Infrastructure agroécologique

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Dans les paysages agricoles, les infrastructures agroécologiques sont des habitats semi-naturels qui ne reçoivent ni fertilisants ni pesticides et sont gérés de manière extensive [1]

Elles fournissent de nombreux services écosystémiques et aménités dont en termes de paysage, de protection du sol, de l'eau et de l'air, d'offre en caches et biotopes favorables à la survie et pour la reproduction de nombreuses espèces (dont auxiliaires de l'agriculture).

Typologie[modifier | modifier le code]

Les infrastructures agroécologiques comprennent[1],[2] :

Services écosystémiques[modifier | modifier le code]

En fournissant des services écosystémiques, elles peuvent contribuer à améliorer la production en diminuant les besoins en intrants chimiques et énergétiques.

Les haies et les surfaces enherbées contribuent à la régulation des flux hydriques, à la diminution de l'érosion et au stockage de l'eau dans les sols[2]. La diminution de l'érosion et le ralentissement des flux hydriques contribue également à l'amélioration de la qualité de l'eau, en favorisant les processus de dégradation des molécules organiques par les microorganismes, de dénitrification et d'absorption des nutriments par les plantes, ce qui conduit à une diminution la teneur en azote, en phosphore et en pesticides des eaux de ruissellement.

Les infrastructures agroécologiques constituent des habitats importants pour la biodiversité[2]. Elles jouent un rôle majeur dans le maintien ou la restauration de la connectivité biologique de la partie rurale de la trame verte et bleue, en formant des corridors biologiques[3]. Elles abritent également des espèces pollinisatrices et auxiliaires qui fournissent des services de pollinisation et de régulation des bioagresseurs aux cultures adjacentes[2].

État des lieux et conservation[modifier | modifier le code]

En France, l'Observatoire National de la Biodiversité a développé un indicateur intitulé « Évolution des infrastructures agroécologiques (IAE) favorables à la biodiversité ». La première évaluation de l'état de ces infrastructures a montré de grandes disparités selon les petites régions agricoles ; Ainsi, en 2012, si en moyenne 20,3 % (soit 5,7 millions d'ha) de la surface agricole utile pouvait encore être considérée comme IAE, ces dernières sont surtout situées en basse et moyenne montagne et dans les petites régions agricoles traditionnellement herbagère, et très localement dans certaines zones humides, alors que les grandes régions agricoles où elles seraient le plus nécessaires en sont les plus dépourvues (moins de 5 % de la Surface agricole utile pour la Bourgogne, la Champagne-Ardenne, la région Centre-Val de Loire, l'Île-de-France, la Haute-Normandie, le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie).

Divers outils de diagnostic agri-environnemental des exploitations agricoles existent, dont par exemple Dialectes.

De nombreux pays ont des programmes de restauration des paysages ou d'écopaysages ruraux.

Par exemple la France dans le cadre de sa stratégie nationale pour la biodiversité a financé en 2012 un appel à projet sur ce thème, ouvert aux 7 régions déficitaires en IAE[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Commissariat général au développement durable (2012), Le point sur Les « infrastructures agro-écologiques » : état des lieux dans les communes françaises, no 145, Oct 2012 (PDF, 4pp)
  2. a b c et d Frédéric COULON – Solagro, Les infrastructures agroécologiques : état des lieux et enjeux d’une reconnaissance dans la PAC 2014, Salon international de l'agriculture - , http://www.pouruneautrepac.eu/wp-content/uploads/2012/09/3-Les-infrastructures-agro-ecologiques-Etat-des-lieux-et-enjeux-Solagro.pdf
  3. « Infrastructure agroécologique – Dictionnaire d'agro-écologie », sur dicoagroecologie.fr (consulté le 16 avril 2017)
  4. Ministère de l'écologie (2012), Appel à projets « Renforcement des infrastructures agroécologiques en milieu agricole » , PDF, 6 pp
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