Maison des Arts du Plessis-Robinson

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Pôle culturel ou Maison des Arts
Présentation
Type
Pôle culturel
Style
Architecte
Jean-Christophe Paul
Construction
Site web
Localisation
Pays
Commune
Vue du pôle culturel du Plessis-Robinson, avec au premier plan la construction de l'immeuble d'habitation "Le Palladio".

Le pôle culturel du Plessis-Robinson finalement nommé maison des Arts du Plessis-Robinson est un grand pôle culturel d'inspiration palladienne, situé dans le prolongement du marché. Il a été inauguré le 11 juin 2016. Il remplace, entre autres, le cinéma Gérard Philippe qui sera détruit.

Situation[modifier | modifier le code]

Hôtel face au côté arrière du pôle culturel.

Le pôle culturel se situe dans la ville du Plessis-Robinson, avenue de la Libération, dans le prolongement de la halle du marché, entre le marché et le parc des sports[1] et un hôtel de style néoclassique.

Fonction[modifier | modifier le code]

Ambition d'origine[modifier | modifier le code]

Vue du cinéma Gérard Philippe, avant sa destruction.

La mairie a l'ambition avec ce pôle de réaliser « un équipement culturel polyvalent et accueillant ». Ce pôle culturel poursuit plusieurs objectifs, notamment[1] :

  • remplacer, entre autres, le cinéma Gérard Philippe, qui a été détruit. Il datait de 1980 et avait très mal vieilli.
  • créer de nouveaux équipements culturels qui manquent au Plessis-Robinson.

Philippe Pemezec, le maire du Plessis-Robinson, explique lors de sa présentation du projet, qu’il a l’ambition de répondre au « souhait de profiter tranquillement d’une ville encore plus sûre, l’envie de sortir le soir au Plessis-Robinson, d’aller au spectacle ou au cinéma avant de boire un dernier verre, la nécessité d’avoir une médiathèque à la hauteur de ce qu’est devenu Le Plessis-Robinson. »

Équipement[modifier | modifier le code]

Façade vue de face.
Autre vue de la façade.

Il s’agit donc d’un pôle regroupant les différents équipements culturels en un même lieu, tout en construisant de nouveaux équipements culturels pour la ville[1] :

  • une nouvelle médiathèque,
  • un nouveau cinéma avec deux salles,
  • une salle d’exposition,
  • une salle de spectacle de 400 places,

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le pôle culturel doit son nom au souhait de regrouper un ensemble d'équipements au même endroit. C'est pourquoi, la mairie a nommé ce projet le « pôle culturel. » Le terme de « maison des arts » est finalement le terme définitivement retenu[1],[2].

Architecture[modifier | modifier le code]

Style architectural[modifier | modifier le code]

Monument de Andrea Palladio.
Le marché du Plessis-Robinson, réalisé par le même architecte Jean-Christophe Paul.

Le style est d'inspiration palladienne, c'est-à-dire inspiré d'Andrea Palladio, considéré comme l'un des plus grands architectes italiens du XVIe siècle.

L'architecte du pôle culturel est Jean-Christophe Paul de Ars Aedificandi Caliope, présenté dans le numéro de février 2011 du magazine municipal Le Petit Robinson[3] :

« Issu de l’École des beaux-arts (…) Jean-Christophe Paul a intégré l’atelier Spoerry créateur de la cité lacustre de Port-Grimaud. Jean-Christophe Paul a ainsi dessiné l’opération « Port Cergy » situé en région parisienne à Cergy-Pontoise. À 27 ans, en 1990, il crée son premier atelier d’architecture (…) Aujourd’hui (…), il gère à travers ses équipes plus de quinze personnes, avec 700 logements réalisés en moyenne par an sur ces trois dernières années. À travers les réalisations les plus significatives que sont le centre ville de Roissy-en-Brie avec son marché, le centre ville de Vauréal avec sa mairie et son centre culturel et enfin le marché du Plessis-Robinson, le pôle culturel représentera par son audace l’édifice la plus remarquable de ses réalisations »

— Petit Robison, février 2011

Le maire de la ville se félicite du style classique : "tous font des équipements extrêmement contemporains, pour une fois, il y aura un équipement classique"[4]. Cette construction s'inscrit dans le projet urbanistique de la ville initié par son maire Philippe Pemezec, faite d'un urbanisme doux et d'une architecture douce, théorisés par François Spoerry. On parle également de nouvel urbanisme, très en vogue aux États-Unis. Philippe Pemezec, en est un ardent représentant en France et inscrit sa démarche dans ce qu'il appelle "la lutte contre le totalitarisme du modernisme". Cette construction s'inscrit dans sa démarche de réhabilitation de la banlieue et sa volonté d'offrir à ses habitants une ville à visage humain[5].

Construction et financement[modifier | modifier le code]

Marché et pôle culturel du Plessis-Robinson, lors de sa construction.

Le pôle culturel fait 10 328 m2 répartis comme suit[4] :

  • Médiathèque : 2325 m2
  • Salle de spectacle avec salle de répétition : 2490 m2
  • 2 salles de cinéma : 896 m2
  • Pôle de musiques actuelles : 236 m2
  • 2 salles d'arts plastiques : 216 m2
  • Salle de réception : 854 m2
  • Salle d'activités multi-culturelles : 606 m2
  • Café restaurant : 143 m3

Le bâtiment vise le label haute qualité environnementale (HQE), avec notamment un chauffage par géothermie[6]. Cette approche n'est d'ailleurs pas nouvelle pour la ville, dans la mesure où la géothermie chauffe déjà 3 500 HLM au Plessis-Robinson. L'eau chaude est puisée à 950 m de profondeur[7].

En octobre 2013, le budget est estimé à près de 40 M€ au total, budget confirmé après la fin de sa construction[2]. Il est financé comme suit[6] :

Retour des habitants[modifier | modifier le code]

Philippe Pemezec, le maire et principal porteur du projet de construction du pôle culturel.

Ce projet, comme l'ensemble des projets d'urbanisme du Plessis-Robinson, a été très favorablement accueilli par les habitants de la ville, qui ont réélu leur maire Philippe Pemezec, principal porteur du projet, avec 77 % des suffrages au premier tour des élections municipales de mars 2014[8].

Toutefois, de nombreuses critiques ont été émises par l'opposition municipale, EELV[1] et le parti socialiste[9], trouvant notamment le budget du projet trop ambitieux.

L'inauguration d'ouverture a eu lieu le 11 juin 2016, et près de 15 000 personnes sont venues pour fêter cette inauguration et découvrir les services culturels de la Maison des Arts[10].

Plus d'un an après son ouverture, le quotidien Le Parisien souligne que ce projet est une réussite tant sur le plan de la fréquentation que de la satisfaction de ses habitants[2].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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