Gestion Actif-Passif

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Gestion Actif-Passif

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Pour les articles homonymes, voir ALM.

La Gestion Actif-Passif, souvent dénommée par son acronyme anglais ALM (Asset and Liability Management) analyse la situation du bilan au sens large[1] et son évolution probable sur un horizon de planification, en fonction de variables qu'elle précise (taux d'intérêt, développement commercial, autres variables marché).

Elle a pour objectif d'estimer et piloter l'équilibre entre les ressources et les emplois au regard des risques pris par l'établissement sous contrainte d'un niveau de rentabilité. Elle analyse systématiquement le risque de liquidité et le risque de taux, et s'assure du respect des règlementations domestiques et internationales afférentes.

Elle est pratiquée par les banques, les institutions financières et les compagnies d'assurance, au sein de leurs directions financières.


Sommaire

Typologie des risques

Périmètre traité par la gestion actif-passif

  • le risque de défaut ou risque de crédit : correspond au risque qu'un client ou qu'une contrepartie devienne insolvable (dépôt de bilan, redressement judiciaire). Ce risque de solvabilité est à l'origine de l'exigence d'un certain niveau de fonds propres minimum défini par le ratio de solvabilité.
  • le risque de liquidité  : traduit l'incapacité éventuelle de développer ses actifs ou de respecter ses engagements. Pour une banque, ils correpondent donc soit à une perte d'opportunité, soit à l'occurence d'une crise de liquidité lorsqu'elle n'est plus en mesure d'honorer les sorties d'argent (retrait sur dépôts à vue, déblocage de nouveau prêt, remboursement d'emprunt) en dépit des rentrées d'argent (remboursement de prêt, émission de nouveaux emprunts) d'une part, et de ses disponibilités (compte à vue, actifs liquides, fonds propres), d'autre part.
  • le risque de taux : correspond à l'incertitude des résultats de l'établissement (sur la marge d'intérêt, les produits d'activités de marché, et la valeur de l'établissement) induits par sa sensibilité aux variations de la courbe des taux. En ALM, il repose sur une approche en intérêts courus (risque sur la marge d'itnérêt) ainsi que sur une approche en valeur de marché (pour la partie comptabilité en juste en valeur, et les indicateurs réglementaires reposant sur des calculs en valeur actuelle nette).
  • le risque de change : il est lié aux activités en devise, qui se reflètent par les positions au bilan (prêteuse ou emprunteuse nette contre la devise de référence), et le niveau de couverture retenue.
  • le risque de marché : ce risque correspond aux impacts des autres variables de marché que celle des taux et des changes : composante action, corrélation et volatilité sont autant d'éléments pris en compte dans ces risques. Comme le risque de crédit, il fait également l'objet d'une exigence de fonds propres à travers le ratio de solvabilité.

En dehors du périmètre de la gestion actif-passif

  • le risque opérationnel : risques induits par un incident dans le processus de gestion courant des opérations. Il peut notamment être induit par un employé (erreur humaine), un système (bug) ou un tiers (fraude, vol, etc.)
  • le risque de modèle  : les techniques de valorisation et de planification reposent sur des hypothèses qui sont par nature fausses. Ainsi, dans les travaux de gestion actif- passif, des écarts sur les comportements de la clientèle (nouvelle production, collecte, remboursements anticipés) ou sur les hypothèse d'évolution des taux biaisent les analyses dans des proportions variables, et peuvent amener les instances de gouvernance à prendre des décisions de gestion défavorables à l'établissement.
  • les autres risques : le risque de réputation, le risque de catastrophe exceptionnelle (naturelle, économique, etc.)

Concepts ALM

Gap de liquidité statique, qui illustre la position de transformation naturelle d'une banque : emprunteur à court terme (2 premières périodes), prêteur décroissant ensuite
Cycle de vie d'un prêt
  • Impasse ou gap

Une impasse constitue la différence[2] entre les emplois et les ressources du bilan pour un ensemble d'opérations, à une date ultérieure donnée.

Cet ensemble d'opérations retenues peut être restreint à un sous-ensemble d'opérations ayant des caractéristiques communes comme le type de taux (fixe, variable, révisable à telle fréquence) ou l'engagement préalable en date d'analyse (en stock, en prévision).

