Ferdinand Oreille de Carrière

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Pour les personnes ayant le même patronyme, voir Oreille (homonymie).

Ferdinand Oreille de Carrière
Naissance
ancien 1er arrondissement de Paris (département de la Seine)
Décès
Neuilly-sur-Seine (département de la Seine)
Origine France
Arme Cavalerie
Grade Capitaine
Années de service 1840-1866 (réformé pour maladie)
Conflits Campagne d’Italie (1859)
Distinctions Chevalier de la Légion d’honneur
Famille son père Charles Ferdinand d’Artois ; son demi-frère Henri d'Artois l'Enfant du miracle

Le capitaine de cavalerie Ferdinand Oreille de Carrière (ancien 1er arrondissement de Paris, - Neuilly-sur-Seine[1] (département de la Seine), ), est un fils illégitime né posthume de la relation entre Charles Ferdinand d’Artois (1778-1820) et Virginie Oreille (1795-1875), sa maîtresse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Ferdinand Oreille, comme deux de ses demi-frères — Henri d'Artois, « l'Enfant du miracle » et Charles de La Roche[2] —, est un fils posthume de Charles Ferdinand d’Artois (1778-1820), duc de Berry.

Sa mère, Virginie Oreille (1795-1875), danseuse à l’Opéra, le reconnaît par un acte passé le devant maître Esnée, notaire à Paris[3]

Ferdinand est le deuxième des trois enfants de Virginie Oreille qui épousa François Touchard (1795-1880) en 1843 :

  1. Charles Oreille de Carrière (1815-1858)
  2. Ferdinand Oreille (1820-1876)
  3. Pauline Touchard (1834-1908)

À ce qu’indique Christophe Brun, Ferdinand Oreille ne se fit jamais appeler Oreille de Carrière contrairement à son frère aîné Charles[4].

Charles et Ferdinand Oreille sont donnés tous deux comme des « enfants naturels non reconnus » du duc de Berry[5].

Charles et Ferdinand portent chacun l’un des deux prénoms usuels portés par leur père Charles Ferdinand d’Artois.

La naissance de Ferdinand inspira un huitain aux pamphlétaires[6] :

Le bon Duc fut des plus féconds.
Il était pour la bagatelle :
C’était là son unique fonds.
La cour s’en scandalisa-t-elle ?
Quand vint ce prince-là :
« Pour le coup, voilà la merveille,
Dit Louis dix-huit à la Du Cayla :
Nos enfants sont faits par l’Oreille[7] ! »

Ferdinand Oreille épouse en 1860 Louise Eugénie Ancelle (1833-1900). Louise Eugénie est la fille du notaire Narcisse Ancelle qui fut maire de Neuilly-sur-Seine (1851-1868)[1] ainsi que le tuteur de Charles Baudelaire (1821-1867).

Le couple a une fille, Léonie Marie Pauline Oreille (1861-1923), qui épouse en 1884 l’avocat Jules Challamel (1853-1927) : une descendance subsiste de nos jours.

Carrière[modifier | modifier le code]

Ferdinand Oreille de Carrière fait ses études au lycée Bourbon[réf. nécessaire] (actuel lycée Condorcet). Il s'engage comme volontaire dans l'armée en 1840. Puis il intègre Saint-Cyr le 10 novembre 1842 - promotion du Tremblement, et y sort en 1844 comme sous-lieutenant au régiment de chasseur à cheval.

Il prend part à la campagne d’Italie (1859) en qualité de capitaine et reçoit, pour sa conduite, la Légion d’honneur. En 1862, il est nommé capitaine commandant du 4e lanciers au Mans.

Toutefois, malade, il est placé en non-activité, puis rayé des cadres en 1866.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christophe Brun, Descendance inédite du duc de Berry : documents et commentaires, Paris, édité par L’Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1998, 125 pages, 21 cm, (ISBN 2-908003-06-6), page 63.
  2. voir sur base de Roglo : cité par C. Maubois ("descendance inédite du duc de Berry") 15.06.2010
  3. Christophe Brun, Descendance inédite du duc de Berry : documents et commentaires, préface de Hervé Pinoteau, Paris, édité par L’Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1998, 125 pages, 21 cm, (ISBN 2-908003-06-6), note 35 figurant page 75 et appelée page 63.
  4. Christophe Brun, Descendance inédite du duc de Berry : documents et commentaires, préface de Hervé Pinoteau, Paris, édité par L’Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1998, 125 pages, 21 cm, (ISBN 2-908003-06-6), note 33 figurant page 75 et appelée page 62.
  5. Patrick Van Kerrebrouck, La Maison de Bourbon : 1256-1987 ; éditeur : Villeneuve-d'Ascq : Patrick Van Kerrebrouck, 1987 ; description : 795 pages, 28 cm, volume IV de la collection « Nouvelle histoire généalogique de l’Auguste maison de France » (ISBN 2-9501509-0X), pages 712 : notices sur Charles et Feedinand in pages 712-713 : section « Enfants naturels non reconnus de Charles Ferdinand, duc de Berry ».
  6. Christophe Brun, Descendance inédite du duc de Berry : documents et commentaires, Paris, édité par L’Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1998, 125 pages, 21 cm, (ISBN 2-908003-06-6) : huitain reproduit dans la note 34 de la page 75 (note appelée à la page 34) avec indication de la source : revue l’Intermédiaire des chercheurs et curieux 1902/II colomne 85.
  7. Confer Molière, l’École des femmes, acte 1 scène 1 : « Elle était fort en peine, et me vint demander, Avec une innocence à nulle autre pareille, Si les enfants qu’on fait se faisaient par l’oreille. »

Sources, bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Christophe Brun, Descendance inédite du duc de Berry : documents et commentaires, préface de Hervé Pinoteau, Paris, édité par L’Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1998, 125 pages, 21 cm, (ISBN 2-908003-06-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Patrick Van Kerrebrouck, La Maison de Bourbon : 1256-1987 ; éditeur : Villeneuve-d'Ascq : Patrick Van Kerrebrouck, 1987 ; description : 795 pages, 28 cm, volume IV de la collection « Nouvelle histoire généalogique de l’Auguste maison de France » (ISBN 2-9501509-0X), pages 712 : notice « Ferdinand Oreille de Carrière », in pages 712-713 : section « Enfants naturels non reconnus de Charles Ferdinand, duc de Berry » Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Charles Ferdinand d’Artois, duc de Berry, 1778-1820: père du comte de Chambord, Jean-Jacques Boucher, Fernand Lanore, 2000, p. 242.
  • André Castelot, La Duchesse de Berry, d’après des documents inédits, Volume 1 de Présence de l’histoire, Librairie académique Perrin, 1963.