Coupe du monde de football de 2006

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Coupe du monde 2006
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FIFA et DFB
Édition 18e
Lieu(x) Allemagne
Date du
au
Participants 32 (198 en phases qualificatives)
Épreuves 64 rencontres
Affluence 3 359 439
(moyenne 52 491)
Site(s) 12 stades
Site web officiel http://fr.fifa.com

Palmarès
Tenant du titre Brésil (5)
Vainqueur Italie (4)
Finaliste France
Troisième Allemagne
Buts 147 (moyenne 2,3)
Averti Cartons Jaunes 345
Cartons Rouges 28
Meilleur joueur Zinédine Zidane
Meilleur(s) buteur(s) Miroslav Klose (5 buts)
Meilleur(s) passeur(s) Riquelme (4 passes)

Navigation

Les italiens après la victoire de leur quatrième titre mondial.

La Coupe du monde de football de 2006 est la dix-huitième édition de la Coupe du monde de football et s'est déroulée du 9 juin au 9 juillet 2006 en Allemagne, qui a été choisie en juin 2000 pour l'organiser.
De décembre 2003 à novembre 2005, les sélections nationales de 198 pays participent à une phase de qualification, dans le but de désigner les 31 équipes pouvant prendre part au tournoi final en compagnie de l'Allemagne, qualifiée d'office en tant que pays organisateur.

La compétition est remportée par l'Italie, qui bat en finale la France aux tirs au but. Zinédine Zidane, élu meilleur joueur de ce Mondial, se distingue de manière ambivalente lors de la finale au stade olympique de Berlin, son tout dernier match, en marquant le premier but sur penalty d'une panenka, puis en recevant un carton rouge lors de la prolongation après avoir donné un coup de tête au torse de Marco Materazzi. Ce dernier est un acteur central du match, provoquant la faute sur Florent Malouda pour le penalty français, égalisant de la tête pour l'Italie en première mi-temps, avant d'être un des tireurs qui réussissent à marquer lors de la séance de tirs au but pour offrir à l'Italie son quatrième titre mondial.

L'Allemagne prend la troisième place devant le Portugal. Le Brésil, champion du monde en titre et favori de l'épreuve[1],[2], est éliminé au stade des quarts de finale par la France. Sur le plan sportif, le tournoi est marqué par le retour à une domination des « grandes équipes européennes et sud-américaines »[1] : alors que la précédente coupe du monde de 2002 avait vu des équipes d'Asie, d'Amérique du Nord et d'Afrique aller relativement loin dans la compétition (jusqu'en quart et demi-finale), tous les quart-de-finalistes de l'édition 2006 sont européens ou sud-américains et tous les anciens vainqueurs de la compétition sauf l'Uruguay sont présents en quarts de finale.

Le tournoi 2006 est suivi dans le monde entier et sa couverture médiatique confirme que la Coupe du monde de football est l'événement sportif le plus important de la planète à côté des Jeux olympiques[3]. La vente des droits de diffusion et le sponsoring contribuent à la réussite économique de la compétition. La Coupe du monde 2006 est aussi un énorme succès populaire en Allemagne, où elle est surnommée Sommermärchen (conte de fées d'été), et elle donne également une image très positive du pays à l'étranger[4],[5],[6],[7].

Sommaire

Préparation de l'événement[modifier | modifier le code]

Après la désignation du pays organisateur en 2000, un comité d'organisation allemand est créé pour préparer la tenue de la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Douze stades sont construits ou rénovés pour l'occasion. En 2005, l'organisation de la Coupe des confédérations 2005 en Allemagne sert, en dehors de l'aspect sportif, également de préparation à la Coupe du monde qui se déroule un an plus tard.

Désignation du pays organisateur[modifier | modifier le code]

Logo de la candidature allemande

La volonté de la Fédération allemande de football (Deutscher Fußball-Bund, DFB) d'organiser la Coupe du monde en Allemagne remonte à novembre 1992. La fédération et son président Egidius Braun entament alors la promotion dans le pays d'une telle candidature. Fin 1996, Franz Beckenbauer donne son accord pour devenir ambassadeur de la candidature allemande. Il prend en 1998 la présidence du comité de candidature et c'est en cette qualité qu'il transmet au président de la FIFA Sepp Blatter, le 26 novembre 1998, la déclaration d'intentions officielle de la fédération allemande pour l'organisation de la Coupe du monde 2006[8].

Aux côtés du DFB, quatre autres fédérations prétendent à l'organisation de l'événement. Il s'agit des fédérations de l'Afrique du Sud, de l'Angleterre, du Brésil et du Maroc[9]. Les fédérations de l'Égypte, du Ghana et du Nigeria, initialement candidates à l'organisation du tournoi, se retirent du processus d'attribution pour ne pas diluer les candidatures africaines[8].

Nombre de voix obtenues
Fédérations candidates 1er tour 2e tour 3e tour
Allemagne 10 11 12
Afrique du Sud 6 11 11
Angleterre 5 2 -
Maroc 3 - -
Brésil - - -
Total des votes 24 24 23

Le 6 juillet 2000, le comité exécutif de la FIFA se réunit à Zurich pour désigner le pays hôte de la Coupe du monde 2006. Le Brésil se retire trois jours avant le vote[10]. Pour la première fois, il faut plus d'un tour de scrutin pour désigner le pays hôte. Le Maroc et l'Angleterre sont éliminés lors du premier et du deuxième tour respectivement[11]. L'Allemagne, qui termine première à chaque tour, est finalement choisie aux dépens de l'Afrique du Sud au troisième tour de scrutin par douze voix contre onze et une abstention.

Cette nomination de l'Allemagne comme pays hôte de la phase finale 2006 face à l'Afrique du Sud favorite fait naître une polémique. Charles Dempsey, un membre néo-zélandais du comité exécutif de la FIFA, donne en effet aux deux premiers tours de scrutin son vote à l'Afrique du Sud, conformément aux instructions de la Confédération du football d'Océanie à laquelle il appartient, puis il s'abstient lors du troisième tour décisif, entraînant la victoire allemande par une voix d'écart. S'il avait voté pour l'Afrique du Sud au dernier tour, les deux derniers pays se seraient ainsi retrouvés à égalité avec douze voix chacun. Dans un tel cas de figure, une victoire de l'Afrique du Sud aurait été probable, puisque la désignation du vainqueur serait revenue au président de la FIFA, Sepp Blatter[12],[13], qui était favorable à la candidature africaine[14],[15],[16]. Tout comme huit autres membres du comité exécutif, Dempsey avait reçu la veille du vote un fax lui promettant une pendule à coucou et du jambon de la Forêt-Noire. Après le vote, le magazine allemand Titanic se dénonce comme étant l'auteur de cette mauvaise blague[17]. Quant à lui, Dempsey explique son abstention par la pression insupportable à laquelle il fut soumis lors du vote[18].

À la suite de cet incident, la FIFA décide que l'organisation de la compétition se fera dorénavant par rotation entre les continents. Ainsi, il est décidé que la Coupe du monde 2010 sera organisée par un pays africain, en l'occurrence l'Afrique du Sud. La FIFA revient par la suite sur ce mode de désignation par rotation et décide en octobre 2007 que seules seront exclues de l'organisation d'une Coupe du monde les confédérations ayant accueilli les deux dernières éditions de la compétition[19].

En juin 2015, l'hebdomadaire allemand Die Zeit révèle que l'Allemagne aurait acheté l'organisation du Mondial 2006 grâce à une série d'investissements en Asie visant à obtenir le soutien des responsables de la Fifa de ce continent. Le groupe pharmaceutique Bayer et le fabricant automobile Volkswagen auraient investi en Thaïlande et en Corée du Sud. Daimler aurait injecté de l'argent dans Hyundai car le fils du fondateur du constructeur automobile coréen siège au conseil d'administration de la Fifa. Et le gouvernement de Gerhard Schröder aurait acquis le vote de l'Arabie saoudite en échange de lance-roquettes[20],[21].

Comité d'organisation[modifier | modifier le code]

Le président du comité d'organisation Franz Beckenbauer

L'organisation du tournoi 2006 est confiée par la FIFA à la fédération allemande de football (DFB) et à son comité d'organisation de la Coupe du monde FIFA Allemagne 2006. Le président du comité d'organisation allemand est Franz Beckenbauer, qui exerc les fonctions de responsable du projet, représentant de l'événement et responsable des relations avec la FIFA[22],[23].

Le comité d'organisation comporte trois vice-présidents exécutifs. Le premier vice-président Horst R. Schmidt est chargé de l'hébergement des équipes, du tourisme, des cérémonies d'ouverture et de clôture, de l'organisation du tournoi et des questions organisationnelles relatives à la sécurité et aux transports. Le vice-président Wolfgang Niersbach s'occupe du marketing, du tirage au sort, des relations avec la presse, de la communication et de l'accréditation. Les domaines de compétences du troisième vice-président, Theo Zwanziger, président de la fédération allemande de football, se concentre sur les affaires juridiques, les finances, la gestion du personnel de la Coupe du monde et diverses questions d'organisation[23].

Les activités du comité d'organisation sont contrôlées par un conseil de surveillance de dix membres. Le comité est aussi conseillé par la commission des sports du Bundestag, notamment sur les questions de commercialisation touristique du tournoi.

Le champion du monde 1990 et sélectionneur de l'équipe d'Allemagne Jürgen Klinsmann exerce la fonction d'ambassadeur international de la Coupe du monde en compagnie de Rudi Völler, champion du monde 1990 et directeur sportif du Bayer Leverkusen, Oliver Bierhoff, champion d'Europe 1996 et manager de l'équipe d'Allemagne, et Karl-Heinz Rummenigge, champion d'Europe 1980 et président du Bayern de Munich.

