la justice belge, Younes était entrer en conflit dans la Mocro-oorlog aux Pays-Bas et est soupçonné d'avoir arnaquer des trafiquants néerlando-marocains dans une liaison de drogue reliant Anvers à l'Amérique du Sud. Le 24 janvier 2017, les services spéciaux de la police néerlandaise interceptent Mohamed K., Abou S., Hacène S. et Rachid B. à Amsterdam. À côté de ces noms, la police identifiera d'autres suspects coopérant dans la même filière franco- belgo-néerlandaise, notamment à Schaerbeek où Abdelkader A. sera arrêté mais également Adil El M. originaire d'Anderlecht[101].

Le 12 janvier 2016, Houssine Ait Soussan est arrêté à Marrakech avec de faux passeports étrangers, de l'argent liquide et des montres de luxe. Houssine surnommé "Hoes" et Gwenette Martha (aujourd'hui assassiné) sont les personnes principales qui ont déclenché la guerre entre bandes marocaines aux Pays-Bas et en Belgique après le vol d'une grande quantité de cocaïne qui déclenchera plus d'une quarantaine de morts chez les Néerlandais d'origine marocaine[102]. Hoes est aussi à l'origine du conflit en mars 2017 à Anvers dans le monde du trafic de cocaïne qui oppose la bande de "Hoes" face à un autre groupe marocain d’Anvers (Belgique), celui de Othman El Ballouti qui aurait réceptionné un gros chargement au port d'Anvers et aurait perdu une partie de la cargaison estimée à 900 kg de cocaïne que le groupe anversois avait refusé de payer, ce qui aurait encore entraîné d'autres assassinats en Belgique et aux Pays-Bas[103].

Clan Taghi et Razzouki, internationalement recherchés[modifier | modifier le code]

Ridouan Taghi, surnommé De Neus, né le 20 décembre 1977 à Bni Selmane (à quelques kilomètres de Chefchaouen), grandit aux Pays-Bas à Vianen. Lors de son adolescence, il est harcelé par ses camarades et les collègues plus âgés. Il commence très jeune à vendre de la drogue dans la cour de récré à l'école[104]. En fin d'adolescence, il est viré de la majorité des écoles secondaires d'Utrecht pour cause d'altercations. À ses 20 ans, il commence par être connu de la justice en se focalisant dans l'importation de kilogrammes de haschich du Maroc aux Pays-Bas. Au fil des années, le trafiquant s'impose dans le trafic de cocaïne et prend son envol pour la Colombie afin d'établir une alliance entre son réseau et les cartels colombiens. Ebrahim B., un criminel appartenant à un réseau rival de celui de Taghi, arrêté en 2017, déclare aux autorités: „Taghi faisait entrer 1000 kilos par mois via le Maroc, Anvers et Rotterdam.”. Un an plus tard, le frère de Ebrahim B. évitera de justesse la mort après une tentative d'assassinat d'un homme cagoulé sur un scooter. L'affaire sera classé sans suite.

Auteurs de la majorité des liquidations récentes, le clan qui constitue deux têtes d'affiches, Ridouan Taghi et Saïd Razzouki, deux néerlando-marocains originaires d'Amsterdam, sont actuellement implantés au Mexique et internationalement recherchés. D'autres médias estimeront que les deux hommes pourraient se trouver également au Maroc, à Dubaï ou en République dominicaine. Les deux hommes sont à la tête d'un grand réseau avec des transporteurs de cocaïne qui va de la Colombie et du Mexique jusqu'en Belgique et aux Pays-Bas. Selon plusieurs enquêtes policières, il se peut que les deux hommes aient fait une chirurgie esthétique afin d'éviter d'être reconnus[105]. Le clan compte des dizaines de tueurs à gage qui eux sont implantés aux Pays-Bas, au Maroc et en Colombie. Selon les enquêteurs néerlandais, le clan serait derrière la liquidation du Marocain Hamza Chaïb, abattu en novembre 2017 par deux néerlando-surinamiens à Marrakech au café La Crème.

