Georges Térof

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Louis Émile Georges Lempereur dit Georges Térof[1],[2] ou Térof[note 1], né à Paris 11e le [3] et mort à Nice le [4], est un acteur de théâtre et de cinéma français.

Biographie[modifier | modifier le code]

En dehors des rôles qu'il a interprété tant au théâtre qu'au cinéma, on connait peu de chose de la vie de Georges Térof sinon qu'il a débuté en 1893 à l'âge de 19 ans au théâtre Déjazet puis qu'il a été engagé de 1908 à 1913 au théâtre de l'Athénée, où il joue dans des pièces de Georges Feydeau, de Tristan Bernard ou de Francis de Croisset, en particulier lors de la création d'Arsène Lupin en octobre 1908. Il apparaît pour la première fois sur les écrans en mai 1913 et y sera présent dans une quarantaine de films jusqu'en 1944.

La Première Guerre mondiale interrompt la carrière de Térof tant au théâtre qu'au cinéma. Elle ne reprend qu'après la fin du conflit non plus à Paris mais à Nice où il s'est installé avec son épouse et où, désormais, ils tourneront et se produiront sur scène. En novembre 1921, il devient d'ailleurs vice-président de l'Union des Artistes Cinématographiques de Nice[5], ce qui confirme qu'il était déjà bien implanté dans la région à cette époque.

Marié en janvier 1901[6] à la comédienne Henriette Clairval[note 2], connue également sous le nom de Clairval-Térof, il tournera avec elle dans plusieurs films[7]. Grand sportif dans sa jeunesse, Térof s'illustra notamment dans la course cycliste[8].

Georges Térof meurt à Nice cinq ans à peine après la sortie de son dernier film Béatrice devant le désir de Jean de Marguenat à l'âge de 74 ans.