 Impasse_{\scriptstyle{index}}(t) = \sum_{\mathrm{Actif} } Encours _{\scriptstyle{index}}(t)  - \sum_{\mathrm{Passif} } Encours _{\scriptstyle{index}}(t)


La présentation graphique de l'évolution de ces impasses dans le temps, selon un pas d'analyse généralement trimestriel, permet d'illustrer les perspectives et de mettre en lumière les enjeux financiers.

  • Statique vs dynamique

L'analyse statique ne retient que l'évolution future des encours d'opérations déjà engagées, ou en stock. L'analyse dynamique élargit le périmètre d'analyse en ajoutant à l'évolution future des encours du stock, celle des encours des opérations induites par les hypothèses de production nouvelle.

  • Écoulement et cycle de vie

La gestion actif-passif assigne à l'ensemble des opérations un cycle de vie en précisant notamment les dates initiale et d'échéance, que ces dernières soient contractuelles (cas d'un prêt) ou non (cas d'un compte à vue). Voir infra dans modélisation de l'évolution du bilan.

Gestion du risque de liquidité

La gestion du risque de liquidité constitue, avec la solvabilité, la préoccupation primordiale des institutions financières, et des banques en particulier[3].

La particularité des bilans de ces institutions réside dans :

  • la comptabilisation dans ses livres des opérations clientèle
  • le renouvèlement permanent de tous les actifs et de tous les passifs
  • la faible proportion des immobilisations et des capitaux propres
  • la proportion significative des opérations de prêt et emprunts interbancaires

Ce dernier point expose fortement les banques au risque de réputation "interbancaire", qui se matérialise lorsqu'une banque ne peut plus faire face à ses besoins de liquidité. En effet, dès que la réputation d'un établissement est atteinte, ce dernier peut se voir refuser le renouvèlement d'emprunts consentis par des confrères, comme l'a révélé la crise de liquidité de 2007-2009.

L'analyse de ce risque est illustré par l'impasse de liquidité statique, qui est généralement prêteur décroissant pour une banque[4]

Les banques sont tenues de respecter dans certains pays, des ratios relatifs à la liquidité, imposés par les régulateurs domestiques. En France, la Commission Bancaire impose aux banques de respecter un coefficient de liquidité[5] à court terme. Il est définit comme la rapport des liquidités pondérées sur les engagements à vue et à court terme (à moins d'un mois), également pondérées. Ce coefficient doit être en permanence supérieur à 100%.

Quoique actuellement non harmonisée, l'émergence d'une règlementation internationale est susceptible d'aboutir prochainement[6] tandis que la Commission Bancaire planche déjà sur la réforme de la réglementation actuelle[7].

Gestion du risque de taux

L'analyse du risque de taux repose sur deux approches antagonistes : l'une en intérêts courus, et l'autre en valeur actuelle nette [8]. La gestion du risque de taux se focalise avant tout sur l'approche en intérêts courus et donc sur les impasses statiques et dynamiques des opérations présentant des caractéristiques de rémunération homogène : taux fixe, variable ou révisable. Elle accorde une importance particulière à l'impasse à taux fixe qui correspond à la position de transformation de la banque.

Impasses (ou gaps) par type de taux

Les impasses sont analysées par sous-ensembles d'opérations sensibles en intérêt à une même variable.

L'impasse à taux fixe ou à taux certain, correspond aux opérations dont le taux est connu et invariable pendant une durée déterminée sur la période d'analyse. Elle comprend les contrats à taux fixe, les contrats à taux révisable pour la période courant jusqu'à leur date de prochaine révision, ainsi que les contrats capés ou floorés sur la période pendant laquelle le seuil (strike) de cap ou de floor est franchi.

Un même contrat peut donc faire partie de différentes impasses selon la date, mais à chaque instant, il ne peut appartenir qu'à une seule impasse.

En plus de l'impasse taux fixe, la gestion actif-passif distingue également les impasse à index :

  • l'impasse taux révisable qui comprend les produits dont le taux est révisé à une fréquence supérieure ou égale à 1 mois.
  • l'impasse taux variable qui comprend les produits dont le taux varie chaque jour.
  • l'impasse inflation qui comprend les produits dont le taux est révisé en fonction de l'inflation (livrets d'épargne réglementée, OATi)
  • l'impasse taux zéro qui comprend les produits sans taux associé tels que les fonds propres, les immobilisations, certains comptes de régularisation, des participations, et éventuellement les dépôts à vue.