Sur la façade du Platinum Lounge à Utrecht, appartenant à la famille de Razzouki (qui a depuis été fermée par la municipalité), des tags « Los Pepes, war » ont été aperçus. Il s’agit d'un groupe de criminels d'Amsterdam, d'Utrecht et de Rotterdam qui a ouvert la chasse à Taghi et à son groupe[106]. Los Pepes fait référence au groupe ennemis de Pablo Escobar qui a combattu le leader du Cartel de Medellín au début des années 1990.

En mai 2018, Ridouan Taghi et Saïd Razzouki seront classés parmi les criminels les plus recherchés d'Europe par le Europe's Most Wanted Fugitives[107]. Le 27 août 2018, les deux frères de Ridouan Taghi seront arrêtés par la police au Maroc[108]. Fin octobre 2018, c'est le frère de Saïd, Zaki Razzouki, qui sera arrêté par la police néerlandaise à Groningue[109]. Dans la même année, les autorités néerlandaises publient une récompense de 100 000 euros à la personne qui livre des informations sur les deux hommes en question. Malgré cela, peu osent en parler sur les deux fugitifs par peur qu'un proche de la famille se fasse assassiner comme ce fut le cas en mars 2018 avec Redouan Bakkali à Amsterdam.

En mars 2019, l'OM révélera que Rico le Chilien, Naouffel ainsi que Ridouan Taghi auraient coopéré avec Raffaele Imperiale, un grand baron de la mafia napolitaine[110]. Les autorités néerlandaises craignent encore des alliances internationaux allant au-delà du continent européen.

En mai 2019, les autorités néerlandaises révèlent la présence du journaliste Peter R. de Vries (nl) sur une liste noire de Ridouan Taghi[111].

Nabil B., alias Chekkam, grand rival de Taghi et Razzouki[modifier | modifier le code]

Nabil B., surnommé Le repenti dans les médias néerlandais et Chekkam (en français: balance) dans les listes noires de la Mocro-maffia, natif d'Amsterdam et originaire de Tanger au Maroc, est un ancien collaborateur de la bande de Ridouan Taghi et Said Razzouki. L'homme décide en 2017 de prendre ses distances du grand banditisme et de se repentir dans l'islam. Afin de ne plus être dans les radars d'Europol, il se rend lui même à la police néerlandaise et signe un pacte qui consiste à dévoiler quelques noms des bandes de la Mocro-maffia, en échange d'une liberté sécurisée avec des patrouilles qui autourent son domicile à Amsterdam au cas où un tueur à gage cherche à passer à l'action.

Les médias néerlandais ont relayés l'information par tout les journaux nationaux. Ridouan Taghi, venu au courant de la prise de distance de Nabil B. en travaillant avec les autorités néerlandaises, envoient plusieurs tueurs à gage pour faire exploser des grenades près des domiciles de ses proches sous forme de menace de mort.

En mars 2018, son frère Redouan Bakkali est assassiné de plusieurs balle à la tête dans le sud d'Amsterdam.

En juin 2018, le média néerlandais Paronama, ayant écrit un article sur l'ancien rôle de Nabil B. dans la Mocro-maffia, est la cible d'un attentat à la lance-roquette.

En septembre 2019, son avocat Derk Wiersum est liquidé devant son domicile à Amsterdam. Cet assassinat va plonger les Pays-Bas dans une énorme polémique, allant jusqu'à faire débat dans la deuxième cours suprême des Pays-Bas où le politicien Geert Wilders déclare: "La mafia marocaine est à la tête des Pays-Bas, bien avant les hommes d'état."

Ziani, l'Utrechtois opérant dans la Costa del Sol[modifier | modifier le code]

Hamza Ziani, né en 1984 à Utrecht et originaire d'Imzouren dans les montagnes du Rif, est un criminel ayant opéré dans le sud de l'Espagne. En 2013, il quitte les Pays-Bas pour se lancer dans une affaire dans le sud de l'Espagne. Il fait la connaissance de plusieurs trafiquants qui travailleront pour lui dans le port d'Algésiras.