Carrière au théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1895 : Un Carnaval d'auvergnats, opérette en 1 acte d'Émile Max et Eugène Leclerc, musique d'Auguste Gutello[9], au théâtre de Montargis (6 janvier)
  • 1896 : Le Troupier qui suit les bonnes, vaudeville en 3 actes de Clairville, Pol Mercier et Léon Morand, au théâtre Déjazet (octobre) : Albinos[10]
  • 1896 : Paris pour le Tsar, revue de Jules Oudot et Henry de Gorsse, au théâtre Déjazet (décembre) : Cabochon / Coquelin[11]
  • 1897 : Une Fille encombrante, comédie-bouffe en 2 actes d'Albert Guimbourg, au théâtre Déjazet (3 février) : Lucien[12]
  • 1897 : Les Locataires de M. Blondeau, vaudeville en 5 actes d'Henri Chivot, au théâtre Déjazet (10 avril) : Tancrède[13]
  • 1897 : Une Paire de bottes, vaudeville en 1 acte d'Henri Chivot, au théâtre Déjazet (10 avril) : Clampin[14]
  • 1897 : Les Femmes de Paul de Koch, vaudeville fantastique en 5 actes et 9 tableaux, de Léon et Frantz Beauvallet, au théâtre Déjazet (8 mai) : le Tourlourou / Nicolas Toupet[15]
  • 1897 : La Voleuse d'enfants, drame en 5 actes et 6 tableaux d'Eugène Grangé et Lambert Thiboust, au théâtre de la République : Bob[16]
  • 1897 : La Noce de Grivolet, vaudeville-opérette en 3 actes d'Henri Kéroul et Charles Raymond, musique de Marius Carman, d'après Don Carlos de Schiller, au théâtre Déjazet (octobre) : Dardillon
  • 1897 : P'tit gars, drame en 5 actes et 8 tableaux de Fernand Meynet et Marie Geffroy, au théâtre de la République (25 novembre) : le gendarme Bigoudis
  • 1898 : Les Girouettes, comédie-bouffe en 3 actes de de Jules Lecoq et Georges Mathieu, au théâtre Déjazet (31 mai) : Jean
  • 1898 : Mam'zelle Paris, vaudeville en 1 acte de Léon Miral, au théâtre Déjazet (19 octobre) : Musardon
  • 1898 : A qui l'enfant ?, pièce en 3 actes de Léon Miral et Louis Nicarl, au théâtre Déjazet (19 octobre) : Adolphe
  • 1898 : La Turlutaine de Marjolin, vaudeville en 3 actes de Maurice Soulié et Charles Darantière, au théâtre Déjazet (30 novembre) : Pinchard
  • 1899 : L'Oncle d'Adolphe, vaudeville en 1 acte de Victor Gréhon et Pierre Monville, au théâtre Déjazet (31 janvier) : Plombinel[17]
  • 1900 : Le Courrier de Lyon, drame en 5 actes et 7 tableaux d'Eugène Moreau, Paul Siraudin et Alfred Delacour, au théâtre des Folies-Dramatiques (15 novembre) : Fouinard
  • 1901 : Amour aveugle, comédie en 5 actes en vers d'Albert Darmont, au théâtre des Folies-Dramatiques (11 janvier) : Arsène
  • 1901 : Le Bossu, drame en 5 actes et 12 tableaux de Paul Féval et Anicet Bourgeois, au théâtre des Folies-Dramatiques (25 janvier) : Passepoil[18]
  • 1901 : L'Auréole, comédie en 5 actes de Jules Chancel et Henry de Gorsse, au théâtre de l'Athénée (21 novembre) : un actionnaire
  • 1902 : Famille-Sans-Nom, drame à grand spectacle en 5 actes, 1 prologue et 8 tableaux de Théo Bergerat, d'après le roman de Jules Verne, au théâtre du Château-d'Eau (29 mars) : Thomas Harcher
  • 1908 : Le Boute-en-train, comédie-vaudeville en 3 actes d'Alfred Athis, au théâtre de l'Athénée (30 janvier) : le substitut Pomarel[19]
  • 1908 : La Conquête des fleurs, comédie fantaisiste en 3 actes de Gustave Grillet, au théâtre de l'Athénée (10 mai) : l'esclave
  • 1908 : Le Chant du cygne, comédie en 3 actes de Georges Duval et Xavier Roux, au théâtre de l'Athénée (29 mai) : Dominique[20]
  • 1908 : Arsène Lupin, pièce en 4 actes de Francis de Croisset et de Maurice Leblanc, au théâtre de l'Athénée (28 octobre) : Firmin, le garde-chasse
  • 1908 : Gaby se marie, pièce de caractère en 1 acte de Maurice de Faramond, au théâtre de l'Athénée (2 novembre) : Davincourt
  • 1909 : Le Greluchon, comédie en 4 actes de Maurice Sergine, au théâtre de l'Athénée (17 mars) : Joseph, le valet de chambre[21]
  • 1909 : La Cornette, comédie en 3 actes de Jeanne et Paul Ferrier, au théâtre de l'Athénée (8 octobre) : le docteur Barentin[22]
  • 1909 : Un Mariage à Londres, comédie en 1 acte de Louis Forest, au théâtre de l'Athénée (octobre) : Jackson
  • 1909 : Page blanche, comédie en 4 actes de Gaston Devore, au théâtre de l'Athénée (5 novembre) : le colonel
  • 1910 : Les Bleus de l'Amour, comédie en 3 actes de Romain Coolus, au théâtre de l'Athénée (6 décembre) : le président Brunin[23]
  • 1911 : L'Incident du 7 avril, comédie en 1 acte de Tristan Bernard, au théâtre de l'Athénée (20 mai) : Messadié
  • 1911 : M. Pickwick, comédie burlesque en 5 actes de Georges Duval et Robert Charvay, d'après le roman de Dickens, au théâtre de l'Athénée (21 septembre) : Fogg[24]
  • 1912 : Le Diable ermite, comédie en 4 actes de Lucien Besnard, au théâtre de l'Athénée (15 novembre) : le garçon de bar
  • 1913 : La Main mystérieuse, comédie d'aventures en 3 actes de Fred Amy et Jean Marsèle, au théâtre de l'Athénée (9 janvier) : William
  • 1913 : La Semaine folle, comédie en 4 actes d'Abel Hermant, au théâtre de l'Athénée (28 mars) : Cyril
  • 1913 : Le Bourgeon, comédie en 3 actes de Georges Feydeau, au théâtre de l'Athénée (juin) : Luc / l'abbé Bourset
  • 1913 : Paraphe 1er, comédie en 3 actes de Louis Bénière, au théâtre Fémina (22 novembre) : Saint-Alban
  • 1913 : Triplepatte, comédie en 5 actes de Tristan Bernard et André Godfernaux, au théâtre de l'Athénée (30 novembre) : le marquis d'Avry
  • 1914 : Madame Flirt, comédie en 4 actes de Paul Gavault et Georges Berr, au théâtre Fémina (4 mars) : La Tourette
  • 1914 : Pétard, pièce en 3 actes d'Henri Lavedan, au théâtre du Gymnase (mai) : l'instituteur[25]
  • 1914 : Le Zèbre, vaudeville en 3 actes de Paul Armont et Nicolas Nancey, au théâtre de la Renaissance, (28 juillet) : François
  • 1915 : La Kommandantur, pièce en 3 actes de Jean-François Fonson, au théâtre du Gymnase (28 avril) : Durand[26]
  • 1923 : Les Romanesques, comédie en 3 actes en vers d'Edmond Rostand, au théâtre de Verdure de Nice (août) : Pasquinot[27]
  • 1924 : La Présidente, comédie en 3 actes de Maurice Hennequin et Pierre Veber, au nouveau Casino de Nice (janvier) : le président Tricointe[28]