La structure chargée de faire le lien avec le comité d'organisation allemand au sein de la FIFA est la commission d'organisation de la Coupe du monde FIFA Allemagne 2006. Cette commission de la FIFA est présidée par l'ancien président de l'UEFA Lennart Johansson et le vice-président est l'Argentin Julio Grondona[22].

Villes et stades retenus[modifier | modifier le code]

Douze villes allemandes et douze stades sont sélectionnés pour accueillir les rencontres. Les villes de Brême, Mönchengladbach, Düsseldorf et Leverkusen ont vu leur candidature rejetée. Sur les douze stades sélectionnés, dix sont construits ou reconstruits pour la tenue de la Coupe du monde en Allemagne[24].

Parmi les stades retenus, seul le Zentralstadion de Leipzig se situe dans l'ancienne République démocratique allemande (RDA), le stade olympique de Berlin étant situé dans l'ancien Berlin-Ouest[25]. Une raison de cet état de fait est que très peu de clubs de l'ex-RDA disputent régulièrement la Bundesliga, le championnat allemand de première division, condition essentielle pour pouvoir rentabiliser un investissement dans un grand équipement tel qu'un stade de football. L'investissement nécessaire pour avoir un stade apte à accueillir une Coupe du monde est en effet important en raison des critères sévères imposés par la FIFA en matière de sécurité, de technique et d'infrastructures.

Une autre raison est le mode de financement des stades de la Coupe du monde 2006 qui repose essentiellement sur un financement privé. Les grandes entreprises allemandes capables de soutenir la création ou la rénovation d'un stade étant principalement implantées dans les anciens Länder, il est alors logique que les rencontres du tournoi se disputent principalement dans ces régions. Pour garantir qu'au moins une ville de l'ex-RDA puisse disposer d'un stade aux normes de la Coupe du monde, l'État fédéral et le Land de Saxe prennent en charge presque exclusivement le financement du Zentralstadion de Leipzig[26], l'État fédéral y participant à hauteur de 51,1 millions d'euros[27].

Après la fin des travaux, certains nouveaux stades sont nommés ou renommés selon la pratique du naming d'après une société sponsor, comme le RheinEnergieStadion de Cologne ou le Signal Iduna Park de Dortmund. Ces stades sont cependant rebaptisés de manière neutre pour la durée de la compétition car la FIFA interdit toute mention de sponsors autres que les sponsors officiels de la compétition. Ces noms neutres sont du type FIFA World Cup Stadium en anglais, ou FIFA WM-Stadion en allemand, suivi du nom de la ville[28].

Les stades ne comportent que des places assises et leur capacité est réduite pour les matchs du tournoi. Le nombre de places est réduit pour pouvoir disposer d'une réserve de sécurité et pour ne pas avoir à utiliser des sièges offrant une visibilité réduite[29].

Sources FIFA[30] et der-wmticker.de[31].

Le Stade olympique de Berlin, Olympiastadion en allemand, est reconstruit pour un coût total de 242 millions d'euros avec un financement public à hauteur de 196 millions d'euros. La décision de rénover le stade plutôt que de le détruire est prise le par le sénat allemand. Le chancelier Gerhard Schröder lance officiellement les travaux de rénovation le . La pelouse est abaissée de 2,65 mètres et 76 loges sont créées. Le match d'inauguration du stade reconstruit a lieu le entre l'Allemagne et le Brésil[32]. Le club résident est le Hertha Berlin. La capacité totale du stade est réduite de 74 176 à 72 000 places pour les quatre matchs de poule et le quart de finale qu'il accueille. La capacité est même limitée à 69 000 places à l'occasion de la finale. La moyenne de spectateurs sur les six rencontres disputées au Stade olympique est de 71 500.

Le RheinEnergieStadion de Cologne est reconstruit pour un montant de 119 millions d'euros, la ville de Cologne payant 25,7 millions d'euros et le reste étant financé par le propriétaire. Le club évoluant dans cette enceinte est le FC Cologne. Pendant la Coupe du monde, le stade est renommé en FIFA WM-Stadion Köln et sa capacité de 46 134 places est réduite à 45 000. Le stade fait le plein pour les cinq matchs du tournoi qu'il accueille.

Le stade du Borussia Dortmund, le Signal Iduna Park, est reconstruit pour un coût de 46 millions d'euros dont 5 millions d'euros provenant d'un programme fédéral de modernisation. Pendant le tournoi, le nom est modifié en FIFA WM-Stadion Dortmund et la capacité initiale de 67 000 places est limitée à 65 000. En moyenne, 64 660 spectateurs assiste aux six rencontres, dont une demi-finale, qui se jouent à Dortmund.

La Commerzbank-Arena, le stade situé à Francfort, est entièrement reconstruite pour 126 millions d'euros. Le club résident est l'Eintracht Francfort. Le stade, renommé FIFA WM-Stadion Frankfurt, accueille quatre rencontres de groupe et un quart de finale. La capacité passe de 48 132 places à 48 000 pour ces matchs, qui sont suivis par une moyenne de 48 000 spectateurs.

La Veltins-Arena, stade de Schalke 04 situé à Gelsenkirchen, est construite à partir de 1998 pour 191 millions d'euros, dont 10 millions de la ville et 5 millions provenant des supporters. La capacité en configuration Coupe du monde est réduite de 53 804 places à 50 000. Le stade, renommé FIFA WM-Stadion Gelsenkirchen, est plein pour les cinq matchs du tournoi.

L'AOL Arena, renommé en 2008 HSH Nordbank Arena, est le stade du Hambourg SV. Il est entièrement construit à neuf pour 97 millions d'euros. La capacité de 51 055 places est réduite à 50 000 pour la compétition. Une moyenne de 49 896 spectateurs assistent aux cinq matchs du tournoi qui se déroulent dans ce stade renommé pour l'occasion FIFA WM-Stadion Hamburg.

L'AWD-Arena est le stade situé à Hanovre utilisé par le club du Hanovre 96. Il est reconstruit pour 64 millions d'euros. Pour les cinq rencontres du mondial qui y sont disputées, le stade est renommé FIFA WM-Stadion Hanover et sa capacité réduite de 44 652 à 43 000 places, ce qui est aussi l'affluence moyenne.

Le Fritz-Walter-Stadion, stade du FC Kaiserslautern, est rénové et agrandi à 48 500 places pour la somme de 49 millions d'euros. Sa capacité est réduite à 46 000 places pour accueillir cinq matchs du tournoi, qui font tous le plein de spectateurs.

Le Zentralstadion de Leipzig, stade du FC Sachsen Leipzig, est entièrement remis à neuf pour 91 millions d'euros. Sa capacité est réduite de 44 199 à 43 000 places pour les cinq matchs du tournoi qui y sont disputés devant 42 000 spectateurs de moyenne.

L'Allianz Arena est construit par les deux clubs du Bayern de Munich et de Munich 1860 qui se partagent le coût de 280 millions d'euros. D'une capacité de 66 016 places, il offre 66 000 places pendant les six matchs de Coupe du monde, dont une demi-finale. Le stade, qui est toujours plein pendant la compétition, est renommé en FIFA WM-Stadion München pour la durée de l'événement.

Le stade du FC Nuremberg, le Frankenstadion, est reconstruit pour 56 millions d'euros pour pouvoir accueillir cinq matchs de la compétition. Il présente une moyenne maximale de 41 000 spectateurs après réduction de la capacité de 41 926 à 41 000 places.

Le Gottlieb-Daimler-Stadion, renommé en 2008 Mercedes-Benz Arena, est le stade du VfB Stuttgart. Il est modernisé pour la somme de 52 millions d'euros. Le stade accueille six matchs, dont le match pour la troisième place. Sa capacité passe de 54 267 à 52 000 places pour une moyenne de 52 000 spectateurs.

Coupe des confédérations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coupe des confédérations 2005.
Match d'ouverture de la Coupe des confédérations à Francfort

La Coupe des confédérations 2005 qui se tient en Allemagne du 15 au 29 juin 2005 sert de préparation grandeur nature pour l'organisation de la Coupe du monde 2006. Huit équipes participent à cette Coupe, parmi lesquelles l'Allemagne en tant que nation hôte, le Brésil (champion du monde 2002), l'Argentine (finaliste de la Copa América 2004) et l'Australie, la Grèce, le Japon, le Mexique et la Tunisie, vainqueurs respectivement de la Coupe d'Océanie 2004, de l'Euro 2004, de la Coupe d'Asie des nations 2004, de la Gold Cup 2003 et de la Coupe d'Afrique des nations 2004. Le Brésil bat en finale l'Argentine sur le score de 4 à 1 et empoche la prime de 2,3 millions d'euros attribuée au vainqueur.

La compétition se déroule dans les stades rénovés ou reconstruits de Cologne, Francfort, Hanovre, Leipzig et Nuremberg, qui sont également retenus pour le mondial. Les rencontres de la Coupe des confédérations permettent de tester et de vérifier le fonctionnement des installations et des infrastructures au cours d'une compétition internationale. Les dispositifs d'alerte et de sécurité de la Coupe du monde ainsi que la coopération entre les services de l'État fédéral, des Länder, et des agences Interpol, Eurojust et Europol peuvent également être testés grandeur nature.

