Francesco Piranesi

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Francesco Piranesi
Francesco Piranesi, Le Panthéon d'Agrippa, 1790
Naissance
Vers 1758
Rome
Décès
Nom de naissance
Francisco Vincenzo Seraphino Baltasar Piranesi
Nationalité
Activités
Dessinateur, graveur, architecte
Autres activités
céramiste (1807-1809)
Formation
Maître
Lieu de travail
Mouvement
Père
Giovanni Battista Piranesi
Mère
Angela Piranesi née Pasquini
Fratrie
Laura Piranesi (it), Pietro Piranesi (it)

Francesco Piranesi, connu également sous le nom francisé de François Piranèse pour avoir fondé en 1798 avec son frère Pietro (it) la Calcographie Piranesi frères, au 296, rue de l'Université puis au 1354, place du Tribunat (actuelle Place du Palais-Royal) à Paris, est un dessinateur, graveur aquafortiste, architecte et céramiste italien né à Rome « vers 1758 », année fort crédible de par son baptême le 4 avril 1758. Fils, élève et collaborateur de Giovanni Battista Piranesi (1720-1778), il est mort à Paris le 27 janvier 1810.

Francesco Piranesi, Intérieur du Panthéon, 1790

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Rome, l'Académie de France

Francesco Piranesi naît « vers 1758 » - Jacques-Guillaume Legrand énonce précisément en 1758[1], d'autres sources proposent des dates improbables allant de 1751 à 1761, la planche la plus ancienne qui lui soit attribuée étant datée de 1769 - dans le contexte d'une Rome qui est « le berceau naturel du mouvement et des théories néo-classiques qui détruisent le rococo, proclament la supériorité de l'antique et de l'art grec, mouvement qui envahit l'Europe » et dans lequel notre artiste baigne immédiatement parce que « le génial propagateur en est le lyrique Giovanni Battista Piranesi, le plus grand graveur du siècle, à l'imagination romantique et grandiose »[2], qui est son père et qui sera son maître.

Valeria Mirra, qui soutient d'autant plus la naissance en 1758 proposée par Jacques-Guillaume Legrand qu'elle a par ses propres recherches retrouvé l'acte de baptême, le 4 avril 1758 à Rome, de Francisco, Vincenzo, Seraphino, Balthasar Piranesi[3], resitue l'éducation de Francesco dans son contexte en citant Legrand : « l'aîné des enfants né en 1758 commençait à devenir un peu grand et montrait un caractère grave et réfléchi qui contrastait parfaitement avec le feu de son père. Il ne négligea point son éducation et cet enfant savait à peine lire que Piranesi lui mit dans les mains l'histoire romaine à titre de récompense ; il ne l'entretenait que des hauts faits des Scipions, des Fabius et des Catons dont il voulait qu'il apprît la langue en même temps que les éléments du dessin et les principes de l'architecture et, comme il n'avait pas la patience de donner lui-même ces premières leçons, il l'envoyait assidûment à l'Académie de France et le félicitait chaque jour d'être né romain »[3]. Il est rappelé par là que la décennie 1760, galvanisée en cela par les premières grandes découvertes archéologiques que sont Herculanum et Pompei en 1748 et par les « fouilles très fructueuses » qui s'y poursuivent[4], est pleinement celle de la controverse concernant la primauté tant chronologique qu'esthétique de Rome sur la Grèce, thèse chauvine par son apologie des Étrusques dont Giovanni Battista est alors parmi les ardents défenseurs[5].

Également architecte et antiquaire, soucieux en cela des faveurs papales, Giovanni Battista, « cet autoritaire, ce furieux »[6], a en fait songé dans un premier temps pour son fils à une carrière ecclésiastique, perspective dont l'intérêt s'est relâché avec la mort de Clément XIII en 1769[3]. Francesco est ainsi élève à l'Académie de France de Pierre-Adrien Pâris en architecture, élève également des frères Johann Gottlieb et Jacob Philipp Hackert en paysage (artistes peintres, le second n'en possède pas moins une expérience de graveur pour avoir travaillé auprès de Jean-Georges Wille à Paris), de Domenico Cunego et Giovanni Volpato en gravure. Il accompagne son père à Pompei, Herculanum et Paestum en 1770 et 1778[7] : « son fils et son zélé compagnon, l'architecte Benedetto Mori, partageaient constamment les travaux et les fatigues de Giovanni Battista Piranesi. Toujours levés avec le soleil, contents d'un modeste repas et dormant sur un lit de paille au milieu de ces riches fragments »[8].