En 2013, il est condamné à une peine d'emprisonnement suite à un kidnapping qui a eu lieu à Zeist en 2011. La victime kidnappé avait été retrouvée quatre jours plus tard amputée des deux jambes et attachée à une chaise avec les yeux et la bouche entourée d'un bandage dans le quartier de Kaatsheuvel. Le criminel, ayant à ce moment un casiez judiciaire néant, s'en est sorti sans poursuite judiciaire.

En 2014, il entre en conflit avec la bande de Moes alias Mustapha F. dans le camp de Ridouan Taghi et Saïd Razzouki.

En fin octobre 2018, Hamza Ziani est tué de deux balles à la tête dans la ville de Torremolinos au sud de l'Espagne.

Évasion raté de Benaouf par hélicoptère[modifier | modifier le code]

Chef d'un grand milieu de la Mocro Maffia à Amsterdam, il est l'homme qui a assassiné Najib Bouhbouh à Anvers en 2012. L'homme distribuera plusieurs sommes d'argent pour énormément de tueurs à gages, passés à l'action dans les villes d'Amsterdam, d'Utrecht ou encore d'Anvers. Il sera la cible de plusieurs fusillades dont une quelques mois après la liquidation de Najib Bouhbouh en 2012 dans le quartier de Staatsliedenbuurt[112]. Lors de la fusillade, il parvient à prendre la fuite, pendant que ses deux amis furent assassinés sur place à Amsterdam. L'homme est arrêté dans un coffeeshop deux ans plus tard et est placé en prison à Roermond.

Le 11 octobre 2017, un hélicoptère avec à l'intérieur une bande criminelle munis de plusieurs armes de gros calibres et d'explosifs viendra pour se positionner à proximité de la prison de Ruremonde afin de récupérer l'évadé Benaouf. Les forces spéciales de la police néerlandaise interviendront avec l'aide des militaires et abattront le pilote franco-algérien âgé de 30 ans originaire de Brest avant que l'hélicoptère s'écrase[113]. Plusieurs perquisitions en rapport avec l'incident auront lieu en France à Paris dans le but de démanteler une alliance franco-néerlandaise basée dans le trafic d'armes[114].

Grands noms en Belgique[modifier | modifier le code]

Kiel, lieu à Anvers où ont été retrouvées des traces de la Mocro Maffia dans les caves des tours Silvertop.

En Belgique, le nord est l'endroit le plus agité chez les bandes organisées, en collaboration ou en résistance avec/contre les bandes organisées néerlandaises, et l'on y dénombre chaque année de nombreux décès pour cause de grosses quantités de drogue[115]. Les clans belgo-marocains participent activement au trafic de drogue et depuis plusieurs années au commerce international de la cocaïne[116].

Le dernier[Quand ?] constat de la police fédérale belge et d’Europol stipule que les organisations marocaines de Flandres sont les plus actives dans l'importation de cocaïne vers le port d'Anvers et du même coup vers l’Europe, puisque le port d’Anvers concentre à lui seul 60 % de l'importation de cocaïne vers l’Europe. Le reste est essentiellement dirigé vers le port de Rotterdam, où les clans marocains néerlandais ont le monopole, ce qui donne une grosse implication dans l'importation de cocaïne vers l’Europe par les groupes marocains qu'ils soient belgo-marocains ou néerlando-marocains. La ville d'Anvers[117] connait de nombreux règlements de compte liés à cette activité, notamment entre clans marocains d'Anvers et sa région et les clans marocains des Pays-Bas. Les autorités en Flandre se disent d'ailleurs extrêmement inquiètes face à cette extrême violence : si la majorité des groupes marocains mènent cette activité dans le secret et la discrétion, d'autres en conflit ouvert se livrent une véritable guerre[118]. La police anversoise découvrira en début 2018 une liste noire de neuf personnes cibles, récompensant le tueur à gage à 100 000 euros nette par personne tuée[54].

