Georges Ier de Géorgie

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Georges Ier de Géorgie

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Georges Ier de Géorgie (en géorgien : გიორგი I, Giorgi I ; 99616 août 1027) est un roi de Géorgie de la dynastie bagratide, ayant régné de 1014 à 1027.

Sommaire

Biographie

Georges Ier est le fils unique de Bagrat III de Géorgie. Il devient roi à l’âge de 18 ans après la mort de son père le 7 mai 1014[1]. Comme son père, il adopte le titre de roi des Abkhazes et des Géorgiens (Kartvelians).

La construction de la cathédrale Svetitskhoveli à Mtskheta débute vers 1020, sous le règne de Georges Ier.

Dès qu’il monte sur le trône, les aznaours (nobles) de Kakhétie et d’Héréthie se saisissent des éristhaws nommés par le roi Bagrat III, qui a annexé leur pays, et rappellent leur ancien maître en la personne de Kviriké III de Kakhétie, le fils du prince David le Chorévêque[1]. Georges Ier est dans l’obligation de reconnaître ce dernier comme roi de Kakhétie. Cet événement retarde d’une centaine d’années l’incorporation de la Kakhétie dans le royaume unifié de Géorgie [2].

Selon l’historien arménien Mathieu d'Édesse, Georges Ier intervient en 1020 dans le conflit qui oppose les deux héritiers du roi Gagik Ier d'Arménie. Sous prétexte de prendre le parti de Hovhannés-Smbat III, fils aîné et héritier légitime, ses troupes occupent Ani et la pillent. Son action ne permet toutefois pas à son « allié » de triompher et il doit partager le royaume avec son frère cadet et compétiteur, Achot IV d'Arménie. Hovhannés-Smbat III reste de plus le vassal de Georges Ier, qu’il assiste dans ses futurs conflits avec l’Empire byzantin[3].

Georges Ier doit ensuite faire face à l’empereur byzantin Basile II. Ce dernier a en effet à la mort en 1000 de David le Grand Curopalate capté la plus grande partie des possessions de ce prince, qui jouxtent la frontière avec l’Empire byzantin, au détriment du roi Bagrat III de Géorgie, qui se considère comme le fils adoptif et l’héritier légitime de son parent bagratide.

Le jeune roi de Géorgie décide donc en 1015/1016 d’occuper le Tao, le centre du patrimoine contesté. Pour ce faire Georges Ier n’hésite pas à profiter des difficultés que rencontre Basile II dans la conquête de la Bulgarie et à conclure une alliance avec le Calife fatimide, principal ennemi de l’empereur en Orient. Les troupes grecques doivent battre en retraite.

Six ans après, alors que la Bulgarie est définitivement vaincue et annexée et que le Calife fatimide est mort, l’empereur Basile II décide de reconquérir les postions de l’Empire dans le Caucase. Les troupes géorgiennes sont vaincues à la bataille de Shirimni le 11 septembre 1021 près du lac de Balugntsis, et le général Rat Orbéliani, le fils cadet du prince Liparit Ier Orbéliani, est tué dans le combat[4]. Le roi de Géorgie vaincu se réfugie dans le Caucase mais il doit finalement traiter avec Basile II qui s’est retiré à Trébizonde. L’empereur victorieux accorde la paix à Georges Ier sous réserve que ce dernier renonce à ses prétentions sur le Tao, lui cède 14 forteresses frontalières du sud-ouest de la Géorgie et lui livre pendant trois ans son fils et héritier Bagrat comme otage à Constantinople [5]. .

Après la disparition du Basileus Basile II, le roi Georges Ier prépare sa revanche contre l’Empire byzantin lorsqu’il meurt subitement le 16 août 1027, âgé de seulement 31 ans, à Kutaisi. Il est inhumé dans la cathédrale de sa capitale.

C’est sous le règne de Georges Ier que sur l’intervention du Patriarche-Catholicos de Géorgie Melchisédech Ier est bâtie la cathédrale dite Svetitskhoveli (« du Pilier Vivant ») à Mtskheta, la vieille capitale et centre religieux de l’Ibérie (Karthlie).

Mariage et descendance

Georges Ier a conclu deux mariages :

1) Mariam de Vaspourakan dont :

2) Alda, fille du roi des Alains ou Ossètes, dont :


Précédé par Georges Ier Suivi par
Bagrat III
Roi de Géorgie
1014 - 1027
Bagrat IV

Notes et références

  1. ab Marie-Félicité Brosset, Histoire de la Géorgie, p. 306.
  2. Nodar Assatiani et Alexandre Bendianachvili, Histoire de la Géorgie, 1997 , p. 112
  3. Marie-Félicité Brosset, Histoire de la Géorgie : Additions et éclaircissements, Additions XI : « Récits des auteurs géorgiens sur le règne de Giorgi Ier ».
  4. Marie-Félicité Brosset, Histoire de la Géorgie : Additions et éclaircissements, Additions XI.
  5. Nodar Assatiani et Alexandre Bendianachvili, Histoire de la Géorgie, 1997 , p. 112

Sources

  • Nodar Assatiani et Alexandre Bendianachvili, Histoire de la Géorgie, 1997 , p. 112.
  • Marie-Félicité Brosset, Histoire de la Géorgie depuis l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle, v. 1-7, Saint-Pétersbourg, 1848-58 (lire ce livre avec Google Books : [1], [2]), p. 306-311.
  • Marie-Félicité Brosset, Additions et éclaircissements à l'Histoire de la Géorgie, Académie impériale des sciences, Saint-Pétersbourg, 1851 (lire ce livre avec Google Books : [3]), Addition XI « Récits des auteurs arméniens sur le règne de Giorgi Ier », p. 209-218.
  • René Grousset, L'Empire du Levant : Histoire de la Question d'Orient, 1949 , p. 153-154.
  • Cyrille Toumanoff, Manuel de Généalogie et de Chronologie pour le Caucase chrétien (Arménie, Géorgie, Albanie), 1976 , p. 121 & 545.

Lien externe

  • Gustave Schulmberger : L'Epopée Byzantine à la fin du Xe siècle: Deuxième partie chapitre IX
  • (en) Mariam Lordkiphanidze, Georgia in the XI - XII centuries, « Struggle for the unification of the Georgian lands », 1967. Consulté le 23 mars 2009.
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