Mort du père, survie de son nom[modifier | modifier le code]

Raccolta de'Tempj Antichi, frontispice avec dédicace à Pie VI, 1780

Francesco a vingt ans lorsque en novembre 1778 meurt Giovanni Battista qui laisse cinq enfants, deux filles (Laura, graveur de même, la seconde revêtant l'habit monastique), trois garçons avec ses deux frères, Pietro dont les études demeurent à accomplir et Angelo qui décède en nommant Francesco son légataire universel. L'administration de la maison, « ainsi que celle des planches de cuivre, des estampes, des marbres antiques et de toutes autres choses laissées par leur père » est, conjointement avec leur mère, assumée par Francesco qui emprunte à cette fin la somme de sept mille écus[8].

Le professeur John Wilton-Ely ne manque pas de relever que, dans l'œuvre ultime du père, les 135 gravures des Vedute di Roma qui paraissent en 1778, les deux dernières planches sont bien de Francesco[9]. La Raccolta de'Tempi Antichi sur laquelle Francesco est alors simultanément en train de travailler parait, dans une suite de vingt et une planches[10], deux années plus tard, l'affranchissant de son statut d'assistant pour une reconnaissance de sa dimension d'artiste créateur à part entière[11] à laquelle Pie VI souscrit lui-même : le Pape, à qui l'ouvrage est adroitement dédicacé, ordonne qu'il aille enrichir les collections Piranesi de toutes les bibliothèques publiques et qu'il soit « offert en présent aux souverains visitant ses états, ajoutant qu'il serait de même de tous les ouvrages publiés par la suite par Francesco Piranesi »[8].

Les noms du père et du fils se trouvent cependant toujours étroitement mêlés dans deux ouvrages postérieurs : d'une part dans Plan de la villa d'Hadrien, près de Tivoli, œuvre de Gian Battista ne paraissant qu'en 1781 avec une contribution de Francesco intitulée Pianta delle fabriche esistenti nella Villa Adriana[12], d'autre part et surtout dans le monumental recueil de deux cent vingt-trois eaux-fortes représentant, sous le titre Le antichita romane (Roma - Nella stamperia Salomoni alla piazza di San Ignazio), diverses vues d'édifices romains, plans et fragments de marbres, somme envisagée par Giovanni Battista dès 1750 et dont Francesco ne parachèvera l'édition posthume qu'en 1787, la dotant encore une fois de sa marque personnelle avec un portrait de son père gravé par lui d'après Joseph Cades, avec sa propre dédicace « au roi de Suède Gustave III, magnificentissime promoteur des beaux-arts », enfin avec deux planches signées par lui. « Le même ordre fut donc maintenu dans les ateliers de Piranesi, et les travaux qui en résultèrent ne furent point jugés inférieurs à ceux qui s'exécutaient sous la direction de Giovanni Battista : les amis et les correspondants de cet homme célèbre vouèrent au fils le même attachement et lui assurèrent le même crédit. Cette considération l'affermit dans le projet qu'il avait formé de soutenir un tel nom »[8].

Agent artistique de la Suède, espion aussi[modifier | modifier le code]

Gustave III de Suède

Lors de sa visite à Rome en 1783, Gustave III de Suède, qui couronne ainsi toute une suite de missions diplomatiques ayant pour finalité le développement des relations artistiques et commerciales entre son royaume et les États pontificaux[7], se rapproche des artistes, en particulier de Francesco Piranesi et de Louis-Jean-Desprez, son collaborateur pour les rehauts à la peinture de ses eaux-fortes, qui acceptera le poste offert par le Roi d'architecte et de directeur scénographique de l'Opéra de Stockholm[13]. Francesco, pour sa part, sans attendre la venue à Rome du « magnificentissime », a en fait entretenu une correspondance préalable avec le chef de la chancellerie suédoise, Carl Fredrik Fredenheim (sv), y sollicitant dès 1783 la fonction d'agent spécial de Gustave III en Italie pour tout ce qui touche les beaux-arts[14]. Confirmé dans ce rôle, la première mission de Francesco consiste en la recherche dans les archives du Vatican des documents relatifs à la reine Christine de Suède[7] pour ensuite demeurer le permanent informateur et commissionnaire du Roi en acquisitions et expéditions de tout ce qui touche l'art et la culture à Rome, depuis les éditions de livres rares jusqu'aux découvertes archéologiques. Dans ce cadre, Francesco reçoit une pension royale pour l'envoi à Stockholm d'une part importante du fonds d'antiques de Giovanni Battista Piransesi[14].

