Joël Bonnemaison

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Joël Bonnemaison
Biographie
Naissance
à Toulouse
Décès (à 56 ans)
à Nouméa
Pays de nationalité France
Thématique
Formation Lycée Jean-Baptiste-Say (-)
Profession Géographe et chercheur
Employeur ORSTOM (à partir du )
Approche Géographie culturelle
Distinctions Chevalier de l'ordre national du Mérite (d) ()

Joël Bonnemaison, né à Toulouse le et mort le à Nouméa, est un géographe français spécialiste de l'Océanie. Chercheur à l'ORSTOM pendant la plus grande partie de sa carrière, il était aussi professeur de géographie à l'université Paris IV (chaire de géographie culturelle).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Toulouse le 2 août 1940, Joël Bonnemaison effectue sa scolarité au lycée Jean-Baptiste-Say à Paris de 1951 à 1959[1]. Il entre ensuite à la faculté des Lettres et Sciences Humaines de Paris où il passe une licence d'Histoire-Géographie (option Géographie) puis un diplôme d’études supérieures de Géographie[1].

En 1965-1966 il commence son travail de terrain : il obtient d'abord une allocation de recherche de l'ORSTOM pour une durée de six mois à Madagascar afin de préparer une thèse de troisième cycle[2] et poursuit en étant « militaire détaché aux services de la coopération technique[3]. » Recruté par l'ORSTOM le 1er octobre 1967[2], il soutient sa thèse en 1968 (Le terroir de Tsarahonenana : introduction à la région d'Ambohibary (Vakinankaratra))[4],[5].

Il s'ensuit une longue période de recherche de 1968 à 1981 (entrecoupée) aux Nouvelles Hébrides conclue par la soutenance d'une thèse de doctorat d’État ès lettres et sciences humaines en 1985 à l'université Paris IV sous la direction de Jean Delvert (Les fondements d'une identité : territoire, histoire et société dans l'archipel du Vanuatu)[6]. Durant cette période il est principalement affecté au centre de l'ORSTOM de Nouméa (1968-1971 et 1972-1975) puis à Port-Vila (1976-1981)[7].

Après deux ans (1985-1987) en poste à Canberra en Australie à l'Australian National University et des missions de recherche à Fidji et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, il repart à Nouméa en 1988-1989[8].

De retour à Paris en 1989 au siège de l'ORSTOM, il prend la direction du département Société, Urbanisation, Développement (SUD) jusqu'en 1994[8]. À partir de cette année-là il occupe la chaire de géographie culturelle à l'université Paris IV jusqu'à son décès le 6 juillet 1997 à Nouméa[8].

Travaux[modifier | modifier le code]

Dans son article de 1981, Voyage autour du territoire[a], Joël Bonnemaison introduit la notion de « géosymbole » qu'il définit comme étant « un lieu, un itinéraire, une étendue qui, pour des raisons religieuses, politiques ou culturelles prend aux yeux de certains peuples et groupes ethniques, une dimension symbolique qui les conforte dans leur identité[10]. »

Distinction[modifier | modifier le code]