En 2018, le bourgmestre d'Anvers Bart De Wever déclarera que la Mocro Maffia fait actuellement son infiltration dans la police ainsi que dans le monde politique en Belgique pour les grosses sommes d'argent que possèdent les bandes criminelles[119].

Selon une recherche effectuée en 2018, la commune de Borgerhout à Anvers aurait à son actuel[Quoi ?] une économie majoritairement illégale à cause des revenus des bandes de la Mocro Maffia.

Moorad El Kasmi alias « Mister Noodles »[modifier | modifier le code]

Moorad El Kasmi, surnommé Mister Noodles, âgé de 26 ans, est un trafiquant belge d'origine marocaine natif de Mortsel en Belgique[120]. L'homme est soupçonné d'avoir volé 120 kilo de cocaïne au Port d'Anvers. Après avoir échappé à deux tentatives d'assassinats[121], il décide de quitter le territoire belge sans pour autant laisser de traces. En début 2018, la BMW X5 du frère de Moorad est entièrement incendiée par un réseau rival afin de faire passer un message de menace.

L'homme fut également surnommé Glamour Boy ou Crimi Clown par les bandes rivales pour sa participation à un court-métrage d'Adil El Arbi et Bilall Fallah où il avait joué le rôle d'un jeune dealeur. En mi-juillet 2018, une prime de 100 000 euros est placée sur sa tête avec sa carte d'identité révélée sur les réseaux sociaux Facebook par des faux-comptes. Le politicien belge Filip Dewinter déclare en fin d'année 2018: « Tant qu'ils se tuent entre eux, je partage l'affiche wanted avec grand plaisir »[122].

Famille Sebabti alias De mixers, de Anvers à Tanger[modifier | modifier le code]

'De Mixers' est une famille marocaine de cinq frères natifs de Borgerhout et originaires de Berkane au nord-est du Maroc. Le réseau De Mixers est soupçonné d'avoir travaillé pour l'un des plus dangereux cartel colombien où ils avaient le rôle de faire sortir la marchandise du Port d'Anvers et de fournir plusieurs groupes venus de toute l'Europe. Les Mixers sont considérés par les politiciens belges comme étant l'un des réseaux belges les plus dangereux du pays dû à un grand nombre de personnes engagés en échange de grosses sommes d'argent. L'un des Mixers a été repéré à Tanger en été 2018 au volant d'une Bentley exclusive. Une personne est également arrêté en Grande-Bretagne dans une affaire qui était en relation avec la famille De Mixers.

En 2017, alors que le Port d'Anvers bat à nouveau un record de drogue interceptée, la famille De Mixers fait partie des principaux suspects. Les services spéciaux belges s'allieront avec la BCIJ pour enquêter sur la famille De Mixers au Maroc. La police marocaine intercepte à Tanger 10,2 millions d'euros en cash dans un appartement d'une valeur de 400 000 euros, une villa à Berkane ainsi que plusieurs bateaux de luxe sur la cote de Saïdia[123].

En 2019, un nombre important de bombes sont retentis dans les quartiers d'Anvers, visant à faire passer des menaces envers les bandes rivales. Selon le bourgmestre d'Anvers Bart De Wever, les malfrats s'agiraient des hommes engagés travaillant pour la bande De Mixers[124].

Frères Alami, réseau Bananenbende[modifier | modifier le code]

En 2015, la police belge démantèle le clan belgo-marocain Bananenbende à Anvers de Karim Alami, Nabil Alami et Khalid Oulad Haddou après une saisie de 3,4 tonnes de cocaïne à Anvers[125]. La drogue était répartie dans deux conteneurs de bananes en provenance de Colombie ayant transité par l’Équateur. La drogue était estimée à prés de 100 millions d'euros, les enquêteurs ont avoué que le réseau importait des chargements de ce type depuis de nombreuses années et qu'ils avaient d'importants liens avec plusieurs réseaux marocains des Pays-Bas. Quatorze personnes ont été arrêtées dont le gérant d'une chicha d'Anvers ainsi que le propriétaire d'un concessionnaire automobile. Les services de renseignement belges estiment que le réseau générait environ 300 millions d'euros par an avec pas plus de 10 tonnes qui arrivait en provenance d'Amérique du Sud.