Gustaf Mauritz Armfelt

Les fonds envoyés par la Cour de Suède, comme « le grand produit de bénéfice des anciens ouvrages et des nouveaux gravés par lui, le commerce des estampes ayant augmenté »[8], permettent à Francesco d'honorer dans l'aisance le remboursement des sept mille écus empruntés, « Pietro n'ayant qu'à se louer de la bonne gestion de son frère et l'approuver en son entier »[8].

Lorsque Gustave III est assassiné en 1792 sur un fond de noblesse hostile, favorable à l'encontre au duc de Sudermanie (futur Charles XIII) qui devient régent, ce dernier éloigne de Stockholm le proche confident de Gustave III, Gustaf Mauritz Armfelt, en le nommant en 1793 ambassadeur de Suède à Naples, missionnant Francesco Piranesi d'y espionner ses agissements. Dans le même temps, en janvier 1793, notre artiste est chargé par le régent d'accueillir à Rome la princesse Sophie Albertine de Suède, sœur de feu Gustave III, et d'y organiser son séjour. Francesco Piranesi en publiera dans les semaines qui suivent un journal narratif, Ragguaglio ossi giornale della venuta e permanenza in Roma di Sofia Albertina Principessa di Sveza, s'y restituant dans son accompagnement des visites romaines de la princesse à Tivoli, Albano Laziale, Genzano, au Lac de Nemi et à Castel Gandolfo[7].

Si Armfelt est rapidement accusé de complot - ses confidences épistolaires à l'Impératrice Catherine II cautionnent son intention d'un coup d'état - les agents de Piranesi à Naples sont arrêtés et emprisonnés (l'un deux, Vincenzo Mori, se suicidera en prison) sous accusation de plan visant à assassiner l'ambassadeur suédois. Par un pamphlet clandestin édité le 24 décembre 1794, Lettera di Francesco Piranesi al Signor general D. Giovanni Alcon, écrit en réalité par Vincenzo Monti, Francesco réfute cette accusation.

Arrivé à l'âge de régner en 1796, Gustave IV Adolphe, fils de Gustave III, irrité par le resserrement des liens qu'il perçoit entre Francesco Piranesi et la France jacobine honnie (notre artiste devient en 1797 l'ami du nouvel ambassadeur de la France à Rome, Joseph Bonaparte et tente sans succès de se faire intercesseur diplomatique entre la Suède et la France), révoque Francesco de toutes ses fonctions.

1798 : La république romaine[modifier | modifier le code]

En février 1798, Francesco Piranesi se rallie à la République romaine, cette République sœur de la France : il est successivement directeur de la police et commissaire à l'administration des finances.

Après « la capitulation qui livre Rome aux Anglo-Napolitains », Francesco et Pietro, contraints à la fuite, débarquent à Marseille. « Ils n'ont sauvé de toute leur fortune que les planches gravées par leur père » constate en novembre 1799 La Décade philosophique, tout en pressentant déjà que « les Piranesi s'empresseront de publier de nouveau cette intéressante collection, dès qu'ils seront arrivés à Paris »[15].

François Piranèse, Préristyle de la maison de l'Impresario (Pompei), d'après Jean-Baptiste Piranèse, Paris, an 13 de la République (1805)

Paris[modifier | modifier le code]

La Décade philosophique, dans son édition du 5 nivôse An VIII (26 décembre 1799), annonce l'arrivée des frères Piranesi à Paris, ajoutant « qu'ils ont eu le bonheur de sauver des mains des Anglais et d'apporter en France les planches de l'ouvrage de leur père ». La même publication précise le 10 floréal suivant (29 avril 1800) que c'est le commissaire des guerres Walville qui a assuré le transport de Rome à Marseille de la chalcographie Piranesi en s'en déclarant acquéreur et propriétaire pour obtenir l'autorisation de son embarquement, relayé alors par Louis-Alexandre Berthier, ministre de la guerre pour l'acheminement de Marseille à Paris. Réactif au souhait que lui émet Talleyrand de voir « tout fait pour assurer la conservation d'un établissement précieux »[16], Lucien Bonaparte, ministre de l'Intérieur, procure à Francesco et Pietro le « local convenable » (le dépôt des machines) de la rue de l'Université en y ajoutant « les moyens de toute espèce pour l'exécution de leur entreprise »[17]. « Je saisis avec empressement cette occasion d'encourager les artistes recommandables qui, non contents d'adopter la France pour leur patrie, ont formé le projet de contribuer à sa gloire, en propageant par la gravure ses plus beaux monuments » augure Lucien Bonaparte avec l'acquiescement du Premier Consul, son frère Napoléon qui promet aux Piranesi « sûreté, protection, et les encouragements qu'un gouvernement éclairé sait appliquer convenablement et proportionner à l'importance des objets »[18].