Carrière au cinéma[29][modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Térof est l'anagramme du nom de famille de sa mère née Forêt.
  2. Henriette Grenouillet dite Henriette Clairval (1875-19..) est une chanteuse et comédienne active entre 1898 et 1933. Ses liens éventuels avec l'artiste lyrique Jane Clairval et l'acteur et scénariste Jean Clairval ne sont pas connus.
  3. Dans ce premier film, Georges Térof reprend le rôle de Passepoil qu'il avait déjà interprété sur scène en 1901 au théâtre des Folies-Dramatiques.
  4. Le négatif a été détruit dans un incendie (source IMDb).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Groupez-vous. "Le Syndicat des Spectateurs". Comoedia, 12 octobre 1919, p. 3, disponible sur Gallica.
  2. Collection complète du journal Les Mines d'or. Illustrations. L'Or et l'argent, 11 février 1896, p. 3, disponible sur Gallica.
  3. Acte de naissance n° 3472 avec mentions marginales du mariage et du décès (vue 31/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 11ème arrondissement, registre des naissances de 1874.
  4. Date et lieu de décès figurant en mentions marginales de l'acte de naissance.
  5. Les cinémas. Union des Artistes Cinématographiques de Nice. Comoedia, 27 novembre 1921, p. 5, disponible sur Gallica.
  6. Acte de mariage n° 54 (vue 3/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 17ème arrondissement, registre des mariages de 1901. Parmi les témoins à l'acte, le compositeur André Gédalge et le journaliste Joseph Aron.
  7. Le Sang des Finoël en 1922, La Cabane d'amour en 1923, Le Roi de la pédale, Monte Carlo et La Neuvaine de Colette en 1925, Par habitude en 1932 et Le Chemin du bonheur en 1933 (Source IMDb).
  8. La Course des Artistes. Comoedia, 12 juin 1908, p. 2, disponible sur Gallica.
  9. Auguste Goullet dit Gutello (1854-1931), compositeur, éditeur de musique et critique musical.
  10. Déjazet. L'Orchestre, octobre 1896, p. 2, disponible sur Gallica.
  11. Théâtre Déjazet. Les Annales du théâtre et de la musique, 1896, pp. 362-363, disponible sur Gallica.
  12. Théâtre Déjazet. Les Annales du théâtre et de la musique, 1897, p. 425, disponible sur Gallica.
  13. Les locataires de M. Blondeau. Le Photo-programme, 1896, disponible sur Gallica.
  14. Une paire de bottes. Le Photo-programme, 1896, disponible sur Gallica.
  15. Déjazet. Les Femmes de Paul de Koch. La Vie théâtrale, 20 mai 1897, p. 314, disponible sur Gallica.
  16. La voleuse d'enfants. Le Photo-programme, 1897, disponible sur Gallica
  17. L'oncle d'Amérique. Le Photo-programme, 1898, disponible sur Gallica.
  18. Théâtre des Folies-dramatiques. Les Annales du théâtre et de la musique, 1901, p. 417, disponible sur Gallica.
  19. Théâtre de l'Athénée. Le Boute-en-train. Comoedia, 31 janvier 1908, pp. 1-2, disponible sur Gallica.
  20. Feuilleton de Comoedia du lundi 20 mai 1912. "Le Chant du Cygne". Comoedia, 20 mai 1912, p. 2, disponible sur Gallica.
  21. Informations. Athénée. Comoedia, 24 mars 1909, p. 4, disponible sur Gallica.
  22. Théâtre de l'Athénée. "La Cornette". Comoedia, 9 octobre 1909, disponible sur Gallica.
  23. Courrier des théâtres. Théâtre de l'Athénée. L'Action française, 1er décembre 1910, p. 3, disponible sur Gallica.
  24. Au théâtre de l'Athénée. "M. Pickwick". Comoedia, 22 septembre 1911, p. 1, disponible sur Gallica.
  25. Au théâtre du Gymnase. "Pétard". Comoedia, 2 avril 1914, pp. 1-2, disponible sur Gallica.
  26. Édition originale disponible sur Gallica.
  27. Départements. Nice. Comoedia, 12 août 1923, p. 2, disponible sur Gallica.
  28. Dans les départements; Nice. La semaine théâtrele. Nouveau Casino. Comoedia, 28 janvier 1924, p. 3, disponible sur Gallica.
  29. Sources IMDb et Ciné-Ressources (Cinémathèque française).
  30. Cinématographes. Les prochains films. "Catherine". Comoedia, 16 mai 1924, p. 4, disponible sur Gallica.
  31. Vedette d'aujourd'hui : Georges Térof. Cinéa, 15 septembre 1924, p. 20, disponible sur Gallica.
  32. Dans les cinémas. Films Phocéa. "Monte-Carlo". Comoedia, 10 octobre 1925, p. 3, disponible sur Gallica.
  33. Films Albatros-Armor. "Feu Mathias Pascal". Comoedia, 1er août 1925, p. 1, disponible sur Gallica.
  34. L'activité cinégraphique. Cinéa, 1er juillet 1926, p. 24, disponible sur Gallica.
  35. Chronique des cinémas de Paris. L'activité cinématographique. Le Figaro, 4 juin 1933, p. 4, disponible sur Gallica.

Liens externes[modifier | modifier le code]

(en) Georges Térof sur l’Internet Movie Database

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