Publications (sélection)[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La dernière île, Arléa/ORSTOM, (lire en ligne)[13],[b]
  • Les fondements d'une identité : territoire, histoire et société dans l'archipel du Vanuatu[15]
  • Les fondements géographiques d'une identité : L'archipel du Vanuatu. Essai de géographie culturelle (nouvelle édition retravaillée de Les fondements d'une identité : territoire, histoire et société dans l'archipel du Vanuatu)
    • 1. Gens de pirogue et gens de la terre, ORSTOM, (lire en ligne)[16]
    • 2. Les gens des lieux. histoire et géosymboles d'une société enracinée : Tanna, ORSTOM, (lire en ligne)
  • Atlas des îles et des États du Pacifique Sud (en collaboration avec Benoît Antheaume), Reclus,
  • Le territoire, lien ou frontière ? actes du colloque, octobre 1995, Paris, sous la dir. de Joël Bonnemaison, Luc Cambrézy, Laurence Quinty-Bourgeois, l'Harmattan, 1999, 2 vol.
    • 1. Les territoires de l'identité
    • 2. La nation et le territoire (lire en ligne)
  • La géographie culturelle, Éditions du CTHS, (présentation en ligne)[c]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Considéré comme un des textes fondateurs de la géographie culturelle[9].
  2. Ouvrage traduit en anglais par Josée Penot sous le titre The Tree and the Canoe : History and Ethnogeography of Tanna, 1994, University of Hawaii Press[14].
  3. Ouvrage tiré de notes de cours dispensés entre 1994 et 1997 à l'Institut de géographie, il a fait l'objet de plusieurs recensions[17].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le voyage inachevé, Biographie de Joël Bonnemaison, p. 39.
  2. a et b La géographie culturelle, Biographie, p. 149.
  3. Joël Bonnemaison, Le terroir de Tsarahonenana : introduction à la région d'Ambohibary (Vakinankaratra), (lire en ligne)
  4. « Catalogue SUDOC », sur www.sudoc.abes.fr (consulté le 13 septembre 2016)
  5. « Thèses de géographie soutenues en 1968 (thèses d'État, thèses d'Université, thèses de 3e cycle) », Annales de Géographie, vol. 78,‎ , p. 369 (lire en ligne)
  6. Le voyage inachevé, 1985 : soutenance de la thèse de Joël Bonnemaison, p. 49.
  7. La géographie culturelle, Biographie, p. 149-150.
  8. a, b et c La géographie culturelle, Biographie, p. 150.
  9. Le voyage inachevé, L'invitation au voyage, p. 15.
  10. Bonnemaison 1981, p. 256.
  11. Le voyage inachevé, Biographie de Joël Bonnemaison, p. 40.
  12. « JORF », n°112, sur légifrance,
  13. Claude Robineau, « Bonnemaison, Joël, La dernière île », Journal de la Société des océanistes, vol. 84, no 1,‎ , p. 114-117 (lire en ligne) ; Bernard Hours, « Bonnemaison Joël. La dernière île », Journal de la Société des océanistes, vol. 84, no 1,‎ , p. 119 (lire en ligne) ; Jean-Pierre Doumenge, « Joël Bonnemaison, La Dernière Ile », Annales de Géographie, vol. 98, no 546,‎ , p. 247-250 (lire en ligne) ; Jean-François Baré, « J. Bonnemaison, La Dernière île », L'Homme, vol. 29, no 109,‎ , p. 160-162 (lire en ligne)
  14. Le voyage inachevé, La traduction de La dernière île, p. 93-96.
  15. Pierre-Yves Toullelan, « Bonnemaison (Joël) : Les fondements d'une identité. Territoire, histoire et société dans l'archipel du Vanuatu (Mélanésie). Essai de géographie culturelle », Revue française d'histoire d'outre-mer, vol. 76, no 284,‎ , p. 350-351 (lire en ligne)
  16. Serge Latouche, « Joël Bonnemaison, Gens de pirogue et gens de la terre », Tiers-Monde, vol. 38, no 149,‎ , p. 222-224 (lire en ligne) ; Frédéric Angleviel, « Bonnemaison (Joël) : Gens de pirogue et gens de la terre : Les fondements géographiques d'une identité. L'archipel du Vuanatu. Essai de géographie culturelle, livre I », Revue française d'histoire d'outre-mer, vol. 85, no 319,‎ , p. 175-176 (lire en ligne)
  17. Voir :

Annexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Le voyage inachevé... à Joël Bonnemaison, ORSTOM/PRODIG, , 776 p. (ISBN 2-7099-1424-7, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Joël Bonnemaison (établi par Maud Lasseur et Christel Thibault), La géographie culturelle, C.T.H.S., , 152 p. (ISBN 2735505855) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Huetz de Lemps et Michel Portais, « Joël Bonnemaison, un géographe des antipodes (1940-1997) », Géographie et Cultures, no 24,‎ , p. 3-8
  • Florence de Changy, « Joël Bonnemaison », Le Monde,‎ (présentation en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Portail de la géographie