C'est en juin 1800 que Francesco Piranesi apprend que le général napolitain Naselli a procédé à la saisie à Rome de tous ses biens restants, constitués de ses estampes, de sa bibliothèque de livres rares, de ses meubles, tableaux de maîtres et dessins, préjudice qu'il rapporte à Talleyrand dans une estimation de 150.000 francs[19]. Franceso propose que le gouvernement établisse une académie pour l'enseignement des beaux-arts et, en 1802, celui-ci lui accorde de s'établir à cet effet au Collège de Navarre, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève.

Plailly[modifier | modifier le code]

Le château de Joseph Bonaparte à Mortefontaine
Joseph Bonaparte en 1809

Francesco et Pietro Piranesi deviennent bientôt habitués de séjours au château de Mortefontaine« le Prince Joseph Bonaparte, lorsqu'il n'est pas occupé de quelque mission politique ou militaire, vit habituellement au sein de sa famille. Il y rassemble des personnes distinguées dans les lettres et dans les sciences, et se plaît à oublier ainsi les soucis dans les jouissances de l'amitié et des arts »[20].

C'est en 1803, après qu'il a découvert dans le village voisin de Plailly une carrière d'argile rouge, que Francesco y fonde avec Pietro, « dans un vaste local accordé par le Prince Joseph Bonaparte et environné de bosquets et de jardins délicieux »[21], une fabrique de céramiques, produisant des pièces en biscuit, d'autres d'un « genre étrusque » ou d'une « forme Médicis ». Leur brochure-catalogue verse presque dans l'idéologie en énonçant que « ces découvertes tendent à rapprocher de toutes les classes du peuple les choses nécessaires à ses besoins, et à les lui fournir de meilleure qualité et à un moindre prix ; à lui enseigner des procédés économiques par le moyen desquels, en réduisant sa consommation, il obtient les mêmes résultats »[21]. De fait, témoigne une gazette parisienne en 1806, « il y a foule dans la boutique des frères Piranesi place du Tribunat. Ayant repris à leur compte l'idée de l'étalonnage, ils ont créé des objets usuels dont les unités de mesure servent aujourd'hui de calibre... Avec un zèle qui les honore, les frères Piranesi poursuivent leurs recherches. Propriétaires d'une maison à Plailly, aux environs de Mortefontaine (Oise), qui leur a été offerte par Sa Majesté le roi de Naples, ils viennent de découvrir une terre dont les qualités sont propres à faire de la poterie supérieure. Ils éditent maintenant une vaisselle dans le style antique, qui contribue à la diffusion du style Empire qui s'en inspire, et viennent dans ce but de fonder une manufacture de plastique »[22].

1808-1810 : revers du destin[modifier | modifier le code]

Le péristyle du Palais Brongniart

Alors que Pietro quitte Paris pour un retour à Rome en 1807, les apparences demeurent celles d'une vitalité quasi-insolente tant place du Tribunat qu'à l'Académie Piranesi du Collège de Navarre. La générosité manifeste d'un gouvernement qui semble ainsi privilégier des artistes italiens suscite les polémiques : « au lieu d'une académie, écrit en 1808 Le Cicerone parisien qui dépasse ainsi sa vocation de simple guide pour les visiteurs de la capitale, les Piranesi y établissent, uniquement à leur profit, une manufacture de toutes sortes d'objets d'art. Ce qui devrait être un établissement d'utilité publique se borne à une spéculation d'intérêt, à une entreprise purement commerciale »[23].

Ces apparences de floraison et d'enrichissement dissimulent la réalité économique d'une chalcographie croulant sous les dettes. La mort de Francesco le 27 janvier 1810 - on a pu lire des évocations de syphilis et de folie, sans sources réelles - interrompt les propositions contractuelles de sauvetage, mandatées par Napoléon, par un rachat national de la Chalcographie Piranesi. Ce sont les huissiers qui s'en saisissent pour une vente liquidative que dirige le commissaire-priseur Bénou, le 17 décembre suivant au Palais-Royal. L'acquisition en 1835 de la Chalcographie Piranesi par Firmin Didot, pour une grande réédition des gravures, sera suivie d'un rachat en 1839 par le pape Grégoire XVI.