Mounir.N, un allié proche des frères Alami, originaire de Genk est un membre du réseau qui fût arrêté en mars 2017 par les autorités colombiennes, il menait un grand train de vie qu'il postait sur ses réseaux sociaux[126].

Famille El Yousfi alias les Turtles[modifier | modifier le code]

La famille El Yousfi est une famille marocaine connue qui résidait à Anvers en Belgique. Originaire de Nador dans la région du Rif, ils sont surnommés les "Tortues" et font partie des familles les plus violentes contrôlant le trafic de cocaïne à Anvers, à travers son port. Les frères marocains ont commencé à travailler pour des criminels marocains connus de la justice néerlandaise et belge en leur faisant sortir la marchandise du port. Au fur et à mesure du temps et avec un plus grand capital financier, cette famille a su se mettre à son compte et monter plusieurs grands trafics de cocaïne de grande envergure en Belgique ainsi qu'aux Pays-Bas. En 2016, un membre de la famille se marie dans le quartier de Borgerhout à Anvers provoquant une grande polémique dans tout le pays ainsi que sur les réseaux sociaux avec des dizaines de voitures luxueuses. Selon la presse belge, le prix du cortège était estimé à 7 millions d'euros.

En février 2018, le film Patser sort dans les salles de cinémas en Belgique et aux Pays-Bas, racontant en quelques parties l'histoire des Turtles.

Le 26 février 2018, la maison de Nasserdine Tarrahi alias ''Dikke Turtle'', un membre important du réseau, est incendiée pour une troisième fois à Borgerhout[127].

Abdelkader Bouker, fournisseur en XTC de la mafia israélienne [modifier | modifier le code]

Abdelkader Bouker, surnommé « le juif » à Anvers, n'est pas un inconnu des services de police. L'homme jouait un rôle important dans un clan israélien d'Anvers depuis 30 ans. Il faisait de l'import-export des drogue de synthèse XTC au niveau international, allant des États-Unis jusqu'au Japon[128]. Il était surnommé le "juif" pour avoir été désigné comme le fournisseur en XTC du groupe criminelle israélien des frères Abergil, une des plus grandes familles criminelles de la mafia israélienne. Les Américains et la DEA avaient remonté la filière qui fournissait les Abergil et ça les a menés à un groupe anversois, commandé par Abdelkader Bouker, actif dans la production de drogue de synthèse et l'import-export de cocaïne. Il est arrêté en 2015 avec 320 kg de cocaïne en présence de deux autres personnes dans un hôtel de Borgerhout. En juillet 2016, Abdelkader Bouker[129] est kidnappé en pleine rue à Anvers. La police retrouve son corps dans une cave, dissous dans de l'acide. Abdelkader Bouker était en conflit avec un gang marocain d'Amsterdam qui l'accusait d’être à l'origine d'une perte importante de cocaïne. Abdelkader Bouker[130] était l'un des plus grands importateurs de cocaïne en Belgique et aux Pays-Bas.

Abdelkader Bouker travaillait également avec le grand baron de la drogue néerlando-marocain Houssine Ait Soussan. En été 2016, la bande de Houssine Ait Soussan entre en conflit avec Abdelkader Bouker. Ait Soussan envoie quatre tueurs à gage français pour kidnapper le belgo-marocain. Pendant que l'un des tueurs à gage surveille son appartement situé à Wilrijk, Bouker remarque très vite être poursuivi par des inconnus encagoulés. Le 7 juillet, les quatre tueurs à gage passent à l'action. Les Français enferment Abdelkader Bouker dans un appartement à Bruxelles et envoient des jeunes pour mettre le passeport de ce dernier dans la boite au lettres du bras-droit de Bouker, Mohamed El H. à Borgerhout afin de le mettre au courant de l'événement. Cinq jours après son kidnapping, le 12 juillet, la police fédérale lance ses enquêtes sur le kidnapping. Un mois plus tard, les kidnappeurs coupent contact avec l'entourage de Abdelkader Bouker. Ce dernier n'a laissé aucune signe de vie depuis le 7 juillet 2016.

