Logis du Plessis de Préaux

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Le Logis du Plessis, était situé en Mayenne, à Préaux, lieu-dit « Le Plessis » désormais hameau situé à 500 m au nord du bourg.

Désignation[modifier | modifier le code]

  • G. du Plessis Fresneau, 1301 ;
  • Le Plessis Fesnel, 1459[1] ;
  • Le Plessis, ferme[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Ce fief n'était pas aussi important que celui du Château du Pin de Préaux. On ne sait de quelle justice il possédait ; l'abbé Angot suppose qu'il relevait de la châtellenie de Meslay. Au milieu du XVe siècle il appartenait à Guilmette Le Bitoux, ou Le Biteux, ou de Biteux, dame de Saint-Ouen, de Pincesme, en Ballée et du Plessis-Fesnel ou Fesneau en Préaux.

Comme il y avait une famille le Bitoux qui, à cette même époque, possédait la seigneurie de Saint-Ouen-le-Brisoult, on peut y rattacher la dame du Plessis d'autant plus qu'il y a un fief de Coulonge dans cette même paroisse, ce qui expliquerait son alliance, avant 1455, avec Fouquet de Coulonges.

Seigneurs du Plessis[modifier | modifier le code]

  • Gervais du Plessis, 1301, protestataire contre Charles de Valois ;
  • Hamelin du Plessis Fresnel rend un aveu à Ballée, 1383[3] ;
  • Guilmette Le Biteux, dame de Saint-Ouen-le-Brisoul, qui a pour procureur, en 1455, Fouquet de Coulonges.

Famille de Coulonges[modifier | modifier le code]

  • Fouquet de Coulonges, qui agit au nom de Guilmette Le Biteux et comme son procureur pour les affaires de Pincesme et du Plessis, spécialement le 22 juillet 1455 dans un accord avec les religieux de Bellebranche, et le 5 décembre 1455, avec Me J. Hardoys, curé de Saint-Sulpice de Ballée. Guillemette Biteux accorde elle-même une indemnité pour certains contrats aux religieux de Bellebranche. Elle était veuve en 1468, le curé de Préaux, Me Guy Chailleu, signe en cette année, le 15 avril, un contrat en son nom et à sa requête.
  • Bertrand de Coulonges, écuyer, était alors sieur du Plessis-Fesneau et de Pincesme. Il est cité dans plusieurs aveux aux seigneurs des Trées, en 1459, 1486, 1489[4],[5].
  • Jean de Coulonges, l'aîné vend à noble et discret Jean Guérin, prêtre quelques terres du Plessis, sur la Vaigette, et Jean de Coulonges le jeune, en fait le retrait, en 1512 ;
  • Patry et Louise de Coulonges, seigneur et dame du Plessis, maintiennent contre Roberde de Pennard, dame de Préaux et de la Tranchée, devant Ambroise Tartroux, lieutenant de la judicature de Laval, que le Plessis Fresneau ne relève ni de l'une ni de l'autre de ces seigneuries, mais de Laval, 17 juin 1539 ;
  • Jean de Coulonges, qualifié de noble, et sieur du Plessis, fut en 1578 parrain de Jeanne, fille de Jean de Guérin, seigneur de Cissé ; en 1588 de René de Saint-Remy, fils du sieur du Pin. Il épousa Françoise du Tremblay[6] Jean de Coulonge fut enterré à Préaux le 20 avril 1625.

Famille de Thieslin[modifier | modifier le code]

Quelques années plus tard la terre du Plessis était passée à une autre famille, du nom de Thieslin.