En statique, la somme de ces impasses par type de taux est égal à l'impasse de liquidité statique, tandis qu'en dynamique, la somme des impasses à index est égal à l'impasse à taux fixe


L'impasse d'option

d. Les options cachées

Ce sont des options intégrées implicitement dans les produits commercialisés par la banque. Quelques exemples :

* Les remboursements anticipés

Les remboursements anticipés ont un impact important sur la marge car les emplois sont réduits brutalement alors que des ressources y ont été adossées au début du contrat. Avec l'inconvénient que ces ressources ne font pas l'objet de remboursements ancticipés.

Le travail du gestionnaire ALM consistera alors à modéliser l'écoulement de ses crédits en tenant compte d'un pourcentage de remboursements anticipés. Différentes possibilités existent pour les modéliser : sur base de l'historique, en tenant compte de l'évolution des taux (une augmentation des taux réduit le taux de remboursement anticipé sur crédit à taux fixe mais augmente le taux de remboursement anticipé sur les crédits à taux variables).


* Le décalage entre l’offre commerciale et le funding

Lorsque le taux de crédit est accordé à un client, il reste en général une période de 2 mois pour accomplir les formalités légales. Pendant ce délai les taux peuvent changer fortement. Ce qui aura un impact car à la date de démarrage du crédit, la banque devra se refinancer également à des taux différents.

Exemple : Crédit accordé à 5,30 % dont une marge nette de 35 bp pour la banque. 2 mois plus tard les taux ont augmenté de 50 bp. Sans couverture de ce risque, la perte pour la banque sera de 15 bp.


* Modification du comportement des clients (retraits massifs)

Cela ressemble également aux remboursements anticipés des crédits. Il s'agit pour la banque de modéliser l'impact de retrait massif de certains clients. Cela est d'autant plus vrai lorsqu'une banque lance un nouveau produit à haut rendement pour attirer en masse des nouveaux clients qui pourront à leur tour repartir aussi vite.


* Options intégrées aux produits en portefeuille

Certains titres en portefeuille comprennent des options explicites qui permettent à l'émetteur de les rembourser anticipativement, de modifier le taux du placement (cap, floor, put, call, ...).

Pilotage de l'impasse à taux fixe

Analyse en valeur actuelle nette vs analyse sur la marge d'intérêt

* Mesure du risque de taux par rapport à la marge nette d'intérêts

On mesure le risque de taux simplement en multipliant l'impasse de taux fixe par le pourcentage de sensibilité que l'on veut mesurer. Le plus courant étant de mesurer la sensibilité pour une variation de taux de 1%. L'impact devant être inférieur à 10 % de la marge nette d'intérêts. Le taux de 10 % est propre à chaque banque mais est le plus généralement utilisé.

Pour une impasse à taux fixe prêteuse de 20 Mds€, une variation des taux courts de 1% aura un impact, sur un an, de 1% * 20 Mds€ = 200 M€


* La mesure de la sensibilité des fonds propres à la fluctuation des taux d’intérêt.

cf Bâle 2

Recommandations de Bâle II sur la gestion du risque de taux

Les recommandations ci-dessous proviennent des organes de régulation domestiques dont l'origine provient de la Banque des Règlements Internationaux.

  • l’engagement du plus haut organe d’administration dans la définition des stratégies, l’approbation de toutes les politiques importantes et le contrôle effectif de leur mise en oeuvre ;
  • l’adoption, par la direction effective (le cas échéant, par le comité de direction) de politiques et de procédures adéquates en matière d’identification, de mesure, de surveillance et de contrôle des risques ;
  • les séparations de fonction nécessaires afin de prévenir les conflits d’intérêt potentiels ;
  • le cas échéant, la gestion du risque de taux d’intérêt sur base consolidée et sur base sociale ;
  • la mise en oeuvre d’une approche globale tenant compte de toutes les sources possibles du risque de taux d’intérêt ;
  • le risque de taux d’intérêt inhérent aux éventuels nouveaux produits et activités ;
  • l’instauration de systèmes internes de limitation des risques (par exemple : limites internes) proportionnels à la capacité financière de l’entreprise ;
  • la prise en compte de scénarios de crise (fluctuations significatives des taux d’intérêt, modifications des hypothèses de corrélations, modifications du comportement de la clientèle, etc…) ;
  • l’adéquation des systèmes internes de circulation de l’information et de reporting ;
  • l’adéquation du système de contrôle interne.