Othman El Ballouti, l'affaire de la fusillade à Brecht[modifier | modifier le code]

Le baron de la drogue, Othman El Ballouti, natif d'Anvers et originaire d'Al Hoceïma, grandit à Borgerhout dans le quartier de Groeningerplein[131]. Dès son plus jeune âge, il se rend régulièrement au Port d'Anvers. Ayant comme objectif de ne jamais être pris par la police, il livre chaque jour des milliers d'euros. Le journal De Volkskrant décrit : « Othman grimpait les conteneurs, savait très bien calculer et a très vite arrêté de grimper en fondant sa propre bande et ses propres hommes qu'il payait cash pour grimper les conteneurs ». N'ayant pas payé de dette à son fournisseur hollandais Houssine Ait Soussan, son frère Younes se verra enlevé par des tueurs à gages marocains à la sortie de son club de sport Basic Fit à Anvers.

Othman part vivre à Dubaï où il acquiert 4 villas. Il achète également un appartement de la célèbre Residence Sky View d'une valeur de 1,5 million d'euro et est propriétaire de six autres maisons de luxe d'une valeur totale d'environ 8,5 millions d'euros. Ces informations ont été publiés par l'OCCRP (Organized Crime and Corruption Reporting Project) après qu'il ait échappé à son arrestation dans l'aéroport de Zaventem à Bruxelles en 2016. La police belge découvre une somme de 100 millions d'euros sous son nom, un chiffre qui le classe parmi les Belges les plus riches du pays.

En 2016, Othman est ciblé par deux hommes qui cherchent à le liquider. Ayant pris la conscience d'être ciblé, Othman El Ballouti fait tout ce qui est en son pouvoir pour éviter l'assassinat en impliquant des innocents. Ce qui explique la rafale de fusillade ayant eu lieu à Brecht et sur la rive gauche d'Anvers. Deux Néerlandais connus sous nom de Frank Vermeulen et Jorn Reynaert, ayant été sommé par Othman El Ballouti sont alors pris d'assaut. La cocaïne d'Othman El Ballouti est alors prise du conteneur. D'autres tirs ont eu lieu à Anvers ce même jour sans avoir de blessés et sans savoir entre quels gangs il s'agissait[103].

Famille Achoukhi alias 'De Visboeren'[modifier | modifier le code]

Détenteurs de la célèbre poissonnerie De Antwerpse Visser dans le disctrict de Borgerhout et à Kiel à Anvers, les frères Mohamed, Rachid et Hassan Achoukhi font vite leur apparition dans le trafic international de cocaïne. Ils forment en début 2012 leur clan à Anvers et prennent le contrôle de cocaïne dans toute la Flandre. Des dizaines de conteneurs provenant des cartels colombiens ont été pris en charge par les Visboeren. La bande des Visboeren est très vite concurrencée par d'autres bandes de la Mocro Maffia. Entourés dans une même ville de plusieurs bandes comme la bande des Tortues, de Gwenette Martha ou encore des Frères Alami, les Visboeren assassinent en juillet 2013 Hakim El Makhloufi, alias Zotte Hakim, un trafiquant belgo-marocain connu de la justice belge, se rendant quotidiennement au Maroc[132].

En 2018, la Kali-team, une organisation anti-mafia belgo-néerlandaise, fait une étonnante découverte à Tanger au nord du Maroc. Il s'avère que les Visboeren seraient les principaux propriétaires de l'hôtel Hilton près de la gare de Tanger-Ville[133].