Les empreintes les plus visibles du Premier Empire demeurent celles d'une romanisation de Paris avec, entre autres témoignages, la colonne Vendôme qu'inspira la colonne Trajane, l'arc de triomphe du Carrousel copié sur celui de Septime Sévère, avec le Temple de la Gloire de la Grande Armée (devenu l'église de la Madeleine) ou encore le péristyle du Palais Brongniart. On ne peut là totalement occulter qu'il s'agit aussi de la marque persistante de Francesco Piranesi, admiré et protégé des Bonaparte, en ce que son œuvre gravé contribua, autour de 1800, à la romanisation des esprits, à « l'expression de ce Beau Idéal auquel les architectes croyaient encore »[24].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Œuvres[modifier | modifier le code]

Assistance de Giovanni Battista Piranesi[modifier | modifier le code]

  • Trophée ou magnifique colonne spiralée de marbre composée de gros blocs de pierre où l'on voit gravées les deux guerres daciques, élevée sous Trajan au milieu de Grand Forum, érigée en l'honneur du même empereur par ordre du sénat et du peuple romain après ses triomphes, recueil comprenant trois séries d'estampes représentant les trois colonnes monumentales érigées à Rome en l'honneur des empereurs Trajan, Marc-Aurèle et Antonin le Pieux. Cette œuvre de Giovanni Battista a exigé un relevé des colonnes où la collaboration de Francesco Piranesi et de dessinateurs de l'atelier Piranesi (tels que Vicenzo Dolcibene) a été essentielle. Catherine Guégan observe : « la représentation étonne par sa fidélité au modèle, dont chaque détail monumental est transcrit sur l'estampe. Pour effectuer le relevé de la colonne et la copie des bas-reliefs qui l'ornent, les Piranesi semblent avoir combiné deux techniques : l'utilisation d'une nacelle suspendue depuis le sommet permettant un déplacement vertical, et d'un échafaudage pour les parties inférieures, une technique déjà employée pour les temples de Castor et Pollux sur le forum »[25].

Gravures[modifier | modifier le code]

Raccolta de' Tempj Antici, la réédition Firmin Didot, 1836
  • Statues antiques des musées de France et d'Italie : « toutes les planches sont signées par Francesco Piranese, datées entre 1769 et 1792, d'après les dessins de Rocchegiani, Angeletti, Piroli ou Nocchi. » Représentant les œuvres les plus célèbres de la statuaire antique, de l'Apollon du Belvédère à la statue équestre de Marc-Aurèle, elles sont légendées et dédiées au pape Pie VI, à de grands dignitaires, amateurs d'art et mécènes comme le comte de Creutz, le comte Potocki, le prince Youssoupoff, le duc Braschi Onesti, le comte de Düben, le duc de Sudermanie, Girolamo Zulian (pl), ambassadeur à Venise, la poétesse Catherine Dolfin. La planche 37 représente la statue de Giovanni Battista Piranesi exécutée par Giuseppe Angelini (it)[26].
  • Raccolta de'Tempj Antichi, recueil de vingt et une planches gravées, dont dix en doubles pages (vol.1), 1780[11],[10], le Panthéon (vol.2), 1790. Réédition par Firmin Didot en 1836.
  • Choix des meilleures statues antiques, recueil d'eaux-fortes, Rome, 1781-1784 (galerie ci-dessous).
  • Les dessins coloriés, avec Louis-Jean Desprez, 1783.
  • Le théâtre d'Herculanum, gravures, 1784[27].
  • Monumenti degli Scipioni, recueil d'eaux-fortes, Rome, 1785.
  • Collection des plus belles séries de Rome, 1786.
  • Le Prato della Valle à Padoue, commande d'Andrea Memmo, 1786.
  • Le Champ de Mars de la Rome antique, recueil d'eaux-fortes de Francesco Piranesi, gravées d'après Giovanni Battista Piranesi, 1800[28].
  • Choix de costumes civils et militaires des peuples de l'antiquité, leurs instruments de musique, leurs meubles et les décorations intérieures de leurs maisons, d'après les monuments antiques, avec un texte tiré des anciens auteurs, deux volumes, avec Xavier Willemin, 1802.
  • Différentes vues de quelques restes de trois grands édifices qui subsistent encore dans le milieu de l'ancienne ville de Pesto, autrement Possidonia, signature de Francesco Piranesi sur la planche constituant le titre, sans date.
  • Antiquités d'Herculanum, dessinées par les frères Piranesi et gravées par Thommaso Piroli, avec un texte descriptif de St.-Ph. Chaudé, publiées par Francesco et Pietro Piranesi, Paris, an VII de la République (1804)[29].
  • Antiquités de la Grande Grèce, aujourd'hui royaume de Naples, gravées par Francesco Piranesi, d'après les dessins de Giovanni Battista Piranesi, recueil d'eaux-fortes, Paris, 1804-1807[30].
  • Monuments des Scipions, Paris, 1807.
  • Fête pour la paix générale entre la France et l'Empereur d'Allemagne, donnée à Paris le 18 brumaire An X.
  • Fête pour la paix donnée dans les jardins de Mortefontaine - Décoration des jardins de Joseph Bonaparte et cérémonie de la signature de la paix entre la France et les États-Unis.

