Guillaume Alexandre Thomas Pégot

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Guillaume Alexandre Thomas Pégot

Naissance
Saint-Gaudens (Haute-Garonne)
Décès (à 85 ans)
Saint-Gaudens (Haute-Garonne)
Origine  France
Allégeance  Royaume de France
 Royaume de France
 République française
 Empire français
 Royaume de Naples
 Royaume de Naples
 Royaume de Naples
 Royaume de France
 Empire français (Cent-Jours)
 Royaume de France
Arme Marine
Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1790-1835
Commandement Commandant de la place de Toulouse
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Montréjeau (1799)
Distinctions Commandeur de l'ordre des Deux-Siciles
Chevalier de Saint-Louis
Commandeur de la Légion d’honneur
Famille Frère du général Jean Pégot

Guillaume Alexandre Thomas Pégot, né à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) le et mort dans cette même ville le , est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guillaume Pégot était le fils aîné de Bertrand Pégot, négociant franc-maçon, membre de l'Assemblée de Comminges puis de l'Assemblée Constituante et de Jeanne-Joséphine-Antoinette Lacroix (1749-1831). Son frère cadet, Jean Gaudens Claude, est également volontaire (1792), chevalier de l'Empire (1809) et général de brigade (1814).

Marin de la Révolution française[modifier | modifier le code]

Il se porte volontaire dans la marine en 1790. Pilotin sur le navire L’Hortézien (ou Orthézien) (1791-1792), il passe capitaine au 3e bataillon de volontaires des Hautes-Pyrénées le 8 juin 1792, puis lieutenant-colonel en second dudit bataillon. Suspendu de ses fonctions par les commissaires de la Convention, il rejoint l’Armée des Pyrénées orientales (1793-1795) où il devient adjoint provisoire aux adjudants généraux en décembre 1793.

Mis en non-activité en 1795, il est réemployé à l’Armée d'Italie (1796-1798) où il sert comme enseigne sur la flottille du lac de Garde (1796).

Fantassin du Directoire[modifier | modifier le code]

En 1799, servant à l’intérieur, il est chargé de conduire à l’armée d’Italie un détachement de conscrits de la Haute-Garonne. Devenu chef de bataillon à la suite de la 3e demi-brigade de ligne, adjoint à l’adjudant-général Barbot, à l’état-major de la 10e division militaire à Toulouse le 31 juillet, il se signale lors de la bataille de Montréjeau contre les insurgés de la Haute-Garonne, puis commande provisoirement la place de Toulouse. Il est réformé le 11 avril 1800.

Il est réemployé le 9 avril 1805, comme chef de bataillon à l’état-major de l’avant-garde, qui devient plus tard le 5e Corps de la Grande Armée sous les ordre du Maréchal Lannes le 27 juillet 1805.

Officier napolitain[modifier | modifier le code]

En 1806, l'empereur Napoléon Ier crée un Royaume de Naples qu'il confie à son frère Joseph le 30 mars 1806. Dans le même temps, Pégot passe au service du Roi de Naples, devenant major puis colonel au 1er régiment de ligne napolitain. En Catalogne, sous Duhesme, (1808-1810), il s’empare de l’ermitage de Moncada, puis sert à la défense de Barcelone.

Passé inspecteur aux revues dans l’armée napolitaine le 1er février 1812, général de brigade des armées napolitaines le 20 mars 1813), il démissionne du service de Naples le 22 février 1814, et rentre en France.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

La Première Restauration conciliante le reprend à son service en lui conservant son grade de général de brigade (mué en celui de Maréchal de camp) le 9 septembre 1814. On lui octroie le commandement supérieur du département de la Gironde afin qu'il y procède au licenciement des troupes en août 1815. Mis en non-activité en 1815, on le met à la retraite le 7 décembre 1825.

Replacé dans le cadre de réserve militaire par la Monarchie de Juillet en 1831, on le voit commandant du département de la Loire le 1er novembre 1833, puis admis définitivement à la retraite le 23 mai 1835.

États de services[modifier | modifier le code]

Campagnes[modifier | modifier le code]

  • Pilotin sur le navire L’Hortézien (ou Orthézien) (5 février 1791 au 4 mars 1792) ;
  • capitaine puis lieutenant-colonel en second au 3e bataillon de volontaires des Hautes-Pyrénées (1792) ;
  • suspendu de ses fonctions par les commissaires de la Convention, (21 novembre 1792) ;
  • Armée des Pyrénées orientales (1793-1795) :
    Adjoint provisoire aux adjudants généraux (décembre 1793).
  • Mis en non-activité en 1795 ;
  • Armée d'Italie (1796-1798) :
    Enseigne de vaisseau sur la flottille du lac de Garde (1796) ;
  • Sert à l’Intérieur (1799) :
    chargé de conduire à l’armée d’Italie un détachement de conscrits de la Haute-Garonne (25 mai 1799) ;
  • Chef de bataillon à la suite de la 3e demi-brigade de ligne :
    Adjoint à l’adjudant-général Barbot, à l’état-major de la 10e division militaire à Toulouse (31 juillet 1799) ;
    Il se signale à Montréjeau contre les insurgés de la Haute-Garonne (20 août 1799) ;
    Commandant provisoire de la place de Toulouse (20 octobre 1799) ;
  • Réformé le 11 avril 1800 ;
  • Chef de bataillon à l’état-major de l’avant-garde (9 avril 1805), qui deviendra plus tard le 5e Corps de la Grande Armée sous les ordre du Maréchal Lannes (27 juillet 1805).
  • Passe au service du Royaume de Naples (28 mars 1806) ;
  • Major au 1er régiment de ligne napolitain (16 juin 1806) ;
  • Colonel du même régiment (16 novembre 1807) ;
  • Campagne d'Espagne, sous Duhesme (1808-1810) :
    Brille à Moncada,
    Sert à la défense de Barcelone ;
  • Inspecteur aux revues dans l’armée napolitaine (1er février 1812) ;
  • Démissionne du service de Naples (22 février 1814) et rentre en France.
  • Repasse au service de la France (9 septembre 1814) ;
  • Commandant supérieur du département de la Gironde afin qu'il y procède au licenciement des troupes (15 avril 1815 - 27 août 1815) ;
  • Mis en non-activité (27 août] 1815) ;
  • Admis en retraite (7 décembre 1825) ;
  • Replacé dans le cadre de réserve militaire (22 mars 1831) ;
  • Commandant du département de la Loire (1er novembre 1833) ;
  • Admis définitivement à la retraite le 23 mai 1835.

Faits d'armes[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Règlement d'armoiries[modifier | modifier le code]

« D'azur au rocher à trois coupeaux, sommé d'un pégot (oiseau) d'or, soutenu d'une champagne de gueules, au signe des chevaliers légionnaires. L'écu est sommé d'une toque de velours noir, retroussée de sinople, à un porte-aigrette d'argent, surmonté d'une aigrette blanche[1]. »

Armes parlantes.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire des généraux de la Révolution et du 1er Empire par Georges Six, tomes 1 et 2 (1934)
  • Archives nationales (CARAN) – Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. (côte : 8 Yd 1 802).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Castillon, Héliodore, Histoire des populations pyrénéennes du Nébouzan et du pays de Comminges : depuis les temps les plus anciens jusqu'à la révolution de 89, Toulouse, Delsol, , 477 p. (lire en ligne) [1]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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