Lanarce

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Lanarce

L'auberge de Peyrebeille.
Administration
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Haute-Ardèche
Intercommunalité Communauté de communes de la Montagne d'Ardèche
Maire
Mandat
Bernard Jacquemin
2014-2020
Code postal 07660
Code commune 07130
Démographie
Population
municipale
198 hab. (2016 )
Densité 8,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 45″ nord, 4° 00′ 14″ est
Altitude Min. 1 094 m
Max. 1 412 m
Superficie 22,37 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes

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Géolocalisation sur la carte : Ardèche

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Lanarce

Lanarce est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lanarce est traversée par la très fréquentée route nationale 102 qui relie Montélimar au Puy-en-Velay. Bâti à plus de mille mètres d'altitude, le village est le pays des congères et des marécages. Du point de vue du volcanisme, Lanarce est un site intéressant pour ses tourbières implantées à la verticale d’anciens cratères de maar.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lanarce est limitrophe de quatre communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Issanlas Rose des vents
Lavillatte N Mazan-l'Abbaye
O    Lanarce    E
S
Astet

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'auberge de Peyrebeille.

Lanarce est née de la création d'auberges et de relais de chevaux lors de la construction de la route entre Velay et Vivarais au XIXe siècle.

C'est aussi le village d'une légendaire curiosité, l'Auberge de Peyrebeille, plus connue sous le nom de l'Auberge rouge, qui aurait été le théâtre d'une cinquantaine de meurtres de voyageurs et qui défraya la chronique judiciaire dans la première moitié du XIXe siècle. L'histoire morbide de cette auberge maudite est illustré dans le film de Claude Autant-Lara, L'Auberge rouge avec Fernandel.

Quelle est la réalité ? certains avancent que les propriétaires auraient été guillotinés à tort et que dans les faits, on n’aurait retrouvé qu’un cadavre à proximité de l’auberge et rien ne dit qu’il y aurait le moindre rapport avec les propriétaires de l’auberge. Les gérants de l’auberge, eux, n'auraient jamais été inquiétés d'autres s'en tiennent aux divers récits de l'époque.

Si l'on veut essayer d'être objectif en faisant par hypothèse abstraction d'une quelconque mise en doute de la justice, les seuls éléments que l'on peut qualifier de concret sont ceux émanant des autorités judiciaires qui ont entraîné les assises, la condamnation et l'exécution.

L'Auberge de Peyrebeille restera une légende avec ses contradicteurs dans un sens ou dans l'autre, comme celle existant dans la contrée voisine et relative à La Bête du Gévaudan.

La situation géographique de la « vraie » auberge a durant de nombreuses années animé le plateau ardéchois, deux propriétaires revendiquant celle-ci à quelques mètres l'une de l'autre, situation à présent tranchée dans le sens actuel.

[pertinence contestée]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2014 En cours Bernard Jacquemin DVD Retraité de la fonction publique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2016, la commune comptait 198 habitants[Note 1], en augmentation de 20,73 % par rapport à 2011 (Ardèche : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400504613678791750773800788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
778891877840880964977884826
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
817783756639614534524446382
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
376377310280248199172164196
2016 - - - - - - - -
198--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lanarce connait une baisse continuelle de sa population depuis la fin du XIXe siècle, le maximum démographique ayant été atteint en 1886 avec 977 habitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La journée de la saucisse organisée chaque dimanche impair du mois de décembre lors d'année bissextile. Cette journée regroupe des concours de mangeurs de saucisses.[réf. nécessaire]

Santé[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le village de Lanarce est réputé pour sa charcuterie de montagne. Les charcuteries représentant d'ailleurs la quasi-totalité des commerçants du village. Les productions des artisans locaux sont régulièrement primées lors de concours agricoles nationaux.

Lanarce est prisée d'une part en raison de la rivière L'Espezonette connue des pêcheurs pour être l'une des plus riches en truite sur le plan national et, d'autre part pour les nombreuses randonnées qui partent du village et qui se faufilent au milieu des bois et des champs sur les crêtes environnantes. Celles-ci tangentent les 1 400 mètres d'altitude.

Des établissements réputés tant pour la restauration que pour l'hôtellerie (deux hôtels trois étoiles) sont là pour satisfaire les nombreux visiteurs qui généralement sont charmés par cet environnement. Ces établissements sont cantonnés à présent le long de la RN 102, c'est-à-dire sur la partie haute du village ; la partie basse ayant vu disparaître beaucoup de petits commerces qui, il y a quelques années encore, apportaient une note plus gaie à l'entrée du village.

Le camping municipal près de la rivière et de la salle polyvalente ainsi qu'un court de tennis génèrent une certaine activité durant la saison d'été.

En décembre 2017, la commune s'est dotée d'une borne de recharge des véhicules électriques, à l'intérieur même du village, le long de la RN 102.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Louis.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Espezonette rivière aux crues parfois dévastatrices.
  • L'auberge de Peyrebeille, aussi appelée l'Auberge rouge, est toujours visible et sert de musée retraçant l'histoire effroyable des meurtres qui y eurent lieu dans la première moitié du XIXe siècle. À peu de choses près, elle est demeurée en l'état où elle se trouvait ce 2 octobre 1833, lors de l'exécution des époux Martin et de Jean Rochette. Désormais, des constructions neuves (un motel, un restaurant et une station-service) jouxtent ces bâtiments plus que centenaire.
  • L'église Saint-Louis de Lanarce, de style néo-roman sa construction date de 1875 à partir d'une construction légère édifiée en 1774 elle comporte des éléments religieux classés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

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