Galerie des meilleures statues antiques, 1781-1784[modifier | modifier le code]

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Publications[modifier | modifier le code]

Sofia Albertina de Suède
  • Académie des beaux-arts des Piranesi. 1ere et 2e classe. Peinture. Notice indicative des monuments et des sites les plus remarquables du globe, exécutés à l'huile, à l'aquarelle et à la gouache et publiés par les Piranesi, texte de Francesco Piranesi, Académie royale de peinture et de sculpture, imprimerie de l'Académie des beaux-arts, Paris, avant 1793.
  • Francesco Piranesi, Ragguaglio ossi giornale della venuta e permanenza in Roma di S.A.R. Sofia Albertina Principessa di Sveza, 1793.
  • Vincenzo Monti, Lettera di Francesco Piranesi al Signor general D. Giovanni Alcon, pamphlet clandestin, 24 décembre 1794 (exemplaire en ligne).
  • Prospectus de sculptures plastiques. Faites avec une argile nouvellement découverte à Montmélian, commune de Mortefontaine, exécutées dans les ateliers des Piranesi, à Plailly, département de l'Oise, arrondissement de Senlis, Imprimerie de Leblanc, Paris, 1803.
  • Les monuments antiques du Musée Napoléon (tome 1 : ancien Collège de Navarre ; tome 2 : Musée du Louvre), dessinés et gravés par Thomasso Piroli, textes de Louis Petit-Radel et Jean-Geoffroy Schweighaeuser, édités par Francesco et Pietro Piranesi, Paris, 1804-1806 (réédition en fac-similé Hachette Livre BNF, 2013).
  • Francesco Piranesi et Pierre-Marie Gault de Saint-Germain, Type du beau sur toutes les productions du génie dans les arts, l'industrie et le commerce, depuis la fondation d'une ville jusqu'au plus grand développement de ses forces terrestres et maritimes, 1807.
  • J.F.C. Blanvillain, Le Pariséum, ou tableau actuel de Paris, publié par Piranesi, propriétaire, ouvrage indispensable pour connaître et visiter ce qu'il y a de curieux dans cette capitale et aux environs, Les frères Piranesi, éditeurs propriétaires place du Palais-Royal, 1807 et 1808.
  • Diversi ornati delle pareti, volte, e pavimenti di musicao, esistenti nelle cammere della Casa di Campagnia du Pompeia, gravures sur cuivre par Elizabeth Quevanne, texte de Francesco Piranesi, 1808.
  • Athenaeum, ou Galerie française des productions de tous les arts, publication mensuelle éditée par Francesco et Pietro Piranesi à Paris.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Palais du Tribunat, Paris, messidor An XI (juillet 1803).
  • Bénou, commissaire-priseur à Paris (notice d'inventaire par F.-L. Regnault), Vente après décès de M. François Piranesi de tableaux, gouaches, dessins, estampes, recueils, marbres, Scajola de Rome, terres cuites, soufres, vases de Portici, pièces d'ornements et de services en terre de Mortefontaine et autres objets, Palais-Royal, rue Saint-Honoré, Paris, lundi 17 décembre 1810.
  • Vente de la collection Piranesi, Exposition de l'industrie française, Paris, 1819.
  • Giovanni Battista et Francesco Piranesi, Istituto Nazionale per la Grafica, Rome, 1967[31].
  • Confrontation est-ouest : les cinquante trois étapes de Tokaido par Hiroshige et les eaux-fortes de Giovanni Battista et Francesco Piranesi, Musée des beaux-arts de Montréal, 1968-1969.
  • La Montagne-Sainte-Geneviève - Deux mille ans d'art et d'histoire, Musée Carnavalet, Paris, 1981.
  • Exploring Rome - Piranesi and his contemporaries, Centre canadien d'architecture, Montréal, 1993.
  • Vues de Rome : la vision Piranesi, Musée national de l'art occidental, Tokyo, octobre-décembre 2005[32].
  • Je ne vois que le soleil - La lumière dans les collections du musée, Musée cantonal des beaux-arts, Lausanne, septembre 2010 - janvier 2011[33].
  • Les arts de Piranesi, fondation Cini, Venise, octobre 2010 - janvier 2011.
  • Raisons et sentiments - Le XVIIIe siècle dans les collections du musée, Musée cantonal des beaux-arts, Lausanne, juin-septembre 2013[34].
  • Piranesi's grandest tour, Bibliothèque d'État du Victoria, Melbourne, février-juin 2014.
  • Meant to be shared : Selections from the Arthur Ross Collection of European prints : Rembrandt, Canaletto, Giovanni Battista et Francesco Piranesi, Goya, Honoré Daumier, Édouard Manet Edgar Degas, Paul Gauguin, Pablo Picasso, Yale University Art Gallery, New Haven, 2015[35].
  • Voyages en Italie de Louis-François Cassas (1756-1827), Musée des beaux-arts de Tours, novembre 2015 - février 2016[36].

