Institut supérieur industriel agronomique de Huy

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Institut Supérieur Industriel agronomique de Huy
Histoire et statut
Fondation
Type
Haute École Charlemagne de la CFB
Nom officiel
ISIa
Régime linguistique
Fondateur
Ir C. Peiffer
Localisation
Campus
ISIa-Huy
Localisation
Pays
Localisation sur la carte de Belgique
Chiffres-clés
Étudiants
~ 200
Enseignants
~ 40
Divers
Devise
Il est toujours l'heure de faire le bien ( Ab. St Victor XIIe s)
Membre de
Haute École Charlemagne
Pôle académique Liège-Luxembourg
Pôle académique de Namur
SynHERA (ex ADISIF)
Site web

Deux des onze Instituts supérieurs industriels belges délivrent des titres et des grades académiques dans le cycle court (Bachelier, ex graduat) et le cycle long dans les spécialités agronomiques, comme Master en Science de l'ingénieur industriel en agronomie (acronyme 'MSc.Ing.', équivalent au niveau français bac +5)[1].

L'Institut Supérieur Industriel agronomique de Huy (en abrégé ISIa) est une école supérieure[2] académique[3] belge en agronomie de réputation internationale depuis 1944 dont l'histoire remonte à 1886. 

L'ISIa a été intégrée comme département puis comme catégorie agronomique dans la nouvelle Haute École Charlemagne créée par les lois régionalisantes[Quoi ?] de 1995. Le 07 novembre 2013 la réforme 'paysage' de l'enseignement supérieur belge signée par la ministre Jean Claude Marcourt offre l'espace (le paysage) aux étudient(e)s de choisir et de faire avaliser leurs formations théoriques et pratiques dans l'espace académique de 2 pôles d'enseignements supérieurs : celui de Liège-Luxembourg et celui de Namur soit près de la moitié des formations supérieures disponibles sur le territoire wallon de la Belgique francophone. L'Institut Supérieur Industriel agronomique (ISIa) du campus de Huy est une école supérieure belge en agronomie de niveau universitaire (depuis 1977) composante de la Haute École Charlemagne du Pôle d'enseignement supérieur Liège-Luxembourg en Belgique.

Portail d'entée du campus ISIa via la rue Saint Victor en 2017

Pour l'ISIa de Huy ou de Gembloux, une fois diplômés, ils sont représentés professionnellement par le réseau alumni AIHy® (« association des ingénieurs de Huy »). C'est aussi une des plus anciennes écoles d'agriculture belge située sur un site millénaire consacré à la culture des simples et de la vigne.

Formations et diplômes[modifier | modifier le code]

Le Ministre belge Mundeleer crée et organise en 1948 le titre d'ingénieur technicien agricole[4], à Huy le 13 février 1950 et à Izel-sur-Semois de 1948 à 1979 sous le même 1er directeur Ir C. Peiffer avec les spécialisations quasi-actuelles, toujours remarquablement bien formés par l’État puis par la Communauté française de la fédération Wallonie-Bruxelles. Au niveau du cycle long, elle a d'abord formé des ingénieurs techniciens[5] en 3 ans[6] de 1949 à 1977. C'est le plus haut niveau de la filière technique. Le nombre impressionnant d'heures de cours, plus de 1200 h, les travaux pratiques effectués 'pendant les congés', la qualité des enseignants et des évaluations certifiantes ont rendu ces études très faciles d'accès mais difficiles à finaliser donc de plus en plus élitistes; ce qui va entraîner plusieurs revalorisations. Dès 1948, il existe en Belgique deux enseignements supérieurs agricoles ; les écoles spéciales d'ingénieurs techniciens agricoles et textiles (en trois ou quatre ans avant 2008 avec plus de mille heures de cours par an) et ceux organisés par des instituts agronomiques devenus universitaires. Celui de Gembloux devient dès 1945 une Faculté indépendante d'Agronomie (FUSAGx) puis Gembloux Agro-Bio Tech lors de son absorption au  sein de l’ULiège en 2004. De leur coté dès 1977, les écoles d'ingénieurs techniciens deviennent des « Instituts Supérieurs Industriels » (et « agronomiques » pour les spécialités moins polytechniques). En 1976 l'Institut Supérieur Agricole de l'État de Huy fusionne avec l'Institut Supérieur Horticole de Gembloux et l'École Supérieure des Textiles de Verviers pour devenir un l'Institut Supérieur Industriel de Huy-Gembloux-Verviers avec des études en 4 années (2+2). En 1993 une énième réforme de l'enseignement wallon confirme la 'régionalisation' de l'enseignement avec le transfert de l'ISI de l'État à la Communauté française de Belgique, appelée aussi Fédération Wallonie-Bruxelles. De 1977 à 2003 elle diplôme en 4 années des ingénieurs industriels reconnus de niveau universitaire[7]. Ensuite les études passent à 5 ans suite à l'harmonisation européenne de l'enseignement supérieur avec le grade professionnalisant de Master en science de l'ingénieur industriel en agronomie (minimum 180 + 60 ECTS). En 2016, un décret wallon situe ce grade au niveau 'académique'[8] Toutes les formations d'ingénieur industriel s'effectuent, uniquement dans la partie francophone de la Belgique, en dehors des universités au sein de Hautes Écoles. Toutes ces formations délivrent en Belgique des mastères en science de niveau européen en cinq ans pour minimum 300 crédits ECTS. En deux cycles de 180 et 120 ECTS répartis (hors « passerelles ») en deux puis l'équivalent de trois années académiques.