Les billets d'entrée dans les stades sont équipés pour la première fois de puces de radio-identification. Le contrôle des données enregistrées sur ces puces est testé au stade du Waldstadion de Francfort, inauguré après rénovation à l'occasion du match d'ouverture de la Coupe des confédérations et renommé Commerzbank-Arena le 1er juillet 2005. Cette technique de contrôle des données est partiellement utilisée pendant la Coupe du monde 2006 pour vérifier l'identité des personnes et empêcher les reventes de billets au marché noir.

Acteurs de la Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Équipes qualifiées[modifier | modifier le code]

Trente-deux équipes participent à la compétition. L'Allemagne est qualifiée d'office en tant que pays organisateur. Les 31 autres équipes présentes à la Coupe du monde 2006 se qualifient en passant par une phase qualificative préliminaire. Pour la première fois, l'équipe championne du monde en titre n'est pas qualifiée d'office pour la phase finale : le Brésil participe ainsi à la phase qualificative de la zone sud-américaine.

Sept équipes participent pour la première fois à une phase finale de la Coupe du monde : l'Angola, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la République tchèque, le Togo, Trinité-et-Tobago et l'Ukraine. Le record de débutants est détenu par la Coupe du monde 1934 (la deuxième) avec dix nouvelles équipes[33].

L'Australie est membre de la Confédération asiatique de football depuis le 1er janvier 2006 mais représente la Confédération d'Océanie car elle s'est qualifiée via les éliminatoires de la zone océanienne.

Le pays de la Serbie-et-Monténégro n'existe plus depuis l'indépendance du Monténégro proclamée le 3 juin 2006. L'équipe de Serbie-et-Monténégro dispute néanmoins la compétition avec des joueurs des deux républiques[34] car ce sont les fédérations nationales membres des confédérations continentales, et non les pays, qui présentent les équipes nationales en Coupe du monde[35]. L'hymne du « pays » jouée pendant la Coupe du monde est Hej Sloveni, l'hymne de la Serbie-et-Monténégro (et auparavant celui de l'ex-Yougoslavie). Pour son dernier match de préparation face à l'Uruguay, le 27 mai 2006 à Belgrade, seul l'hymne uruguayen est joué[36].

Ce fut également la première Coupe du monde depuis 1982 à présenter des équipes des six confédérations.

Les 32 équipes nationales qualifiées pour la phase finale
par confédération et par participations
Carte Europe (UEFA)
14 places dont une au pays hôte
Amérique du Sud (CONMEBOL)
4 places
Afrique (CAF)
5 places
Équipes qualifiées pour
la Coupe du monde 2006
Océanie (OFC)
1 place
Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes (CONCACAF)
4 places
Asie (AFC)
4 places

Joueurs[modifier | modifier le code]

Effectifs des équipes participantes : Équipes de la coupe du monde de football 2006.
Clubs ayant au moins dix joueurs représentés
Joueurs Clubs
15 Arsenal
14 Chelsea
13 Milan AC
12 Juventus Turin, Manchester United
11 FC Barcelone, Bayern Munich, Olympique lyonnais
10 Real Madrid

Chaque équipe emmène un groupe de 23 joueurs en Allemagne, ce qui fait un total de 736 footballeurs.

Le plus jeune d'entre eux est l'attaquant anglais Theo Walcott[40], 17 ans au début de la compétition. Il passe la totalité des cinq rencontres de son équipe sur le banc des remplaçants[41]. Le plus âgé est le gardien tunisien Ali Boumnijel[40], 40 ans au début de la compétition, il dispute les trois matchs de son équipe[42]. L'âge moyen des joueurs présents est de 27 ans et 5 mois. L'équipe la plus jeune est celle du Ghana avec 25 ans et 2 mois, devant celles de Suisse, du Togo et de l'Angleterre qui ont respectivement 6, 7 et 8 mois de plus. Trinité-et-Tobago et la France présentent les groupes de joueurs les plus âgés avec respectivement 29 ans 5 mois et 29 ans 2 mois de moyenne[40].

Le joueur le plus lourd est l'attaquant tchèque Jan Koller avec 100 kg. Il fait également partie des joueurs les plus grands de la compétition en compagnie d'un autre attaquant Nikola Žigić de l'équipe de Serbie-et-Monténégro, et du gardien australien Željko Kalac qui tous les trois mesurent 2,02 mètres. Le plus petit gabarit est le milieu Mohammad Al-Shalhoub, 59 kg, au sein d'une équipe saoudienne qui est le poids plume de la compétition avec 70 kg de moyenne par joueur[40].

Quatre joueurs rejoignent pendant la Coupe du monde le cercle des footballeurs à cent sélections en équipe nationale. Il s'agit de l'Italien Fabio Cannavaro, du Néerlandais Philip Cocu, du Serbe Savo Milošević et du Sud-Coréen Lee Woon-jae. Fabio Cannavaro obtient sa centième sélection lors de la finale du tournoi[43].

Le club d'Arsenal est celui qui compte le plus de joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde avec quinze joueurs devant le Chelsea avec quatorze joueurs. Dans les autres principaux championnats européens, ce sont les clubs du Milan AC, du FC Barcelone, du Bayern Munich et de l'Olympique lyonnais qui envoient le plus de joueurs au Mondial 2006.

Arbitres[modifier | modifier le code]

L'arbitre Markus Merk

Le 31 mars 2006, la commission des arbitres de la FIFA nomme, parmi une présélection de 44 noms[44], 23 arbitres de nationalités différentes pour participer à la Coupe du monde 2006. Sept autres arbitres sont également sélectionnés au sein d'un groupe dit « de soutien et de développement », ce groupe ayant pour but de pouvoir suppléer un arbitre titulaire en cas de blessure ou maladie par exemple[45].

Trois des 23 arbitres initialement sélectionnés sont par la suite remplacés par trois membres du groupe de soutien et de développement. Le Guatémaltèque Carlos Batres est remplacé par le Mexicain Marco Rodriguez en raison d'une blessure insuffisamment guérie. Le grec Kýros Vassáras et l'Espagnol Manuel Mejuto Gonzalez sont eux retirés de la liste initiale parce que certains de leurs assistants ne satisfont pas à des tests physiques. Ils sont remplacés par Roberto Rosetti et Luis Medina Cantalejo. La nouvelle liste, dévoilée le 8 mai 2006, comprend 23 arbitres de 21 nationalités différentes dont deux Italiens et deux Mexicains. Le groupe de soutien et de développement, amputé de trois membres, est alors renforcé par l'arbitre américain Kevin Stott[46].

Peu avant le début du tournoi, le 13 mai 2006, l'Italien Massimo De Santis est retiré de la liste des nommés en raison de son implication dans l'affaire des matchs truqués du Calcio pour laquelle il est suspendu quatre ans et demi[47],[48]. Un autre nommé, le Jamaïcain Peter Prendergast, ne participe pas non plus à la compétition en raison d'une blessure au genou. Ces deux arbitres ne sont pas remplacés pour la Coupe du monde. Ce sont ainsi 21 arbitres qui dirigent les 64 matchs du tournoi, la fédération mexicaine étant la seule ayant deux arbitres qui dirigent des matchs du tournoi.

Un groupe dit de soutien et de développement regroupe cinq arbitres de champ et de dix assistants destinés à entrer en jeu au cas où un arbitre titulaire serait blessé ou malade[49]. Ces arbitres remplaçants ne dirigent aucune rencontre pendant le tournoi. Des membres du groupe de soutien participent néanmoins à des rencontres de la Coupe du monde en tant qu'assistant ou quatrième arbitre.

Les deux tableaux suivants listent les 21 arbitres titulaires et les arbitres de soutien. Pour chaque arbitre sont indiqués les deux assistants respectifs et le nombre de matchs dirigés pendant la compétition. La nationalité des assistants n'est indiquée que si elle diffère de celle de l'arbitre principal.

Trios d'arbitrage titulaires
Arbitre Assistant 1 Assistant 2 Matchs
Essam Abd El Fatah Dramane Dante ( ) Mamadou Ndoye ( ) 1
Carlos Amarilla Amelio Andino Manuel Bernal 3
Benito Archundia José Ramirez Hector Vergara ( ) 5
Massimo Busacca Francesco Buragina Mathias Arnet 3
Coffi Codjia Celestin Ntagungira ( ) Aboudou Aderodjou 2
Frank De Bleeckere Peter Hermans Walter Vromans 4
Horacio Elizondo Dario Garcia Rodolfo Otero 5
Valentin Ivanov Nikolay Golubey Evgueni Volnin 3
Toru Kamikawa Yoshikazu Hiroshima Kim Dae Young ( ) 3
Jorge Larrionda Walter Rial Pablo Fandino 4
Shamsul Maidin Prachya Permpanich ( ) Eisa Ghuloum ( ) 3
Luis Medina Cantalejo Victoriano Giraldez Carrasco Pedro Medina Hernandez 4
Markus Merk Christian Schraer Jan-Hendrik Salver 3
Lubos Michel Roman Slysko Martin Balko 4
Graham Poll Philip Sharp Glenn Turner 3
Eric Poulat Lionel Dagorne Vincent Texier 2
Marco Rodríguez Jose Luis Camargo Leonel Leal ( ) 2
Roberto Rosetti Christiano Copelli Alessandro Stagnoli 4
Oscar Ruiz Fernando Tamayo ( ) José Navia 1
Mark Shield Nathan Gibson Ben Wilson 2
Carlos Simon Aristeu Tavares Ednilson Corona 3
Trios d'arbitrage de soutien et de développement
Arbitre Assistant 1 Assistant 2 Matchs
Khalil Al Ghamdi Hamdi Al Kadri ( ) Fathi Rabati ( ) 0
Carlos Chandia Christian Julio Rodrigo Gonzalez 0
Jerome Damon Enock Molefe Justice Yeboah ( ) 0
Mohamed Guezzaz Brahim Djezzar ( ) Jean-Marie Endeng Zogo ( ) 0
Kevin Stott Chris Strickland Gregory Barkey 0

