Havre de pollution

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Usine émettant des panaches de fumée, surplombant le Yangtze.

Un havre de pollution est une zone géographique où, hypothétiquement, les conditions politiques et réglementaires sont réunies pour permettre à une nation industrialisée d'y délocaliser bureaux et usines et d'y bénéficier de conditions environnementales moins exigeantes qu'en son propre territoire. Il serait alors considéré comme l'option la moins « coûteuse » en termes de ressources et de travaux à engager pour installer une exploitation industrielle[1], au prix d'une dégradation de l'environnement.

Les pays en développement aux faibles coûts de main-d’œuvre et de matières premières, et ayant une réglementation environnementale peu exigeante deviennent ainsi des destinations à bon marché pour implanter une activité économique, alors qu'à l'inverse, les États développant une réglementation environnementale plus stricte constituent des zones où s'implanter devient coûteux. Ainsi, les entreprises qui font le choix d'investir à l'étranger peuvent être amenées à porter leur dévolu sur ce type de pays, aux standards environnementaux (en) moins exigeantes et aux contrôles et aux mesures coercitives moins importantes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Arik Levinson et M. Scott Taylor, « Unmasking the Pollution Haven Effect », International Economic Review (en), vol. 49, no 1,‎ , p. 223–254 (DOI 10.1111/j.1468-2354.2008.00478.x) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Portail de l’environnement
  • Portail de l’économie