Source : Dans le cadre du contrôle et de l’évaluation de l’adéquation de la gestion des risques, la CBFA veillera principalement au respect des principes formulés dans les documents intitulés « Technical aspects of the management of interest rate risk arising from non-trading activities under the supervisory review process », publié le 3 octobre 2006 par le Committee of European Banking Supervisors (CEBS), qui décline les principes de management et supervision du risque de taux d'intérêt édictés par la Banque des Règlements Internationaux [9] , publié en juillet 2004 par le Comité de Bâle, auquel renvoie explicitement le document du CEBS.

Modélisation de l'évolution du bilan

Caractéristiques et hypothèses des produits du stock

* Encours et taux moyens

L'essentiel et un des éléments les plus délicats à mettre en place, c'est de pouvoir se baser sur des encours moyens et des taux moyens pour l'ensemble des produits. En effet, il serait impossible de travailler sur des soldes comptables.


* Produits échéancés / produits non échéancés

Les produits échéancés sont relativement faciles à modéliser car ils comprennent une date de maturité. L'écoulement de ces produits étant fixé par rapport à leur date de maturité.

Par contre les produits non échéancés, sont quant à eux plus complexes à modéliser car objet d'hypothèses importantes. Il s'agit de produits tels quel les comptes courants, les carnets de dépôts.

Les sommes placées sur un compte courant peuvent par définition être retirées immédiatement mais dans la pratique, ces sommes sont considérées comme constantes.

La pratique consiste à cristalliser ces sommes sur la période d'analyse.


* Maturité VAN / MNI

Dans l'approche MNI, un compte courant par exemple peut avoir une maturité de 15 ans. Par contre dans une approche VAN, l'actualisation d'un compte-courant sur 15 ans n'est pas correct.

En pratique, le compte courant sera fixé sur une maturité de 15 ans mais associé à un taux révisable de 6 mois pour le calcul de la VAN.


* Les options cachées : RBA, décalage offre

Il convient d'intégrer dans les produits en stock des taux de remboursements anticipés (RBA) pour les crédits, la couverture du décalage entre l'offre d'un crédit à les ressources associées.


* La duration

La duration est la durée moyenne de vie moyenne de tous les flux d'un produit. Exemple : un crédit de 15 ans aura une duration de 6 ans. Ce qui signifie que la banque doit financer la liquidité sur 15 ans, mais couvrir son funding sur une période de 6 ans.


* Les produits hors-bilan

Souvent négligés dans la modélisation ALM, les produits hors-bilan ont un impact important car ces produits peuvent être commercialisés en transférant des ressources du passif du bilan.

Il s'agit donc de bien intégrer les hypothèses de développement commerciales dans la modélisation ALM.

Exemple : la commercialisation de nouvelles sicavs (hors-bilan) se fera en prélévant des ressources du type Carnet d'épargne (passif).

Caractéristiques et hypothèses de la nouvelle production

Taux de cession interne

Les taux de cession internes (TCI)[10] constituent les taux auxquels l'ensemble des opérations est échangé en interne afin de transférer les risques liés à l'activité bancaire à un pool de trésorerie, et de désensibiliser la marge commerciale aux risques liés à la politique retenu par l'établissement. A l'instar des prix de cession dans l'industrie, ils permettent de déterminer les produits par centre de profit.


Gestion des risques et politique ALM

En pratique, quelles sont les missions de l'instance de décision ?

Lorsque les perspectives de marge et de niveau de risques sont portés à la connaissance de l'instance de décision d'un établissement financier, celui-ci définit alors sa politique ALM qui consiste à :

  • déterminer le niveau souhaitable d'exposition de l'établissement aux différents risques (liquidité, taux)
  • valider les orientations de développement commercial
  • optimiser l'impasse à taux fixe
  • s'assurer du respect des ratios réglementaires
  • anticiper les opérations de refinancements à moyen terme
  • déterminer la politique tarifaire interne


Afin de mettre en place cette politique, l'instance de décision Gestion actif-passif :

  • retient des hypothèses budgétaires et valide les conventions retenues
  • détermine les caractéristiques (montant, durée et fréquence) et timing des refinancements à mettre en place
  • valide les opérations de couverture (en cash ou en dérivé) à mettre en place, conformément aux contraintes comptables (IFRS notamment), en précisant les fenêtres de tir
  • influence la tarification des produits distribués aux clients
  • s'assure du niveau adéquat des capitaux propres
  • précise les règles de tarification interne qui permettront d'immuniser la marge des centres de profit

Ratios prudentiels

Les ratios prudentiels sont déclinés au niveau de chaque banque centrale locale. Ces ratios sont généralement la traduction des recommandations émanant du Comité de Bâle sur la supervision bancaire(BRI) qui propose des règles prudentielles de gestion des risques.