Liste des capitaines[modifier | modifier le code]

Pays Nom
Allemagne Michael Ballack
Angleterre David Beckham
Angola Fabrice Akwa
Arabie saoudite Sami al-Jaber
Argentine Juan Pablo Sorín
Australie Mark Viduka
Brésil Cafu
Costa Rica Luis Marín
Côte d'Ivoire Cyril Domoraud
Croatie Niko Kovač
Équateur Iván Hurtado
Espagne Raúl
États-Unis Claudio Reyna
France Zinédine Zidane
Ghana Stephen Appiah
Iran Ali Daei
Italie Fabio Cannavaro
Japon Tsuneyasu Miyamoto
Mexique Rafael Marquez
Paraguay Carlos Gamarra
Pays-Bas Edwin van der Sar
Pologne Jacek Bąk
Portugal Luís Figo
République de Corée Lee Woon-jae
Togo Jean-Paul Abalo

Déroulement de la phase finale[modifier | modifier le code]

Les rencontres du tournoi se disputent selon les lois du jeu, qui sont les règles du football définies par l'International Football Association Board (IFAB)[50]. La compétition se dispute sur plusieurs tours, en deux phases. Le premier tour (première phase) se joue par groupes de quatre équipes, la répartition des équipes dans les différents groupes étant déterminée par tirage au sort. La phase à élimination directe commence dès le tour suivant.

Tirage au sort[modifier | modifier le code]

Préalablement au tirage au sort des groupes, les trente-deux équipes sont réparties le 6 décembre dans quatre chapeaux en fonction de critères sportifs, pour que les meilleures nations ne se rencontrent pas au premier tour, et de critères géographiques, pour éviter de concentrer des équipes d'une même confédération dans un groupe. Le premier chapeau comprend huit têtes de série, dont l'Allemagne en tant que pays hôte de la compétition. Les sept autres têtes de série sont choisies selon un classement combinant le classement mondial de la FIFA des trois années précédant le tirage au sort et les résultats dans les deux dernières Coupe du monde 1998 et 2002[51].

Les trois autres chapeaux sont principalement définis par des critères géographiques. Le deuxième chapeau comprend ainsi les équipes des confédérations africaine, sud-américaine et océanienne. L’Australie est placée dans ce chapeau numéro deux car elle concourt pour l’Océanie bien qu'elle ait rejoint l'AFC le 1er janvier 2006. Le troisième chapeau comprend huit nations européennes membres de l'UEFA. Le quatrième chapeau regroupe les sélections des confédérations d'Amérique du Nord et d'Asie. La Serbie-et-Monténégro, dernière des neuf équipes européennes non têtes de série selon les critères sportifs, est placée dans un chapeau spécial.

Répartition des équipes
Chapeau 1 Chapeau 2 Chapeau 3 Chapeau 4

Allemagne (19)
Angleterre (10)
Argentine (9)
Brésil (1)
Espagne (5)
France (8)
Italie (13)
Mexique (4)

Angola (57)
Australie (42)
Côte d'Ivoire (32)
Équateur (39)
Ghana (48)
Paraguay (33)
Togo (61)
Tunisie (21)

Croatie (23)
Pays-Bas (3)
Pologne (29)
Portugal (7)
République tchèque (2)
Suède (16)
Suisse (35)
Ukraine (45)

Arabie saoudite (34)
Corée du Sud (29)
Costa Rica (26)
États-Unis (5)
Iran (23)
Japon (18)
Trinité-et-Tobago (47)

Chapeau spécial

Serbie-et-Monténégro (44)

Le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde est effectué le à Leipzig. L'Allemagne et le Brésil sont affectés directement dans les groupes A et F respectivement. C'est la dernière fois que le tenant du titre est affecté à un groupe avant le tirage[52].

Le tirage est effectué de telle façon que deux équipes du même continent, trois pour l'Europe, ne peuvent se rencontrer au premier tour[51]. Ainsi pour éviter une confrontation sud-américaine dans un groupe du premier tour, le Paraguay et l’Équateur ne peuvent être mis dans le même groupe que les têtes de série brésilienne et argentine. De même pour s'assurer qu'au maximum deux équipes européennes se retrouvent dans le même groupe, la Serbie-et-Monténégro est affectée dans un groupe ayant une tête de série non européenne parmi le Brésil, l'Argentine et le Mexique. C'est pour respecter ce critère géographique que la Serbie-et-Monténégro est placée dans un chapeau spécial lors du tirage au sort.

Après le tirage au sort, les médias allemands, anglais, français et espagnols se félicitent des adversaires obtenus et voient déjà leur équipe en huitième de finale. Le groupe C est qualifié de « relevé » par le sélectionneur des Pays-Bas Marco van Basten et de « groupe de la mort » par les médias de Serbie-et-Monténégro[53].

Tirage au sort
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D

Allemagne (19)
Costa Rica (26)
Pologne (29)
Équateur (39)

Angleterre (10)
Paraguay (33)
Trinité-et-Tobago (47)
Suède (16)

Argentine (9)
Côte d'Ivoire (32)
Serbie-et-Monténégro (44)
Pays-Bas (3)

Mexique (4)
Iran (23)
Angola (57)
Portugal (7)

Groupe E Groupe F Groupe G Groupe H

Italie (13)
Ghana (48)
États-Unis (5)
République tchèque (2)

Brésil (1)
Croatie (23)
Australie (42)
Japon (18)

France (8)
Suisse (35)
Corée du Sud (29)
Togo (61)

Espagne (5)
Ukraine (45)
Tunisie (21)
Arabie saoudite (34)

Premier tour[modifier | modifier le code]

Format et règlement

Au premier tour, les 32 équipes sont réparties en huit groupes de quatre équipes. Chaque groupe se dispute sous la forme d'un championnat : chaque équipe rencontre une fois ses trois adversaires. Les deux premiers de chaque poule se qualifient pour les huitièmes de finale. Le système suivant d'attribution de points est appliqué[54] :

  • 3 points pour un match gagné;
  • 1 point pour un match nul;
  • 0 point pour un match perdu.

Si à l’issue de la dernière journée, plusieurs équipes se retrouvent à égalité de points, les buts marqués et encaissés sont pris en compte. Les critères suivants sont utilisés pour déterminer le classement et départager les équipes :

  1. le plus grand nombre de points acquis sur l'ensemble du groupe;
  2. la meilleure différence de buts entre ceux marqués (buts pour) et ceux encaissés (buts contre) sur l'ensemble du groupe;
  3. le plus grand nombre de buts marqués sur l'ensemble du groupe;
  4. le plus grand nombre de points obtenus dans le ou les matchs entre équipes à égalité;
  5. la meilleure différence de buts dans les matchs entre équipes à égalité;
  6. le plus grand nombre de buts marqués dans les matchs entre équipes à égalité;
  7. si aucun de ces critères ne permet de départager les équipes, un tirage au sort est effectué.

Groupe A[modifier | modifier le code]

Match d'ouverture Allemagne-Costa Rica

L'Allemagne remporte le match d'ouverture contre le Costa Rica par 4 à 2. Le défenseur allemand Philipp Lahm ouvre le score par un débordement sur le côté gauche du terrain suivi d'un tir depuis l'angle de la surface dans la lucarne opposée[55]. Dans la deuxième rencontre, la Pologne est favorite mais s'incline face à l'Équateur sur le score de 2 à 0. Le Costa Rica et la Pologne perdent également leur deuxième match, ce qui les élimine de la compétition. Lors de la dernière journée les deux équipes déjà qualifiées, l'Équateur et l'Allemagne, se rencontrent pour déterminer le vainqueur du groupe. L'Allemagne remporte cette confrontation par 3 à 0 et termine premier du groupe A devant l'Équateur[56].

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Allemagne 9 3 3 0 0 8 2 6
2 Équateur 6 3 2 0 1 5 3 2
3 Pologne 3 3 1 0 2 2 4 -2
4 Costa Rica 0 3 0 0 3 3 9 -6
9 juin Allemagne 4-2 Costa Rica
9 juin Pologne 0-2 Équateur
14 juin Allemagne 1-0 Pologne
15 juin Équateur 3-0 Costa Rica
20 juin Équateur 0-3 Allemagne
20 juin Costa Rica 1-2 Pologne

Groupe B[modifier | modifier le code]

Équipe de Suède avant le match contre Trinité-et-Tobago le 10 juin

L'équipe d'Angleterre, favorite du groupe, commence son tournoi en battant difficilement le Paraguay sur un but contre leur camp des Sud-Américains. Dans l'autre match de la première journée, la Suède et Trinité-et-Tobago, dont c'est la première participation à la Coupe du monde, se séparent sur le score de 0 à 0. La Suède est favorite de ce match mais ne peut inscrire le moindre but. Sur une des rares occasions des Trinidadiens, l'attaquant Cornell Glen frappe la barre transversale des Suédois[57]. Les deux équipes européennes gagnent leur deuxième match en jouant à nouveau de manière peu convaincante. La Suède se qualifie lors de sa troisième rencontre en obtenant un match nul 2 à 2 contre l'Angleterre, déjà qualifiée[56]. Le Suédois Marcus Allbäck inscrit le 2 000e but de l'histoire de la coupe du monde à la 51e minute de la rencontre contre les Anglais.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Angleterre 7 3 2 1 0 5 2 3
2 Suède 5 3 1 2 0 3 2 1
3 Paraguay 3 3 1 0 2 2 2 0
4 Trinité-et-Tobago 1 3 0 1 2 0 4 -4
10 juin Angleterre 1-0 Paraguay
10 juin Trinité-et-Tobago 0-0 Suède
15 juin Angleterre 2-0 Trinité-et-Tobago
15 juin Suède 1-0 Paraguay
20 juin Suède 2-2 Angleterre
20 juin Paraguay 2-0 Trinité-et-Tobago

