Gare de Villiers - Montbarbin

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Villiers - Montbarbin

La halte avec l'ancien bâtiment voyageurs aujourd'hui fermé.
Localisation
Pays France
Commune Crécy-la-Chapelle
Quartier Montbarbin
Adresse Rue du Souterrain
77580 Crécy-la-Chapelle
Coordonnées géographiques 48° 51′ 48″ nord, 2° 52′ 59″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service
Caractéristiques
Ligne(s) Esbly à Crécy-la-Chapelle
Voies 1
Quais 1 latéral
Transit annuel 48 600 voyageurs (2016)
Zone 5 (tarification Île-de-France)
Altitude 52 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Marne et Morin Marne et Morin 8B 13A 13B

18 58 59 59E 73

Géolocalisation sur la carte : France

Villiers - Montbarbin

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Villiers - Montbarbin

Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne

Villiers - Montbarbin

La gare de Villiers - Montbarbin est une gare ferroviaire française de la ligne d'Esbly à Crécy-la-Chapelle, située sur le territoire de la commune de Crécy-la-Chapelle, dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Elle dessert le quartier Montbarbin de Crécy-la-Chapelle et la commune de Villiers-sur-Morin.

La halte est mise en service le 12 juillet 1902 par la compagnie des chemins de fer de l'Est. C'est aujourd'hui une halte de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains du réseau Transilien Paris-Est (ligne P).

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Villiers - Montbarbin, édifiée à 52 m d'altitude, est située au point kilométrique (PK) 8,159 de la ligne à voie unique d'Esbly à Crécy-la-Chapelle, entre les gares de Couilly - Saint-Germain - Quincy, dont elle est séparée par un pont de 60 mètres sur le Grand Morin, et Crécy-la-Chapelle principale gare de la commune et terminus de la ligne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès le 17 juillet 1879[1], une première loi mentionne une ligne d'intérêt général d'Esbly à Coulommiers. La loi du 30 avril 1886[2] confirme ce choix, en concédant « à titre éventuel » cette ligne à la compagnie des chemins de fer de l'Est.

Il faut attendre le 10 août 1893[2] pour que paraisse le décret, signé par le président de la République Sadi Carnot, confirmant la concession tout en la déclarant d'utilité publique. Les tractations pour le tracé et le financement retardent le début des travaux qui n'intervient qu'en 1895. La compagnie de l'Est ouvre la halte de Villiers - Montbarbin et la ligne au service commercial le 12 juillet 1902[1].

Le bâtiment voyageurs[modifier | modifier le code]

Pour les haltes de Villiers - Montbarbin et Montry - Condé, la Compagnie des chemins de fer de l'Est réalisa un plan type de bâtiment entièrement nouveau, rompant avec la tradition qui avait, jusqu'ici, favorisé la construction de bâtiments symétriques[3], qu'il était difficile d'agrandir sans devoir les défigurer et réorganiser la disposition intérieure.

Sur ces nouvelles gares, la disposition avec un corps central, flanqué au besoin de deux ailes symétriques disparaît au profit d'une disposition avec une construction à étage servant de logement de fonction pour le chef de gare et sa famille et une aile basse, dont la longueur varie selon les besoins et qui peut être ultérieurement allongé qui accueille[3] :

  • le bureau du chef de gare ainsi que le guichet ;
  • le vestibule (petite salle des pas perdus) ;
  • une salle d'attente (uniquement sur la version longue) ;
  • une consigne pour les bagages et petits colis ;
  • un espace pour peser les bagages et colis (sur la version courte, le pesage se fait dans le vestibule).

Deux versions furent réalisées, selon les besoins de la localité desservie[3] :

  • Villiers - Montbarbin est la plus grande des deux. Son aile basse comporte trois travées ; elle a donc une salle d'attente et un espace pour le traitement des colis séparés du vestibule ;
  • Montry - Condé est la version courte, avec salle d'attente et pesage des colis dans le vestibule ; le bâtiment est également moins large d'un mètre.

Les façades de ces deux haltes emploient les mêmes matériaux[3].

  • Le bâtiment est en brique recouverte d'enduit[réf. nécessaire] avec des ornements en brique ou en pierre de taille.
  • Le soubassement est réalisé en pierre meulière de taille irrégulière.
  • Un bandeau continu de briques sépare le soubassement du reste de la façade.
  • Les ouvertures sont entourées d'un larmier décoratif en brique avec de la pierre calcaire de Savonnières aux angles et aux seuils des fenêtres. Elles sont surmontées d'arcs surbaissés.
  • Un second bandeau de brique court au niveau des seuils de fenêtre du second étage de la partie haute et se prolonge au niveau des combles de la partie basse, sous la corniche ; il est interrompu en son centre par un rectangle ouvragé en briques sur lequel est inscrit le nom de la gare.
  • Les deux façades latérales de la partie haute portent un œil-de-bœuf sous le pignon. La toiture légèrement débordante est soutenue par une charpente d'aspect sobre.
  • Les portes et fenêtres sont les mêmes que celles mises au point pour les anciennes gares de type B ou C.