Le Comité de Bâle de n'est pas parvenu à définir et donc à imposer une méthodologie de calcul de fonds propres nécessaires pour couvrir le risque de taux. Ce risque ne fait donc pas l'objet d'un besoin de fonds propres réglementaires (Pilier I). Il fait toutefois l'objet d'une exigence en fonds propres économiques dans le cadre du Pilier II, dont la méthodologie de calcul est propre à chaque établissement. Ces méthodologies requierent l'accord des régulateurs domestiques comme celui de la Commission Bancaire en France.

Ratio Description Limite Commentaire
Solvabilité Montant des risques pondérés rapporté aux fonds propres réglementaires 8%
Liquidité Montant des liquidités rapporté à celui des exigibilités 100%
Risque de taux Bâle 2[9] Sensibilité de la VAN à un choc de taux de 200 bp selon établissement
Sensibilité de la marge Impacts sur la marge d'intérêts des écarts sur le scénario de taux selon établissement
Ressources permanentes Prorata des emplois rapportés aux ressources, de plus de 5 ans 60% abrogé en 2007

Enjeux et limites de la Gestion actif-passif

La gestion actif-passif est au centre des préoccupations des établissements financiers car elle permet de piloter la marge d'intérêts, et de s'assurer qu'il n'y a ni dépassement de limitation de vitesse (risque de taux), ni asséchement prochain du réservoir d'essence (risque de liquidité). Néanmoins, elle ne permet pas d'anticiper une éventuelle crevaison[11].

En revanche, comme tout exercice de planification, elle présente des limites dans la mesure où elle s'appuie sur des hypothèses qui prolongent généralement les tendances observées. Les erreurs commises par la Gestion Actif-Passif proviennent :

  • du risque de modèle (comportements clientèles, écoulements du stock)
  • de la pertinence des hypothèses de production, très souvent en mode "stationnaire"
  • de la précision et de l'exhaustivité du système d'information
  • de l'adéquation des moyens alloués à la fonction
  • de la compétence des hommmes

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • AFGAP - Association Française des Gestionnaires Actif-Passif
  • PRMIA - Association Internationale des Praticiens de la Gestion des Risques

Bibliographie

  • Paul Demey, Antoine Frachot, Gaël Riboulet, Introduction à la Gestion Actif-Passif Bancaire, Economica, Gestion, 2003, (ISBN 2717846867)
  • Michel Dubernet, Gestion Actif-Passif et Tarification des Services Bancaires, Economica, Connaissance de la gestion, 1997, (ISBN 2717832335)
  • (en) Joël Bessis, Risk Management in Banking, Wiley, 2002

Notes et références

  1. en prenant en compte les opérations figurant au hors-bilan, et notamment les dérivés, les engagements de financement et les engagements de garantie
  2. La convention de signe des impasses n'est pas normée, et doit donc être précisée
  3. Charles Goodhart, « Gestion du risque de liquidité », 2008, Banque de France in Revue de la stabilité Financière
  4. une banque gagne sa vie en prêtant à moyen terme et en empruntant à court terme, ce qui, en général, permet de dégager une marge de transformation positive
  5. Comité de la Réglementation Bancaire, « CRB 88-01 relatif à liquidité », 1988 modifié, Banque de France}}
  6. Comité de Bâle, « Principles for Sound Liquidity Risk Management and Supervision », 2008, Bank of International Settlements
  7. Natacha Valla, Béatrice Saes-Escorbiac, Muriel Tiesset, « Liquidité bancaire et stabilité financière », 2006, Banque de France in Revue de la stabilité Financière
  8. Marie-Cécile Paillier, « Mesure et gestion du risque de taux d'intérêt bancaire : approche théorique », 2003, Thèse de l'Université de Limoges
  9. ab Comité de Bâle, « Principles for the Management and Supervision of Interest Rate Risk », 2004, Bank of International Settlements
  10. parfois dénommé par leur acronyme anglais FTP pour Fund Transfert Pricing
  11. métaphore utilisée par N. Taleb dans The Black Swan, et récupérée ici dans un contexte similaire



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