  • Guillaume Thieslin, sieur de Launay et de la Forêt, garde du corps du roi, 1658. Il meurt au Plessis le 25 mai 1685[7] ;
  • René Godefroy Thieslin du Plessis, bachelier (1689) était président à Sablé et y demeurait en 1700 et plus tard. Il paraît souvent à Préaux. Il avait épousé Marie-Françoise Georget de la P… d'une famille de Vaiges. François Thieslin, curé de Saint-Denis-du-Maine, était de cette famille et fit en 1754 la bénédiction d'une des deux cloches de Préaux ;
  • Geoffroy Thieslin, président au grenier à sel de Sablé, époux de Marie-Madeleine Moreau, mort avant 1724 ;
  • René-Armand Thieslin, sieur d'Ecorcé (Vaiges) épouse à Saint-Denis-du-Maine, Marie-Françoise Georget[8]. Le sieur du Plessis, ancien officier au régiment Dauphin, était receveur de la terre de la Roche-Talbot, pour M. de Montesson, 1743.
  • Michel Bouleau, menuisier, habitait le logis du Plessis en 1776.
  • Aux Letourneur de la Borde, aux Fléchard de Sablé, aux Raison, de La Bazouge-de-Chemeré, neveux et héritiers de Françoise Thieslin, veuve de Joseph-Emmanuel Chaslot, et de Jean-P. Lasnier de Mélian, 1791.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chartrier des Chesnais.
  2. Carte de Cassini.
  3. Archives du Cogner, t. III, p. 233.
  4. Remenbrances de Pincesme, du Plessis-Fesnel, des Trées, aux archives des Chenets en Bouessay.
  5. En 1607, demoiselle Marie de Champs, veuve de Léon de Coulonge, écuyer, sieur dudit lieu, dame de la seigneurie de Champs et de Valtrot, en Sauges, rend aveu à la seigneurie de Ballée pour son droit de haute et moyenne justice de Valtrot. Son fils aîné Pierre de Coulonge lui sert de procureur et rend lui-même en son nom le même aveu en 1616. L'abbé Angot ne connait pas le lien qui rattache Léon et Pierre de Coulonge aux sieurs du Plessis-Fesnel.
  6. Dont il eut :
    1. Renée, baptisée à Préaux en 1589 ; noble René de Cervon, sieur des Arcis, fut parrain, Christophette de la Chapelle et Marguerite de Launay, dame du Vau furent marraines. Elle-même était marraine en 1605 de René de Saint-Remy, et plusieurs autres fois de divers. Elle mourut âgée de 26 ans et fut enterrée à Préaux le 5 mars 1615.
    2. René, baptisé en février 1595. Il eut pour parrain Elie de Saint-Remy, fils du sieur de Saint-Remy, sieur du Pin, et pour marraine demoiselle N… dame de Vauclerdais (en Epineu).
    3. Françoise, née avant 1609, qui épousa le 20 octobre 1627, noble Claude de l'Orme, sieur du Vau, fils de René de l'Orme, seigneur de Froidfont (Chartrier de Montecler). L'acte de mariage est signé de M. Jean Portier. Le mariage est fait devant R. Ledoine à Sablé. Elle avait une tante portant le même nom, qualifiée de demoiselle du Plessis, qui vivait encore en 1642.
    4. Urbaine, qui était marraine deux fois en 1610 et 1611. Elle vivait encore en 1638. Françoise de Tremblay était en 1608 marraine à un baptême de cloche. Elle avait une sœur nommée Renée, qui est citée plusieurs fois sur les registres de Préaux, marraine en 1598 de Marthe de Saint-Remy.
  7. « Le 25 mars 1685 noble homme Guillaume Thieslin, vivant écuyer, sieur de Launay, décéda dans sa maison du Plessis. Il fut inhumé le lendemain devant l'image Notre-Dame. Présents, Martin Duval, sieur de la Barre, exécuteur testamentaire dudit défunt, Noël le More, marchand ; par moy, prieur de Ballée, F.V. Ferrand. »
  8. D'où : Françoise, 1726 ; Renée-Françoise et François-Charles, 1730 ; Anne-Marie, 1733.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Abbé Angot, Monographie paroissiale : Saint-Martin de Préaux, diocèse de Laval, suivie des Mémoires du colonel Lebaillif : 1792-1822. Mamers, G. Fleury et A. Dangin, 1884 [1] ;
  • « Logis du Plessis de Préaux », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, Goupil, 1900-1910 (lire en ligne), t. III, p. 292 ; t. IV, p. 732.
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