Groupe C[modifier | modifier le code]

Penalty de l'Ivoirien Kalou contre la Serbie-et-Monténégro

[[Image:Côte d'Ivoire - Serbie-et-Monténégro (Coupe du monde 2006 - 86e minute - penalty de Kalou).jpg|thumb|center|upright=1|alt=|Penalty de l'Ivoirien Kalou contre la Serbie-et-Monténégro]]

Dans le groupe C, considéré comme le plus difficile du premier tour de la compétition[53], l'Argentine et les Pays-Bas remportent leurs deux premiers matchs. Lors de son deuxième match, l'Argentine offre notamment un « festival de buts » en battant 6 à 0 la Serbie-et-Monténégro. L'Argentine et les Pays-Bas sont ainsi déjà qualifiés avant se rencontrer au cours de la troisième et dernière journée du groupe : les deux équipes se séparent sur un match nul 0 à 0 ce qui permet aux Argentins de devancer les Néerlandais grâce à une meilleure différence de buts. À chacun de ses matchs, la Côte d’Ivoire se retrouve rapidement menée 2 à 0. En jouant de manière convaincante, elle parvient néanmoins à réduire le score à 2 à 1 contre l'Argentine et les Pays-Bas, et à battre la Serbie-et-Monténégro par 3 à 2 pour prendre la troisième place du groupe[56],[58].

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Argentine 7 3 2 1 0 8 1 7
2 Pays-Bas 7 3 2 1 0 3 1 2
3 Côte d'Ivoire 3 3 1 0 2 5 6 -1
4 Serbie-et-Monténégro 0 3 0 0 3 2 10 -8
10 juin Argentine 2-1 Côte d'Ivoire
11 juin Serbie-et-Monténégro 0-1 Pays-Bas
16 juin Argentine 6-0 Serbie-et-Monténégro
16 juin Pays-Bas 2-1 Côte d'Ivoire
21 juin Pays-Bas 0-0 Argentine
21 juin Côte d'Ivoire 3-2 Serbie-et-Monténégro

Groupe D[modifier | modifier le code]

Supporters portugais le 11 juin, jour du match Portugal-Angola

Lors de la première journée du groupe D, le Mexique rencontre l'Iran. Les premières occasions sont iraniennes par l'intermédiaire de l'attaquant Vahid Hashemian. À la 28e minute c'est cependant le Mexicain Omar Bravo qui ouvre le score à la suite d'un coup franc. Les Iraniens égalisent mais en fin de rencontre le Mexique réussit à marquer deux fois pour remporter le match[59]. Le match Angola-Portugal est particulier puisque l'Angola est une ancienne colonie portugaise. Le Portugal marque d'entrée par Pedro Miguel Pauleta et se contente d'une victoire 1 à 0 face à une solide équipe de l'Angola. Le Portugal se qualifie dès son deuxième match en battant l'Iran. Le Mexique et l'Angola font un match nul 0 à 0 et peuvent tous les deux se qualifier lors de la dernière journée. Le Mexique perd lors de la dernière journée face au Portugal et doit compter sur un faux-pas de l'Angola pour rester dans le tournoi. Le joueur angolais Flávio réussit à inscrire le premier but de son pays en Coupe du monde à la 60e minute du match contre l'Iran. L'Angola est alors virtuellement qualifié et peut réaliser l'exploit de se qualifier pour les huitièmes de finale lors de sa première participation à la Coupe du monde. En fin de rencontre l'Angola se fait néanmoins rejoindre au score par l'Iran 1 à 1, ce qui qualifie le Mexique[60],[56].

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Portugal 9 3 3 0 0 5 1 4
2 Mexique 4 3 1 1 1 4 3 1
3 Angola 2 3 0 2 1 1 2 -1
4 Iran 1 3 0 1 2 2 6 -4
11 juin Mexique 3-1 Iran
11 juin Angola 0-1 Portugal
16 juin Mexique 0-0 Angola
17 juin Portugal 2-0 Iran
21 juin Portugal 2-1 Mexique
21 juin Iran 1-1 Angola

Groupe E[modifier | modifier le code]

Rencontre Ghana-République tchèque le 17 juin

L'Italie gagne son premier match contre une équipe du Ghana entreprenante mais trop maladroite[61]. La République tchèque réussit aussi son entame de tournoi en battant largement les États-Unis par 3 à 0. L'Italie et les États-Unis font ensuite match nul 1 partout dans un match engagé où trois joueurs sont expulsés. Ce partage des points permet aux Américains de rester en course pour la qualification. Lors de son deuxième match, le Ghana réalise un match très solide face aux Tchèques et remporte la rencontre 2 à 0, ce qui constitue une surprise. Malgré un bon premier match, la République tchèque se fait éliminer de la compétition en perdant son dernier match contre l'Italie. Le match entre le Ghana et les États-Unis est décisif pour la qualification. Le Ghanéen Haminu Dramani ouvre le score à la 22e à la suite d'une perte de balle du milieu américain Claudio Reyna. Dans une fin de première mi-temps animée, Clint Dempsey égalise d'une frappe puissante depuis la ligne des six mètres avant que les Ghanéens ne reprennent l'avantage 2 à 1 sur un penalty. Le score n'évolue plus en seconde mi-temps et l'équipe du Ghana parvient à se qualifier en compagnie de l'Italie[62],[56].

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Italie 7 3 2 1 0 5 1 4
2 Ghana 6 3 2 0 1 4 3 1
3 République tchèque 3 3 1 0 2 3 4 -1
4 États-Unis 1 3 0 1 2 2 6 -4
12 juin Italie 2-0 Ghana
12 juin États-Unis 0-3 République tchèque
17 juin Italie 1-1 États-Unis
17 juin République tchèque 0-2 Ghana
22 juin République tchèque 0-2 Italie
22 juin Ghana 2-1 États-Unis

Groupe F[modifier | modifier le code]

Rencontre Brésil-Croatie du 13 juin

Dans la première journée du groupe F, le Brésil bat 1 à 0 une bonne équipe croate sur un but de Kaká, qui à la 44e minute de jeu frappe le ballon dans la lucarne après s'être défait de deux adversaires aux abords de la surface de réparation[63]. Dans le match Australie - Japon, c'est le Japonais Shunsuke Nakamura qui ouvre le score mais les Australiens parviennent à reprendre la domination du match pour retourner le score dans les dix dernières minutes et s'imposer 3 à 1. Il s'agit de la première victoire en Coupe du monde d'une équipe de la confédération océanienne[43]. Le Brésil se qualifie dès son deuxième match en battant l'Australie. Parallèlement, le Japon et la Croatie se séparent sur un match nul. L'Australie, le Japon et la Croatie se disputent la deuxième place qualificative lors de la dernière journée. La Croatie est virtuellement qualifiée pour les huitièmes de finale en menant deux fois au score 1 à 0 puis 2 à 1 face à l'Australie. Dans une fin de match agitée, marquée par trois expulsions et où la Croatie évoluera pendant trois minutes avec un joueur en trop sur le terrain[64], les Australiens égalisent de façon méritée à 2 à 2[65]. Ce résultat qualifie l'Australie pour le tour suivant puisque dans l'autre rencontre, le Brésil bat le Japon 4 à 1[56].

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Brésil 9 3 3 0 0 7 1 6
2 Australie 4 3 1 1 1 5 5 0
3 Croatie 2 3 0 2 1 2 3 -1
4 Japon 1 3 0 1 2 2 7 -5
13 juin Brésil 1-0 Croatie
12 juin Australie 3-1 Japon
18 juin Brésil 2-0 Australie
18 juin Japon 0-0 Croatie
22 juin Japon 1-4 Brésil
22 juin Croatie 2-2 Australie

Groupe G[modifier | modifier le code]

Supporters de l’équipe de France.

La France et la Suisse, les deux favorites supposées du groupe G[66], se rencontrent dès le premier match disputé sous une « chaleur accablante ». Les deux équipes restent prudentes et disputent un match tactique qui se termine sur le score de 0 à 0, un penalty en faveur des français (sur une main de Patrick Müller[67]) ayant été oublié par l'arbitre de la rencontre, Valentin Ivanov. La Corée du Sud quant à elle parvient à battre le Togo 2 à 1. Contre la Corée du Sud, le Français Thierry Henry ouvre le score de près à la 9e minute de jeu après une première frappe contrée de Sylvain Wiltord. Les Coréens égalisent en fin de match à la 81e par l’intermédiaire de Park Ji-sung, qui devance le gardien français Fabien Barthez après une remise de la tête de l’attaquant Cho Jae-jin[68]. Après son match nul initial contre la France, la Suisse dispute deux matchs solides contre le Togo et la Corée et obtient deux victoires qui lui assurent la qualification pour le prochain tour. La France obtient également sa qualification en assurant une victoire 2 à 0 face au Togo sur des buts inscrits en seconde mi-temps par Patrick Vieira et Thierry Henry[56],[69],[70].

