Jean Lachaud

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Jean Lachaud, Paysage à la barque, huile sur toile, collection particulière

Jean Lachaud, né le à Paris, décédé en 1952 à Brest, est un peintre, graveur, céramiste et décorateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né Adolphe Jean Lachaud (il abandonna le prénom Adolphe en 1933) le à Paris (XVIIIe arrondissement), décédé en août 1952 à Brest, Jean Lachaud est un peintre, graveur et céramiste établi en Bretagne.

Bachelier ès-lettres, il fréquente le lycée Condorcet à Paris. C’est en 1908 qu’il découvre la Bretagne, lors de séjours en famille à Pont-Aven. Il est alors étudiant à l'École nationale des Beaux-arts puis à l'Académie Julian[1].

Mobilisé dans l’Armée de l’air en 1914, il part sur le front avec la 44e compagnie d’Aérostation de campagne. Il est ensuite détaché comme instructeur auprès de l’Armée américaine.

Démobilisé en 1919, il vient s’installer à Névez dans les environs de Pont-Aven jusqu'en 1934. C’est là que réside son frère Jacques Lachaud, architecte, qui y a acheté et restauré un moulin.

A cette époque, il se lie d’amitié avec les peintres de l’École de Pont-Aven : Paul Sérusier, Henri Delavallée, Emile Jourdan, ainsi qu’avec des artistes de sa génération : Jacques Vaillant, Emile Compard, Fernand Jobert, Ernest Correlleau, Pierre-Eugène Clairin. Il fut aussi ami de Max Jacob et de Marguerite Sérusier, l'épouse du peintre Paul Sérusier[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses premiers bois gravés sont exposés en 1921 au Salon d’automne à Paris ; en 1923, il produit ses premières céramiques aux faïenceries Henriot à Quimper.

Jean Lachaud, gravure bateau de pêche au sec, collection particulière

En 1933, il abandonne le nom d’Adolphe et ne conserve que son deuxième prénom Jean ; ses œuvres sont désormais signées Jean Lachaud.

À Quimper, où habite à partir de 1934 son frère Jacques Lachaud (1893-1973), un des fondateurs du régionalisme architectural breton, il fréquente Max Jacob, Jean Moulin, Jean Caveng et le sculpteur et céramiste italien Giovanni Leonardi. ll crée l'Union artistique de Quimper.

Il devient sociétaire du Salon d'automne à Paris et du Salon de l'art français indépendant.

Il est nommé en 1936 conservateur au musée des Beaux-arts de Brest, dont il organise le sauvetage des collections au début de la guerre de 1939-45. Nommé également en 1936 directeur de l'école des Beaux-Arts de Brest, c'est comme enseignant et conservateur qu'il achève sa carrière en 1952.

Peintre, graveur, céramiste, décorateur, il s'exprime sur tous les supports : huile, aquarelle, gouache, gravure sur bois, croquis rapides, rehaussés ou non de couleurs et avec une grande variété de sujets : marines, portraits, bouquets et natures mortes, paysages, scènes de la vie quotidienne.

Quatre de ses œuvres (bois gravés) figurent au catalogue du Musée de Pont Aven et une vue du port de Brest (non exposée) au Musée des Beaux-Arts de Quimper.

Le musée des beaux-arts de Brest présente deux oeuvres[3] :

  • Nature morte au jambon, huile sur toile, 54 x 65,
  • Brest, Lanninon, travaux au quai d'armement, carton, 45,6 x 54,3 cm.

Puisant son inspiration dans les scènes et les objets de la vie quotidienne bretonne, les faïences populaires par exemple, il fait cohabiter à travers son art un monde traditionnel de pêcheurs et de paysans et une représentation plus moderne de l'art régional breton.

Chaise au poisson coupé créée pour le Relais Saint-Corentin, collection particulière

Il a décoré de nombreux hôtels, des meubles au service de table en passant par le linge et la verrerie. Il est notamment le créateur pour le restaurant du « Relais Saint Corentin »[4] à Quimper, des faïences portant la marque au poisson coupé, marque dite au "poisson de Saint Corentin" dont la réalisation avait été confiée à la manufacture de La Hubaudière (HB).

Les meubles réalisés pour le même restaurant portaient également la marque du poisson coupé. Il a créé de nombreux modèles édités par la faïencerie HB à Quimper et réalisé également des illustrations et affiches publicitaires.

Sa collection de tableaux a été dispersée lors d'une vente à Quimper le [5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, numéro du 24 avril 2019.
  2. https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-les-collections-du-peintre-jean-lachaud-mises-aux-encheres-6322372
  3. Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, , 80 p.
  4. Le restaurant du Relais Saint-Corentin acheté par le frère et la belle-sœur de Jean Lachaud, Jacques et son épouse Blanche était une « entreprise familiale », où Jean était le décorateur, Blanche la chef et Jacques (architecte par ailleurs) s'occupait de la gestion.
  5. https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-les-collections-du-peintre-jean-lachaud-mises-aux-encheres-6322372 et https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/hotel-des-ventes-les-oeuvres-de-jean-lachaud-dispersees-samedi-23-04-2019-12265994.php

Sources[modifier | modifier le code]

Dans la presse[modifier | modifier le code]

Dans les musées, collections et catalogues[modifier | modifier le code]

Sites de galeries de peinture[modifier | modifier le code]

Résultats de vente aux enchères des œuvres de Jean Lachaud[modifier | modifier le code]

Autres pages sur la famille Lachaud[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

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