Les titres (et non les grades) changeant régulièrement de dénomination finale, veuillez consulter le site des formations des écoles supérieures pour avoir la dénomination actualisée.

Les niveaux ‘Bachelors’ sont professionnalisant.

La catégorie « Institut Supérieur Industriel agronomique de Huy » a délivré un DES (pas un troisième cycle en Belgique) et épisodiquement un DESS très réputé, créé en 1999 par le 3e directeur Dr Francis Delanaye avec la coordination du confrère Dr Mohamed Boukharta. Il est destiné à la gestion de la qualité totale dans les industries agricoles, horticoles et agro-alimentaires (QSHE) en partenariat avec le tissu industriel.

Histoire du campus[modifier | modifier le code]

À Huy, blotti entre les riches terres agricoles d'Hesbaye et les forêts giboyeuse du Condroz (Belgique francophone), au creux de la plus belle anse de la Meuse, bien exposé plein sud juste en amont de la Ville millénaire de Huy, le site d’un cimetière mérovingien oublié et réapproprié par l’abbaye clunisienne de Saint Victor du 12e siècle jusqu’à la révolution française. Préparant la destinée agronomique des lieux, cette abbaye de religieuses y cultivait des ‘simples’ à portée pharmacologique entre les vergers et les nombreux cépages viticoles hutois de cette époque. D’après l’historien liégeois Joseph Halkin†(1897), des « religieuses y étaient déjà établies avant 1144 » et ce prieuré était le seul couvent de femmes que Cluny avait en Belgique.

site du campus ISia sur le domaine de l'abbaye Saint Victor au XVIIIe siècle (Plan Ferraris).

Après le dernier et meurtrier bombardement de Huy en 1944 pour arrêter la contre-offensive allemande de la bataille des Ardennes, il ne reste en l’état des 7 Ha actuels de l’ancienne abbaye que le porche monumental d’entrée en pierre calcaire. On peut encore y entrevoir les armoiries de l’abbesse Lutgarde de Mottet (1724). Le magnifique bâtiment derrière le porche est de style Louis XIV et son histoire mérite déjà quelques chroniques que vous pouvez lire dans la Bibliothèque du site Internet du réseau AIHy. On peut se promener librement à pied ou à vélo sur ce campus hors des congés scolaires.« l’Agri » (ITCF) École secondaire technique d’agriculture, de sciences naturelles, d’éducation physique et de langues modernes partage ce site exceptionnel avec l'institut supérieur industriel agronomique qui dépend lui de l'enseignement supérieur (depuis 1902) académique rattaché structurellement à la Haute École Charlemagne (en 1986). Le vignoble hutois ‘en plein air’ était florissant du Moyen Âge à l’époque napoléonienne. Sur ordre impérial de Napoléon Ier, le traité des Pyrénées de 1659 entraîne l'arrachage de milliers pieds de vignes dans la vallée belge de la Meuse. Suite à l’industrialisation du bassin liégeois, la viticulture disparaîtra progressivement jusqu'à la première guerre mondiale. Des formations viticoles (3 ans) et apicoles étaient enseignées à Huy au XIXe siècle.