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Suisse 7 3 2 1 0 4 0 4
2 France 5 3 1 2 0 3 1 2
3 Corée du Sud 4 3 1 1 1 3 4 -1
4 Togo 0 3 0 0 3 1 6 -5
13 juin France 0-0 Suisse
13 juin Corée du Sud 2-1 Togo
18 juin France 1-1 Corée du Sud
18 juin Togo 0-2 Suisse
23 juin Togo 0-2 France
23 juin Suisse 2-0 Corée du Sud

Groupe H[modifier | modifier le code]

Andriy Chevtchenko tire un penalty lors de Ukraine-Tunisie.

Une équipe d'Espagne convaincante remporte logiquement son premier match 4 à 0 face à l'Ukraine, l'autre favori du groupe H[71]. Les deux outsiders, la Tunisie et l'Arabie saoudite, se séparent sur le score de 2 partout dans un match « ouvert ». Lors de la deuxième journée du groupe, l'Ukraine se rassure en battant 4 à 0 l'Arabie saoudite. Dans le même temps, l'Espagne gagne difficilement contre la Tunisie 3 à 1 grâce à des buts inscrits en fin de rencontre de Raúl et Fernando Torres. L'Espagne étant déjà qualifiée, le sélectionneur Luis Aragonés fait jouer des remplaçants contre l'Arabie saoudite. La sélection espagnole gagne ce match 1 à 0 et est rejointe en huitièmes de finale par l'Ukraine, qui bat de son côté la Tunisie 1 à 0 grâce à un but du Ballon d'or 2004 Andriy Chevtchenko[56].

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Espagne 9 3 3 0 0 8 1 7
2 Ukraine 6 3 2 0 1 5 4 1
3 Tunisie 1 3 0 1 2 3 6 -3
4 Arabie saoudite 1 3 0 1 2 2 7 -5
14 juin Espagne 4-0 Ukraine
14 juin Tunisie 2-2 Arabie saoudite
19 juin Espagne 3-1 Tunisie
19 juin Arabie saoudite 0-4 Ukraine
23 juin Arabie saoudite 0-1 Espagne
23 juin Ukraine 1-0 Tunisie

Tableau final[modifier | modifier le code]

  Huitièmes de finale
  Quarts de finale   Demi-finales   Finale
                             
  24 juin à Munich     30 juin à Berlin     4 juillet à Dortmund     9 juillet à Berlin
 
  Allemagne 2
 
  Suède 0  
  Allemagne 1ap (4)
  24 juin à Leipzig
    Argentine 1 tab(2)  
  Argentine 2 ap
  30 juin à Hambourg
  Mexique 1  
  Allemagne 0
  26 juin à Kaiserslautern
    Italie 2 ap  
  Italie 1
  5 juillet à Munich
  Australie 0  
  Italie 3
  26 juin à Cologne
    Ukraine 0  
  Suisse 0ap (0)
  1er juillet à Gelsenkirchen
  Ukraine 0 tab(3)  
  Italie 1ap (5)
  25 juin à Stuttgart
    France 1 tab(3)
  Angleterre 1
   
  Équateur 0  
  Angleterre 0ap (1)
  25 juin à Nuremberg
    Portugal 0 tab(3)  
  Portugal 1
  1er juillet à Francfort
  Pays-Bas 0  
  Portugal 0
  27 juin à Dortmund
    France 1  
  Brésil 3
   
  Ghana 0   Match pour la 3e place
  Brésil 0
  27 juin à Hanovre 8 juillet à Stuttgart
    France 1  
  Espagne 1 Allemagne 3
   
  France 3   Portugal 1
 
Format et règlement

Toutes les rencontres sont à élimination directe, du stade des huitièmes de finale jusqu'à celui de la finale.

Si les deux équipes qui s'affrontent sont à égalité à la fin du temps règlementaire de 90 minutes, une prolongation (ap) de deux fois 15 minutes est jouée. Si les deux équipes sont toujours à égalité à la fin de la prolongation, une épreuve des tirs au but (tab) est disputée afin de décider de la qualification pour le tour suivant, ou de l’obtention du titre s’il s’agit de la finale. Note : la règle dite du but en or mettant fin au match pendant la prolongation qui était en vigueur lors des éditions 1998 et 2002 est abandonnée et ne s'applique donc pas[72].

Quatre matchs de la phase à élimination directe se terminent par des tirs au but. Les quatre équipes qui s'inclinent au cours de ces séances de tirs au but - Suisse, Argentine, Angleterre et France - sont éliminées du tournoi en restant invaincues, tandis que la cinquième équipe invaincue, l'Italie, décroche le titre à l'issue d'une séance de tirs au but.

Huitièmes de finale[modifier | modifier le code]

Allemagne - Suède 2-0 (2-0)

Dans le premier huitième de finale du tournoi, une équipe d'Allemagne « très offensive »[73] bat la Suède 2 à 0 par l'intermédiaire de Lukas Podolski, auteur d'un doublé en début de match aux 4e et 12e minutes. Le défenseur suédois Teddy Lučić est expulsé en première période. En deuxième mi-temps, la Suède obtient un penalty mais Henrik Larsson tire au-dessus du but gardé par Jens Lehmann. Le reste de la rencontre est dominé par l'équipe d'Allemagne, dont les attaquants frappent à de nombreuses reprises sur les buts suédois[73],[74],[75].

Rencontre Argentine-Mexique
Argentine - Mexique : 2-1 a.p. (1-1, 1-1)

L'Argentine se qualifie face au Mexique sur le score de 2 à 1 après prolongation. C'est pourtant le capitaine mexicain Rafael Márquez qui ouvre le score pour son équipe à la 6e minute de jeu. L'Argentine égalise rapidement quatre minutes plus tard sur un but d'Hernán Crespo à la lutte avec Jared Borgetti devant le but mexicain. Dans cette rencontre de haut niveau, le jeu de passes en mouvement des Mexicains s'oppose au jeu plus posé des Argentins. Dans la prolongation, Maxi Rodríguez marque le second but argentin sur une transversale de Juan Pablo Sorín : après un contrôle de la poitrine, Rodriguez effectue une reprise de volée qui finit sa course dans la lucarne du but mexicain[73],[76],[77],[78].

David Beckham prépare son coup franc victorieux dans le match Angleterre-Équateur.
Angleterre - Équateur : 1-0 (0-0)

L'équipe d'Angleterre, favorite de son huitième de finale, bat l'Équateur 1 à 0 dans un match d'un faible niveau en comparaison des autres rencontres. L'équipe équatorienne joue avec une défense regroupée et se contente de jouer en contre. David Beckham marque le but anglais d'un coup franc qui retombe au pied du poteau[73],[79],[80].

Portugal - Pays-Bas : 1-0 (1-0)

Le huitième de finale opposant le Portugal aux Pays-Bas est gagné par le Portugal 1 à 0. Le but est inscrit par Maniche au cours de la première mi-temps dominée par les Portugais. Les joueurs néerlandais accélèrent le jeu en deuxième mi-temps mais ne parviennent pas à égaliser malgré 20 tirs et une possession de balle de 61 % contre 10 tirs aux Portugais[81]. Pendant le match, l'arbitre de la rencontre Valentin Ivanov distribue pas moins de 20 cartons : 16 jaunes (9 pour le Portugal, 7 pour les Pays-Bas) et 4 rouges (2 pour chacune des deux équipes), ce qui constitue un record pour une rencontre de Coupe du monde[82],[73],[83].

Italie - Australie : 1-0 (0-0)

L'Italie, triple championne du monde et habituée des grandes compétitions, est favorite du huitième de finale l'opposant à l'Australie, qui participe seulement à sa deuxième Coupe du monde. En première mi-temps, l'Italie se procure les meilleures occasions. Après l'expulsion de Marco Materazzi à la 50e minute, ce sont les joueurs australiens qui prennent le match à leur compte. Malgré une possession de balle de 58 % sur l'ensemble du match et un adversaire réduit à 10, l'Australie est devancée par l'Italie en nombre de tirs (11 à 8) et tirs cadrés (6 à 4), et perd de justesse en encaissant un but sur pénalty accordé dans les arrêts de jeu de la deuxième mi-temps[73],[84],[85]. L'arbitrage du match est critiqué après la rencontre à cause de à deux décisions litigieuses : l'exclusion sur carton rouge direct de Materazzi est considérée comme « injuste » par Eurosport[86] notamment, tandis que la faute sur Fabio Grosso menant au pénalty est qualifié d' « imaginaire » par L'Équipe[87] ou par France Football[88], ou encore de « simulation » par Le Parisien[89] ou par Les 100 histoires de la coupe du monde de football[90].

Suisse - Ukraine : 0-0 a.p., 0-3 t.a.b.

L'Ukraine élimine la Suisse aux tirs au but (3 à 0) à l'issue d'un match nul 0 à 0 après prolongation. Les deux équipes jouent de manière défensive et le jeu proposé souffre de nombreuses pertes de balles[73]. La Suisse devient la première équipe de l'histoire de la Coupe du monde à être éliminée sans encaisser le moindre but[91],[43]. Avec deux victoires et un match nul au premier tour, elle est aussi la 14e équipe de l'histoire à rentrer chez elle prématurément sans aucune défaite et la seule à ne pas marquer le moindre but dans une séance de tirs au but (Shovkovskiy freine les frappes de Streller et Cabanas, tandis que Barnetta envoie la sienne sur la barre transversale).

