Laure-Thérèse Cros

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Laure Thérèse Cros
Laure-Thérèse Cros
Fonction
Prétendant au trône
Royaume d'Araucanie et de Patagonie
-
Titre de noblesse
Princesse
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Père
Enfant

Laure-Thérèse Juliette Cros, épouse Bernard, née le à Paris et morte le à Issy-les-Moulineaux, est une personnalité française, connue comme quatrième prétendante au trône d'Araucanie et de Patagonie sous le nom de Laure-Thérèse Ire, succédant à son père Antoine-Hippolyte Cros (Antoine II).

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Antoine-Hippolyte Cros (1833-1903), son père.

Laure-Thérèse Cros est née le à Paris. Elle est la fille du docteur Antoine-Hippolyte Cros (1833-1903) (titré duc de Niacalel puis, à partir de 1902, prétendant au trône d'Araucanie et de Patagonie sous le nom d'Antoine II) et de sa première épouse, Leonilla Méndez e Texeira dos Santos, une Brésilienne. Cette dernière descendrait de Bartira Arco Vert, baptisée avec le nom chrétien de Marie du Saint-Esprit, d'un indigène brésilien et d'une princesse de la tribu brésilienne des Tabajaras.

Elle a un frère cadet, Térence Cros (vers 1868-1870), mort en bas âge, et une sœur cadette, Juliette Léonie Cros (1868-1945), qui épousera (1889) Henri Félix Samuel (1866-????), employé de commerce, et qui sera grand-mère maternelle de l'écrivain et homme politique Maurice Druon (1918-2009). Elle est aussi la nièce du poète et inventeur Charles Cros (1842-1888) et du peintre et verrier Henry Cros (1840-1907), et la cousine germaine du poète Guy-Charles Cros (1879-1956).

Laure-Thérèse Cros est baptisée le  : son parrain est le consul du Brésil à La Haye.

La même année, son père Antoine-Hippolyte Cros reçoit le titre de docteur en médecine. Il s'établit dans la ville de Rio de Janeiro, capitale à l'époque de l'Empire du Brésil.

Durant son séjour à Rio de Janeiro, Laure-Thérèse Cros est en contact avec différentes cultures. Elle se retrouve témoin du traitement brutal réservé aux indigènes.

En 1870, la famille Cros revient en France et s'installe à Asnières-sur-Seine.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Le à Paris, Laure-Thérèse Cros épouse l'homme de lettres Louis Marie Bernard (1853-1907), issu d'une famille de banquiers. De leur union naissent trois enfants[1] :

Prétendante au trône d'Araucanie et de Patagonie[modifier | modifier le code]

En 1902, lors de l'accession de son père Antoine-Hippolyte Cros au trône d'Araucanie et de Patagonie (qui succède à Achille Laviarde), Laure-Thérèse Cros reçoit de celui-ci les titres de duchesse de Niacalel et de princesse d'Aucas (titres du royaume d'Araucanie et de Patagonie).

Le règne d'Antoine-Hippolyte Cros est de courte durée puisqu'il meurt un an et demi plus tard, le à Asnières-sur-Seine. Selon une thèse défendue par Philippe Boiry au décès d'Antoine-Hippolyte Cros, la couronne d'Araucanie et de Patagonie est proposée à Georges Sénéchal de La Grange, alors second personnage du royaume, qui décline l'offre en faveur de Laure-Thérèse Cros, la Constitution prévoyant qu'en l'absence de testament, la succession doit suivre l'ordre dynastique[2].

C'est donc Laure-Thérèse Cros qui succède à son père, sous le nom de Laure-Thérèse Ire (en espagnol : Laura Teresa I). Elle est la première (et à ce jour la seule) femme à accéder au titre de prétendante au trône d'Araucanie et de Patagonie, et elle est également la première prétendante à être apparentée à son prédécesseur.

Laure-Thérèse Cros se désintéresse rapidement des affaires publiques du royaume d'Araucanie et de Patagonie[3].

Les prétendants au trône d'Araucanie et de Patagonie sont qualifiés de monarques et souverains de fantaisie[4],[5], [6],[7],[8] « n'ayant que des prétentions fantaisistes sur un royaume sans existence légale et ne jouissant d'aucune reconnaissance internationale. »[9].

Décès[modifier | modifier le code]

Laure-Thérèse Cros meurt le à Issy-les-Moulineaux, âgée de 59 ans.

Succession[modifier | modifier le code]

Jacques-Antoine Bernard (1880-1952), son fils et successeur sous le nom d'Antoine III.

Son second fils, Jacques-Antoine Bernard (1880-1952), lui succède sous le nom d'Antoine III dans ses prétentions au trône d'Araucanie et de Patagonie. Il abdiquera en faveur de Philippe Boiry (1927-2014) avec lequel il n'aura aucun lien de parenté.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Philipppe Boiry crééra en 1958 « l'Ordre de la reine Laure-Thérèse », en souvenir de Laure-Thérèse Cros.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lepot 1995, p. 157
  2. Bruno Fuligni, Politica Hermetica : Le souverain caché, t. 14, L'âge d'homme, (lire en ligne).
  3. Bruno Fuligni, L'Etat c'est moi: histoire des monarchies privées, principautés de fantaisie et autres républiques pirates, Editions de Paris, (lire en ligne), p. 104.
  4. Bruno Fuligni, Politica Hermetica Les langues secrètes, t. 13, L'Age d'homme, (lire en ligne), p. 135.
  5. Journal du droit international privé et de la jurisprudence comparée, (lire en ligne), p. 910.
  6. Henry Montaigu, Histoire secrète de l'Aquitaine, A. Michel, (lire en ligne), p. 255.
  7. Camille Lavoix,, Argentine : Le tango des ambitions, Nevicata, (lire en ligne).
  8. Bulletin de la Société de géographie de Lille, (lire en ligne), p. 150.
  9. Intermédiaire des chercheurs et curieux, (lire en ligne), p. 51.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Raspail, Adiós, Tierra del Fuego, Paris, Albin Michel, , 388 p. (ISBN 978-2-226-23585-5)
  • (es) François Lepot, El Rey de Araucanía y Patagonia : historia y leyenda del aventurero francés Orélie Antoine de Tounens en el siglo pasado y la insólita corte actual en París de un autollamado “Príncipe de Araucanía y Patagonia”, que reivindica los “derechos” del primero, Bs. As., Corregidor, , 253 p. (ISBN 978-9-500-50853-7)

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