Les deux autres gares de la ligne (Couilly - Saint-Germain - Quincy et Crécy - La Chapelle) appartiennent elles aussi à un type nouveau mis au point sur cette ligne et qui sera plus tard adopté pour toutes les nouvelles gares "Est" avec quelques modifications.

Ce type de bâtiment fut adopté par la Compagnie de l'Est comme plan-type standard pour les haltes de type A[4] et fut construit sur d'autres lignes, soit lors de la création d'un nouvel arrêt, soit lors du remplacement d'un ancien bâtiment trop exigu[3]. Toutefois, dès 1903, la Compagnie mit au point de nouveaux types de gare se basant sur celles mises au point en 1902.

Pour les haltes de type A, la disposition change avec une partie haute plus étroite, mais plus longue et plus haute, une toiture à demi-croupes et une charpente munie de montants décoratifs. À l'intérieur, la disposition du guichet change (il communique avec le logement de fonction) ; en outre, les nouvelles haltes de type A seront plus petites (une aile d'une à deux travées, sans espace séparé pour les bagages)[3]. La gare de Villers - Montbarbin est donc à la fois historiquement importante car elle fut le champ d'expériences des nouvelles dispositions de bâtiments voyageurs, qui restèrent d'application à l'Est jusque dans les années 1930, mais elle appartient à une version rare, construite de 1902 à 1903, alors que les bâtiments dits de 1903 seront édifiés par dizaines, notamment pour remplacer celles détruites durant la Première Guerre mondiale.

Exploitation[modifier | modifier le code]

En 2016 comme en 2015, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 48 600 voyageurs, ce nombre s'étant élevé à 27 000 en 2014[5].

Services voyageurs[modifier | modifier le code]

L'entrée de la halte avec le mobilier Transilien devant l'ancien bâtiment voyageurs.

Accueil[modifier | modifier le code]

Halte[6] SNCF à entrée libre, elle offre le minimum d'équipement des arrêts du réseau Transilien avec, notamment, des places de parking réservées pour les personnes à mobilité réduite et un automate pour la vente des titres de transport Transilien.

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par un tram-train de type Avanto S70 circulant sur la ligne d'Esbly à Crécy-la-Chapelle. En gare d'Esbly, le tram-train assure la correspondance avec les trains du réseau Transilien Paris-Est (ligne P) de la ligne Paris à Meaux via Chelles.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par les lignes 8B, 13A, 13B, 18, 58, 59, 59E et 73 de la société de transport Marne et Morin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b René-Charles Plancke, 1991, p. 299.
  2. a et b Bulletin des Lois de la République française, XIIe série, deuxième semestre de 1893, contenant les lois et décrets d'intérêt public et général publiés depuis le 1er juillet jusqu'au 31 décembre 1893, Imprimerie nationale, avril 1894, pp. 914-915 intégral en ligne (consulté le 1er mars 2011).
  3. a b c d e et f Jean-Paul Foltet, « Installations - Les petites gares de l'Est donnent dans l'asymétrie », Ferrovissime, vol. 54,‎ , p. 69-74 (lire en ligne)
  4. Attention : la Compagnie des Chemins de fer de l'Est donnait des appellations pour ses bâtiments voyageurs standards (A, B, C, D et E), du plus petit au plus grand, mais ces catégories étaient conservées lorsque la Compagnie changeait de plans et de style. Par conséquent, deux bâtiments voyageurs appelés « plan type A » exerçaient des fonctions semblables mais ne sont pas forcément semblables architecturalement.
  5. « Fréquentation en gares : Villiers Montbarbin », sur SNCF Open Data (consulté le 26 septembre 2018).
  6. Site Transilien SNCF, Les gares Transilien : Villiers - Montbarbin lire en ligne (consulté le 8 mars 2011).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René-Charles Plancke, « La ligne Esbly - Crécy-la-Chapelle », dans Histoire du chemin de fer de Seine-et-Marne : tome I de la vapeur au TGV, édition Amatteis, Le Mée-sur-Seine, 1991 (ISBN 2-86849-105-7) pp. 298-311

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Esbly Couilly - Saint-Germain - Quincy   Crécy-la-Chapelle Crécy-la-Chapelle
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