Scène précédant le huitième de finale Brésil-Ghana
Brésil - Ghana : 3-0 (2-0)

Le Brésil se qualifie aux dépens du Ghana sur le score de 3 à 0. Le premier but brésilien est inscrit par Ronaldo à la 5e minute de jeu. Grâce à ce but, Ronaldo devient le meilleur marqueur de l'histoire de la coupe du monde avec 15 réalisations[92]. Le Brésil aggrave le score sur un but d'Adriano contesté pour hors-jeu puis sur un but de Zé Roberto inscrit en contre à la 84e minute de jeu. Le score apparaît sévère pour l'équipe du Ghana, qui a produit du jeu et qui s'est procuré des occasions (18 tirs)[73],[93],[94].

Espagne - France : 1-3 (1-1)

Le dernier huitième de finale oppose le 27 juin 2006 l'Espagne à la France. L'équipe espagnole prend l'avantage 1 à 0 sur un pénalty consécutif à une faute de Lilian Thuram sur Pablo Ibáñez : le gardien français Fabien Barthez part du bon côté mais David Villa parvient à marquer. À la 41e minute de jeu, Franck Ribéry égalise à 1 à 1 après un une-deux avec Patrick Vieira. En deuxième période, la France domine la rencontre grâce à son milieu de terrain et notamment Zinédine Zidane. L'équipe de France concrétise sa domination et se qualifie grâce à deux buts inscrits en fin de match par Patrick Vieira et Zinédine Zidane[73],[95],[96].

Quarts de finale[modifier | modifier le code]

Parmi les huit équipes qualifiées pour les quarts de finale, on retrouve tous les anciens vainqueurs à l'exception de l'Uruguay, deux fois vainqueur en 1930 et 1950. Le Portugal et l'Ukraine sont les deux équipes qui font exception en n'ayant jamais atteint la finale de la Coupe du monde.

Allemagne - Argentine : 1-1 a.p. (1-1, 0-0), 4-2 t.a.b.

Le premier quart de finale a lieu le 30 juin 2006 et l'Allemagne élimine l'Argentine aux tirs au but. En première mi-temps, l'équipe d'Allemagne propose un jeu direct pour faire remonter rapidement le ballon vers ses attaquants tandis que les Argentins s'attachent à garder la maîtrise du ballon. La meilleure occasion de but est une tête de Michael Ballack qui passe au-dessus du but adverse. Au début de la seconde mi-temps, l'Argentine prend l'avantage 1 à 0 sur une reprise de la tête de Roberto Ayala à la suite d'un centre de Juan Román Riquelme. Les Argentins gèrent alors leur avance au score jusqu'à l'égalisation de Miroslav Klose à la 80e minute. Aucun but n'est marqué en prolongation. L'Allemagne remporte l'épreuve des tirs au but par 4 à 2 grâce à deux arrêts de son gardien Jens Lehmann[97],[98].

Italie - Ukraine : 3-0 (1-0)

L'Italie se qualifie pour les demi-finales en battant l'Ukraine 3 à 0. Elle prend l'avantage au score dès la 6e minute de jeu sur une frappe du pied gauche des 25 mètres de Gianluca Zambrotta. L'Ukraine se procure ensuite quelques occasions, dont un centre repris de la tête par Andriy Gousine qui frappe la barre transversale du gardien italien Gianluigi Buffon. Néanmoins l'Italie maîtrise le match et s'assure la victoire en marquant deux autres buts par l'intermédiaire de Luca Toni[97],[99],[100].

Angleterre - Portugal : 0-0 a.p., 1-3 t.a.b.

L'Angleterre et le Portugal font match nul 0-0 après prolongation, et les Portugais obtiennent la qualification aux tirs au but. La première mi-temps est équilibrée et les deux équipes ne se procurent que peu d'occasions de buts. À la 62e minute, l'attaquant anglais Wayne Rooney est expulsé après une faute sur Ricardo Carvalho. Les Portugais parviennent alors à mieux garder le ballon mais se heurtent à une solide défense anglaise. Le gardien de but portugais Ricardo effectue trois arrêts lors de la séance de tirs au but et permet à son équipe de remporter cette épreuve 3 à 1[97],[101]. À cette occasion, l'entraîneur du Portugal Luiz Felipe Scolari élimine une troisième fois l'Angleterre[102] de Sven-Göran Eriksson lors d'une phase finale : en 2002, il avait éliminé l'Angleterre avec le Brésil[103], puis lors de l'Euro 2004, ce fut avec le Portugal[104],[105]. Le Portugal est quart de finaliste du mondial pour la deuxième fois et se qualifie pour les demi-finales pour la deuxième fois. L'Angleterre quant à elle est quart de finaliste pour la dixième fois en douze participations en phase finale de Coupe du monde et échoue pour la huitième fois à ce stade; comme en 1982, elle est éliminée en sortant invaincue du tournoi.

Brésil - France : 0-1 (0-0)

L'équipe de France se qualifie pour les demi-finales du tournoi en battant le Brésil, champion du monde en titre, sur le score de 1 à 0. Le Brésil joue la première partie de la première mi-temps sur un rythme élevé mais ne parvient pas à mettre l'équipe de France en réel danger. Ensuite les Français prennent le dessus grâce à leur puissance physique et leur discipline tactique. À la 57e la domination française se concrétise par un but de Thierry Henry : un coup franc de Zidane tiré au deuxième poteau est repris de volée par Thierry Henry qui envoie le ballon en force dans le but brésilien sous la barre transversale. L'entraîneur brésilien fait alors entrer Adriano et Robinho en attaque mais la France ne se laisse pas surprendre et garde son avantage jusqu'à la fin de la rencontre[97],[106],[107],[108].

Demi-finales[modifier | modifier le code]

Seules des équipes européennes sont présentent en demi-finales, chose qui n'était pas arrivée depuis la Coupe du monde 1982, année du troisième sacre de l'Italie. À l'époque les demi-finalistes étaient, outre l'Italie, la Pologne, la RFA et la France.

Allemagne - Italie : 0-2 a.p. (0-0, 0-0)

L'Italie remporte la première demi-finale face à l'Allemagne grâce à deux buts inscrits en toute fin de prolongation. Pour ce match, l'Allemagne est privée de son milieu défensif Torsten Frings, suspendu[109]. Malgré la chaleur, le match se déroule sur un rythme élevé avec deux équipes « très bien organisées »[110]. Les Italiens se montrent néanmoins « techniquement supérieurs »[109] et se procurent les meilleures occasions. À la 92e minute de jeu l'Italien Alberto Gilardino, seul face à Jens Lehmann, frappe sur le poteau et une minute plus tard c'est Gianluca Zambrotta qui trouve la barre transversale du gardien allemand. À la 119e minute Andrea Pirlo, l'homme du match, décale le ballon sur Fabio Grosso qui bat Lehmann d'une frappe enroulée. L'Italie inscrit un deuxième but dans les arrêts de jeu par Alessandro Del Piero en contre ; il s'agit alors du but le plus tardif de l'histoire de la Coupe du monde[110],[111],[112], un record qui sera battu de seulement dix-neufs secondes en 2014 par l’ailier gauche algérien Abdelmoumène Djabou, lui aussi buteur contre l'Allemagne.


Le jour de la demi-finale Allemagne-Italie, le procureur italien chargé de l'affaire des matchs truqués du Calcio prononce son réquisitoire : rétrogradation en série C pour la Juventus, en Série B pour le Milan AC, la Lazio de Rome, et la Fiorentina. 13 des 23 joueurs italiens et 7 des 11 titulaires de la demi-finale appartiennent alors à ces clubs mais cela n'a pas d'influence sur leur prestation[113]. C'est la première fois de son histoire que l'Allemagne s'incline à Dortmund. En quatorze matchs dans l'ex-Westfalenstadion, la Mannschaft comptabilisait jusqu'à cette défaite treize victoires et un nul[114].

Portugal - France : 0-1 (0-1)
Penalty de Zidane lors de la demi-finale Portugal-France

La deuxième demi-finale oppose le Portugal à la France. Le début de la partie est dominé par le Portugal qui joue vite et obtient quelques belles occasions, dont un tir de 30 mètres de Maniche qui frôle la barre transversale du but français à la 9e minute de jeu. La rencontre s'équilibre alors peu à peu. À la 33e minute, Thierry Henry est crocheté par Ricardo Carvalho. L'arbitre siffle un pénalty qui est transformé par Zinédine Zidane. Ensuite, le Portugal reprend la possession du ballon mais les occasions de but sont rares et l'équipe de France parvient à contrôler le match. Les dernières minutes sont à l'avantage des Portugais. La défense française reste compacte et garde le score de 1 à 0 jusqu'au bout de la rencontre[110],[115],[116],[117].

C'est la troisième victoire en trois matches de l'équipe de France face au Portugal en demi-finale d'une compétition officielle après les victoires en demi-finale du Championnat d'Europe 1984 (3-2 a.p.) et en demi-finale du Championnat d'Europe 2000 (2-1 a.p.)[118].

Match pour la troisième place[modifier | modifier le code]

Scène du match Allemagne-Portugal
Allemagne - Portugal : 3-1 (0-0)

L'Allemagne bat le Portugal 3 buts à 1 dans la petite finale. Pour la dernière rencontre de son équipe dans le tournoi, le sélectionneur allemand Jürgen Klinsmann titularise le remplaçant Oliver Kahn dans les buts allemands. La première mi-temps est « équilibrée et agréable »[110] avec de nombreuses occasions pour les deux équipes. La deuxième mi-temps est dominée par l'Allemagne qui ouvre le score à la 56e minute de jeu sur une frappe des 25 mètres de Bastian Schweinsteiger. Ensuite, le défenseur portugais Petit marque contre son camp en détournant un coup-franc de Schweinsteiger. Celui-ci, désigné homme du match, inscrit également le troisième but allemand à la 78e : excentré sur le côté gauche du terrain, il frappe de 25 mètres et marque dans le petit filet opposé du but portugais. En fin de rencontre, Nuno Gomes réduit l'écart 3 à 1 en reprenant de la tête un centre de Luís Figo[119],[120].