Nordin El Hajjioui, le collaborateur avec la DEA[modifier | modifier le code]

Nordin El Hajjioui, connu dans la Mocro-maffia anversoise comme étant le composant de la liste noire à Anvers, est soupçonné en 2018 de travailler en collaboration avec le gouvernement belge. Il est également soupçonné d'occuper le poste d'informateur dans la DEA, principal service de police fédéral américain chargé de la mise en application de la loi sur les stupéfiants et de la lutte contre le trafic. À côté de son poste, l'homme serait également dans le trafic de cocaïne en Belgique.

Nordin El Hajjioui et sa bande serait en conflit avec le baron de la drogue Frank Vermeulen, alias Frank de Tank. Les deux hommes auraient eu une dispute après la perte d'un chargement de cocaïne. Presque la totalité des noms dans la liste noire sont des alliés de la bande de Frank de Tank. La bande de Nordin El Hajjioui aurait à lui seul fait entrer plus de 1700 chargements de cocaïne dans le Port d'Anvers. En fin 2018, il aurait volé un chargement de 400 kilos de cocaïne à une bande de la Mocro-maffia d'Amsterdam. Introuvable depuis plus de deux ans, Nordin El Hajjioui est soupçonné d'être en fuite à Dubaï ou au Maroc. Il serait à l'origine de plusieurs fusillades et incendies criminels à Anvers[134].

Relations avec les clans étrangers[modifier | modifier le code]

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En décembre 2016, la police irlandaise dévoile l'existence d'une alliance entre la Mocro-maffia et le Kinahan Cartel, notamment avec le chef de réseau Naouffel originaire d'Amsterdam[135].

La bande Samir Bouyakhrichan (assassiné en 2016) entretient des liens étroits avec les gangs de la drogue britanniques et colombiens aussi bien aux Pays-Bas qu'en Espagne. Les gangs britanniques échangent souvent avec les organisations marocaines d'Amsterdam, d'ailleurs la plus grosse saisie de cocaïne en Angleterre les 1,2 tonne de Southampton appartenaient à Samir Bouyakhrichan, un baron de la drogue marocain d'Amsterdam qui s'apprêtait à les vendre à un groupe britannique.

En 2015, en Espagne, la police interpelle en flagrant délit un échange 3 tonnes de cocaïne, les vendeurs étaient Néerlando-Marocains et les acheteurs était des britanniques.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Filmographie[modifier | modifier le code]

Longs-métrages[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Le 11 octobre 2018, Achmed Akkabi et Thijs Römer sortent la série télévisée de l'année, intitulée « Mocro Maffia », reflétant la Mocro-oorlog (guerre marocaine) à Amsterdam, tout en utilisant des histoires, des noms et des caractères différents que les bandes dans la vie réelle. Sachant qu'ils prennent de grandes risques en produisant cette série, ils déclareront tout de même : « Quand tu regardes les premières images, tu remarques déjà que l'histoire n'est pas basée sur les caractères réelles des bandes d'Amsterdam, sinon, j'aurais jamais pris le risque de me lancer dans un projet à risque[136] ». Pour le scénario de la série, les auteurs se sont plus particulièrement basés sur le livre Mocro Maffia, sorti en 2014.

La série est basée sur un Surinamien surnommé Romano, qui s'inspire de Gwenette Martha, un Néerlando-Curacien assassiné en 2016 à Amsterdam ainsi que du Marocain Paus, qui reflète Benaouf, aujourd'hui incarcéré dans la prison de Roermond. Un troisième personnage surnommé Muis est basée sur l'histoire de Rida Bennajem, un Néerlando-Marocain assassiné en 2013 à Amsterdam.

Sources[modifier | modifier le code]

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  • Samir El Ouardighi, « Trafic d'ecstasy: La Mocro Maffia revient à ses origines et cible le Maroc », Médias 24,‎ (lire en ligne)
  • « Tout sur les mafias en Belgique: voici où elles sévissent (carte) », Lacapitale.be,‎ (lire en ligne)
  • Fahd Iraqi, « Maroc : la nouvelle route de la cocaïne », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
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Références[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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