Guillaume Alexandre Tronson du Coudray

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Guillaume-Alexandre Tronson du Coudray
Naissance
Reims
Décès
Sinnamary
Nationalité France
France
Pays de résidence France
Profession
Avocat
Autres activités
Famille

Guillaume Alexandre Tronson du Coudray, né à Reims le 18 novembre 1750, mort à Sinnamary (Guyane) en déportation le 27 mai 1798, était un avocat qui défendit Marie-Antoinette.

Biographie[modifier | modifier le code]

Neuvième d'une fratrie de dix, il est le fils de Nicolas Tronson, seigneur du Coudray, capitaine de bourgeoisie (1750), échevin de Reims et négociant (1771). Guillaume Alexandre fait des études au petit séminaire, puis fait son droit à l'Université de Reims après avoir obtenu une bourse. Il est licencié à 25 ans[1]. Il entre alors dans une maison de commerce qui lui fait faire des voyages d’affaires en Allemagne, en Pologne et en Russie. Il fut obligé de plaider contre son employeur et devint avocat.

Il prit comme son frère aîné le nom de Tronson du Coudray que ses descendants devaient porter au XIXe siècle.

Il avait épousé en 1789 Alexandrine Françoise Nau (1770-1846), fille d’un secrétaire du roi et eut trois enfants. Il est le frère du colonel Tronson du Coudray et l'oncle de Irénée Ruinart de Brimont

Avocat[modifier | modifier le code]

Il se fit connaitre par ses plaidoiries en particulier lors de l'Affaire Solar, le comte de Broglie contre l'abbé Georgel, mais essuya un revers avec l'Affaire Sanois.

Il s’offrit à la Convention pour la défense de Louis XVI ce qui lui fut refusé. En revanche, on lui confia la défense de la reine Marie-Antoinette lors de son procès (1793). Il est avocat au procès des Nantais (1794) et gagna grâce à sa plaidoirie poignante l'acquittement de ses clients.

Élu[modifier | modifier le code]

Emprisonné sous la Terreur, libéré, il fut sous le Directoire, élu député au Conseil des Anciens en 1795, il en devint secrétaire et œuvra pour le respect de la Justice et de la Constitution. Arrêté après le coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) pour soupçon de sympathie royaliste et envoyé en Guyane, la guillotine sèche où il meurt après un an de déportation.

Œuvres de Tronson-Ducoudray[modifier | modifier le code]

  • La Loire vengée ou Recueil des crimes de Carrier
  • Rapport de Tronson-Ducoudray au sujet du message du Directoire concernant l'approche des troupes, & les adresses de l'armée d'Italie. Séance du 3 Fructidor an V, P., Imprimerie nationale, (1797), 35pp

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reims, deux siècles d'évènements, 1600, 1800, Daniel Pellus, Fradet, 2005, page 133.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jacques de Cazotte, Un avocat dans la tourmente, Tronson du Coudray, 1993.
  • « Guillaume Alexandre Tronson du Coudray », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891

Liens externes[modifier | modifier le code]

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