Carrières et réseau des diplômé(e)s[modifier | modifier le code]

Hall d'entrée vers la cafétéria et les auditoires (2017)

L'Observatoire des Emplois du SIRD (Service d'Investissement de Recherche et de Développement agronomique et environnemental) crée par le réseau alumni AIHy (« association des ingénieurs de Huy ») relève et publie des statistiques sur l’employabilité des diplômés depuis 1980. Pour l'Institut Supérieur Industriel de Huy ou de Gembloux [archive], les diplômé(e)s, tant du cycle court que long, sont représentés professionnellement par le réseau alumni AIHy s'ils y adhèrent volontairement. Présente au début du XXe siècle, association de fait en 1963 et constituée en ASBL le 2 octobre 1970[9], cette association des anciens diplômés (on dit 'alumni') comprend des ingénieurs mais aussi des bacheliers (essentiellement des architectes des jardins et du paysage depuis 2008) qui font partie du réseau alumni AIHy. Les affiliés sont abonnés au périodique trimestriel INFO-AIHy (134 de 1971 à 2012), puis via une newsletter envoyée électroniquement à des centaines d'exemplaires. Elle est généralement en libre vision publique à partir des bibliothèques du site Internet de ce réseau qui contient une centaine de publication d'employabilité et d'histoires agronomiques.

Quelques anciens étudiants réputés (dans l'ordre chronologique)[modifier | modifier le code]

  • André-Bernard ERGO, promotion Ing. 1960 (TROP), Notoriété scientifique (1986), ingénieur européen (1989), chercheur au Centre d' Informatique Appliquée au Développement et à l'Agriculture Tropicale (CIDAT Tervuren), biostatisticien et historien des sciences agronomiques du Congo belge (6 livres publiés), ancien président AiHy de 1987 à 1991 puis Past président et président honoraire de l'UFIIB après 4 ans de présidence fédérale (2000-2004).
  • Clément MATHIEU, 2x ingénieur technicien de 1963-64 (IAA puis TROP), ingénieur européen, docteur en sciences (ULiège 1981), HDD (Paris), un des premiers pédologues publiant dans cette nouvelle science, de 1990 à 2002 professeur d'université (Bujumbura) et de Grande École (ESA Purpan-Toulouse).
  • Étienne de Paul de Barchifontaine, promotion Ing. 1972 (TEMP), ancien président AIHy de 1974 à 1984 puis past-président. Dernier président de l'Alliance Agricole belge ABB de 1929-2000, avant sa fusion pour devenir la Fédération Wallonne de l'Agriculture lors de la Foire de Libramont en juillet 2000.
  • Alfred Collart, promotion Ing. 1976 (JC), ancien président AiHy (1985-86), docteur en sciences agronomiques (Gx A-B T), Bioingénieur nommé scientifiquement par l'Académicien Arsène Burny[10] à la direction du CER, centre collectif de Recherche Agrée (CRA) par la Région wallonne (virologie vétérinaire), à Marche-en-Famenne (Aye)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement fédéral belge, « Arrêté Royal », Moniteur belge,‎
  2. Formation de technicien supérieur (devenu de niveau A1 par la Loi de 1946) comme agent tropical
  3. Moniteur belge, Décret paysage du gouvernement wallon du 07 septembre 2013, Bruxelles, , Article 15 publié au Moniteur belge du 18 décembre 2013
  4. Arrêté Royal du 30 avril 1849, Léopold Ier Roi de Belgique
  5. La loi belge, par Arrêté Royal du 10 juillet 1933, crée le titre et le grade d'ingénieur technicien (niveau A1 à cette époque) qui sont légalement protégés par l'article premier, III, litt. a, b et c de la loi du 11 septembre 1933 11 septembre 1933 publiée au Moniteur du 27/09/1933.
  6. formation compacte de +1200h de cours en 3 ou 4 ans en 5 jours de 8 h, par semaine avec travaux pratiques le soir et pendant les congés. Taux de réussite entre 1er année et diplôme : 10-30% selon EURING Ing. A-E Ergo de l'observatoire des Emplois du SIRD et de l'UFIIB.
  7. la loi du 18 février 1977 crée le titre et le grade d'ingénieur industriel, protégé par le décret du 09 mai 2008, art 1er. Cette loi place le cycle long d'ingéniorat de niveau universitaire (cadre et diplôme).
  8. Article 15 du décret paysage du gouvernement wallon (CFWB) du 07 novembre 2013 publié au Moniteur belge du 18 décembre 2013.
  9. Annexe no 6623 du Moniteur belge publié le 13 novembre 1970, p. 393.-394.
  10. et Professeur émérite Arsène BURNY Professeur d'université (ULB + ULiège) président (2006) de l'Académie Royale de Médecine de Belgique et titulaire depuis 1994. Biologiste moléculaire spécialiste mondial de la leucose bovine (ARNs) et un des fondateurs du 'Télévie' pour financer la recherche fondamentale belge contre le cancer et le sida.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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