À l'issue du match, les Portugais Luís Figo et Pedro Miguel Pauleta ainsi que le gardien allemand Oliver Kahn mettent un terme à leur carrière internationale[121],[122]. Lors de la remise des médailles, des « Allez les Bleus » sont scandés par des supporters allemands amers d'avoir perdu contre l'Italie[123].

Finale[modifier | modifier le code]

Zinédine Zidane pendant la finale de la Coupe du monde 2006

Italie - France : 1-1 a.p. (1-1, 1-1), 5-3 t.a.b.

La finale, jouée à Berlin le 9 juillet 2006, voit la victoire de l'Italie face à la France. À la fin du temps réglementaire, le score est de un partout, et aucun but n'est marqué lors de la prolongation. L'Italie devient championne du monde grâce à une séance de tirs au but remportée 5 à 3.

La France prend l'avantage dès la 7e minute de jeu sur un penalty — jugé « très sévère » par Arsène Wenger — de Zidane obtenu à la suite d'un contact entre Materazzi et Malouda, lequel était parvenu à percer la défense italienne. Zidane marque le penalty d'une panenka qui touche la barre transversale et rebondit derrière la ligne de but du gardien italien Buffon. Si encaisser une panenka est vexant pour un gardien[124] car la balle est frappée doucement, Zidane explique avoir choisi la panenka uniquement pour avoir plus de chance de marquer[125]. L'égalisation italienne intervient par Materazzi qui reprend victorieusement un corner de Pirlo à la 19e minute. Après cette égalisation, les deux équipes jouent de manière prudente autour de blocs défensifs de sept ou huit joueurs, les occasions dangereuses faisant essentiellement suite à des coups de pied arrêtés. La deuxième moitié de la première mi-temps est dominée par l'Italie, qui gardera d'ailleurs 55 % de la possession de balle sur l'ensemble du match. À la 36e minute de jeu et sur le troisième corner des Italiens, le ballon frappé de la tête par l'attaquant Luca Toni trouve la transversale de Barthez qui était resté sur ses appuis.

À la 56e minute de jeu, le milieu de terrain Patrick Vieira, victime d'un claquage, est remplacé par Alou Diarra. Malgré un but de Luca Toni refusé pour hors-jeu à la 62e minute de jeu, c'est la France qui domine la deuxième mi-temps avec notamment des frappes de Henry, Ribéry, Malouda et Abidal. Sur l'ensemble du match, la France aura tiré 17 fois au but contre 10 fois pour les Italiens. Pendant la prolongation, à la 104e minute, Buffon parvient à détourner une tête de Zidane qui se dirigeait sous la barre. L'équipe de France termine la rencontre à dix joueurs à la suite de l'expulsion de Zidane à la 110e minute pour avoir asséné un violent coup de tête à l'Italien Marco Materazzi. Aux tirs au but, le deuxième tireur français David Trezeguet manque sa tentative : son ballon frappe la transversale et retombe quelques centimètres devant la ligne de but. Le cinquième tireur italien Fabio Grosso marque face au gardien français Fabien Barthez et donne la victoire à l'Italie sur le score de 5 à 3 aux tirs au but. L'Italien Andrea Pirlo est désigné homme du match de la finale[126],[127],[128],[129].

« Pas ça, Zinedine... Oh non ! Oh non, pas ça ! Pas aujourd'hui, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait ! ».

Commentaire en direct de Thierry Gilardi sur la chaîne de télévision française TF1, après le coup de tête de Zinédine Zidane à la 108e minute[130].

Un moment très discuté de la finale est la réaction de colère de Zinédine Zidane à la suite d'insultes du défenseur italien Marco Materazzi. À quelques minutes de la fin du match, le Français donne un coup de tête — sans rapport avec le jeu — au thorax de son adversaire. L'arbitre ne voit pas la confrontation mais exclut Zidane après avoir parlé au quatrième arbitre (qui dispose de la vidéo mais niera s'en être servi), ce qui fait du numéro 10 le quatrième joueur dans l'histoire des finales de coupe du monde à être expulsé. Cette expulsion met également un terme d'une façon brutale à la carrière de Zidane, puisqu'il avait annoncé avant la coupe du monde qu'il arrêterait sa carrière après le tournoi[131]. Le joueur français quitte le football sur un carton rouge, le 14e de sa carrière[132].

Cette finale est la première entre pays européens depuis le succès de l'Italie contre l'Allemagne de l'Ouest en 1982 et la seconde finale gagnée aux tirs au but après celle de 1994 entre le Brésil et l'Italie. C'est la première fois depuis la finale de la Coupe du monde 1978 qui avait opposé l'Argentine aux Pays-Bas que ni l'Allemagne ni le Brésil ne sont présents en finale de la Coupe du monde. C'est la deuxième fois que ce cas de figure se produit depuis la Coupe du monde 1950[133],[134]. La cérémonie de clôture précédant la finale est animée par la chanteuse colombienne Shakira et dure onze minutes[135].

Statistiques et classements[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Les 32 équipes présentes disputent un total de 64 rencontres : 48 au premier tour et 16 dans la phase à élimination directe. Le nombre de buts marqués est de 147, soit 2,3 par match. La compétition est suivie par 3 359 439 spectateurs dans les stades, ce qui correspond à une moyenne de 52 491 spectateurs par rencontre.

Technical Study Group[modifier | modifier le code]

Depuis 1966, la FIFA comporte un groupe d'étude chargé d'étudier les évolutions techniques et tactiques du jeu, le Technical Study Group (TSG). Le TSG détermine l'équipe all-star[136], le prix du meilleur gardien du tournoi et le prix du meilleur jeune. Holger Osieck est à la tête du TSG de la Coupe du monde 2006 qui comprend en outre les treize membres suivants : Kalusha Bwalya, Lim Kee Chong, Alvin Corneal, Teófilo Cubillas, Roy Hodgson, Kwok Ka Ming, Rodrigo Kenton, Francisco Maturana, György Mezey, Roger Milla, Andy Roxburgh, Jim Selby, et Jozef Vengloš[137],[138].

Classement de la compétition[modifier | modifier le code]

La Coupe du monde 2006 est remportée par l'Italie devant la France et l'Allemagne. Il s'agit du quatrième titre de champion du monde des Italiens après ceux obtenus en 1934, 1938 et 1982. Depuis 1962, le titre de champion du monde est gagné en alternance par un pays sud-américain et par un pays européen. Après cette édition 2006, l'Europe et l'Amérique du Sud sont à égalité en ce qui concerne le nombre de titres de champion du monde avec neuf titres.

Classement de la coupe du monde :
  • Champion du monde
  • Vice-champion du monde
  • Troisième
  • Quatrième
  • Quart de finale
  • Huitième de finale
  • Premier tour
  • Non qualifiés
  • Pays organisateur

Sa victoire permet à l'équipe d'Italie de gagner onze places au Classement mondial de la FIFA et de se placer en 2e position derrière le Brésil. L'équipe finaliste, la France, gagne quatre places pour prendre la 4e position de ce classement derrière l'Argentine 3e[139].

Le classement complet des 32 équipes ayant participé au tournoi prend en compte, en plus du stade de la compétition atteint, le nombre total de points obtenus, puis la différence de buts et enfin le nombre de buts inscrits. Le nombre de points est calculé de la même manière que pour le premier tour, à savoir en attribuant trois points pour un match gagné, un point pour un match nul et aucun point pour une défaite[140].

Parmi les huit premiers, se trouvent six équipes européennes et deux sud-américaines. La bonne tenue d'ensemble des sélections européennes se traduit aussi par le fait que seules quatre d'entre elles sur quatorze qualifiés sont dans la deuxième moitié du classement.

Le Ghana, qui se classe 13e, est la meilleure équipe africaine de cette coupe du monde et la seule à avoir dépassé le premier tour. La meilleure sélection représentant l'Asie est la Corée du Sud qui prend la 17e position. Les sélections sud- et nord-américaine les mieux classées sont respectivement celles du Brésil, 5e, et du Mexique, 15e. Le représentant de l'Océanie, Australie, termine la compétition à la 16e place[141].

Classement de la Coupe du monde[141]
Place Nation Stade de la compétition
Médaille d'or Italie
Vainqueur
Médaille d'argent France
Finale
Médaille de bronze Allemagne
Demi-finale
4 Portugal
Demi-finale
5 Brésil
Quarts de finale
6 Argentine
7 Angleterre
8 Ukraine
9 Espagne
Huitième de finale
10 Suisse
11 Pays-Bas
12 Équateur
13 Ghana
14 Suède
15 Mexique
16 Australie
Place Nation Stade de la compétition
17 Corée du Sud
Premier tour
18 Paraguay
19 Côte d'Ivoire
20 République tchèque
21 Pologne
22 Croatie
23 Angola
24 Tunisie
25 Iran
= États-Unis
27 Trinité-et-Tobago
28 Japon
= Arabie saoudite
30 Togo
31 Costa Rica
32 Serbie-et-Monténégro

Hommes du match[modifier | modifier le code]

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