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque de l'Université de Gand, Statues antiques des musées de France et d'Italie, gravures, 1769-1792[26].

Espagne[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Lituanie[modifier | modifier le code]

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Suède[modifier | modifier le code]

Suisse[modifier | modifier le code]

Canada[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Louis-Jean Desprez rehaussa à l'aquarelle les eaux-fortes de Francesco Piranesi

Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

Australie[modifier | modifier le code]

Japon[modifier | modifier le code]

Réception critique et postérité[modifier | modifier le code]

  • « Les frères Piranesi viennent de faire au palais du Tribunat une exposition qui présente aux amis des arts divers degrés d'intérêt, qu'inspire une collection de vues du meilleur choix, tirées de l'Égypte, de la Grèce, de l'Italie et de la France. Cette exposition offre en outre aux yeux de l'amateur les plus beaux modèles de l'antique et du siècle des Médicis, formés d'une argile découverte récemment dans les dépendances de Mortefontaine. Elle réunit la finesse à la beauté de la couleur, de manière à être comparée avec avantage aux plus belles pièces de l'antiquité. Les frères Piranesi, pour donner à cette fabrication toute la perfection dont elle est susceptible, ont employé la touche gracieuse et savante de Clodion. » - La Décade philosophique, 1803[60]
  • « Monsieur le Ministre, l'œuvre de Piranesi, qui donne une représentation si grandiose de monuments de Rome antique et moderne, se compose de plus de 2.000 planches en grand format. C'est le plus grand monument de gravures que le dernier siècle ait produit. Les amis des arts craignaient que cette œuvre immense ne passât dans les pays étrangers, et Napoléon, qui voulait la conserver à la France, offrit à Piranesi 300.000 francs et une pension viagère de 12.000 frances à la condition de céder à l'état la collection de ses œuvres. La cession ne put avoir lieu : aujourd'hui, MM. Firmin Didot, devenus acquéreurs de l'œuvre complète de Piranesi, se préparent à donner une nouvelle édition que vous avez, disent-ils, Monsieur le Ministre, promis de porter à 40 exemplaires... J'ai l'honneur de vous proposer de souscrire pour 40 exemplaires dont le prix, montant à 56.000 francs, sera imputé sur cinq exercices à partir de 1835 inclusivement, à raison de 11.500 frances par an. » - Rapport de M. Cavé, chef de la division des beaux-arts, à M. le Ministre Secrétaire d'État au département de l'Intérieur, 30 avril 1835[61]
  • « Des œuvres qui sont un prélude au romantisme de Méryon, Bresdin et Brangwyn. » - Eugène Rouir[62]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques-Guillaume Legrand, Notice historique sur la vie et les œuvres de Jean-Baptiste Piranèse (in Mélanges littéraires et artistiques d'Ennio Quirino Visconti, vol.III, Bibliothèque nationale de France). Écrite pour être placée en tête d'une édition des œuvres de Giovanni Battista Piranesi à paraître à Paris en l'an 8 ou en l'an 9 de la République, elle restera inédite pendant plus d'un siècle et sera la source principale de Henri Focillon pour son Piranesi publié en 1918.
  2. Sous la direction de René Huyghe, L'art et l'homme, vol.3, Larousse, 1961, pages 192-194.
  3. a, b et c Valeria Mirra, Un'impresia culturale e comerciale : la Calcografia Piranesi da Roma a Parigi (1799-1810), Scuola Dottorale in cultura dessla transformazione della cità e del territorio, 2011.
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  17. La Décade philosophique, littéraire et politique, 10 floréal An VIII (29 avril 1800).
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  23. Le Cicerone parisien, ou l'indicateur, en faveur de ceux qui fréquentent la capitale, soit pour leurs affaires, soit pour leur plaisir. Ouvrage orné d'un plan routier de la ville, de ses faubourgs et de ses nouveaux embellissements, N.A.G. Debray, Paris, 1808, pages 108-109.
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  25. Catherie Guégan, « Vue de l'élévation principale de la colonne Antonine, par Gian Battista Piranesi (1776) : art, histoire et Antiquité au lycée de Tournon », les Carnets de l'inventaire, 19 juillet 2013
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  28. a et b Cooper-Hewitt, Francesco Piranesi dans les collections
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  32. a et b Musée national de l'art occidental, Francesco Piranesi dans les collections
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  46. Victoria and Albert Museum, Francesco Piranesi dans les collections
  47. National Trust, Francesco Piranesi dans les collections
  48. Musées d'art et d'histoire de Genève, Francesco Piranesi dans les collections
  49. Art Institute of Chicago, Francesco Piranesi dans les collections
  50. Cleveland Art Museum, Francesco Piranesi dans les collections
  51. Davidson College, Francesco Piranesi dans les collections
  52. Musée d'art d'Indianapolis, Francesco Piranesi dans les collections
  53. Musée d'art Nelson-Atkins, Francesco Piranesi dans les collections
  54. Minneapolis Institute of Art, Francesco Piranesi dans les collections
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  58. Musée d'art d'Auckland (Auckland Art Gallery Toi o Tamaki), Francesco Piranesi dans les collections
  59. Monica Syrette, « Piranesi engravings at the University Library », University of Melbourne Library Journal, vol.10, n°1, juillet 2005, pages 2-10.
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Jean Duchesne, Quelques idées sur l'établissement des frères Piranesi, Paris, 1802.
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  • Joseph-Marie Quérard, La France littéraire, ou dictionnaire bibliographique des savants, historiens et gens de lettres de la France, ainsi que des littérateurs étrangers qui ont écrit en français, particulièrement pendant les XVIIIe et XIXe siècles, tome 7, pages 185-187, Firmin Didot Frères, Paris, 1835.
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  • Maurizio Calvesi, Giovanni Battista et Francesco Piranesi, éditions De Luca, Rome, 1967.
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  • U. van de Sandt, « La Chalcographie des frères Piranesi : quelques avatars de la gravure au trait », Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, 1978, pages 207-220.
  • G. Erouart et M. Mosser, A propos de la notice biographique sur la vie et les ouvrages de J.-B. Piranesi : origine et fortune d'une biographie, in Piranesi et les français, Edizioni dell'Elefante, Rome, 1978.
  • Giuseppe Pucci, « L'antiquaria e il suo doppo : a proposito di Francesco Piranesi », Prospettiva, n°16, 1979, pages 67-73 (extrait en ligne).
  • Rossana Caira Lumetti, La cultura dei lumi tra Italia e Sveza - Il ruolo di Francesco Piranesi, Bonacci Editore, Rome, 1990.
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  • John Wilton-Ely, Giovanni Battista Piranesi, the complete etchings, 2 volumes, Alan Wofsy Fins Arts, San Francisco, 1994.
  • Vicenzo Conti, Piranesi : vedute et antichità di Tivoli : Giambattista, 1720-1778, Francesco, 1758 (59), Éditions Vicenzo Conti, Rome, 1996.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Laetitia de Willemin, Francesco Piranesi et sa contribution à la chalcographie Piranesi, mémoire de thèse sous la direction de Daniela Gallo et Alain Mérot, Université Paris-Sorbonne, UFR Art et archéologie, 2001.
  • Jean-Philippe Garric, Recueils d'Italie - Les modèles italiens dans les livres d'architecture, Éditions Mardaga, 2004.
  • Anne-Marie Leander Touati, The Piranesi marbles from Rome to Stockholm - An introduction to research in progress, « Opuscula Romana, annual of the Swedish Institute in Rome », n°30, 2005.
  • Pierre Pinon, Pierre-Adrien Pâris (1745-1819), architecte, et les monuments antiques de Rome et de la Campanie, Éditions de l'École française de Rome, 2007.
  • Valeria Mirra, Un'impresa culturale e commerciale : la Calcografia Piranesi da Roma a Parigi (1799-1810), Scuola Dottorale in Culture della transformazione della città e del territorio, 2011 (lire en ligne).
  • Colin Holden, The eclipsed son - Francesco Piranesi and the first Paris edition of the works of Giovanni Battista Piranesi, Issue 11, Université de Melbourne, 2012.
  • John Wilton-Ely, Piranesi - Paestum & Soane, Prestel, 2013 (lire en ligne).
  • Colin Holden, Piranesi's grandest tour, New South Publishing, Sydney, 2014.
  • Annie Gilet et Cinisello Balsamo, Voyages en Italie de Louis-François Cassas (1756-1827), Silvana Editoriale, 2015.
  • Sous la direction de Kerriane Stone et Gerard Vaughan , The Piranese effect, University of New South, Sydney, 2015.
  • Chiara Lo Giudice, Francesco Piranesi, in Dizionario Biografico degli Italiani, vol.84, 2015 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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